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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Moralisons nos élus : permis à point de diriger

Moralisons nos élus : permis à point de diriger

Alors que le monde de l’illusion nous plonge dans un paradoxe parfait où notre propre langage ne sert plus qu’à l’élaboration du mensonge, il est venu le temps où l’humanité se doit de contrôler l’honnêteté de ses dirigeants pour l’avènement d’un vrai nouveau monde. Pour cela l’humanité doit prendre conscience de l’urgence et de la nécessité de changer radicalement les mentalités des hommes politiques. L’instauration d’un permis à point pour les élus de tout ordre est primordial. Et la bonne fonction de nos élus et de nos représentants doit être soumis à l’avis du pouvoir souverain via des moyens de communications et de recueil d’opinion. Pour inciter la propagation de cette idée révolutionnaire je crée ce groupe afin que puisse mûrir en chacun de nous une vision prometteuse d’un rééquilibrage entre pouvoir exécutif et pouvoir souverain. La force de pouvoir changer le monde est en nous, notre pensée créatrice est notre ultime arme pacifique.

Afin d’éradiquer les abus de pouvoir, la corruption, l’omerta et pour rétablir le cinquième pouvoir il faut moraliser et réguler les tendances vénales des hommes dirigeants en redéfinissant notamment la démocratie.

Car chaque individu, quel qu’il soit, désirant participer à l’amélioration de la société doit pouvoir exprimer son opinion de manière quotidienne s’il le souhaite. Chaque petit grain de sable que nous sommes est en droit de réclamer que son opinion et son point de vue soient comptabilisés. Pour cela une centrale de collecte se doit de la recueillir et de l’intégrer à ses résultats. Aujourd’hui les instituts de sondages sont les seuls à contrôler l’opinion publique. Une réforme de ces instituts serait nécessaire mais semble presque impossible. C’est pour cela qu’une Bourse de l’Opinion doit être mise en place afin de collecter la totalité des opinions qui souhaitent s’exprimer. Une chaine publique doit pouvoir voir le jour pour mettre en scène les protagonistes de nos projets de société afin qu’ils mesurent leurs arguments face à l’opinion publique. Imaginez par exemple que la famille Tib**i condamnée par la Justice à une inéligibilité provisoire soit par La Bourse de l’Opinion amenée à perdre la totalité de ses points. Et bien la famille Ti***i, pour avoir violé la démocratie et falsifié des bulletins de votes se verrait dès lors détroussée à vie de son droit d’exercer une fonction publique.

Si nous nous devons de Moraliser le capitalisme alors nous nous devons sans plus tarder de moraliser nos hommes politiques ! 

A suivre : appel à un référendum d’initiative populaire (et parlementaire) pour l’instauration d’un permis à point pour les élus de tout ordre.
 

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34 réactions à cet article    


  • Rounga l’incroyable Roungalashinga 24 août 2009 09:51

    Mais enfin vous êtes complétement fou : en 3 semaines il n’y aurait plus personne pour nous diriger !


    • lucien bomberger marduk from nibiru 24 août 2009 11:39

      Lorsque l’alcool fut autorisé à la vente croyez-vous que le pays c’est dit qu’il n’y aurait plus personne en état de travailler le lendemain d’une cuite.
      Des citoyens plein de bonne foi et d’intention sont là pour éventuellement effectuer une mission dans l’intérêt de notre société. Bon nombre ne sont pas uniquement attirés par la soif du pouvoir ni par un plan de carrière de fortune. Et je vous l’assure il y a certainement des hommes et des femmes de confiance qui garderaient le cap de leur mission comme personne sans même jamais s’improviser comme être le seul capitaine à bord d’un navire mais juste comme de simple matelot à l’écoute constante de l’opinion publique.
      (Si vous considérez que je suis complètement fou soyez rassurer je le suis un comme tout le monde, mais j’ai le mérite d’apprivoiser cette folie pour ne porter atteinte à personne. smiley)


    • pierrarnard 24 août 2009 10:09

      Ce permis existe, il s’appelle les élections.....
      Il suffirait simplement de ne pas revoter pour les élus qui ont fait de menues erreurs, au lieu de les réélire en triomphe dès qu’ils sortent de tôle.....


      • lucien bomberger marduk from nibiru 24 août 2009 11:29

        Les élections seraient légitimes si toutefois il y avait un choix réel de programmes.
        Les effets d’annonces plongent les électeurs dans l’indignation lorsque, et c’est systématique, le retournement de veste s’effectue dès le début du mandat.
        Le mode de scrutin au suffrage universel serait aussi une bonne application de la démocratie sauf que :
        1- Aucun débat politique ne permet de mesurer l’accueil de l’opinion publique vis à vis de l’argumentaire des protagonistes ce qui entraine un doute rédhibitoire pour la confiance.
        2- Le manichéisme règne notamment sur les possibilités de pouvoir exprimer son vote, c’est soit oui à 100% soit non à 100% soit « aurevoir, merci et à la prochaine élection m’sieurs dames ».
        Non devrions pouvoir voter pour des programmes au lieu de d’encourager la starification d’un personnage (aux ambitions volatiles) qui selon l’idée que je me fais d’un tel représentant du peuple doit exécuter les souhaits de la volonté générale.


      • Arnes Arnes 24 août 2009 11:10

        Je propose par ailleurs une offensive citoyenne contre le cumul des mandats. Cette anomalie franchouillarde n’a aucune chance d’être corrigée par la loi, nos chers (à tous les sens du terme) élus y sont trop attachés.
        Ma proposition est qu’on généralise le titre de cumulard pour tous les élus le justifiant.
        Ainsi, au lieu de citer le « député-maire Noel Mamere », parler plutot du « Cumulard Noel Mamere. Plutot que »députe maire president du groupe UMP avocat J F Coppe« employer »Cumulard J F Coppé« , ou en l’occurence »Super Cumulard J F Coppé". Si les journalistes sérieux et la plupart des citoyens utilisent couramment cet adjectif mérité, peut etre arriverons nous à faire changer ces moeurs qui empechent l’emergence de nouveaux talents et relativisent dans notre pays la démocratie élective.


        • bernard29 bernard29 24 août 2009 12:44

          Bravo, je suis d’accord sur cette idée de faire précéder systématiquement, le nom d’un élu multiple , du qualificatif « cumulard ». Si tout le monde s’y mettait ce serait assez payant à la longue.  trés bonne initiative citoyenne. je tâcherai de m’en souvenir.


        • Defrance Defrance 24 août 2009 12:11

          Je suis parfaitement d’accord, j’ai même soumis un article , refusé de parution lorsque Busserau a annoncé une nouvelle etape au sujet des eces de vitesse mineurs ( Busserau, tu t’es vu quand tu as bu !) .
           Cet Expertocrate a eu le toupet de declarait que si il laissait une marge de quelques kilometre/heure les automobilistes S’AMUSERAIENT a depasser la vitesse !
           Je demande personnlement a instaurer non seulement un permi a point, mais un alcotest couplé avec le bouton de vote !
          La conduite de l’etat est NETTEMENT plus dangereuse que la conduite d’une automobile, les decision ne doivent pas etre prise sous l’empire de l’alcool ou autres stupefiants !
           De plus il serait tres utile de creer un site Web qui permettrai a chaque citoyen d’avoir acces a tous les votes des deputés et senateur. Ce site pourrait etre consulté en permanence et surtout avant chaque elections .


          • lucien bomberger marduk from nibiru 24 août 2009 13:19

            « La conduite de l’etat est NETTEMENT plus dangereuse que la conduite d’une automobile »
            « De plus il serait tres utile de creer un site Web qui permettrai a chaque citoyen d’avoir acces a tous les votes des deputés et senateur. Ce site pourrait etre consulté en permanence et surtout avant chaque elections ».*
            Je suis tout à fait d’accord avec vous.
            Maintenant reste à savoir selon quel critères et quelle morale ! Combien de points de départ. Les points seront -ils irrécupérables ? Un programme de moralisation dans l’humanitaire et les versements des salaires à vie à une cause humanitaire ?
            Il faut imaginer et construire notre avenir. Merci pour votre participation.


          • GB 24 août 2009 13:01

            On a les élus qu’on mérite.
            En France, même condamnés pour malversations, des maires, des députés se représentent et sont élus.
            En Grandes-Bretagne des ministres ont avoué s’être servis de fonds publics pour des achats personnels, peu importants.
            En France, pas question de justifier quoi ce soit. Les élus considèrent avoir tous les droits obtenus avec l’assentiment passif des électeurs.


            • HASSELMANN 24 août 2009 13:18

              je lis :« ce permis existe le droit de vote.. » et oui, c’est donc un permis de voter qu’il faudrait instaurer.
              Non pas CENSITAIRE, mais CITOYEN, avec un minimum de pédagogie préalable et d’instruction civique.
              sans aller jusque là, revenez a la réalité, NON CUMUL DE CERTAINS MANDATS, NON LONGEVITE POLITIQUE DANS LE MËME MANDAT, CANTONNEMENT DRASTIQUE DES INDEMNITES, ET VERITABLE STATUT DE L’ELU.
              C’est la croisade de LIBR’ACTEURS (
              www.libracteurs.fr), nous préparons un manifeste dans ce sens pour les régionales, un opuscule de synthése, et nous mettons la derniere main a « l’hymne des cumulards », qui sera sans doute entonné, devant l’assemblée nationale, le sénat, et les Conseils régionaux.
              Vous connaissez les « associations sans but lucratif »qui devinnent avec le temps « lucratives sans but », c’est idem pour les PARTIS POLITIQUES (ethymologiquement groupe de personnes, qui entendent administrer la CITE suivant un programme), aujourd’hui c’est uniquement des POLITIQUES DE PARTIS (groupe d’aparatchiks qui se préoccupent uniquement d’alliances pour rester dans l’assiette au beurre.
              Voulez vous me dire a quoi ressemble un PS allié a un PCF et a un MODEM, plus un quota de VERTS , pour qui en 2012 ? et pourquoi au niveau du cioyoyen.


              • lucien bomberger marduk from nibiru 24 août 2009 13:37

                Je comprends bien où vous voulez en venir. Mais en l’occurence l’idée est aussi de « contrôler » après obtention du mandat les dérives vénales des élus. Et les statuts ne peuvent à eux seuls mesurer les écarts au cours du mandat. Il faut une structure citoyenne qui fasse office de vigile et réprimande les erreurs de cap.


                • bernard29 bernard29 24 août 2009 13:44

                  Pour contrôler les élus , il suffit de durcir la réglementation sur les inéligibilités, et rendre la justice indépendante. Pour le reste il y a les élections.

                  Votre proposition de permis à point est totalement dangereuse. Qui va décider des points à enlever ? les sondages  ? les pétitions citoyennes sur internet ? ça ne tient pas debout.


                • lucien bomberger marduk from nibiru 24 août 2009 15:10

                  Approximativement :
                  L’idée serait d’instaurer un code de conduite qui pénaliserait les contrevenants en 2 temps. Le premier sur décision de justice en parution immédiate et le second à l’appréciation d’un vote sanction de l’opinion publique pour y ajouter un coefficient plus ou moins sévère ou indulgent.
                  Par exemple sur décision de justice l’élu se voit condamné à la perte de 6 points sur son permis de diriger suite à la ratification d’un traité préalablement rejeter par référundum (je suis sûr que vous voyez). Ecopant ainsi, si son capital est de 12 points et ce toujours à titre d’exemple, de la perte de la moitié de son capital de départ. Soumise à l’avis de l’opinion publique, sa faute est ensuite réprimander d’une manière plus ou moins sévère par un vote sanction durant une émission de télé réalité grâce à laquelle il pourra mesurer l’évolution de sa côte de popularité et l’accueil de son erreur. Si la jauge parvient à finir dans le rouge avec par ex 65% d’opinion défavorable alors sa peine (ses points perdus) sera allourdie. Si l’opinion publique décide qu’il y a moindre mal alors il perdra moins de points.
                  L’idée n’est pas de substiuer la justice à l’approbation populaire, mais d’un côté criminaliser les violeurs de la démocratie et d’un autre faire rentrer les citoyens dans un programme (cher à l’UMP et c’est un comble) d’individualisation et de responsabilisation.
                  Il n’y a pas de raisons que nous soit réservé pour les siècles avenir des irresponsables comme nous en avons déjà connus. La démocratie participative c’est aussi le droit aux citoyens de pouvoir manifester leurs opinions depuis chez eux et non dans la rue. C’est une façon pacifique d’éviter les émeutes, et les manifestations. Et c’est la seule et unique manière d’avoir des chefs d’état qui consultent le peuple (averti et non lobotomisé comme aiment à le penser certains) de façon régulière et non 1 fois tous les cinq ans, et ce en respectant leur vote.


                • bernard29 bernard29 24 août 2009 15:32

                  Donc , vous contestez les décisions de justice... C’est ce que votre message laisse entendre..


                • lucien bomberger marduk from nibiru 24 août 2009 15:44

                  Pour reprendre l’exemple de la famille Tiberi qui n’écope qu’une peine d’un an d’inéligibilité pour avoir trafiquer des bulletins de vote en masse, alors oui je conteste cette décision de justice. Les violeur de la démocratie doivent être sévèrement puni et ne doivent plus se retrouver sur la scène politique. 
                  Et il y a hélas plein d’autre exemple. 


                • bernard29 bernard29 24 août 2009 17:45

                  Donc votre projet répond à des exemples conjoncturels et non à un projet démocratique.


                • franc 24 août 2009 16:28

                  Platon a déjà préconisé un permis de diriger mais non pas à point mais suite à un examen après une éducation suivie de près depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte et une sélection extrêment rigoureuse pour répérer les personnes compétentes ,honnêtes et vertueuses,ayant le sens du bien public, conformes à la vocation de gouvernant ------------------------d’après lui uniquement les personnes ayant atteint un haut niveau pour ne pas dire le sommet ,de connaissance ,de conscience et de performance sur tous les domaines,aussi bien corporelle ,intellectuelle et spirituelle , qui lui permet d’acquérir le titre de sage ou de philosophe suite à une sélection extrêment rigoureuse pourront gouverner un pays ou diriger la société humaine (La République)

                  ceci dit pour améliorer la démocratie actuelle ,il faudrait aussi comme l’indique Hasselman établir un permi de voter pour les citoyens 

                   
                  j’ajoute qu’en plus il faudrait envisager de diminuer drastiquement le nombre de parlementaires ,le diviser par dix ,au lieu de 500 ,50 députés suffisent largement ,ou un député et un sénateur par département

                  j’irais encore plus loin je me demande s’il ne faut pas supprimer carrément les postes de ministres ou envisager une réforme radicale de leur mandat ,de leur mode de fonctionnement ---------------------------un président compétent et de grande autorité qui préside et fixe les grandes orientations politiques comme le représente De Gaule ,et un premier ministre qui applique ces grandes orientations, aidé de conseillers spéciaux ad hoc consultés temporairement c’est à dire nommés pour un temps limité à la réalisation du projet de loi ou de réglement en question------------------le premier ministre est donc aussi un superministre qui remplace tous les ministres,ce qui a l’avantage de supprimer toutes les lois et réglement inutiles voire nuisibles que chaque ministre se croit être dans l’obligation d’en établir et accoler son nom pour se dire qu’il est utile à son poste et mériter son salaire ,d’où une grande économie de temps et de l’argent---------------------un autre avantage est que le superministre est le grand décisionnaire et le grand responsable de tous les projets de lois ,ce qui donne plus de lisibilité et de cohérence

                  le parlement est là pour voter les lois et faire éventuellement des amendements ---------------------le Conseil Constitutionnel,lui même restreint à quelques membres ,3 ou 5,et composés de grands sages ou philosophes d’âges avancés ayant acquis de grandes expériences tandis que le Président de la République est plutôt jeune pour être dynamique ,innovateur et audacieux


                  • lucien bomberger marduk from nibiru 24 août 2009 23:09

                    Bravo franc pour ces précisions mais aussi pour l’audace des réformes que vous envisageriez.

                     Il est toujours nécessaire et plaisant d’apprendre que bien avant nous de grands penseurs ont cherché à résoudre les problèmes du monde que nous essayons encore d’améliorer de nos jours. Mais la démocratie, comme s’il en fallait toujours plus, n’a pas finie d’être remise en doute tant qu’elle n’aura pas revêtue toutes ses différentes formes jusqu’à en inventer de nouvelles,et ce au fil des nécessités... notamment conjoncturelles.
                     
                    Je suis d’accord avec vous bien sûr sur le fait qu’il faille un permis de voter pour plusieurs bonnes raisons. Mais il me semble qu’il serait trop facile de croire simplement qu’un vote quel qu’il soit puisse être remis en doute dans sa démarche ou dans son exactitude. Même si le vote prend quelque fois l’allure d’une sanction, ou encore d’un jeu de bluff, il en est ainsi certainement déprécié du fait de sa rareté, de l’absence de choix réel de parti politique, et plus encore s’il en arrive à ce stade c’est qu’il est conditionné par l’ innéficacité volontaire et prouvée des candidats aux promesses perdues (mais au charisme souvent impeccable).

                    L’abstention est le fléau de la démocratie et voir que son taux atteint des records jusqu’à frôler la majorité il n’est pas besoin d’être médecin pour voir que la bête est malade et qu’elle souffre, qu’elle s’étouffe, qu’elle se meurt. A l’heure où nos « leaderships » prétendent nous assurer de leur confiance (la démocratie ne s’est jamais aussi bien portée) ils nous demande bien gentiement de garder la ceinture et les coudes serrés jusqu’à la prochaine éléction tandis que se consomme les richesses de la nation de manière ostentatoire. Nous priant presque de ne pas vivre l’indignation dans la rue car nous courrions le risque de la répression, la perte de salaire et au pire la perte de l’emploi, . Le peuple mécontent conscent à patienter mais n’acceptera jamais de restreindre sa parole qu’a de robotiques « oui-oui ». Les sondages cherchent tant bien que mal le remède soporifique en nous jetant en guise de poignée de sable des chiffres et de résultats approximatifs, pour ne pas dire truqués. S’il fallait d’ailleurs qu’ils nous démontrent encore (ces « instituts ») que l’opinion publique n’est pas si défavorable que le prétend la rumeur urbaine alors ils iraient peut-être jusqu’à demander de couper la retransmission des sifflets qui accueillent notre grand intérimaire en chef lors de ses apparitions... lumineuses. 

                     En ce qui concerne la réduction du budget de l’Etat vous avez de très bonnes idées.


                  • Ecométa Ecométa 26 août 2009 11:59

                    En ce qui concerne la réduction du budget de l’Etat et donc des impôts...

                    Je conseille à tous de regarder le budget de l’Etat, non pas celui qui est fourni avec la déclaration des revenus, mais celui dans lequel les charges apparaissent par « Nature de dépenses » et plus précisément le « Titre 6 » : dépenses d’intervention ; d’intervention purement économique de l’Etat qui représente pratiquement 41% du budget de l’Etat dans la Loi de f Finance en 2009, soit 149,5 Md€ sur un budget total de 368 Md€ ! C’est le poste de dépense le plus important dans le budget de l’Etat

                    Projet de loi de finance 2009

                    Titre 6.
                    Dépenses d’intervention :
                    149.505.699. 237 €

                    Transferts aux ménages : 33.433.681.794 €

                    Transferts aux entreprises : 73.751.674.245 €

                    Transferts aux collectivités territoriales : 24.234.487.021 €

                    Transferts aux autres collectivités : 17.807.056.177 €

                    Appels en garantie : 278.800.000 €

                    Contrairement à l’idée reçue ce sont les entreprises et non les particuliers, soit disant les assistés, qui reçoivent le plus

                    Les aides aux entreprises, au nom de l’emploi, s’élèvent à 24,5 milliards d’euros en 2004. Un record absolu car depuis leur apparition en 1973, et relativement stables dans les années 80 depuis 1991 elles ont été multipliées par de 40.

                    Pour autant le chômage est toujours aussi élevé ; à croire que ces subventions entretiennent le chômage au lieu de le faire baisser !

                    Il y a certainement des économies à faire en la matière et bien d’autres arbitrages à mettre en oeuvre que de donner de l’argent aux entreprises sans effet sur le chômage de masse ; et pendant ce temps là le capitalisme financier, qui détruit des emplois contrairement au capitalisme industriel, fait choux gras !


                  • HASSELMANN 24 août 2009 19:00

                    @Franc,
                    merci pour cette référence historique, a PLATON, lui et ARISTOTE savaient de quoi ils parlaient en matière de démocratie.
                    LIBR’ACTEURS a choisi ARISTOTE pour illustrer notre crédo « CHAQUE CITOYEN DOIT ËTRE TOUR A TOUR GOUVERNANT ET GOUVERNE ! »
                    C’est tout dire, mais impossible à l’échelle d’un pays.Il faut donc effectivement choisir ceux, qui paraissent les plus a mêmes de porter le mandat .Ce n’est pas une question de diplomes, ou d’ages, mais une capacité d’ethique de charisme et de leadership.
                    Vous devriez être frappé par les élus que l’on se donne, comment certaisn individus peuvent -ils briguer des mandats, le pire c’est qu’ils se croient investis d’une mission messianique.de fait il s’agit simplement de leur survie politique, ce qui explique les trahisons, les reniements, les ralliements pour un plat de lentilles, les mensonges ehontés et par les temps qui courent les alliances de la carpe et du lapin .
                    Nous avons de beaux exemples pour chaque typologie.
                    Les vraies pointures sont rares, mais une recherche systématique devrait permettre de repérer 1000 talents pour 2012, ce sera le theme de l’une de nos actions.
                    Bonne soirée.


                    • Ecométa Ecométa 26 août 2009 09:42

                      Effectivement, il est bon de rappeler, et même loin s’en faut, que nous n’avons pas inventé la « démocratie », que ce sont les philosophes de l’antiquité qui l’ont inventée ! On peut même dire qu’elle a mis un sacré bout de temps pour nous parvenir, pratiquement deux millénaires et demi, et pour en faire quoi, sinon une parodie de démocratie !

                      Deux points : le professionnalisme politique et le simplisme du processus démocratique !

                      - Il faut rompre avec le professionnalisme politique, limiter les mandats : un seul mandat et une seule fois pour une même fonction, entre les fonctions obligation de retourner à la vie civile ; c’est la meilleure façon de faire réellement fonctionner la démocratie : de faire en sorte que le dirigeant politique ne soit pas un peu trop à son aise et ainsi manipule facilement !

                      - Il faut complexifier le processus démocratique, en finir avec cette logique dichotomique et basique simpliste et crétine, en finir avec cette logique du tiers exclu ; et offrir ainsi la possibilité de voter blanc en signe de mécontentement au regard de ce qui est proposé comme programme politique, et, bien sûr tenir compte de ces votes blancs pour contraindre les hommes et femmes politiques, voire les partis,  à se remettre à l’ouvrage pour faire de meilleure propositions !

                      En plus je propose de faire inscrire l’éthique de Kant dans la « Constitution » ; elle devrait d’ailleurs figurer dans toute « Constitution Républicaine » digne de ce nom !

                      - Agis de telle sorte que la maxime de ton action puisse être érigée par ta volonté en une loi universelle » et non individuelle ou personnelle.

                      - Agis de telle sorte que tu traites l’humanité en toi-même et en autrui comme une fin et jamais comme un moyen ».

                      - Agis comme si tu étais législateur et sujet dans la « République » des volontés libres et raisonnables »

                      Une éthique qui devrait être la règle de conduite de tout individu ; à fortiori de tout « responsable », de tout dirigeant quel qu’il soit, qui, forcément, dans une société digne de ce nom, à une responsabilité qui dépasse sa seule fonction et sa seule personne !


                    • roquetbellesoreilles roquetbellesoreilles 24 août 2009 19:25

                      En attendant le permis à points de diriger, voici quelques outils pour patienter...

                      Mémoire politique

                      Députés godillots


                      • lucien bomberger marduk from nibiru 24 août 2009 23:10

                        Voici deux liens très intéressants. Merci.


                      • Ecométa Ecométa 25 août 2009 11:56

                        Un permis à points de diriger pour nos élus... L’idée est cocasse, amusante, juste à propos d’ailleurs, mais tout de même, et je suis persuadé que l’auteur de l’article le sait : l’idée est peu réaliste !

                        Par contre travailler fondamentalement, comme il le propose, au plan sociétal, réellement sociétal, le consensus sociétal relève de la démocratie, ceci en ce qui concerne la politique, ou encore l’économie, semble une bien meilleure idée ! De toute façon, n’oublions pas qu’ils font eux-mêmes les règles du jeu, et qu’i en faudrait bien plus pour les gêner, que de toute façon certains continueraient de diriger sans permis ! Leur malignité est telle qu’ils seraient même capables de mettre légalement en place un système de transfert de point entre ceux qui en ont et ceux qui en manquent : une bourse d’échange comme pour les droits de polluer ! Impensable pour le simple particulier cet échange de point de permis de conduire : faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais  !

                        Cette époque moderne au modernisme, paroxysme de modernité et plus simple modernité, cette époque du moyen pour le moyen, de l’efficacité pour l’efficacité, exclusivement technoscientiste du « comment sans le pourquoi » ; tellement obsédée, cette époque est persuadée que tout est affaire de moyen, de seul moyen, oubliant au bout du compte la « fin », la finalité des choses, leur « ontologie » avant tout humaine et non exclusivement technoscientiste !

                        Les difficultés auxquelles nous sommes confrontées, bien sûr celles environnementales, qui, visiblement, comme par une prise de conscience bien tardive, intéressent beaucoup ces deniers temps ; mais aussi et surtout celles sociétales, politique, économique, sociale, même démocratique et républicaine, qui, visiblement, comme par fatalisme systémique capitaliste, intéressent beaucoup moins : ces difficultés sont de nature bien plus fondamentales que ce que pensent assez généralement les gens. En tout cas, beaucoup plus que ce que pensent ces dirigeants de toute sorte, tellement omniscients (il faut dire qu’ils ont fait les études pour) et qui entendent nous diriger !

                        C’est un travail de fond, voire revenir au plan fondamental sur certaines choses pour lesquelles nous avons perdu toute forme d’entendement, de réelle compréhension : même redéfinir ces choses ! Qu’est-ce réellement que l’économie ? Qu’est-ce réellement qu’un système économique ?  Qu’est-ce réellement que la politique ? Qu’est-ce réellement que la démocratie ? Quand un navigateur sur la mer, ou un pilote dans les airs, est perdu, chose qui peut arriver, il convient de faire le point ; nous devons faire le point car nous ne sommes pas en train de nous perdre : nous sommes totalement perdus !

                        Nous devons nous mettre d’accord sur la « valeur d’usage » des choses, comme celle de l’économie, celle de la politique, celle de l’exercice démocratique, qui, visiblement n’est pas la même pour l’homme politique et l’économiste que pour l’individu lambda. L’économie comme la politique ont une valeur d’usage sociétale pour l’individu lambda, quand, pour l’économiste l’économie, ou pour le politique la politique, ont une valeur particulière, spéciale, spécialisée même, spécialisée au spécieux ! Quant à l’exercice démocratique, il devient, à posteriori, un alibi pour n’en faire, au plan doctrinal, qu’à leur tête !

                        La démocratie est un concept difficile, nécessaire en République, un concept complexe, facilement détournable d’autant plus qu’il est complexe ; il en va de même du processus, celui électoral démocratique. La complexité est telle en démocratie qu’une vigilance de chaque instant s’impose ! Si la politique pour le commun doit permettre de gérer les affaires publiques pour les hommes politiques ce seraient plutôt de favoriser les affaires privées, qui, d’après eux, ne peuvent que favoriser les affaires publiques ! Il y a les affaires privées qui ont leur raison d’être et les affaires publiques qui ont une autre raison d’être ; les deux ne sont pas opposable mais complémentaire, et réduire l’une à l’autre, le public au privé ou le privé au public relève d’une pure tartuferie politique : du plus pur sophisme et du plus pur cynisme ! Quelle dichotomie crétine, sans nul doute vielle résurgence de l’antédiluvienne lutte entre le bien et le mal, voire du plus récent manichéisme ; quel simplisme ! Privé et public sont complémentaires ; ce sont les deux faces d’une seule et même médaille : celle de la Nation société !

                        Contrairement à la simplicité, voire au simplisme, la complexité, et surtout prendre en compte cette complexité, demande, non seulement une très grande ouverture d’esprit, mais également une droiture d’esprit : de l’éthique, de l’altruisme, une ontologie, et une déontologie, bien sûr en conformité avec cette ontologie ; ceci de la part des hommes et femmes politiques mais également de la part du citoyen électeur ! En quelque sorte : nous avons les hommes et femmes politiques que nous méritons car nous ne nous interrogeons pas suffisamment ; en même temps, et je vous l’accorde volontiers, dans cette société de fuite en avant rationalo économico technoscientiste : tout est fait pour éviter la réflexion !

                        Nous agissons plus que nous réfléchissons : il nous faut inverser le processus et calmer le jeu !

                        http://metaecosystemie.blogspot.com


                        • lucien bomberger marduk from nibiru 25 août 2009 14:43

                          Votre pensée est profonde et votre réflexion à la sauce quantique n’est pas pour me déplaire : un bain mental bien épicé. Toutefois je ne comprends pas un certain fatalisme qui vous pousse à dire ce genre de phrase :
                          « De toute façon, n’oublions pas qu’ils font eux-mêmes les règles du jeu, et qu’il en faudrait bien plus pour les gêner, que de toute façon certains continueraient de diriger sans permis ! Leur malignité est telle qu’ils seraient même capables de mettre légalement en place un système de transfert de point entre ceux qui en ont et ceux qui en manquent : une bourse d’échange comme pour les droits de polluer ! »
                          Ma vision du quantique me laisse imaginer cette quantité énorme de vide, vide et pourtant matière nécessaire à l’équilibre du cosmos tel qu’il est. J’ai eu beau vouloir m’échapper d’une révélation loin du réalisme grégaire mais je persiste à croire, jusqu’à preuve du contraire, que ce vide quantique est la page blanche de nos possibilités. Possibilités infinies mais pourtant potentielles. Ce potentiel est bien notre esprit infini, machine à réflexion, usine à imagination. Il ne reste plus qu’à écrire quelquepart dans ce grand espace qui nous entoure nos souhaits les plus fous, ceux-mêmes qui semble si peu réalistes à nos contemporains, pour qu’ils prennent leur destination unique vers cette seule possibilité. La pensée créatrice je la résumerai simplement ainsi. Il n’y a plus qu’à nous reconsidérer dans le sidéral, pour que nous puissions être les maîtres de notre destinée. Nous pourrions tous devenir ceux qui se construisent eux-mêmes mais notre pensée s’étrique infiniment dans le carcan des limites. Car le savoir est occulté par notre ignorance, et cette ignorance est le programme favori de tout ce qui nous domine et nous gouverne dans la société. 
                          Croyez-moi cher ami, tout est possible, il suffit de l’imaginer. Et sa réalisation ne tardera pas à satisfaire les âmes de bonne volonté, celles dotées des qualités que vous glorifiez : altruisme, déontologie, éthique. 
                          La réflexion poussée qui ne sucite aucune action est aussi dangereuse qu’une action poussée sans réflexion. Le juste équilibre et le juste milieu sont des états vitaux à atteindre pour l’harmonie car qui s’écarte de cette loi universelle (qui tend à réunir les extrèmes de manière homogène) perd le sens même de l’harmonie et facilite par cette maladresse la perpétuation du chaos. 


                        • Ecométa Ecométa 26 août 2009 09:05

                          @marduk from nibiru

                          Vous dites : ... toutefois je ne comprends pas un certain fatalisme qui vous pousse à dire ce genre de phrase :

                          « De toute façon, n’oublions pas qu’ils font eux-mêmes les règles du jeu, et qu’il en faudrait bien plus pour les gêner, que de toute façon certains continueraient de diriger sans permis ! Leur malignité est telle qu’ils seraient même capables de mettre légalement en place un système de transfert de point entre ceux qui en ont et ceux qui en manquent : une bourse d’échange comme pour les droits de polluer ! »

                          Je ne suis pas fataliste mais réalistes, également optimiste par nature, ce qui n’empêche pas le réalisme ; je ne pense pas qu’au plan du réalisme cette facilité de détourner les chose, que possèdent les hommes politiques, relève d’une vue de l’esprit !

                          Entièrement d’accord sur le juste équilibre et le juste milieu qui sont des états vitaux à atteindre pour l’harmonie car qui s’écarte de cette loi universelle perd le sens même de l’harmonie et facilite par cette maladresse la perpétuation du chaos. Par contre pourriez-vous développer (qui tend à réunir les extrêmes de manière homogène) ; pour moi les extrêmes ne sont pas réconciliables, si on dit qu’ils se rejoignent c’est uniquement dans leur bêtise ! Ainsi, deux extrêmes : le cancre et le savant ! Si le cancre ne veut pas savoir c’est qu’il pense qu’il n’en a pas besoin ; quant au savant, persuadé de son savoir, souvent dogmatique, ne pouvant pas le remettre en question sans tout renier : sans se renier lui, son savoir et son dogme : il n’éprouve généralement pas, ce savant, le besoin de savoir d’avantage et surtout autrement ! C’est ainsi que cancre et savant, deux extrêmes, pour des raisons opposés se rejoignent dans leur ignorance ! Le savant, forcément scientifique, avec un savoir relevant de la « vérité pure scientifique » oublie que le savoir évolue : que les vérités scientifiques d’hier ne sont pas celles d’aujourd’hui, qui, elles-mêmes, ne seront pas celles de demain !

                          Quant à la « réflexion poussée qui ne suscite aucune action est aussi dangereuse qu’une action poussée sans réflexion ».

                          Aussi dangereuse : je ne pense pas disons qu’elle est surtout inutile ; mais diffuser cette réflexion poussée, la partager, est déjà de l’action !


                        • lucien bomberger marduk from nibiru 26 août 2009 10:22

                          En chacun de nous se représente l’univers. Le fou et le sage ne sont qu’un, c’est l’alternance du doute et de la conviction qui fait pencher la balance. Si vous regardez la planète de la Lune tout semble d’une certaine façon homogène, même si ce terme je l’avoue n’est pas tout à fait juste, et pourtant à y regarder de plus prêt l’univers y est encore représenter dans sa totalité. Peut être devrai-je dire à la place que les extrèmes sont indissociables. Le savant est brillant dans sa science et souvent un cancre en matière d’altruisme, à la limite de l’autisme. Les séparér en deux être distincts c’est pratiquer la dichotomie.

                          La démocratie est perçue par les démocrates actuellement au pouvoir comme le seul moyen de faire régner la paix entre les peuples. Ainsi Edward Bernays, sombre personnage manipulateur des masses, a adjoint à la démocratie la consommation en guise de bien être. Henri Kissinger préconise le contrôle démographique machiavélique pour péréniser la démocratie. Le Pnac oeuvre également en sa faveur en sécurisant après avoir fomenter la stratégie du choc. La démocratie est en quelque sorte indissociable de la tyranie, comme la liberté est indissociable de la souffrance. Actuellement c’est une réalité, mais ce n’est pas être réaliste de ne concevoir la chose que de cette manière. En ce qui me concerne être réaliste c’est aller au-delà de la réalité qui nous est proposée, et concevoir la réalité telle qu’elle est (bien triste à voir) sans imaginer l’après c’est une forme de passivité enduite de fatalisme.
                          Et la démocratie, aussi entâchée de concepts réducteurs, n’est qu’une pâle idée de ce qu’elle est droit de devenir. Elle tend vers l’harmonie des peuples mais les maîtres à l’index décideurs maintiennent un voile opaque. C’est la démocratie selon une vision réduite. Quoi qu’en plus plusieurs démocratie sont présentes sur différents continents.
                          Pour ce qui me tient à coeur, ma démocratie je la vois plus ou moins comme je vous l’expose brièvement, pas si différente mais avec un contrôle partiel du peuple sur ses dirigeants, même après avoir voter pour eux.


                          • Ecométa Ecométa 26 août 2009 12:12

                            A la place d’« extrême » j’emploierai plutôt le terme de « contraire » ou même d’« opposé » : même d’apparemment contraire ou d’apparemment opposé ; ainsi le bien est nécessaire au mal comme le mal au bien, le laid au beau et le beau au laid, le jour à la nui et la nuit au jour, l’individuel au collectif et le collectif à l’individuel, le tout à la partie et la partie au tout ....


                          • lucien bomberger lucien bomberger 27 août 2009 14:05

                            Votre définiton me parait tout à fait correcte.


                            • lucien bomberger lucien bomberger 27 août 2009 16:32

                              quoique « nécessaire » ne me convienne guère dans cette phrase.
                              Mais ceci n’est pour moi que pinailles, le principal est de se comprendre. Et il serait vain de « perdre son temps » à vouloir préciser à la « perfection » sa propre définition de sa propre vision de sa propre vérité. 

                              Le thème est ici de développer des idées autour du permis à point politique. Le reste s’en écarte et devient hors sujet. Même si j’arbore avec plaisir le genre de discussion que nous entâmons, elle ne se rapporte cependant qu’ à l’exercice discussif de la connaissance de l’autre à proprement parler (écrire). Et j’aimerai dans la manière du possible tergiverser plus justement sur les possibilités de mise oeuvre de l’idée primordiale à laquelle cet article fait sujet. J’espère que vous ne m’en voudrez pas de recadrer légèrement sur cet objectif. Cordialement. 


                            • lucien bomberger lucien bomberger 27 août 2009 14:11

                              HORS SUJET

                              GOOGLE qui référençait jusqu’à hier après midi cet article avec les tags « permis à point politique » a décidé de retirer cette page de ses résultats. Cet évènement fait suite à la publication d’un post sur le site lepost.fr qui vantait l’accesibilité directe à cette page via son moteur de recherche ...monopolisant.
                              GOOGLE lutte donc contre la liberté d’expression et agit contrairement à cette liberté. POURQUOI ? Car ce projet, cette idée en développement, fait peur aux conservateurs par son réalisme et son pouvoir de faire réfléchir.
                              C’est en soi une bonne nouvelle.


                              • Ecométa Ecométa 30 août 2009 10:39

                                @ lucien bomberger

                                Le débat paraissant clos, excuser le retard, mais je pense que vous serez informé de ce message et donc que vous le lirez.

                                Les mots sont importants, savoir de quoi l’ont parle, et c’est ce que permettent les mots » ! La perfection n’existe pas, et c’est tant mieux, mais à ce point d’imperfection, de manque de sens, quand ce n’est pas de contre sens, de fuite en avant et de négation de la « réalité », de toute réalité, de leur manipulation ; ce n’est pas pinailler que de tenter de définir certaine choses !

                                J’ai fais plusieurs intervention et donné mon point de vue sur le permis à point de diriger et notamment la manipulation qui ne manquerait pas d’intervenir de la part des politiques en créant une bourse d’échange de points entre ceux qui en ont de trop et ceux qui n’en ont pas assez !

                                En réponse à Franc... sur Platon et Aristote

                                Effectivement, il est bon de rappeler, et même loin s’en faut, que nous n’avons pas inventé la « démocratie », que ce sont les philosophes de l’antiquité qui l’ont inventée ! On peut même dire qu’elle a mis un sacré bout de temps pour nous parvenir, pratiquement deux millénaires et demi, et pour en faire quoi, sinon une parodie de démocratie !

                                Deux points : le professionnalisme politique et le simplisme du processus démocratique !

                                - Il faut rompre avec le professionnalisme politique, limiter les mandats : un seul mandat et une seule fois pour une même fonction, entre les fonctions obligation de retourner à la vie civile ; c’est la meilleure façon de faire réellement fonctionner la démocratie : de faire en sorte que le dirigeant politique ne soit pas un peu trop à son aise et ainsi manipule facilement !

                                - Il faut complexifier le processus démocratique, en finir avec cette logique dichotomique et basique simpliste et crétine, en finir avec cette logique du tiers exclu ; et offrir ainsi la possibilité de voter blanc en signe de mécontentement au regard de ce qui est proposé comme programme politique, et, bien sûr tenir compte de ces votes blancs pour contraindre les hommes et femmes politiques, voire les partis, à se remettre à l’ouvrage pour faire de meilleure propositions !

                                En plus je propose de faire inscrire l’éthique de Kant dans la « Constitution » ; elle devrait d’ailleurs figurer dans toute « Constitution Républicaine » digne de ce nom !

                                - Agis de telle sorte que la maxime de ton action puisse être érigée par ta volonté en une loi universelle » et non individuelle ou personnelle.

                                - Agis de telle sorte que tu traites l’humanité en toi-même et en autrui comme une fin et jamais comme un moyen ».

                                - Agis comme si tu étais législateur et sujet dans la « République » des volontés libres et raisonnables »

                                Une éthique qui devrait être la règle de conduite de tout individu ; à fortiori de tout « responsable », de tout dirigeant quel qu’il soit, qui, forcément, dans une société digne de ce nom, à une responsabilité qui dépassent sa seule fonction et qui dépassent sa seule personne !

                                C’est là, et j’étais dans le débat, que j’aurais aimé avoir votre point de vue !

                                Je pense que les difficultés auxquelles nous sommes confrontées sont de nature bien plus « fondamentale » que ce que pense la plus part des gens : que le permis à point est une réponse amusante, même plutôt à propos, mais largement insuffisante, car c’est un vrai problème de « Savoir », de « connaissance » que nous avons : un vrai problème fondamental ! Fondamentalement parlant et pratiquement parlant : comment mettre ce système au point ? je pense avoir donné quelques pistes possibles !

                                Pour en savoir plus je vous invite à visiter
                                 http://metaecosystemie.blogspot.com


                                • lucien bomberger lucien bomberger 31 août 2009 18:20

                                   smiley.
                                  Je suis bien d’accord avec vous pour le professionnalisme politique et le simplisme du processus démocratique.
                                  Même si je suis apparemment le lanceur de l’idée du permis, ce que je réfute en tant que propiété personnelle, je ne peut prétendre avoir toutes les ficelles pour déterminer avec science (savoir et connaissance) la manière dont le jeu, que je souhaite volontairement ludique, permettrait de moraliser les mandataires avec ce magnifique permis à point.
                                  Pour rendre plus difficile la chose, si cela ne l’était pas assez ainsi, j’éprouve quelques difficultés à mener un débat ici, et pire encore, j’aurai bien du mal à convaincre qui que ce soit que les moyens auxquels j’ai pensés pour approfondir cette idée puissent être d’une certaine manière viables sur le plan juridique et réaliste dans sa mise en place. Mais puisque vous êtes en demande de précision sur mon opinion, et vu qu’il n’y a pas grand monde sur ce blog pour apporter des suggestions (mais plutôt des publicités pour servir leur propre cause), je me lance quite à passer pour farfelu.
                                   
                                  La morale est largement ancrée dans l’idéal de notre Justice. L’indépendance de la Justice est-elle cependant à remmettre en cause aujourd’hui ? J’aurai tendance à dire plus que jamais. Hélas les arcanes des codes ne sont guère pour moi des lectures digestes, et la magistrature ayant suivi un régime sec ses derniers temps, doit regorger de gens bien oisifs et bien plus compétent que moi pour se pencher sur les solutions législatives du permis à point. Ce n’est pas moi qui rédigerai le projet de loi. 
                                  Peut-être effectivement il serait envisageable d’inscrire dans le code de bonne conduite de l’élu les concepts de moralité de Kant. L’éthique à suivre à la lettre contiendrait bien sûr les lignes directrices dont la morale ne peut s’écarter, mais aussi devrait comporter parallèlement les limites distinctes que l’homme faible à tendance à franchir sous l’effet de l’attraction du désir d’accroître ses pouvoirs, une notion passable du pouvoir obscur. Citer les exemples de ses prédecésseurs qui ont menés à adopter ce permis lui montrerait également les dangereuses limites à ne jamais franchir pour qu’il puisse « jouir » à terme de la grandeur de telles responsabiltés . Et quand bien même ainsi assermenté s’il devait se détourner de son cap, il devra comparaître comme il se doit devant la Justice, toute impunité mise à part, pour rendre des comptes sur ses actions contrevenantes à l’éthique et à la morale qu’exige son poste d’intérimaire. Si le délibéré le condamne, malgré toute la prévention dont il a bénéficié à la prise du mandat, à une sanction effective alors des points lui seront ôtés selon un barême précis. Ils ne seront jamais récupérables ! Ainsi déstitué d’une partie de son capital de point, alors même qu’il avait juré d’être dans la stricte rectitude de l’application des règles, il devra pour cette grave erreur, souvent proche du viol démocratique, parcourir le chemin de l’humilité. Cette humilité nécessaire et essentielle aux justes, trouvera sa voix dans l’accueil de l’opinion publique. Ce n’est pas pour le retour aux arènes où le festin de l’animal nous régale n’en déplaise à certains barbares, mais plutôt une manière douce et très ludique d’entrevoir la moralisation des immoraux. Confronter à l’opinion souveraine via des moyens de télécommunications modernes telles que nos citoyens les connaissent, le fautif en peine devra faire des excuses publiques en précisant quelles furent ses motivations. La plèbe enfin heureuse de voir que l’humain se repentit jugera à sa manière si ses propos sont fondés de vérité ou entâchés de mensonge. L’homme a en effet une particularité notable à changer de mentalité lorsque le danger le menace. Son danger c’est la perte totale de sa côte de popularité : triste sort des mauvais usurpateurs de la démocratie. Pour cela il faut prévoir encore des réformes, ce qui n’échappe jamais à toute bonne révolution, pour éradiquer définitvement le pouvoir qu’ont les hommes sur les médias et les rapports néfastes qu’ils opérent avec l’info et leur communication. La moralisation totale n’est pas une mince affaire (surtout lorsque il faut imaginer l’après désinformation des mass-médias). C’est pour cela que cette révolution doit être ludique. Quel citoyen ne rêve pas d’envoyer un sms pour exprimer son suffrage et faire en sorte que tel « sale type » ne mérite plus qu’on le revoit sur la scène politique ? Bon nombre croyez-moi ! . Evinçons les violeurs de la démocratie !

                                  Selon mon idée, et après décision de Justice, un coefficient doit pouvoir être affecté par l’opinion publique.

                                  Vision subsidiaire de mon plan de remoralisation.
                                  L’opinion publique participe à l’éviction ou au rattrapage des « condamnés » via une chaine dédiée à la télé réalité politique. Une émission qui pourrait s’intituler « Droit de réponse / droit de savoir » devrait pouvoir accueillir sur un plateau les hommes politiques qui ont commis une infraction puis qui ont été condamnés en Justice en comparution immédiate. Là la plèbe avertie et fervente défenseuse de la démocratie (et pour cause) sera ravi de se divertir pour moraliser les usurpateurs indignes, les menteurs de masse. Mais bien sûr ne pourront acclamer la demande de la mise à mort (à moins que la guillotine ne soit le voeux du peuple à ce moment là de l’histoire). Néanmoins si le mandataire, soit par pure étourderie, soit par volonté de nuire fini par perdre tout ses points alors l’Etat le fera entrer dans un programme d’humanisation et de remoralisation. Il verra ses salaires autrefois attribués à vie versés à des causes humanitaires, puis devra effectuer pendant une période de 20 ans du bénévolat dans une région du tiers monde tirée au sort sur une planisphère. Si son rachat semble impossible il pourra racheter son image aux yeux du Monde en allant ainsi oeuvrer le bien de l’opprimé, pour combattre la pauvreté, l’ignorance, pour que son coeur s’ouvre sur le monde, qu’il devienne une partie infilme du mirroir de l’humanité. 

                                   
                                  La liberté d’expression est logiquement prépondérante en Démocratie. C’est pour cela que je vous expose éparpillé mon rêve d’un nouveau monde où la démocratie est reine de tous nos projets de société. Nul ne doit pouvoir s’imaginer la violer sans en subir de graves conséquences. La démocratie est ma mère, ma femme, et ma fille. J’en serais toujours le fervent défenseur.


                                  • Ecométa Ecométa 1er septembre 2009 13:50

                                    La difficulté, on peut même dire l’extrême difficulté, c’est que ce sont les hommes politiques qui font le jeu politique, comme les règles de ce jeu politique : qu’ils ne sont pas près de se déjuger ou de se tirer une balle dans le pied pour que les choses aillent mieux ! Quel homme, ou femme politique, qui a fait de la politique sa « profession », voterait pour moins de professionnalisme ?

                                    La valeur d’usage, cette valeur économique , mais pas seulement, valeur de jugement également, identifiée par Xénophon au IV et V è siècle avant J.-C. ; cette valeur d’usage de la politique n’est pas tout à fait la même pour un homme politique que pour un individu lambda. Elle est le plus souvent à usage particulier pour l’homme politique, trop attachée à sa petite personne, à ses ambitions personnelles, et pas assez au service de la République. Alors que pour l’individu lambda cette valeur est à usage exclusivement démocratique : elle relève du pouvoir des citoyens dans une République digne de ce nom, et non du « pouvoir » de celui qui a été délégué pour le représenter !

                                    Qu’est-ce réellement que la politique : un moyen de faire ou un moyen de parvenir ? Qu’elle est sa vraie finalité : son ontologie ? Qu’est-ce qu’elle n’est pas : qu’elle ne doit surtout pas être ?

                                    -
                                    Peut-on réduire la politique à l’homme politique ?

                                    Bien sûr que non, elle dépasse l’homme politique, et même l’englobe ; l’homme politique est au service de la politique, et non l’inverse... sauf à la détourner !  Ontologiquement et déontologiquement la politique ne doit surtout pas être un moyen de parvenir à des fins exclusivement personnelles !

                                    - La politique comme une science du moyen : science du gouvernement des Etats... manière dont les Etats sont gouvernés !

                                    La politique peut-elle décemment être une véritable science : une science pure et dure ? Une vérité scientifique ? Certainement pas, certes il nous fait avoir quelques certitudes, et les dire, à ce titre elle peut relever d’une certaine connaissance, qui, forcément, sera sujet à caution, ce qui impliquera un débat politique : un questionnement relatif et non absolu impliquant à la fois le comment et le pourquoi, et non le seul comment !

                                    - La politique comme stratégie électorale, généralement dans le seul but de gagner l’élection par tous moyens !

                                    On est dans le politicien pour ce que ce concept a de pire, voir dans le politisme ou la politique pour la politique ; c’est un peu court de vue et une façon certaine de tomber dans le populisme !

                                    - L’Art de gouverner une Nation : ensemble des options prises collectivement ou individuellement par les gouvernants d’un État dans quelque domaine que s’exerce leur autorité (domaine législatif, économique ou social, relations extérieures) : La politique économique de la France

                                     
                                    Mais dans quel but ? Au bénéfice de l’ensemble, ou de quelques uns, capitaines d’industrie, meneurs d’hommes, de femmes, de système, qui, au dire des croyances de certains, oeuvreraient pour l’ensemble par pure générosité : il faut des riches car ils aident les pauvres ! Assez généralement, l’expérience le prouve : la richesse ne se partage pas mais se garde jalousement

                                    -
                                    Concept idéel humain, philosophique humain même, relatif à la bonne marche des affaires publiques dans une démocratie républicaine et qui nous vient de l’antiquité grecque voire romaine.

                                    En réalité, nous n’avons rien inventé, car les notions, celle de politique, celle de démocratie, celle de République, même si elles n’étaient pas parfaites et demandaient à être précisées,  nous viennent de l’Antiquité, et elles  ont mis pratiquement deux millénaires à nous parvenir ! Pour en faire quoi ? De la pseudo politique, de la pseudo démocratie et une pseudo République !  Les notions, celle de politique, de démocratie et de République sont intimement liées, au point que politique et dictature sont incompatibles !

                                    On le voit, selon que l’on se place au plan du « pourquoi » ou du « comment », plus exactement du seul « comment » positiviste (le comment sans le pourquoi) : ces définitions diffèrent ! Selon que l’on se place au plan du « pourquoi », d’une interrogation « philosophie », c’est à dire d’une « ontologie politique »... de la véritable raison d’être de la politique, forcément liée à la « Démocratie », à la notion de « société » ou même de « Nation » ;ou que l’on se place au plan du seul « moyen » mis en oeuvre, en fait, et comme actuellement, d’une « déontologie », qui n’en est pas une, car une déontologie doit forcément être en rapport avec son « ontologie ». Selon cela : il y a plusieurs définitions possible de la politique. Pourtant il ne devrait y en avoir qu’une seule qui vaille réellement : celle qui répond le mieux à l’ontologie de la politique !

                                    Mais voilà, pour cette époque moderne au modernisme, paroxysme de modernité et plus simple modernité, pour cette époque du changement pour le changement, du moyen pour le moyen ; pour cette époque de fuite en avant rationalo économico technoscientiste, sans réel sens, vidée de tout sens commun ; selon qu’elle soit « fin » ou « moyen » définir la politique diverge ! Pourquoi une telle dichotomie ? Pourquoi un tel non sens ? La fin justifie les moyens, ou plus exactement, la fin justifie des moyens, mais pas n’importe lesquels, des moyens en adéquation avec une fin acceptable par tous, démocratie oblige, et non seulement par quelques uns : utilitaristes affairistes   !

                                    L e problème c’est que le moyen », celui de faire, de parvenir à ses « fins », toujours particulières ; le moyen, et surtout sa possession, est devenu le seul « souverain bien » ! Je pense que les difficultés auxquelles nous sommes confrontées sont de nature avant tout fondamentale, de nature cognitive en fait ! Ces difficultés relèvent tout simplement de la perte du sens commun dans une société, et autre véritable non sens, même pure antinomie, dite : « individualiste » ! Comment, dans un monde d’humains, alors qu’ils sont les deux faces d’une seule et même médaille qu’est la « nature humaine » : comment peut-on opposer l’individuel et le collectif comme le privé et le public ! Ce sont là des concepts complémentaires : comment peut-on les opposer sinon par pure bêtise humaine ?

                                    Indépassable, c’est la raison qui fait la logique, qui, elle-même, fait le savoir et la culture de cette société dans laquelle nous vivons ! A raison, logique, savoir et culture paranoïaque et schizophrénique : société forcément paranoïaque et schizophrénique !

                                    Une autre raison que la raison rationaliste, une autre logique que la logique dichotomique, un autre savoir que celui de l’exclusive scientiste (le comment sans le pourquoi) , une autre culture que celle de l’individualisme : tout ceci s’impose ! Que tout ceci soit plus ouvert sur les principes mêmes d démocratie et d’humanité, ou encore ceux de la République qui les rejoignent !

                                    C’est simple : nous sommes malades de notre raison, de notre logique, de notre savoir et de notre culture !

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