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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Pourquoi est-il important d’apprendre les langues ?

Pourquoi est-il important d’apprendre les langues ?

Fin septembre un commissaire européen posa la question : "Pourquoi est-il important d’apprendre les langues ?" et une réponse en diverses langues fut donnée (la version française). De plus suite à cela beaucoup de réponses d’internautes européens dans diverses langues furent données ; ce qui est rare actuellement au niveau de la capacité européenne à appliquer la possibilité de s’exprimer dans sa propre langue, donc un grand coup de chapeau à ce commissaire :

Dans les réponses d’internautes il semble que le sujet tourne principalement sur : quels systèmes ou moyens choisir pour que les Européens puissent se comprendre et apprécier la culture des pays voisins ?

Les réponses possibles étaient soit anglais en priorité, soit le multilinguisme (sous différentes formes) possibles, soit le trilinguisme, soit l’esperanto associé au multilinguisme.

Pour voir ce qui sera totalement utopique ou réalisable à un moment. Nous devons définir les limites de ce que peut faire l’homme au niveau de l’apprentissage des langues. Pour cela je vais prendre appui du texte de Claude Piron : L’Européen trilingue : un espoir réaliste ? (http://claudepiron.free.fr/articlesenfrancais/europeentrilingue.htm )

Analysons déjà ce qui est le plus difficile à mettre en place : le multilinguisme

Quel type de multilinguisme ? Quel nombre de langues ? Quel niveau de langue ?

Le niveau de langue : selon Claude Hagege "Pour moi, connaître parfaitement une langue, c’est être capable de saisir des jeux de mots débités sur un ton très rapide par des usagers natifs, et la parler sans être identifié comme un étranger" et il conclut en disant : "Le nombre de vrais bilingues (...) est plutôt réduit." (réf. : "Une langue disparaît tous les quinze jours", L’Express). Que cela veut-il dire ? Que pour le commun des mortels, pouvoir maîtriser une autre langue que la sienne comme un natif est quelque chose de rare et posséder d’autres langues par la suite, encore plus rare (mais pas impossible).

Donc il s’avère que le multilinguisme de très haut niveau est impossible au niveau européen.

On peut baisser le niveau de maîtrise de langue car tout le monde ou presque n’a pas besoin d’une maîtrise parfaite d’une langue. Que cela donne-t-il ? Forcément un pourcentage plus important. Une étude récente d’Hanovre a donné que les personnes parlant bien à très bien une langue étrangère chez environ 3 700 étudiants était de 5 %, une étude précédente indiquait au sortir du bac que le niveau était de 6 % (réf. : Udo Van de Sandt, « Access : an Exclusive Study of Lintas Worldwide » (Rapport d’enquête sur la connaissance de l’anglais), Initiative (Lintas Worldwide Media News Bulletin), Londres : Lintas Worldwide, 1989, janvier, pp. 1-2), il s’avère donc que même une langue étrangère maîtrisée correctement ne puisse pas être aussi facile que cela. L’exemple du TOEIC (réf. : http://www.studyrama.com/article.php3?id_article=13508 ) montre qu’en moyenne que le niveau de maîtrise de l’anglais dans divers pays est plutôt moyen, basique.

La guerre des langues en Belgique (divers articles de Marianne) et en Suisse (oui elle existe, mais on n’en entend pas beaucoup parler) fait que malgré des pays prônant le multilinguisme dans leur territoire, il se trouve que leurs habitants aient besoin quand même d’un compatriote de même langue dans les administrations, les hôpitaux, en bref dans la vie courante car leur maîtrise des langues est insuffisante. Alors comment faire dans une Europe contenant plus de 20 langues alors que dans des pays bilingues ou trilingues, on n’y arrive même pas.

Donc on peut dire que le multilinguisme quelle que soit sa forme (langues de travail, par groupes de langues, trilinguisme, etc.) n’est pas possible pour obtenir une population capable de se sentir à l’aise chez soi et en confiance partout en Europe au niveau du langage et de la qualité de s’exprimer et de comprendre.

Donc il ne reste qu’une possibilité, la langue unique, donc un bilinguisme dévolue à une langue seconde uniquement. Deux cas possibles ? Utiliser une langue soit nationale soit anationale de l’union européenne.

Dans le cas d’une langue nationale unique, il existe un dilemme important par rapport à certains principes de l’union européenne comme "l’unité dans la diversité", ainsi dans les textes fondateurs, si l’on privilégie une langue par rapport aux autres il s’avère qu’au final, une inégalité se forme entre les pays et donc des peuples européens.

Les natifs de la langue unique n’ont pas besoin d’apprendre d’autres langues et donc peuvent étudier plus que les autres d’autres matières. Qui plus est, il s’avère en pratique que cette langue unique absorbe beaucoup de temps et d’énergie dans la capacité de travail à l’intérieur des autres langues. Je m’explique il s’avère que dans les pays nordiques prônant le tout anglais, que ce dernier appauvrisse le vocabulaire technique nécessaire pour travailler uniquement dans la langue maternelle (le suédois par exemple), ou dans le cas de travail tout à l’anglais il s’est avère que chez l’entreprise Renault (réf. : sauvons la langue francaise de Claude Hagege) cela ralentissait la capacité d’analyse des chefs d’entreprises dans les situations où l’anglais n’était pas nécessaire. Bon, on pourrait effacer le principe "d’unité dans la diversité" pour un mal on pourrait obtenir un bien plus grand, mais alors quelle langue choisir ?

Actuellement il s’agit de l’anglais est-ce un bon choix, je vous laisse lire le texte de Claude Piron (http://claudepiron.free.fr/articlesenfrancais/orban.htm )

5. On trompe le monde en dissimulant qu’à bien des égards la phonétique de l’anglais en fait une langue à part, qui la rend plus difficile à prononcer que la plupart des autres pour la majorité de la population. On évite de dire que le grand nombre de sons vocaliques de l’anglais (24) et la présence de sons comme le /th/ sont une source constante de malentendus, ou de ridicule (entendre et reproduire la différence entre fourteen, fourty, thirteen, thirty, ou entre soaks, socks, sucks, sacks, sex, six, seeks, etc. est hors de portée de la plupart des non-anglophones).

6. On trompe le monde en évitant de souligner que la maîtrise du vocabulaire anglais exige le double d’effort de celui d’une autre langue. Dans pratiquement toutes les langues il y a un rapport de forme, qui facilite la mémoire, entre notions connexes : on dérive lunaire de lune, dentiste de dent, désarmement d’arme. En anglais il faut chaque fois apprendre deux mots différents : moon/lunar, tooth/dentist, weapon/disarmament. Et on ne maîtrise pas l’anglais si on ne connaît pas des milliers de doublets du style buy/purchase, read/peruse, freedom/liberty, threat/menace, etc. La plupart des langues fonctionnent très bien sans un tel encombrement du lexique.

7. On fait croire que l’anglais est une langue aussi précise que la plupart des autres. Tromperie. L’anglais est nettement plus imprécis, faute de repères grammaticaux, et parce que les champs sémantiques sont souvent trop vastes. Quelques exemples :

a) Develop an industry peut signifier aussi bien "créer une industrie" que "développer une industrie déjà existante".
b) Bush warned against attacking Iran peut signifier "Bush a conseillé de ne pas attaquer l’Iran" ou "Bush (est) mis en garde (par quelqu’un d’autre) contre l’idée d’attaquer l’Iran".
c) Une interprète de ma connaissance a commencé par rendre Iraqis today have no power par "les Irakiens n’ont pas de pouvoir" alors que quelques minutes plus tard la suite du discours a montré qu’il aurait fallu traduire par "Il n’y a pas de courant électrique en Irak aujourd’hui".
d) English teacher peut se dire aussi bien d’un professeur anglais qui enseigne les mathématiques que d’un professeur hongrois qui enseigne l’anglais.

Je pourrais multiplier les exemples, mais ces quatre suffiront sans doute. J’ai travaillé dans pas mal de langues, mais je n’en connais aucune qui soit aussi ambiguë. C’est très regrettable pour les textes juridiques et scientifiques.

Donc au final il s’avère que l’anglais est l’une des pires candidates ; l’italien, l’espagnol semblent bien meilleurs car bien plus réguliers.

Ou alors une langue anationale ? : trois choix le latin ou grec ancien, une langue en dehors de l’Europe ou l’esperanto.

- Le latin ou grec ancien, c’est un choix possible, mais il faudrait refaire une mise à jour complète du logiciel et cela prend du temps, c’est le cas par exemple de l’hébreux moderne pour Israël.

- Une langue en dehors de l’union, laquelle choisir ?, il faudrait des lustres pour être d’accord, par exemple certaines ex-colonies africaines qui choisissent l’anglais ou le français comme langue pont.

- La troisième, l’esperanto, c’est la meilleure solution et applicable rapidement (pas de grande mise à jour), principe d’être anationale et n’ayant pas les inconvénients de la langue nationale unique (pas de pays privilégié et la plus facile des langues à apprendre parmi les langues européennes).

Parlons un peu de cette solution, il y a eu de nombreux articles dessus dans Agoravox et il est facile de se documenter dessus, sur le web. Donc nous ne ferons qu’un petit récapitulatif.

Elle s’apprend rapidement 10 à 20 fois plus vite qu’une langue nationale européenne, un mois d’apprentissage correspond en moyenne à un an d’apprentissage d’une langue nationale, elle n’a pas d’exception à la règle, un son égale une lettre, plus de 50 % du vocabulaire est commun aux langues européennes, elle s’adapte rapidement à l’introduction de nouveaux termes et concepts au niveau vocabulaire, elle est propédeutique et donc permet l’accélération de l’apprentissage des autres idiomes (donc pas d’augmentation budgétaire et de temps d’apprentissage lors d’association à une autre langue).

De plus du fait de son apprentissage court, il est possible de lui faire succéder l’apprentissage d’autres langues rapidement, donc on se retrouve avec un bilinguisme opérationnel associé à un plurilinguisme de culture.

Plus haut il a été dit que seulement 5 % de bilingues étaient de bon niveau, on pourrait se poser la question au sujet de l’esperanto, l’esperanto permettrait d’augmenter largement ce pourcentage de bilingues. Pourquoi et comment ?

En pratique, il s’avère que pour 1 500 heures d’apprentissage d’une langue, on baragouine, au bout de 10 000 heures on devient presque comme un natif. Pour l’esperanto, ayant besoin de 10 à 20 fois moins de temps (plus on progresse en esperanto et plus l’apprentissage est exponentiel), pour baragouiner il suffit de 150 heures à 200 heures et de 500 heures à 1 000 heures pour être aussi souple que dans le langage maternel. Pourquoi un tel écart de temps entre les 500 et 1 000 heures ? Cela est dû au fait que plus on est proche des langues latines et plus facilement l’apprentissage du vocabulaire est rapide, contrairement aux langues asiatiques ou le vocabulaire européen est inconnu.

On peut aussi se dire que c’est un système (langue pont d’origine semi-artificielle) qui ne fonctionne pas, mais il existe des exemples de langues anationales comme l’indonésien et le swahili qui permettent à des peuples de langues différente de communiquer entre eux tout en gardant la langue maternelle. Ou encore d’une autre manière le chinois écrit moderne qui sert de langue écrite pont entre les provinces chinoises ayant un oral bien différents les unes des autres.

Donc par cette petite analyse succincte, on peut ce rendre compte que l’utopie n’est pas celle que l’on croit, l’esperanto semble utopique alors que c’est justement le multilinguisme ou de l’anglais comme langue actuelle de langue unique au niveau de la communication européenne, qui justement est utopique. De plus l’indonésien montre en pratique justement, que le système de langue pont peut fonctionner, donc qu’en pratique que l’esperanto pourrait renverser la barrière des langues au niveau européen.


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442 réactions à cet article    


  • Asp Explorer Asp Explorer 19 novembre 2007 12:52

    Tiens, vous ne nous parlez pas du rapport Grin ?

    J’ai bien aimé le coup du « l’anglais n’est pas aussi précis qu’une autre langue ». A-t-on jamais lu chose plus ridicule ? Qui peut croire que les anglo-saxons sont incapables de se comprendre ? Tenter de faire croire ni plus ni moins que l’anglais n’est pas une langue décrédibilise votre propos, par ailleurs sans grand intérêt.


    • Hermes esperantulo 19 novembre 2007 13:10

      Alors si l’anglais est aussi precis que cela, veuillez trouver le moyen de refuter les exemples du point 7. Merci d’avance.


    • seespan 19 novembre 2007 13:13

      @ esperantulo

      Tres simple, il va te dire que ce sont des exemples anecdotiques ne genant en rien la comprehension et n’interressant que les universitaires.


    • Asp Explorer Asp Explorer 19 novembre 2007 13:21

      Je les réfuterai simplement en faisant remarquer que des millions de gens parlent anglais tous les jours, que ce soit comme langue natale ou comme langue de travail, et figurez-vous qu’ils semblent s’entendre. Incroyable non ?


    • Hermes esperantulo 19 novembre 2007 13:31

      « c) Une interprète de ma connaissance a commencé par rendre Iraqis today have no power par »les Irakiens n’ont pas de pouvoir« alors que quelques minutes plus tard la suite du discours a montré qu’il aurait fallu traduire par »Il n’y a pas de courant électrique en Irak aujourd’hui« . »

      celui ci, on fait comment ? Et dans une tradution dans un simple passage n’indiquant pas le contexte, on fait comment ?


    • seespan 19 novembre 2007 13:44

      @ esperantulo

      Tien qui c’est qui avait raison ?

      @ asp explorer

      La question n’est pas peut t on communiquer avec l’anglais , mais sur la preçision de la langue. Tu n’as pas repondu a la question qui t’as etait posées.


    • Hermes esperantulo 19 novembre 2007 13:59

      est ce que j’ai dis que l’on ne pouvais pas communiquer avec l’angalis je ne pense pas, on peut communiquer avec l’anglais, mais pas comme dans sa langue maternelle, on parle en petit nègre, de plus dans l’article il ne s’agit pas que de langue de travil en europe, mais de communication globale, que ce soit pour connaitre une culture, dans le travail, pour pouvoir communiquer dans l’administration, en milieu hospitalier d’un autre pays, pour comprendre aussi coment fait un autre pays par exemple l’allemagne dans certains domaines comme l’écologie sans attendre la traduction de l’information vers le francais pour le francais moyen ne maitrisant pas sufisament les idiomes que ce soit l’anglais ou l’allemand


    • Michel Maugis Michel Maugis 19 novembre 2007 14:51

      Michel Maugis @ ASP explorer.

      Vous argumentez de façon patente sur un mensonge. Vous êtes donc un malhonnête, pour défendre la langue de l’Empire.

      « L’anglais n’est pas aussi précis qu’une autre langue ».

      Cela est évident à tout point de vue. Pour le comprendre à la perfection il faut qu’il soit sa langue naturelle. Ce qui implique que la seule manière pour que cette langue devienne vraiment universelle est qu’elle devienne la langue native de tout le monde. Comme l’espagnol l’ait quasiment dans tout un continent. Et nous savons tous au prix de quoi. !!

      Connaissant l’anglais, le français et l’espagnol, je crois que je peux dire que c’est l’espagnol qui domine en facilité de compréhension précise, avec le français en second et l’anglais à la traine., loin derrière.

      Mais même cette compréhension précise de l’espagnol est bien éloignée de celle de l’Esperanto, que je suis en train d’apprendre.

      Et effectivement, en à peine 5 leçons, je suis capable de lire et comprendre de façon précise n’importe quel texte en Espéranto, avec l’aide d’un dictionnaire bien sûr pour le vocabulaire.

      Vous argumentez sur un mensonge en disant :

      "A-t-on jamais lu chose plus ridicule ? Qui peut croire que les anglo-saxons sont incapables de se comprendre ?

      C’est même honteux de interpréter ainsi la pensée de l’auteur. Mais aussi cela dénote la moralité de ceux qui défendent l’anglais comme langue universelle. Ils utilisent la technique du mensonge et de la calomnie pour défendre l’indéfendable,

      «  Tenter de faire croire ni plus ni moins que l’anglais n’est pas une langue décrédibilise votre propos, par ailleurs sans grand intérêt. »

      Je crois que c’est bien vous qui êtes complètement discrédité. Les exemples sont nombreux ou les substantifs pour désigner une chose ne correspondent pas à une logique fixe.

      Je vous en cite un, parmi des milliers. En parallèle avec un télescope se trouve ce que l’on appel en français un chercheur. C’est une lunette à grand champ, dont le but est de chercher. Et effectivement quand on l’utilise on cherche quelque objet dans le ciel.

      Les anglo saxon appellent cette lunette un « finder ». C’est à dire un trouveur. Ce qui est vrai seulement si l’utilisateur trouve ce qu’il cherche.

      L’appellation est donc erronée.

      D’appeler aussi un trimestre un « quarter » est aussi une aberrance sémantique. Il faut savoir qu’il s’agit du quart d’une année. Alors qu’un trimestre dit bien ce que cela veut dire sans chercher midi à 14 heures.

      Donc, définitivement, l’anglais n’est pas une langue dont on peut déduire le sens des mots de façon intuitive. Loin de là. Et l’intuitivité est bien un élément essentiel de la précision sémantique

      Imaginez vous que je sais le nom de tout les animaux femelles et celui de leurs petits en Espéranto, alors que je ne le sais toujours pas en français, en espagnol et encore moins en anglais,.

      La défense de l’anglais comme langue n’est qu’une attitude politique, car techniquement c’est un non sens.


    • Bigre Bigre 19 novembre 2007 22:31

      L’anglais est une langue à tonalité, la même phrase a un sens différent selon la position de l’accent tonique, ce qui est très difficile à intégrer pour tous ceux qui ne sont pas habitués à ça. Et qui ne se résous, en lecture / écriture, que par le contexte.

      En ce sens, l’auteur pointe très bien cette difficulté.


    • Wlad Wlad 20 novembre 2007 00:04

      Esperantulo a raison sur le principe « l’anglais est peu précis », parce que le vocabulaire nous semble restreint (nous Français). Mais à la limite peu nous chaud, puisqu’il s’agit d’une langue dans laquelle tout repose sur le contexte, qui suffit à donner un sens à la phrase sans avoir besoin de varier le vocabulaire.

      De plus, ses exemples (au paragraphe 7) sont particuièrement débiles, à part le point c à la rigueur.

      Ainsi, « Bush warned against the pire, et le pire c’est la guerre » ne peut être interprété comme « Bush a été prévenu... » que dans le cas précis d’une manchette de journal, où l’auxiliaire saute. Sinon l’ambiguité prétendue est totalement impossible.


    • vendredi 20 novembre 2007 06:57

      La « précision » de l’anglais ?

      En 1967, elle a été à l’origine d’un conflit entre les deux versions officielles, en anglais et en français, adoptées simultanément, de la résolution 242 du Conseil de sécurité de l’ONU. Dans la première, l’expression anglaise « territories occupied in the course of the recent conflict » (sans article défini) pouvait laisser croire que les Israéliens étaient invités à évacuer des territoires occupés (donc une partie indéterminée), alors que, dans la seconde, la présence de l’article défini (les territoires occupés) indiquait bien qu’ils devaient abandonner la totalité des territoires. « L’ambiguïté du texte anglais ne tient pas devant la clarté du texte français, ce qui est d’ailleurs assez fréquent aux Nations Unies », a fait remarquer Pierre Révol, ministre plénipotentiaire de France, dans le journal Le Figaro (11 février 1992).

      Parlons plutôt d’imprécision de l’anglais :

      http://minilien.fr/a0k7e3

      Et pourquoi des natifs anglophones sont préférés pour des postes de responsabilité et de décision ?

      http://www.lingvo.org/eo/2/15

      Parce que l’original est préféré à la pâle copie, aux anglo-béats.


    • vendredi 20 novembre 2007 12:16

      Même les Russes en parlent :

      Do you speak Esperanto ?

      http://www.altapress.ru/13309/


    • hamra 22 novembre 2007 13:04

      it is strange that popular press as an art form has often attracted the enthusiastic attention of poets and aesthetes while rousing the gloomiest apprehensions in the academic mind

      Marshall Mc Luhan. The Pop oracle himself. Understanding Media. (medium=moyen ça a donné médiateur)

      Declining to write for the Revue Europééenne in 1831, Lamartine said to its editor :

      Do not perceive in these words a superb disdain for what is termed journalism. Far from it ; I have too intimate a knowledge of my epoch to repeat this absurd non sense, this impertinent inanity against periodical Press.......

      Toutes les langues sont extremement précises : on n’échappe pas au non sens et à l’absurdité, d’autant plus quand on sait qu’il y a un simple malentendu formel ou conventionnel ou simplement esthétique.

      Cordialement.


    • hamra 22 novembre 2007 13:09

      it is strange that the popular press as an art form has often attracted the enthusiastic attention of poets and aesthetes while rousing the gloomiest apprehensions in the academic mind .

      Marshall Mc Luhan. Hot and Cool. Understanding medias etc...

      Declining to write for the revue Européenne in 1831 Lamartine said to its editor :

      do not perceive in these words a superb disdain for what is termed journalism. Far from it ; I have too intimate a knowledge of my epoch to repeat this absurd non sense, this impertinent inanity against the Periodical press......


    • Hermes esperantulo 24 novembre 2007 17:36

      tiens au fait j’ai oublier de dire que Claude Piron est traducteur dans de nombreuses langues depuis des années donc je pense que c’est lui le plus expert d’entre nous et le seul parmi qui maitrise le mieux l’anglais avec toutes ses nuances possibles donc quand vous le critiquez vous vous discreditez largement


    • ewropano 13 décembre 2007 23:43

      C’est d’autant plus incroyable qu’on a pas constaté que les gens s’entendaient grâce à l’anglais (cf. le débat sur la différence de traduction qui opposa israéliens et palestiniens ( devaient ils se retirer de territoires occupés ou de territoires occupés ?).

      Sans aller chercher aussi loin, on constate rien qu’en allant au cinéma, que les gens refusent en majorité les versions originales, même avec des sous-titres - ce qui rend pourtant beaucoup mieux l’ambiance... smiley


    • skirlet 18 décembre 2007 21:57

      On va voir le film, pas lire les sous-titres. Pour lire, un livre, c’est lieux :)


    • Hermes esperantulo 19 novembre 2007 13:07

      « Plus haut il a été dit que seulement 5 % de bilingues étaient de bon niveau, on pourrait se poser la question au sujet de l’esperanto, l’esperanto permettrait d’augmenter largement ce pourcentage de bilingues. Pourquoi et comment ? »

      J’ai oublié de clarifier un peu, en voulant resumer j’ai un peu trop résumé.

      J’ai dit dit qu’il falait que 500 à 1000 heures pour maitrisé l’idiome esperanto comme un natif. Il s’avère que durant les etudes la LV1 fait 1500 heures sans compter je crois, le voyage d’une semaine en pays que l’on retrouve souvent, et surtout tout le temps accordé à l’idome appris en dehors de l’école ( énormément applicable à l’anglais musique et film) Par comparaison du temps de LV1 et d’apprentissage de l’esperanto de maniere « native », on peut se dire que l’apprentissage de l’esperanto permet de gagner 500 heures au moins en LV1 et en ayant en plus le rendement maximum. Et si on ajoute de maniere hypothétique les temps de voyage et travail maison et loisir, on baisse largement le temps d’apprentissage à l’école de l’esperanto donc encore plus pour augmenter la LV1 pour une autre langue.


      • Asp Explorer Asp Explorer 19 novembre 2007 13:15

        Il faut toutefois noter que toutes ces impressionnantes statistiques ont été faites par des espérantistes, dont l’ardeur militante n’est pas sans s’accompagner d’une certaine dose de mauvaise foi, comme en témoigne du reste l’article ci-dessus.


      • seespan 19 novembre 2007 13:18

        @ asp explorer

        Non une parties de ces etudes on etait réalisée par des non esperantiste. Une etudes de ce type réalisé sans controle par des non esperantistes est biaisés. Tu peus retrouver les protocoles experimentaux sur internet, ou demande a masson il doit avoir les liens.


      • Asp Explorer Asp Explorer 19 novembre 2007 13:25

        Masson, celui-qui-réfléchit-par-là-où-je-trouve-mon-inspiration ? Non, merci, ça ira.


      • seespan 19 novembre 2007 13:30

        @ asp explorer

        Alors ne dis pas que c’est etude ne sont réalisés que par des esperantistes militants sans controle. Ceci est faux et facilement verifiable.

        Mais enfin vue ce qu’il te reste de credibilité sur l’esperanto t’en est plus a ça prés.


      • Hermes esperantulo 19 novembre 2007 13:35

        Alors voulez vous bien me montrer des étudent prouvant qu’au bout de 1500 heures on parle anglais natif ou tout autre langue, au aussi des etudent montrant l’ultime superioté de certains peuple à apprendre l’anglais par rapport au peuple francais. Merci d’avance


      • Asp Explorer Asp Explorer 19 novembre 2007 14:11

        Il n’est pas question de parler anglais comme un natif. Il est question de parler anglais de façon à comprendre et à se faire comprendre d’un natif. C’est une chose bien différente et qui a le mérite d’être à la portée d’un individu normalement constitué (comme du reste l’ont prouvé les millions d’immigrants qui sont arrivés aux USA au siècle dernier et, bien qu’ils fussent rarement titulaires de chaire en littérature anglaise, sont arrivés à se débrouiller).

        Au fait, qu’est-ce qui me prouve qu’en 1500 heures de cours, je peux réellement parler espéranto comme un natif ?

        Ah, pardon, j’oubliais, il n’y a pas de natif.


      • Hermes esperantulo 19 novembre 2007 14:50

        il y a comprendre et comprendre, dans l’article j’ai precisé que l’on n’avais pas forcement besoin de parler comme un natif, mais même en baissant le niveau d’anglais, on n’y arrive pas (statisque prouvant que l’anglais est maitrisé suffisament ????, nul par à ce jour), vous pouvez comprendre en angalis le diagnostic d’un medecin, ou le discourt dans un commisariat étrangé en anglais ( c’est bien pour se faire comprendre et comprendre), vous peut être que oui mais les autres on ne sait pas, car pas de statistique, par conre on a des stas de la non comprehension de l’anglais dit courant qui indiquent bien que pet de personnes peuevnt le comprendre


      • Hermes esperantulo 19 novembre 2007 20:52

        « C’est une chose bien différente et qui a le mérite d’être à la portée d’un individu normalement constitué (comme du reste l’ont prouvé les millions d’immigrants qui sont arrivés aux USA au siècle dernier et, bien qu’ils fussent rarement titulaires de chaire en littérature anglaise, sont arrivés à se débrouiller). »

        oui ils se sont debrouillez, car il baignaient dans la langue, hors en europe pesonne ne baigne, et aussi un exemple plus lointain, le niveau d’anglais des chinois est catatrophique par rapport aux europeens et comment font alors les chinois immigrés pour maitrisé l’anglais aux usa, tout simplment ils baignetn dans la langue et ca c’est pour tout le monde.

        remarque baigner dans la langue n’est pas non plus une garantie absolue, on a nos propres exemples en france


      • Henri Masson 20 novembre 2007 10:30

        Merci de me permettre ainsi de rappeler qu’Asp Explorer est non seulement l’auteur de ces propos publiés sur son site personnel : « Voici que ma plume me démange, je la sors donc de mon cul et me lance dans une de ces analyses courtoises et mesurées qui, vous le savez, sont ma spécialité. », mais aussi l’individu qui s’est empressé de voler à la rescousse de Pierre Bénichou quand il s’était illustré et distingué en disant de l’espéranto, dans l’émission de laurent Ruquier, sur Europe 1 : « C’est une merde ! ».

        Voilà qui nous éclaire sur la « spécialité » d’Asp Explorer.

        Et c’est cet individu si distingué qui, lors de sa première attaque contre l’espéranto, s’était réclamé d’une « formation scientifique ».

        Merci tout de mêm de permettre ainsi une remontée du nombre de visites au site de SAT-Amikaro...

        Les articles les plus visités hier ont été :

        1. Les règles de l’anglais
        2. La manipulation de l’information... Comment ça marche ?
        3. Cours par correspondance de premier degré
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        7. Une langue simple peut-elle être une langue à part entière ?
        8. A propos de ce site
        9. Le défi des langues - Du gâchis au bon sens
        10. Le principe d’équité
        11. Coûts et justice linguistique dans l’élargissement de l’Union européenne
        12. Caractéristiques comparées de l’anglais et de l’espéranto
        13. C’est pas sorcier
        14. La crise des médias
        15. La Parizano en PDF (okt.-nov.)
        16. Quel parti la langue française peut-elle tirer de la défense et de l’illustration de l’espéranto ?
        17. The English Advantage
        18. Le globish ? Il y a mieux !
        19. N. I. Sequoyah condamné à mort en Californie
        20. La Finlande en folie
        21. Amitié sans frontières
        22. Plaidoyer pour l’espéranto à l’école
        23. Aspects socio-linguistiques de la mondialisation
        24. L’espéranto au présent
        25. De l’avantage de l’anglais
        26. Nouvelles brèves
        27. Le phénomène Ferrari
        28. Ségolène Royal et la communication linguistique
        29. Pour une langue des travailleurs
        30. Albert Einstein, Esperanto kaj SAT Et aussi :
        1. Miro
        2. Pour ne pas mourir ido
        3. Service de presse octobre-novembre 2007 en pdf
        4. “Killer Language” ou langage qui leurre ?
        5. Nouvelles brèves
        6. Communication internationale et multiplicateur linguistique : des grandes langues plurinationales à l’espéranto.
        7. Trois langues pour le prix de deux
        8. Débat du 10 novembre sur les Nordamérindiens


      • dna 20 novembre 2007 12:20

        « J’ai dit dit qu’il falait que 500 à 1000 heures pour maitrisé l’idiome esperanto comme un natif »

        Qui sont donc ces natifs, originaires d’espérantolie, qui apprennent l’espéranto comme langue maternelle, dans un environnement ou elle est la seule langue parlée, et utilisée pour l’apprentissage est l’espéranto.


      • seespan 19 novembre 2007 13:08

        @ ASP explorer

        « Qui peut croire que les anglo-saxons sont incapables de se comprendre ? »

        Le japonais est encore moins preçis que l’anglais, ça ne veut pas dire que les japonais sont incapable de se comprendre.


        • Hermes esperantulo 19 novembre 2007 13:12

          Jen un’ el Daltonar’. KORE


        • seespan 19 novembre 2007 13:15

          Tien voila un des daltons ?


        • Hermes esperantulo 19 novembre 2007 14:24

          Oui tu a juste


        • maxim maxim 19 novembre 2007 13:29

          pourquoi est il important d’apprendre des langues ???

          c’est simple,dans tous les boulots sérieux on demande de maitriser au moins une langue étrangère,l’Anglais en priorité .....pas d’Anglais parfaitement maitrisé pas de boulot !

          pas plus difficile que ça !


          • seespan 19 novembre 2007 13:33

            @ maxim

            Anglais parfaitement maitrisé ? Laisse mois rire, au TOEIC il n’y a pas un seul pays qui depasse le niveau operationnel de base.

            Et notre cher asp explorer qui se vante de ses capacités linguistique refuse obstinement de nous donner un score a un examen international et soutiend mordicus que l’accent tonique n’a aucune importance.


          • Hermes esperantulo 19 novembre 2007 13:42

            « pas d’Anglais parfaitement maitrisé pas de boulot ! »

            ou traduit autrement en dehors de l’anglais piont de salut

            et bien il doit y avoir pas beaucoup de francais travaillant dans l’international car justement 5% seulement des francais PARFAITEMENT anglais.

            Au fait c’est quoi un boulot sérieux ?? Car les phrases dans le vague ca veut rien dire, medecin c’est pas un boulot sérieux, un medecin n’a pas besion d’apprendre l’anglais et pourtant il a un boulot, je connais des techinciens bossant dans les telecoms, leur anglais est plus que basic et pourtant ils ont un boulots eten plus ils fonts des commandes dans l’international


          • Asp Explorer Asp Explorer 19 novembre 2007 13:56

            C’est vrai, un médecin n’a pas besoin d’apprendre l’anglais. Bien sûr. Dans le monde merveilleux d’Espérantulo.

            Et les congrès internationaux, ils sont en quelle langue ? Les publications scientifiques ? Les revues ? Et les stagiaires étrangers, on leur parle comment ? Et les posologies des médicaments, les manuels des appareils d’examen, c’est dans quelle langue ?

            Tiens au fait, l’affaire des irradiés de Rangueil, on a beaucoup dit que c’était la faute au fabricant de l’appareil de radiologie qui n’avait pas fait traduire le mode d’emploi, mais pourquoi n’a-t-on dit la vérité, à savoir que c’était le personnel qui était mal formé à la pratique de l’anglais ?


          • seespan 19 novembre 2007 14:00

            @ asp explorer

            Les formations medicales sont extrement lourde, exiger un niveau en anglais suffisant pour dechiffrer un mode d’emplois complexe est une absurdité.

            C’est le job d’un traducteur si tu veus minimiser le risque d’erreure.

            Remarque on faisait bien aprendre le latin au medecin avant, je ne suis pas sur qu’il etait plus compétent pour soigner, par contre le temps pris dans la formation etait plus que consequent.

            Tes arguments baisses.


          • Asp Explorer Asp Explorer 19 novembre 2007 14:07

            baissent.

            Là où ton argument est déficient, c’est que je ne prétends nullement qu’un médecin doit avoir un excellent niveau d’anglais. Du reste, tout le monde se fout de savoir lire Keats dans le texte. Ce dont un médecin a besoin, c’est de savoir dialoguer quotidiennement en anglais avec des collègues, ce qui, j’en conviens, ne nécessite pas d’avoir un agreg d’anglais.


          • Hermes esperantulo 19 novembre 2007 14:41

            Un medecins doit savoir parlez quotidiennement en anglais avec un collegue, ca c’est pas vrai, moi j’arrive à parler qu’en francasi et même avec des medecins étrangés et comment je fais bien tout simplment en est en france et un medecin qui travaille en france doit savoir parler en frnacais surtout avec ses patients, par contre on a un gros probleme dans l’autre sans quand c’est un patient étrangé et ben l’angalis n’ai pas la en secours car bien souent de maitrise assez profonde de l’anglais pour comprendre de la part du patient, par contre quand on a un medecin etrangé qui parle francais et quand on a un étrangé comme patient qui parle la même langue natale que le medecin étrangé, on le lui refille direct


          • Krokodilo Krokodilo 19 novembre 2007 15:24

            Salut Asp, toujours là pour agrémenter les articles sur les langues d’arguments stupéfiants ! Ca va peut-être t’étonner, mais les médecins français parlent avec leurs collègues en français ! Il existe de nombreuses revues de formation continue en français. Seuls les chercheurs ou des spécialistes pointus ont besoin de suivre les meilleures publications qui sont malheureusement effectivement anglophones, ce qui nuit beaucoup au français comme langue scientifique et nous fera suivre la même pente que le suédois si nous ne réagissons pas. Si l’institut Pasteur publiait en français, le procès Montagner-USA sur la découverte du Sida n’aurait pas eu lieu... Il faut que les pays francophones se regroupent et subventionnent des revues francophones de haut niveau, jusqu’à ce qu’elles soient de taille à lutter éocnomiquement. Comme tout rapport maître-esclave, c’est un rapport de force, une lutte d’influence linguistique : tu luttes ou tu meurs !

            Et sur les accidents d’irradiation, tu fais encore plus fort ! pratiquement tous les journaux médicaux ont écrit que le manuel en anglais avait été un des facteurs (pas le seul) des accidents (graves), l’émission d’Arte aussi (le magazine de la santé), le ministère de la santé a fait interdire ces logiciels en anglais (c’est toujours vérifiable sur le site du ministère), mais Monsieur Asp ne déduit l’inverse, qu’il faut que tous les médecins fassent de l’anglais de la maternelle à la retraite !

            Je dirais même plus : arrêtons Agora vox en français, débattons en anglais, ne passons que des films en anglais, des journaux en anglais partout, les emballages alimentaires (l’UE a essayé de l’imposer...) le français est mort, vive l’anglais ?

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