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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Oui à la suppression des conseils départementaux !

Oui à la suppression des conseils départementaux !

La boîte à désinformer (pour ne pas dire la boîte à conneries) est déjà grande ouverte suite à l’annonce du premier Ministre de supprimer les Conseils Départementaux en 2021.

Le Conseil départemental, kézako ?

Anciennement appelé Conseil Général, le Conseil Départemental est l’Assemblée qui règle par ses délibérations les affaires relevant de sa compétence (Action sociale, routes départementales, collèges, transports scolaires et interurbains, etc…). Le Conseil Départemental est composé de Conseillers départementaux élus dans le cadre des cantons. La récente réforme du mode d’élection introduit la parité dans cette assemblée par l’élection d’un binôme homme/femme par canton.

Le Conseil départemental gère donc les compétences du Département, collectivité territoriale.

« L’autre » Département

Le Département désigne également une subdivision territoriale de l’Etat, créée après la révolution et dont la délimitation repose sur le fameux trajet à cheval entre le point le plus éloigné et le chef lieu du Département. Ce département est dirigé par le Préfet qui a autorité sur les services déconcentrés de l’Etat (finances, police, éducation, environnement,…). La réforme ne prévoit pas sa suppression et chacun pourra continuer à se prévaloir de son origine ou de son attachement à son département et garder son numéro sur la plaque de sa voiture.

Que recouvre la proposition du Premier Ministre ?

Elle consiste à supprimer le Conseil Départemental composé d’élus et à transférer ses compétences (cf plus haut) à d’autres collectivités, à savoir, par exemple la Région (qui gère la construction et le fonctionnement des lycées et qui pourrait également récupérer les collèges du Département, collectivité territoriale) ou bien les intercommunalités (La récente loi sur les Métropoles leur ouvre la possibilité de reprendre certaines compétences exercées par ce même département). Ajoutons que dans le cadre de ces transferts, les agents territoriaux qui mettent en œuvre les compétences sont rattachés aux nouvelles collectivités compétentes. (Dernier exemple en date : les personnels « T.O.S. » des collèges et les personnels d’entretien des routes de la D.D.E. ont été transférés de l’Etat aux Départements, collectivités territoriales, en 2004)

Pas toujours facile à comprendre, ce système de découpage…

Il y a Département et Département, des compétences qui peuvent être exercées par l’une ou l’autre des collectivités territoriales (Régions, Départements, Communes) ou confiées à des intercommunalités par les communes. Ajoutons à cela les intercommunalités – par toujours cohérentes, s’agissant de leurs contours et surtout le fait que chacun dans son coin peut faire tout et parfois n’importe quoi au nom de la clause de compétence générale et dépenser de l’argent pour des dépenses médiatiques en augmentant les impôts locaux.

Un débat qui part mal…

Le risque d’instrumentalisation des citoyens est très important de la part de ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change, notamment les élus de tous les bords qui pourraient perdre ainsi leur mandat et les indemnités qui vont avec, parfois cumulées avec ceux de Maire ou de délégué à l’intercommunalité et les partis politiques qui perdraient une possibilité importante de caser des recalés des autres élections et des permanents dans les cabinets. Le « Métier » d’élu a donc beaucoup à perdre avec cette réforme…

C’est pourquoi on entend déjà parler de la « destruction d’un symbole de la Révolution Française » (argument nul : cf plus haut) quand ce n’est pas de la disparition des maisons de retraites ou de l’action sociale, de la « brutalité » de la méthode, alors qu’on parle de l’horizon 2021 pour sa mise en œuvre !.

Préparez vous à tout entendre…

Il est fort probable que M. Copé qui appelait à supprimer les conseils généraux (départementaux) (Aujourd’hui en France Magazine du 17 janvier 2014) trouvera que la proposition de M. Valls est « scandaleuse » et qu’il appellera « solennellement » le Président de la République à renoncer à cette réforme.

Les différents Présidents de Conseils Départementaux de gauche ou de droite vont (ils ont déjà commencé), occuper les médias pour dire que cette réforme est porteuse d’éloignement du citoyen des élus et que cela aggravera la situation des zones rurales et que les économies envisagées seront nulles voire que cela coûtera plus cher…

Voilà…

Les éléments du débat, ou plutôt de son escamotage, sont en place. Il vous reste à vous informer et surtout faire la part des choses dans les discours des uns et des autres pas toujours dénués d’arrières pensées carriéristes.

Sachez seulement que la dispersion des compétences a un coût, en particulier celui des indemnités d’élus et des frais de fonctionnement des Assemblées départementales dont on pourrait se passer, les missions transférées aux autres collectivités territoriales pouvant être exercées dans les mêmes conditions par les agents territoriaux.

Il vous reste juste à décider si vous voulez décider à continuer à payer des impôts locaux pour un système qu’il est possible de réformer sans toucher aux fondements de la démocratie ni à la nature et à la qualité des services publics locaux rendus aux citoyens.

Au fait, vous connaissez votre conseiller général, vous ?

 


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32 réactions à cet article    


  • baron 9 avril 2014 14:30

    Si il y a quelque chose à supprimer et c’est encore à voir, ce sont les régions qui ne servent strictement à rien.

    Normalement les élus communaux, départementaux dont les députés doivent faire le lien avec les administrations centrales.

    • Michel DROUET Michel DROUET 9 avril 2014 15:15

      Bonjour Baron

      Pas d’accord : les Régions ont beaucoup de pouvoirs, certainement autant que les conseils départementaux.

      Ensuite, normalement ce sont les sénateurs qui doivent faire le lien avec le local puisqu’ils sont les représentants des collectivités territoriales


    • foufouille foufouille 9 avril 2014 14:39

      si c’est pour la région : seule la ville centrale aura des services, des routes en bon état. ( un peu déjà le cas)

      si c’est la communauté : ce sera le plus gros village ou le règne des copains

      à une époque EDF avait des agences locales. maintenant, c’est régional et un beau bordel


      • Michel DROUET Michel DROUET 9 avril 2014 15:21

        Bonjour Foufouille

        Je vous avais déjà répondu sur ce sujet : si on devait avoir des services dans les 36500 communes imaginez le coût ! Vous êtes près à payer ? Ensuite les routes desservent les communes entre elles, quelles soient grandes ou petites.

        S’agissant d’EDF rappelons que cette société n’a plus rien de publique depuis longtemps. La comparaison est donc tirée par les cheveux


      • foufouille foufouille 9 avril 2014 15:45

        tu veut d’autres exemples ? la FAC, pole emploi, la carte grise, etc ........ quand le département disparaitra, ce sera pareil pour les villages. il restera une grande ville polluée et des gros cultos avec hélico autour
        c’est comme les petits hôpitaux en bord de départements, il y a pas de spécialistes sur place, il faut donc faire 80-90km pour la grande ville. au niveau d’une grande région, ce sera 200 ou 300km


      • Michel DROUET Michel DROUET 9 avril 2014 19:07

        Bonsoir Foufouille

        Aucun des points que vous citez ne relève de la compétence des conseils départementaux (hôpitaux, EDF, Fac, Pôle emploi...).


      • LE CHAT LE CHAT 9 avril 2014 15:27

        la gôôche a tellement été traumatisée par l’élection d’un conseiller général FN à Brignolles qu’elle les supprime tous par principe de précaution ! smiley smiley smiley


        • Michel DROUET Michel DROUET 9 avril 2014 15:31

          Bonjour Le Chat

          C’est une façon de voir les choses que la droite a pu connaître également auparavant lorsqu’elle avait décidé de fusionner les départements avec les Régions (le conseiller territorial).

          Les réformes ne doivent pas être guidées par des considérations politiques : c’est bien ce que je dénonce dans mon article.


        • JP94 9 avril 2014 15:34

          Oui je connais mon conseiller général et oui je connais le président de mon CG et je connais même les élus des CG alentours .

          Je vis dans le 94 où le CG est un pôle de résistance aux politiques d’austérité de casse des services publiques . Le CG est très apprécié de la plupart des habitants ; il suffit de discuter avec les gens en faisant du porte-à-porte .

          Allez donc parler du CR on vous rira au nez .

          La décision de supprimer les CG ou de modifier le vote ( par binôme) est profondément antidémocratique et vise à nous spolier du dernier rempart contre le tout UE et son relais à la tête de l’Etat .

          La Région est une entité qui permet de court-circuiter l’Etat . Pas pour rien que Raffarin et d’autres ultralibéraux sont dans l’ARE ( Agence pour la Régionalisation de l’Europe ) officine née au lendemain de la 2de GM pour contrer les programmes du type CNR .

          L’urgence est au CNR ( Conseil National de la Résistance ) , pas au béni oui oui prolibéral .

          Je ne choisis pas mon 1er ministre ni mon président mais je peux choisir mon CG .
           Seul mon CG lutte dans mon intérêt et celui du peuple au moment où l’AN avec sa majorité construite dans la foulée de la présidentielle ne fait qu’obéir servilement à Hollande et à Merkel , eux mêmes relais des pouvoirs financiers privés .


          Par contre je n’ai que peu d’idée du travail que font les élus au CG ( et la plupart des citoyens sont incapables de citer un seul nom - à part parfois celui médiatisé du président ) et pour ce que j’en sais ils n’y font pas grand chose d’utile : aucune proximité avec l’électeur . Le programme appliqué ne correspond pas aux promesses et ils ne se sentent tenus à rien . Ils encaissent l’indemnité que paient nos impôts et mènent une politique décidée ailleurs .
          On reçoit un prospectus sans intérêt qui montre comment le CR est tourné avant tout vers le Patronat ( pas les PME mais les grosses ) et qu’il prend es électeurs pour des demeurés tout juste bons à voter et à s’extasier devant la tête de notables .

          • ARMELLE 9 avril 2014 15:45

            Bonjour l’auteur,

            ’’Au fait, vous connaissez votre conseiller général, vous ?’’


            Ho et bien évidemment que je le connais !!! Enfin je sais plutôt quelle tête il a, dixit les photos que l’on voit de lui dans la presse locale, un verre de champagne à la main, le sourire radieux, suivi d’un troupeau d’autres élus, histoire de donner bonne mine à l’inauguration de la nouvelle oeuvre d’art (que personne n’a demandé) posée dans la cour du collège de triffouilli les oies, qui, on le sait produira un repas chaud à tous les pauvres l’hiver prochain..... Priorités obligent...Et puis pour 300 kg d’acier (que la rouille a d’ailleurs commencé à attaquer) achetés 33.000,00 Euros, on a quand même le droit d’espérer des prouesses non ?
            Réduire le nombre d’élus, engendrera inéluctablement une baisse du gaspillage et des coûts au niveau des collectivités territoriales et tant mieux.
            Bon Valls n’aura pas fait aussi bien que Matteo Renzy mais c’est un bon début






               




            • Michel DROUET Michel DROUET 9 avril 2014 20:16

              Bonsoir Armelle

              Vous résumez bien la situation : des élus qui peaufinent leur image dans les médias sur des actions qu’on ne leur a pas demandé de mettre en oeuvre (c’est cela la clause générale de compétence)


            • astus astus 9 avril 2014 16:34
              Bonjour Michel DROUET,
              Et merci pour ce texte injustement « moinssé » qui a pourtant le mérite de poser clairement ce problème. 
              Pour l’état des finances publiques il semble en effet urgent de simplifier le mille-feuille territorial avec ses différents niveaux qui se concurrencent davantage qu’ils ne s’entraident au bénéfice des citoyens d’autant que la plupart de ceux-ci ne comprennent rien à cet enchevêtrement de prérogatives et de sur-dimensionnement des ego.
              Bien entendu les opposants, principalement les élus de ces institutions associés à tous ceux qui sont pour tout ce qui est contre et contre tout ce qui est pour vont s’ériger en défenseurs du bien public car dans chaque niche il existe un chien prêt à mordre pour garder ses habitudes et son os à ronger.
              Peut-on suggérer en outre que le Sénat ne sert pas à grand chose en France, et qu’il est étrange que nous ayons plus de députés dans notre pays qu’en Inde qui est pourtant presque 20 fois plus peuplée que nous... 
              Un vrai vrai choc de simplification est-il possible dans notre étrange pays où l’on ne veut réformer qu’en publiant toujours plus de lois incompréhensibles, inapplicables et d’ailleurs généralement inappliquées ? Pour faire court je crois que les français ont besoin de se bouger le cul s’ils veulent vraiment que leur situation, qui n’est pas bonne, s’améliore.
              Mais tout ce théâtre fait penser à ces névrosés qui se plaignent sans cesse de leurs difficultés ... auxquelles ils ne renonceraient pas pour un empire dès que l’on s’efforce de les en débarrasser
              Restons cependant confiants.
              Bien à vous.

              • Michel DROUET Michel DROUET 9 avril 2014 19:10

                Bonjour astus

                Merci pour ce commentaire.

                Je suis entièrement d’accord avec vous sur le rôle du Sénat et sur le trop grand nombre des députés dans notre pays


              • Henri Diacono 10 avril 2014 09:56

                Dieu que la France et difficile à se moderniser, à appliquer des réformes indispensables ! Et oui Astus, suppression du Sénat, moins de députés, et surtout pas installés à vie, deux ou trois mandats maxi, suppression de toutes ses assemblées et conseils inutiles (par exemple le Conseil Économique et Social refuge des recalés de la politique), regroupement de tous lesministères en un seul lieu et rendre les palais de Lassay, Matignon et consort à d’autre tâches, « touristiques », les voitures de fonction,les niches fiscales, les associations bidons vivant aux frais d l’État etc...etc...


              • bibou1324 bibou1324 9 avril 2014 17:20

                Vous parles des « fondements de la démocratie ». Vous entendez quoi par là ? Des milliers de députés que les français n’ont pas choisis ? Un gouvernement que les français n’a pas choisi ? Une assemblée nationale, des conseils que les français n’ont pas choisis ? Des « élus » qui ne sont pas élus par des français, mais par d’autres élus, appartenant nécessairement à un mouvement politique, c’est à dire aux 0,8% de français qui n’ont jamais travaillé de leur vie ? Bref une caste d’élus, et en dessous le peuple qui est aux ordres ?


                Alors je vous invite à ouvrir un dictionnaire, à la lettre D, comme démocratie.


                Qu’on supprime les régions, les département ou qu’on change l’autorité de place, ne change rien du tout à la dictature totalitaire en place. Et honnêtement, on s’en fiche que l’état fasse des économies ou non. Car l’état, ne représente nullement les citoyens. Et si vous croyez que les économies que fera l’état seront répercutées sur le grouillot des français, vous êtes très très naïf. Bref, une réforme sans aucun intérêt pour le bas peuple.

                • BarbeTorte BarbeTorte 9 avril 2014 21:07

                  Les conseils généraux restent les conseils généraux.
                  Ce n’est pas « anciennement »


                  • Michel DROUET Michel DROUET 9 avril 2014 22:36

                    Si, parce qu’aux termes de la loi, ils s’appelleront désormais « Conseils Départementaux »


                  • BarbeTorte BarbeTorte 10 avril 2014 21:26

                    Oui
                    Ils s’appelleront conseils départementaux en 2015.
                    Pour l’instant ils s’appellent conseils généraux
                    Donc, pas « anciennement »


                  • paul 9 avril 2014 22:20

                    NON à cette réforme qui prévoit de supprimer la moitié des régions (précision oubliée dans l’article) et les conseils départementaux ex-généraux.
                    Balladur-Sarko en rêvaient, Manolo s’en charge façon hussarde .

                    Derrière le prétexte des économies à faire -ce qui pourrait être fait sans disloquer l’ architecture historique des territoires -c’est Bruxelles qui réclame depuis longtemps cette réforme, copiée sur les länders allemands ou le modèle tatchérien .
                    A terme, c’est la disparition des départements et des communes, absorbés par de grandes métropoles qui concentreront investissements et ... pollution. 

                    Les territoires désertés par les services publics seront livrés à la loi libérale de l’intérêt privé. Économies bidon qui poursuivent les buts de la RGPP et feront payer de plus en plus cher des services publics, raréfiés et éloignés des « ruraux » .
                    Gouvernement de liquidateurs au service de l’entité européenne .

                    http://www.chevenement.fr/Sur-le-rapport-Balladur-et-la-reforme-des-collectivites-territoriales_a778.html
                    www.npa2009.org/ content/ reforme-territoriale-decentraliser-pour-casser-les-services-publics


                    • Michel DROUET Michel DROUET 9 avril 2014 22:38

                      Je n’ai pas « oublié » de parler des régions puisque mon article traite des départements. Un autre article, peut-être...


                    • claude-michel claude-michel 10 avril 2014 09:10

                      Les caisses sont vides...aucunes réformes ne sera mise en chantier demain...aussi simple que cela.. !

                      L’élysée se sert de Valls pour faire passer le temps jusqu’en 2017... !

                      • heliogabale heliogabale 10 avril 2014 10:58

                        Si on devait supprimer un échelon, ce devrait être l’échelon communal.

                        Le conseiller départemental remplacerait en quelque sorte le maire : le canton aurait son conseil cantonal. Et le département jouerait le rôle de l’intercommunalité.

                        Au gré de quelques ajustements, on aurait 5000 cantons, 80 départements et une petite vingtaine de régions (par exemple fusionner la basse et la haute Normandie ça va de soi...).

                        Mais supprimer le département, ça n’a aucun sens où c’est l’échelon local qui a le plus de sens aujourd’hui, bien plus que la commune (des milliers de communes de moins de 100 habitants).

                        Et surtout, le département est une invention « consensuelle » de la Révolution (1790).


                        • Michel DROUET Michel DROUET 10 avril 2014 11:54

                          Bonjour Héliogabale

                          Je ne pense pas que cela soit la solution : les Français sont très attaché à leurs communes (plus qu’à leurs départements). Maintement, il faut simplement prendre en compte la réalité de ces communes qui n’ont aucun moyen financier en transférant aux intercommunalités un certain nombre de compétences communales et en laissant à ces petites communes tout ce qui touche au lien social et à la proximité.


                        • heliogabale heliogabale 10 avril 2014 13:37

                          J’en conviens : toutefois, les petites collectivités sont condamnées à une totale inertie puisqu’elles n’ont en réalité aucun pouvoir.

                          Ce que je propose permettrait de rééquilibrer les rapports entre collectivités. Chaque commune-canton aurait une taille suffisamment critique pour ne pas être dominée par sa voisine. Par ailleurs dans chaque canton, il y aurait un conseil cantonal. On diminuerait certes le nombre d’élus drastiquement (au moins de moitié), mais ils resteraient toutefois assez proches de leurs concitoyens et auraient plus d’influence.

                          Un autre point important c’est de mettre une limitation des mandats. Qu’un maire puisse rester 30, 40 voire 50 ans à la tête de la même commune ne devrait plus être permis. Se limiter à deux mandats, c’est très bien.


                        • Michel DROUET Michel DROUET 10 avril 2014 14:43

                          Bojour Héliogabale

                          La limitation du nombre de mandats successifs est indispensable.

                          S’agissant du « bon » territoire d’intervention, je pense qu’il s’agit du bassin de vie, au sens des déplacements des populations (domicile travail, par exemple)

                          Enfin, l’invention du département est avant tout un souhait de contrôle social de l’Etat central par les Préfets, pour mettre fin aux féodalités et aux provinces.


                        • Taverne Taverne 10 avril 2014 11:08

                          Bien joué Hollande !

                          Comment saper la popularité de son rival pour 2017 ?

                           1 - le nommer premier ministre
                           2 - l’obliger à défendre un projet inepte qui lèvera une bronca d’élus de tous bords contre lui.

                          Je vois là l’unique intérêt de la réforme car on sait, par exemple, que la suppression des départements ne rapportera pas un centime d’économie. En effet, près des 2/3 du budget, c’est le social (en augmentation constante). Le reste, ce n’est principalement que de la dépense obligatoire (imposé par la loi) et les fonctionnaires restent en fonction grâce à leur statut. Peut-être quelques économies avec la suppression de régions ? Même pas certain.

                          C’est une planche bien savonnée que glisse Hollande à son nouveau premier ministre.

                          Il y a du Mitterrand dans Hollande : rusé...


                          • Michel DROUET Michel DROUET 10 avril 2014 11:59

                            Bonjour Taverne

                            Je ne partage pas votre avis sur les économies qui, si elles ne sont pas énormes seront tout de même substantielles (indemnités des élus et des membres des cabinets, frais de fonctionnement des assemblées, frais de communication, etc...)

                            Maintenant cette réforme ne doit pas être seulement réduite à l’aspect financier. Il y a également la dimension démocratique : aujourd’hui, les citoyens ne comprennent plus rien au système et il faut le simplifier.


                          • Taverne Taverne 10 avril 2014 11:14

                            « Trop de ministres et de secrétaires d’Etat ? Trop de parlementaires ? Trop d’eurocratie ? Trop de communes (on détient le record absolu) ? Très bien, supprimons les départements ! »

                            Quelqu’un m’expliquera ?

                            S’agit-il de faire, à l’instar du mariage homo, un dérivatif des difficultés et des drames quotidiens que rencontrent les Français ? Est-ce un bon moyen de répondre à leur message envoyé par les urnes lors des Municipales ?

                            Ils n’ont pas compris le message...


                            • Michel DROUET Michel DROUET 10 avril 2014 14:45

                              Bonjour Taverne

                              Rajoutez à votre liste : trop d’élus locaux et vous comprendrez

                              550 000 Elus en France : record d’Europe, voire du monde !


                            • zygzornifle zygzornifle 10 avril 2014 11:38

                              Le Sénat et ses zombies avec ....


                              • HELIOS HELIOS 10 avril 2014 12:37

                                Dans une république, comme l’est, la France, c’est l’administration centrale qui detient les sous et donc le pouvoir.
                                Le representant direct de cette administration centrale est le département qui traite directement avec les communes.

                                C’est au niveau des départements que s’exerce l’economie, la politique, la presence de l’état et toutes les agences ou delegations qui reglent et adoucissent ou differentient la volonté administrative révisée a la sauce locale.

                                Comme pour les liens intercommunaux, les liens interdépartementaux sont possibles et il n’est nullement besoin de « regions » pour assurer la decentralisation de l’administration centrale.

                                L’arrivée des regions a été une des pires manipulation de la part de l’action politique. Les regions ont crée des frontieres artificielles dans les tissus economiques, ajouté des inégalités, pompés des ressources considerables dans l’apparition de nouveaux « elus » ainsi que de leurs fonctionnaires, leurs locaux, leurs frais de fonctionnements et ont petit a petit « sucés » les prerogatives départementales sans y apporter une qulconque plus value.
                                 De plus, elles ont fait apparaitre des « baronnies » locales que Bruxelles voudrait utiliser aujourd’hui contre l’interet de cet etat central qui assure l’egalité citoyenne et le sentiment d’appartenance a une nation.

                                S’il faut simplifier, et cela me semble evident, alors il faut eliminer les regions qui n’ont pas de sens, ni economiquement parlant, ni politiquiement et qui sont destructrices des liens entre les citoyens.

                                A l’ere de l’informatique et de la dematerialisation administrative, il faudrait même decharger les départements d’un nombre important de missions qui n’ont plus de sens localement. regardez les cartes grises, un fichier central est suffisant, seule une representation peut etre envisagée au niveau le plus proche, c’est a dire communal !... comme pour la majorité des actes publics.

                                La realité, ce’st que la classe politique veut preparer des nids douillets pour ses membres et ceux qui n’ont plus de racines, plus de patrie (gros mot ?) defendent Bruxelles et l’abolition de dernier stade de l’attachement des citoyens a leurs terre, en promouvant des regions qui n’ont en fait pas de sens. Est-ce qu’un catalan est identique a un azureen ou même un marseillais (entre les 2) ?.. pas plus qu’avec un Chti.

                                Defendre la suppression des departements et le renforcement des regions va contre l’interet des citoyens, ne fera aucune economie, bien entendu, et amplifiera le de deracinement culturels des peuples au grand plaisir de ceux qui souhaitent la desumanisation eou pire, le remplacement de population.

                                S’il ne reste qu’une structure organisationnelle, c’est le département qui doit rester !

                                Amis citoyens, sachez que pour que le departement disparaisse et que les regions fusionnent, il faut au minimum un referendum pour modifier la constitution.
                                Actuellement les socialistes ne doivent pas avoir les 3/5 emes requis pour cette modification sans référendum. Faisons en sorte que cela continue

                                Bonne journée


                                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 10 avril 2014 13:13

                                  Bien sûr que tout cela est politique, les économies ont bon dos !
                                  Il s’agit de mettre en place progressivement les euro -régions qui auront beaucoup de pouvoirs, dirigées par Bruxelles directement.

                                  Diviser par deux le nombre de régions, c’est l’ étape indispensable à la fin des Etats Nations.

                                  C’est le projet de Washington et de l’ UE depuis des dizaines d’années : en finir avec les Etats Nations. Pierre Hillard : « La décomposition des nations européennes ». Hillard a compilé tous les textes européens qui vont permettre cette forfaiture.

                                  La destruction des Nations européennes se fait par le haut et par le bas.
                                  Par le haut, par les accords transatlantiques, qui seront bouclés quand les membres du Congrès américain siègeront à Bruxelles.

                                  Et par le bas, par les euro-régions.

                                  Il est parfaitement possible de mettre de l’ordre dans le millefeuille administratif, d’éviter les doublons, sans remettre en cause l’unité de la France.
                                  Mais tel n’est pas le projet, dont personne ne dit l’origine.

                                  Les euro-régions, regardez bien la partie en marron sur la carte, c’est ce qui restera de la France quand ils auront atteint leur but : détruire la France telle que nous la connaissons.

                                  Comme la majorité des Français n’est sûrement pas d’accord, on nous enfume, en nous faisant croire qu’il s’agit de faire des économies.

                                  Commençons par sortir de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN pour pouvoir récupérer la souveraineté, remettre l’économie française en route et nous débarrasser des l’austérité qui va finir par nous ruiner.

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