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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Pour la fin de la monarchie

Pour la fin de la monarchie

Pour le Larousse, la monarchie est le « Régime dans lequel l'autorité politique est exercée par un individu et par ses délégués (par opposition à aristocratie, démocratie, oligarchie). »

« Nous sommes en monarchie » quand ce fait sera communément admis et ancré, on s’approchera au plus près de l’Etat d’esprit nécessaire à une révolution pacifique.

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Couronnement de Louis XVI

Sans violence, le peuple, en 2012, ne veut pas de la monarchie.

Cet article, après la démonstration que le régime politique de notre pays correspond, par sa constitution, à une monarchie explorera les pistes d’une constituante citoyenne, passera par le programme constituant du Front de Gauche, actuellement seul parti à proposer une 6e république.

 

Tout d’abord, sans agiter un épouvantail sans tête, il nous faudra à nouveau sentir ce fait dans nos tripes ; « nous sommes en monarchie » pour ne plus le vouloir.

Dans les discussions, prouver que nous ne sommes pas en démocratie est avéré et entraine la discussion dans des méandres, prouver que nous sommes en monarchie ramène un profond souvenir et un réflexe épidermique.

Même la constitution de la Ve République claironne :

Article 3 « Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. »

Le Larousse va plus loin : « par un individu et par ses délégués »

Si l’on admet que l’assemblée parlementaire et que le gouvernement sont à la solde du président, qu’ils sont ses délégués, ses commis, alors cela correspondrait à la définition.

 

(On dira toujours que, si le Roi gesticule dans sa vitrine, une oligarchie l’agite. Les intérêts financiers et industriels privés sont les « oligos ». Définir la constitution monarchique amène la volonté d’une constitution citoyenne, constitution qui aura la force d’être imperméable aux intérêts, et brisera aussi les attaques néolibérales)

 

Arguer l’autonomie de l’assemblée législative serait oublié la synchronisation des élections présidentielles et législatives par la loi du 2 Octobre 2000. Il n’y a même plus de cohabitation possible, oubliée la bancale « arme ultime » du 49-3. Un mois après l’élection du président, on lui donne une majorité parlementaire, c’est encore tout chaud.

Les députés sont « solidaires » de l’action gouvernementale. In fine et dans les faits, la docilité règne, ou ils râlent mais obtempèrent

Ainsi, le parlement a cessé d’être, il est une simple caisse enregistreuse de la parole présidentielle. Ne reste que la mise en scène de ce soi-disant jeu "démocratique". Le parlement a la charge des "propositions de lois" mais comment imaginer que les parlementaires puissent se passer l'aval préalable de l'éxécutif ?

Le sénat, quant à lui, fait de la figuration, et ne peut que retarder les choix que le président imprime à sa majorité

La figuration du sénat est contenue dans l’article 45, en cas de désaccord, au terme de la navette

« le Gouvernement peut (…) demander à l’Assemblée nationale de statuer définitivement »

Puis « En ce cas, l’Assemblée nationale peut reprendre (…) le dernier texte voté par elle »

Donc, exit le sénat, ça procède de la mise en scène factice

Nous avons un sénat d’apparat, une assemblée docile au gouvernement

Resterait le gouvernement exécutif comme contre-pouvoir. Mais un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne.

Article 8

« Le Président de la République nomme le Premier ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement.

Sur la proposition du Premier ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions. »

Les sièges de ministres sont éjectables, tu obéiras à ton employeur

 

Le président a donc comme délégués, le parlement et le gouvernement

« Régime dans lequel l'autorité politique est exercée par un individu et par ses délégués

 

- nous sommes 65 millions contre 1.

- il ne faut pas compter tout le monde, un nourrisson votera pour qui porte biberon

Bon, le nombre d’électeurs alors : 43 233 648

1 + 43 233 647

Nous sommes en Monarchie

Il y a une mie en scène, une parodie, un rituel savamment entretenu, ils vocifèrent, applaudissent, les députés huent, se lèvent et quittent l’assemblée, sous l’œil des caméras, sous notre œil…nous sommes spectateurs et complices.

Les polémiques nous divertissent, mais le pouvoir est dans les mains d’un seul homme. « Démocratie d’opinion » nuanceront certains, « nous pouvons l’influencer »

Le peuple informe, le Chef décide.

Le peuple est là, à titre informatif uniquement, il ne peut pas démettre ce qu’il a mis.

 

 

Au bout de 5 ans, si. « Monarchie élective », et puis Il n’existe pas de Monarque en cdd.

Nous sommes libres de choisir au moins les 2 minutes que dure le vote, le passage par l’isoloir puis la signature su registre. Nous sommes libres 2 minutes tous les 5 ans, soit 0,008 % du temps.

Libres de choisir de fait entre 2 candidats, la bipolarisation progressive de la vie politique est un gène mutant inscrit dans l’article 7 de la constitution de 1958

 « Le Président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. Si celle-ci n’est pas obtenue au premier tour de scrutin, il est procédé le quatorzième jour suivant, à un second tour. Seuls peuvent s’y présenter les deux candidats qui, le cas échéant après retrait de candidats plus favorisés, se trouvent avoir recueilli le plus grand nombre de suffrages au premier tour. »

Libres 0,008% du temps de choisir au dernier tour entre 2 candidats représentants 1,27% des électeurs (cf nombre d’adhérents à l’ump + ps)

Les 99,992 % du temps restant, on peut râler. C’est comme pour les prix, à 99,99 € nous sommes gagnants

La décision finale en revient à un seul homme. Au bout de la chaine décisionnelle, un seul individu. Il en va de la cohérence globale. La pensée du peuple évolue car les circonstances évoluent, mais le peuple fixe, l’image est violente, en se coupant les mains, son incapacité pour les 5 prochaines années.

Pour atténuer l’image, on pourrait dire que le peuple ne se mutile pas ; il s’en lave les mains.

Un Ponce Pilate collectif, c’est volontaire, nous sommes indifférent à la gouvernance du pays, on rectifie vaguement le tir à postériori, les 0,008% de notre temps en choisissant entre blanc bonnet et bonnet blanc mais on a aucun contrôle sur le présent ; il faudrait être devin pour décider entre les deux candidats en fonction de choix futur.

Alors on en est réduit à choisir son caractère, sa personnalité, ses gouts vestimentaires, sa manière de parler, de se tenir, on en déduit la façon dont il réagira. Car ni lui, ni nous, ne connaissons le futur.

On interprète, on subodore, on renifle l’avenir pour humer les 2 628 000 prochaines minutes et voter en fonction, le pouvoir citoyen est comme une éclipse inversée 

Car si le Président fait la sourde oreille ou se renie le lendemain de son élection, nous n’aurons concrètement aucun pouvoir, 5 ans pour oublier.

Ça dépend de son bon vouloir. 

 « Sourde oreille » est peut être l’expression appropriée, le peuple souverain ne peut pas agir sur le présent, il ne peut que parler.

En fait plus que la parole, ce sont bien les mains qui disparaissent,

Monarchie Républicaine, monarchie constitutionnelle, accolez tous les adjectifs possibles, il n’en demeurera pas moins qu’il s’agit d’un régime monarchique. Et ce mot devrait suffire.

 

En dehors de la solution démocratique,

Seuls le référendum d’Initiative Citoyenne et Référendum Révocatoire peuvent rompre cette servitude, ce servage volontaire, ce sevrage du citoyen fainéant. Ce sont les seules actions systémiques qui sauvent le principe électif, le concept, le dogme électif.

Aujourd’hui uniquement portés par le Front de Gauche. Allons au cœur : le Front des partis de gauche propose une constituante composée de non éligibles.

C’est une avancée fantastique vers la liberté citoyenne, ce sont les constituants qui délimiteront le périmètre d’action des référendums. Viendront-ils tout de même du sérail ? C’est la question centrale, auquel cas, instituer l’initiative citoyenne au dessus du pouvoir législatif et exécutif signifie, à terme, leur fin sociale. Leur ‘inopérance’, la fin de la primauté de leur pouvoir. Ils seront toujours dans la vitrine, comme des marionnettes qui s’agitent, mais le peuple souverain interviendra dans la pièce quand bon lui semblera.

A terme, l’inutilité manifeste des ‘politiciens’ les décrédibiliserait

Pour leur survie, ils limiteront le pouvoir réel du peuple pour se préserver une place, une existence, forte.

De discrets amendements, de long débats, mais au final, ils seront saufs.

 

Ce qui va suivre, un passage du programme « l’humain d’abord », peut heurter certaines sensibilités. A ceux-là, qu’ils se bouchent les oreilles, ça n’empêche pas de lire.

Soyons honnête, page 27, le Front de Gauche voit juste :

« Contre le présidentialisme, nous défendrons le régime parlementaire. Nous voulons rétablir la primauté de l’Assemblée nationale sur l’exécutif. Les pouvoirs exorbitants du président de la République doivent être supprimés dans le cadre d’une redéfinition générale et d’une réduction de ses pouvoirs. Le gouvernement sera responsable devant l’Assemblée nationale. Nous proposerons la suppression du Sénat ou sa réforme profonde pour devenir une chambre relais des collectivités locales et des initiatives citoyennes. L’élection à la proportionnelle sera rétablie pour toutes les élections. La parité sera garantie par la loi. Le cumul des mandats sera strictement limité en nombre et dans le temps. »

« La démocratie participative sera inscrite dans la constitution et des lois déclineront ce principe pour donner les moyens, les outils, les espaces, pour sa mise en œuvre. Elle s’appliquera à l’élaboration des lois, à la mise en œuvre des grandes politiques publiques et à la gestion des collectivités territoriales, notamment au moyen de budgets participatifs. »

 

Les initiatives citoyennes au sein du nouveau sénat, place serait faite au peuple. Des moyens et des outils. Mais qui nous garantie qu’il sera impossible de venir sculpter le choix du peuple par derrière ?

Les constituants

Et là, « le système Chouard » semble le plus adapté :

Chaque inscrit sur liste électorale indique 3 personnes qu’il juge ’compétentes’ pour participer à l’élaboration d’une constitution, sont retirés les 20% les plus cités (pour le biais médiatique), les 20% les moins cités...puis désignation aléatoire de 200-300-400 constituants.

 

En conclusion, Place à une constituante citoyenne, que la monarchie dégage !

 

 

notes :

La définition de « monarchie »

http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/monarchie/52157

 

Notre constitution

http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/constitution.asp

 

la Wikiconstitution du Plan C, instituer une vraie démocratie par une Constituante d’origine Citoyenne, le site d’Etienne Chouard

http://etienne.chouard.free.fr/wikiconstitution/index.php?title=Accueil

 

Le programme « l’humain d’abord » du Front de Gauche

http://www.placeaupeuple2012.fr/telechargez-le-programme-populaire-partage/wikiconstitution

 

La formidable initiative québécoise

http://www.sansparti.org/1_CoalitionPourLaConstituante.htm


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36 réactions à cet article    


  • citoyenrené citoyenrené 3 novembre 2012 08:51

    @ tous,

    bonjour,

    il manque en note le lien vers le formidable article de Morpheus, « Actio populi », cette initiative de nos amis citoyens belges pour cette coalition pour un constituante citoyenne

    il manque aussi le lien vers l’association française nouvellement crée dans le même but

    dans l’article de Morpheus, les commentaires sont riches et intéressants, entre autre le projet proposé par Machiavel1983

    bonne lecture à tous, à bas la monarchie ! vive la constituante citoyenne !


    • taberleroi 3 novembre 2012 15:50

      LE CITOYEN ET SES 10 VOLONTES



       


      Le poids de la  responsabilité, La force de la liberté.

       

      De la Démocratie controllee,  la Liberté offusquée,

      la Dignité bafouee, LE PEUPLE BAILLONNE ;  s’EN EST ASSEZ !

      Le temps de l’indignation est dépassé : Agissons !

      C’est le moment de mesurer le poids de notre responsabilité dans la situation actuelle et d’actionner la force de la liberté qui nous reste pour le redressement en faveur du Citoyen.

      - Tous les jours des mauvaises nouvelles de l’action politique, tous les jours des articles critiques contre ceux qui gouvernent, des partis politiques, les corps intermédiaires de l’Etat, des administrations, des banquiers, des patrons, de la crise et son cortège d’actions inhumaines.

      - Tous les jours aussi, par leurs effets d’annonces, les politiques mentent et ils nous manipulent au point d’éliminer toute discussion entre le peuple et le politique ; ils  provoquent la division du peuple et des discussions sans but ni conséquence pour eux relayés par les médias, ils se réjouissent du déchirement, des invectives parfois violentes, du désordre créé dans les idées y compris  des rédacteurs et contradicteurs  internautes. Le piège est trop gros pour ne pas le voir et pourtant nous tombons tous dedans.

      Il y en a assez de passer notre temps à nous répondre entre nous, les internautes par exemple, et de voir nos gouvernants se frotter les mains car, durant ce temps, nous perdons notre temps,  notre énergie et la lassitude nous gagne, le « à quoi bon car je ne peux rien changer seul » nous jette dans les bras de ces gouvernants tant critiqués par nous-mêmes et ainsi rien ne change car la crise et la pauvreté continuent pour le peuple et la richesse continue de plus belle  pour les politiques et ceux pour qui ils travaillent, comme un affront à la précarité et à la misère créées par eux-mêmes.

      Il est facile de renoncer à tout parce qu’on ne peut pas réussir seul mais, faut-il continuer à renoncer à sa légitimité, ses droits et à sa dignité, continuer  à se soumettre et aussi faut-il se culpabiliser et se donner des coups de pieds tout seul, à agir comme des pleutres, se plaindre et dire que c’est toujours la faute des autres ?

      Si vous êtes convaincus que nos élus n’ont pas la légitimé du peuple et ne sont pas légalement élus au regard de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qu’ils agissent comme les patrons du Peuple qui les paye, ce Citoyen trompé et  tous les jours abusé, exploité, accusé de tous les malheurs de la nation ; si vous êtes convaincus qu’il n’est plus possible de continuer dans ces conditions ; si vous êtes convaincus qu’une autre voie est possible alors, il ne faut pas abdiquer !

      Vous en avez assez des pratiques politiques actuelles qui détruisent la cohésion de la famille et de la société en ne respectant pas les valeurs de la république, en utilisant contre le peuple l’arrogance  pour la grandeur, la fermeté  pour  l’humanité et la fourberie pour mieux l’exploiter ; triptyque habituel que les politiques servent au Peuple d’où le vote contre les sortants qui reviennent la fois suivante et ainsi rien ne change sauf l’augmentation de la misère et ses organisations de charité qui se substituent à l’Etat gaspilleur au tonneau des danaïdes et qui petit à petit fermeront faute de donneur.

      Cherchez ceux de droite et ceux de gauche, la plus grande part sortant des mêmes écoles et administrations, vous ne trouverez que des politiques qui gouvernent selon les circonstances les plus favorables pour eux, oubliant ce pourquoi ils sont élus et ceux qui les ont élus devenus leurs otages.

      L’important est de leur retirer la légalité de leur élection volée au peuple car ils manipulent les votes avec leurs lois et le nombre ayant moins d’importance que la manière de les compter, les politiques sont toujours gagnants et le Peuple toujours perdant.

      Non, ne pas voter, voter blanc ou nul n’est pas le renoncement de son droit de vote, mais l’expression de son mécontentement et la volonté de ne pas accorder la légalité aux représentants du peuple, payés par le peuple et devenus les patrons du peuple utilisant tous les moyens y compris la force publique contre le peuple s’il manifeste son désaccord.

      L’important est aussi d’avoir un projet qui oblige le politique à respecter le peuple ou se démettre ou il sera démis et destitué de son mandat de représentant du Citoyen.

      L’important encore est que l’initiative vienne du peuple vers le politique car, dans le cas contraire comma cela a toujours été fait, aucune solution ne sera en faveur du peuple et les pratiques actuelles continueront de plus belle.

      Arrêtons de discuter, philosopher de tout et de rien par rapport aux déclarations politiques et leurs mensonges.

      Arrêtons aussi de nous auto-satisfaire de nos attaques et esquives dans les commentaires et discussions entre internautes ; ne faisons plus le jeu des politiques !

      Arrêtons de vouloir toute révolution avec ou sans bain de sang devant son ordinateur car alors, dans ce cas aussi, la peur incitera le peuple à la survie et non au combat pour le changement.

      Arrêtons d’espérer que les politiques renonceront à leurs privilèges et feront des propositions en faveur du Peuple.

      Le politique n’aime pas les initiatives du Peuple c’est pourquoi il appartient au Peuple de les prendre et de décider de son avenir et celui de ses enfants.

      Pourquoi les groupes de pression arrivent-ils à faire admettre leurs avantages, à faire reculer les politiques et le Peuple des travailleurs bien plus nombreux, n’y arrive pas si la cause n’est pas le fait d’être artificiellement divisé, apeuré et sans projet unificateur ? Oui, c’est ce projet unificateur qui manque au Peuple pour le rendre solidaire, plus fort et faire basculer le pouvoir à son profit afin de  décider par lui-même ; ce projet existe, il est la base de toute action citoyenne en faveur de l’être humain et non des systèmes de toutes sortes et de toutes natures, c’est pourquoi vous trouverez le lien ci-dessous pour en prendre connaissance :

      Le Serment de Citoyen Démocrate Libre et Digne exprime les 10 volontés :

      pour une vie en commun sans discrimination, le progrès pour chacun et pour la dignité humaine ; un document simple, concis, précis, opposable en toutes circonstances, à l’attention de tous et inoubliable.

      Il n’y a pas meilleure action pour atteindre les politiques et leurs comparses, le Peuple peut se passer de toute assemblée constituante, de constitution énième république, de gouvernement de fourbes, de députés et sénateurs fanfarons ne sachant pas ce qu’ils votent s’en remettant aux partis qui les parachute et aux tourneurs de boutons de services, de commissions inutiles et bien d’autres encore pilleurs de l’argent du travail du Peuple à discrétion.

      C’est le seul document venant du citoyen vers et contre les politiciens de tous bords actuels qui chaque jour réduisent la démocratie, la liberté et la dignité des citoyens. Bien réfléchi, sans angélisme béat ni naïf, ce Serment de Citoyen est immédiatement applicable pour commencer dès maintenant le véritable changement en faveur du Peuple.

       Assez de ces politiques qui veulent absolument gouverner le Peuple sans le contrôle du Peuple ET QUI NE FONT JAMAIS RIEN POUR LA DIGNITE DE L’HOMME !

      Unissons-nous sur ce projet concret portant la vision du Peuple utile à la société et non asservi, ses aspirations au bonheur par la liberté, la responsabilité et la prospérité pour chacun ;  employons notre énergie à faire connaître ce projet et alors, la mission de cette fondation sur laquelle nous nous exprimons sera satisfaite et le bienêtre du Citoyen également.

      Le Serment de Citoyen Démocrate, Libre et Digne exprime les 10 volontés du Peuple :

      ===================================================================
      La Démocratie, la Liberté et la Dignité

      personne ne doit les voler au Citoyen
      ==================================================================

       

      http://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=serment%20citoyen%2010%20volont%C3%A9s&source=web&cd=1&cad=rja&sqi=2&ved=0CCAQFjAA&url=http%3A%2F%2Fmobile.agoravox.fr%2Factualites%2Fcitoyennete%2Farticle%2Fles-10-volontes-du-citoyen-123479&ei=O9uTUOXGMo2ChQfk_oDQBg&usg=AFQjCNG3ORwSqEZrjl_RZlsC_ySpqh6J7w


    • citoyenrené citoyenrené 3 novembre 2012 16:01

      @ Taberleroi,

      et bien merci pour votre mini-article,

      à part ça, pas de critique de celui-ci ?


    • taberleroi 4 novembre 2012 01:08

      Cher Monsieur,
      J’avoue ne pas comprendre le point d’interrogation que vous avez écrit en fin de message.
      Si vous attendiez une critique de ma part sur « Actio populi » je ne suis pas en désaccord profond avec cet l’article sur les idées. Où est le concret, du concret, du concret, du concret....... ! sans ce concret, rien ne pourra faire avancer la souveraineté du peuple.

      Unissons nous sur du concret car mon document est concret et applicable immédiatement, il n’a pas besoin d’être gravé dans la pierre seulement dans la mémoire de chacun. et c’est faisable.

      Combien de personnes connaissent parfaitement et de mémoire la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ?

      J’ai mis 3 ans pour faire accepter à la mairie de mon domicile que cette déclaration soit écrite en grand sur un mur d’un immeuble en centre ville bien exposé avec la reproduction du tableau de E. Delacroix « La liberté guidant le Peuple ».

      Savez-vous où il a été exécuté ? sur un mur caché du centre administratif.
      Savez-vous ce qui manque ? tout le préambule.
      C’est la raison pour laquelle j’ai remercié le Maire d’avoir décapité ladite Déclaration et honte à lui d’autant plus qu’il est député et vice président de l’assemblée nationale sous le règne Sarkozy.

      Il en est de même pour l’information sur le journal de la ville où il se permet d’écrire également pour les partis d’opposition sans autorisation. C’est pas mal cela aussi, non ?
      Je ne parle pas du refus qu’il oppose aux citoyens de s’exprimer dans le journal qu’ils payent dans les impôts locaux.

      J’en ai assez de me faire voler.
      Et vous , Non ?

       


    • citoyenrené citoyenrené 4 novembre 2012 08:20

      @ Taberleroi,

      félicitations pour votre initiative pour l’affichage de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen

      la constitution, l’ADN de la nation, est aussi un texte concrètement très important

      vous réclamez du concret, par écrit et en commentaire, soit...

      mais Actio Populi est une initiative concrète, à savoir la création associative d’une coalition pour une constituante citoyenne....comme vous l’avez remarqué, « Actio Populi » n’est pas cet article...mais vous êtes totalement libre de ne pas le comprendre

      création effectuée en Belgique, il s’agit donc de concret

      il faudrait la même chose en France, la coalition pour une constituante citoyenne est en cours de création associative

      quoi de plus ? car la cause primale est la constitution, la solution la rédaction citoyenne de cette dernière

      si vous voulez mon avis personnel et amical, lachez un peu votre « serment du citoyen » et unissez votre combat légitime à la formation d’une constituante citoyenne


    • taberleroi 4 novembre 2012 11:07

      Bonjour,
      Je ne suis pas sectaire et je considère que plus il y a de personnes qui raisonnent avec un même objectif, plus nous avons de chance de réussir.
      C’est pourquoi, avant que vous n’en exprimiez le souhait ce qui prouve tout de même qu’il peut y avoir rapprochement selon vous, j’ai déjà contacté « Actio populi » tout de suite après le petit commentaire à votre attention. J’attends leur réponse.

      Pour ce qui est du concret, j’ai pensé et pense toujours que toute association de ce style d’où qu’elle vienne finit toujours par ne plus regarder l’objet pour lequel elle a été constituée et même, elle finit toujours par se faire phagocyter par le pouvoir politique sans toutefois faire disparâitre son organisation pour mieux l’utiliser à son profit.

      C’est la raison pour laquelle mon initiative d’engagement du Citoyen par le Serment est la « piqure de rappel » à chaque instant des responsabilités qu’il prend pour son bien si par hasard ou tentation il s’en écartait. ; de plus elle est décentralisée dans chaque ville et non en une association centrale, pour les habitants de la ville afin qu’ils améliorent sans cesse leur cadre de vie près de chez eux et pour eux.

      Vous comprenez pourquoi le concret est important ?
      Vous comprenez pourquoi une constituante comme préconisée ne servirait à rien d’autre que de créer la confusion dans les esprits et les actes car elle serait assimilée encore à des textes longs, politiques et fastidieux à lire.
      Les choses les plus simples sont toujours les meilleures car elles ont été très travaillées pour arriver à la simplicité qui en est le fruit.
      Vous avez voté pour les 89 articles de la Constitution de 5è République ? Mais qui les a lus ?
      Si seulement 20% de la population étaient capables de s’y intéresser, ils se seraient révoltés depuis longtemps et jamais les politiques n’aurait eu le pouvoir qu’ils ont actuellement encore.

      Vous dire que je n’essaie pas de vous convaincre sur l’objet et la méthode serait un mensonge de ma part ; il reste à connaître votre état d’esprit en espérant que vous ne considérez pas que la masse de papier ne soit pas plus important que les actions réelles !


    • citoyenrené citoyenrené 4 novembre 2012 11:45

      @ Taberleroi,

      pour « Actio Populi » (qui n’est pas l’objet de cet article), c’est une magnifique initiative belge, la création de l’équivalent français est en cours je crois

      pour ce qui est de l’association forcément phagocytée, qui s’écarte naturellement de son objet

      possible mais je n’en crois rien, pas une « coalition pour une constituante citoyenne »

      à ce compte là, votre « serment du citoyen » serait tout autant phagocyté et s’éloignerait de son objet sitôt que l’espèce humaine s’en emparerait,

      la constitution est un texte central, national...la constitution citoyenne sera centrale, s’appliquant à l’ensemble du territoire national

      « confusion dans les esprits », « textes longs et fastidieux » c’est vraiment prendre les gens pour des cons, des abrutis, des illettrés

      je ne crois pas à la pertinence opérationnelle de votre profession de foi, tout louable qu’elle soit, vous y avez passé du temps, je comprend que ça vous chiffonne de l’abandonner

      « actions réelles » votre profession de foi n’est pas une action réelle, c’est un texte

      vous n’émettez toujours aucune critique de cet article, et imposez votre serment, faites, faites

      cela dit c’est intéressant, surtout l’association naturellement phagocytée, éloignée de son objet premier...c’est un risque inhérent à tout projet collectif...j’imagine une constituante citoyenne résister à cela


    • taberleroi 4 novembre 2012 14:05

      Monsieur,
      Il n’y a pas plus sourd ou aveugle que celui qui ne veut pas entendre ou voir !
      Vous pouvez dire la même chose de moi car je ne vois rien de concret et pourtant j’ai relu l’article !
      C’est vous qui prenez les citoyens pour des cons, comme vous dites, car vous voulez les berner encore et une fois de plus.
      Je recherche la mise en action des personnes plutôt que l’asservissement du citoyen.
      Je vous remercie pour l’élégance de votre écrit.


    • citoyenrené citoyenrené 4 novembre 2012 14:30

      Taberleroi,

      quoi l’élégance ? il faudrait que je salue cet écrit, divin sans nul doute, que serait le « serment du citoyen » ?

      ne le faisant pas, ayant l’outrecuidance de ne pas saluer le génie, j’en suis inélégant

      la blague,

      merci tout de même pour l’échange

      pour le concret, je ne proclamais pas en introduction, « du concret, encore du concret, toujours du concret »...même si effectivement, une constituante citoyenne serait beaucoup plus concrète que n’importe quelle déclaration de bonne intention, en l’occurrence la votre

      « car vous voulez les berner », « asservissement du citoyen »

      de n’être pas en adoration de votre profession de foi, me voilà dépeint en mystificateur et esclavagiste du genre humain....comme vous y allez


    • citoyenrené citoyenrené 4 novembre 2012 14:37

      ne prenez pas trop la mouche, il est bien votre texte...nous ne sommes pas d’accord, ça arrive


    • Morpheus Morpheus 4 novembre 2012 16:41

      @ taberleroi

      Votre déclaration est bien une déclaration d’intention. Une déclaration d’intention n’est pas « du concret ». La preuve ? La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, qui reste en de trop nombreux points et en de trop nombreux endroits (y compris la France) lettre morte, en dépit de la signature de nombreux gouvernements de la dite déclaration.

      Peut-être devriez-vous considérer ce qui vous unit aux autres, plutôt que vous concentrer sur ce qui semble vous séparer ? Cela, à mon avis, a plus de chances d’aboutir à du concret.

       smiley

      Cordialement,
      Morpheus


    • Dwaabala Dwaabala 3 novembre 2012 11:10

      Sans violence, le peuple, en 2012, ne veut pas de la monarchie.

      Alors là... à quoi cela se voit-il ?


      • citoyenrené citoyenrené 3 novembre 2012 11:38

        @ Dwaabala,

        et bien pour l’instant, effectivement, en 2012, cela ne se voit pas, et les sondages de mécontentements ne prouvent rien

        on l’a fait une fois en 1793, s’il était communément admis que le régime politique actuel correspond à la définition du Larousse d’une monarchie, peut-être la constituante citoyenne adviendrait plus vite

        pour l’instant, que les Français refusent la nouvelle monarchie constitutionnelles, ne se voit pas


      • Mmarvinbear Mmarvinbear 3 novembre 2012 13:54

        Pourquoi ne reporter que la première définition ?


        Monarchie : n f : régime politique dans lequel le détenteur du pouvoir l’exerce en vertu d’un droit propre : droit divin, hérédité ( en opposition avec la république )

        Je l’admet, avec cette définition complète, votre argumentaire ne tient plus debout...

        • citoyenrené citoyenrené 3 novembre 2012 15:00

          @ Mmarvinbear,

          en effet, l’ensemble de la définition contient celle que vous donnez, la première condition « pouvoir exercé par un individu et par ses délégués » est par contre tout à fait valable dans le cadre de la Ve République, construite sur-mesure pour un De Gaulle, pas pour un Sarkozy ni un Hollande 


        • jef88 jef88 3 novembre 2012 14:47

          Si l’on admet que l’assemblée parlementaire et que le gouvernement sont à la solde du président, qu’ils sont ses délégués, ses commis, alors cela correspondrait à la définition.

          NON !
          ils ne sont pas à la botte du président (visible)
          mais à celles des apparatchiks (invisibles) d’un parti !

          c’est encore pire !!!


          • citoyenrené citoyenrené 3 novembre 2012 15:08

            @ Jeff88

            votre remarque concernant les apparatchiks, ici du ps, est juste

            pour autant, ni l’assemblée ni le gouvernement ne vont contre la volonté présidentielle

            dans les faits, l’assemblée ne s’est pas encore « désolidarisée » de l’action gouvernementale, présidentielle

            mais ça arrivera peut être bientôt, « la fronde victorieuse des apparatchiks du parti fait mettre un genou à terre au président ».....même si perso, j’ai un doute, être uni face à l’opposition sera leur ciment


          • easy easy 3 novembre 2012 17:07

            Ce que dit la Constitution, pour parer à la monarchie, c’est qu’aucun individu, aucun regroupement de délégués d’un individu (donc aucun groupe de sbires du roi), ne peut s’arroger le pouvoir.
            Cette formule monarchique que nous avons voulu éviter, il n’y a que très peu de gens qui l’ont réalisée, même dans l’Ancien Régime
            Toutes époques confondues, des monarques ayant réussi à gouverner en n’étant entourés que de rabatteurs (en considérant qu’ils rabattaient moitié pour le compte du chef, moitié pour leur propre compte) ont été rares.
            Napoléon Bonaparte, Ben Ali, Kim Il Sung, Mobutu, Hassan II, Hosni Moubarak, Saddam Hussein, Kadhafi, Louis XIV, Ngo Dinh Diem, Fidel Castro...c’est là une minorité.


            La plupart des chefs ont été entourés certes de proches, mais ces proches ou délégués ont la plupart du temps manoeuvré pour leur propre compte et celle de tiers non pour le compte du chef.
            Ces délégués n’ont certes pas été des délégués de gueux, mais ils ont bel et bien été des délégués de quelque tiers invisible.

            Si l’on croit révolutionner en exigeant que des délégués ou représentants ne bossent pas pour le compte du chef (en plus de leur propre compte, ce qui est inévitable) on ne changera rien.

            La constante c’est que les délégués ou représentant agissent effectivement comme media, ils parlent éffectivement au nom de tiers mais ces tiers ne sont jamais des gueux.
            Pourquoi ?
            Parce qu’un délégué-député-représentant-medium-intermédiaire ne peut matériellement pas entendre de près ce que chacune des 100 000 personnes qu’il est censé représenter réclament.

            Ces lieutenants qui entourent un chef ne peuvent matériellement pas vous écouter, vous, moi, ne serait-ce que 10 minutes chacun. Ils veulent bien représenter, parler au nom de quelque tiers, mais ils trouvent bien plus commode d’écouter les demandes d’une poignée de tiers importants. Un député, un ministre ne peut pas accorder une seule minute à tous les gueux de France mais peut accorder une heure à quatre personnages qui lui semblent importants parce qu’ils ont déjà de l’importance.

            Un système comprenant 60 millions d’électeurs offrant leur confiance à seulement 500 représentants ne peut que virer à une oligarchie, à quelque chose qui ne sert pas du tout les 60 millions.

            Le chef n’ayant rien à voir avec cette perversion. Un chef pourrait être le plus intègre, il n’empêchera jamais les 500 représentants de ne représenter que quelques personnages déjà importants. 

            Le chef le plus probe qui soit ne peut pas exiger des 500 délégués qu’ils parlent au nom de Citoyenrené, au nom d’Easy, de Dugué, de Nabum, de Dwaabala...Ca aurait évidemment du sens en rapport aux principes idéaux mais ce ne serait pas du tout réaliste.


            A partir du moment où les gens tiennent à ce qu’il y ait un pouvoir central qui les organise en société structurée (les tigres et les aigles vivent très bien sans), ils ne peuvent que le payer très cher car seule une oligarchie (tournante, tout de même) en profite de manière active.
            Le peuple ne profite de ce centralisme que de manière passive.

            Lorsque nous naissons dans une société organisée par un pouvoir central, nous ne nous posons pas la question de son utilité. C’est une vieille habitude, nous n’osons pas la reconsidérer et les vrais anarchistes sont rares.

            Comme tous les gens, nos parents compris, vivent spoliés de quelque chose, nous naissons dans un monde d’amputés et ne réalisons pas le prix du maintien de ce pouvoir central.

            Quand on vit dans une société centralisée, il n’y a que deux positions non frustrantes : Faire partie des personnes importantes qui auront l’oreille des 500 représentants pour d’épanouir d’activité ou se résoudre à la plus volontaire des passivités. Etre très apollonien ou être très dionysiaque.


            Chacun de nous, histoire de ne rater aucune chance et de vivre le plus d’expériences possibles, a intérêt à devenir apollonien avant ses 35 ans et, en cas d’échec (Une chance sur 10 000 d’y parvenir), à passer dionysiaque.


            • citoyenrené citoyenrené 3 novembre 2012 17:26

              @ Easy,

              merci pour cet intéressant commentaire

              « Si l’on croit révolutionner en exigeant que des délégués ou représentants ne bossent pas pour le compte du chef »

              une révolution de pensée serait de supprimer le rôle, l’existence politique de « l’homme providentiel », du chef

              en transférant ses pouvoirs à une assemblée renforcée par exemple

              cela serait apollonien ou dionysiaque ?


            • easy easy 3 novembre 2012 18:48

              Un ordinateur central, transparent à tous, pourrait montrer de manière indiscutable mais infiniment laborieuse à lire, ce que chacun des Français demande.

              La première chose que chacun de nous constatera c’est d’abord qu’il a du mal à poser noir sur blanc ce qu’il demande ou conçoit comme solution même pour lui seul.
              La seconde chose que chacun constatera c’est que s’il parvient à coucher sur le papier trois voeux, il voudra déjà les modifier la semaine suivante (parce qu’entre temps l’oncle d’Amérique aura passé l’arme à gauche et que la copine est tombée enceinte)

              Ensuite chacun examinant les demandes des autres sera saisi du vertige de la pluralité. Aucun d’entre nous ne verra de soluce pour résoudre toutes ces demandes en même temps.

              Chacun se mettra à penser que l’ordinateur doit calculer le plus grand dénominateur commun possible.

              Et là, chacun constatera qu’il y a deux manières de faire. Soit on résoud les problèmes qui se posent à un groupe de dix personnes ayant les mêmes exigences, mais on devra alors micro légiférer et micro territorialiser, soit on insiste pour ne résoudre que très massivement qu’hexagonalement et là, euh...il n’y a aucune soluce claire.

              Découpons le pays en 1 000 000 de territoires et regroupons-y les personnes ayant les mêmes voeux. Le temps de les déménager, les voilà déjà à avoir des voeux différents. Permettons-leur de changer de carré. au bout d’un an on aura enfin 60 personnes de même avis installées sur chacun des territoires. Mais des enfants vont devenir majeurs, seront d’avis différents et il faudra encore déménager. En fait chacun ne cessera de déménager. Peut-on gouverner un territoire de 60 personnes qui changent tout le temps, 60 nomades ? NON. Car dès qu’on imposera quelque corvée ou taxe, ils partiront.

              Il ne semble donc pas possible de faire 1 000 000 d’Etats

              Peut-on passer à 1000 Etats alors ?
              Ah c’est déjà mieux, Comme 1000 Lois c’est forcément moins adapté, plus banalisé qu’un million, les gens verront moins de raison de bouger et on pourra commencer à contruire enfin quelque mairie. Mais ça bougera encore tant qu’on ne perviendra pas à construire des hôpitaux, à conserver les chirurgiens, à constuire des aéroports.

              Il faut alors passer à 10 Etats, Oui mais en ce cas, si ’lon construit enfin des structures plus lourdes, on se retrouve avec un dénominateur commun tellement banalisé que plus personne n’a l’impression d’avoir ce qu’il souhaitait.



              Voyez-vous, le problème n’est pas du tout la question de la représentation. C’est que si on ne fait pas un Etat central à millions de personnes, on ne parvient à construire aucune structure et si on fait un gros Etat, tout le monde se retrouve à subir une Loi qui ne lui convient pas. 

              Vient alors à l’esprit que ce qui rend la solution impossible c’est le fait que 60 000 000 de personnes aient des désirs et besoins différents. 
              « Ayez donc les désirs que vous voulez pourvu que ce soient les mêmes ! » 
              Pourquoi pas.

              Tout les individus identiques en taille, en poids, en santé, en fortune, en tout.

              Beaucoup de philosophes et politiciens ont fantasmé d’uniformiser les gens. Le religion, la moralisation, l’Ecole, les uniformes, les standards, le collectivisme, bien des biais ont été pratiqués pour nous rendre tous identiques.

              Mais identiques à qui ?

              Quel est l’homme idéal auquel nous devrions tous ressembler ?
              Si la question est posée à chacun de nous, il y aura 60 000 000 de réponses différentes et nous voilà revenus à la case départ qui avait pourtant des allures plus politiques.

              Il n’y a donc pas de consensus possible sinon sur les questions les plus bateaux ’Oui l’homme idéal doit avoir deux jambes et deux bras’ ’Oui un pays bien gouverné devrait voir tous ses habitants riches’

              Cette impossibilité, beaucoup l’ont comprise qui se sont dit qu’il fallait soit la formule actuelle qui offre deux manières de vivre intéressantes, tout apollonien / tout dionysiaque, soit imposer leur volonté personnelle aux autres (cas des dictateurs-tyrans de la liste que j’ai dressée)




              La situation actuelle des pays autour de la Méditerranée a ceci de commun qu’elle permet à chacun les deux possibilités, par Apollon ou par Dionysos (Ce qui n’est pas le cas en Corée du Nord). Mais il y a de grosses différences d’échelle.
              En France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, la voie Apollonienne, très active, est assez accessible et la voie Dionysiaque, très passive, offre encore bien des moyens de prendre du plaisir.
              Dans d’autres pays, pourtant pas très lointains, la voie d’Apollon est très difficile à conquérir et la voie de Dionysos n’offre pas de plaisirs. Les plaisirs naturels, le sexe certes mais le boire et la bouffe aussi, sont trop difficiles à obtenir). D’où le fait qu’ils risquent les requins, le bâton, le viol et la noyade pour venir s’installer ici.

              En France, grâce au fait qu’il y a une masse assez importante d’apolloniens, les dionysiens peuvent jouir de bien des plaisirs sans se trouer le cul.

              La situation actuelle des Français est vivable.



            • citoyenrené citoyenrené 3 novembre 2012 19:11

              @ Easy,

              apport intéressant encore une fois...le début me rappelle une phrase comique à propos de la France et de la décentralisation relayée par Franck Lepage : « Si toutes les régions se mettaient ensemble, imaginez le pays ! »

              ensuite je ne vous suis pas, car le vote règle en tranchant tout problème pour le grand nombre

              et s’il fallait 577 représentants au pouvoir élargi, 577 par élection, avec référendum d’Initiative Citoyenne et révocatoire OU représentants désignés aléatoirement, des « députés citoyens » en quelques sorte

              ça ou d’autres systèmes, ou un mix, mais il serait simple de sortir de cette présidentialisation du régime

              les Français l’acceptent, faute de voir le détail de la constitution, ou en connaissance de cause, dans une sorte de désir collectif inavoué pour le monarchisme

              votre commentaire est marrant à lire en tout cas

              il ne s’agit pas de faire 10 000 petites démocraties comme certains constituants le craignaient en 1789, bigre, nous ne pouvons plus feindre d’ignorer la rotation des charges & la désignation aléatoire pour les grands Etats 


            • easy easy 3 novembre 2012 21:41

              «  »«  » le vote règle en tranchant tout problème pour le grand nombre «  »«  »


              Dans une famille de 5 personnes, le père s’enorgueuillit de proposer un vote entre aller voir se Seigneur des anneaux et aller au restaurant.

              Chacun vote et la famille va au restaurant.
              Il y en a bien deux dans la bande qui sont un peu frustrés mais ils sont tout de même en train de se régaler d’un plat qu’ils ont choisi entre cent.

              Un autre jour, la mère propose un vote pour déterminer qui va faire la vaisselle. Celui qui sera désigné sera seul perdant et aura la très nette impression qu’il y en a au moins deux qui l’ont dans le collimateur.

              Il y a vote et vote.

              Dans un village, le conseil municipal vote entre dépenser pour un feu d’artifice ou pour des conteneurs à roulette. Ça va.
              Un autre jour, il vote pour dire quelle terre agricole à 10 sous l’hectare sera déclarée constructible à 1000 sous le m². Ça va déjà moins facilement d’autant que le résultat offre au maire de vendre ses terres au centuple. Magouille ? Connicence ? D’autant que c’est son adjoint qui va avoir le marché des VRD et qu’un autre adjoint aura le marché de la construction du lotissement.

              Les dix conseillers municipaux ont été élus (certes en bloc, sur la liste du maire élu) mais au moment de voter le nouveau PLU, ont-ils pensé à leurs électeurs où à leurs intérêts ?
              On vote pour placer une décharge d’ordures. On va certes choisir un endroit éloigné. Mais il y aura tout de même deux ou trois habitants qui vont l’avoir sous leur nez pendant un siècle cette décharge. Comme par hasard, alors qu’ils ont fait partie des électeurs, ils ne font pas partie du conseil municipal. Prévenus du projet, ils rouspètent mais trop tard, les jeux sont fait, chacun en mairie a convenu de les abandonner à leur mauvais sort. Car si ce n’est pas sous leur nez que la décharge est installée, ce sera sous le nez d’un autre, sous le mien peut-être.

              Et puis on vote aussi pour incarcérer, pour pendre, pour torturer pendant deux heures (Cf. François Damiens) 

              Le vote n’est pas entre cinéma et restau, mais entre guerre et guerre. Le bras d’honneur de Longuet est un vote public et il est à la guerre.
              Les votes de la rive d’en face étant aussi à la guerre.



              On vote pour crucifier un prophète, pour décapiter un roi, aussi bien Charles 1er que Louis XVI, on vote pour décapiter une reine, on vote pour attaquer Saddam, pour attaquer Kadhafi, on vote pour tuer, on vote pour prendre plus d’argent aux uns et le distribuer va savoir à qui. On vote bien plus de cruautés et duretés qu’on ne vote de bisous et câlins.

              Voter est même, avec le lynchage qui est une sorte de vote de rue à main levée, le moyen de plus sûr de commettre quelque chose de dur envers quelqu’un, dont le fait d’envoyer des jeunes de la patrie à la guerre.

              Il faudrait donc d’abord que les Français reviennent un peu sur la transcendance positive qu’ils accordent au fait de voter car ce geste est source de bien des horreurs. Ce n’est pas parce que la responsabilité des horreurs est assumée collectivement que les horreurs n’en sont plus.
              On n’est pas un ange quand on vote. Voter ne fait pas de soi une personne parfaite, sainte, probe, généreuse.



              Ensuite, le vote, en France et de manière ordinaire, est un vote entre des programmes politiques, chacun faisant dix à 20 propositions-promesses.
              Or ce sont des propositions venant des candidats. et ils nous ont bassiné les oreilles avec ça depuis 3 mois. Si ça se trouve, j’aurais eu à écrire noir sur blanc mes voeux, je n’aurais rien écrit de leurs promesses et j’aurais demandé toute autre chose.

              Il y a 60 millions de Français mais une fois tous les 5 ans, on se retrouve avec 10 points de vue. On vote alors à l’envers, par défaut, par dépit. La vie est déjà absurde en soi mais avec ça on ne fait rien pour lui donner plus de sens.


              Pourquoi acceptons-nous ce vote à l’envers ?
              Parce qu’au fond nous avons tous compris ce que je vous ai explicité plus haut. Un véritable vote à l’endroit (qui serait posible avec les ordinateurs qui calculeront le plus grand dénominateur commun entre 60 millions de demandes) n’est d’aucun intérêt puisque personne n’aura son compte.
              Si un ordinateur peut aisément calculer le bon pourcentage d’impôts à appliquer en moyennant les taux que chacun des Français aura proposé et déclarer que le taux sera désormais de 17,25589%, il ne peut pas dire où placer la décharge municipale pour ne gêner personne car elle gênera toujours quelqu’un, ainsi qu’une ligne de TGV, ainsi qu’une ligne de très haute tension...
              D’autre part, l’ordinateur ne peut pas moyenner entre faire la guerre et ne pas la faire, entre autoriser le mariage homo et l’interdire. Trop de questions ne se résolvent qu’en oui/non. Or il ne suffit pas qu’il y ait 51% des électeurs qui votent pour le nucléaire pour que la question soit tranchée, il faut encore préciser où les placer les centrales. Or elles ont des contraintes techniques ces centrales, il leur faut de l’eau. Alors ceux qui auront voté Oui au nucléaire vont voter non si c’est dans leur jardin ou vont voter non si la ligne doit passer chez eux, L’Ordinateur ne s’en sortira pas des votes infinis et surtout contradictoires.

              J’appelle Ordinateur la Chose idéale qui entendra tous nos votes, qui saura les moyenner et qui sera incorruptible, cela 24h/24



              Nous avons des pieds qui mesurent entre 5 cm et 50 cm. A moins d’autoriser les gens à aller au musée et au bureau pieds nus, il faut fournir aux gens des chaussures à petit prix donc fabriquées en série. Si chacun vote pour sa taille, l’ordinateur livrera uniquement des chaussures de 28, 4567 cm.
              Des personnes en viande, après avoir relevé les tailles des pieds sur une cohorte significative, ont estimé, sans vote aucun, de faire 20 tailles. Il y a donc des gens qui trouvent pile la pointure qui leur convient et il y en a qui ont le pied quelque peu coincé ou flottant. Il n’y a pas de solution par vote.





              «  »«  » nous ne pouvons plus feindre d’ignorer la rotation des charges & la désignation aléatoire pour les grands Etats «  »«  »"

              Parce qu’ils croient le vote merveilleux, parce qu’ils ne lui voient que pureté, les Français ont l’impression de ne pas avoir leur content parce que les élus sont corrompus.
              Il leur vient donc à l’idée qu’il faut changer quelque chose dans le choix des candidats afin qu’ils soient probes. Plus de candidats, plus de représentants, mandats plus courts, pas payés, élection au hasard...

              Il est un fait qu’un élu qui reste plusieurs années en place peu s’organiser plein d’avantages.
              Mais même en faisant tourner les élus tous les ans, même en les choisissant au hasard, on se retrouvera avec les mêmes apories les mêmes questions qui ne peuvent se résoudre qu’en tranchant dans le tas en produisant des tas d’insatisfaits.

              Tant que nous tiendrons à un Etat, il faudra qu’il y ait un type ou une équipe au sommet du pouvoir exécutif pour trancher en fonction de leurs intérêts. A cinq, à dix, surtout quand on sait qu’on doit choisir pour une énorme masse, on parvient à s’entendre et on parvient à trancher sans qu’aucun des cinq ou dix ne soit trop lésé (encore qu’il arrive qu’un ministre sorte d’un vote en claquant la porte)


              Choisir les élus au hasard ?
              Oui mais pas les patrons, pas les syndicalistes, pas ceux qui ont perdu leurs points, pas ceux qui ont fumé, pas deux qui ont triché au Bac, pas ceux qui ont tiré sur la Bac, pas ceux qui dorment dans la rue, pas ceux qui prient dans la rue, pas des islamistes, pas des homos, pas des divorcés, pas ceux qui n’ont pas de gosses, pas ceux qui en ont six, pas ceux qui aiment la corrida, pas ceux qui aiment Polanski, pas les Corses, pas les Basques, pas les guadeloupéens, pas ceux qui ne savent pas lire, pas ceux qui ne savent pas faire une règle de trois, pas ceux qui fument, pas ceux qui boivent, pas ceux qui ont un cancer, pas ceux qui ont une MST, pas les bègues, pas les aveugles,...
              Il va rester quelle cohorte dans laquelle piocher au hasard ?
              Faut qu’on vote cette question...


              Non vraiment, ce qu’il y a de génial dans la formule actuelle c’est que n’importe qui a le droit de voter, que chacun se sent citoyen et impliqué, alors qu’en réalité, son vote ne sert qu’à délivrer cette impression.

              Il n’y avait pas de solution pour réaliser une vraie démocratie alors on a inventé le vote pour tous afin de s’offrir une illusion irréfragable.


            • citoyenrené citoyenrené 3 novembre 2012 22:38

              @ Easy,

              le style est toujours fluide et agréable mais permettez-moi de m’interroger sur le fond, comment résoudre les divergences dans une collectivité humaine si ce n’est par votation ?

              un despotisme éclairé, un comité de sages gouvernant le grand nombre ?
              ou alors l’absence de règle, d’organisme « supérieur » à la collectivité ? c’est possible aussi, l’Anarchisme dans ce qu’il a de plus beau et noble ne nécessite ni lois ni dirigeant

              j’entendais par vote le référendum, le choix direct du peuple, plus que le vote pour un représentant,

              lier le vote à l’élection dessert effectivement le vote, c’est l’élection qui est à blâmer, pas le vote

              et oui, il y aura toujours des mécontents du choix, comment faire autrement ?

              pour ce qui est de la rotation des charges & désignation aléatoire, c’est un vieux concept qui connaitra peut-être à nouveau son heure de gloire...cela aurait le mérite de nous sortir des affres de l’élection

              c’est vérolé ce dogme électif, comme disait Albert : « on ne règle pas un problème avec le système de pensées qui l’a engendré »...appliqué à nos problèmes politiques nationaux, le mode électif a du plomb dans l’aile

              dernier point : les français n’ont pas voté l’attaque de Khadafi, ni la participation à la guerre d’Afghanistan par exemple

              pour ce qui est de retirer tel ou tel de la base tirée au sort, pourquoi donc ? liste électorale, 40 millions, enlevons ceux qui refusent, et tirons au sort parmi les autres, il en restera tout de même assez

              quoi qu’il en soit le peuple souverain ne peut pas être plus trahi qu’il ne l’est par ses représentants actuels, non ?


            • easy easy 4 novembre 2012 00:07

              Quand je disais qu’on avait voté la décapitation, l’incarcération, la guerre, le PLU, le COS, je voulais dire que les élus avaient voté en petit comité (pas le peuple). Et cela suffit, l’oligarchie fait l’affaire (pourvu que chacun ait la même chance que tout le monde, 10 000, de faire partie de l’élite, de devenir très actif et apollonien)

              L’oligarchie (tournante, tout de même) suffit pour trancher mille questions qui ne peuvent être tranchées que dans le tas telle la décision de l’endroit où placer une décharge d’ordures.

              Mais comme le peuple a besoin de croire qu’il y est pour quelque chose, et pour ne pas laisser les oligarches en place trop longtemps, on organise des élections tous les 5 ou dix ans. Ca permet par une élection très transparente de choisir une personnalité. Cette personnalité se démarquant des concurrents (pas trop nombreux sinon il y a dilution qui fait perdre le sel) par quelque grande orientation sociale. Rien de plus.

              Une fois cette personnalité élue, on la laisse organiser des petits votes entre dix ou cent, au sommet, ils se démerdent, le peuple s’en fout et ne se détend qu’à râler.

              En plus des élections principales, on peut donner au peuple l’occasion de renforcer son impression d’être considéré de manière individuelle en l’invitant à des votations ou référendum sur des questions très précises à réponse en oui/non, jamais autre chose.
              Les élus déjà aux commandes étaient indéterminés entre eux sur ce sujet, ils ne savaient quoi en penser et ont trouvé intéressant de refiler la patate chaude au peuple en le faisant choisir entre oui et non.
              Mais à part les grandes élections de personnalité présidentielle et les quelques votations référendaires, les gens n’ont pas besoin de plus, il leur suffit qu’une oligarchie décide entre elle (votes plus ou moins formels en petits comités).
              Les gens ont voté pour une personnalité qui va décider seule pendant quelques années, ils votent aussi sur quelques questions en oui/non, ça leur suffit pour se sentir considérés et respectés, leur honneur est sauf, ils sont contents. Dans l’intervale, ils braillent, ils protestent de fait du prince, ce qui leur donne encore plus l’impression d’avoir le droit de parler, ça leur suffit amplement. C’est un modus vivendi. Une comédie consentie parce que chacun sait qu’on ne peut pas faire mieux que ça.


              Sisyphe est réputé être malheureux.
              Mais observez bien qu’on lui accorde d’être malheureux alors que personne ne lui a posé la question. 
              Figurez-vous que Sisyphe est peut-être heureux. 
              Des milliards de gens font jour après jours quelque chose qui ressemble beaucoup à ce que fait Sisyphe.
               
              Si l’on regarde le fait que le rocher retombe, on dit que c’est un échec mais si l’on considère qu’au total Sisyphe mange bien, conserve une bonne santé, boit bien, baise bien, qu’il voit chaque jour son rocher à remonter et qu’en fin de journée il a droit à un câlin avec sa belle, où est son malheur ?

              Lorsque Sisyphe pousse son rocher, il sue, il pète, il râle, il proteste. Mais le soir venu, il se tape un bon repas, il roucoule avec sa douce puis il dort du sommeil du juste en étant tranquille que demain, le rocher sera en bas qui l’attendra pour lui offrir une journée comparable qui finira tout aussi bien. Où est son malheur ? Qui ne voudrait pas d’une telle tranquillité ?

              Tel est le cas des Français, des Européens.
              Il ne faut pas se fier aux râles des gens. C’est le moyen qu’ils ont de compléter leur dignité de citoyen.

              Vous connaissez cette comédie « Retiens-moi ou je fais un malheur ! » C’est cela que nous faisons tous les jours. Nous faisons les coqs, nous nous juchons sur nos pattes, nous bombons le torses en « Non mais ça ne se passera pas comme ça ! » et ensuite nous faisons notre sieste. Là où nous sommes baisés c’est quand des malins nous prennent au mot et nous poussent à aller plus loin que nous ne l’aurions voulu.

              C’est ce jeu que pratique le camarade qui nous secoue en nous disant « Non mais t’as vu comment il a osé te parler, l’autre ? » ou « Non mais t’as vu ces arabes ? Bientôt ils chieront sur ta bagnole ! » ou encore « Moi à ta place, je lui pèterais la gueule ! »
              Farce.

              Vous avez une famille ; 5 personnes c’est rien à gouverner, rien du tout. Vous pourriez proposer de voter pour toutes les décisions. Proposer une votation toutes les heures minutes. A la troisième fois les vôtres vous diront « stop stop stop stop, décide donc toi-même, on te fait confiance ». Ensuite ils vont râler, ils vont protester du choix de voiture que vous avez fait, ils protesteront du repas que vous avez préparé mais au fond ils ne demanderont rien d’autre que ça continue comme ça.

              Là où ça va mal c’est quand les gens sentent que le chef qu’ils ont élu est dépassé. Là ils paniquent vraiment. Là ils ressentent une véritable angoisse.

              Et depuis 30 ans chacun sent que quel que soit le chef, il est dépassé par des forces externes ou mondiales. Là les gens ont vraiment envie de changer vite de chef, tous les 2 mois. Mais ça ne sert évidemment à rien.

              Ce que les chefs ne parviennent plus à fournir alors que pendant des millénaires ça ne leur incombait pas, c’est le boulot, le rocher à pousser tous les matins. 

              Ils ont eu tort les premiers chefs qui ont accepté la responsabilité de fournir du travail (vers 1880). Ils ont mis le doigt dans un piège et se sont retrouvés obligés, pour alimenter artificiellement la masse de travail alors que la machine remplaçait la main d’oeuvre, d’emprunter, d’emprunter, d’emprunter ; alors qu’on ne fait pas de grosse guerre (autrefois les rois s’endettaient mais c’était uniquement pour faire la guerre)

              Changez les chefs aussi vite que vous le voulez, choisissez les plus probes, ça ne changera pas la problématique du chômage et nous deviendrons de plus en plus malheureux de n’avoir pas le sort de Sisyphe.

              Jusqu’au jour où nous serons devenus nous-même des machines, où nous serons devenus des ordinateurs, où nous serons le WWW lui-même. Mais c’est là un autre sujet. Bonne nuit et merci pour le papotage.


               


            • citoyenrené citoyenrené 4 novembre 2012 08:50

              @ Easy,

              intéressant encore une fois, on arrive plus ou moins au même constat, j’écrivais que l’on était libre 0,008% du temps (les 2 minutes que durent le vote tous les 5 ans) de choisir au 2e tour entre 2 candidats représentants en cumulé 1,27% des électeurs (nombre d’adhérents ps-ump)

              il faut croire que nous acceptons cette incapacité, cette unique possibilité de râler

              ce serait éclatant si nous acceptions chaque année par référendum la constitution de 1958

              je ne connais pas assez le contexte et la mentalité collective de 1958 pour percevoir dans quel environnement fut promulguée cette constitution, promulguée et acceptée par le peuple

              alors oui, nous sommes des Sisyphes d’accepter chaque année cette constitution adoptée par nos anciens

              en rayon de lumière tout de même, je dirai que de bonnes institutions formeront de bons citoyens, que si nous avons la possibilité concrète d’agir dans le présent sur la chose publique, viendra la volonté de s’immiscer dans la gouvernance collective

              pour la famille de 5 personnes, je ne suis pas sûr que la comparaison famille - État soit illimitée, mais admettons....le Référendum d’Initiative Familiale et référendum Révocatoire sont un moyen de laisser « le chef de famille » agir, mais le cas échéant de le démettre, ou de dépasser son jugement individuel

              la rotation des charges & désignation aléatoire serait comique à imaginer dans une famille où le cadet à 5 ans....transformez les salaires en montagne de bonbons, chef, vous êtes certain ?...le Référendum Révocatoire renverrait le courageux cadet sur son cheval à bascule

              merci aussi pour le papotage

              pour la question du chômage, je sortirai la courbe de Philpps, entre chômage de masse et inflation, le choix de nos dirigeants est fait


            • COVADONGA722 COVADONGA722 3 novembre 2012 17:48

              yep le bonjour citoyens bon tout le monde sait que je suis pas un « démocrate » faut pas déconner non plus , mais perso ce qui m’irais bien c’est une royauté tempérée par le régicide .
              Asinus : ne variatur

              ps , nonobstant article intérressant citoyenrené


              • citoyenrené citoyenrené 3 novembre 2012 18:15

                merci Covadonga722, « Asinus » veut dire âne, homme stupide

                mais ici, qui désignez-vous comme ne variant pas, l’éventuel roi ?

                et tempéré par le régicide, il pourrait être démis de ses fonctions par ’motion de censure’ ou référendum révocatoire ?

                quoi qu’il en soit, je ne remplacerais pas un président omnipotent par un roi...le roi est le peuple souverain, mais content si cet article vous a paru intéressant


              • COVADONGA722 COVADONGA722 3 novembre 2012 20:03

                yep , Asinus : ne varietur est mon intangible signature c’etait mon pseu avant d’etre victime de l’ire du professeur Morice.Sinon il m’importe peu d’etre de l’avis de l’auteur pourvu qu’il m’apprenne des choses ou me donne à voir une autre approche des problemes , il en est ainsi de votre article.

                Asinus 


              • citoyenrené citoyenrené 3 novembre 2012 21:52

                Covadonga722, Asinus

                vous êtes ouvert d’esprit, j’apprécie et respecte
                chapeau !


              • citoyenrené citoyenrené 3 novembre 2012 18:54

                merci Wotan pour cet apport intéressant sur l’importance de la centralisation / décentralisation

                décentralisation sans budget c’est un peu raide, si en plus les attributions s’élargissent, sans moyen, c’est cynique

                je regarderai aux bouquinistes sir je vois « Comment peut on être Breton, essai sur la démocratie française »
                merci


              • Morpheus Morpheus 3 novembre 2012 21:23

                La France est-elle redevenue une monarchie ?

                Il est vrai que la Constitution de 1958 donne tant de pouvoir au Président que celui-ci est pratiquement l’équivalent d’un monarque, à ceci prêt qu’il s’agit d’un monarque élu au lieu d’être un monarque héréditaire. Du stricte point de vue de la définition, en principe la monarchie se distingue spécifiquement à son caractère héréditaire. Sur ce point, je ne dirais pas qu’il s’agit d’une monarchie.

                D’autre part, considérant que la France est aujourd’hui largement inféodée à l’UE et lui a déjà, par traités, transféré bon nombre de pouvoirs souverains, depuis la création monétaire jusqu’à son budget national - et c’est loin d’être finit -, on peut dire que même s’il était une sorte de Roi, le Président ne serait bientôt plus qu’un Roi d’opérette, le commit de l’UE.

                Si l’on s’en réfère à Aristote et d’autres philosophes de la Grèce antique, il existerait trois forme de gouvernement :

                a) la monarchie gouvernée par un seul chef, et dont le le mauvais avatar est la tyrannie
                b) l’aristocratie gouvernée par un petit nombre, et dont le mauvais avatar est l’oligarchie
                c) la démocratie gouvernée par le grand nombre, et dont le mauvais avatar est l’ochlocratie

                La monarchie (ou la tyrannie) procède par une désignation héréditaire du chef.
                L’aristocratie (ou l’oligarchie) procède par une désignation par élection.
                Enfin, la démocratie (ou l’ochlocratie) procède par une désignation par le tirage au sort.

                Il faut expliquer ce qu’est l’ochlocratie (mauvais avatar de la démocratie) : c’est une démocratie gouvernée par la foule, la « tourbe », et cela se caractérise en général par une société très divisée, en proie à un désordre dut à des conflits de factions et à l’individualisme.

                Qu’avons-nous en France ?

                1) désignation d’un chef unique (le Président) par l’élection (qui nomme les ministres).
                2) désignation d’un petit nombre (l’Assemblée Nationale et le Sénat) par l’élection.
                3) de puissants lobbys financiers, bancaires et industriels qui tirent les ficelles.
                4) l’Union Européenne, entité extra territoriale à laquelle la France est soumise par traités.

                Nous avons donc un petit nombre d’élus dépendants pour leur carrière politique de lobby de riches (petit nombre), inféodés (les élus) à une entité extra-territoriale dirigée elle-même par les lobbys des riches.

                A considérer ce tableau dans son ensemble, ce que je vois c’est plutôt une ploutocratie (gouvernement des riches) qui manœuvre en coulisse (pour rappel, le mot lobby vient du terme donné au USA aux couloirs de l’Assemblée, donc les « coulisses » de l’Assemblée), et au devant de la scène, des acteurs télécommandés qui dépendent des ploutocrates pour leur carrière politique et leur (ré)élection. Cela ressemble donc beaucoup plus, selon moi, à une oligarchie qu’à une monarchie.

                Considérant la terrible perte de souveraineté de la France - et donc de son Président -, je dirais donc qu’en dépit de ses pouvoirs presque monarchiques, Le « Président-Roi » n’a que peu de marge de manœuvre pour mettre en œuvre une politique qui soit de son chef. Pour dire le vrai, il n’est pas vraiment maître en son palais, puisqu’il est aux ordres (en coulisse) de l’UE et des lobbys ploutocratiques.

                Nous aurions donc plutôt une sorte de pseudo monarchie d’apparat, prétendument « démocratique » car au lieu d’être oin par Dieu et son clergé, le Président-Roi serait oin par le suffrage du peuple, secondé par une oligarchie (l’Assemblée et le Sénat), le tout mis au service réel des riches et des puissants (les ploutocrates).

                La France : OLIGARCHIE = (ploutocrates + élus)

                En tout cas, nous n’avons en aucun cas une démocratie, et surtout, absolument RIEN qui s’en approche, même un tout petit peu.

                Cordialement,
                Morpheus

                PS : merci beaucoup de renseigner mon article smiley


                • citoyenrené citoyenrené 3 novembre 2012 22:07

                  Morpheus,

                  merci pour ces précisions,

                  tout d’abord, votre article n’a nul besoin d’être mentionné au bas de celui-ci pour rencontrer le succès mérité qu’il a, savez-vous qu’Étienne Chouard l’a relayé via facebook ?

                  pour ce que vous écrivez ici, je pensais avoir résolu d’une pirouette la question des lobbys et autres visiteurs du soir par

                  (On dira toujours que, si le Roi gesticule dans sa vitrine, une oligarchie l’agite. Les intérêts financiers et industriels privés sont les « oligos ». Définir la constitution monarchique amène la volonté d’une constitution citoyenne, constitution qui aura la force d’être imperméable aux intérêts, et brisera aussi les attaques néolibérales)

                  je pensais la constitution monarchique (et après l’examen que j’essaie de démontrer, elle l’est) , qualifier le régime dans son ensemble de monarchie était une pirouette rhétorique destinée à accélérer l’advenue d’une constituante citoyenne

                  Mmarvinbear rappelle que la définition complète de « monarchie » est effectivement héréditaire ou de droit divin, cela dans son deuxième point, le premier étant « pouvoir exercé par un individu et ses délégué »...bigre, cela était la Ve République

                  si dans les faits, la France est une oligarchie, sa constitution, l’ADN de la nation, est une constitution monarchique

                  bah, j’cherchais un titre accrocheur, vendeur, polémique...glaive dans l’eau, ça fait ’pschittt’ comme dirait l’autre

                  merci pour votre commentaire


                • CARAMELOS CARAMELOS 4 novembre 2012 10:41

                  CARAMELOS @ L’AUTEUR
                  Bonjour et merci pour votre article.
                  Vous précisez notamment, je cite « Il y a une mise en scène, une parodie, un rituel savamment entretenu, ils vocifèrent, applaudissent, les députés huent, se lèvent et quittent l’assemblée, sous l’œil des caméras, sous notre œil…nous sommes spectateurs et complices »
                  Certes mais pour ce qui me concerne, je n’adhère plus à ces singeries, à ce spectacle de très mauvais cirque. Au-delà de la mascarade, de la mise en scène, il s’agit d’une belle imposture. Des cris des huées, des menaces, et au final rien, le néant. Des gens sont toujours dehors, ne mangent pas à leur faim et ne peuvent plus se chauffer et la dette publique qui enfle, qui enfle. Dans leur grande « majorité » « nos » élus sont tous aussi mauvais dans leur rôle de représentants de la Nation que dans leur rôle d’acteurs. Faire mine d’occuper l’espace public en vociférant et quitter une assemblée est à la portée de tout le monde. Voter des lois applicables et intélligentes l’est un peu moins et l’on peut constater le résultat de ces dernières années. 85% des Lois ne tiennent pas debout, sont mal rédigées et ne sont pas appliquées . Demandez à votre député le nombre de lois qui ont été votées et qui devraient être appliquées, vous seriez effarés. Le sénat n’en parlons pas,chambre de fantômes pantouflards qui végétent, en créant l’illusion d’une quelconque utilité. Oui ce régime est une monarchie le peuple de France a fait une Révolution , nous avons déposé un monarque et une cour pour les remplacer par d’autres monarques et une autre « noblesse ». 


                  • citoyenrené citoyenrené 4 novembre 2012 11:03

                    @ caramélos,

                    merci pour votre apport sur le nombre de lois non promulguées, « l’inflation législative » comme preuve supplémentaire de la mise en scène

                    « imposture » est le terme approprié

                    « fantômes pantouflards » pour le sénat, ahah bonne expression

                    en 1789, la bourgeoisie d’affaires s’est servi du peuple comme bélier pour renverser l’aristocratie, mais fut ensuite débordée un moment par le peuple

                    en 2012, la bourgeoisie d’affaires ne sera plus l’étincelle, elle est déjà au pouvoir, nous ne pouvons compter que sur nous, le peuple...bigre, nous sommes pourtant plus nombreux,

                    la constituante citoyenne va advenir, mais entre volonté, désir, rêve, je ne suis pas objectif, pourtant cela me semble inéluctable

                    un point de départ à un mouvement citoyen inarrêtable pourrait être une hausse de la tva, non ?


                  • bertin 20 décembre 2012 12:30

                    Il n’y aura pas de retour à la démocratie sans la limitation du Mind Control par satellite. Les satellites de l’Etat, de l’OTAN, du médef surveillent, contrôlent, manipulent. Si ce scandale n’est pas dénoncé, par quel miracle la démocratie pourrait-elle être rétablie ?


                    • citoyenrené citoyenrené 20 décembre 2012 13:08

                      @ Bertin,

                      sur le même ton, je vous demanderais « par quel miracle avez-vous des preuves tangibles et indiscutables de »mind control«  ? »

                      car il s’agirait bien de miracle, si tant est que cela soit vrai, ce dont je doute un peu

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