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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > On est fichés et on s’en fiche !

On est fichés et on s’en fiche !

Deux évènements ont généralisé le fichage génétique des citoyens : l’affaiblissement de la CNIL et la loi Sarkozy dite de "sécurité intérieure" du 18 mars 2003. Désormais, le fichage génétique se fait sans contrôle a priori et se banalise : à l’école, en voiture, dans l’entreprise, sur Internet. Se développe même le fichage ethnique. Les risques de figurer par erreur dans un ficher de police sont accrus. Face à cela, que font les citoyens pour arrêter la dangereuse dérive ? Pas grand-chose !

La loi Guigou du 17 juin 1998 a créé le FNAEG (Fichier national automatisé des empreintes génétiques), mais uniquement pour les auteurs d’infractions sexuelles. La loi Vaillant dite de "sécurité quotidienne" du 15 novembre 2001 a élargi le fichier aux atteintes volontaires à la vie de la personne (actes de torture, de barbarie, de terrorisme, autres cas gravissimes). Est arrivée la loi Sarkozy de "sécurité intérieure" du 18 mars 2003. Les infractions les plus banales sont introduites. Désormais, pas moins de 137 infractions peuvent entraîner le prélèvement obligatoire de l’ADN. Une dégradation, un tag, un arrachage de cultures OGM, vous y conduit aussitôt, et pour en sortir, c’est moins net : en effet, même si vous êtes innocenté, le procureur peut rejeter votre demande de retirer vos empreintes. Mais ne cherchez pas dans la liste les infractions commises par les puissants de ce monde : les délits financiers, tels le délit d’initié, la fraude fiscale ou l’abus de bien social, ne débouchent pas sur un fichage ADN.

Vous refusez de vous soumettre au prélèvement d’ADN ? Vous êtes passible en ce cas d’une amende de 15 000 euros et d’un an de prison ferme. Pire : Si vous persistez dans votre attitude, vous serez reconvoqué jusqu’à ce que vous cédiez. Refuser de donner son ADN est un délit continu qui vous envoie directement à la case prison comme récidiviste !

Bon ! Vous n’avez pas commis la moindre petite vétille illicite ? Pas même un coup de pied dans une poubelle ou un réverbère ? Vous vous pensez légitimement préservé de toute tracasserie policière. Vous n’êtes cependant pas à l’abri de l’arbitraire : en 2005, les investigations de la CNIL dans le STIC (fichiers de police) et le JUDEX (fichier de gendarmerie) ont constaté 44% de signalements erronés ou d’oublis de retraits d’informations dont le délai de conservation était expiré. 44% !

Vous n’avez jamais été incriminé et n’avez jamais été victime d’une erreur de fichage ? Bravo ! Mais il reste le fichage ethnique. En février 2006, la MILOS (mission interministérielle d’inspection du logement social) a pris la main dans le sac l’OPAC de Saint-Etienne qui attribuait les logements en fonction principalement de l’origine ethnique des demandeurs. En août, SOS-Racisme a déposé une plainte contre X avec constitution de partie civile car l’association soupçonnait fortement les Renseignements généraux d’avoir constitué un fichier de délinquants sur la base de leur origine ethnique, ayant pris peut-être pour un feu vert les propos tenus par le ministre de l’Intérieur sur la radio RTL le 6 février 2006 : Sarkozy déplorait l’impossibilité légale de mentionner l’origine ethnique des délinquants. Impossibilité légale ne signifiant pas impossibilité tout court. Nous ignorons à ce jour la suite réservée à cette affaire.

Que fait la CNIL ?

La CNIL nous protège depuis la loi Informatique et libertés du 6 janvier 1978 ! En êtes-vous si sûr ?

La CNIL a vu ses pouvoirs réduits par la réforme du 6 août 2004 qui lui a ôté son contrôle a priori : celui d’empêcher l’Etat de créer des fichiers par décret. L’avis de la commission n’est plus que consultatif. Par ailleurs, les entreprises sont dispensées de toute autorisation pour créer la plupart de leurs fichiers. Mais pour donner le change, en réprimant un abus de-ci de-là, la commission peut aujourd’hui prononcer des sanctions. Première application le 28 juin : Elle condamne le Crédit lyonnais à 45000 euros d’amende pour fichage abusif. Il faut dire que le fichier, accessible à toutes les banques, centralisait les noms des personnes dont la carte bancaire avait été retirée pour usage abusif, ainsi que les données sur leur situation financière, et les coordonnées de leur compte bancaire.

La CNIL dispose de moyens si faibles qu’elle se range au niveau de son homologue roumaine. Elle compte quatre fois moins de personnes en son sein que l’autorité allemande. Qu’on ne s’étonne pas alors que, saisie d’une demande d’avis en mai lors de la mise en place du fichier ELOI (Fichier des immigrés clandestins), elle ait laissé passer l’arrêté. Explications de la directrice des affaires juridiques : vu les moyens limités dont elle dispose et le nombre croissant de dossiers dont elle est saisie, la Commission n’a pu rendre un avis motivé dans les délais qui lui étaient impartis par la loi - deux mois -. L’avis fut donc tacitement favorable. C’est la loi !

Le contrôle a priori supprimé et les moyens manquants, la CNIL est déjà bien affaiblie. Ne manquait plus qu’un président conciliant avec les thèses sarkozistes. Mais, oh ! surprise : le président de la CNIL est Alex Türk, sénateur du Nord, un ancien membre du... RPR ! « Etonnant, non ?  », aurait pu dire l’espiègle et regretté Pierre Desproges, même si cette coïncidence ne saurait constituer une preuve à elle seule de manque d’objectivité.

Face aux nouveautés en matière d’Internet, son président admet en tout cas sa totale impuissance. Bref, les attributions de la CNIL sont loin d’être à la hauteur de la tâche induite par le nombre croissant de fichiers créés.

L’espoir est dans une réaction citoyenne

Cet espoir semble actuellement bien maigre : selon un sondage commandé par la CNIL, seuls 28% des Français sont informés des droits dont ils disposent sur leurs données personnelles. Les citoyens réagissent à l’émotion, et Sarkozy le sait. Alors, sa stratégie est simple : profiter d’un contexte émotionnel fort, comme un attentat terroriste ou les actes d’un meurtrier en série, pour créer un fichier. Il suffit ensuite d’étendre peu à peu, insensiblement, l’emploi de l’outil créé à cette occasion.

Les recours sont une solution possible, s’ils sont répétés et relayés médiatiquement. Ainsi le journal Le Monde relate largement le procès à Alès de Benjamin Deceuninck, arracheur de betteraves OGM qui s’est soustrait à un prélèvement d’ADN. L’équipe d’AgoraVox publie le 4 octobre 2006 un article « Si la CNIL est débordée, alors... » (Cet article n’a recueilli que 17 votes).

Mais la vigilance est de mise, car les dangers de fichage sont partout. A l’école : en avril, le président de la CNIL déplore la création de fichiers biométriques dans les écoles sans autorisation préalable. Il «  déplore », c’est tout... En voiture : en novembre 2005, la CNIL a interdit la mise en place par une compagnie d’assurance d’un système de géolocalisation des véhicules de ses assurés. Cette pratique se répand  : la CNIL constate, c’est tout... Dans l’entreprise : la loi dit que « lorsque leur activité peut mettre en cause la sécurité publique, certaines entreprises ou administrations publiques sont habilitées à contrôler la présence de leurs employés -ou de ceux qui postulent pour un emploi- dans les fichiers de la police judicaire ». Sur Internet : surveillance par la force publique des réseaux d’échange de fichiers (peer-to-peer) avec la loi DADVSI.

Il faut mettre la question au cœur du débat qui s’annonce : n’est-il pas temps de redonner à la CNIL un vrai rôle, et de lui affecter des moyens à la hauteur des enjeux d’aujourd’hui ? Ne convient-il pas de replacer le juge dans sa mission de contrôle des libertés publiques (selon les principes édictés par la Cour européenne des droits de l’homme), au lieu de l’écarter chaque jour davantage sous le prétexte de la rapidité d’exécution (confondue avec efficacité) de la police ?

Notre pays a abrogé l’obligation de notifier au suspect « le droit de se taire », pourtant inscrit dans les traités internationaux signés par la France. Jusqu’où la France est-elle prête à déroger à ses valeurs ?



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198 réactions à cet article    


  • Arkangel (---.---.85.6) 6 octobre 2006 12:44

    Je devance, certains vous repondrons que si l’on a rien a se repprocher on a rien a craindre.


    • (---.---.70.131) 6 octobre 2006 13:10

      et moi je devance la réponse à votre réponse :-P .

      ...alors vous ne seriez pas gêné que des gens vous observent chez vous au quotidien par la fenêtre . smiley


    • alberto (---.---.226.3) 6 octobre 2006 13:13

      Qui se croit innocent est en réalité un coupable qui s’ignore. (Vieux proverbe de la Sainte Inquisition, repris plus tard par le KGB, et aujoud’hui par la CIA et ses associés, suivez mon regard.)


    • ZEN zen 6 octobre 2006 13:11

      Je m’inquiète aussi

      Voici un article du Monde ,Que je me permets de reproduire, car il n’est pas aisément accessible au non abonnés :

      fichage génétique de masse Article paru dans l’édition du 26.09.06 D’abord limité aux auteurs de crimes sexuels et de violences, étendu aux « suspects » d’infractions plus banales, le « fichier génétique » de la police compte déjà 283 000 dossiers. Inquiétudes civiques

      Cet homme doit être fiché. Benjamin Deceuninck cultive des tomates et des olives bio sur un flanc des Cévennes. Il a 27 ans, le regard noir et le marcel adapté à ses muscles bronzés. Ancien éducateur sportif passé par la sociologie, il est militant anarchiste, communiste libertaire. Le 23 juin 2006, à 10 h 30, il est convoqué à la gendarmerie. Motif ? Obligation de se soumettre à un prélèvement d’ADN. La procédure est simple, indolore : recueil de la salive au moyen d’un bâtonnet dans la bouche. Mais le militant refuse de s’y soumettre.

      - Vous n’avez pas le droit, avertit le gendarme.

      - J’ai appris dans l’histoire, q u’on avait le droit de refuser, quelles que soient les conséquences, réplique Benjamin Deceuninck, assez content de son effet.

      - Vous encourez 15 000 euros d’amende et un an de prison ferme, conclut le gendarme.

      Le 25 août, devant le tribunal correctionnel d’Alès (Gard), le procureur a requis 500 euros d’amende à l’encontre du prévenu, pour « refus, par personne condamnée pour délit, de se soumettre au prélèvement destiné à l’authentification de son empreinte génétique ». Le jugement est mis en délibéré au 29 septembre. Mais quel que soit le verdict, et même s’il s’acquitte de l’amende, le jeune paysan ne s’en tirera pas à si bon compte. Refuser de donner son ADN est un « délit continu », explique Christian Pasta, procureur de la République à Alès. « Tant qu’il refusera le prélèvement, j’engagerai à nouveau des poursuites et il sera reconvoqué. On peut le mettre au trou pour récidive. »

      Qu’a fait Benjamin Deceuninck pour mériter tant d’obstination de l’autorité judiciaire ? Il n’a pas tué, pas volé, pas violé. Il a, avec d’autres, arraché des cultures expérimentales de betteraves transgéniques. « Dégradation grave du bien d’autrui commis en réunion », selon la justice.

      C’était en 2001, à Avelin (Nord). Deceuninck, comme les dix autres faucheurs, a été condamné en 2005, par le tribunal correctionnel de Lille, à un mois de prison avec sursis. Six ans après les faits, un an après sa condamnation, le jeune militant est donc sommé, par application de la loi, de donner son ADN.

      Pas moins de 137 infractions, selon l’article 706-55 du code de procédure pénale, peuvent entraîner le prélèvement obligatoire de l’ADN. Le législateur n’a cessé d’ajouter des infractions justifiant l’entrée dans le fichier. Le traumatisme du 11-Septembre et la loi Sarkozy ont gravement accéléré le processus.

      Cela s’est fait en plusieurs phases.

      1. Le Fnaeg (Fichier national automatisé des empreintes génétiques) est créé sous le gouvernement Jospin par la loi Guigou du 17 juin 1998, trois mois après l’arrestation de Guy Georges, le tueur en série identifié grâce à son ADN. Initialement, le fichier n’est destiné qu’aux auteurs d’infractions sexuelles.

      2. Le 15 novembre 2001 (gouvernement Jospin toujours), la loi Vaillant dite de « sécurité quotidienne » l’élargit aux atteintes volontaires à la vie de la personne (actes de torture, de barbarie, etc.) aux actes de terrorisme, aux atteintes aux biens accompagnées de violence (destructions, dégradations par explosif ou incendie). Elle prévoit aussi une sanction pour tout refus de se soumettre au prélèvement : six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende au moins.

      3. Un grand pas est franchi avec la loi Sarkozy de « sécurité intérieure » du 18 mars 2003 (gouvernement Raffarin). Les infractions les plus banales sont introduites (vols simples, dégradations, tags, arrachage de cultures OGM...). La sanction pour refus d’obtempérer au fichage est alourdie. Surtout, la loi prévoit désormais de ficher les personnes non condamnées mais simplement suspectées - « à l’encontre desquelles il existe des indices graves ou concordants ». S’il est innocenté, l’intéressé peut demander par la suite le retrait de ses empreintes du Fichier national. Le procureur peut, ou non, l’accepter.

      Dans la foulée, la loi Perben II de 2004 obligera toute personne condamnée à plus de dix ans de prison à fournir son ADN. Qui refuse, perd aussitôt tout droit à une réduction de peine.

      « Bien des infractions manquent encore pour alimenter le fichier, ironise Côme Jacqmin, secrétaire général du Syndicat de la magistrature (SM). Nombre de délits financiers tels le délit d’initié, la fraude fiscale ou l’abus de bien social n’exigent pas de fichage ADN... » En attendant, le Fnaeg, qui est alimenté depuis 2002, grossit à très vive allure : 2 100 références en 2002, 40 000 en 2004, 283 000 aujourd’hui. Parmi elles, 107 000 personnes condamnées, 163 000 « soupçonnées », 16 726 traces relevées sur des scènes de crimes.

      Insuffisant, estiment les autorités françaises qui rêvent d’atteindre les « performances » de la Grande-Bretagne, championne du monde en la matière avec 3 millions de profils enregistrés, soit 5 % de la population !

      Pourquoi avoir étendu le fichage à un si grand nombre d’infractions ? Pour le directeur de la police judiciaire, Frédéric Péchenard, « cet outil extraordinaire pour éviter les récidives criminelles » n’a de sens que si le maximum d’individus s’y trouvent répertoriés. Parce que, constate-t-il, « il est très rare que les violeurs ou les tueurs en série ne soient pas connus des services de police pour des infractions moindres (vols, petits incendies, actes de cruauté envers les animaux, etc.). Le Fnaeg, dont les consultants doivent bien sûr rester strictement encadrés, est une nécessité de la police moderne, autan t pour les vict imes que pour les suspects éventuels qui peuvent, grâce à une trace ADN, être lavés de tout soupçon ».

      Efficace, certes. Mais non sans risque de dérive. Risque d’erreur, d’abord. Non seulement une personne peut se trouver à tort sur le fichier, mais une trace d’ADN sur la scène d’un crime peut être trompeuse. Un criminel ne peut-il être porteur de l’ADN des personnes dont il a serré la main dans la journée ? « En effet, répond Frédéric Péchenard. Tout comme les empreintes digitales, l’ADN est un élément de l’enquête, jamais une preuve suffisante. L’important, c’est l’interprétation que l’on peut en faire. » Jean-Paul Jean, magistrat pénaliste, n’est pas si optimiste : « L’infaillibilité scientifique de l’ADN impressionne fortement les jurés d’assises, et parfois à tort. »

      Risque d’arbitraire, ensuite. Relever et ficher une empreinte coûte cher : environ 400 euros, même si la concurrence des laboratoires tend à casser les prix. L’opération demande du temps : réquisition par le magistrat, prélèvement par le gendarme ou le policier, transformation par le « labo » de la trace (sang, sperme, salive, urine...) en empreinte génétique. Une telle économie ne permet pas de répertorier d’un coup toutes les personnes prévues par la loi. Dès lors, qui ficher en priorité ? Lors de son procès le 25 août, Benjamin Deceuninck s’en est étonné : sur les 11 personnes condamnées comme lui à Avelin pour l’arrachage des betteraves OGM, seules six étaient requises de donner leur ADN. Selon lui, les plus « politiques »... Le procureur de la République à Lille, Philippe Lemaire, affirme avoir requis des poursuites contre tous. A charge pour les tribunaux du lieu de domicile de les mettre en oeuvre. Avec plus ou moins de zèle et de moyens.

      Ris que de mésutilisation, enfin. Notre ADN intéresse beaucoup de monde. Contrairement aux empreintes digitales, il contient une masse d’informations qui dit tout de nous. L’ADN est notre intimité. Vous êtes porteur d’une maladie génétique, d’une maladie dégénérescente, d’une séropositivité ? L’employeur, le banquier, l’assureur sont intéressés. Comment veiller à ce qu’un policier ou un magistrat, cumulant par exemple sa retraite avec un emploi privé, ne communique pas de renseignements à son employeur ?

      En principe, la loi en vigueur interdit ces dérives. De l’ADN, le fichier ne retient que les segments qui permettent d’identifier la personne. Les autres sont définitivement rejetés, assure Christian Hassenfratz, le magistrat en charge du Fnaeg. Il est donc légalement impossible de connaître par le Fnaeg l’ethnie à laquelle appartient un fiché ou les maladies dont il peut être affecté. L’accès au fichier est limité aux magistrats et à la police. La conservation des empreintes varie de 25 à 40 ans selon le type d’infraction.

      Cette longue durée fragilise d’autant les garanties puisqu’une nouvelle législation peut venir les modifier à tout moment. Pour Meryem Marzouki, présidente de l’association Iris (protection des libertés dans l’usage d’Internet), c’est bien tout le problème. « Le principe est simple : on profite d’un contexte émotionnel fort (attentat terroriste, meurtres en série) pour créer un fichier. Une fois l’instrument en place, il suffit d’étendre sa finalité par petites touches. L’opinion est plus sensible à la victime qu’au citoyen... »

      Entrent alors en jeu d’autres garde-fous institutionnels : le Conseil d’Etat, le Conseil constitutionnel qui n’a pas émis d’avis négatif sur le Fnaeg, et la Commission nationale informatique et libertés (CNIL). Cette dernière, autorité administrative indépendante, examine deux principes : la finalité (dans quel but le fichier est créé) et la proportionnalité (quelles limites donner pour le but recherché). La CNIL ne s’est pas opposée au Fnaeg. Elle a simplement posé des conditions : par exemple, le type d’informations retenues dans l’empreinte, la durée de conservation, etc. Le problème est que ses pouvoirs ont été considérablement réduits. Depuis 2004, l’avis de la commission n’est plus que consultatif. Elle était ainsi « défavorable » au fichage des personnes simplement soupçonnées de délits, elle n’a pas été entendue . « Le problème du Fnaeg, s’inquiète Alex Turc, président de la commission, c’est le saucissonnage : ses compétences sont élargies à chaque vague législative. La CNIL ne peut que proposer des garanties supplémentaires pour maintenir un système plus protecteur des droits des personnes que le système britannique. »

      « La CNIL donne des avis, le gouvernement s’assoit dessus », résume Me Alain Weber, avocat à la Ligue des droits de l’homme. « Le Fnaeg est un outil pertinent mais il doit rester respectueux des libertés, explique-t-il. Or, créer un fichier qui répertorie l’ADN à chaque manquement à la loi pénale, ce n’est pas seulement confier à la police les moyens de l’investigation, c’est créer une mégabase de surveillance des citoyens. Au lieu de partir du crime pour retrouver le responsable, on considère toute personne condamnée comme un suspect virtuel pour des manquements à venir. On constitue une base de suspects. C’est une méthode démesurée qui porte atteinte aux droits de la personne. »

      La Ligue des droits de l’homme, le Syndicat de la magistrature, le Syndicat des avocats de France et de nombreux citoyens s’inquiètent de la menace que fait peser l’extension du fichier sur les libertés publiques. Figurer dans un fichier n’est pas anodin. Pour accéder à la fonction publique, travailler dans une société de sécurité ou dans un aéroport, bref, pour tout emploi nécessitant une déclaration à la préfecture peut être un handicap. La présomption de culpabilité l’emporterait alors sur la présomption d’innocence.

      Marion Van Renterghem


      • Roland (---.---.198.241) 6 octobre 2006 18:40

        Le fascisme est en marche

        Dans les années 30 non plus plein de gens ne se rendaient pas compte de ce qui se préparait ...

        « L’ennemi capital reste l’appareil administratif, policier, militaire ; non pas celui d’en face, mais celui qui se dit notre défenseur, et fait de nous ses esclaves. » (Simone weil)

        « ce n’est pas la conviction préalable ou plus tardive de certains qui permet au totalitarisme de s’installer, c’est la non-conviction de ceux qui pourraient et l’identifier et le refuser. » (Vivianne Forrester)


      • www.jean-brice.fr (---.---.31.164) 9 octobre 2006 05:19

        Je vous remercie de votre commentaire, on ne peut plus explicatif : j’espère qu’il sera lu par le maximum d’internautes !


      • La Taverne des Poètes 9 octobre 2006 09:56

        à Zen,

        j’avais lu (entre autres) les 2 artiles du Monde que vous avez reproduits ici.

        Mais atttention ! Le respect des droits d’auteur interdit la rediffusion publique des articles de journaux. C’est pourquoi je ne le fais jamais. En revanche on peut mettre des liens vers les articles.


      • Job (---.---.131.63) 30 octobre 2006 10:27

        Bien à l’auteur de l’article et à Zen.

        Il n’y plus qu’à imaginer un fanatique du « tout sécuritaire » au pouvoir et on voit immédiatement le résultat sur nous tous.

        Ce qui m’amuse, c’est que les policiers et les magistrats, leurs familles et leurs amis, finiront eux aussi par aboutir dans de tels fichiers. Ne serait-ce que pour garantir leur fidélité.

        L’arroseur arrosé.


      • hallucinant (---.---.15.118) 6 octobre 2006 13:16

        Tout à fait d’accord Arkangel, cependant il ne faut pas oublier que « certains » souffre d’une grave pathologie récurrente, ils ne savent pas raisonner sur une base logique qui leur est propre (plus généralement : ils sont manipulables, influençables et complètement lobotomisés).

        Et toujours pour devancer les futurs réactions : « certains » diront également que le fichage est tout à fait bon et légitime car il permet un travail de prévention....cependant « certains » omettront de simplement imaginer les potentielles dérives de pratiques telles que celle-ci. Tout simplement parceque « certains » sont trop optimistes/naifs, pas assez méfiants et n’ont jamais lus des oeuvres tel que « 1984 » d’Orwell ou des films comme « Equilibrium » « Bienvenue à Gattaca » etc...Or ces chefs d’oeuvres de science fiction ont une porté importante car ils « imaginent » avec justesse ce à quoi pourrait ressembler la société du futur, et malheureusement, force est de constater que c’est ce en vers quoi on tend.

        « Certains » auraient besoin de réfléchir sur cet article et sur ce post avant de nous sortir « certaines » inepties futures smiley


        • José w (---.---.25.142) 6 octobre 2006 13:21

          Oui, le fichage tous azimuths se répand comme un virus mortel, aidé en cela par le discours de terreur paranoïaque répandu dans les médias alignés à longueur d’antenne et de pages.

          Sinon, « on » est à la 3e personne du singulier, donc a priori et sauf erreur, pas de « s » à « fiché » dans le titre de l’article : les personnes faisant des fotes d’ortografe devraient être poursuivies et fichées pour « dénaturation de la culture française » !


          • jipé (---.---.221.74) 6 octobre 2006 13:22

            faut il voir partout l’oeil du diable ? chercher 1984 Orwell ou accepter que la liberté a des limites à accepter (dont sa propre responsabilité et transparence) dont la sécurité (sureté en 1889) qui est le fondement de tout


            • jipé (---.---.221.74) 6 octobre 2006 13:26

              1789 ! surtout être vigilant sur les contrepouvoirs et garanties


            • David (---.---.92.11) 6 octobre 2006 13:27

              Euh pourquoi les délinquants en cols blancs ne sont pas fichés qu’on m’explique ! Non mais on croit rêvé !


              • jipé (---.---.221.74) 6 octobre 2006 13:30

                qu’esr ce qui exonère les cols blancs ? sinon les a prioris


              • Eric (---.---.238.50) 6 octobre 2006 23:17

                A défaut que le fichage soit légitime pour les autres, il est logique que la déliquance dite « en col blanc » ne soit pas fichée. Le but est tout de même théoriquement de pouvoir identifier des récidives. Je vois mal la police identifier un détournement de fonds ou un emploi fictif sur la base d’un prélèvement ADN. Les délits sont là beaucoup plus « virtuels » (pas dans leur effet mais dans leur mise en oeuvre).


              • Sylvainx (---.---.130.99) 7 octobre 2006 18:52

                Dans ces cas là, pourquoi ficher un faucheur de champ OGM ? ils vont retrouver de l’ADN sur la scéne du crime peut-être ??


              • lss (---.---.26.197) 6 octobre 2006 13:36

                Certes c’est malheureux et potentiellement dangereux, mais si les gens agissaient toujours en êtres responsables et respectueux d’autrui, cela ne serait jamais nécessaire. Le problème est là dans ces « toujours » et « jamais ».

                L’un des reflexes de notre époque, c’est la victimisation, on est toujours la victime potentielle ou avérée de quelqu’un, donc on cherche des boucs-emissaires, on ne se remet pas soi-même en question...

                Tant que l’on se s’autodisciplinera pas, l’Etat agira à notre place, avec toutes les dérives possibles... C’est tellement plus reposant d’accuser ou de se reposer sur les autres. C’est tellement plus simple d’être comme un enfant, irresponsable, de ne même pas avoir à penser...


                • pifo (---.---.235.92) 10 octobre 2006 19:06

                  par lss

                  « Tant que l’on se s’autodisciplinera pas, l’Etat agira à notre place, avec toutes les dérives possibles... C’est tellement plus reposant d’accuser ou de se reposer sur les autres. C’est tellement plus simple d’être comme un enfant, irresponsable, de ne même pas avoir à penser... »

                  J’t fiche mon billet, cher ami, que la quête de discipline ou d’autodiscipline n’a rien a voir avec cette sordide histoire de prélèvements d’ADN.

                  Le manque de moyens de la CNIL en atteste. Privée de moyens légaux et financiers, la CNIL ne peut qu’assister en témoin privilégié aux dérives ambiantes.

                  Essaie un peu de me faire croire que cette absence de moyens légaux et financiers ne sont que pures coïncidences.

                  Conseiller aux gens d’être comme des enfants, de ne même pas avoir a penser, relève, a mon sens, de la manipulation la plus basse.

                  Je trouve curieux que l’introduction du CPE fasse l’objet de débats publics, alors que le prélèvement d’ADN, qui rentre pourtant dans la constitution de notre être le plus profond, fasse l’objet de législations qui passent quasiment inaperçues.

                  Le plus drôle, c’est qu’il s’y trouve toujours quelqu’un pour nous convaincre de nous laisser entraîner dans ce jeu sordide sans réfléchir. Pourquoi ?

                  Pourquoi faut-il laisser ces politiciens nous enfermer dans un carcan de textes - dont ils s’excluent eux-mêmes - qui pénètrent jusque dans la liberté de notre corps ?

                  A MON AVIS, IL Y DE QUOI S’ALARMER.


                • La Taverne des Poètes 11 octobre 2006 12:21

                  à pifo :

                  Bien répondu. Je pense aussi que c’est délibérément que la CNIL est affaiblie par la restriction récente de ses pouvoirs par la loi et le maintien à moyens constants de son personnel. Ainsi d’ailleurs, ne vous voilons-pas la face, que par sa présidence assurée par un copain de l’UMP...


                • Leonid Bronstein (---.---.101.49) 6 octobre 2006 13:45

                  Vous devriez lire l ouvrage de Delerue : « GESTAPO »


                  • Internaute (---.---.4.62) 6 octobre 2006 13:50

                    La défense du faible c’est l’anonymat. Il disparaît à grande vitesse, le fichage ayant dépassé de loin les sphères gouvernementales. Quelle ne fut pas ma surprise, en achetant un produit chez Carrefour, de me voir décliner mon adresse, numéro de téléphone prénom de ma femme et tout le reste alors que l’achat précédent remontait à plus d’un an, ce magasin n’étant pas dans ma zone habituelle de maraudage.

                    Ces fichiers finissent par être vendus et c’est la raison pour laquelle on est sans cesse dérangé au téléphone le soir pour du démarchage à domicile, ou que la boîte aux lettres est encombrée de pubs qui partent aussi vite à la poubelle.


                    • gem (---.---.117.250) 6 octobre 2006 13:54

                      Erreur, on ne s’en fiche pas, ON EN RECLAME TOUJOURS PLUS.

                      Big brother est né en 1944, en France, avec le numéro INSEE. Orwell, n’a pas écrit un roman d’anticipation, il a génialement décrit SON époque, NOTRE société.

                      Big Brother ? Orwell n’a pas oublié de mentionner la grande satisfaction du peuple presque entier, dans son uchronie. non, LUI il n’a pas oublié ça. Et son système s’appelle bien big BROTHER, pas « good mama » ou « grand daddy » : Big Brother, la fraternité ! Alors vous vous étonnez de quoi, au juste ?

                      Tant qu’il y aura des gens pour hurler dans la rue pour plus de « solidarité » incarnée par l’état, big brother se developpera. Il n’est pas près de s’arrêter !


                      • ZEN zen 6 octobre 2006 14:10

                        @Gem

                        Génial, mais c’est bien sûr, il fallait y penser !...Supprimons l’Etat, retournons à l’état de nature, à la barbarie pure et simple (voir Hobbes)...

                        Que chacun se débrouille de son côté, comme le prônent les ultra-libéraux us, les libertariens notamment (voir leurs idées sur Wikipedia, c’est trés drôle, si ce n’était à pleurer..

                        Pour qui roule Gem ?...


                      • gem (---.---.117.250) 6 octobre 2006 14:28

                        arf, Zen nous fait le coup de l’anarchiste le couteau entre les dents, suppot de la « barbarie pure et simple ». Les BoBo n’ont décidément pas plus d’imagination que leurs ancêtres de la fin XIXieme siècle. Remarque, pourquoi se privé, ça marche toujours, alors...

                        Et tout cas, moi je sais pour qui tu roules. Pour Big Brother.


                      • ZEN zen 6 octobre 2006 14:48

                        @Gem

                        Un peu de lecture et de culture, Gem, ça peut aider à réfléchir...si,si !


                      • Anthony Meilland Anthony Meilland 6 octobre 2006 16:23

                        C’est bizarre Gem, car celui qui veut actuellement nous supprimer le plus de libertés c’est Sarkozy.

                        Le problème c’est pas plus ou moins d’état, mais quel état ?

                        D’ailleurs la plupart des « libéraux » sont pour un état qui garderait uniquement les fonctions les plus répressives : Armée, Police et Justice.

                        Alors le côté c’est la faute à la Fraternité... ça sonne vraiment creux !


                      • chweev (---.---.248.113) 6 octobre 2006 18:34

                        vous avez raison, sarkozy est dangereux pour les libertés : il a récupéré les listings de tous les gens qui votent à gauche pour les « nettoyer »... va fermer les journaux, supprimer les télés et ne laisser que télé-sarkozy. Avec lui le web sera fermé et il va récupérer tous les ordinateurs, supprimer le doit de vote, et j’en passe... c’était ironique pour ceux qui n’ont pas compris


                      • machinchose (---.---.129.40) 6 octobre 2006 19:38

                        super chweez super ! c’est bien beau de tenter de retourner un problème par la moquerie caricaturale. Pourtant le fait est que ça ne fait pas disparaitre le problème... MAsi bon au moins ça amoindrit le débat... Parce qu’il y a plein de truc de sarko dont j’aimerais que vous nous parliez (censure, goût du controle etc.)


                      • chwizz (---.---.248.113) 6 octobre 2006 21:27

                        si j’ai répondu par la caricature c’est que cette contribution me paraissait un peu excessive. Qu’est ce qui amoindrit le débat ? Que visiblement je ne sois pas d’accord avec vous ? quant à sarkozy, je vois moyennement le rapport avec le sujet


                      • (---.---.30.11) 6 octobre 2006 21:33

                        JE SUIS UN BOBO LALALA ! smiley

                        un bobo :
                        - Bourgois c’est quelqu’un qui fait quelque chose pendant que les autres le critiquent.

                        - Bohème : Il n’est jamais là ou vous croyez. lalala ! smiley

                        hahaha smiley


                      • dionysos (---.---.75.241) 7 octobre 2006 19:50

                        je suis pas si sur que cela ne puisse pas arriver. méfions nous de Sarkozy, beaucoup plus dangereux pour les libertes que Le pen...


                      • (---.---.51.247) 9 octobre 2006 18:27

                        Armée, Police et Justice.

                        Pour la Justice, il faut voir. Avec les magistrats, on n’est jamais maître des procès. smiley


                      • gem (---.---.117.249) 10 octobre 2006 10:54

                        @ Anthony Meilland

                        C’est facile d’accuser « l’autre », surtout quand l’"autre est effectivement criticable. Ca ne suffit pas à exonérer ta responsabilité.

                        La sécurité est le principal prétexte aux restrictions de liberté, mais pas seulement la sécurité « publique ». Faut pas oublier la sécurité « sociale ». Compare toi-même les budget et le fichage des deux systèmes et tu verras qu’il n’y a pas photo !


                      • La Taverne des Poètes 10 octobre 2006 11:10

                        Hum ! On est fâchés et on s’en fâche ?

                         smiley


                      • JiPi (---.---.155.16) 6 octobre 2006 14:01

                        Sujet grave !

                        Il serait bon, et opportun, de demander aux différents présidentiables comment ils envisagent l’avenir de la CNIL.


                        • DG. Damien G. 6 octobre 2006 14:05

                          c’est parce que se sont les cols blancs qui ecrivent les lois


                        • DG. Damien G. 6 octobre 2006 15:10

                          Ce recapitulatif de la législation en vigueur est bienvenu.

                          A quoi on peut ajouter que depuis les exigence US, en matiere, d’entré sur le territoire, le gouvernement français n’a que faire de la protection de ses citoyens contre les puissances etrangères.

                          quleque chose me turlupine quand meme avec cette histoire d’emprunte génétique, et peut-etre nos dirigeants souffre d’un manque fraglant de discernement, notamment au regard de la déclaration de 1789 (mais peut etre considére-t-ils qu’elle est obsolette).

                          Car la déclaration stipule que le citoyen a droit la surete, c’est dire que le gouvernement doit mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour garantir la liberté et la propriété des individus. Est-on propriétéaire de son coprs (et donc de son ADN) ? attention , a la réponse, je serais tenté de répondre oui, car je ne suis pas partisant de l’esclavage. Donc, je suis propriétaire de mon coprs et de mon ADN, tres bien. Et l’Etat veut mon ADN : en terme de propriété des biens , l’Etat peut toujours exproprié, contre une juste et préalable indéémnité. En quelque sort, obtenir mon ADN en se soumettant au un prélévément, signifierait, en quelque, une expropriation d’une partie de mon coprs. Je demande donc une indémnité de 100000 milliards d’euros (car la vie humaine et ses composants sont inestimables... !!).

                          Il est tant de dire que l’Etat vous vous répondra que le coprs humain est hors commerce et donc insuspetible d’expropriation, meme si vous en etes le bien heureux propriétaire. Vous devez donc nous cedez votre votre ADN, sous peine d’amende, voire de prison, si vous récidivez. Mais, monsieur, le juge ! l’Etat doit garantir la propriéte des individus, et donc de ma personne a l’égard de mon coprs !! mais puisqu’il refuse de nous indemnisez, nous considère t’il rééellement, comme disposant de notre coprs ?... pas vraiemment

                          nous, somme donc face a une situation on l’Etat ne respecte plus la propriété des individus, et exerce un chantage, a leur l’encontre. Il s’agit d’une soumission volontaire a une dépossesssion de soi. Le délit ici, n’est pas causé un préjudice a quelque, mais refusé de se soumettre a un injonction, qui, si elle n’est pas respecter, ne porte n’ont plus prejudice a personne. De plus, le juge peut tirer toutes les conclusions utiles sur l’affaire, et sur la culpabilité, ou non, du prévenu par le simple refus de s’y soumettre.

                          L’Etat est pris au piege en quelue sorte, car. Soit, il nous indemnise cherement pour qu’on donne notre ADN, mais cela pose un problème éthique, (combien coute un ADN ?) et les masques tomberaient. soit, il utilise la force, et c’est du vol, doublé d’une agression physique, et nie par la notre propriété de soi. c’est pour cette raison, que l’Etat choisi la coercicition pénale, qui consiste finalement a abdiquer notre propriété personnel, ce qui revient au meme, dans l’effet, a l’obtention par la force.

                          Bref, on n’a pas grand chose a attendre des dirigeants actuels en terme de liberte civile. le fichage génétique, c’est l’esclage.


                        • personne (---.---.42.18) 6 octobre 2006 14:06

                          Personnellement, être fiché ne me dérange pas tant que ce fichier ne tombe pas entre les mains d’un oppresseur quelconque. Or avec les graves troubles futurs liés aux crises énergétiques, alimentaires, climatiques à venir, l’oppression pourrait refaire surface n’importe où, même en démocratie. Attention donc. La meilleure arme, c’est le bulletin de vote et la conscience citoyenne.


                          • personne (---.---.42.18) 6 octobre 2006 14:20

                            Il ne faut pas tout rejeter en bloc.

                            Si le fichage peut permettre l’arrestation d’un pervers dangereux à sa première récidive et rendre ma vie plus sûre, alors j’en suis heureux (Bon, après il faudra faire en sorte que ce pervers ne soit pas remis en liberté sans suivi adapté... il reste un long chemin à parcourir).

                            Si le fichage me permet d’échapper à l’innoculation d’une mollécule à laquelle je suis allergique grâce à mon passé médical inscrit sur ma carte Vitale, j’en suis heureux aussi.

                            C’est la perversion du système à la solde d’une politique oppressive qui est dangereux. Il faut ouvrir ses yeux et ses oreilles et se tenir informé. Une fois de plus l’information critique et objective peut faire figure de bouclier efficace.


                          • Talion Talion 6 octobre 2006 15:11

                            « La meilleure arme, c’est le bulletin de vote et la conscience citoyenne. »

                            La démocratie Occidentale est une vue de l’esprit et un idéal qui n’a jamais été atteint... Il est temps de te réveiller.

                            Si ton droit de vote servait à quelque chose dans notre société ça fait longtemps qu’on te l’aurait retiré.

                            Dis-toi bien une chose : L’art de la politique en démocratie est celui de la manipulation des masses.

                            Pour celà plusieurs moyens :
                            - L’abrutissement de la population (vive la télé !),
                            - Le traitement de l’information sur l’angle émotionnel (un homme qui a peur ne réfléchit pas et est facilement manipulable),
                            - La démagogie,
                            - Le mensonge,
                            - La corruption (des partenaires politiques et des médias).

                            Les hommes politiques Occidentaux sont les champions du monde incontestés du mensonge de masse et de la corruption.

                            Les politiques en Chine sont des enfants de coeur à côté... (je ne déconne pas).

                            Le monde politique dans les démocraties Occidentales est une fosse à Scorpions aux sein desquelles nos libertés sont mises à mort dans l’approbation générale...

                            Jamais dans le passé de notre république les Français n’ont à ce point supplié leurs élites de les réduire en esclavage contre l’assurance d’une sécurité totale qu’ils n’obtiendront jamais.

                            Personnellement je tiens trop à ma liberté pour souhaiter me faire dévorer par le monstre totalitaire que mon pays va devenir. Si tu estime un temps sois peu ta qualité d’homme libre, je n’ai qu’un conseil à te donner : Tire toi tant que tu en as encore la possibilité !...

                            Ce n’est pas une fois que tu auras des chaines au pieds que tu pourras changer la situation.

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