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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Pour accueillir les migrants, changer le paradigme juridique

Pour accueillir les migrants, changer le paradigme juridique

L’accroissement de l’immigration en Europe impose de regarder en face sa réalité, dans toutes ses dimensions : du point de vue dramatique des personnes qui parcourent des milliers de kilomètres dans la détresse, au péril de leur vie, pour échapper à pire encore ; et du point de vue des populations et des institutions qui les reçoivent, et qui ne sont pas prêtes à l’ampleur de cette vague.

Le parcours type du migrant est connu : quitter une région de misère ou de guerre, tout abandonner derrière soi, verser ses économies, quelques milliers d’euros, à des organisations criminelles pour atteindre le vieux continent, transhumer clandestinement, épuisé et terrorisé, mourir parfois, une fois en Europe être tour à tour aidé et pourchassé par les autorités, vivre en assisté pendant des années, dans un statut juridique incertain, faire mille démarches absconses pour obtenir des droits variables, ne pouvoir ni se stabiliser ni revenir chez soi...1

Du côté de l’administration, l’afflux de migrants a saturé des circuits déjà engorgés : l’hébergement d’urgence, le logement social, l’aide médicale d’État, l’aide sociale à l’enfance (beaucoup de migrants jeunes se déclarent mineurs), l’école, Pôle Emploi, les tribunaux administratifs (dont le contentieux des ressortissants étrangers constitue jusqu’à 50 % de l’activité, sachant que 77 % des mesures d’éloignement prononcées ne sont pas exécutées2, soit parce que les personnes concernées ne sont pas sous main de police, soit pour des vices de procédure ou par manque de moyens policiers, soit encore parce que les pays d’origine refusent le retour des migrants expulsés), la prison…

Les statuts des migrants

Il faut préciser ce tableau. « Migrant » est un terme qui couvre un large éventail de statuts légaux3 :

  • les ressortissants étrangers disposant d’un visa (séjours courts), qui n’est qu’un droit temporaire d’entrée sur le territoire ;
  • les ressortissants étrangers disposant d’un titre de séjour (séjours longs), qui peuvent travailler dans la plupart des cas, bénéficier de logements sociaux, des allocations familiales, du RSA, de l’ASPA, de la couverture maladie universelle… ;
  • les demandeurs d’asile (qui attendent donc l’admission au statut de réfugié), qui bénéficient d’aides spécifiques (l’ATA, le logement en CADA) mais ne peuvent travailler ;
  • les réfugiés (qui ont obtenu l’asile ou la protection subsidiaire), qui peuvent travailler et bénéficier de logements sociaux, des allocations familiales, du RSA, de l’ASPA, de la couverture maladie universelle ;
  • les ressortissants étrangers en situation illégale (surtout des demandeurs d’asile déboutés ou des titulaires de visa ou de titre de séjour périmé et non renouvelé, les personnes venues en clandestinité semblent très minoritaires), qui n’ont pas le droit de travailler mais peuvent bénéficier de l’aide médicale d’État et d’hébergements d’urgence.

La gratuité scolaire et l’aide sociale à l’enfance sont assurées pour toutes les personnes présentes durablement sur le territoire, y compris en situation illégale.

Chacun de ces statuts légaux se divise lui-même en plusieurs compartiments, avec des procédures et des droits spécifiques. La diversité des situations juridiques, des circuits administratifs correspondants et des droits qui y sont attachés, constitue un système à la fois complexe, propice aux fraudes et abus, et très inégalitaire.

Quelques ordres de grandeur sont nécessaires pour apprécier l’importance des différents statuts de migrants. On compte environ 3 200 000 immigrés étrangers nés à l’étranger (auxquels il faut ajouter 550 000 enfants étrangers nés en France). Parmi eux se trouvent : 400 000 clandestins, 250 000 réfugiés, 55 000 demandeurs d’asile. Donc la grande majorité des migrants présents en France (2 500 000) dispose de titres de séjour, 47 % d’entre eux pour motif familial, 30 % pour des études, 8,6 % pour le travail, 8,5 % pour des raisons humanitaires.4

Enfin, seules 20 % environ des demandes d’asile aboutissent à l’obtention d’un statut de réfugié5. En cas de refus du statut, il n’y a pas de procédure de retour effective. Il semble que la plupart des déboutés du droit d’asile demeurent sur le territoire.

Fermer les frontières ?

Le problème n’est pas de frontière, puisque l’entrée en France est majoritairement légale, sauf un nombre infime de cas. Le regroupement familial repose sur le droit constitutionnel des familles (« La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement », art. 10), lui-même garanti par la Convention européenne des droits de l’homme6. Et le droit d’asile, issu de la convention de Genève et qui implique d’accueillir a priori les demandeurs d’asile, est un des piliers du droit international. Or ce sont les sources de plus de la moitié de l’immigration en France7.

Voudrait-on sortir de ces cadres légaux et rendre les frontières extérieures de l’Union infranchissables, comment ferait-on ? Le sud de l’Europe étant maritime, la construction d’un rideau de fer à la manière du mur d’Israël ne fait aucun sens. La solution dissuasive serait de canonner les boat people et de mitrailler les foules qui se pressent aux enclaves européennes du Maroc ou aux frontières des Balkans… Ce serait une violation terrible du principe le plus fondamental de l’Europe, le respect de chaque personne. Ce serait la mort spirituelle de l’Europe.

Quant à une restriction dans l’octroi des visas, elle serait délicate pour un pays dont une part significative de la population a des racines étrangères, où le tourisme est vital et qui entend jouer un rôle sur le plan international.

Les migrants continueront donc de venir, parce que le Proche-Orient est en guerre quand l’Europe est en paix, et parce que les populations y sont démunies, alors que l’Europe est prospère, même avec la crise. Quelle solution pour les accueillir selon les valeurs européennes ?

La solution humaine existe

Aujourd’hui, beaucoup de migrants n’ont pas le droit de travailler, d’investir, de se loger par eux-mêmes − sauf au noir. Les illégaux risquent l’internement administratif et ne sont pas protégés par la loi. A contrario, les étrangers bénéficient en France de soins gratuits (l’AME ou la CMU), d’hébergements (l’urgence sociale, les CADA), d’aides publiques (comme l’ATA pour les demandeurs d’asile ou l’ASE pour les enfants), de conseil juridique, leurs enfants sont scolarisés gratuitement...

Certains de leurs droits fondamentaux d’être humain sont bafoués, tandis que la solidarité nationale les prend en charge.

Annah Arendt remarque cette grave incohérence au sujet des apatrides de l’entre-deux-guerres : parce qu’ils ne sont pas citoyens, ils ne bénéficient pas des droits de l’homme8. Un siècle après, la situation légale de ces populations déplacées a conservé cette anomalie : plusieurs droits premiers leur sont déniés ou restreints (à la justice, à la libre circulation, à la propriété, au travail, à se loger et se soigner par ses propres moyens...9), et on leur accorde d’autres droits, palliatifs et coûteux.

Il est temps de finir de décorréler droits de l’homme et citoyenneté. Les uns doivent être garantis indépendamment de l’autre.

Le plein respect des droits fondamentaux et de la dignité des personnes appelle une inversion totale du dispositif juridique : ouvrir les frontières et garantir les libertés essentielles, et restreindre l’accès à la citoyenneté. Concrètement :

  • Tout étranger peut venir librement en France et y travailler, s’assurer, passer des contrats, agir en justice, etc. Il est protégé par la loi française, et y paye ses impôts et cotisations sociales. Le résident est soumis à tous les devoirs des habitants du pays, et à toutes ses lois.
  • L’accès à la nationalité, donc à la citoyenneté, est très limité. Elle ne peut s’acquérir que par le droit du sang ou par le droit de la volonté. Dans le cas de la naturalisation voulue, elle est conditionnée à la vérification approfondie de la pleine acceptation de la culture, des mœurs et des lois du pays, et ne peut être obtenue qu’après une durée de présence significative, qui marque l’attachement au pays.
  • N’étant pas citoyen, le migrant ne bénéficie d’aucun des avantages de la solidarité nationale ni de droits civiques, strictement réservés aux nationaux. Ceci concerne notamment le logement social et les aides au logement, la politique familiale et les revenus minimaux. L’aide médicale d’État est limitée au minimum nécessaire pour le maintien de la santé publique (traitement et vaccination des maladies contagieuses, premiers soins d’urgence).
  • Seuls les enfants sont pris en charge, donc scolarisés, jusqu’à l’âge légal du travail.

Bien sûr, les migrants qui y cotisent bénéficient des assurances maladie et chômage. De plus, les associations humanitaires peuvent leur venir en aide, mais cela ne constitue pas un droit.

Il faudrait probablement mettre en place un système d’enregistrement des personnes présentes sur le territoire national, surtout pour le fisc. Un système déclaratif obligatoire devrait y suffire.

Dans ce paradigme, le droit d’asile n’est plus utile. Il était apparu comme la contrepartie nécessaire de la fermeture des États nations de la fin du 19e siècle ; il est logique que l’effondrement de ces États au Proche-Orient (Afghanistan, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie, Mali, Centrafrique, Yémen...) entraîne sa disparition. L’entrée des étrangers sur le territoire français était libre jusqu’en 191710 ; le temps est probablement venu de clore cette parenthèse historique où les États se sont murés les uns contre les autres.

Quelles conséquences ?

Les avantages d’un tel système sont nombreux :

  • Venant légalement, les migrants utiliseront leurs économies pour payer un trajet sûr et pour vivre leurs premiers mois de présence, le temps de trouver un emploi, et cesseront de financer l’industrie du crime.
  • Étant libres d’aller et venir, ils ne seront pas obligés de s’implanter sur le territoire français, et pourront revenir au pays sans craindre d’y être bloqués.
  • Ne bénéficiant pas de la solidarité nationale, ils seront incités à travailler et n’auront plus besoin de perdre leur énergie à se maintenir dans les circuits administratifs ou dans la clandestinité.
  • Les migrants ne seront plus à la charge du pays, mais deviendront pour la plupart d’entre eux autonomes et contributifs par leurs impôts et cotisations.
  • L’économie souterraine ne sera plus un passage nécessaire.
  • Les administrations seront moins chargées.

En bref, moins de criminalité, moins de non-droit, plus de recettes fiscales.

Si un tel retournement du droit des étrangers s’opérait, il est certain qu’il constituerait dans un premier temps un important appel d’air, avec l’afflux d’un nombre considérable de migrants. Mais venant avec leurs économies et la volonté forte de travailler pour s’en sortir, il est probable que cet afflux apporterait surtout un surcroît de dynamisme économique. Par ailleurs, les règles d’accès à la citoyenneté empêcheraient que les institutions en soient déstabilisées.

Pour leur part, nombre d’étrangers déjà présents sur le territoire seraient obligés de se repositionner radicalement, dans le sens d’une situation plus saine.

Ce renversement radical du paradigme sur les migrants semble la seule solution à la fois humaine et réaliste pour faire face aux enjeux actuels. Un tel système ressemble à celui des cités grecques antiques : les étrangers avaient tous les droits, sauf la citoyenneté. Un retour aux origines de la démocratie est peut-être la voie pour inventer son avenir.

Notes

3Je ne traite ici que des étrangers hors Union européenne.

4Les chiffres ici indiqués sont ceux généralement donnés. La France ne dispose pas d’enquêtes statistiques sur les populations étrangères présentes sur son territoire. Sources utilisées : INSEE (http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ref/IMMFRA12_g_Flot1_pop.pdf, http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=TITSEJ) et Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (http://unhcr.org/556725e69.html#_ga=1.89356315.1875993466.1441282471).

6Pierre Mazeaud, Pour une politique des migrations transparente, simple et solidaire, rapport au Ministère de l'immigration, La Documentation Française, juillet 2008, p. 25 (http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/084000446/index.shtml).

7Voir Georges Othily et François-Noël Buffet, Immigration clandestine : une réalité inacceptable, une réponse ferme, juste et humaine, rapport au Sénat, avril 2006 (http://www.senat.fr/rap/r05-300-1/r05-300-1.html)

8Hannah Arendt, Les Origines du totalitarisme, Quatro Gallimard, 2002, 2e partie « L’impérialisme », chapitre IX, p. 591 ss.

9Cf. la Déclaration universelle des droits de l’homme (http://www.un.org/fr/documents/udhr/). On notera que la Convention européenne des droits de l’homme ne reprend pas ces droits (http://conventions.coe.int/Treaty/FR/Treaties/Html/005.htm).


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61 réactions à cet article    


  • Esprit Critique 17 septembre 2015 15:36

    « Parmi eux se trouvent : 400 000 clandestins,... »

    Des méthodes d’estimations simples me fond penser que c’est au moins le double !


    • Guillaume de Lacoste Lareymondie Guillaume de Lacoste Lareymondie 17 septembre 2015 15:51

      @Esprit Critique
      Je n’ai pas voulu entrer dans le débat quantitatif. Les ordres de grandeur suffisent à montrer qu’il s’agit de nombres importants, donc qu’il y a bien un problème de non-droit à grande échelle. De fait, des études démographiques sérieuses, par l’INSEE ou l’INED, seraient nécessaires sur la question, au moins pour évaluer le dimensionnement des dispositifs actuels...


    • Esprit Critique 17 septembre 2015 17:00

      @Guillaume de Lacoste Lareymondie
      OK compris comme ça , on peut bâtir des raisonnements le nombre réel importe peu, si l’on est bien conscient que les problèmes existent, que l’on ne cherche pas a les ccher et mentir au peuple.


    • Sarah Sarah 18 septembre 2015 14:19

      @Esprit Critique

       

      Curieux cet emploi déformé par gouvernement et médias de ce terme de « clandestin ».


      Un clandestin vit caché, par exemple les résistants dans le maquis ou chez quelqu’un aidant la Résistance.


      L’auteur : « La gratuité scolaire et l’aide sociale à l’enfance sont assurées pour toutes les personnes présentes durablement sur le territoire, y compris en situation illégale. »


      Ajoutons l’AME (soins gratuits).


      La France a inventé la notion de « clandestin connu » smiley


    • Guillaume de Lacoste Lareymondie Guillaume de Lacoste Lareymondie 18 septembre 2015 15:48

      @Sarah
      C’est à dessein que je ne parle pas de « clandestin ». Il y a en France une sorte de « statut légal de l’étranger en situation illégale ». Seule l’administration française a le secret de tels oxymorons ! Est-ce Ubu ou Kafka ?


    • HELIOS HELIOS 21 septembre 2015 00:10

      @Guillaume de Lacoste Lareymondie
      Ubu, Kafka, peu importe.

      Si votre message est de dire « comptablement » qu’en ouvrant les frontières tout se passera mieux, on est parfaitement d’accord.

      mais, un pays est-il simplement un système comptable ? où sont culture, histoire, us et coutumes... bref 2000 ans de civilisation ?

      Pourquoi croyez vous qu’on n’ai pas eu de problème d’intégration avec les polonais, les les espagnols et les italiens après une demi génération , alors qu’après 3 générations il y a encore un mot spécifique pour designer une catégorie de citoyens originaires d’Afrique du nord ?

      Votre proposition fait fi de ce qu"est l’âme d’un peuple, mais je pense que c’est difficile a comprendre, il faut avoir des racines pour cela et pas seulement des diplômes.. ; et les racines, ce n’est pas seulement quelques années a la fac, ni même un service militaire. Les racines sont attachées a un territoire, a des aventures humaines partagées, a des souffrances communes, a des espoirs communs...

      Laissons là les explications, vous êtes un bon comptable, les agriculteurs de l’ouest sont eux aussi confrontés a de bons comptables bruxellois... et les migrants esperent que la France soit composée de bon comptable, eux les déracinés !

    • Guillaume de Lacoste Lareymondie Guillaume de Lacoste Lareymondie 21 septembre 2015 09:27

      @HELIOS
      Oui, vous avez raison : la question culturelle, c’est là qu’est le vrai débat. Comment faire vivre l’âme française ?
      Mais une chose est hélas sûre, à cadre juridique constant, la structure administrative actuelle n’est pas dimensionnée pour traiter l’afflux actuel de migrants. Et je ne souhaite pas à notre pays l’implosion de son État.


    • @HELIOS
      Depuis cet échange, j’ai pu avancer sur ce point. Je vous invite à lire ce dernier papier :


    • France Europe République Fabien de la Beauce 17 septembre 2015 15:37

      Bref, la France recueille toute la misère du monde, au frais de ses contribuables, pour les conséquences que l’on sait : délinquance, islamisme radical, refus d’intégration... en prime, interdiction d’un débat sérieux sur le sujet !


      • Sarah Sarah 18 septembre 2015 14:38

        @Fabien de la Beauce

        « Misère du monde » : doute quand on voit les images. A comparer avec de vrais réfugiés.


        Officiellement, ce sont des migrants fuyant les atrocités de leurs pays. Médias et associations fourbissent alors une propagande, selon des ordres venu « d’en haut » destinée à les commuer en sympathiques réfugiés qu’il serait proprement inhumain de repousser.


        Heureusement qu’il y a encore des médias « désobéissants » (ici au Liban, mais aussi aux USA, en Grande-Bretagne) : Officials warn 20,000 ISIS jihadis ’have infiltrated Syrian refugee camps’



      • mmbbb 18 septembre 2015 21:16

        @Fabien de la Beauce Le Figaro a publie une etude en debut de semaine sur l’influence de l immigration et de l’economie Il en resulte que cette immigration ne couterait rien a l’economie francaise Cette version est toujours vehiculee par la gauche et la droite qui n’ose pas ouvrir le debat Je suis peut etre un beotien mais combien a coute la famille Leonarda a la societe ? rien evidemment Il y des etudes sur le cout induit de l’immigration ( logement ecole sante justice ) mais celles ci sont etouffees Elles ne sont pas politiquement correcte Les francais vont recevoir leurs impots locaux ceux ci explosent ? etonnant , L auteur est gentil mais a t il autant de sollicitude pour les francais qui ayant bosses ne peuvent plus vivre decemment non ? Ces humanistes qui ont le coeur ouvert mais piochent dans le portefeuille du citoyen en imposant cette solidarite commencent a m irriter.


      • straine straine 17 septembre 2015 16:49

        À chaque action, une réaction ; Celle en préparation risque d’être mémorable  smiley


        • soi même 17 septembre 2015 16:53

          Sa c’est futé comme question, bon vous avez encore une autre, au faites quand vous avez 5 à 6 millions de chômeurs, salariés précaires et de pauvre non recensé, cela vous inspire quoi comme réflexion ?


          • Guillaume de Lacoste Lareymondie Guillaume de Lacoste Lareymondie 17 septembre 2015 17:19

            @soi même
            Vous avez raison, c’est un des vrais problèmes, mais il est déjà posé dans le dispositif actuel. Il l’est d’autant plus qu’on interdit à des centaines de milliers de personnes de travailler, donc de cotiser à la sécu et à l’assurance chômage...

            A contrario, en restreignant aux seuls nationaux l’accès au dispositif d’aides sociales, cela rend le travail plus nécessaire et réduit les comportements opportunistes. De fait, il y a du chômage en France, mais il y a aussi nombre de postes qui ne trouvent pas preneurs. 
            Enfin, le travail n’est pas un stock qu’on partage et distribue. Il se crée dans une dynamique de génération de valeur. J’aurais tendance à parier sur le dynamisme de ces populations qui ont le courage de prendre des risques considérables, qui dépensent une énergie folle pour entrer chez nous. Il est dommage que ce élan serve à l’économie souterraine et au crime, plutôt qu’à simplement contribuer à la prospérité générale. Dit autrement, la volonté de s’en sortir crée le travail.

          • straine straine 17 septembre 2015 17:40

            @Guillaume de Lacoste Lareymondie
            dit plus franchement, vous voulez profiter de la misère humaine pour pouvoir continuer à péter dans votre graisse  smiley
            C’est bien ce relent nauséabond qui ressort du torchon que vous avez pondu !


          • soi même 17 septembre 2015 19:09

            @Guillaume de Lacoste Lareymondie, au faites vous faite partie de la noblesse de gauche avec se mon à rallonge ?

            ( A contrario, en restreignant aux seuls nationaux ) , Charité bien ordonné commence par soit même.... !
             Ce qu veut dire si t’es pauvre comme job, il est inutile de te mettre Martel en tête, il vaut mieux que ses réfugier s ’adressent à des Bolloré , Sarkozi, Valls et toute la crème de la zet secte !


          • Sarah Sarah 18 septembre 2015 14:48

            @straine

             

            Qu’y a-t-il dans l’article qui vous permette de traiter l’auteur de la sorte ?


          • straine straine 19 septembre 2015 12:06

            @Sarah
            Dans les deux premiers paragraphes, nous avons une tentative d’apitoiement sur ces pauvres gens aptes toutefois à payer des milliers de dollars à des maffias pour la traversé.
            Au troisième le regret d’un manque de préparation pour pérenniser cette invasion pourtant savamment préparé depuis au moins 2010.
            Suivi d’un cadre juridique pour imposer cette invasion au plus légaliste d’entre les lecteurs pour élargir la zone de doute.
            Je passe sur l’adaptation fallacieuse des références historiques pour en arriver au vif du sujet ; Asservir cette masse migratoire dans le seul et unique but de pérenniser un système en fin de vie qui semble lui profiter !


          • Phalanx Phalanx 17 septembre 2015 17:06

            C’est une piste pas inintéressante, et au final assez en ligne avec l’idéologie capitaliste ... elle a donc une chance d’aboutir. En effet, quand il n’y aura plus d’argent pour aider les Français, il n’y en aura plus pour aider les clandestins ... quoique, on est déjà sur un mode de préférence étrangère en France.
            Par contre, concernant la nationalité, elle continuera à être distribuer comme des petits pains (le but de nos dirigeants n’est pas tant d’importer en masse des étrangers que de détruire le socle ethnique des Français).

             

            Pour ailleurs, je suis au regret de signaler à l’auteur que le système des frontières marche très bien..... C’est d’ailleurs pour ça qu’elles existent. Ça marche très bien dans tous les pays du monde mais pas en Europe ? Par quel miracle ? D’où vient cette fable qu’un pays ne peut pas se protéger ?

            Dites aux envahisseurs qu’ils ne sont pas les bienvenue sur nos terre, sauf si invités, et que si on les choppe en train de s’incruster, on les renvoi d’office chez eux ou dans des camps humanitaires en orient (ou ceux qui seront entrés depuis la Syrie, pourront d’ailleurs faire une demande d’asile, si ils veulent) et qu’ils ne pourront plus jamais prétendre à poser le pied chez nous.

            Effet garanti (en plus ils ne se noieront plus).

             

            Cette immigration est une immigration économique, très largement (80% d’hommes dont l’immense majorité viennent de zones sures comme la Turquie). Les clandestins ont compris nos faiblesses, ils utilisent les quelques femmes et enfants disponibles pour nous attendrir (les médias sont complices) puis, lorsque des peuples résistent (cf Hongrie, preuve d’ailleurs que les barbelés marchent très bien), les « migrants » n’hésitent pas à se montrer agressifs (mais ça nos médias n’en parlent pas) révélant leur nature d’envahisseurs.

            Cette accélération du remplacement de population est du pain béni pour nos dirigeants politiques et économiques qui cachent mal leur joie … le seul problème est que l’invasion se voit un peu trop, normalement c’est plus discret. Ça risque même de refroidir certains de leurs électeurs les moins naïfs, du coup la propagande médiatique passe à la vitesse supérieure.


            • Guillaume de Lacoste Lareymondie Guillaume de Lacoste Lareymondie 17 septembre 2015 17:36

              @Phalanx
              Le système des frontières marche en Europe, et ne fonctionne que là. Tout le principe des relations internationales actuelles consiste à entretenir la fiction que les États d’Afrique ou du Proche Orient existent comme les vieux États nations que nous connaissons. Pendant un temps, cette fiction a pu faire illusion, et on pouvait négocier d’État à État pour faire respecter des frontières et des allées-et-venues entre pays. Aujourd’hui, quand États et frontières ont disparu à nos portes pour plus de 100 millions de personnes, nous n’avons plus d’interlocuteurs, donc plus moyen de faire appliquer notre droit interne. C’est un fait, hélas. Il faut composer avec.


              D’autre part, si pour sauver l’Europe, il faut refaire le mur de Berlin mais à l’envers, c’est qu’il y a un problème chez nous. La force d’un peuple est de demeurer lui-même au contact des autres. 

              Enfin, le limes n’a pas empêché du tout la chute de Rome. Tandis que l’empire romain d’Orient, qui n’avait pas tenté de se murer, lui a survécu d’un millénaire...

            • Phalanx Phalanx 17 septembre 2015 23:10

              @Guillaume de Lacoste Lareymondie

              Nous ne sommes pas « au contact des autres », nous sommes face à une invasion ... et ce n’est pas nouveau, preuve en est que nous sommes de moins en moins « nous même ». Vous même avec votre nom trés français représentez une France dite « rance » et « moisie » selon nos élites.

              Attention aux références historiques (vous avez oublié la ligne Maginot) parce qu’il existe un nombre incalculable de places, de pays ou de civilisations qui ont survécu grâce à leur murailles et à leur capacité de se protéger. 
              A l’inverse, il existe un tas de peuples, de pays et civilisation qui se sont fait rayer de la carte parce qu’incapables de se proteger ou trop ouvertes (à la fin du règne de Dioclétien les légions étaient composées de moins de 10% de romains, Carthage aussi est un bon exemple, c’est l’ouverture excessive qui l’a perdue)

              Par ailleurs, la solution que j’ai donné dans mon commentaire, ne consiste pas à refaire un mur mais à appliquer une politique juste et équilibrée de protection des frontières (que les fous furieux qui nous dirigent osent qualifier d’« êxtrémiste »).

            • Phalanx Phalanx 18 septembre 2015 03:57

              @Guillaume de Lacoste Lareymondie 

              Non pas que j’estime devoir en rajouter une couche, mais je viens de tomber par hasard sur cette article qui devrait vous intéresser (et détruit un peu plus ce fantasme d’ouverture totale qui serait source de quasi immortalité).

              Voilà comment l’empire d’Orient a duré 1000ans : Muraille de Constantinople

            • Sarah Sarah 18 septembre 2015 15:08

              @Phalanx

              « C’est une piste pas inintéressante, »


              Les pistes de l’auteur sont intéressantes : correspondent à ce qui se fait dans beaucoup de pays :

              - droit du sang au lieu de l’aberrant droit du sol,

              - entrée libre si légale : touriste, permis de travail (donc avec emploi à la clé), argent pour subvenir à ses besoins, sécurité sociale du pays d’origine ou travail donc cotisations donnant droit aux soins etc.

               

              Elles pourraient être mise en route dès maintenant mais pour cela il faudrait que les Français mettent à leur tête des dirigeants servant les intérêts des Français (et plus généralement des Européens) et non leurs intérêts particuliers et, comme le dit l’auteur à la fin, instaure la démocratie.


            • Sarah Sarah 18 septembre 2015 15:13

              @Phalanx

              « et au final assez en ligne avec l’idéologie capitaliste ... elle a donc une chance d’aboutir. »

               

              Par contre : « en ligne avec l’idéologie capitaliste » : ce serait plutôt la situation actuelle qui le serait. Ce sont donc plutôt les propositions de l’auteur qui ont peu de chances d’aboutir actuellement (cf. $ précédent).


            • Sarah Sarah 18 septembre 2015 15:25

              @Phalanx

              « on les renvoi d’office chez eux ou dans des camps humanitaires en orient »

               

              Les trois-quarts des soi-disants « migrants » ne viennent justement pas de Syrie contrairement à ce que vous racontent les médias aux ordres mais de camps de réfugiés situés en Turquie, au Liban et en Jordanie, où ils n’étaient ni menacés, ni massacrés.

               

              Dans la masse de ceux qu’on vous présente comme des « réfugiés de Syrie » se trouvent des Afghans et beaucoup d’Africains noirs : vos dirigeants vous trompent.


            • Guillaume de Lacoste Lareymondie Guillaume de Lacoste Lareymondie 18 septembre 2015 16:32

              @Sarah
              Je ne dis pas tout à fait cela : toute entrée libre pour tous, comme cela a toujours été le cas partout jusqu’au début du 20e siècle, donc pas de notion d’entrée légale.


              En revanche, je vous accorde que le droit du sol et celui de la présence que nous avons aujourd’hui sont absurdes. La nationalité ne devrait dépendre que du droit du sang OU de celui de la volonté : devenir Français par l’amour de la France.

            • jakem jakem 19 septembre 2015 09:10

              @Sarah
               D’accord avec votre réponse à Phalanx.

              Nous vivons ds une situation entre l’eurolibéralisme mêlé à une certaine dose de néo-libéralisme type US, le tout pondéré tant bien que mal par nos amortisseurs sociaux. Ca évite l’austérité pour une part très importante de la population, comme en Grèce, et permet à nos politicards de se maintenir aux Privilèges.
              Mais ça entretient le flou, qui est essentiel ds la manipulation des gens ; et pas seulement les moins instruits et les moins intelligents ; tout le monde est visé.
              Ce système permet aussi de diluer les responsabilités de chacun, jusqu’à les faire disparaître.
              C’est l’eurokratur et, si on n’arrive pas à l’empêcher, le TAFTA.

              L’auteur n’en parle pas de façon explicite mais je pense qu’il promeut la responsabilité individuelle, laquelle permet une utilisation au moins transparente sinon saine du capital.
              ( je résume en précisant que tout n’est pas aussi simple que je l’écris)


            • mmbbb 19 septembre 2015 11:24

              @Guillaume de Lacoste Vos reference historiques sont absurdes Le limes servait a protefer l’empire romain des germains cet empire romain a tout de meme dure presque 500 ans La France n’est plus un empire mais une nation les donnees socio economiques sont tres différentes et a contrario ce sont les petits pays ayant une unite qui s’en sortent le mieux je vous ferai remarquer que depuis que la suede s’est ouverte a une certaine immigration ce pays a eu des conflits urbains Votre naivete est confondante et vous etes le ferment de la renaissance des nationalistes Beaucoup de francais crevent dans l’indifference et vous ne semblez ne pas avoir autant de sollicitude Et pourtant les etats liberaux comme les USA ont conctruits leur « limes » afin d’eviter l immigration des mexicains et les australiens refoulent les migrants


            • Guillaume de Lacoste Lareymondie Guillaume de Lacoste Lareymondie 20 septembre 2015 00:19

              @mmbbb
              Les Américains ont certes construit un mur, et les Mexicains continuent d’affluer.

              En réalité, le point crucial n’est pas là, il est dans notre vitalité culturelle, notre force morale, qui permet à un peuple d’exister, même minoritaire. Or la France est lasse d’elle-même : le bouclage des frontières ne la sauvera pas de cette langueur. Un pansement ne soigne pas la fièvre.

              Enfin, quant à la naïveté, comment peut-on fermer les frontières, quand on n’a pas assez de soldats et policiers pour assurer leurs missions quotidiennes actuelles ? Ceux qui appellent à cette solution se paient de mots, et nous paient de mots.


            • Phalanx Phalanx 20 septembre 2015 03:52

              @Guillaume de Lacoste Lareymondie


              « le bouclage des frontières ne la sauvera pas de cette langueur ».

              Certes, mais c’en est la condition première ! Il va falloir qu’on s’y mette à combien pour que vous compreniez ?

              Quant aux moyens, on les a, regardez nos dirigeants remplacistes, quand il est question d’importer en masse des clandestins, en un tour de magie, ils nous trouvent les emplois, les subventions, les fonctionnaires et même des logements pour les accommoder.

              Les frontières marchent très bien (cf la Hongrie), ce n’est qu’une question de volonté politique (et de volonté de vivre, tout simplement). 

              C’est quoi votre prochaine étape ? vous allez nous dire que l’immigration de masse « est une chance pour la France » et que ça va « payez nos retraites » * ? 


              Arrêtez de répéter les fariboles remplacistes, nous sommes entre gens intelligents.

              * Si vous voulez briller en société, je vous conseille le « ca va faire revivre nos campagnes », je sens que celui là va faire fureur pour 2017.

            • César Castique César Castique 17 septembre 2015 17:10

              « Tout étranger peut venir librement en France et y travailler... »



              Et on s’assure comment qu’ils bossent effectivement, les deux ou trois millions qui vont débarquer d’emblée du Maghreb ? On les puce et on les trace au GPS ?


              « N’étant pas citoyen, le migrant ne bénéficie d’aucun des avantages de la solidarité nationale ni de droits civiques, strictement réservés aux nationaux. Ceci concerne notamment le logement social et les aides au logement, la politique familiale et les revenus minimaux. »


              Si ça passe, le MEDEF s’est engagé à vous verser une rente ?

              • Guillaume de Lacoste Lareymondie Guillaume de Lacoste Lareymondie 17 septembre 2015 17:38

                @César Castique
                Précision : revenus minimaux = RSA, ASPA (ex-minimum vieillesse) et ATA.


              • César Castique César Castique 17 septembre 2015 17:52

                @Guillaume de Lacoste Lareymondie


                « Précision :... »

                C’est pas du luxe !

                Et pour le contrôle de l’exercice d’une activité pécuniaire légale ?


              • zygzornifle zygzornifle 17 septembre 2015 18:52

                l’europe est foutue , non seulement les politiques ont ratissés tous ses citoyens et comme récompense ils les remplacent mais ils n’en tireront rien de bon car ils la mettrons a sac prenant tout et ne donnant rien ensuite les islamistes la mettrons a feu et a sang j’espère qu’ils s’en prendront en premier aux politiques responsables de ce chaos....


                • Pierre Perrin Pierre Perrin 17 septembre 2015 19:52

                  Quel article étoffé, et qui propose des solutions frappées au coin du bon sens, l’interdiction faite actuellement à un migrant de travailler étant une insanité.


                  L’argumentation est rigoureuse, ce qui n’est pas si fréquent, et les suggestions me paraissent très concrètes. Voilà une intelligence en marche, bravo.

                  Oui, chapeau bas et félicitations à Guillaume de Lacoste Lareymondie pour ce travail remarquable.
                  Il reste à espérer que nos gouvernants de France et d’Europe lisent cet article et en tirent des conséquences utiles pour tous. 

                  • Guillaume de Lacoste Lareymondie Guillaume de Lacoste Lareymondie 18 septembre 2015 09:40

                    @Pierre Perrin
                    Merci !


                  • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 19 septembre 2015 18:14

                    @Pierre Perrin

                    Oui, merci d’avoir exprimé si clairement ce que je pensais. Bravo à l’auteur pour cette saine réflexion qui, j’espère sera reprise par un parti politique et surtout, mise en oeuvre. En tout cas, moi je vote pour.


                  • Phalanx Phalanx 20 septembre 2015 04:12

                    @Pierre Perrin

                    « l’interdiction faite actuellement à un migrant de travailler étant une insanité »


                    Selon le type de visa, les migrants ont, ou n’ont pas, la possibilité de travailler légalement. Il n’y a pas d« interdiction » pour les migrants de travailler, les réfugiés politiques (comprendre ceux qui ont le statut) peuvent travailler.

                    Les migrants clandestins, donc illégaux (envahisseurs donc), n’ont heureusement pas la possibilité de travailler puisqu’ils ne sont même pas censés être là. L’auteur précise qu’il est d’accord pour qu’ils puissent tous venir et travailler (en harmonie donc avec la logique capitaliste), A LA CONDITION, qu’ils ne coûtent rien à la collectivité nationale (ca le capitalisme s’en cogne puisqu’à terme, la collectivité nationale doit disparaitre), ce qui est « actuellement » très loin d’être le cas.

                  • jakem jakem 17 septembre 2015 22:41

                    J’approuve l’article et suis sûr qu’il vaut d’être discuté et approfondi.

                    Notamment en ce qui concerne l’accueil de tous les étrangers : exprimé et appliqué tel quel, ce serait de la folie.

                    Mais si des exigences claires et précises étaient imposées, ça serait ...« jouable ».
                    Par exemple : la France est un pays laïque de culture gréco-christiano-latine dont les lois et coutumes prévalent sur toutes les autres autorisées à être exprimées sur ses territoires, et nul ne peut les contester sous peine de reconduite à la frontière et d’interdiction définitive de séjour en France.
                    Pas de longs blabla pour cette sanction, pas de séquences répétitives devant plusieurs tribunaux, mais une exécution en quelques jours.

                    Deuxième point important : l’interdiction de territoire aux ( ex) criminels et agitateurs anti-démocratiques. Comment les reconnaître ? pour certains c’est pas compliqué. Pour les autres, les services de renseignements seront sollicités.

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