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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > PropaGandhi contre Propaganda

PropaGandhi contre Propaganda

« Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie ». Cette maxime d’Albert Londres résume bien l’idéal de ce professionnel de l’information qui reste une référence pour de nombreux journalistes français. (source wiki)

Il reste une référence en effet notamment pour une journaliste nommée Marie-Monique Robin qui n'en finit pas de faire honneur à ce métier.

"Ne lâchons rien ! Continuons de nous mobiliser et d’encourager les projets qui vont dans le sens d’une société post-croissance. L’avenir appartient aux engraineurs de futur, à ceux et celles qui sont capables de remettre en cause un confort futile et asservissant pour construire un nouveau monde, faute de quoi nous finirons tous, tels les moutons de Panurge, dans le précipice. Face à l’incapacité des politiques de voir plus loin que leur prochain mandat, j’invite tous ceux et celles qui sont convaincus de l’urgence de la situation à se réunir pour créer un vaste mouvement autour du Collectif Citoyen les Engraineurs.

Comme me l’a dit récemment Dennis Meadows, l’auteur du rapport Halte à la croissance - le fameux rapport du Club de Rome de 1972 - lors de l’entretien qu’il m’a accordé pour mon film Sacrée croissance ! : "Nous n’avons plus le temps d’attendre. Tous les signaux sont au rouge : le système financier est au bord de l’effondrement, le climat est déjà dans la tourmente, la civilisation moderne, basée sur le pétrole et le gaz bon marché est en sursis. Tout va s’emballer, et il faut s’y préparer".

Se préparer c’est notamment développer des stratégies de résistance aux chocs imminents, en développent de la résilience ici et maintenant. Nous n’avons rien à perdre de changer de cap, mais au contraire tout à y gagner, à condition de se rassembler en montrant l’exemple pour faire la nique aux lobbyings puissants qui eux ont tout intérêt à maintenir le statu quo.

Je lance donc un appel pour que soit organisé au plus vite des assises nationales pour créer une dynamique capable d’essaimer sur tout le territoire”.

« STOP TAFTA ! Le grand marché transatlantique ne se fera pas”

Marie-Monique Robin le 12 octobre 2013 place Stalingrad à Paris

http://www.collectif-lesengraineurs.com/

 

Mais beaucoup tombent car ils sont en première ligne de cette guerre des idées où les dés sont biaisés justement parce que les principaux médias sont détenus par la crapulerie doublée d’œillères. Dans cette merdiatisation infâme on distingue cependant de plus en plus de journalistes indépendants.

Le journaliste indépendant Kolin Kobayashi de Japan Day Paris a fait une conférence de presse ce vendredi 15 Novembre à Paris dans les locaux d'ETB http://www.enfants-tchernobyl-belarus.org

(le 13 novembre à Genève, il avait déjà pu intervenir pour témoigner sur cette chape de plomb nucléaire,

http://www.lecourrier.ch/116353/fukushima_le_revelateur_d_un_systeme_mediatique_defaillant)

à cette conférence se trouvait aussi un journaliste états-unien R.JamesParson qui s'est fait retirer son accréditation ONU parce qu'il était « trop objectif » sur la mainmise du lobby nucléaire sur l'ONU.

Kolin Kobayashi était aussi intervenu lors du Forum sur la radioprotection en 2012 www.independentwho.org

 

Voici son communiqué sur la situation au japon :

Fukushima dans un silence maudit

Kolin Kobayashi

 

« Situation de Fukushima-Daiichi

D'abord, je vais vous parler brièvement de la situation actuelle de Fukushima-Daiichi.

Aujourd'hui encore, une fuite radioactive de 10 millions de Bq/h de césium, notamment, se répand toujours dans l'air. D'après Tepco, depuis le jour de l'accident jusqu'à maintenant, la quantité totale de césium rejeté est de 20 mille billions de Bq, les rejets radioactifs vers la mer sont de 20 milliards de Bq/jour. Mais le responsable de l'Agence météorologique le rectifie en précisant que les rejets (césium 137, strontium 90 et de tritium) vers la mer sont plutôt de l'ordre de 60 milliards de Bq/jour, compte tenu des récentes fuites d'eaux contaminées. Maintenant, tous ceux qui suivent les informations d'un peu près peuvent comprendre qu'il est impossible de gérer les eaux contaminées. Puisque chaque jour plus de 300 tonnes d'eaux contaminées fuient vers la mer. Tepco savait qu'il y avait déjà de l'eau souterraine qui passait sous le site. Tepco savait qu'il fallait prendre des mesures efficaces, dès l'accident. Les mesures prises par Tepco dans la première période post-accidentelle concernant les eaux contaminées, qui prévoyaient des dégâts causés par d'éventuels typhons, ont été très mal conçues. D'une part, Tepco n'a pas voulu dépenser 76 millions d'euros (10milliard de yens) pour créer un mur de protection étanche pour dévier ces eaux souterraines loin du site. D'autre part, la fondation des réservoirs est mal faite et les réservoirs eux-mêmes ont été mal construits, avec des matériaux inadaptés, dans la précipitation, et résultat, il y a chaque jour des fuites à colmater. Le Japon subit presque toutes les semaines des tremblements de terre. Plusieurs réservoirs risquent de s'effondrer lors d'un prochain séisme et de répandre leur contenu très contaminé. Après le passage de plusieurs typhons, les eaux contaminées ont débordé. Il semblerait que les autorités japonaises songent à jeter ces eaux contaminées à la mer.

Un autre problème concerne le transfert des combustibles irradiés et non irradiés stockés dans la piscines du réacteur n° 4. Il a été question de la dangerosité de l'état de cette piscine déjà plusieurs fois dans les informations depuis le 11 mars 2011. Les travaux de transfert des combustibles auraient démarrer le 8 novembre. Ce serait des travaux des plus dangereux en termes de complexité technique. Il s'agit de mettre dans un étui spécial contenant de l'eau chaque combustible encore immergé dans la piscine de refroidissement au sommet de la centrale accidentée, de l'extraire à l'aide d'une grue adaptée et de le transporter dans une autre piscine de refroidissement au sol. Il y a 1 533 lots de combustibles en cours de refroidissement, dont 1 331 très irradiés. Ce processus est extrêmement délicat, compte tenu des risques divers de chute du combustible ou de l'eau, sans compter l'effondrement de la piscine en cas d'un nouveau séisme.

Encore un autre problème important, c'est les conditions de travail des ouvriers du nucléaire. Le vice-président de Tepco a avoué, il y a quelque temps, qu'il y a un manque crucial de travailleurs. La grande majorité des travailleurs du site, issus du département de Fukushima, ont dépassé la limite de la dose radioactive imposée par l'autorité. Ceux qui continuent à venir travailler sont ceux qui ont manipulé leur dosimètre, ou qui l'ont carrément changé. Pour remplacer cette main-d'oeuvre déjà contaminée, un système mafieux de sous-traitants s'est mis en place qui recrute aussi beaucoup de travailleurs étrangers, chinois, coréens, y compris français, d'après une source confidentielle. Cette cascade de sous-traitants, jusqu'à 7, voire 10, embauchent des travailleurs non qualifiés sur le site et détournent une partie de leur salaire (ces ouvriers ne voient jamais la couleur des primes de risque promises par le gouvernement...). Idem pour les travailleurs de la « décontamination » hors du site.

La quasi-totalité des travaux actuel du site et de la décontamination sont confiés à des sociétés générales de construction comme Kashima, Ohbayashi, Taisei..., qui sont des constructeurs de centrales nucléaires. Elles gagnent pour la construction, et elles gagnent autant après l'accident.

Le coût des travaux de décontamination va dépenser 225 millions d'euros (3 Billions de yens), mais ces travaux sont sans fin.

 

Situation politique

Après le gros mensonge patent du premier ministre japonais ABE devant la Commission internationale des jeux Olympiques qui a expliqué que la situation de Fukushima-daiichi est sous contrôle, l'attribution des jeux Olympiques de 2020 à Tokyo aura un rôle d'écran pour brouiller la vérité de Fukushima. La référence aux années 1930 en Allemagne du vice-premier ministre ASSOH Taro pour changer la Constitution donne une indication nette de ce qui se prépare, notamment une loi concernant la protection de secrets, afin de pouvoir bloquer des informations jugées confidentielles. Le climat n'est pas sans rappeler celui de l'époque totalitaire d'avant la dernière guerre mondiale. La situation politique est très dégradée parallèlement à celle du site de Fukushima-Daiichi.

Sous la pression américaine, le premier ministre ABE se précipite en même temps pour faire passer une loi pour instaurer un comité stratégique et de sécurité d'Etat au sein de son cabinet, en lui donnant un pouvoir important. Avec la prochaine loi de protection des secrets, qui passera bientôt devant la Chambre basse, ce gouvernement pourrait faire le forcing pour autoriser le redémarrage de plusieurs réacteurs. Il ne tient pas compte du tout de l'opinion majoritaire du peuple japonais souhaitant sortir du nucléaire, mais il veut faire redémarrer des réacteurs, exporter des centrales vers les pays d'Asie ou du Moyen-Orient. Les cinq compagnies d'électricité (Hokkaido, Kansai, Chubu, Shikoku, Kyushu) demandent à la commission de régulation l'autorisation de redémarrer 10 réacteurs.

 

Le lobby nucléaire international

Le gouvernement japonais travaille étroitement avec l'AIEA pour justifier les mesures de monitoring et de la décontamination qui ont été prises, et avec la CIPR pour justifier les normes concernant la radioprotection.

La question structurelle du lobby nucléaire international est très complexe, car ce n'est pas seulement le lobby industriel, celui-ci travaille étroitement avec des organisations internationales onusiennes, comme l'AIEA et l'UNSCEAR en liaison avec la CIPR. Cette sphère mondiale propulsant le développement nucléaire est extrêmement perverse, car les experts de radioprotection du monde entier sont formés par le seul modèle de la CIPR qui justifie finalement la position de l'AIEA, tant dans le cas de Tchernobyl que dans celui de Fukushima. Le résultat de ce qu'a fait l'AIEA à Tchernobyl c'est la négation des conséquences sanitaires globales et la minimisation des dégâts.

Ce que l'organisation internationale est en train de faire à Fukushima, en collaboration avec les mêmes acteurs principaux du projet Ethos, Jacques Lochard et Thierry Schneider, c'est d'imposer la doctrine pronucléaire en niant le rôle de la radioactivité dans toutes les pathologies sauf certains cancers. La complicité de l'AIEA, de l'UNSCEAR et de la CIPR avec le gouvernement japonais est évidente. D'abord ils ont imposé la norme de 20 mSV/an pour tout le monde.

La CIPR a organisé cet été le sixième dialogue séminaire concernant le cas du village d'Iitaté ayant subi une retombée radioactive très forte et qui a été évacué, bien que situé à 40 km de la centrale explosée. Quand on lit attentivement le programme de ce séminaire, il semblerait que la CIPR tenterait d'élaborer un discours qui persuaderait la population de revenir dans son village, avec la complicité du maire actuel, SUGANO Norio, qui semble très pressé d'y revenir lui-même.

Par ailleurs, l'AIEA dirige le monitoring, la décontamination, l'enquête médicale en instaurant un système de secret d'information, dans un secteur où elle n'a pas de compétences.

L'AIEA a aussi l'intention de créer une base d'action en cas d'accident majeur en l'Asie de l'Est.

Une délégation d'experts de l'AIEA, pour donner des conseils aux travaux de décontamination et aux mesures de radioactivité dans la mer, a effectué une visite technique à Fukushima, début novembre. Le gouvernement japonais met les actions de l'AIEA en avant pour rassurer la population.

L'objectif principal de ce gouvernement est le retour des habitants dans la zone contaminée avec la norme entre 1 et 20 mSV/an. Or, les communes dans la zone de 20 km présente un niveau dépassant cette norme. La ville de Futaba est condamnée au non-retour ainsi que Namié et Iitaté.

 

Nouveauté citoyenne

Pour finir, je citerai une nouveauté dans les action citoyennes, c'est la création d'une Commission citoyenne de l'énergie nucléaire, « Genshiryoku-shimin-iinkaï », par une dizaine d'experts, de scientifiques, d'universitaires, de citoyens militants. Le but de cette commission est de réfléchir à la sortie du Japon du nucléaire et à une politique alternative concrète. C'est la première fois que des citoyens arrivent à se regrouper dans un tel collectif pour proposer un choix politique différent face aux autorités. Ils ont formé quatre groupes de réflexion :

1) Mesures à prendre dans les régions sinistrées et pour soutenir les victimes ;

2) Gestion des déchets radioactifs et leurs traitements ;

3) Processus pour aller au point zéro du nucléaire ;

4) Régulation et contrôle du nucléaire.

 

Ils ont trois objectifs. Premièrement, créer un espace de débat publique, deuxièmement, proposer une politique pour construire une société sans nucléaire, et enfin troisièmement, présenter un rapport de la politique sans nucléaire. En octobre, ils ont publié leur premier rapport intermédiaire pour tenter de créer un espace de débat public le plus large possible. Ils souhaiteraient vivement provoquer des débats publics au moment où la population de Fukushima est condamnée au silence et à l'enfermement par un gouvernement qui fait tout pour redémarrer le nucléaire. »

 

Fin du communiqué

 

Merci de faire suivre une pétition qui a été lancée dernièrement contre une énième désinformation sur les conséquences sanitaires de Fukushima, cette mascarade du lobbying est prévue le 14 Mars 2014 à Tokyo à la maison Franco-Japonaise...

https://www.lapetition.be/en-ligne/petition-14128.html

 

Concernant ces pétitions le mot d'ordre semble : faites gaffe quand même...

Il y en a a toujours de douteuses, préférer celles provenant d'associations, collectifs ou autres groupes dont on connaît soi-même vraiment les objectifs...

D'autres préconisent d'installer soi-même un logiciel de pétition sur leur site mais il faut avoir un site... et avoir des compétences...

Bien sûr le mieux est de s'engager physiquement, et il y aura du monde devant ce bâtiment si toutefois ce colloque se fait.

Comme toutes les multiples pétitions en ligne qu’on signe régulièrement, puisque c’est simple comme un clic... sait-on jamais...

Reste à chacun d'alerter sur quelques analyses : Comme on n'a pas tous le temps d'aller au fond des choses, lorsque l'on recoupe les informations venant de ceux qui y vont dans leur domaine respectif, cela converge pour boycotter ces organismes.

 

- Voir Sylvie Simon qui a toujours fait un travail remarquable dans le domaine de la santé publique.

http://www.sylviesimonrevelations.com/article-savez-vous-qui-est-avaaz-119536006.html

 

 

- Récemment dans le domaine nucléaire Pierre Fetet confirme aussi sur :

http://www.fukushima-blog.com/2013/12/avaaz-et-le-nucl%C3%A9aire.html

 

C'est un ami (PalestineBDSetc) qui avait déjà fait la remarque et synthèse.

Ces organismes surfant sur la pétitionite ambiante occupent le terrain, comme le fait le lobby atomique en zone contaminé tout d'abord à Tchernobyl et maintenant à Fukushima pour minimiser, et étouffer les conséquences dramatiques de la contamination radioactive, sous couvert humanitaire, de radioprotection etc par des programmes institutionnels comme ETHOS-CORE promulgués par les français Lochard, et Schneider du CEPN et autre lobby de l'atome.

 

Concernant ce système qui englobe aussi ces sites de pétitions utilisés à des fins tendancieuses, Il faut informer le plus grand nombre pour qu'ils prennent conscience de toutes ces techniques de manipulation des masses.

Au procès de Colmar (faucheur volontaire ; suite en Appel les 19 et 20 mars 2014 ) Le terme d'acceptabilité sociale avait déjà été démontré par une de nos témoins, chercheuse (Docteur en sociologie).

On peut citer aussi le cas d'un certain Bernays, un des « pionnier » de la propagande sur http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/edward-bernays-la-fabrique-du-33487

 

Plus long ici :http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&id_article=21

 

Alors Il faut comprendre les choses pour les changer...rengagez-vous (liste non exhaustive...)

http://lesveilleursdefukushima.blogspot.com/

 http://appeldefukushima.wordpress.com/

http://fukushima.over-blog.fr/

écologie et santé, les amis de Yury Bandajevski : http://chernobyl-today.org/

 

radioprotection Santé

http://independentwho.org/fr/ ; http://www.youtube.com/user/Independentwho?feature=mhee

http://belrad-institute.org/

http://enfants-tchernobyl-belarus.org/

http://www.criirad.org/

www.lesenfantsdetchernobyl.fr

www.ippnw.ch

http://amfpgn.org/

http://www.acsir.org/acsir.php

http://asso-malades-thyroide.org/

http://aipri.blogspot.com/

www.aven.org

www.mururoa.org

http://moruroaetatou.com/

www.avigolfe.com

 

Info-action

http://www.contratom.ch/spip/

http://www.sortirdunucleaire.org/

http://sortirdunucleaire75.org/

http://www.coordination-antinucleaire-sudest.org/

http://observ.nucleaire.free.fr/

www.resosol.org http://resosol.org/Gazette/GSIEN.html

http://tchernobyl.verites.free.fr

http://www.dissident-media.org/infonucleaire/

http://burestop.free.fr/spip/

http://www.villesurterre.com/

http://www.wise-paris.org/index_f.html

 

Actions engagées

http://valognesstopcastor.noblogs.org/

http://antitht.noblogs.org/

 

Désarmement

www.armesnucleairesstop.org

http://www.icanfrance.org/

www.obsarm.org

www.abolition2000.org

http://www.nonaumissilem51.org/

http://acdn.france.free.fr

 

http://elianguesard.unblog.fr/files/2014/01/letresgrandcrime2.pdf

http://elianguesard.unblog.fr/files/2014/01/erratum.pdf

 
 

 


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2 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 14 février 2014 09:10

    Un journaliste moderne ne pense pas...il obéit aux ordres de son journal (payé en parti par les gouvernants avec notre argent)...Asucune crédibilité..Un fouille merde du plus bel effet plus le temps passe...Une sorte d’éboueur en gants blancs...(Point trop de merde n’en faut)...Votre article pue la propagande politique..(c’est bientôt les élections) faut créer pleins de petits partis pour faire opposition au FN...on connait la musique...Ne doit rester que le PS et l’UMP au final...

    Pitoyable...


    • Elian Guésard Elian Guésard 16 février 2014 17:37

      C’est votre commentaire qui est pitoyable, il est bien question ici de journaliste indépendant. Au sujet de la politique, c’est cela qui m’interresse : 

      p27«  L’Autre Campagne inauguré en Janvier 2006 est le résultat de la 6ème déclaration Lacandone (rédigé par l’EZLN), il s’agit d’un retour sur la tactique zapatiste, de son origine à cette date. Le bilan qui est fait aboutit à la conclusion que le changement social doit se faire collectivement et à travers l’union, par le dialogue, de toutes les formes de résistance au capitalisme et qu’il ne faut plus attendre de transformations substantielles de la part des systèmes politiques de représentation. [...] « qui établissait en termes simples les termes du déploiement d’une lutte anticapitaliste « d’en bas et à gauche ». Ce positionnement déclenche une réflexion critique sur les relations entre savoir, pouvoir et sujet. »[...]

      p29 « L’Autre Campagne peut en ce sens être vue comme la mise en scène d’actes de défi et de dignité. Souligner leur existence est important face à la présence servile des médias qui forgent les manières de voir les dominés et occultent leurs expériences et leurs histoires. »

      p30 Sous-Commandant Marcos : « Il n’est pas possible d’avancer d’avantage dans la construction de l’autonomie des peuples indigènes si on ne transforme pas radicalement le système. Non seulement c’est impossible, mais le temps nous est compté. Si nous laissons faire, que les choses restent en haut, comme nous le voyons, et si nous restons désunis, nous seront tous détruits, individuellement et collectivement. »

      p38 « Les principes sous tendant l’idée d’autonomie des zapatistes, basés sur la possibilité de redéfinir les actes de gouvernement à partir du sens de la responsabilité éthique du « commander en obéissant  », constituait une critique en acte de l’idée d’autonomie libérale posant l’existence de sociétés se gouvernant elles-mêmes. »

      p44 « L’Autre Campagne rompait avec le pouvoir des dénominations verticales imposées par la violence symbolique qui faisait de l’autre un sujet politique subalterne. »

      p54 « Selon l’analyse des zapatistes, la classe politique à la tête des État-Nations, désormais sous la coupe des élites du pouvoir mondiale, n’a désormais plus de marge de manœuvre, dès lors le jeu électoral des systèmes politiques perd de sons sens. De ce point de vue, la construction du changement social devrait donc venir d’en bas, à partir des besoins et problèmes immédiat des gens. »

      p55 « L’autre façon de faire de la politique commençait donc avec l’interpellation directe, d’où l’importance de l’écoute. La première étape de l’Autre Campagne consiste à écouter, subvertissant ainsi la forme de la politique traditionnelle, celle de la parole verticale, celle de la voix qui sait. L’écoute permit de lier des expériences de résistance et de réactiver des mémoires de luttes de tous les groupes subalternes , de sentir que leur paroles avait une valeur. Pouvoir parler depuis en bas, telle était la forme concrète que revêtait l’inversion pratique de l’hégémonie.  »...

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