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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Mariage et parentalité : deux choses à ne pas confondre

Mariage et parentalité : deux choses à ne pas confondre

Le mariage pourrait être ouvert aux personnes du même sexe à deux conditions, me semble-t-il.

1°/ La question de l’adoption ou de la procréation d’un enfant devrait être découplée du mariage.
Autrement dit, ce n’est pas parce qu’on se marie qu’on peut avoir automatiquement un enfant lorsqu’on est du même sexe. Pourquoi ? Parce que l’enfant a le droit d’avoir un père et une mère. Il n’est pas possible de le lui imposer le contraire. Dans ces conditions, les couples homosexuels doivent admettre ceci et ne pas considérer le droit d’avoir un enfant comme similaire au fait d’avoir le droit à une protection, car il s’agit d’un être humain ; ce qui implique d’assurer que l’enfant puisse garder le contact avec la mère ou le père biologique, ou, à défaut, (lorsqu’il s’agit d’insémination artificielle faite à l’étranger) d’avoir une mère ou un père adoptif qui aurait la possibilité d’aider au choix. L’enfant n’a pas à subir les aléas de Mère Nature... ou de Père Désir... Dans ces conditions également, il ne sera plus possible qu’un célibataire puisse adopter un enfant (d’ailleurs, ce n’est guère réalisé dans la pratique pour des enfants de moins de 7 ou 8 ans...).

2°/ La seconde condition implique la nécessité d’écrire un préambule à l’Acte du mariage (comme il y a un préambule à la Constitution).

Ce préambule pourrait indiquer que la République reconnaît les unions que la nature rend possible, comme l’hétérosexualité ou l’homosexualité, c’est-à-dire en considérant que ces deux tendances ne sont pas le pur produit d’un choix culturel (qui est, lui, une affaire privée, du moins dans certaines limites) mais d’un choix principalement naturel, en ce sens que les parties prenantes ont toujours eu cette inclination, camouflée plus ou moins du fait de la pression socioculturelle.

Quel serait l’intérêt d’un tel Préambule ? Celui d’une protection des plus sensibles psychiquement et vis-à-vis desquels certaines pressions idéologiques peuvent inciter à penser que l’homosexualité ou l’hétérosexualité serait un choix uniquement mental, qu’il serait alors possible de changer au gré des caprices, comme le prônent certains en se battant contre la différence sexuelle, c’est-à-dire en considérant qu’un homo devrait être également hétéro par moments afin de prouver qu’il n’est pas enfermé dans une identité. Pourtant, il existe rarement des homosexuels qui se découvrent hétéros au détour d’un désir, alors que l’inverse est vrai, des homosexuels par pression socioculturelle ont eu des enfants. Ne faisons alors pas en sorte que l’inverse se déroule et que par pression idéologique, l’on incite certains à faire un choix alors que ce n’est pas leur tendance naturelle, au sens d’inclination permanente. Car, autrement, pourquoi interdire le mariage à... trois, quatre, bref la polygamie ? Pourquoi interdire le mariage sadomaso à partir du moment où on accepterait que le sadomasochisme soit une tendance culturelle comme une autre ?

Bien sûr, les notions de nature et de culture ne sont pas aussi tranchées, il s’agit d’une interaction, mais, tout de même, il y a des tendances fortes qui se décantent et on peut observer que deux se détachent, l’hétéro et l’homo, même si l’hétéro est largement majoritaire, contrairement à ce que l’on dit...

En tout cas, déconnecter la question du mariage de celle de la parentalité, cela doit être pris à bras le corps, si on veut penser aussi du point de vue de l’enfant. D’ailleurs, pourquoi ne pas faire en sorte que certains enfants n’ayant pas un environnement adéquat puissent, après démarche volontaire, ou enquête et éventuellement décision de Justice, être placés durant l’année scolaire dans des internats dernier cri qui leur permettraient d’échapper à leurs destinées sociétales et ainsi d’épanouir leur potentiel ?

En tout cas, un débat sérieux devrait être entamé, plutôt que procéder de la même manière que pour l’IVG, c’est-à-dire par le fait accompli : la masse des cas à traiter oblige le politique à entériner, alors que le droit à l’enfant ne devrait rien à voir avec le droit d’avoir un enfant dans n’importe quelle condition. Du moins si on admet que l’enfant n’est pas un objet miroir ou un signe de reconnaissance sociale. Il est dommage que certains soient réduits à reproduire cette vieille antienne.


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68 réactions à cet article    


  • Guillaume AGNELET Guillaume AGNELET 23 juin 2006 11:29

    Les questions « mariage » et « parentalité » sont déja découplés.

    Le fait de permettre à un couple homo d’adopter, est basé sur le fait que l’enfant n’en souffre pas, sa relation à ses parents n’est que le fruit de l’affection qui lui est, ou non, porté.

    Du point de vue de l’enfant, l’important c’est que ses parents lui renvoient l’affection et le respect de sa personnalité propre dont tout enfant a besoin pour se construire.

    Le besoin pour l’enfant de connaitre ses parents biologiques fait, selon moi, parti du respect que n’importe quel couple, homo ou hétéro, doit à son enfant.


    • gem (---.---.117.249) 23 juin 2006 12:23

      Commentaire aussi faux que l’article.

      Ce qui fonde le mariage, c’est la présomption de paternité du mari. Et l’obligation, pour lui, d’assurer la protection, l’éducation, les soins, l’alimentation, etc. des enfants de sa femme.

      Une fois découplée le mariage, la procréation (test génétique en paternité, procréation médicalement assistée, etc.) , et la « protection sociale » dues aux mères (prise en charge par la société), le mariage ne sert plus à rien. On peut le supprimer au cas par cas (par le divorce) ou en gros (en le rayant de la loi : le divorce pour faute aa été supprimé, et légalement qu’est-ce qu’un contrat dont la rupture n’est pas sanctionnable ? du vent !), ou ce qui revient au même, l’étendre aux homosexuels, aux « mariages à trois » et plus, aux zoophiles, etc.

      Aujourd’hui, le mariage est socialement mort.


    • Guillaume AGNELET Guillaume AGNELET 23 juin 2006 13:06

      « Ce qui fonde le mariage, c’est la présomption de paternité du mari. »

      C’est cela que l’on appelle la corde au cou ? smiley

      Si c’était le fondement du mariage, aucun homme ne se marierait... Faudrait être maso pour se rajouter des obligations légales à soi même.

      Le fondement du mariage c’est « acceptez vous de le (la) prendre pour époux (épouse) pour le meilleur et pour le pire jusqu’à ce que la mort vous sépare ? »

      C’est à dire, la formation d’un groupe, un couple, qui s’engage à faire face aux problème de la vie et qui s’engage à partager toutes les joies de la vie. Ensemble... solidairement !


    • space_cowboy (---.---.1.10) 23 juin 2006 14:29

      Et les femmes qui vivent en couple avec des enfants, on fait comment, on leur enlève ?


    • Elias (---.---.193.114) 23 juin 2006 15:57

      Gem a raison sur un point.

      La raison principale du mariage est la présomption de paternité, qui permet d’établir la filiation. On disait autrefois que la mère était certaine, mais le père incertain.

      Le mariage est socialement mort, parce que nous avons désormais une vision biologique de la paternité, et non plus juridique. D’autre part, nous éprouvons moins la nécessité de nous reproduire au sens juridique, par l’intermédiaire de la filiation. Ce qui soulève la vieille interrogation sur la mort du futur.

      Sa seule utilité est fiscale, désormais. Alors faut-il un mariage homosexuel ? Je ne sais pas... pour le côté festif, peut-être ?

      Concernant l’« homoparentalité », je n’ai strictement aucun avis, n’étant pas un spécialiste des questions psychologiques chez l’enfant.

      Mais sincérement, j’ai quand même l’impression que nous vivons une époque où l’on est de plus en plus libres... au détriment des autres (voila mon grognement de jeune con un peu réac par moment). Cette histoire me fait penser à ces parents qui font ce qu’ils veulent, et qui, face à leurs enfants qui leur reprochent, leur disent : « Comporte toi en adulte »...

      Elias


    • gem (---.---.117.249) 23 juin 2006 16:58

      Guillaume, on se marie par amour, par intérêt, ou sous la pression de l’entourage, ou plein d’autre raisons, mais rarement pour être « solidaire » (ou alors ça s’appelle un « mariage blanc », et s’est mal vu voire illégal). Et, depuis la généralisation du divorce, ce n’est plus le mariage qui donne la solidarité, c’est au contraire la solidarité qui fait tenir (parfois !) le mariage...

      Quand bien même le mariage serait l’expression d’une solidarité : alors pourquoi le réserver à des couples (par rapport à des groupe plus large) ? pourquoi l’interdire entre frères et soeur, oncle et neveu, etc. ?

      Je pourrais ajouter qu’il n’y a même plus de « sexe légal » dans le mariage : aucune obligation de faire (le viol entre conjoint est maintenant reconnu, et c’est même une circonstance aggravante !), aucune obligation de ne pas faire avec un(e) autre (fin du « divorce pour faute »).

      Le mariage légal se réduit une petite affaire fiscalo-juridique (petite réduction ficale et communauté d’acquets). Sans importance.


    • gem (---.---.117.249) 23 juin 2006 17:44

      Nicole, faudrait lire le code civil. La reconnaissance de paternité, la légitimation, l’adoption, tout ça... C’est le minimum avant un « débat sérieux ».

      La présomption de paternité permettait de dire que, légalement, le géniteur c’était le mari. Et c’était légalement possible parce que c’était le plus souvent le cas. Dans le cas d’une union homosexuelle, au moins un des « parents » ne sera évidemment pas procréateur. La fiction légale ne tient pas une seconde. L’un des « conjoint » pourra se barrer, inversement un géniteur pourrait se pointer et dire « c’est MON enfant, je VEUX ma part de responsabilité parentale ». Non seulement le mariage ne résoud rien mais il est plutôt source de confusion.

      Le mariage homosexuel ne sert socialement à rien. Enfin, à rien d’autre qu’à pomper du fric à l’état (donc aux célibataires), et à assouvir une jalousie déplacée.


    • Internaute (---.---.19.233) 23 juin 2006 11:53

      « Ce préambule pourrait indiquer que la République reconnaît les unions que la Nature rend possible, comme l’hétérosexualité ou l’homosexualité, »

      Si l’union NATURELLE de deux êtres n’est pas synonyme de fonder une famille par le mécanisme de la reproduction sexuée alors ce mot n’a plus aucun sens. Autant entériner l’union entre un garagiste et sa bagnole. Aprés tout, peut-être que lui aussi manifeste sa volonté de se marier avec elle.

      D’autre part, quand on traite de l’adoption par un couple d’homme ou de l’insémination artificielle par un couple de femme, on ne regarde que le petit désir égoïste de parentalité chez des gens qui la refusent de tout leur être et on oublie bien-entendu l’enfant qui devra vivre dans ce milieu anormal. L’enfant n’est pas une marchandise. Je suis déjà tout retourné quand je vois ces bien-pensants qui vont acheter des petits noirs en Afrique et qui les élèvent. Voilà des déracinés qui vivront toujours avec la frustration d’avoir été abandonnés par leur parents, que les biens-pensants forcent à perdre leurs habitudes, leur culture et jusqu’à leur propre langue, qui auront toujours des questions vitales sans réponses et tout cela en échange d’un bonbon Kinder qu’ils n’auraient pas eu dans leur bidonville. C’est dégueulasse.

      Toutes les déviances font malheureusement parti de la société et on doit les accepter mais ce n’est sûrement pas le rôle de l’Etat de les renforcer par l’appareil juridique.

      La « normalité » a un sens et elle est régie par la loi. Si les actes anormaux deviennent légaux alors pourquoi interdire toutes les autres déviances que la loi estime nuisible à la société ? Jetons tout par la fenêtre et vive l’anarchie !

      Les couples homosexuels n’ont NATURELLEMENT pas d’enfants. Laissons leur cette distinction.


      • Lucien-Samir Arezki Oulahbib Lucien-Samir Arezki Oulahbib 23 juin 2006 12:57

        Ce que je veux montrer, et au vu de ce que certaines connaissances homo m’ont dites : elles n’ont pas eu le choix, contrairement à ce qui se clame, en ce sens qu’elles ont toujours su qu’elles l’étaient : on peut dans ce cas penser que pour des raisons génétiques diverses, la détermination ne s’est pas faite...

        En réalité cela concerne peu de gens contrairement aux apparences... En plus, s’agissant du désir de valider une relation homo, il semblerait que cela concerne encore moins de gens au dire de Buisson dans Politiquement Show hier sur LCI : sur 300 000 Pacs seulement 80 000 étaient « gay »...

        Pourquoi dans ce cas légiférer ? Bonne question. Mais comme il existe tout de même certaines demandes et que cela devient un enjeu pour certains afin de trouver à tout prix une division droite/gauche (puisque la sécurité n’en est plus un...) je crois qu’il convient de prendre les devants dans le débat en mettant les pieds dans le plat, pour tenter de cerner le bon grain de l’ivraie : l’argument qui fait avancer l’Agora de l’argument qui cherche seulement à la diviser...pour régner...


      • fabien (---.---.69.246) 23 juin 2006 17:03

        @ internaute : NATURELLEMENT l’espece humaine ne se deplace pas en voiture, ne vole pas en avion, n’utilise pas d’ordinateur, de contraceptif, n’attends pas a un feu rouge pour traverser,n’utilise pas 20 litres de flotte pour aller aux toilettes... etc...etc...

        Naturellement votre

        fabien.


      • Adolphos (---.---.59.170) 23 juin 2006 12:08

        Le marriage, c’est pour faire des enfants, les homo ne peuvent pas en avoir, donc il n’ont pas de raison de se marrier.


        • Zenest (---.---.86.1) 23 juin 2006 12:19

          Le mariage, c’est pour faire des enfants... C’est profond ça. Merci.

          Si on leur foutait un peu la paix aux homos. Laissez-les vivre et s’aimer, et se marier s’ils en ont envie. Et laissez-les adopter, il y a tellement de gamins malheureux parce qu’ils n’ont personne... Mais non, sacrifions les sur l’autel des « bonnes moeurs ».

          Vous la gagnerez votre place au paradis.


        • Adolphos (---.---.59.170) 23 juin 2006 12:28

          Ils n’ont pas plus besoin de se marrier que moi d’aller chez le gynécologue. C’st une demande ridicule.


        • Zenest (---.---.86.1) 23 juin 2006 12:29

          « Pourquoi interdire le mariage sadomaso à partir du moment où on accepterait que le sadomasochisme soit une tendance culturelle comme une autre ? »

          Le sadomaso, c’est une pratique. L’homosexualité, c’est un état. Ne mélangeons rien.

          Je pense qu’un enfant n’a pas tant besoin d’un père et d’une mère que d’amour et de soutien pour s’épanouir. Et ça, c’est à la portée de tous, hétéros comme homos. La normalité n’est pas forcément la vérité.


        • Zenest (---.---.86.1) 23 juin 2006 12:32

          « Ils n’ont pas plus besoin de se marrier que moi d’aller chez le gynécologue. »

          Personne n’a besoin de se marier. Le mariage n’intégre pas de notion de « besoin ». C’est un engagement. Je ne vois pas en quoi c’est incompatible avec l’homosexualité.


        • moqueur (---.---.168.211) 23 juin 2006 12:35

          Si tu as des doutes sur ton sexe, rien ne t’empêche d’aller consulter un génico !


        • Philippe VIGNEAU (---.---.82.132) 23 juin 2006 13:38

          faux : l’homosexualite, c’est un etat mais c’est aussi une pratique. donc distinguer ceux qui pratiquent de ceux qui sont ne me parait pas tres facile...

          le procreation naturelle doit etre favorisee par rapport a l’artificielle : je suis contre le fait que des homos ait des enfants.


        • space_cowboy (---.---.1.10) 23 juin 2006 14:30

          ben toi t’es ridicule mais t là quand même... tu fais partie des choses qu’on ne peut pas éviter même si on n’en a envie...


        • Jerome (---.---.20.126) 23 juin 2006 14:48

          « Le marriage, c’est pour faire des enfants »

          Dans ce cas, retirons tous les droits aux couple hetero qui n’ont pas d’enfants dans l’année. Bizarrement, on ne dit rien sur ces couple marié depuis 20 ans sans enfants... Alors votre argument tombe... Il faut murir, mariage et enfant sont décorélé, plein de couple ont des enfants sans mariage, plein de mariés n’ont pas d’enfant. Boom, l’arguement contre le mariage des homs tombe...


        • (---.---.3.153) 27 juin 2006 13:10

          "Faux : l’homosexualite, c’est un etat mais c’est aussi une pratique. donc distinguer ceux qui pratiquent de ceux qui sont ne me parait pas tres facile...

          le procreation naturelle doit etre favorisee par rapport a l’artificielle : je suis contre le fait que des homos ait des enfants."

          Mais non vous vous fourvoyez !
          Une pratique de quoi ? ETRE homosexuel c’est aimer les personnes du même sexe que soi. Point. Le reste, ce sont des pratiques.

          Quant à la procréation artificielle, de toutes façons, on voit mal comment un couple d’hommes pourrait avoir accès à cette technique...

          Vous êtes contre le fait que des homos aient des enfants. Pourquoi ? Parce que c’est « mal » ? Parce que ’est « contre nature » ? Tous ces arguments sont bien arbitraires et subjectifs.


        • Adolphos (---.---.59.170) 27 juin 2006 13:13

          « Vous êtes contre le fait que des homos aient des enfants. Pourquoi ? »

          Par qu’un enfant n’est pas une bagnol, mais un être humain.


        • Zenest (---.---.3.153) 27 juin 2006 19:49

          « Par qu’un enfant n’est pas une bagnol, mais un être humain. »

          Décodage en marche : ------
          « Parce qu’un enfant n’est pas une bagnole, mais un être humain. »

          Et où est le rapport ? J’adore ces petites phrases inutiles qui ne font que pourrir un fil de discussion, et qui révèlent :
          1. votre cruelle ignorance de la langue française.
          2. l’étroitesse de votre boîte cranienne.

          C’est bien parce qu’un enfant n’est pas un objet, une « bagnole », qu’il a besoin d’amour, de soutien et de respect pour s’épanouir. Et ça, l’orientation sexuelle des parents n’y change rien.


        • Rouge colère (---.---.54.79) 23 juin 2006 12:34

          Ma compagne et moi-même sommes en cours d’insémination artificielle en Belgique... mais rassurez-vous, nous ne souhaitons pas nous marier ! Si l’insémination est accordée aux couples de femmes, c’est par une sorte de vide juridique : la loi belge ne précise pas « un homme et une femme ». Aussi, les hôpitaux belges font-ils ou non le choix d’ouvrir les dons aux couples de lesbiennes. C’est donc une décision collective de l’équipe médicale et du comité d’éthique de l’hôpital qui nous permet ce grand bonheur : auparavant, nous avons rencontré pédopsychiatre, gynéco, etc. Car Dieu merci, nos amis belges, suédois, anglais, hollandais et espagnols sont bien moins réacs que les bons vieux matchos du coq gaulois ! En appellerai-je aux multiples études qui démontrent qu’un enfant élevé par un couple homosexuel n’est ni plus ni moins équilibré qu’un enfant élevé par un couple hétérosexuel ? Non, les arguments rationnels n’ont pas prise sur la bêtise. Allez donc plutôt écouter les 4 très belles émissions diffusées sur France culture les 12, 13, 14 et 15 juin derniers (Les pieds sur terre, écoutable sur le site de France Q) Parentalement vôtre, Rouge colère


          • moqueur (---.---.168.211) 23 juin 2006 12:38

            C’est toi qui fait l’homme, ou c’est ta femme ?


          • Zenest (---.---.86.1) 23 juin 2006 12:42

            « C’est toi qui fait l’homme, ou c’est ta femme ? »

            Mais mon cher ami, les femmes n’ont pas besoin des hommes, ni de faire l’homme. Heureusement. Heureusement.


          • moqueur (---.---.168.211) 23 juin 2006 12:48

            Alors, que font-elles ????


          • Zenest (---.---.86.1) 23 juin 2006 13:01

            « Alors, que font-elles ???? »

            Nous voudrions tous savoir ;)
            Mystère...


          • (---.---.68.167) 23 juin 2006 17:11

            Pauvre gosse.


          • Antoine Diederick (---.---.207.166) 23 juin 2006 23:42

            La législation en Belgique concernant le sujet que vous abordez, la législation va peut être changer ds quelques temps, on en parle il faut suivre les éventuelles propositions parlementaires.

            En tout cas, l’anonymat des donneurs de semences (souvent des étudiants) ne sera peut être plus garanti. D’un point de vue éthique, on peut se demander si le don anonyme de sperme à des fins de procréation assistée n’est pas une occultation de parenté.

            Il n’est pas impossible que des enfants nés de cette manière, de pères inconnus, revendiquent un jour le droit de connaitre leur géniteur.


          • Antoine Diederick (---.---.207.166) 23 juin 2006 23:46

            En France on parle de supprimer le systeme des enfants nés sous x, tout enfant aurait le droit de connaitre ses parents...la situation est donc paradoxale.


          • Luminae (---.---.117.112) 23 juin 2006 12:52

            Le sujet me semble vraiment complexe et nécessiter différents regards

            Du point de vue des couples homosexuels : Déjà être entre femmes posent moins de problème pour concevoir qu’avec des hommes. Il y a 2 matrices de disponibles et le recours à la fécondation artificielle est toujours possible. A mon avis dénier le désir d’enfant dans ce genre de couple,c’est nier leur appartenance à la condition humaine.

            Du point de vue de l’enfant : Vouloir instaurer une tierce personne comme représentante du sexe absent dans le couple et garant de son équilibre psychologique peut paraitre une piste mais ça me semble illusoire et un brin tordu.Trouver la bonne personne et savoir quel rôle elle assumera au sein de ce quatuor me pose un problème majeur.Déjà que les couples divorcés dans de bonnes conditions ont des soucis d’équilibre dans la gestion de l’éducation des enfants.Ca ressemble plus à une « usine à gaz » qu’à une famille. Je ne me penche même pas sur le traumatisme que peut être l’adoption dans certains cas à l’adolescence de plus avec une famille hors norme.

            Du point de vue de la société : Peut on considérer que du fait de leur orientation sexuelle des personnes n’ont pas le droit d’être parents ? Mais en découle une autre question, est on parent par ses gènes ou par l’acte d’aimer et d’éduquer ? Le sacrement du mariage qui au départ était religieux avant de devenir aussi laique est il une fin en soit ?(le Pacs me semble évoluer et c’est une bonne chose)

            Enfin tout ça pour dire que je ne serai péremptoire sur rien, que le débat est ouvert parceque fondé sur un désir bien légitime d’adulte sans rien savoir sur les implications pour les enfants.


            • moqueur (---.---.168.211) 23 juin 2006 13:04

              Rien ne vaut la fécondation naturelle, mesdames !


            • Bulgroz (---.---.145.111) 23 juin 2006 13:08

              Mesdames,

              Se faire ensemencer la matrice avec des paillettes qui ont (peut être) pour origine le sperme d’un horrible homme, Pouah, quelle horreur !! Avez vous bien réfléchi ? un homme !!!


            • moqueur (---.---.168.211) 23 juin 2006 13:11

              Rien ne vaut le Naturel !


            • moqueur (---.---.168.211) 23 juin 2006 13:11

              Rien ne vaut le Naturel !


            • Guillaume AGNELET Guillaume AGNELET 23 juin 2006 13:18

              « Peut on considérer que du fait de leur orientation sexuelle des personnes n’ont pas le droit d’être parents ? »

              Il y a seulement trente ans, la question ne se posait même pas, il n’y avait qu’un moyen de procréer et ceux qui voulaient des enfants devais s’y contraindre... par la loi de la nature !

              Aujourd’hui la question se pose !

              Mais indépendamment de savoir qui va l’élever, car chacun est apte à l’éducation quelque soient ses orientations sexuelles...

              Indépendemment de savoir qui va l’élever, n’y a t’il pas une question philosophique fondamentale, quand à la manière dont les êtres viennent au monde ?

              Moi, c’est la procréation assistée qui me pose des questions... pas l’homoparentalité !


            • Philippe VIGNEAU (---.---.82.132) 23 juin 2006 13:43

              tu sais moi aussi je pensais comme toi avant de m’apercevoir que j’etais tres inferfile... bilan une ICSI et une petite fille pour la semaine prochaine... si on refuse la procreation assiste (pourquoi pas), il faut etre coherent : il faut aussi refuser, les greffes d’organes, les dons du sang, etc... mais pourquoi pas du moment qu’on est coherent...


            • Olivier (---.---.203.83) 23 juin 2006 13:47

              Continuez sur cette pente et vous allez nous vendre les bienfaits du clonage.


            • Luminae (---.---.117.112) 23 juin 2006 13:06

              et les joies de l’enfantement :)) rha


              • Danrete (---.---.4.66) 23 juin 2006 13:27

                Ce qui fonde le mariage, c’est la procréation ; ce n’est pas spécial à l’homme, c’est comme ça partout dans la nature.

                Deux personnes du même sexe ne pouvant pas procréer, le mariage doit leur être interdit.

                CQFD et point barre.

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