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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Réforme territoriale : chronique d’une mort annoncée

Réforme territoriale : chronique d’une mort annoncée

La barre avait été placée très haute par le premier ministre : diminution par deux du nombre de Régions, suppressions des conseils généraux et diminution du nombre d’intercommunalités par l’introduction d’un seuil.

Réforme ambitieuse et cohérente : la diminution du nombre d’intercos accélérait leur maturité et leur possibilité de se structurer elles-mêmes sans être sous la tutelle des Conseils Généraux ce qui rendait ces derniers caduques. Restait alors à répartir les compétences des conseils généraux entre ces intercommunalités nouvelles et les Régions de manière à garantir la proximité avec le citoyen.

Sauf que… dans ce dispositif très cohérent, il y a des variables politico-économiques qu’il est difficile d’ignorer, même si le citoyen pourtant le premier concerné avait tout à y gagner : meilleure identification des collectivités responsables et des élus, suppression des doublons et donc de l’irresponsabilité qui vont avec et surtout impact évident sur les feuilles d’impôts locaux.

Les forces à l’ouvrage

Passons sur les souverainistes qui voient en cette réforme la main du marché et de l’Europe ou bien sur les nostalgiques du département issu de la révolution alors qu’il ne s’est jamais agit d’y toucher ou bien encore ceux qui confondent tout parce que ça les arrange et qui nous disent tout et n’importe quoi sur les effets supposés de cette réforme comme la disparition des TGI ou bien des agences de pôle emploi.

Cette réforme a eu aussi pour effet de remuer le monde économique et patronal qui ne se gêne jamais pour cracher sur l’administration mais qui sait très bien profiter des contrats publics juteux que ce soit pour la construction des collèges, des routes ou bien pour la fourniture de prestations d’ingénierie ou de communication dont nos élus sont friands et qui nous coûtent cher.

Arrêtons l’intox !

Jamais la collusion entre ces groupes économiques et les élus n’aur paru aussi évidente en ce moment, les premiers défendant leurs portefeuilles et les seconds leurs mandats. Certains élus locaux, prêts à tout, n’hésitent pas à parler de la disparition de compétences pour affoler les citoyens, alors qu’il ne s’agit que de les transférer à d’autres collectivités : sont concernées le social ou bien les transports scolaires notamment. Si on suit cette logique, alors il faut aussi fermer les collèges, arrêter d’entretenir et de construire des routes et s’interdire de subventionner les associations qui gèrent les maisons de retraite, par exemple. Depuis quelques semaines on aura tout lu et tout entendu pour plomber la réforme !

Les élus professionnels

Ils sont bien sûr inquiets de cette réforme qui supprimerait 4050 mandats d’élus de Conseils Généraux et des postes de contractuels qui vont avec issus le plus souvent du sérail politique (et d’éventuelles disparitions de mandats régionaux). Cela génère le tout et le n’importe quoi motivé par la crainte de ne plus pouvoir faire carrière dans la politique et de devoir chercher du travail comme tout un chacun : le drame absolu pour des gens protégés qui se positionnent bien au dessus de ces contingences.

Il y a également ceux qui œuvrent en coulisse à l’instar de Bernard Poignant, viré de sa Mairie de Quimper et conseiller du Président qui s’autorise à dire n’importe quoi comme le plus borné des souverainistes sur la disparition du Département.

Enfin, le Sénat, refuge de fin de carrière pour des élus locaux et qui sait si subtilement œuvrer en coulisse, n’est pas le moindre des lieux d’opposition à cette réforme, sans compter des députés de tous bords, rejoints par ceux qui dans l’opposition étaient d’accord il y a moins de 6 mois et qui sont contre aujourd’hui parce que cette réforme est proposée par le gouvernement en place : logique de minables calculateurs d’intérêts électoraux sur le dos des citoyens !

Alors, quelle réforme maintenant ?

Le débat s’est progressivement déporté sur la reconfiguration des Régions avec l’aide des médias opportunément mobilisés par des élus locaux qui ne leur parlent que de redécoupages dont ils ne veulent pas ou qu’ils espèrent en masquant que ce n’est pas là l’essentiel. Nous avons donc droit à un débat du même niveau que celui sur la suppression du numéro du département sur les plaques des voitures il y a quelques années. Aucune réflexion sur les aspects économiques ou financiers mais des envolées lyriques d’élus qui organisent la pétaudière à défaut de réfléchir à autre chose que leurs propres intérêts, et un formidable écran de fumée.

On sait désormais que la suppression des conseils généraux ne sera pas possible en raison de l’absence d’une majorité des 3/5 de parlementaires réunis en congrès et qu’un conseil général, même croupion, c'est-à-dire avec quelques compétences honorifiques subsistera avec les frais de fonctionnement et les contractuels de cabinet qui vont avec : c’est mal parti pour faire des économies, à moins qu’on ne décide que ce Conseil général serait constitué des élus régionaux élus dans le département (une sorte de conseiller territorial à la Sarkozy, mais à l’envers)

Enfin, on a déjà vu ce qui s’était passé en 2010 lors de la réorganisation des périmètres des intercommunalités, c'est-à-dire pas grand-chose, là aussi suite au blocage des maires et aux réticences politiques à fusionner les intercommunalités entre elles. Nous ne sommes pas prêts de voir des intercommunalités à la taille des Pays, lieu de la cohérence territoriale, pour de simples intérêts de boutique et d’égoïsme politique.

Tout s’est passé en coulisse

Le citoyen n’a pas été informé et on ne lui demandera pas son avis. Il a été instrumentalisé et convié à s’exprimer sur l’identité Bretonne, Picarde ou Savoyarde, c'est-à-dire sur un marqueur sensible ou sur le lieu d’implantation de l’Assemblée régionale mais qui occultent l’essentiel : quels territoires de gestion pour demain et surtout quelle efficacité et quelle proximité avec le citoyen et quels impôts locaux ?

Le gouvernement actuel n’a ni la capacité politique, ni le courage vraisemblablement, de mettre en œuvre une réforme ambitieuse de nos collectivités territoriales. Alors le Président de la République se contentera sans doute d’annoncer dans l’immédiat une ou deux mesures cosmétiques qui feront la joie des médias et des chroniqueurs en renvoyant le reste, c'est-à-dire l’essentiel aux calendes Grecques.

Encore faudrait-il que cet embryon de réforme de conduise pas à des dépenses supplémentaires et ce n’est pas gagné

J’aimerais bien avoir tort ! 

 


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53 réactions à cet article    


  • Garance 2 juin 2014 18:20

    En Italie ils ont Mattéo Renzi




    Hélas je n’ai aucun lien à vous mettre sur une action quelconque du velléitaire de l’Elysée

    Je n’ allais quand même pas vous mettre un lien sur le mariage gay : il n’est pas de lui mais de son sponsor Bergé

    • cette écervelée de s ROYAL a gardé assez de poids auprès de FLAMBI (ou au lit)
      pour on ne sait quel tripatouillage électoral ELLE A RESUSSI A FAIRE LE GROUPEMENT PAYS DE LA LOIRE- POITOU-CHARENTE

      ALORS QUE LA BRETAGNE ATTEND DEPUIS LONGTEMPS SON RATTACHEMENT A LA LOIRE ATLANTIQUE QUI POSSEDE LE CHATEAU DU DUCHE DE BRETAGNE QUAND LA DUCHESSE ANNE Y HABITAIT

      FATALE GROSSE ERREUR DE FLAMBI ET DU PS LA BRETAGNE NE VOTERA PLUS POUR EUX aprés des siècles de « chouannerie »a droite meme le MORBIHAN ETAIT PASSE A GAUCHE ;; ;; ;; ;tout cela POUR LES TRIPATOUILLAGES DE FLAMBI ET DE SON EX la ROYALE
      QUELLE STUPIDITE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


      • Anaxandre Anaxandre 3 juin 2014 13:47

         Correction : ça ne sera pas la région PAYS DE LA LOIRE- POITOU-CHARENTE, comme vous l’écrivez mais la région Poitou-Charentes/Limousin/Centre ; une nouvelle « super-région » comparable en taille à un État comme l’Autriche ! La France passerait ainsi de 22 régions à 14, s’alignant progressivement sur le modèle fédéral allemand des 16 grands Länder.

         Mais alors quel est le vrai sujet ici ? L’auteur peut-il se permettre de balayer d’un revers de la main, et sans avancer le moindre contre-argument (« Passons sur les souverainistes qui voient en cette réforme la main du marché et de l’Europe »), les thèses de ceux qui étudient sérieusement et depuis longtemps les stratégies de l’UE pour fédéraliser l’Europe « à petits pas » (ça ne passerait pas autrement) via la consolidation (Allemagne, Espagne, etc), ou la mise en place de grandes régions (France) aux prérogatives accrues, parallèlement à la spoliation des pouvoirs régaliens jadis dévolus aux États ? Ce « passons... », monsieur l’auteur, est un peu court...


      • Anaxandre Anaxandre 3 juin 2014 14:08

         D’ailleurs, ce ne sont pas seulement ces imbéciles de souverainistes qui le disent mais EELV qui à au moins l’avantage sur ses alliés socialistes d’annoncer assez clairement leur projet. Répondez-leur, monsieur l’auteur, à défaut de vous adresser à ces complotistes de souverainistes !


      • CN46400 CN46400 3 juin 2014 14:49

        Hollande va-t-il enfin trouver du pétrole ?.....


      • Michel DROUET Michel DROUET 3 juin 2014 15:49

        Bonjour Anaxandre

        D’abord, je ne considère pas les souverainistes comme des imbéciles : ils ont droit d’avoir cette opinion.

        Ensuite, j’ai le droit de dire qu’ils font fausse route à mon avis en refusant toute réforme interne à la france au nom de je ne sais quel complot européen.

        Enfin, j’ai voté non au référendum sur le traité européen.


      • Anaxandre Anaxandre 3 juin 2014 16:13

         Avez-vous bien conscience de ce que signifie « Réforme » dans la bouche de nos dirigeants libéraux de droite ET de gauche ? Annie Lacroix-Riz, historienne marxiste à laquelle il faut reconnaître la justesse de certaines analyses, vous l’apprendra (et le simple fait qu’on n’emploie jamais le terme « Réforme » pour donner davantage de Droits aux travailleurs devrait vous mettre sur la voie...).


      • scylax 2 juin 2014 20:04

        Bien sûr que la réforme territoriale devra être imposée, aussi bien aux élus qu’aux populations. Croyez-vous que les conseillers départementaux vont se laisser faire sepuku (hara-kiri) et que la population d’une commune de 35 habitants acceptera sans broncher la disparition de sa Mairie ?

        Seulement pour cela, il faudra un consensus d’au moins trois cinquièmes des parlementaires. On verra peut être au XXIIe siècle...

        • Michel DROUET Michel DROUET 3 juin 2014 15:50

          Bonjour scylax

          Le personnel politique a une haute opinion de lui même et du mépris envers le citoyen.

          Je crains que vous n’ayez raison sur l’échéance...


        • coinfinger 2 juin 2014 20:11

          Assurémment les élus vont détricoter toutes les propositions qu’on leur soumettra .
          La solution pour Hollande serait un référendum , qu’il perdrait évidemment . Donc sans issue . Sauf que la demande vient du big boss outre Atlantique qui est lui méme suffisemment aux abois financiérement pour ne pas se contenter d’atermoiements .
          Donc tous ce beau monde d’élus démocratiques va devoir renoncer à son gateau .
          çà va lui faire drole à ce ramassis d’Atlantistes .
          D’une certaine maniére ce sont les Américains qui vont nous débarrasser de ces parasites . Leur viendra alors peut étre à l’idée qu’une administration chargée de controler les dépenses publiques en vue de l’interet public s’impose . S’agira alors de surveiller qu’ils ne nous concoctent pas une super mamelle à leur profit .


          • Baarek Baarek 3 juin 2014 10:47

            Je dirais même plus, tout référendum lancé par Hollande et sa clique, sur un autre sujet que son départ, sera un échec.


          • CN46400 CN46400 3 juin 2014 14:42

            Faux Baareck


            Si Hollande convoque un référendum sur la sortie de l’OTAN, je vote OUI !

          • Baarek Baarek 3 juin 2014 15:30

            Certes, mais je n’ai encore jamais vu une poule avec des dents...


          • Vipère Vipère 4 juin 2014 17:21

             

             

            Nous allons très probablement assister à une bataille rangée entre les élus déchus de leurs multiples mandats et le Gouvernement qui a l’obligation de couper dans le vif.

             Les élus en appelleront aux contribuables comme à l’accoutumée, faisant planer sur leur tête des prétendus« dangers démocratiques », l’impossibilité de réaliser un énième rond point, bref le chantage habituel...


          • Garance 2 juin 2014 20:13

            Tous ensemble


            Là je dis chapeau Ségoléne : bien joué

            Aprés se l’être respiré pendant 30 piges ; elle le connait sur le bout des doigts son Casqué ; comment qu’elle te l’a roulé dans le Chabichou le Hollande

            Quelqu’un le demanderait pourquoi il a fait ce choix : il serait incapable de le dire ; avec lui le dernier qui l’ouvre a raison

            La Duchesse Anne doit s’en retourner dans son caveau

            • colere48 colere48 2 juin 2014 20:23

              La France est gouvernée par des incapables.
              Pour le moment, ils sont de gauche.
              C’est un nœud de contradictions, une bouillie intellectuelle, un fatras de mesures que les ministres eux-mêmes ne semblent pas comprendre.
              Incompétence criminelle à gauche, légèreté et arrivisme forcené à droite, la France semble prisonnière d’un système qui conduit à une élection présidentielle où le léger comme l’incompétent pensent qu’il suffira de se retrouver au second tour face à ce qui fait peur pour continuer à participer sous ses ors au déclin de la République.
              Pour la France, c’est le système qu’il faut aujourd’hui briser.
              Ce n’est donc pas de réforme, mais de révolte que la France a besoin.


              • Baarek Baarek 3 juin 2014 15:31

                Nos politiques sont formés pour être élus, et non pas pour gouverner.


              • titi 2 juin 2014 21:48

                République du Saugeais indépendante !!

                http://fr.wikipedia.org/wiki/Saugeais


                • colere48 colere48 3 juin 2014 17:41

                  Comté du Pays d’Auge libre ! 

                   smiley


                • claude-michel claude-michel 3 juin 2014 07:37

                  La « Réforme territoriale » se fera...Hollande reculera les élections d’une année pour tenter de sauver la représentation du PS à l’assemblée nationale...sinon avec l’élection cette année il ne serait plus que (peut être) 40 sur les sièges de ce cirque inutile.. !


                  • zygzornifle zygzornifle 3 juin 2014 08:46

                    Il tente de regrouper les régions pour faire barrage au FN.........


                    • colere48 colere48 3 juin 2014 17:43

                      C’est trop d’honneur de lui prêter un plan ...
                      Il fait juste les choses au grès de ses lubies, du temps qu’il fait... ou du cadeau qu’il veut faire à son ex ....  smiley  smiley


                    • Laulau Laulau 3 juin 2014 11:23
                      Aux bouffeurs de Millefeuilles

                      Il faudrait arrêter les c...ies avec les 36000 communes qui seraient le problème de la France, 31 590 communes ont moins de 2 000 habitants et il s’agit quasiment toujours de communes rurales. Personnellement que ces petites communes aient un maire à proximité, je trouve ça très bien, de plus l’administration de ces communes coute des fifrelins.
                      On tombe donc à moins de 5000 communes de plus de 2000, regroupées presque partout en communautés autour d’une métropole. Où est l’archaïsme là dedans ? Il faudrait que certains arrêtent de répéter bêtement ce que dit le pouvoir sous prétexte qu’il est « de gauche ».
                      Personnellement ce que je trouve couteux et inutile ce sont le régions et elles le seront encore plus si elle deviennent plus grandes comme le veulent les bouffeurs de mille-feuilles. Certains d’entre eux veulent supprimer les départements et ironisent sur le fait qu’ils datent de deux cents ans et qu’à ce là temps il fallait un jour à cheval pour les traverser. On entend ça partout mais à l’heure ou il faut quelques heures de TGV ou une heure d’avion pour rejoindre la capitale, l’argument de proximité tombe surtout pour les régions dont l’administration ne sera pas plus près de la capitale mais plus loin des administrés.
                      La vérité c’est que la loi de décentralisation de ce satané Gaston Deffere a embrouillé le tissus administratif au seul profit de roitelets régionaux aussi dépensiers qu’inefficaces.



                      • Fab81 3 juin 2014 12:05

                        Merci pour cette analyse qui tranche avantageusement avec les clichés véhiculés par l’oligarchie médiatique, et hélas relayés jusqu’ici.


                      • Michel DROUET Michel DROUET 3 juin 2014 15:55

                        Bonjour Laulau

                        Je ne suis pas contre les 36000 communes, mais contre un système qui les maintient sous tutelle financière et technique (le Conseil Général)

                        Reste à organiser les intercommunalités pour que les communes continuent à vivre.

                        S’agissant des départements, rappelons une fois de plus qu’ils ne sont pas concernés par cette réforme et que c’est les conseils généraux qui doivent disparaître.


                      • Laulau Laulau 3 juin 2014 11:25

                        Les roitelets se chamaillent

                        Bien sûr, tout vient de là, la crise, le chômage la récession ne sont que des épiphénomènes qui peuvent attendre, l’urgence c’est le découpage administratif ..... et électoral, tant qu’on y est.
                        Alors les petits roitelets locaux, mis en place par la géniale réforme Deferre, se disent qu’ils pourraient augmenter leur fief, lorgnant sur les féodalités voisines ils forment des lobbies pour que le Capitaine Hollande leur octroie des terres. Tout cela ne sert à rien mais ça occupe les merdias et donne du temps au temps comme disait l’homme de Jarnac. Les élections régionales repoussées de six mois, c’est toujours ça de gagné pour le PS ses élus et ses finances. Une vraie pantalonnade !
                        Quant au fond ? Regrouper des régions pour faire des économies d’échelles ? Mais alors pourquoi s’arrêter là ? Pourquoi pas une seule grande région, riche et puissante que l’on pourrait, par exemple, appeler la France ?


                        • ZenZoe ZenZoe 3 juin 2014 11:29

                          Aux infos Hollande penché sur son bureau les lunettes embuées de sueur qui « rend les derniers abitrages » tout seul le soir dans son bureau - et le lendemain matin, les media annoncent sa décision suprême. Il y aura 15 régions, comme si et comme ça. Fermez le ban. Non mais on est où là ?
                          Et ce que veulent les gens, on y a pensé en haut lieu ? On pourrait peut-être au moins leur demander leur avis, en démocratie ça se fait ce genre de chose. La monarchie c’est fini non ? Non ?


                          • foufouille foufouille 3 juin 2014 11:29

                            pour le TGI, c’est déjà fait. ce qui arrange bien les assureurs pour les accidents de la circulation.


                            • Michel DROUET Michel DROUET 3 juin 2014 15:57

                              Foufouille nous remet les TGI sur la table comme à chaque fois.

                              Hors sujet, comme d’habitude !


                            • colere48 colere48 3 juin 2014 17:46

                              foufouille à surement ses raisons... donc pour lui c’est dans le sujet

                              il en va de même des « réformes » du bouffon smiley


                            • Michel DROUET Michel DROUET 3 juin 2014 18:08

                              Bonjour Colere48

                              Il a sans doute ses raisons mais on a du mal à les comprendre. Il faudrait qu’il nous les explique.


                            • Fab81 3 juin 2014 11:52

                              Les regroupements de région dont on parle sont parfaitement inutiles. Nos 22 régions de métropole ont déjà une taille adaptée, assez comparable à celle de leurs équivalents dans bien d’autres pays d’Europe. Pour le gouvernement, ils ont cependant leur utilité : faire diversion. Faire diversion de l’échec lamentable du pouvoir en place, bien entendu. Mais surtout faire diversion de l’essentiel de ce projet de réforme territoriale néo-libéral, anti- démocratique, et anti-républicain. Je m’explique.

                              Pendant que les braves gens s’écharperont sur la future carte des régions, ils ne s’intéresseront pas à la suppression des départements que prépare ce projet en les dépouillant de leurs compétences.

                              Cette suppression des départements est un projet néo-libéral. Elle conduira au recul du service rendu au citoyen. Le gouvernement s’en cache à peine, l’idée est de faire reculer l’intervention publique. Cela se fera sous l’éternel prétexte de faire des économies, dont nous ne verrons comme d’habitude pas la couleur.

                              Cette réforme est un projet anti-démocratique, et à un double titre. Elle est anti- démocratique dans sa conception tout d’abord. Fruit du caprice présidentiel, il n’est pas question de la soumettre au verdict des français. Nous sommes pourtant ici pleinement dans le champ traditionnel du référendum ! Mais ces gens-là, nous le savons, ont peur du verdict populaire. Cette réforme est également anti -démocratique dans ce qu’elle vise : rien moins que la suppression d’une assemblée élue (les instances départementales) !

                              Cette réforme, enfin, est anti- républicaine. Le triptyque républicain traditionnel commune- département- Etat a déjà été fort mis à mal. Hollande veut continuer la sale besogne en dépouillant les départements de leurs compétences et en supprimant leurs assemblées élues. Régionalisme (néo-féodalisme, devrait-on dire...), néo-libéralisme et promotion de l’union oligarchique européenne participent d’une seule et même logique. L’objectif est démanteler par tous les bouts le cadre républicain traditionnel, cet horrible legs jacobin. Nos soit-disant élites n’ont jamais supporté la singularité française, elles ne rêvent que de nivellement et de normalisation. Elles mènent à bien leur projet sans le peuple, et au besoin contre lui.

                              Et il se trouve malheureusement des gens pour défendre ce projet jusque sur un forum citoyen comme Agora Vox ! Croyant faire preuve d’indépendance d’esprit, se voulant rebelles, ils répètent les plus éculés de poncifs médiatiques et confortent le système. Pour ma part, je ne manquerai pas de combattre ce projet, et avec moi je l’espère tous les républicains bien au-delà du Front de Gauche.


                              • Michel DROUET Michel DROUET 3 juin 2014 16:00

                                Bonjour Fab 81

                                « Cette suppression des départements est un projet néo-libéral »

                                C’est avant tout un projet qui ne concerne pas le Département mais le Conseil Général, nuance que beaucoup de commentateurs ont du mal à intégrer


                              • Laulau Laulau 3 juin 2014 17:20

                                @l’auteur

                                Il est bien évident que la suppression des conseil généraux n’est qu’une étape vers leur disparition. Mais quand bien même, les conseil généraux sont des instances élues, avec un scrutin bancal je vous l’accorde, mais c’est toujours plus démocratique que des préfets désignés par Paris. La Suisse, ce pays grand comme une région française comprend 26 cantons avec des assemblées élus dans chacun, ils courent surement à la catastrophe « millefeuillesque ». Quelle rigolade !

                                Si vous tenez absolument à faire des réformes, même si elles ne résoudront en rien la crise actuelle, vous pouvez supprimer le Sénat qui ne set strictement à rien sauf pour les sénateurs et diviser par deux ou trois le nombre pléthorique de nos députés.


                              • Michel DROUET Michel DROUET 3 juin 2014 17:38

                                Entièrement d’accord pour la suppression du Sénat.

                                Précision concernant les conseils Généraux : ils étaient sous la tutelle de l’Etat, donc des Préfets jusqu’en 1982.


                              • Laulau Laulau 3 juin 2014 17:49

                                @l’auteur

                                Il s’agit donc bien d’une régression sur la démocratisation acquise en 1982 par un gouvernement qui était encore un peu de gauche.
                                Ne voyez-vous pas que ces région coûtent un argent fou et ne servent à rien d’autre que de créer de petits fiefs locaux. De plus quelle que soit la taille de ces régions elles auront toujours moins de poids que la France entière auprès de Bruxelles, c’est un pas de plus vers la disparition de l’état nation démocratique au profit de la bureaucratie européenne.


                              • Michel DROUET Michel DROUET 3 juin 2014 18:16

                                Bonjour Laulau

                                La France compte 540 000 élus

                                Avez vous l’impression que la démocratie vit mieux ?

                                Ne pensez vous pas qu’on pourrait faire aussi bien avec moins d’élus, qui organisent leur « carrière » et leur cumul de mandats autour de ce système qui coûte cher, avec des doublons et une efficacité qui n’est pas avérée ?

                                Trouvez vous logique que la Région s’occupe de lycées et les départements des collèges, que les transports ferroviaires sont gérés par la région, les transports interurbains par le Département et les transports urbains par les communes ou les intercommunalités ?

                                Si vous répondez oui a toutes ces questions, alors vous avez le droit de continuer à payer vos impôts locaux dans la joie et la bonne humeur. 


                              • lsga lsga 3 juin 2014 18:25

                                65,7 Millions d’élus me semble être le bon chiffre.

                                 
                                7,2 Milliards serait parfait. 

                              • Laulau Laulau 4 juin 2014 07:56

                                @l’auteur
                                540000 élus encore un nombre choc, un argument massue qui masque la réalité. La plupart de ces élus sont des conseillers municipaux dont l’écrasante majorité sont des bénévoles. Vous vous laissez abuser par la propagande bureaucratique bruxelloise. Je veux bien voir les travers du système et l’existence de carriériste parmi les élus, mais les remplacer par des bureaucrates n’est pas la solution.

                                Quant à la complexité des compétences en matière d’éducation, de transports etc ... C’est un autre problème dont la meilleure solution serait justement la suppression des régions qui sont les intermédiaires de trop. La France n’est pas l’Allemagne et la landerisation de notre pays n’apportera rien sinon son affaiblissement et sa soumission aux dictats de Bruxelles.


                              • Michel DROUET Michel DROUET 4 juin 2014 10:46

                                Bonjour Laulau

                                Pourquoi cette théorie récurrente du complot bruxellois ?

                                ça me laisse pantois...Comme si on ne pouvait désormais plus rien faire en France pour améliorer notre propre système.

                                En fait, cela ressemble à un argument facile pour ceux qui n’ont pas envie de changer par peur du changement ou de la nostalgie du passé : « c’était mieux avant » !

                                Quant aux élus, le fait qu’ils soient indemnisés ou bénévoles ne change rien au problème : ils sont beaucoup trop, ils se marchent sur les pieds et passent leur temps en réunion entre élus des différentes collectivités du mille feuille et génèrent à chaque fois de l’administration en doublon et des coûts.

                                Et il n’est pas question de les remplacer par des « bureaucrates » puisqu’au contraire, la suppression du Conseil Général se traduira par des diminutions du nombre de fonctionnaires territoriaux, à moins que nos chers, très chers élus, trouvent encore la parade pour se recaser eux mêmes et recaser des fonctionnaires sur des postes inutiles au lieu de procéder à leur diminution au gré des départs en retraites (qui sont nombreux en ce moment pour cause de baby boom d’après guerre).

                                Je réitère mon point de vue : si vous êtes satisfait du dispositif, alors payez vos impôts dans la joie et la bonne humeur pour des services publics locaux qui pourraient être tout au si bien assurés pour un coût moindre.

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