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Mobilisons-nous

Le 18 juin 1940, il y a 75 ans, dans le contexte de la 2nd guerre mondiale, un appel à la résistance parcourait les ondes. De Londres le Général de Gaulle en appelait à l’armée française pour s’organiser et lutter contre la barbarie annoncée du nazisme. Très vite, c’est tout un réseau de citoyens qui s’est constitué. Au péril de leur vie, connus ou inconnus, des femmes et des hommes ont, pendant 5 années, œuvré à lutter et résister pour délivrer la France et le monde du chaos.

Le devoir de mémoire est aujourd’hui indispensable pour rendre hommage à ces Femmes et Hommes, publics ou de l’ombre, qui ont donné leur vie pour que la Paix et la fraternité vivent. Il est également indispensable pour se rappeler l’insoutenable, la déshumanisation, l’horreur, pour continuer à s’interpeller et réagir contre l’inacceptable et les barbaries qui émaillent notre monde

Nous vivons, même si cela déplait aux consciences, de nouvelles guerres. Notre lâcheté est encore de penser qu’elles sont trop loin pour nous concerner, notre courage serait de nous approprier le monde dans sa globalité et de faire front avec tous les hommes et femmes des pays qui voient leur intégrité physique menacée, leur droit à vivre dignement bafoué, l’accès aux besoins vitaux refusé… la liste est bien trop longue et elle s’écrit maintenant en lettres de sang.

Un monstre rampant, dans la place depuis bien longtemps, en a profité et s’est insinué dans tous les foyers, tétanisant les esprits, il a fait de nos peurs sa force. Il nous a ligotés. Avons-nous la force de nous libérer de ses chaines ?

Il a fait de l’individualisme son meilleur allié. Il s’est joué de nous, se rendant indispensable.

Ce monstre a aujourd’hui un nom, car il est de plus en plus dénoncé. Peut-être que notre chance est qu’il soit allé trop loin ?

Le capital, les dividendes, le taux de rentabilité, les investissements financiers, la productivité, l’argent pour les uns et la misère pour les autres, la dette, l’austérité… Des mots devenus insupportables.

Les inégalités sont devenues le lot quotidien d’un monde sans pitié avec celui qui ne possède rien, plus de terre, plus de toit, plus à manger, plus de famille, plus de dignité, … Au bout du chemin l’exclusion, la solitude (dans un monde de plus de 7 milliards d’habitants).

Doit-on passer son chemin et se réfugier derrière cette fatalité poisseuse qui colle à la peau qui nous fait dire bien souvent : C’est comme ça, on peut rien y faire, ça changera jamais, …La litanie est triste et grise. Elle nous habille et nous devrions nous en débarrasser comme de nos vieux vêtements.

C’est un nouvel appel qu’il faut aujourd’hui lancer, ou peut être entendre car par groupes et par réseaux, nombreux sont ceux qui s’organisent pour protester, dans les régions et dans des pays proches comme la Grèce et l’Espagne et tant d’autres dans le monde, récemment le Burkina Faso et son mouvement populaire animé par le balai citoyen, ....

Il faut aujourd’hui pouvoir consacrer de son temps, une soirée, quelques heures, pour venir rejoindre ceux qui dans la rue descendent pour exprimer leur indignation.

C’est au citoyen de réagir et de faire masse pour peser sur des décisions qui ne sont plus du tout favorables au plus grand nombre.

De nouveau, il faut se parler et s’écouter. Prendre le temps de sa révolte. Le bruit de la rue est réel, désordonné mais tellement vivant. En finir avec les médias qui font avaler des couleuvres à longueur de journée. Se redonner la parole et reprendre confiance.

Qui peut décider pour nous aujourd’hui, le Fonds monétaire international (FMI), la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE), la Banque mondiale…, certains « empires ».

Ce monde là vacille mais il peut encore espérer tant qu’il sentira que les forces adverses, les milliards d’habitants de la planète hésitent à rejoindre les mobilisations de soutien nationales et internationales.

« Rien n’est perdu parce que cette guerre est une guerre mondiale » (Appel du 18 juin 1940).

Aujourd’hui il n’y a pas un pays qui peut se prétendre épargné. Notre résistance est de participer à redonner de la dignité à son voisin, qu’il soit de palier ou d’ailleurs. Il faut rejoindre les rassemblements citoyens, se rapprocher des groupes de réflexion, faire cause commune de toutes les injustices et exprimer son opinion dans le seul espace qui nous est encore accessible, la rue.

Vivre libre, vivre digne, …Thomas Sankara avait vu au-delà des frontières quant pour son pays, le Burkina Faso, il voulait simplement à manger et de l’eau pour tous, l’éducation et la santé pour que vive son peuple fier et heureux dans son pays.

Il est temps de réagir, sans attendre, il n’y a plus une minute à perdre, et je m’engage pour ma part à participer aux événements et actions qui participeront à redonner dignité et confiance aux personnes les plus en difficultés. Je m’engage à veiller et à lutter contre toutes les formes de discrimination qui poussent à l’exclusion. Je ne veux plus voir des enfants mourir de faim, des femmes niées dans leur existence, des hommes fuir la misère et périr en mer, des peuples esclaves, des peuples sans terre, des peuples prisonniers.

Du 20 au 27 juin 2015, une semaine d’actions est prévue en soutien à la Grèce et contre les politiques austéritaires.

Aujourd’hui la dette en Grèce a été déclarée dette illégale, illégitime et odieuse, parce qu’elle est une violation directe des droits fondamentaux de l’homme, par le Comité pour la vérité sur la dette mis en place en avril 2015 par la présidente du parlement grec, dans son rapport préliminaire.

Les champs d’actions sont vastes, des associations, des mouvements œuvrent au quotidien pour plus de justice et d’équité. Ces femmes et ces hommes engagés sont une force et un contre pouvoir inestimable. Les liens doivent se renforcer pour convaincre encore et encore que chacun à son niveau peut influer et inverser une tendance destructrice à terme.

Ici le propos n’est que de faire l’effort de consacrer quelques heures de son temps pour renforcer des causes humaines qui sont l’affaire de tous, c’est peu donc possible.

Le 18 juin 2015.

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Mobilisons-nous

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5 réactions à cet article    


  • Neo57 Neo57 19 juin 2015 19:33

    Vous avez oublié un lien, votre article est incomplet sans ça : https://www.youtube.com/watch?v=Eg78p_fwt0g&app=desktop


    • eric 19 juin 2015 19:34

      La mobilisation est en bonne voie.

      57% de PIB, pourcentage maximum, d’une richesse jamais vue, passent entre les mains de l’état pour les résultats décrits dans cet article...
      Socialement, les plus catastrophique depuis longtemps. L’aide au tiers monde est sans doute inférieure à ce qu’elle était du temps des colonies. Les 28,5% (dernière élections), de profiteurs nets de cette dépense publique, ce que l’on nomme habituellement les gauches voient l’essentiel de la population mobilisée contre eux.

      La prochaine alternance devrait permettre d’en finir enfin avec le déni de démocratie qui fait que jusqu’ici, tu votes, tu votes pas, ce sont ces mafias, à travers leurs structures syndicales plus ou moins mafieuses, ou simplement leurs pesanteurs bureaucratiques, interdisent une vraie justice sociale dans notre pays.


      • Spartacus Spartacus 19 juin 2015 20:31

        Qu’ils sont cons les gauchistes à confondre inégalités et pauvreté.


        Il y a plus d’inégalité en Espagne qu’en Roumanie....

        Le gauchiste va surement sortir que les roumains sont plus riches que les Espagnols....

        • lsga lsga 19 juin 2015 21:19

          wao ! le mot « international » dans un article écrit par un communiste sur Agoravox ! ça devient tellement rare... Bravo ! Concernant Che Guevara, rappelons simplement que son mot d’ordre était « Hasta La Victoria Siempre ! ». Pour les keynésiens en rut qui se croient d’extrême gauche, pour les fans de Tsipras le social-traitre et de Chavez le néo-fasciste, rappelons rapidement ce que voulait dire cette phrase en citant l’adresse de 1850 de Karl Marx : 

           
          « Les petits bourgeois démocratiques, bien loin de vouloir bouleverser toute la société au profit des prolétaires révolutionnaires, tendent à modifier l’ordre social de façon à leur rendre la société existante aussi supportable et aussi commode que possible.ce que les petits bourgeois démocratiques souhaitent aux ouvriers, c’est un meilleur salaire et une existence plus assurée ; ils espèrent y arriver soit au moyen de l’occupation des ouvriers par l’Etat, soit par des actes de bienfaisance ; bref, ils espèrent corrompre les ouvriers par des aumônes plus ou moins déguisées et briser leur force révolutionnaire en leur rendant leur situation momentanément supportable. Tandis que les petits bourgeois démocratiques veulent terminer la révolution au plus vite et après avoir tout au plus réalisé les revendications ci-dessus, il est de notre intérêt et de notre devoir de rendre la révolution permanente, jusqu’à ce que toutes les classes plus ou moins possédantes aient été écartées du pouvoir, que le prolétariat ait conquis le pouvoir et que non seulement dans un pays, mais dans tous les pays régnants du monde l’association des prolétaires ait fait assez de progrès pour faire cesser dans ces pays la concurrence des prolétaires et concentrer dans leurs mains au moins les forces productives décisives. Il ne peut s’agir pour nous de transformer la propriété privée, mais Seulement de 1’anéantir ; ni de masquer les antagonismes de classes, mais d’abolir les classes ; ni d’améliorer la société existante, mais d’en fonder une nouvelle.Leur cri de guerre doit être : La révolution en permanence ! »
           
          Vous, faux communistes, keynésiens en toc, petits bourgeois qui courent après l’État Providence, vous n’êtes pas des communistes, vous êtes des social-traitres, vous êtes l’ennemis de la révolution.

          • César Castique César Castique 19 juin 2015 23:03

            « ...ce que les petits bourgeois démocratiques souhaitent aux ouvriers, c’est un meilleur salaire et une existence plus assurée..."

             

            Ça tombe bien, parce que c’est justement ce que les ouvriers se souhaitent à eux-mêmes. Ils n’en ont rien à cirer de la prétendue émancipation - inventée par un type qui n’avait jamais serré un boulon de sa vie - et d’une propriété collective des moyens de production, dont l’intérêt (de la propriété collective) ne s’impose pas avec évidence. 

             

            De toute façon, capitaliste ou communiste, la production requiert de l’organisation,. de la planification, de la coordination, de la rationalisation, c’est-à-dire des chefs, grands et petits, qui supervisent tout cela dans l’optique d’une productivité optimale, ce qui induit qu’avec le changement de mode de production, le prolétaire lambda, dominé, qui n’est pas membre du Parti, ne fait que changer de dominant.

             

            « …il est de notre intérêt et de notre devoir de rendre la révolution permanente.,.  »


            Quel con ! smiley smiley smiley

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