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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Mon papa soixante-huitard et moi

Mon papa soixante-huitard et moi

 S’il est vrai que l’Histoire est un processus dialectique, au cours duquel chaque génération critique plus ou moins violemment la génération précédente, alors c’est au tour des soixante-huitards de voir leurs enfants devenus jeunes adultes, les critiquer eux, leurs idées, et la sacrée pagaille qui en résulte, dans laquelle ils ont fait naître et grandir leur progéniture, qui se retrouve avec cette pagaille sur les bras.

68, cela me fait d’abord penser à toutes ces images qui font rêver, de mini-bus peints de toutes les couleurs, de slogans « flower power » et « peace and love », de feux de camps sous les étoiles, et bien sûr les fleurs que l’on se met dans les cheveux quand on va à San Francisco.

 Mon papa avait 20 ans en 68, et s’il m’entendait, il me rappellerait tout de suite que 68, notamment dans le quartier latin à Paris, ne se résume tout de même pas à ce qu’en a repris le marketing :

 « Crois-moi, avoir 18 ans en 66, ce n’était pas exaltant ! Tu ne peux imaginer, ce qu’était le quotidien ? Une chape, invisible mais tellement ressentie, oppressait ce monde "bien-pensant ". Je peux te dire, en toute honnêteté que ces jours furent pour moi, et ta mère, des jours de pur bonheur. Ce qui reste vraiment à présent, ce sont les échanges verbaux qui tout à coup fleurirent à tous endroits - d’autres "échanges" également, je travaillais alors au coeur du quartier latin. Je ne veux pas jouer les anciens combattants. Sache que ces idées, combattues par "ces gens-là", furent pour la société entière, une véritable embellie ! Puissiez-vous, toi et toute la jeunesse, vivre de telles aventures ! »

 68, formidable souffle de vie et de liberté, que nous rappelle la jolie formule à ne pas oublier : "et si on faisait un pas de côté ?".

 De 68 il reste donc des images, en fait un peu commerciales sur les bords, et le souvenir authentique de mon père, et ses récits qui me font rêver, mais malheureusement ça ne s’arrête pas là. Avec 68, sont aussi venues des réponses à des questions difficiles, réponses auxquelles mon père croit dur comme fer, alors qu’à mes yeux elles sont excessives et ont eu pour résultat la pagaille actuelle. Je dis à mon père que ces réponses excessives en lesquelles il croit, font partie d’une idéologie empoisonnée, qui n’a rien à voir avec l’esprit de vitalité et de fraternité qu’il aime dans 68. Sous ses airs charitables, cette idéologie ne sert qu’à culpabiliser le peuple et à le faire taire, quand celui-ci voudrait exprimer son envie de préserver son bien-être, ou quand celui-ci voudrait dire dans quelle réalité il vit.

 En critiquant les réponses de mon père, j’ai l’impression de faire avancer la réflexion sur les questions. Mais ces questions sont tout aussi difficiles à affronter pour moi que pour mon père, et j’ai peur de tomber quand j’y réponds, dans d’autres excès. Voilà ces questions.

 Mon père vénère la notion d’humanité, il rejette l’idée que l’on puisse privilégier aux autres hommes, les membres du peuple auquel on appartient. Aux concepts abstraits, comme celui d’humanité, je préfère les choses concrètes, comme les groupes d’individus qui font corps parce qu’ils sont engagés les uns envers les autres, qui sont heureux parce que parmi les leurs, qui sont forts parce qu’ils sont solidaires. Je souhaite donc qu’on s’attache à nouveau aux notions de peuple et de nation, et je souhaite défendre ces notions face a ceux qui les trouvent égoïstes. Comment est-il possible de concilier cette idée que tous les hommes sont frères, avec cette autre idée qu’ils ont besoin de privilégier leur peuple ou leur nation, sources réelles de leur force et de leur bonheur ?

 Mon père refuse de voir la cruauté et l’injustice du monde réel. Le peuple français peut être placé dans des situations cruelles de conflit entre son propre bien-être et celui d’autres personnes ou groupes de personnes, comme les migrants issus des pays pauvres qui voudraient entrer sur le territoire français, ou les habitants des pays émergents qui connaissent une forte croissance, peut-être en partie au détriment de l’industrie française. Il serait juste que le peuple français conserve son bien-être, mais il serait juste aussi que les autres personnes, et groupes de personnes, accèdent aussi au bien être. Lorsque deux choses justes rentrent en conflit, et frisent l’incompatibilité, comment croire encore en la justice ? Mon père a nié cette cruauté du monde réel, comment en refusant de la nier, est-il possible de ne pas sombrer dans le nihilisme ?

 Mon père n’aime pas les frontières, sa génération a désactivé les frontières, qui laissent aujourd’hui passer sans restriction, biens et services, capitaux et personnes. Résultat, c’est la désindustrialisation, la désintégration sociale, la finance et le consommateur rois, et la politique d’aujourd’hui est tellement contrainte par le monde extérieur, qu’elle perd son sens, les membres de la société française n’ont plus la possibilité de choisir dans quel univers économique ils veulent vivre. Il faut que la France réactive ses frontières, qu’elle reprenne une certaine autonomie par rapport au reste du monde. Mais il est peut-être possible de réactiver les frontières de manière excessive. Ce n’est pas la même chose de refuser totalement les échanges et la concurrence avec le reste du monde, et de ne refuser que les échanges dérégulés, une certaine concurrence faussée. Quelles sont les modalités d’intégration de l’économie française dans l’économie mondiale, qui permettraient à la France de reprendre une certaine autonomie par rapport au reste du monde, sans trop s’en couper ?

 Pour mon père, n’importe quel groupe d’humains peuvent vivre ensemble. Je pense au contraire que seuls des humains qui ont le sentiment d’appartenir à un même peuple, peuvent vivre ensemble, et je pense que ce sentiment d’appartenance commune est une réalité difficile à faire émerger, et très fragile. Je risque alors de vouloir que soient utilisées des méthodes exagérées pour faire exister ce sentiment d’appartenance commune. Les régimes fascistes, dont on peut se laisser aller à admirer la cohésion sociale apparente, imposaient un modèle de manière d’être, auquel chacun devait se conformer, sous peine d’être exclu. Comment faire émerger un sentiment d’appartenance commune, sans pour autant reprocher à untel ou à untel autre d’être ce qu’il est ?

 Cela fait donc quatre questions, auxquelles mon père a apporté des réponses que je trouve excessives. La différence entre mon père et moi, c’est que ses réponses ne sont déterminées que par de bonnes intentions, alors que les réponses que je cherche seront déterminées non seulement par ces bonnes intentions, mais aussi par un certain instinct de conservation de soi, et par une certaine perception du monde réel, dans tout ce qu’il a de contingent et déroutant.


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47 réactions à cet article    


  • bob 4 décembre 2010 11:29

    Mai 68, mouvement pseudo-utopiste qui n’aurait jamais vu le jour sans le soutien de la CIA. De Gaulle refusant d’approvisionner Israel dans sa politique de déportation des autochtones et refusant de s’aligner sur les Etats-Unis se voit menacé dans l’exercice de son pouvoir par des jeunes bourgeois dont les études passent au second plan afin de privilégier un réseau social qui s’avèrera très utile par la suite. De Gaulle étant élu, il s’agit alors d’une tentative de coup d’état effectué par des agents obéissant à des puissances étragères : un bref une attaque contre la démocratie.

    Que sont devenues la France, ses agents et les français après cet évènement ?

    Est-ce que l’époque 2010-11 est devenue libre et sans oppression après le passage des 68ards dans la vie politique et économique ?

    Il est interdit d’ètre anti-sioniste, d’ètre musulman, mal vu d’ètre catholique, alter mondialiste.
    Il est fortement recommandé d’ètre pro-laicard ( entendez pour la franc-maçonnerie), de passer sous silence les extrémités coupables des sectes, de louer un mondialisme inhumain et profitant à une infinitésimale minorité, d’accepter tout comportement fascisant ( culte du chef, arrestation arbitraire, liberté des crimes et délits) et bien évidemment d’ètre un consommateur bête qui obéira aux slogans publiciatires.

    Désormais, la jeunesse est condamné à travailler pour un salaire inférieur à leurs ainés, une retraire annuellement revue à la hausse pour ses côtisations et à la baisse pour ses émoluements. Elle doit étudier une quantité relativement importante de sujets pendant un laps de temps certain pour espérer bénéficier d’un travail correct ... ou basculer dans la délinquance ( travail au noir ou crime) afin de pouvoir subsister ou prospérer.

    Votre père représente la quintessence du problème des 68ards : l’incapacité d’appréhender le monde tel qu’il est. Les raisons peuvent ètre multiples même si je favorise celle qui consiste à dire qu’au sein d’une famille qui choye trop abondemment ses enfants, ceux-ci tendent à ètre déconnectés de la réalité et à agir comme tel. Il est regrettable que cela se soit déroulé sur un terrain politique en favorisant des puissances étrangères et en écrasant le peuple français ( notamment leur descendance).
    Les comportements des 68ards après leur entrée dans la vie active n’ont pas été différent de leurs ainés ...bien au contraire. La bascule vers un état fascisant se moquant de l’avis du peuple ( cf : le référendum) avec l’assentiment implicite des gens de pouvoir ( dont font partie ces anciens jeunes de mai 68 !!!) est une preuve éclatante de l’escroquerie et de la manipulation de cet « évènement ». Vous regarderez le parcours professionnel des meneurs pour vous appercevoir qu’il est très éloigné de la mystique et de l’anti-capitalisme qu’ils revendiquaient. Vous aurez à coeur de lire leurs biographie pour vous constater à quel point cette manipulation était néfaste pour la France mais tellement bénéfique pour eux.

    Votre père pleure sur les migrants voulant s’installer en France : Pourquoi ne les installe-t-il pas chez lui et ne pourvoit-il pas à leurs besoins ? Sait-il que les migrants « invités » en France ne le sont que dans le cadre d’un dumping social ? Sait-il que leurs conditions de travail et de vie sont misérables et déshonorants ? Sait-il que leur présence en France manque à leur pays d’origine pour se développer ( notemment les ingénieurs et les médecins mais aussi des bras pour le bâtiment ) ? Enfin sait-il que ces migrants entreront en concurrence directe avec ses enfants pour le monde du travail ?

    Votre père pense que n’importe quel groupe d’humains peuvent vivre ensemble, le pense-t-il dans sa tour d’ivoire coupé du monde ? Pouquoi ne vient-il pas vivre dans un quartier chaud pour se faire une idée du « vivre ensemble » ?

    PS : il y a une alternative viable et durable au fascisme : la république telle qu’elle a été institué en France depuis 1789. Après des débuts difficiles, chaque peuple s’est intégré au sein d’une nation qu’il a reconnu souveraine tout en gardant son particularisme.
    Cette république que les 68ards ont voulu détruire et, à défaut, corrompre.


    • jaja jaja 4 décembre 2010 12:14

      68 en milieu ouvrier c’était l’une des phases du combat de toute éternité qui oppose dominants et dominés, exploiteurs et exploités. 10 millions de grévistes si j’ai bonne mémoire.
      Pour nous, affrontements avec les CRS jusque dans les champs entourant Renault-Flins puis contre la milice patronale de Simca à Poissy...

      Quelques descentes au Quartier Latin notamment pour les grandes manifs puis quand tout fut fini, la reprise l’amertume au coeur. Mais aucun d’entre nous n’oubliera ces journées où nous savions que nous n’étions plus à genoux et que la peur changeait de camp.

      Pas vu grand chose de la « révolution sexuelle » ni du folklore de la Sorbonne (j’y suis allé une fois) et c’est bien tous ensemble que nous luttions : jeunes comme vieux, Français comme immigrés.

      Mes filles elles aussi ont eu conscience d’appartenir au camp des dominés aussi sont elles devenues militantes et c’est elles qui sont maintenant en première ligne, bien loin d’Agoravox et de ses joutes de clavier. Pas de guerre des générations chez nous même si parfois il y avait des discussions bien chaudes...

      Résumer 68 à Cohn-Bendit et à tous ces aspirants chefs qui n’avaient comme but que d’être des dirigeants c’est faire bien peu de cas de ce que fut réellement 68... Les médias nous bassinent avec cette frange de parvenus pour faire oublier que le vrai héros de Mai 68 c’est le peuple en grève générale et soulevé contre ses exploiteurs.

      Vivement un nouveau 68 qui ne soit pas défait...


      • rastapopulo rastapopulo 4 décembre 2010 22:37

        1° - En 73, privatisation de la Banque de France (dont la direction avait été récupéré au anglosaxon à la libération après les magouilles avec Franco qui avait favoriser Hitler) dans l’indifférence générale !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

        2° - En 83, annulation du Glass Steagall (commun aux USA, à la France et à la Belgique pendant pendant 30 ans pour empêcher un nouveau 29 et les to bog to faill)

        Combien de 68tards comprennent ce que je dis ?

        Voilà pour les grands combattants des fascismes... de la blague !

        Donnez moi un seul slogan de 68 sur la finance alors que son rôle dans le financement des régimes autoritaires, qu’ils soient bolchéviques (avec la Guranaty Trust) ou fascistes (avec Warburg et Morgan par ailleurs membre du conseil sioniste admirez l’ambiguité), est factuel lui !

        RIEN

        Aillez au moins l’honnêté de le reconnaître. Les financiers anglo-saxons ont financé plein de révolution avant pour que la finance du pays en question leur revienne.

        En quoi 68 fait exception SVP ?


      • jaja jaja 4 décembre 2010 22:58

        l y avait en 68 un slogan et une affiche "Contre la Finance Résistance"... Vous vouliez un slogan en voila un ! Par ailleurs le feu fut mis à la Bourse de Paris.... C’est pas beau ça ?

        Pour ce qui est de l’avenir des banques une seule solution leur socialisation et leur regroupement en un pôle bancaire unique et de service public, après expropriation des gros actionnaires...

        Ca vous va ?


      • jaja jaja 4 décembre 2010 23:19

        Je n’ai pas parlé de nationalisation (qui en régime capitaliste ne change pas fondamentalement la donne, les gros actionnaires continuant de se goberger) mais de socialisation c’est-à-dire que les banques travailleront sous le contrôle de leurs salariés et de la population et au profit de tous, après expropriation totale des gros actionnaires.

        Liée à la socialisation de tous les moyens de production crédits et investissements seront à la disposition de la collectivité toute entière et non à plus celle des actionnaires capitalistes.

        Rien à voir avec ce que fut le Crédit Lyonnais


      • rastapopulo rastapopulo 4 décembre 2010 23:29

        Je suis toujours content d’avoir des précision mais force est de constater que :

        - nationaliser la banque centrale est suffisant. Il suffit de donner un avantage au publique pour assumer ses missions de longt terme et le reste suivra. Je n’ai rien contre les banque publiques puisqu’en Belgique la CGER (publique) était un bijoux avec le Glass Steagall dans ses veines alors que 10 ans après son rachat par fortis (privé) elle ne valaient plus rien. C’est donc le contre-exemple du crédit lyonnais (ancien compagnie des indes impérialistes dans l’esprit ceci dit...)

        - surtout que ces slogans n’ont jamais été repris. Bruler les bourses et 4 ans après privatiser la banque centrale ? Je me demande où est la mesure la dedans.


      • rastapopulo rastapopulo 4 décembre 2010 23:33

        En plus je voudrais pas dire mais comment adhérer à un mouvement qui vénère Trotsky, Marx et Lenine mais ne sait même pas qu’ils ont tous été aidé par les financiers anglosaxons.

        Est ce que le Che savait que Morgan était derrière le bolchévisme autoritaire qui a écrasé la branche parlementaire du bolchévisme ? 


      • jaja jaja 4 décembre 2010 23:50

        Parce que vous ne voulez pas voir que l’URSS n’était qu’un capitalisme d’État où la production devait avant tout satisfaire les besoins de la Nomenklatura, cette nouvelle classe exploiteuse et au premier chef son besoin de puissance pour la « patrie soviétique ».

        Industrie militaire, bombe atomique, exploration spatiale etc... De grandes réussites industrielles et techniques....les besoins des Moujiks cette Nomenklatura s’en foutait pas mal....


      • jaja jaja 5 décembre 2010 00:01

        Je note que vous n’avez rien contre les banques privées. Moi si !

        Par ailleurs je ne me réclame ni de Marx, ni de trotsky et encore moins de Lénine. Vous extrapolez beaucoup... Beaucoup trop.
         


      • jaja jaja 5 décembre 2010 00:02

        Post ci-dessus pour Rastopopulo...


      • rastapopulo rastapopulo 5 décembre 2010 00:50

        Bah que j’aime ou non les banquiers n’est pas la question. C’est comme dire j’aime ou pas m’habiller. Tout dépend de ce qu’il y a derrière.

        Si les banquiers n’étaient pas favorisé dés le départ face aux nations citoyennes par la création monétaire privé de banque centrale pseudo-indépendante et en plus ne mélangeait pas les investissements à risque et les dépôts pour forcer l’intervention du contribuable je n’aurai rien contre eux.

        Quand à Roosevelt, sans lui jamais les USA ne ce serait relever de 29 et nous ne serions pas en train de discuter philo. C’était même pire en 32 qu’en 29. Et pour la grande histoire, Oblabla a fait exactement le contraire de Roosevelt.


      • bob 4 décembre 2010 12:22

        @ jaja,

        Le gros problème c’est que la lutte des classes existe depuis la nuit des temps, mai 68 et les bobos hargneux qui ont manifesté « contre le pouvoir » ( alors qu’ILS étaient le pouvoir) ont confisqué ce mouvement, torpillé le parti communiste, pris le pouvoir sur le dos du reste de la société et sont devenus plus corrompus que les collaborateurs de l’occupation. Regardez le résultat plutôt que les souvenirs.
        Chacun a repris le travail : vous à l’usine, eux dans leur bureau avec un salaire que vous ne verrez jamais.

        PS : les médias n’ont que faire du peuple.


        • jaja jaja 4 décembre 2010 13:01

          Le résultat c’est celui que chaque mouvement populaire connait jusqu’à aujourd’hui.

          Ceux qui se mettent en avant, les « chefs » n’ont comme but final que celui de diriger et avec le temps et l’habitude qu’ils ont de prendre des décisions au nom de leurs mandants ils oublient rapidement ce qui motivait leurs révolte de jeunesse, bien assis qu’ils sont dans leurs nouvelles vies. De plus ils sont seuls à connaître tous les petits et grands secrets de l’organisation donc les seuls à pouvoir prendre des décisions en toute connaissance de cause. L’adhérent de base lui se contentant de choisir épisodiquement entre les « chefs » proposés, sans toujours bien savoir pourquoi Untel plutôt qu’Untel...

          Respectés voire adulés par une masse qui leur confie tous les rouages de l’organisation les « chefs », avec le temps, sont alors bien loin des préoccupations de la masse qu’ils sont censés représenter. Pour eux, toujours à la merci des rebuffades des autres « chefs », les questions de rivalité interne et de pouvoir prennent le pas sur toute autre considération.

          C’est ainsi que nait l’oligarchie au sein de toute organisation humaine. Celle-ci se détache de plus en plus de la masse. Certains disent que c’est inéluctable.

          Je pense quand à moi que pour combattre cette tendance lourde seule la démocratie directe, basée sur une réelle connaissance des enjeux de toute prise de décision, donc après une campagne ou chacun doit faire l’effort de se forger une opinion avant de se prononcer, est la seule solution...

          Voila, croyez-vous, Bob, que je hais moins que vous ceux qui ont trahis l’esprit même de Mai 68 ?


        • bob 4 décembre 2010 16:09

          @ jaja,

          Je pense qu’il est important de savoir écarter les gens indignes de la confiance que l’on place en eux dès lors qu’ils doivent mener un groupe. Ainsi, les responsables de mai 68 ainsi que leurs laquais devraient ètre tributaire des conséquences de leurs actes ( que ce soit politiquement ou pécunièrement).


        • Bodhi 4 décembre 2010 14:00


          Etre contre les frontières c’est être contre l’entrave à la liberté de circulation, contre l’appartenance forcée à une conception politique autoritaire c’est la possibilité de pouvoir choisir sa vie. Cela ne donc pas dire un libre échange des marchandises à outrance avec les pays qui produisent à plus bas coûts. On peut être opposé aux frontières et avoir une conception localiste de l’économie et ne pas renier la culture du pays dans lequel on vit. Il est naturel que les habitants d’une région se protègent en priorité face à l’extérieur, leurs idées. C’est normalement la conception libertaire qui a traversée en partie de 1968.

          Ensuite vous partez du principe que la croissance apporte le bien-être et et celle des autres pays, parce qu’il n’y a plus de frontières économiques, détruit l’emploi.

          Avez vous oublié la critique qu’a fait la génération 68 du patronat, la conception libertaire qui voit le travail (celui non utile à l’individu et à la société) et plus particulièrement le salariat comme étant la cage qui empêche l’individu de s’émanciper ?

          Le bonheur ne vient pas, de la Croissance, du fait que ton patron puisse s’en foutre plein les poches en ne redistribuant qu’une partie de se qu’il a gagné avec ton travail. La Croissance n’est au plus qu’un coup de départ pour sortir de la misère de l’après guerre. Par ailleurs, il ne faut pas confondre Croissance et progrès technique...

          Le bonheur vient de la capacité qu’a chaque individu à exploiter ses capacités intellectuelles propres à leur maximum, de se sentir reconnu pour ce qu’il peut faire et non ce qu’il doit faire sous une contrainte autoritaire. C’est l’émancipation.

          C’est l’ autorité économique, c’est à dire le patron, qui délocalise, qui contraint, qui appauvri et non pas le fait qu’il n’y ait plus de frontières.

          Le fait est que si la structure de l’entreprise et que le rapport économique entre chaque entreprises de salariés était anti-autoritaire, alors il n’y aurait pas de raison à la délocalisation ni même à l’exploitation du salarié.


          C’est ça l’idée de 1968. Les vrais soixante-huitards ce sont ceux qui ne nous gouvernent pas aujourd’hui et non les parasites (habituels des mouvements sociaux) qui se sont reconvertis au drôle de mélange entre nationalcapitalisme et libéralisme.

          On peut critiquer Mai 68 sur pleins de points et notamment sur l’après 68, qui n’a finalement rien vu changé pour les exploités du capital et de la République , mais certainement pas sur les idées qu’il y avait derrière, vous ne les avez pas comprises.


          • bob 4 décembre 2010 16:12

            @ Bodhi,

            Les plus sadiques dictateurs ont toujours d’excellentes idées. Seul le résultat compte : les ex-68tards n’ont, pour l’instant ( 40 ans quand même), pas fait grand chose pour améliorer la société. En fait, les faits tendent à prouver le contraire.


          • rastapopulo rastapopulo 4 décembre 2010 23:09

            Mais le capital est derrière l’idéologie de 68 !!!!!!!

            La banque centrale était publique, la finance muselé par le Glass Steagall (donc jamais un nouveau 29 aurait du se produire) et l’inflation était redistributrice puisque les rentiers était défavorisés !!!!

            C’est pas rien comme même, non ?

            En plus, « le capital » est écrit pas Marx = un rentier qui n’a jamais travaillé, sucé les idées de gauches naissante des autres et trouvé refuge à Londres chez des impérialistes à la base du trou noir de la finance actuelle.

            Désolé, mais 68 me fait pensez au confrérie d’anarchiste basé à Londre. Un attenta par ci, un attentat par là,... et pouf des guerres chez les concurrents des britaniques (comme la 1° guerre mondiale pil poil sur le tracé de la ligne Berlin-Bagdad si c’est pas de la veine). Seulement l’anarchisme utilisé durant tout le 19° siècle, notamment chez l’ennemi US (Lincoln a évité 5 attentats d’anarchistes avant celui fatal), ne motivait pas assez les foules. Il fallait trouvé un autre mouvement a détourné. Ce sera les bolchéviques (dont la branche parlementaires était sponsorisé par l’Allemagne... la branche autoritaire par Morgan curieux de se baser sur eux comme références mais en terre anglosaxonne c’est normal !!!!). Puis avec la mort de Lenine assassiné par Stalline, les financiers perdent la Russie. D’un coup, les journaux de Wall Street ouvertement pro-bolchévique (Strotsky était reçu CHEZ Morgan) devienne anti-bolchévique. Donc en 26 Morgan donne 100 millions de $ (à l’époque !!!) à Mussolini et les banques de Wall Street commence a prêter 90% des investissements en bourses aux USA avant de se retirer en une fois en 29 pour qu’un freluquet puisse avec un minimum de fond monté un mouvement de soupe populaire en pleine récession....

            Heureusement le CNR, de Gaule et Roosevelt ont gagné pour nous redonné la banque centrale nationale et le Glass Steagall commun aux USA, à la France et à la belgique pendant 30 ans !!!

            Je veux bien comprendre certaine avancés de 68 mais ça c’est des faits d’une toute autre importance.

            Est ce que le CNR soutenait 68 ??? ça c’est LA question. J’en doute très très fort.


          • ddacoudre ddacoudre 4 décembre 2010 14:13

            bonjour samuel

            il est difficile de grandir, ton père comme d’autres avant lui sont devenus adulte avant l’heure, nous en trouvons même dans des société antiques ou dans la philosophie bouddhiste.

            il semble que cette faculté ne puisse en rien résister à nos atavismes que sont la xénophobie naturelle, et la construction de l’estime de soi indispensable à la formation du dominant.

            les taoïstes avaient compris cela et pensé que l’adulte est celui qui est capable d’une maitrise de ses impulsions et qui dispose d’une sage capacité de transgression.
             bien difficile mariage qui ne peut se concrétiser que lorsque le cerveau a été construit et solidement nourri de notre connaissance du monde nous incluant, dont tu rapportes quelques vérités observables.
            alors il vient un temps où il faut savoir désapprendre et déverrouiller nos constructions cérébrales de la même manière qu’il faut s’abstraire de la morale pour cerner ce quelles recouvrent.
            dans l’existence.
             il n’y a pas que des marches en avant et généralement ce n’est pas la masse du peuple qui donne l’impulsion mais une classe intellectuelle de tout horizon capable d’une interrogation que l’on trouve aussi bien chez les érudits que chez les moins nanti en tout que nous appelons alors le bon sens.

            les repères servent à clore le cerveau pour qu’il ne se détruise pas par l’incertitude, et l’humanisme sert ensuite à sortir de ce verrouillage pour désapprendre sans avoir peur de l’incertitude devant la masse monstrueuse d’infos qui nous assaille venant des autres ou du monde.

            le chemin vers la civilisation consiste à comprendre que notre singularité et le propre d’une espèce, dont la capacité cérébrale est un moyen d’éviter les confrontations intra espèce, car nous ne disposons pas pour cela d’atout inné

            nous développons un esprit de clan et non d’espèce, avant que notre psychique ne nous conduise au fil des siècles par l’éducation à concevoir que le monde est un Tout difficile à saisir dans lequel nous sommes une espèce parmi tant d’autres.

            aussi se recroqueviller sur soi, ci ce n’est pas une anormalité ni une tare est une pause voire le produit d’une peur devant la difficulté que représente l’abandon de la xenophobie et la conquête de l’incertitude. il est bien évidant qu’il était plus difficile au bouddhiste et autre de saisir la réalité de l’espèce que nous aujourd’hui avec notre technologie. mais il semble toujours que notre incapacité à maitriser notre être nous effraie, alors l’on se resserre sur des critères rassurants nous permettant de saisir notre environnement à la porté de nos système émotionnels, tandis que l’espèce se saisi avec la reflexion.

            c’est donc par rapport à l’ouverture une régression, mais ceci ne veut pas dire que tout ce qui se fait au nom de l’ouverture au monde et à l’espèce soit bon si cette ouverture constitue une compétition destructrice comme nous le vivons. la peur ne nous sauvera pas car notre avenir est dans notre cerveau.


            http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=85399
            cordialement.

            cordialement


            • samuel * 4 décembre 2010 15:30

              La conclusion de mon texte est exactement ma réponse à vous aussi :

              "La différence entre mon père et moi, c’est que ses réponses ne sont déterminées que par de bonnes intentions, alors que les réponses que je cherche seront déterminées non seulement par ces bonnes intentions, mais aussi par un certain instinct de conservation de soi, et par une certaine perception du monde réel, dans tout ce qu’il a de contingent et déroutant."

              amicalement


            • ddacoudre ddacoudre 4 décembre 2010 16:00

              re samuel

              les bonnes intentions font partie de l’instinct de survie, la contradiction que tu y vois n’en est pas une, elles sont le produit d’une concentration humaine sur des territoires sédentarisés, et donc pour ne pas tomber dans le cloaque nous déterminons des dominants et la capacité d’altruisme fait parti intégrante de l’outil de survie, qu’il se décline à ton échelle ou celle de ton père.
              ce ’est qu’une question de degré. les Pigmés ne se poserons cette question qu’à la dimension de leur groupe dans un environnement qui ne les poussent pas à lutter pour la nourriture, comme nous,
              il y a une échelle de grandeur que nous pouvons sérier, la famille mono parentale, (la mère l’enfant car biologiquement rien ne vient corroborer que la famille soit un comportement inné déterminé)), ensuite celle enjoignant le père et les filiations, ensuite le clan,ou la communauté de famille restreint, puis le groupe, ensuite le peuple, puis les délimitations territoriales qui regroupe tous ces espace sociaux,
              les états, les nations, tous sur une même boule qu’est le monde et dont ils ne peuvent se séparer.
              si l’instinct de survie qui conduit à des confrontations pour une denrée rare ou par (fénéantise) se poursuit avec les armes dont nous disposons, cet instinct de survie deviendra mortel pour tous et même au delà.

              cord


            • bob 4 décembre 2010 17:50

              @ ddacoudre,

              Les étudiants de mai 68 sont devenu adulte avant l’heure ???
              Quelle société bouddhiste prône le mépris des ainés ainsi que la destruction de la société au profit de puissances étrangères ???
              De quel atavisme parlez-vous lorsque vous mentionnez la xénophobie naturelle ?
              Xénophobie de qui envers qui ?
              A quel âge peut-on prétendre tout détruire pour tout reconstruire selon des schémas ...plus anciens ( le maoisme si je ne m’abuse)
              Quels sont les personnes suffisement éclairées pour se permettre de mettre à bas une démocratie ???

              Pour info, le taoisme est une conception orientale basée sur le dogme de l’équilibre. En quoi la volonté de petits bourgeois attachés à leur confort voulant se farcir des petites dindes est-elle taoiste ?

              Les bonnes intentions ne font pas partie d’un instinct quelconque mais au contraire d’un protocole servant à optimiser la vie de chacun. Il s’agit d’une création artificielle et par conséquent très subjective. Quant à la sédentarité, cela est un mode de vie : les gitans et les yakoutes peuvent aussi avoir de bonnes intentions !!!


            • ddacoudre ddacoudre 4 décembre 2010 20:27

              Bonjour bob

               

              C’est une partie de la jeunesse qui se mobilise pour sortir les adultes de leur carcan, j’ai vécu 68 et je puis te garantir que ce ne sont pas les adultes courbés sur leur travail qui ont été les détonateurs, ils ont par la suite embrayer le pas, de la même manière que ce sont les jeunes qui ont fait reculé balladur en 1994 même si nous les avons aidé, j’ai suffisamment râlé en me plaignant qu’il était anormal que les adultes que nous étions, soient incapables de se mobiliser pour le futur de leur enfants. C’est ce qui c’est produit également en 68, alors nous pouvons dire que ces jeunes étaient adultes avant l’heure comme certains aujourd’hui.

               

              Aucune société bouddhiste ne prône le mépris elle jugule seulement le désirs source à leurs yeux de souffrance et si tous nous devenions moine bouddhiste la vie cesserait en totale contradiction avec ce que nous pouvons observer de la diversité du monde du vivant dans ses régularités, à moins de considérer que le bouddhisme constitue un élément de régulation voire le moyen d’un auto suicide d’une espèce dont la vie sur cette planète est compromise, de la même manière que d’autres ont pu disparaître. Mais soyons réaliste c’est plus nos armes nucléaires qui représentent ce risques

               

               

              Pour l’atavisme il s’agit de savoir que chacun d’entre nous ne voit l’autre comme un concourant ou un étranger en, dehors de l’accouplement et qu’il n’y a ni un sens inné déterministe de la famille ni celui du groupe, cet aptitude est aléatoire comme beaucoup de nos aptitudes, nous serions plus proche de l’ours que de nos cousins simiesques ou des meutes. N’avons-nous pas considérer que les noirs n’étaient pas des humains.

               

              Construire son psychique est essentiel pour qu’il soit adapté à l’environnement dans lequel il va vivre, ceci exclu l’interrogation et le doute, ensuite seulement il faut non détruire l’apprentissage reçus mais l’ouvrir à la compréhension des autres formes de construction psychique de par le monde qui correspondent à leur environnement.

              Notre plus grande capacité est l’adaptation un psychisme clos représente un risque pour celle-ci, c’est l’être bloqué, car la Nature éliminera ceux qui n’en sont pas dotés.

               Les personnes suffisamment éclairés pour mettre à bas les démocraties sont celles qui entretiennent les peuples dans l’ignorance et la peur, car ils se chercheront de manière naturelle un dominant. Et ce n’est pas parce que nous élirons « quinquénalement » nos tyrans que nous serons en démocratie.

               

              Oui le taoïsme et basé sur l’équilibre c’est la maitrise des impulsions et la sage transgression.

               

              Les bonnes intentions qui ne sont qu’un paradigme de l’altruisme maternel ou familial que nous avons développé par la culture comme tu le soulignes est partie intégrante de nos comportements, sans cela pour toute les espèces qui font usage de protection maternelle, il n’y aurait pas d’espérance de vie possible, nous ne sommes pas des œufs de tortue.

              Il faut s’enlever de l’esprit que nous sommes capable d’inventer des émotions ou des sentiments qui ne seraient pas une représentation cultive de comportements innés, et rien ne nous garantie en plus que la représentation culturelle que nous en avons faites soit une bonne chose. J’aurais quelques exemples à te donner mais ce serait fort long.

               

              Un seul, l’hédonisme dans les sociétés occidentales mais en danger la multiplication de l’espèce par une réduction de leur natalité, excuse moi de ne pas expliquer pourquoi, j’espère que tu comprends que ce serait long déjà que je le suis.

               

              Cordialement


            • rastapopulo rastapopulo 4 décembre 2010 23:13

              Encore un perdu qui pense qu’il avait tout compris même des années après.


            • Wykaaa 4 décembre 2010 14:42

              Bien sûr que beaucoup ont trahi mai 68, Con-Bandit le premier mais comme votre père, j’avais 20 ans en 68 et j’étais étudiant à Jussieu. Le profil type du « soixante-huitard ». Ce dont je me souviens avec le plus d’acuité est la dénonciation que nous faisions de la « société de consommation ». Les ouvriers nous le reprochaient d’ailleurs en disant que nous en profitions et que eux souhaitaient également en profiter. Hélas, toutes nos prédictions se sont avérées vraies car nous y sommes en plein (enfin, nous y étions) dans la « société de consommation » et tous ses méfaits sautent aujourd’hui aux yeux. Tout ce que nous, les étudiants d’alors, dénoncions s’est avéré vrai. Les communistes disaient alors que le plus grand danger était les « gauchistes », ce en quoi ils se trompaient comme ils se sont toujours trompé. Le plus grand des dangers était et est toujours la « réaction », les ultralibéraux, les financiers, les banques (qu’il faut effectivement vider, ce qu’on disait déjà en 68). Beaucoup des idées de mai 68 ont été oubliées et/ou déformées. Les jeunes d’aujourd’hui ne peuvent en avoir qu’une vision tronquée voire totalement fausse.
              VIVE MAI 68 !


              • bob 4 décembre 2010 17:56

                Et finalement, les 68tards sont devenus l’archétype du consommateur avec tout le matérialisme qui va avec. Les ouvriers avaient raison : ils savaient que vous reviendriez les dominer avec des techniques de management à la pointe pour une ère de coercition plus importante. L’avènement de mai 68 a enterré le paternalisme patronale au profit du management brutal américain. Regardez les conséquences sur l’emploi.
                S’il est vrai que le plus grand danger sont les grands financiers, un autre danger tout aussi omniprésent sont ces gens qui manifestaient contre la société de consommation et qui en sont devenus les laquais.

                Les jeunes d’aujourd’hui voient le résultat de mai 68 et non pas le bla bla resservi si souvent et qui s’est avéré creux avec les faits.


              • Deneb Deneb 4 décembre 2010 16:19

                Le pire échec d’une ’education est de voir son fils devenir un facho.

                L’humanité c’est abstrait, la nation c’est du concret ?

                L’internet, c’est de l’abstrait, alors ? Il y a juste les trucs en .fr qui vaillent ?

                Va te coucher, petit,va, quand tu seras grand, tu comprendras


                • samuel * 4 décembre 2010 16:35

                   Le corps social auquel tu appartiens, ce sont des gens qui sont engagés envers toi, et envers lesquels tu es engagé, sur la base d’un contrat social. C’est de l’appartenance à un corps social que tu retires la force qui te permets de ne pas être écrasé comme dans une jungle. Mais si tu ne te coordonnes pas avec le corps social auquel tu appartiens, alors celui-ci se désintègrera, tu seras seul, malheureux et vulnérable, comme prévu par le projet ultra-libéral.

                   Que tous les hommes du monde forment un même peuple, je n’ai rien contre. Personnellement je souhaite surtout à chaque homme de vivre dans une société prospère, et de pouvoir participer, démocratiquement, au contrôle de la société dans laquelle il vit. Pour cela il n’y a pas besoin que tous les hommes du monde forment un unique peuple. Et plusieurs peuples peuvent avoir de l’estime les uns pour les autres.

                   Je n’ai rien contre le fait que tous les hommes du monde forment un même peuple, mais concrètement, tu ne crois pas que dans l’immédiat, ça risque d’être difficile ? Outre les différences culturelles, il y a divers régimes politiques, USA, Chine, Russie, etc... qui risquent de ne pas avoir très envie de disparaitre en fusionnant dans un même Etat mondial.

                   Donc le corps social auquel tu appartient vraiment, et au controle duquel tu peux participer democratiquement, concretement, c’est la société française. Je ne dis pas ça parce que je veux qu’il en soit ainsi, mais juste parce que ça me parait vrai.

                   


                • rastapopulo rastapopulo 4 décembre 2010 23:22

                  Annuler Le Glass Steagall qui empêchait un nouveau 29 est facho ! (UE en 83)

                  Reprivatisé la banque centrale est facho ! (résultat de 68 indifférence général en 73)

                  Donc je résume, vous réduisez le faschisme a une abstraction sans cause financière donc vous voulez au CNR ce qu’est le facsisme...

                  Triste à mourir.

                  Et en plus content que les massmédia soient superficielles et ne parle jamais de 29 comme cause du fascisme.

                  Le CNR serait content à ton avis hein ?


                • Deneb Deneb 5 décembre 2010 08:03

                  « ...le corps social auquel tu appartiens... »

                  je n’appartiens à personne, surtout pas à cette démagogie poussiéreuse.


                • samuel * 6 décembre 2010 01:14


                   Et j’imagine que tu ne dois à rien ni personne le fait de ne pas être un esclave, doux inconscient !


                • Deneb Deneb 6 décembre 2010 05:59

                  <Les humains naissent libres, parait-il.


                • samuel * 6 décembre 2010 12:39


                   Ah deneb ! « Les humains naissent libres », vous savez bien que c’est quelque chose qui a été proclamé par une société qui prétendait offrir la liberté à ceux qui naitraient en son sein.

                   Ce n’est certainement pas un constat, car les humains sont nés tout nus et tout seuls dans la nature, et ils se sont regroupés en corps sociaux, pour se libérer des forces de la nature et de la loi du plus fort.


                • Deneb Deneb 6 décembre 2010 13:31

                  On ne peut malheureusement compter que sur soi-même pour s’« offrir la liberté » comme vous dites.


                • samuel * 6 décembre 2010 17:28


                   Deneb,

                   vous parlez comme un homme qui a voyagé aux quatre coins du monde et qui a fraternisé avec tous les hommes qu’il a rencontrés, homme solitaire qui a cheminé librement sur toutes le routes, sa guitare sous le bras.
                   bref il y a quelque chose en vous qui m’échappe sûrement...


                • Deneb Deneb 7 décembre 2010 06:56

                  Pour les 4 coins du monde et la guitare vous n’avez pas tort, mais ça date un peu. Si mon parcours vous intéresse, je le décris ici pour mon ami Ariane.


                • samuel * 8 décembre 2010 00:22


                   En effet on peut dire que vous vous êtes créé par vous même.
                   
                   Allez je n’essaie pas de vous amadouer, vous savez trop bien que le diable lui-même peut se montrer aimable.


                • Deneb Deneb 8 décembre 2010 05:32

                  Au plaisir. Et soyez indulgeant avec le paternel, tout de même...


                • Deneb Deneb 4 décembre 2010 16:27

                  "Je souhaite donc qu’on s’attache à nouveau aux notions de peuple et de nation, et je souhaite défendre ces notions face a ceux qui les trouvent égoïstes."

                  Ce n’est pas particulièrement égoïste, c’est juste très con


                  • joelim joelim 4 décembre 2010 19:13

                    Bonne question d’Amaury. 

                    Il semblerait que, pour Deneb, il faille nier la notion de peuple. Sinon on est un facho.

                    On peut remarquer que nier la légitimité des peuples à se gouverner eux-mêmes, est une façon commode d’autoriser les pouvoirs politiques ou financiers belliqueux à piller impunément les terres des autres (ex : Brésil, etc., en fait partout où il y a des matières premières). 

                    Si j’étais richissime pétrolier je vous acclamerais, Deneb.

                  • rastapopulo rastapopulo 4 décembre 2010 23:23

                    Donc le CNR est « con » d’après tes propre mots.

                    L’école de pensée anglosaxonne est magnifique.

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