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Migration et citoyenneté

La présence de l’immigré sur le sol français pose trois types de questions :

- Quelle relation existe-t-il entre le passé collectif de l’immigré et l’histoire de la France ?
- Comment sa culture et son histoire peuvent-elles s’intégrer dans la culture majoritaire du pays ? - Quels sont les espaces publics à investir par le minoritaire pour que l’intégration ou l’insertion de ce passé se fasse de manière harmonieuse ?

Si on pose les questions du point de vue de l’immigré, le minoritaire devient alors acteur, à part entière, d’une histoire à inclure dans un futur commun. Prendre en compte l’interaction de ces interrogations et celles du groupe autochtone est incontournable, et les réponses à donner de plusieurs types : culturel, philosophique, politique et juridique. Dans le cas de l’immigré africain, y compris celui du Maghreb, lorsqu’on parle de relation historique, on parle du colonialisme. C’est un passé encore présent, tant le passé colonial de la France reste encore à travailler du côté des Français comme du côté des immigrés eux-mêmes. Une relation nouvelle ne peut faire l’économie de ce travail, travail qui doit mettre en lumière les relations colon- colonisé dont les prolongements polluent encore toute possibilité d’avancée réelle dans un rapport apaisé entre les populations concernées. C’est cette problématique que les protagonistes ont à dénouer, afin de construire un destin commun. La gravité de la situation sociale et économique, tant au plan national qu’au plan international, est un frein supplémentaire évident, ceci d’autant que les idéologies de droite et d’extrême-droite instrumentalisent le « fait immigré ». La gauche (ou l’ensemble des gauches), quant à elle, face aux problèmes de l’immigration, reste confrontée à ses faiblesses et à ses renoncements, ce qui l’empêche de poser les questions de façon sereine, et donc d’apporter des réponses vraiment novatrices.

1°) Les mots
Quelques définitions :
L’étranger : l’étranger est la personne installée dans un pays dont elle ne possède pas la nationalité. En fait, dans la société où il vit, l’étranger incarne un autre rôle : « Celui qui enfin dépisté, va situer la bordure qui va nous permettre de distinguer le bon grain de l’ivraie, le dehors du dedans. Il est celui qui nous permet de nous enfermer dans un entre nous ». En apparence, cette proposition ne colle pas à la réalité actuelle. Pourtant la lecture de certains échanges d’e.mails dans le milieu militant toulousain, somme toute bien intentionné à l’égard des habitants des quartiers « sensibles », la rend tout à fait réaliste. Par exemple, je cite : « ...si je dis à la lisière de ces quartiers, c’est pour laisser le choix à ces quartiers de nous rejoindre ou pas, mais en tout cas sans occuper leur territoire, leur montrer que nous ne sommes pas d’accord qu’on les isole comme ça et qu’on puisse les matraquer sans témoins, c’est pour moi une manière respectueuse de renouer le dialogue. » Ou encore : « Eux, c’est eux ! Nous, c’est nous ! » Même si l’on peut penser que ce « nous » est dans de bonnes dispositions par rapport à ce « eux », quelles sont réellement ces dispositions ? Au-delà de sa naïveté et de son côté paternaliste, ce type de langage nous permet de mesurer l’incongruité et la prétention des différentes campagnes de S.O.S Racisme, par exemple, autour de notions telles que le « droit à la différence », puis le « droit à l’indifférence ». Si une chose doit être bien comprise, c’est que l’autre naît différent, et qu’il est porteur d’une histoire qui, d’emblée, le distingue des autres. Invoquer le droit à la différence révèle l’incapacité que nous avons à prendre en compte ce qui nous est commun : à eux et à nous ! Et ce qui est plus grave, cette faculté que nous avons d’enfouir ce « commun » dans les méandres des différences. Dans Les mots Français dans l’histoire et dans la vie, de Georges Gougenheim, un terme juridique désignait l’étranger à l’époque féodale, le mot aubain. Il désignait une personne venue d’un pays étranger et vivant en France. Les aubains étaient soumis aux droits d’aubaine, c’est-à-dire qu’à leur mort, leur héritage revenait au seigneur du lieu dont ils dépendaient. D’où le mot aubaine, qui nomme un profit inespéré. Cela voulait dire clairement que les héritiers n’avaient aucun droit, particulièrement celui d’un avenir dans le fief du seigneur. Leur était échue la seule possibilité de reproduire à l’identique, sur le plan social et culturel, la position de leurs parents. « Rester à leur étrange place » .

L’immigré  : l’’immigré est une personne de nationalité étrangère, née hors de France et qui s’installe en France, en général pour y travailler. 3,5% des 380 millions d’habitants en Europe. Soit 13 millions. 3 300 000 vivent en France. Progression : 1% en 15 ans. Dans son livre :  Le fils du pauvre, (1948), Mouloud Feraoun ne définit pas autre chose que la problématique que vivent encore aujourd’hui, des centaines de millions de jeunes des pays pauvres. Il suffit de le lire : « Ramdane quitta un bon matin son village pour aller travailler en France. C’était l’ultime ressource, le dernier espoir, la seule solution. Il savait très bien que s’il restait au pays, la dette ferait boule de neige et emporterait bientôt comme sous une avalanche, le modeste héritage familial ». S’exiler pour trouver un travail où il est supposé exister est une question de survie. Le clandestin. Le terme pèse lourdement dans le discours actuel. Il porte avec lui de nombreux fantasmes et induit la peur, le danger au coin de la rue. Il est fort utile à qui veut instaurer et mettre en place une société sous surveillance. La « chasse » à l’étranger peut devenir légale et soutenue par la majorité du « nous ». Selon l’organisation de la coopération et du développement économique, sont considérés comme clandestins : les migrants entrés dans un pays de façon irrégulière, par filière ou non ; ceux entrés légalement, et qui deviennent illégaux parce qu’on leur a refusé un titre de séjour, ou que leur visa a expiré ; ceux qui, entrés légalement, exercent une activité illégale. Cependant, peut-on qualifier ces dernières catégories de clandestines, quand des travailleurs exercent légalement une activité professionnelle ? Il n’y a qu’à se pencher sur ce qui se passe dans des domaines professionnels comme ceux de la restauration, du bâtiment, du travail agricole, pour ne citer que ceux là.

2°) Un peu d’histoire
En général, le travail est l’élément moteur de la personne qui migre. Pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui, il est nécessaire de se tourner vers l’histoire. On se rend vite compte que sur le plan politique, le problème de l’immigration est abordé dans les mêmes termes : racisme, xénophobie, antagonisme des cultures. Si, politiquement, les discours se ressemblent, la gestion économique du problème est, quant à elle, sans scrupule, utilitariste. En France, les après-guerres de 1871, 1918,1945, face à la pénurie de main d’oeuvre autochtone, ont entraîné une forte immigration. Brièvement, dès 1924, le patronat crée « la société générale de l’immigration ». Elle fut étatisée plus tard, et devint « l’office national de l’immigration ». Cette société patronale était chargée du recrutement, du transport et de la répartition de la main d’oeuvre immigrée. En 1931, les immigrés représentaient 41% des effectifs des mines, et 38% de ceux de la métallurgie. À cette époque, la règle était la privation des droits administratifs et sociaux : interdiction de se syndiquer ; déclaration obligatoire à la préfecture de police de tous les déplacements professionnels et changements de domicile. C’était le prolongement du livret de l’ouvrier de Napoléon 1er. Le 29 Septembre 1921, le quotidien lyonnais Le Salut public se lamentait, en pointant du doigt les conséquences de la stérilité autochtone, en ces termes : « Le nombre des étrangers depuis 1850 marque un progrès exactement proportionnel à la marche de notre natalité : à mesure que celle-ci s’abaisse, leur chiffre grandit. C’est surtout après la guerre franco- allemande qu’on peut parler d’une véritable invasion...Toutes les protestations n’y feront rien : Dans vingt ans, les pays de la Garonne, dévastés par la dépopulation, seront en voie très avancée d’hispanisation, et les courses de taureaux y fleuriront comme à Séville et à San Sebastian, sans autre recours, pour les âmes sensibles, que le regret de la douce France. » Rien n’a changé dans le discours actuel, il suffit de remplacer, pour s’en rendre compte, hispanisation par islamisation, taureaux par moutons, Séville par Alger. Après 1945, la France se trouve à peu près dans cette situation : la nation doit faire face en même temps à des impératifs économiques (reconstruction) et à des impératifs démographiques (fécondité). Par l’ordonnance du 2 novembre 1945, la France se dote d’une législation sur l’entrée et le séjour des étrangers. Cette législation institue le double titre de séjour et de travail. Pour avoir l’un, il faut avoir l’autre. Ce texte est toujours en vigueur, malgré les multiples refontes qu’il a connues, dont les plus importantes sont les lois Pasqua, Debré et Chevènement. La fonction première de ces lois est de rappeler constamment à l’étranger qu’il est étranger, et de lui signifier la précarité de son statut juridique, et la permanence de sa situation provisoire. Enfin, parallèlement à une importation de main d’oeuvre officielle gérée par l’office de l’immigration, se développe une immigration clandestine plus ou moins contrôlée ; à l’époque, elle est qualifiée de « sauvage ». Reste à pointer un fait fondamental pour la compréhension du problème de l’immigration, c’est que tous, pouvoirs publics et immigrés, partageaient la même illusion : celle du retour au pays. C’est ainsi que les pouvoirs publics ont traité la présence de l’immigré comme un état provisoire. Les différents gouvernements se sont contentés de gérer le flux migratoire au gré de la demande économique, et de le surveiller au nom de raisons sécuritaires. Au début des années 1970, la crise économique, le choc pétrolier et le chômage sonnent la fin de l’immigration et annoncent un changement de politique. Les premiers touchés par le chômage seront les immigrés : entre 38 et 42%. En fait, tout se passe comme si l’immigré avait perdu « le billet du retour » ! Le pouvoir politique prend alors conscience que l’immigré s’installe pour une durée illimitée. En fait, qu’il s’intègre ! Pour éviter une crise sociale, dès 1974, les gouvernements adoptent la politique du regroupement familial et l’arrêt de toute immigration. C’est aussi, le début des premières grèves de « sans papiers » :1974-1976. Dans les périodes de crise, les classes dirigeantes ont souvent recours au chauvinisme et à la xénophobie. Les discours jalonnés « d’immigration zéro », « de seuil de tolérance », signifient à l’immigré qu’il est désormais indésirable, non intégrable, source d’insécurité. Les propos des années 1921 refont surface, et c’est ainsi qu’on peut lire ceci ,dans Le Figaro du 26 Octobre 1985 : « Révélés pour la première fois, les chiffres secrets qui dans les trente années à venir mettront en péril les identités nationales et déterminent le sort de notre civilisation. Serons-nous encore Français dans trente ans ? » Au fur et à mesure que la crise sociale s’aggrave, les gouvernements, de gauche comme de droite, multiplient les mesures répressives à l’encontre des étrangers, tout en prônant une politique sécuritaire. C’est dans ce marasme social, culturel et économique que la question de l’intégration est posée. Le sujet « à intégrer » est le premier touché par le chômage. C’est l’époque de la restructuration de la sidérurgie et de la modernisation de l’industrie automobile. Les conditions sont peu propices alors à une quelconque intégration des enfants issus des populations immigrées. À ces difficultés d’intégration par le travail s’ajoute le refus d’intégrer le passé historique de l’immigré. En votant la loi du 23 février 2005, loi qui valorise les bienfaits du colonialisme, l’école, par le biais des manuels scolaires, colonise l’esprit des enfants des anciens « immigrés colonisés ». L’État français veut-il, par là-même, faire entendre que les luttes de libération face au colonialisme furent des erreurs historiques ? Pour construire une communauté de destin, il est nécessaire de se retrouver autour des valeurs consensuelles héritées de 1789. Cependant, sans une connaissance de l’histoire coloniale, l’oubli et le pardon ne peuvent pas advenir. Ignorer le passé du colonisé et du colonisateur, leurs histoires mêlées et leurs déchirures, ne peut en aucun cas permettre l’oubli. Sans un réel travail de mise à distance, le risque de voir rejaillir à tout moment les effets néfastes d’une histoire non évacuée sera toujours présent. Dans l’étude de L’esclavage aux Antilles françaises avant 1789, réédition chez Desormaux, Pointre-à-Pitre, 1973, l’historien Lucien Peytaud invite : « les descendants des anciens maîtres et des anciens esclaves à oublier des souvenirs déjà si lointains... » Puis il ajoute : « Puissent-ils, se dégageant de préjugés funestes, se réconcilier et fraterniser bien plutôt par la communauté d’efforts en vue de l’oeuvre présente qui s’offre à eux et par la communauté des espérances en vue de l’avenir. » Si une telle invitation est souhaitable, elle n’est possible que dans la connaissance de « l’autre ». C’est pour cela qu’il est impératif d’avoir une autre lecture de la période coloniale, afin d’apaiser les esprits, et cela sans se tromper d’enjeux. Je citerai, pour exemple, l’écrivain noir américain : Shelby Steele (La concurrence des victimes. Génocide, Identité, Reconnaissance. La Découverte/Poche Michel Chaumont) : « Quand je transforme ma différence en pouvoir, les autres groupes doivent bondir sur leur différence pour contenir mon pouvoir et conserver leur position relative par rapport à moi. Très rapidement, une politique de la différence se constitue de sorte que les groupes ethniques, culturels ou de genre sont forcés d’affirmer leurs droits et de rivaliser pour des pouvoirs fondés uniquement sur ce qui les rend différents des autres. » La négation des violences psychologiques et spirituelles d’une part, et la mise en concurrence des descendants des opprimés d’autre part, sont les écueils à éviter. Être vigilant sur ces points reste un préalable à l’instauration de l’égalité républicaine. Le déclin du colonialisme européen en tant que mode de gouvernement et comme logique de domination politique, culturelle et ethnique, a laissé la place à une certaine impression de liberté. Reste à éclaircir quel type de changement s’est réellement produit. En cela, le problème de l’intégration permet de poser la question du point de vue du passé, du présent et de l’avenir. La conjugaison des « mauvaises réponses » culturelles et historiques concernant le passé de l’immigré, celles sociales et économiques concernant le présent, et la crise de l’État-Nation présagent un futur pour le moins difficile. Cette grave situation traduit : le désengagement de la République face à tout ce qui définit le bien commun. De ce fait, elle légitime le repli communautaire. Dans une certaine mesure, le repli identitaire de l’étranger n’est que le reflet de l’affirmation identitaire de l’autochtone. Tout se passe comme si, en sapant les socles de la République des citoyens, les différents gouvernements introduisaient, peu à peu, la République des tribus.

3°) Nouveau double discours économique
L’immigration : une main d’oeuvre utile. La Commission européenne reconnaît l’impact du déclin démographique et du vieillissement de la population sur l’économie européenne. Elle souligne la nécessité de revoir les politiques de l’immigration pour l’avenir, à la lumière des implications que la stratégie de migration économique aurait sur la compétitivité et la réalisation des objectifs de Lisbonne. Comment financer les protections sociales : Sécurité sociale/ retraites ? À nouveau, des impératifs démographiques posent la question de la nécessaire immigration. Elle est d’autant plus utile que dans le même temps, le capital démantèle le code du travail et la législation sociale. L’immigré devient en quelque sorte le cobaye de l’expérimentation d’une nouvelle précarisation. Quelle aubaine !!! POLITIQUE  : Comment ajuster, en qualité et en quantité, le flux migratoire à la demande ? Comment gérer le stock ? Sur quels critères sélectionner les pays d’origine ? Toutes ces questions ont un seul objectif : comment empêcher les migrants de s’incruster ? « Travailler ICI, résider AILLEURS » : ne serait-ce pas le meilleur des mondes ? En dernière analyse, c’est l’étranger, en fait, qui pose le problème des frontières : celui qui vit ici nous interroge sur la question du droit : égalité et liberté. Celui qui aspire à venir travailler ici nous interroge sur la liberté de circuler et de travailler. Finalement, l’étranger nous met face à la question de la domination, de la démocratie et de la citoyenneté.

4°) Les renoncements de la gauche
Toutes les interrogations soulevées plus haut trouvent une réponse dans la déclaration des révolutionnaires de 1792 et de 1848, déclaration que les pouvoirs publics réécrivent régulièrement, sans la mettre en pratique. C’est en cela que la gauche a failli. Elle a failli parce qu’elle s’est mollement contentée de gérer les contradictions du capital. Elle a oublié que les travailleurs ont tous le même ennemi : les bourgeoisies. Les bourgeoisies, quant à elles, savent faire fi des frontières culturelles, religieuses ou juridiques, lorsque leurs intérêts sont en jeu. Seule compte la conservation de l’ordre des choses et pour cela, elles sont prêtes à toutes les révolutions conservatrices. La gauche a failli, parce qu’elle a oublié qu’un travailleur, quelle que soit sa nationalité, est intégré dans une société quand il peut investir trois espaces publics : l’entreprise, comme lieu de l’activité économique et sociale, productrice de richesses ; l’isoloir, comme lieu de l’exercice politique et syndical ; l’école, comme lieu où se joue la première partie du politique : l’éducation. L’exclusion hors de ces espaces conduit inexorablement à l’apartheid social et culturel.

5°) La citoyenneté
C’est dans l’histoire même qu’il faut puiser ce qu’est, ce que doit être, la citoyenneté. L’Algérien Emir Abdelkader, le Marocain Abdel Krim Khatabi, le congolais Patrice Lumumba et tant d’autres ont exprimé leur citoyenneté en luttant contre le colonialisme, comme système d’aliénation et de négation des peuples. Manoukian et ses compagnons, étrangers au regard des occupants et des occupés, furent rebelles aux lois du pays hôte. Ils avaient une certaine idée de la justice et de la liberté, qui n’étaient nullement inscrites dans la légalité du moment, et c’est au nom de leurs idées qu’ils ont agi, faisant appel à leur seul libre-arbitre. La citoyenneté réside dans ce libre-arbitre. Et c’est en ce sens qu’il serait absurde de la légaliser puisque prête à être enfreinte au nom du libre-arbitre. La citoyenneté se nourrit davantage de légitimité que de lois étatiques. Dès 1952, dans Les damnés de la terre, Frantz Fanon donne une définition de la citoyenneté en écrivant : « Seront désaliénés Nègres et Blancs qui auront refusé de se laisser enfermer dans la tour substantialisée du passé... Je suis un homme et c’est tout le passé du monde que j’ai à reprendre. » Reprendre le passé du monde pour mieux entreprendre son devenir. C’est en cela que le droit de vote du résident étranger est plus une marque d’hospitalité offerte à l’étranger qu’une invitation à exercer une citoyenneté. Prendre une telle mesure permettra de corriger une aberration introduite par L’Union européenne, aberration qui est celle de définir juridiquement la citoyenneté européenne et qui, en cela, ne fait qu’ajouter une inégalité supplémentaire. Pour terminer, un petit exemple pour illustrer cette aberration : à la retraite, un Allemand d’origine maghrébine, ne parlant pas français, vient s’installer chez son cousin qui réside dans un village d’Auvergne, qui n’est pas citoyen européen ; mais installé en France depuis de nombreuses années, il connaît bien les us et coutumes auvergnats. L’Allemand pourra voter pour exprimer ses choix de vie sur la terre de Mauriac, pendant que son cousin l’attendra au seuil de l’isoloir.

Mohamed El Bachir


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15 réactions à cet article    


  • Georgia (---.---.67.130) 26 décembre 2005 15:24

    Etranger, voici ce que nous sommes pour nous-mêmes, pour commencer. D’où venons-nous ? Ou allons-nous ? Est-ce que la mort existe ? Nous ne savons ni comment naissent ces émotions qui nous assaillent, ces rêves qui vivent en nous et qui sont là, pourquoi ? Nous ne pouvons que les suivre et voir où ils nous mènent, peut-être vers un destin, si nous sommes courageux... Qui sait ? L’intelligence est une amie utile, un serviteur souhaitable,le pire des maîtres. Votre article est double, il part du coeur mais l’intelligence tient rapidement le haut du discours, noie le tout et finalement n’atteint pas son but. J’aime votre démarche, humaniste au départ qui s’englue rapidement dans une analyse politico-historique de mise en accusation de cet étranger que l’émigré rencontre lui aussi dans son nouveau pays... Pouvez-vous imaginer que les politiques trahissent en permanence TOUS ceux qui vivent dans un pays donné ? Les théories qui président à l’élaboration des soit disant solutions, des structures administratives, politiques, socio-économiques ne sont pas capables d’intégrer l’humain, ni vous ni moi... Inadaptation des mesures, des lois, des structures, des organisations... Voyez en quels termes généraux et aveugles nous considérons les hommes et la vie en général. Âlors pourquoi chercher des ennemis, à gauche ? A droite ? Partout ? Je connais des ennemis communs à tous les hommes, de toutes couleurs, de toutes races, de toutes religions, de toutes nationalités : LA PEUR Qui s’en est exempté ? C’est possible, nous pouvons vivre sans peur... Alors toi l’étranger n’ait pas peur de moi, je n’ai pas peur de toi et ensemble main dans la main marchons ensemble vers l’ouverture du coeur... C’est un vrai défi et un travail à réaliser par tous les hommes et les femmes sur cette terre et c’est le seul moyen de vivre l’autre et soi-même dans l’espace réconciliateur de la Vie Une. Si nous pouvons vivre cela, alors nous pourrons trouver les voies justes pour tous les hommes.. Avant cela la polémique est certaine et chacun ajoute son point de vie, dénonciateur accusateur et c’est sans fin... Amicalement Georgia


    • danielnaessens (---.---.217.52) 27 décembre 2005 22:10

      Un pays, une Nation, peuvent ils se péreniser quand ils se divisent entre factions composées , d’une part, de bourreaux et enfants de bourreaux, et d’autre part entre victimes et enfants de victimes ?

      Un pays qui connait une situation de chômage chronique peut il importer (ou laisser importer ...) une main d’oeuvre qui , fatalement, occupe les emplois qui auraient pu être occupés par ses ressortissants ?

      Un pays qui connait un vieillissement dû à l’allongement de la durée de vie de ses citoyens doit il compenser ce « vieillissement » par un apport d’immigrés qui eux aussi vieilliront, etc... ?

      Quelle histoire commune pouvons nous avoir avec des gens qui considérent cette histoire commune uneinsulte à leur identité (se reporter aux affaires récentes « Napoléon », « Voltaire », « Colbert », etc...) ?


    • spiritoo (---.---.222.90) 28 décembre 2005 10:05

      Votre statistique sur le nombre d’immigrés est complètement fausse, ce qui en dit long sur la partialité de l’article. Commencez par vous renseigner convenablement. Il y a 4.6Millions d’immigrés actuellement, 3.3M est le nombre d’étrangers.


      • Mohamed El Bachir (---.---.124.158) 30 décembre 2005 10:33

        Votre commentaire s’appuie sur un malentendu entre nombre d’étrangers et nombre d’immigrés. Mais le contenu de l’article, n’a rien avoir avec ces deux chiffres controversés. En effet, j’aurais pu écrire, en tant que mathématicien : « la variable réelle X d’immigrés » ou « la variable y de clandestins », pour autant, le contenu de l’article n’aurait pas varié d’un pouce, c’est ce qu’on appelle une constante. Autrement dit, le contenu de mon article ne dépend pas du nombre controversé.

        C’est dire que votre critique est sans intérêt et est, la manifestation d’un parti pris sans discernement. Suis-je partiel ? L’objectivité n’est nullement incompatible avec l’engagement. Mais c’est un engagement qui a pour socle une idée noble de la politique. Elle commence par l’honnêteté intellectuelle. Je sais que par les temps qui courent, ce n’est pas la première qualité qui est prisée ni dans nos rues ni dans nos chaumières mais ce n’est pas une raison nécessaire et suffisante pour abandonner. Mohamed el Bachir, l’auteur de l’article qui vous souhaite, malgré tout, de Bonnes fêtes.


      • Mohamed El Bachir (---.---.124.158) 30 décembre 2005 11:14

        Bourreaux et victimes ? A aucun moment dans mon article, je n’utilise les mots bourreaux et victimes mais d’une histoire entremêlée. Ceci dit, l’histoire est « domination et résistance. » Je ne vous apprends rien en vous disant que nombre de peuples ont puisé dans l’histoire même de la France, pour mener leurs libérations et leurs émancipations. Il faut reconnaître pour cela, le siècle des lumières est une arme redoutable. Prendre l’emploi de l’autre ? Les emplois occupés par l’étranger sont offerts par ceux qui, chaque nuit, rêve de mettre à bat ce qui constitue l’exception française : code du travail, protection sociale, éducation et j’en passe. L’immigré clandestin joue le rôle du cobaye dans l’institutionnalisation de la précarité à l’échelle de toute la société. Comme d’ailleurs, les quartiers pauvres (banlieues) avec la gestion gouvernementale me fait dire qu’ils sont devenus le champ d’expérimentation pour la mise en place d’une société sous surveillance. Oui, il y a un possible destin commun. Pour cela, il faut résister contre le démantèlement des biens communs dont j’ai parlés ci-dessous. Je ne m’inscris nullement dont le discours « indigène » comme je ne m’inscris pas dans le discours du « bon arabe. » C’est la faute à Ibn Rochd, Maïmonide, Condorcet, Montaigne, Rabelais, Voltaire, Rousseau, Marx et tant d’autres, et... A ma propre histoire. C’est le propos de mon texte.


        • danielnaessens (---.---.176.234) 30 décembre 2005 23:54

          Je reprends vos propos : ...« c’est l’étranger, en fait, qui pose le problème des frontières : celui qui vit ici nous interroge sur la question du droit : égalité et liberté. Celui qui aspire à venir travailler ici nous interroge sur la liberté de circuler et de travailler. Finalement, l’étranger nous met face à la question de la domination, de la démocratie et de la citoyenneté. »

          L’étranger ne pose pas de probléme de frontiére, dans la mesure où il respecte la frontiére. Un « sans papier » ne respecte pas la frontiére, il ne respecte pas la Loi, il ne me respecte pas ... Si ce « passage de frontiére » est motivé par des motifs vitaux (liés à des conflits ou à des désastres humanitaires, par exemple) je peux l’accepter , dans la mesure où celà ne se traduit pas par :
          - une concurrence sur le marché de l’emploi (5 millions de sans emploi en France aujourd’hui...)
          - une remise en cause de mon identité et de ma place dans ce pays (qui est mon seul pays : je n’ai pas de double nationalité et de pays de rechange, moi)
          - une culpabilisation systématique de mon pays qui pratiquerait la ségregation raciale, etc...

          En fait aujourd’hui on laisse entrer en France de 200000 à 400000 illégaux chaque année qui viennent, comme vous dites, contribuer à casser notre société dans ses structures humaines et sociales. Celà avec le soutien actif des « libéraux » qui acceuillent ce dumping social avec plaisir, et avec le concours d’une « gauche » qui voit là un « nouveau peuple » qui représente un capital électoral d’importance. Ce n’est pas un hasard si Sarko et de nombreux libéraux proposent d’ailleurs le droit de vote aux étrangers hors CEE . Les bénéfices qu’ils en tireront sont clairs : éclatement encore plus fort du peuple dans son ensemble, création de « clientéle » électorale spécifique d’autant plus malléables qu’elles n’auront aucun sentiment réellement citoyen pour ce pays -qui représentera encore moins que le peu qu’il représente pour les doubles-nationalité pour lesquels la France n’est qu’une vache à lait imbécile et de toute façon « toujours » et « forcément » coupable...

          Car les « sans papiers » sont tous , inviarablement (à l’exception de quelques milliers ,expulsés « pour l’exemple » et pour faire croire au bon peuple que le gouvernement « agit »)régularisés... Par centaines de milliers chaque année... De la même maniére que des centaines de milliers d’étrangers sont naturalisés chaque année...Naturalisations bidons, Français bidons puisque ces gens gardent leur nationalité de base -leur « vraie » nationalité, devrais je dire...) Et le spectre de ces « Français » « bidons » est vaste : d’un Klrsfeld qui se transforme en soldat israelien quand ça lui chante à une ressortissant soi disant français qui va faire le soldat en Algérie....

          Le flot de ces arrivées d’étrangers est infini .... On nous fait pleurer sur l’Afrique,mais c’est quoi la politique de la natalité en Afrique ? Multiplier la population africaine par 100 en 100 ans et venir en France via Ceuta et Melilla nous traiter de racistes, parce que nous , nous faisons un ou deux enfants et essayons de leur essayer le meilleur avenir possible , dans LEUR pays ? Aujourd’hui la pratique de l’esclavage est encore partout courante en Afrique...Pendant des siécles les Africains ont vendu leurs fréres aux négriers arabes ou européens , ils se sont vendu et esclavagisés entre eux, certaines de leurs nations ont pratiqué entre elle des génocides qui n’ont rien à envier à nos pires horreurs (Voir l’Empire Zoulou et ses « exploits » entre autres...)...Pourtant ces peuples ne pratiquent nulle intropection, nulle analyse de leur passé , ...Ils se contentent de rejeter tout ce qui les gêne sur nous ...Et pourquoi devrions nous assumer leurs fautes ? Leurs crimes ? Assumons les nôtres, OK, parlons de l’esclavage, de la colonisation , et assayons de ne pas commettre à nouveaux ces criminelles erreurs ! Mais pourquoi devrions nous assumer leur propre honte ? Leur propre crime ? Quand les Tutsi massacrent les Hutus, ce sont les Tutsi les coupables...Pas nous...Quand à leur tour les Hutus massacrent les Tutsis, les Hutus sont coupbles : pas nous....Si certains ont un doute, qu’ile essaient de compter combien de blancs ont tenu les machettes !

          Acceuillir l’étranger, acceuillir « l’africain » (puisque c’est bien de celà dont il est question : ce ne sont ni les Italiens ni les Russes qui entrent en masses aujourd’hui en France, ni eux qui demandent à être considéré , non comme des citoyens « lambda » , mais comme des créanciers à qui tout est dû : emploi, considération,logement, etc....), acceuillir , oui, mais à condition que cette acceuil ne soit pas « la juste punition » qui nous est réservé" en souvenir d’un crime incertain...


        • Alexandre Santos (---.---.183.51) 11 janvier 2006 10:48

          “Un « sans papier » ne respecte pas la frontiére, il ne respecte pas la Loi, il ne me respecte pas ...”

          Désolé, mais le raccourci est trop gros. Ne pas respecter la Loi est ne pas respecter les citoyens d’un pays ?

          Pour cela il faudrait encore que les lois ne soient pas iniques, et respectent tout le monde.

          Est ce que Rosa Parks a manqué de respect aux citoyens américains lorsqu’elle refusé de céder sa place à un blanc dans un bus, désobéissant aux lois de ségrégation en vigueur à l’époque ?

          Est ce que les gays manquaient de respect envers les autres citoyens lorsqu’ils s’aimaient en dépit des lois interdisant l’homossexualité (genre Oscar Wilde).

          Je pense que vous montez un peu trop vite sur vos grands chevaux, et cette volonté implicite de criminaliser les clandestins ne m’est pas très sympathique.


        • Pat (---.---.196.74) 30 décembre 2005 11:18

          Pour l’honêteté intellectuelle de la politique faudra repasser ...

          Pour le reste ça vole trop haut pour moi cette masturbation intellectuelle,et ce pendant que les gens d’en bas crèvent de faim ou de froid !

          Assez de beaux discours, même Lepen sait faire de beaux discours ça ne l’empêche pas d’être ce qu’il est.

          Des actes, sinon rien !!!


          • Mohamed El Bachir (---.---.124.158) 30 décembre 2005 17:29

            Vivre c’est agir écrivait André Gide.Cher monsieur,l’action se nourrit de la réflexion et réciproquement. Mais, encore faut-il, en avoir les capacités. Ceci dit, par vos propos, vous méprisez vous même, tout simplement.


          • Gil (---.---.93.79) 5 janvier 2006 11:14

            Je vois à la lecture de l’article et des réactions que cette question de « l’étranger » soulève bien des passions... Reprenant certaines idées abordées ici, je me propose quelques questionnements :

            1) Effectivement « l’étranger » en réfère à « l’identité » : qui sommes-nous ? Qu’est-ce qui aujourd’hui peut définir ce qu’est un « français » ? Qu’est-ce qui défini la communauté des français ?

            2) Comment peut-on s’identifier à l’autre et se dire : voilà ce qui nous rassemble et qui défini mon identité ? Sauf à considèrer par exemple que tous les français sont des descendants d’immigrés et que nous aurions donc ce passé commun qui nous rassemble, je ne vois pas bien le socle culturel commun d’un chinois, un africain de l’ouest, un maghrébin... intégrer un pays, s’est avant tout intégrer ses valeurs et le respecter.

            3) on demande sans arrêt aux français « d’intégrer » les étrangers et d’être tolérants vis-à-vis de diffèrences comportementales... on entend « on les a fait venir, il faut maintenant assumer ». Curieuse tentative de culpabilisation. Qui a fait venir ces travailleurs immigrés, les français... ou seulement certaines entreprises qui avaient à un moment donné besoin de main d’oeuvre parlant français et à bas coût ? Je ne pense pas que les citoyens français à qui l’on demande aujourd’hui de supporter les conséquences d’une immigration aussi mal préparée et gèrée aient jamais eu leur mot à dire à ce propos.

            3) On se retrouve donc dans une situation ou les points de vue de chacun, bien qu’opposés, sont légitimes. L’indigène ne sait plus vraiment ce qui le défini, d’où une crise identitaire, et l’immigré ou son descendant qui se sent légitimement français en ayant le sentiment de ne pas être reconnu comme tel (discrimination).

            4) A partir de là, toutes sortes d’opinions quant à la manière de gèrer les problèmes qui en découlent, des plus angéliques du style « on est tous des frères », « la diffèrence est (forçément) une richesse et un apport »... aux plus extrêmistes du genre « ils faut foutre les étrangers (ou considèréss comme tels ) dehors ». Dans un cas comme dans l’autre, c’est la catastrophe !

            5) On entend encore : « pour payer les retraites de demain, il faut faire venir massivement des étrangers en France », une logique purement comptable dont le citoyen est exclu, et les problèmes qu’on ne sait pas résoudre aujourd’hui multipliés par x...

            6) Enfin, bien trop facile de stigmatiser « l’étranger » pour s’éviter une véritable réflexion économique et sociale à l’échelle de la planète ! Cet « étranger » que l’on intègre ou que l’on rejette, a-t-il vraiment eu le choix de venir en France ?

            7) Un peu de compassion et d’empathie peut aider dans ce débat. Tout cela est circonstanciel et le français est peut-être l’immigré de demain qui va devoir aller trouver du travail en ... Asie !

            8) Certes, il existe le modèle sociétal américain où co-existent sur un même territoire des ghettos dans lequels chacun garde ce qui fait son identité culturel. Est-ce que ce modèle est constitutif d’une « identité » nationale ? Est-il compatible avec les fondements de la république ?

            J’arrête là ces quelques pistes de réflexion...


            • DAV (---.---.147.247) 8 janvier 2006 22:35

              Intéressant comme points de vue.

              Je poserais 2 autres pistes de reflexion :

              1) Il y a en France, et dans beaucoups de pays centralisés avec pour style de devise « un et indivisible », un amalgame entre Citoyenneté et Nationalité. A la base une Citoyenneté = Résidence et une Nationnalité = Peuple. En dissociant juridiquement les 2, on résoud beaucoups de problèmes. Un Etranger peut-être Citoyen et un National préserve son identité.

              2) Pourquoi une personne part ? Personne ne quitte sa terre, sa famille, ses amis par plaisir. C’est qu’il existe des facteurs qui poussent une personne à émigrer. C’est donc un problème international auquel il faut apporter des solutions INTERNATIONALES !! Nous sommes plus dans la coopération, le développement, l’échange que la répression, le racisme, la discrimination...l’ethnocide (tuer une Culture)

              @+ DAV


            • Gil (---.---.93.79) 10 janvier 2006 23:19

              Certes DAV, en théorie scinder juridiquement citoyenneté et nationalité est une formule intéressante, pour les braves gens... et encore plus pour les escrocs ! Ex : je pique tout ce que je peux en France, avantages sociaux, etc... et je vis ailleurs. Et qui paye ? (car malheureusement, tout a un coût)


            • Gil (---.---.93.79) 11 janvier 2006 09:42

              Cher Mohamed,

              Je relève dans votre intro : « les idéologies de droite et d’extrême droite instrumentalisent le fait immigré ».

              C’est certes vrai. Mais que diriez-vous des idéologies de gauche et d’extrême-gauche à ce même propos ?

              Historiquement, n’est-ce pas le parti socialiste qui a dans les années 80 instrumentalisé l’avènement du FN pour neutraliser la droite aux élections (rappelez-vous des années « touches pas à mon pote »... ? Et paradoxalement, c’est quand même la droite qui se saisit de la lutte contre les discriminations !

              Donc, rendons à Cesar ce qui lui appartient et tenons-nous en aux faits !

              Pour ma part, j’approuve les CV anonymes, comme pour la correction des copies au bac, et que le meilleur gagne ! Quant à la « discrimination positive », c’est carrément anti-républicain !


              • M. El Bachir (---.---.29.166) 13 janvier 2006 15:28

                Cher Gil, Tout à fait d’accord sur le fait que la Gauche y participe à sa manière dans cette instrumentation. En particulier le PS. Mais je le précise en introduction d’une certaine façon et par la suite, en pointant les renoncements de la Gauche en général. Je ne fait, à aucun moment, dans mon article, mention de la discrimation positive.Ceci dit,quand le législateur a légalisé la parité, j’ai pointé du doigt le fait qu’en toute logique,une telle loi remet en cause le fondement de la République la définition même du citoyen. Donc je suis également contre la discrimination positive.


              • (---.---.208.146) 25 janvier 2006 21:52

                Merci de votre réponse, la conclusion me semblait pourtant écident mais vous ne l’avez pas vue. La voici : Puisque le nombre n’est pas de 3.3 millions mais de 4.6, c’est qu’il n’a pas cru de 1% mais de beaucoup plus, sans doute 20% je n’ai plus le chiffre exact en tête, depuis 15 ans. En tenant compte des naturalisations à tour de bras et de la natalité, grosso modo la population d’origine étrangère a pu doubler, ce qui n’était jamais arrivé auparavant das l’histoire de France. Or, contrairement à ce que vous dites, ce n’est pas une variable X qui ne change pas le sens de l’article, mais au contraire très important. D’autant plus que vous critiquez ensuite dans votre texte ce qui présentent cett ralité, en amalgamant avec les années 30 (alors qu’ils s’agissait à l’époque de gens ayant une culture proche et la même religion). Car la capacité d’accueil des étrangers par un pays Hote et limitée et au dela d’un certain seuil, que beaucoup s’accordent à dire qu’il est largement dépassé, l’intégration, l’assimilation, le métissage, ou quelque que soit le but recherché, cela ne s’accomplira pas bien. . Ma critique n’est donc pas du tout sans intérêt car c’est une loi connue en physique que la multiplication a des effets pervers. Si il faut 2 toilettes pour 10 employés, cela ne veut pas dire que 20 sont nécessaires lorsqu’il y a 100 employés (c’est la théorie des files d’attente qui calcule cela et le chiffre doit tomber vers 6 ou 8). De la même façon, si un prof peut réussir à apprendre le Français et expliquer ce qu’ils ne comprennent pas à 4 enfants de langue étrangère dans une classe, on ne peut pas concevoir de mettre 3 profs lorsque la classe compte 12 élèves de langue étrangère par exemple Cela illustre le fait que les chiffres sont importants.

                Ceci dit, c’est très bien de vouloir vous battre, c’est un noble combat, encore faut-il ne pas fermer les yeux sur le problème du nombre qui est réel.

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