Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Quel lieu d’expression pour la citoyenneté ?

Quel lieu d’expression pour la citoyenneté ?

Le droit et la politique s’expriment au Parlement et l’économie sur le marché. Mais la citoyenneté, elle, ne dispose d’aucun lieu spécialement dédié pour donner de la voix ? Le citoyen n’existe plus. Sauf les jours d’élection où l’on vient faire appel à lui pour asseoir les privilèges de ceux qui le dirigent. Tout le reste du temps, on se passe de lui et on lui demande de la fermer. Comment s’étonner, après, que malgré les débauches de marketing et de sondages, il répugne à se déplacer pour aller voter et qu’en plus de cet incivisme, il fasse preuve d’une incivilité grandissante (dérision et même déprédations...) ?

1 - Tout ce qui est mis en oeuvre pour déposséder le citoyen de son pouvoir :

- Le "temps de cerveau disponible", selon l’expression désormais répandue, est accaparé : par la télévision et par le souci permanent du travail. La valeur travail est remise au goût du jour : les salariés devront travailler plus à la discrétion du patron, les chômeurs devront occuper tout leur temps disponible à ne penser qu’à leur recherche d’emploi sous peine d’être radiés de la liste des allocataires après deux refus de propositions. Par ces deux moyens, on soumet l’individu à la toute-puissance du capitalisme : accroître encore et toujours les profits des chaînes privées, se rendre disponible à tout moment comme force d’appoint pour les entreprises. Il s’agit bien de réduire le citoyen à son seul statut de main-d’oeuvre soumise à la discrétion absolue des employeurs, de le rabaisser à sa condition de consommateur.

- L’homme sans convictions : L’acculturation grandissante des individus, toutes les stratégies visant à flatter leur individualisme et leurs désirs, coupent les citoyens de leur passé historique, de leurs valeurs communes, délitent le lien social. Il s’agit bien de fabriquer un "homme sans convictions", malléable pour le marché de la consommation, tantôt attiré par une marque, tantôt séduit par une autre. Malléable aussi pour la classe politique car cet "homme sans convictions" peut facilement passer d’un vote à un autre. Un jour communiste, le lendemain frontiste. Un jour socialiste, le lendemain sarkoziste, etc. C’est le jeu du libre échange et de la libre concurrence en somme que l’on pousse à sa logique la plus folle. Folle, car ce n’est pas respecter l’intégrité du citoyen responsable et pensant, ancré dans des convictions et des valeurs, un citoyen libre aujourd’hui en voie de disparition...

- La restriction des droits : La citoyenneté comprend trois dimensions : la dimension politique (droits civiques dont le droit de vote), la dimension économique (le droit au travail et le droit de grève, figurants dans la Constitution), la dimension sociale (le concept de "citoyenneté sociale" a été forgé par la Ligue des droits de l’homme : revenus et conditions de vie décents). Si l’on examine la citoyenneté politique, on constate qu’elle est en régression. Les citoyens déléguent tous leurs pouvoirs à leurs représentants et semblent vivre la démocratie par procuration ! Le grand marketing médiatisé des élections présidentielles renforce ce travers. La décentralisation, qui était supposée rapprocher le pouvoir des citoyens, les en a éloignés en faisant des présidents de conseils généraux ou régionaux de véritables seigneurs locaux qui règnent en maîtres. Il ne sera guère nécessaire ici de démontrer combien la citoyenneté économique est réduite par l’organisation volontaire de la pénurie d’emplois, et la citoyenneté sociale contenue par le renforcement délibéré des écarts entre les très riches et les très pauvres et le blocage de l’ascenseur social pour tous grâce à l’institutionnalisation de la précarité.

2 - Comment régénérer la citoyenneté ?

Il s’agit de restaurer la citoyennenté mais aussi d’aller plus loin en la régénérant (l’apparition de la cyber-citoyenneté est une des voies possibles). La première des priorités est de mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour que la citoyenneté cesse de dégénérer. Cela paraît évident et pourtant ce n’est pas du tout ce que recherche le pouvoir politique. L’actuel pouvoir veut tout bonnement assujettir le politique à l’économie, et à l’économie sous sa pire forme : pas le libéralisme mais le capitalisme ! Quant au pouvoir socialiste, il tend à avilir le citoyen en le rendant dépendant de systèmes d’aides, en l’achetant en quelque sorte pour s’en assurer la loyauté, en l’humiliant par le maintien dans des dispositifs aliénants (Les traits sont un peu simplifiés ici, je l’admets, pour la force du propos : je n’énumère pas les aspects positifs des politiques de gauche et de droite).

Régénérer la citoyenneté, c’est possible ! Sur l’aspect de la citoyennenté politique, quelques voies ont été esquissées par le PS ou François Bayrou lors de la campagne présidentielle : introduire des procédés de démocratie directe comme le référendum ou le droit de pétition, réformer le Parlement pour qu’il soit à l’image de la France, c’est-à-dire représentatif de la diversité d’opinions et ouvert aux citoyens (l’ouverture aux citoyens est une mesure proposée par François Bayrou lors des législatives), réformer l’ENA, qui produit des élites plus normées que normales, qui formate plus qu’elle ne forme.

Sur la question de la citoyenneté économique et sociale, des idées ont aussi été avancées comme le revenu d’activité universel, le développement de la syndicalisation...

Le but de cet article n’est pas d’être exhaustif mais de tracer la perspective des possibles et de pointer le danger de la politique actuelle qui pour le moment semble aller plutôt en sens inverse de celui défendu par cet article. La grande habileté de Sarkozy aura été de manipuler l’"homme sans conviction". Cela lui fut d’autant plus facile qu’il est lui-même peu attaché aux convictions et grand consommateur de zapping télévisuel. Par opportunisme électoral, il a pu se réclamer tour à tour des valeurs nationalistes ou ultralibérales, et de figures de gauche comme Léon Blum , Jean Jaurès ou le résistant communiste Guy Môquet. L’"homme sans conviction" est sans ancrage et se laisse aisément berner par l’image du pouvoir, la force fascinante de l’argent et le paraître...

Mais être ou paraître, telle est la question...


Moyenne des avis sur cet article :  3.88/5   (64 votes)




Réagissez à l'article

14 réactions à cet article    


  • mel mel 19 juin 2007 12:32

    Bonjour, j’ai trouvé votre article clair et intéressant. Je me pose la même question depuis quelques temps : comment pouvons nous nous réunir nous qui avons envie de redonner la place à l’humain dans nos sociétés qui ne raisonnent plus qu’avec une pensée capitaliste ? J’ai beaucoup réfléchi suite à nos élections et je me suis rendue compte que je ne me retrouvais pas dans le discours des politiques, et pire encore, j’ai ouvert les yeux et j’ai vu à quel point ils se foutaient de notre gueule en nous prennant pour des moutons juste bons à donner leurs voix !! Je me suis rendue compte avec Agoravox que je n’étais pas la seule à me retrouver perdue avec mes idées sans savoir quoi en faire. Je pense comme vous qu’internet pourrait nous aider à communiquer sans passer par les politiques, ce sont eux qui au final nous ont complétement divisés à nous faire croire que nous étions tous ennemis et qu’au final eux seuls avaient les solutions. Mais la politique qui était censée nous aider à vivre ensemble n’a réussi qu’à nous éloigner les uns des autres. Car tous ces politiques qui nous disent avoir les solutions sont en fait notre problème ! Organisons nous entre nous, debattons entre nous, faisons notre monde ensemble et laissons les se battre entre eux ! J’espère que votre article fera débat, ce serait une bonne manière d’avancer cette question d’un changement de l’organisation citoyenne, car je pense comme vous qu’ils nous faut reprendre le pouvoir, nous citoyens, et ne plus nous laisser abrutir et manipuler.

    Je vous souhaite une bonne journée. Mélisande.


    • La Taverne des Poètes 19 juin 2007 13:13

      Oui, tout se passe comme si nous avions au départ une « carte de citoyenneté » et que l’on nous retirait peu à peu des points. A nous de faire la preuve que l’on mérite de retrouver nos points !

      Les échanges sur les plateaux de télé dimanche soir étaient affligeants, avec des moments inouïs comme le réglement de comptes en direct entre Guigou et Dati (on se serait cru dans Gervaise de Zola : le combat de femmes). Pas d’espoir avec ces femmes-là et pas d’espoir non plus avec les deux jeunes issus de la diversité qui nous ont offert le spectacle d’une joute verbale (en fait deux monologues de sourds) digne du temps de Marchais et Giscard. Mêmes postures sectaires, mêmes paroles dogmatiques, rejetantes qu’il y a 30, 40 ans. La guerre totale entre droite et gauche reprend de plus belle et éternise ses tactiques peu constructives (caricature des propos de l’autre, interruption de sa parole, rejet des fautes sur la droite ou la gauche, arrogance, mépris, réglement de comptes, langue de bois...).

      Les électeurs doivent se transformer plus en citoyens, en particulier par le débat. Mais le débat, dans cette ambiance de clivage entretenu et permanent, est trop souvent rejeté par les gens. Ici, par exemple, sur ce « média citoyen », beaucoup préfèrent sanctionner les articles, « troller », injurier l’auteur ou les autres commentateurs que débattre. La bêtise l’emporte trop souvent. Heureusement au Modem, il devrait y avoir un enxemple de règles à appliquer, à commencer par le respect de l’autre.


    • LE CHAT LE CHAT 19 juin 2007 13:07

      Article intéressant ;c’est à tout un chacun de s’informer et de ne pas se laisser endémoliser l’esprit pour pouvoir avoir un avis en toutes connaissances de causes sur les sujets qui devraient interpeler le citoyen . il est certain qu’avec internet , ne pas s’informer est de la paresse , tout est là à portée de clic smiley


      • La Taverne des Poètes 19 juin 2007 13:17

        La technique ne suffit pas si la bêtise et la paresse ne sont pas extirpées de nos habitudes. « Travailler plus pour gagner plus » mais dans un autre sens ici : travailler à regagner notre citoyenneté et à la transmettre. Mais je dirai plutôt : « travailler mieux ». Car le « plus » ne vaut pas le « mieux ».


      • Martin sur AgoraVox Martin sur AgoraVox 19 juin 2007 17:04

        De la démocratie véritable

        Citation de l’article « Quel lieu d’expression pour la citoyenneté ? » : « Le citoyen n’existe plus. Sauf les jours d’élection où l’on vient faire appel à lui pour asseoir les privilèges de ceux qui le dirigent. Tout le reste du temps, on se passe de lui et on lui demande de la fermer. »

        J’observe que le pouvoir politique utilise le mot « démocratie » dans presque chaque discours mais qu’il ne pratique pas la démocratie. Cela est vrai en France depuis des décennies, quelle que soit la coloration politique de ceux qui alternent au pouvoir.

        La démocratie est assurée par deux conditions indissociables :
        - La liberté d’opinion doit être garantie : cela signifie que les citoyens sont libres d’exprimer et de propager toutes les opinions quelles qu’elles soient.
        - Toutes les décisions doivent être conformes aux désirs de la majorité des citoyens, donc toute décision doit pouvoir être soumise à la validation par la majorité des voix des citoyens qui désirent s’exprimer.

        On voit que la démocratie véritable n’est pas garantie par la seule représentativité des délégués politiques, si pendant leur mandat ils peuvent se permettre de prendre les décisions contraires à la volonté de la majorité du peuple. L’exigence fondamentale de la démocratie, c’est que les décisions politiques, les décisions qui concernent la communauté, doivent respecter la volonté majoritaire de tous les citoyens. On comprend que la démocratie véritable n’existe pas quand le pouvoir de décision politique est aux mains des lobbies, quelle que soit leur forme.

        En général en France on n’arrive pas à identifier la démocratie véritable peut-être parce qu’il semble que la confusion est entretenue volontairement sur le terme « démocratie ».

        Il y a souvent une confusion entre les concepts de « démocratie représentative », « démocratie participative » et « démocratie directe ». La « démocratie représentative » et la « démocratie participative » ne sont que « l’oligarchie » déguisées sous une dénomination de « démocratie quelque chose ».

        L’article « Démocratie participative et poids des lobbies » explique quelle est la démocratie véritable et quel est le seul pays où elle est mise en application. Lien :

        http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=21702

        La solution qui nous rapprocherait de la démocratie est dans la généralisation des référendums dans les processus politiques de tout niveau, y compris des référendums sur l’initiative du peuple.

        La démocratie véritable existe quand le référendum d’initiative populaire est garanti et peut effectivement être déclenché SUR N’IMPORTE QUELLE QUESTION, sans censure, PAR UN CITOYEN SIMPLE, sans avoir besoin de faire appel aux appareils politiques pour recueillir le nombre de signatures nécessaires pour déclencheur le référendum.

        Là où la véritable démocratie est déjà en place, avec les référendums garantis aux citoyens, comme c’est le cas depuis longtemps en Suisse, existent la stabilité politique et la paix civile. En Suisse existent historiquement deux religions chrétiennes et quatre langues officielles. Les cantons suisses appliquent certaines lois ou règlements locaux, mais la plupart des lois et les orientations de politique générale sont décidées et appliquées au niveau fédéral. Le dispositif politique suisse doit sa stabilité et sa légitimité, et le peuple suisse doit sa bonne entente, à la garantie offerte aux citoyens de disposer de référendums d’initiative populaire au niveau des cantons comme au niveau fédéral. Quel autre État avec plusieurs religions et plusieurs langues se permettrait-il de demander à tous les citoyens conscrits ou réservistes de conserver chacun chez-soi son arme de guerre avec munitions de combat ? La Suisse se le permet, elle ne craint pas les émeutes, parce que son système politique a depuis longtemps éliminé les tensions sociales par la voie de la démocratie directe, par les référendums.

        Peu importe ne nom que certains utiliseront pour qualifier le système politique suisse. Si dans le vocabulaire de certaines personnes le mot « populisme » s’impose, alors il est certain que ce « populisme » helvétique est le modèle, l’exemple à suivre par tous ceux qui veulent instaurer la démocratie véritable.

        Citation de l’article « Quel lieu d’expression pour la citoyenneté ? » : « Il s’agit bien de réduire le citoyen à son seul statut de main-d’oeuvre soumise à la discrétion absolue des employeurs, de le rabaisser à sa condition de consommateur. »

        À ce propos, pourquoi, alors que la productivité augmente en permanence, certains prétendent qu’il faut augmenter la durée de travail ?

        Une des réponses est dans l’article « Mondialisme, meilleure productivité, durée de travail accrue : à qui cela profite ? » ; Lien :

        http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=24555


        • La Taverne des Poètes 19 juin 2007 18:38

          Le peuple qui a dit « non » à un mauvais traité européen va-t-il se coucher aujourd’hui ? Il n’y a eu ni vague bleue ni claque rose : il n’y a qu’un espoir orange qui grandit... « Le centre ne sera plus jamais une force d’appoint » a dit Bayrou sur Europe1 le 14 juin. Et si les citoyens aussi refusaient d’être traités comme une variable d’ajustement entre deux tours, comme une source de renforcement du système bipartisan ?


          • Marianne Marianne 19 juin 2007 18:53

            100% d’accord avec ton analyse. J’arrive aux mêmes conclusions que toi.

            Les médias sont pour beaucoup pour le résultat de cette élection, la majorité des Français suivant l’actualité sur TF1 (30% d’audience) et les journaux gratuits, sans approfondir l’information, anesthésiés par l’information qui leur est imposée. L’image de Sarkozy, homme d’action au langage populaire et simple (voire « simpliste »), a bien répondu aux attentes des couches populaires. Dès que les gens faisaient l’effort de comparer les programmes, s’interroger sur le fond, ainsi que sur la crédibilité et l’intégrité du candidat, ils étaient plus naturellement convaincus par le projet de Bayrou. Mais ils sont minoritaires à l’avoir fait ! Sarkozy avait déjà préparé le terrain médiatique, séduit presque tous les journalistes, les vedettes du show-biz, les patrons qui tiennent notamment les médias. Je pense que c’est un véritable manipulateur des foules. Et les électeurs ont du mal à s’investir dans la chose publique, passer du temps à comparer les projets, s’interroger sur leurs a priori et sur le fait qu’ils sont bels et bien manipulés soit à dessein, soit involontairement par le diktat du pouvoir de l’argent et de la société de consommation qui s’exerce par les médias.

            Par ailleurs, les électeurs ont besoin d’un « référentiel », comme un enfant a besoin de repères transmis par ses parents sur ce qui est bien et ce qui est mal et doit obéir à un code de conduite. Bien que Bayrou fut le seul à exprimer clairement son référentiel de valeurs, mettant l’homme au centre, la fraternité et la justice, l’importance de l’être sur l’avoir et le paraître, il fallait lire le « projet d’espoir » pour le comprendre (combien l’ont lu ?). Et Sarkozy n’a pas exprimé le référentiel de valeur mais est passé directement au « code de conduite » qui a pour référentiel sous-jacent la « loi du plus fort », la prédominance de l’argent, de la réussite par le gain matériel et le vedettariat, et aussi un certain égoïsme et individualisme décomplexé. Or, les gens sont perpétuellement baignés dans ce référentiel sous-jacent, sans le remettre en question pour la majorité d’entre eux. Tout est fait, à la télévision notamment avec l’héritage de la culture américaine et la société de consommation, pour valoriser le fric et les paillettes, l’équation bonheur=plaisir=consommation ou sexe. Donc le « code de conduite » proposé par Sarkozy répondait bien aux valeurs qui leur sont imposées et qu’ils entretiennent...

            L’homme gagnerait à s’élever en réfléchissant plus à sa condition, à ses relations avec les autres, au sens de sa vie. Le faisant rarement, il reste englué dans sa médiocrité. Ah la psychologie des peuples ! Réveillons les consciences ! Les électeurs sont anesthésiés et vont entrer en salle de réveil. Ils ont besoin d’un court-circuit, d’un salutable électrochoc pour sortir de leur torpeur robotique.

            Comme toi je réfléchis beaucoup aux solutions pour remettre de la conscience et du pouvoir citoyen dans ce monde inconscient et manipulé. Internet sera un des outils essentiels (qu’il faut généraliser), et c’est à des personnes comme nous de servir de poil à gratter et éveiller les consciences, proposer et participer à des actions citoyennes pour faire redécouvrir la politique aux gens par des actions concrètes, des échanges avec d’autres citoyens européens sur ce qui se discute et se vote sur les sujets européens par exemple, ou monter des « class actions » ou pétition défendant les droits du citoyen, etc.


            • jako jako 19 juin 2007 21:24

              bonsoir à vous Taverne je suis sur que vos articles très interessants sont skattés mais merci et bravo je suis d’accord avec votre analyze tout baigne et notre bulletin est minuscule bonne soirée à vous jacques


              • moebius 19 juin 2007 22:29

                Exprimer sa citoyenneté, On a peut etre pas que ça a foutre... non ?


                • desos56 24 juin 2007 20:03

                  Refuser de prendre ses responsabilités citoyennes c’est accepter la société tels quels est.


                  • desos56 24 juin 2007 20:13

                    Taverne, cela fait bien longtemps que j’ai analysés notre société comme toi donc je te donne entièrement raison, mais beaucoup de nos concitoyens préfères se résigner que d’agir, peut être par laxisme. Il convient aussi de dire que le pouvoir citoyens est désorganiser, notre société est pourvus de nombreuses associations chacunes agissant dans un secteur bien précis, mais aucune pour se faire sufisament entendre, je suis convaincu qu’il est temps de créer une force citoyenne capable d’agir sur le plan politique, économique, écologique et sociétale, si comme je l’ai dit plus haut le laxisme citoyen a gagner beaucoup de monde il existe aussi de plus en plus de monde qui boue d’envie d’agir.


                  • alcyon 30 juin 2007 08:36

                    Bonjour, Oui vos réfléxions sont celles de millions de gens, qui n’ont malheureusement pas la possibilité d’avoir le temps ou simplement la volonté d’aller plus loin dans l’action. Oui je crois qu’avec internet il y a une bonne possibilité de lancer une démarche citoyenne d’envergure pour reprendre sa destinée en main en mettant fin à la procuration donnée aux professionnels de la politique politicienne... La démocratie est remplacée par la télécratie et le matraquage de ses sondages,insidieusement s’instaure un viol des consciences qui rentre dans la normalité,la voix du citoyen est étouffé par le monopole des professionnels de la politique et du monde médiatique... Il y a urgence à retrouver le chemin de la liberté de l’égalité et de la fraternité, principes Républicains qui sont aujourd’hui j’en conviens avec vous dévoyés.


                    • Papybom Papybom 19 juillet 2007 22:17

                      Petit nouveau, je suis surpris de la clairvoyance de vos propos. Pendant un temps, je me suis considéré comme un vieux C.., mais non ! Je m’aperçois que je ne suis pas seul. A vous la jeunesse de monter aux créneaux, donnez moi un espoir de croire en vous et je divise mes 60 ans par trois pour vous rejoindre

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès