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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Plan banlieue : halte à l’hypocrisie

Plan banlieue : halte à l’hypocrisie

Pour que tout ou partie des trois heures de programmes dégagées par la suppression de la publicité dans le service publique soient au service de la lutte contre les discriminations ou pour le vivre ensemble dans le cadre du « Plan espoir banlieue ».

Le Plan banlieue préparé par le gouvernement présenté dans les médias suscite de fortes attentes dans les quartiers... mais les premiers contours dévoilés par Fadela Amara interrogent sur la réelle volonté politique du gouvernement de réussir là où les précédents ont échoué... tant les premières mesures annoncées apparaissent plus comme une synthèse de pratiques déjà existantes et qui ont manqué de faire leurs preuves en trente années de politique de la ville aussi bien ruineuses qu’inadaptées avec en prime une fracture d’abord territoriale, mais ensuite socio-ethno-raciale de plus en plus élevée...

La parfaite mésentente étalée au grand jour des deux ministres chargés de sa conduite et de son application laisse perplexe quant à l’efficacité résultante des conseils interministériels (rappelons-le initiés sous l’ère Juppé).

Les fameuses banques de stages auprès des établissements scolaires ne peuvent que s’inscrire dans une approche généralisée de politique de droit commun et en tout état de cause en l’état tendraient à créditer l’idée que le problème des sous-emplois des jeunes en banlieue serait le fait de ces derniers et non pas de la discrimination territoriale ethnique ou autre...

Le tutorat généralisé et les conventions pluriannuelles d’objectifs existent déjà et n’ont pour le moment pas remporté un franc succès dans leurs applications faute toujours de moyens... et, on l’a constaté, la plupart de ces mesures n’ont pas amélioré, loin s’en faut, la situation dans les banlieues...

D’abord annoncé comme un Plan Marshall ensuite rebaptisé Plan « antiglandouille », la dernière mouture a été présentée « Plan espoir banlieue »... Faut-il voir dans cette évolution sémantique une désagrégation parallèle de l’ambition politique dans ce domaine ?

Le milliard d’euros annoncé comme « budget de guerre contre la glandouille » paraît bien faible face à l’immensité des attentes, il est vrai suscitées par la nomination de Fadela Amara à ce poste de secrétaire d’Etat à la Ville... et on ne voit pas comment, avec un milliard d’euros (même pas acquis), elle financerait son plan avec en prime le désenclavement de quartiers prioritaires... A titre de comparaison, le budget prévisionnel de l’ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine) est de l’ordre de 40 m d’euros sur dix ans... On peut aussi citer l’exemple du quartier Mas du Taureau à Vaulx-en-Velin qui aura nécessité 200 millions d’euros de financement pour 500 logements.

Nos banlieues méritent plus de considération et ce serait un déni de réalité que de ne pas traiter l’urgence et la gravité de la situation. Les émeutes de l’automne 2005 ont apporté un coup de projecteur spectaculaire sur le malaise et le mal-être de la jeunesse dans nos quartiers... Aujourd’hui, les projecteurs se sont détournés, mais le malaise et le mal-être, nul ne doit en douter, ont fait le siège... et personne ne peut prédire leurs conséquences. On attend de vraies solutions, de l’audace et de la considération... Les annonces tous azimuts qui changent de jour en jour, notamment sur les moyens, ne font pas bonne impression...

L’environnement a eu son Grenelle, un ministre d’Etat pour chapeauter une vraie collaboration interministérielle, des associations et experts intégrés à la réflexion et succès médiatique comme bouquet en attendant les résultats concrets...

La banlieue, quant à elle, terreau du chômage, de l’exclusion, de l’insécurité et des émeutes urbaines n’aurait droit qu’à un Plan espoir banlieue mené dans l’imprécision la plus totale et assaisonné de désaccords publics entre les ministres chargés de le conduire...

Pire, une absence suspecte de la thématique de la lutte contre les discriminations met à mal dans nos quartiers le volontarisme unanime pressenti par la nomination de Dati, Yade et Amara... Il est pourtant certain que, dans les cités des banlieues françaises, ce sont d’abord les jeunes issus de l’immigration avec des noms à consonance maghrébine et africaine qui sont les plus frappés par la crise sociale avec des taux de sous-emploi et d’exclusion les plus forts... C’est dire qu’il y a aussi une dimension ethno-raciale.

Enclavés dans les quartiers, malmenés au quotidien par des contrôles de police incessants, souvent au faciès, et privés de perspectives dans cette société où les valeurs de l’individualisme prédominent, une tendance à la communautarisation (de nature ethnique parfois) vient prendre en charge le destin de l’individu... s’ensuit une revendication identitaire qui s’affirme à travers des discours de victimisation...

La condamnation (stérile) des discriminations est sans doute la position la mieux partagée sur l’échiquier politique ; les organisations de toutes sortes rivalisent de parole publique pour dénoncer dans une unanimité de façade ce poison de la discrimination... Accommodable par la plupart des idéologies la lutte contre la discrimination peine à sortir des enjeux et offre ses divergences dès que les éléments du diagnostic se font jour et que les réponses à y apporter sont évoquées...

Nous ne construirons rien de durable sans combattre ce poison pour la société que sont les discriminations ; rien de durable si nous laissons monter d’où qu’ils viennent le racisme, l’intolérance, l’injure, l’outrage... dixit Chirac...

Mais il est vrai que taper sur l’immigré ou ce qui lui ressemble est électoralement plus payant ; certaines sorties sémantiques passées ou récentes sont à mettre sur ce compte... même si moralement c’est limite, il faut avancer ; pour nos jeunes dans nos quartiers. Arrêtons les incantations stériles... c’est de vies d’hommes et de femmes dont il s’agit... Il faut faire évoluer cette « opinion électorale » par une politique volontaire et sincère de lutte contre la discrimination... nous ne serons plus en période électorale dans deux mois et pour longtemps... et il y a des fois où l’histoire prend date avec le politique... François Mitterrand avait respecté ce rendez-vous en 1981 en abolissant la peine de mort contre l’avis d’une majorité de Français... Vingt ans après, aucune voix ou presque ne se lève pour la regretter. Chirac en son temps avait évoqué « des bruits et des odeurs » qui ont fait grand bruit, pourtant, il s’est révélé être le plus farouche opposant à l’intolérance vers la fin de son mandat...

Le lourd contentieux du chef de l’Etat actuel avec les banlieues consécutif à sa sortie sémantique ne doit pas l’empêcher de manquer ce rendez-vous... Peut-être sera-t-il l’homme qui mettra la France sur le chemin du nécessaire destin commun à inventer avec ses derniers arrivants... En tout cas, les nominations de Dati, de Yade et d’Amara vont dans ce sens... Alors que les mesures sur l’éducation, le désenclavement et l’emploi ne montreraient des effets que plusieurs années plus tard. Ces nominations visibles tout de suite ont produit leurs effets en montrant un autre visage de notre pays... mais il faut aussi qu’elles s’inscrivent dans une dynamique de promotion de la diversité et du vivre ensemble...

La diversité est une chance, ce dont nous devons tous être conscients... Certains l’acceptent, d’autres moins voire le réfutent carrément ; par déni de vérité, par racisme ordinaire, simple conformisme ou simple conservatisme... Penser la multiplicité des formes de discrimination, leur cumul et intersection sans les réduire à aucune d’entre elle, tel est l’enjeu de leur éradication... En banlieue plus qu’ailleurs il ne saurait être passé sous silence cet impératif en ces temps où la lutte contre les discriminations nous invite à réviser sur les productions des inégalités... Chez les jeunes des cités, domine un sentiment d’humiliation et d’injustice : ils se sentent citoyens de seconde zone, rejetés par une société qui ne veut pas d’eux... Le désenclavement est aussi à opérer dans les mentalités... et pas seulement dans les banlieues.

Nous ne voulons plus nous inscrire dans le rapport exclusif à la norme et à l’ordre dans l’alternative de la passivité et de la violence... Plus d’énième plan qui s’enlisera dans les sables de la communication et de l’impuissance... Nos quartiers ne sont pas encore entourés d’un mur de Berlin : c’est plus que du transport qu’il faudra y amener pour lutter contre la glandouille... Et, si les jeunes des quartiers sont quelquefois le problème, ils sont aussi à coup sûr la solution... La politique doit retrouver sur les quartiers plus qu’ailleurs sa vocation première qui est de changer les choses... Ramener le service public dans ces quartiers, c’est bien, mais ramener du service privé en plus, c’est encore mieux...

Fadela Amara, secrétaire d’Etat à la Ville, nous explique par ailleurs que son engagement politique résulte de l’attitude de policiers qui auraient pris le parti d’un conducteur qui venait de renverser son jeune frère qui décédera quelques heures plus tard face à sa mère désemparée... C’est dire que ce n’est pas seulement un problème d’emploi qu’il faut traiter... Il est question de l’humain... d’un rapport nouveau à inventer entre la police et la jeunesse des quartiers... Qu’on ne nous ressorte plus le sacro-saint discours sur l’économie parallèle dans les quartiers qui serait cause de ce climat hostile... S’il y a du vrai dans ce discours, il ne contient pas toute la vérité... La mort de ces deux adolescents Zyad et Bouna à l’automne 2005, fuyant la police pour éviter un contrôle, alors que l’enquête démontrera qu’ils n’étaient pas des délinquants et n’avaient rien à se reprocher doit nous interpeller... La mission de la société comme de la police c’est aussi de protéger... Et, cette fois-là, comme toutes les fois où elle humilie dans ses contrôles incessants et dégradants, elle n’a pas protégé... Comme toutes les fois du quotidien ou faute de mort d’homme, ça ne fait pas la une des journaux... Quand l’autre revêt la figure de l’ennemi, s’enclenche une spirale fatale de la négation mutuelle... Point de destin individuel possible, sans ce destin commun qui le protège... Parce que vivre ensemble ne va pas de soi, il faut répéter sans cesse que cela s’apprend...

Les médias ayant contribué à construire cette mauvaise image des banlieues, c’est par les médias qu’il faudrait déconstruire cette image... Proposons une campagne sans précédent à l’image des grandes causes nationales type sécurité routière ou lutte contre le sida ou même beaucoup plus intense encore...

La suppression de la publicité dans le service public va libérer plus de trois heures de programmes quotidiennes : utilisons-les en tout ou partie pour des programmes en faveur du vivre ensemble à construire avec les jeunes des quartiers au moins sur une année... Et les regards des uns et des autres changeront... Car, si les jeunes sont le problème, ils sont aussi la solution...


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11 réactions à cet article    


  • Rosemarie Fanfan1204 30 janvier 2008 12:10

    Les différents plans banlieue des gouvernements sont de la poudre aux yeux. On fait semblant de faire qq chose.

    Il faut des moyens humains et financiers pour redonner vie aux quartiers. Et une vraie volonté politique de faire qq chose. F. Amara a bricolé avec les moyens du bord, cad aucun. Elle est la bonne conscience banlieu de sarko.

    Encore une fois, les émeutes de clichy n’ont rien changé, il n’y a toujours aucun train pour aller dans cette commune (ce n’est pas la seule) enclavée dans le 9.3. Les cités sont toujours des lieux de non vie et de désespoir. On y créé l’échec scolaire, l’absence d’avenir.

    Ces jeunes là se révolteront encore. Que peuvent-ils faire d’autre ?

    Merci pour votre billet Pisco


    • jakback jakback 30 janvier 2008 12:40

      Pisco, présentez nous un plan chiffré, réalisable, qui réglerait majoritairement le problème.

      Bon courage et bonne chance, selon Djamel enfant des citées de Trappes, icônes de la jeunesse Française, mettez l’argent que voulez, il sera utilisé, mais rien ne changera.

      Vue les sommes englouties depuis des décennies, par cette " Banlieue " de la France, je crains qu’il soit dans le vrai, et ce quelque soit la couleur de notre gouvernement.


      • Mescalina Mescalina 30 janvier 2008 13:14

        Pffff, c’est bien beau ce texte, ça dit des choses justes, mais ne fait RIEN avancer. Pas la moindre idée. On peut en pondre à la pelle des jolies CONSTATS humanistes, mais des solutions ça à l’air plus compliqué.

        Il serait bien d’attendre la déclaration et la feuille de route de NS avant de se prononcer, non ? Je fais confiance à Fadéla pour le coup, qui a du bien se battre sur ce dossier, pour une fois que ce n’est pas un énarque qui pond un rapport sur un sujet qu’il ne connaît pas...

        Le bénéfice du doute, vous connaissez ??


        • debase 30 janvier 2008 17:08

          Le résultat naturel et totalement prévisible de l’immigration massive de peuplement, de la part de populations d’origines ethniques, de cultures et de religion radicalement différentes des nôtres a été la constitution de ces banlieues devenues des ghettos ou règne le non-droit, la violence et le chômage de masse.

          Ce processus a été encouragé depuis près de 40 ans par des affairistes et certains hommes politiques irresponsables (’opportunisme’), des inconscients (’angélisme’) et surtout par les activistes de l’anti-France (’trotskysme’) qui sont aujourd’hui disséminés dans tous les rouages de la société : administration, éducation nationale, magistrature mais aussi média, etc...

          Il s’est ainsi effectué totalement à l’insu des français de souche qui ne sont pas le moins du monde responsables de la situation actuelle et qui, si on leur avait demandé leur avis, se seraient montrés largement opposés au phénomène pour une raison de pur et simple bon-sens et non par ’racisme’.

          Il est inutile de se voiler la face et comme vous dites "halte à l’hypocrisie", il est clair qu’ils ne veulent pas et ne voudront jamais ’assumer’ !

          D’autant qu’ils constatent de plus en plus les conséquences dans leur vie de tous les jours (insécurité toujours plus forte, baisse du niveau scolaire, dette de l’état et de la sécu, etc...) et réalisent l’avenir infernal qui attend leurs enfants (guerre civile).

          Il faut voir les choses avec réalisme : M. Sarkosy est coincé par son électorat, il ne fera strictement rien de réel et de concret ! La situation déjà difficile est insoluble et ne fera qu’empirer. Des millions de personnes n’ont aucun avenir chez nous et devront tôt ou tard regagner leurs pays d’origine...

          Il faut aider honnêtement l’Afrique à se développer et à profiter de ses atouts afin d’offrir un avenir sur place à sa jeunesse, c’est ça la solution et c’est au plus au niveau international (ONU) que des mesures devraient être prises et mises en oeuvre.

           


          • Christoff_M Christoff_M 1er février 2008 07:27

             tout à fait d’accord nos banlieues ne sont que le reflet et l’accumulation de problèmes éludés ailleurs...


          • Christoff_M Christoff_M 31 janvier 2008 16:29

             on pense encore qu’on peut agréger des communautés à coup de budget d’urbanisme et de plans....

            si on rassemble toutes les population en difficulté au meme endroit, on ne peut que concentrer les problèmes et les multiplier.... ce terme de banlieue typiquement des grandes villes, prouve le ridicule des preneurs de décisions !!

            on commence par parquer les gens qui travaillent de plus en plus loin on construit des cités zombies, on fait monter le prix dans les centres ville et quand tout va mal on se dit il faudrait peut etre faire un plan banlieue !!

            c’est à peu presdu meme ordre que on va augmenter le smic, effet d’annonce pour calmer les tensions avec vision à tres court terme !!


            • Marcusgarvey 2 février 2008 22:55

              Comme d’habitude....la musique est connue, mais le refrain commence à agacer la jeunesse. La jeunesse d’aujourd’hui n’a rien avoir avec les ouvriers d’hier habitués à baisser les yeux et à se taire, cette jeunesse compte bien faire sa place même au prix du sang !

              Révolte toi contre l’oppresseur....c’est notre hymne national qui le dit !


              • korkma sonmez ANTI—PKK 3 février 2008 12:26

                PRESSION DIASPORA OU COURSE AU MUNICIPAL,

                 

                A la demande d’ultranationalistes arméniens, Monsieur Jean Paul Bret, maire socialiste et tête de liste de la gauche à Villeurbanne, a obtenu d’une candidate d’origine turque qu’elle se retire de la liste électorale présentée par les Verts.

                 

                Soumise à de fortes pressions, ladite candidate a été sommée dans un premier temps de prendre publiquement position sur les tragiques événements survenus sous l’Empire ottoman en 1915. Sous la contrainte, elle s’exécuta. Cela ne suffit pas ! Monsieur Bret exigea ensuite de la candidate qu’elle confirme sa position devant... un militant arménien ! Cette comparution humiliante, digne d’un interrogatoire stalinien, eut bien lieu ! Mais loin de s’en satisfaire, M. Bret et ses conseillers arméniens imposèrent à la candidate une nouvelle épreuve : aller se prosterner devant le monument arménien de la commune !

                 

                Las ! Humiliée, présumée coupable du fait de ses origines et constamment obligée de se justifier sur des événements survenus il y a plus de 90 ans, la candidate turque finit par jeter l’éponge.

                 

                Nous condamnons avec force la stigmatisation ouvertement raciste dont a été victime cette candidate et dénonçons la politique communautariste dont M. Bret se fait dangereusement l’artisan à Villeurbanne. Dresser les communautés les unes contre les autres et instrumentaliser des tragédies historiques à des fins électorales sont des méthodes indignes d’un démocrate !

                 

                La scandaleuse attitude de Jean-Paul Bret, qui a cédé aux plus radicaux des groupes extrémistes arméniens, est une humiliation pour toute la gauche, tous les républicains, et tous les humanistes, que le collectif CIViC appelle à réagir contre cette dérive turcophobe.

                 

                Paris, le 1er février 2008


                • danhibou danhibou 11 février 2008 16:52

                  J’ai peut-être mal écouté mais il m’a semblé avoir peu entendu parler de l’Education Nationale. Ayant travaillé dans un lycée d’enseignement professionnel proche de Mantes Val Fourré j’ai pu constater les lacunes de ce genre d’établissement avec ces stages obligatoires pour l’élève non rémunérés par l’employeur, la durée trop courte, un mois pour certaines classes, deux fois un mois pour d’autres et surtout l’organisation des dates de ces stages, certains démarrant une semaine après la rentrée. Résultat : non intégration de l’élève dans son milieu scolaire. Une école de la seconde chance ok mais un énorme travail est à faire est à faire au niveau de l’école tout court surtout au niveau de ce genre de lycée. Merci de m’avoir lue


                  • Lisa SION 2 Lisa SION 12 février 2008 16:39

                     

                    Le blog de Fadela Amara est devenu inaccessibe, et ses discours si personnels sont aujourd’hui "langue de bois ". Voici le message sans réponses que je lui ai envoyé.

                    Je n’ai pas voté pour notre président, mais ai été agréablement séduit par l’ouverture et le renouveau politique que cela promet.

                    Je ne suis pas spécialiste de la ville, mais attentif à l’avenir de notre société, comme de la planète en général. Un formidable réveil « environnement » salvateur envahit les êtres conscients, et je puis vous soumettre mes idées pour la ville en besoin.

                    Afin de rendre agréable la vie en cité, je me suis posé la question comment les rendre plus belles. En effet, faites participer les jeunes à embellir leur cités, et ils s’interdiront de détruire leur oeuvre commune.
                    Ainsi, à partir du premier étage, il faudrait suspendre des bacs et laisser pousser de l’Ampélopsis ( vigne vierge ). Cette belle plante que l’on voit dans les quartiers bourgeois, couvrant parfois totalement les maisons, qui pousse toute seule,et dont les feuilles constituent de l’excellent compost, voire même, des granulés pour les chaudières. 

                    On peut se poser la question également pourquoi ne pas couvrir les surfaces exposées au soleil de panneaux solaires, susceptibles de restituer de l’éclairage nocturne gratuit. On peut encore installer sur le toit des éoliennes horizontales, capables de pomper de l’eau et des panneaux vitrés permettant les jours de grand soleil de la chauffer raisonnablement. Un simple tuyau d’arrosage disposé au soleil, peut monter à cinquante degrés. Il n’est pas inutile et encore plus agréable de constituer des terrasses communes, sur les toits protégés, équipées de parasols et de salons de jardins fixes, installés dans des sortes de jardins de fleurs, agréable pour les yeux et pour leur parfum.

                    Idéal pour la tranquillité, les jardins potagers ouvriers privés, entourant chaque batiment devraient participer à faire règner la paix, la vie positive et l’activité qui manque beaucoup à ces cités.

                    Je n’ai aucune prétention et n’ai rien inventé, mais serait ravi que la paix s’installe enfin dans ces zones devenues plus vertes.

                    Je vous souhaite mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année et vous souhaite bien du succès dans votre rude tâche.

                    Il ne fait aucun doute dans mon esprit qu’elle n’est qu’une marionnette et que c’est encore Bouygues qui nous programme l’avenir de nos banlieues.

                    ciao. 

                     


                    • Bof 2 mars 2008 15:47

                       Bravo pour le plan "banlieu" ; il a le mérite de faire savoir qu’il en faut un. Par contre, pour résoudre les problèmes dits de banlieue ...il faudrait que tout le monde s’y mette car " la France est sans le sous" comme l’a clamé Monsieur Hollande . Tout le monde sait que l’on peut vivre sans ce sale fric distribué à ceux qui sont chargés d’adoucir les "conséquences" des problèmes de banlieu ...environ six millions quand-même et ils réclament encore pour leur pouvoir d’achat , leurs ponts possibles , réalisables si...ou si...le chef de service accepte et bien sûr, ils veillent à leurs congès payés si durement acquis ...par leurs parents !

                       Que manque -t-il en premier : de la bonne volonté, une envie de réussite et c’est réalisable . Vu la quantité de travail non fait dans notre pays , il y a du travail pour tout le monde mais il faudra s’adapter et alors...fini les 35 heures car les soirées seront consacrées à l’amélioration des conditions de travail. Les denrées sont actuellement souvent beaucoup moins chères dans les petites épiceries et les aliments y sont de bien meilleure qualité ; que se passe-t-il ? comment cela se fait ? je ne parle pas de la différence de prix des clous dans une petite quicaillerie avec un grand magasin qui doit certainement payer la publicité ou bien.. ??? très étrange mais vérifiable ; de plus, on a le poids que l’on désire à environ dix fois moins cher parfois quinze fois et avec le plaisir de travailler du petit commerçant . Les banlieues n’ont donc peut-être plus besoin des supermarchés pour les aliments frais et la cuisine revient moins chere que l’achat des plats cuisinés ; de plus, souvent une simple demande de recette et l’on a le renseignement ...à suivre ?....

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