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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Renaissance de la Nation française

Renaissance de la Nation française

La nation française ne sait plus se reconnaître, ni ce qu’elle est exactement. L’idée de nation française est à redéfinir par confrontation à l’Europe, par la reconnaissance de ses composantes nouvelles issues de l’immigration. L’idée de nation doit aussi retrouver sa place à côté de celle de peuple, deux conceptions qui s’opposent depuis la Révolution et qui doivent être complémentaires.

"La souveraineté nationale appartient au peuple" (article 3 Constitution )

La nation doit renaître : pourquoi ?

Alors que la citoyenneté actuelle est définie comme un simple statut, par référence unique à l’Etat, la Nation redonne sa vraie place au citoyen. Dans l’esprit révolutionnaire, les idées de citoyen et de Nation vont ensemble. Chaque citoyen est donc dépositaire de la puissance publique, ce qui implique une grande responsabilité, contrairement au système populiste actuel qui infantilise le peuple lors des urnes et par les sondages.

La Nation est responsabilisante : En rendant le citoyen plus actif et responsable, elle rend aussi plus responsables ses représentants. Le chef de l’Etat ne pourra plus se prévaloir de son irresponsabilité politique de "premier représentant du peuple" (expression non officielle) pour s’affranchir de la justice le concernant. Actuellement, il a un statut protégé proche de celui de la Justice pour laquelle la constitution dit qu’elle est rendue "au nom du peuple français" (pour marquer son indépendance par rapport à l’Etat) : Le chef de l’Etat, fort de sa légitimité électorale (particulièrement celle qui est issue du "plébiscite" de 2002) croit rendre ses décisions (motivées par des intérêts parfois personnels) au nom d’une légitimité supérieure aux autres et intouchable.

Préférer la réussite à la victoire :

L’homme vrai refuse la victoire.

  • Si la volonté populaire s’exprime spontanément lors des élections ou par d’autres voies démocratiques, la volonté nationale, elle, incarne une nécessité de continuité et de permanence autour des grands enjeux comme la défense extérieure. Or, les autres grands enjeux qui mériteraient un traitement aussi digne que la Défense sont livrés en pâture aux sondeurs d’opinions et aux candidats démagogues hyper-médiatisés qui font de la surenchère sur des thèmes qui ne font qu’exalter les passions primaires...
  • D’où l’urgente nécessité de la question d’un gouvernement de Salut national positionné au Centre et ouvert aux hommes et femmes de Droite et de Gauche qui partagent un idéal commun de nation. La nation doit renaître. Elle doit renaître de la réussite de la politique de notre pays et non de la victoire, encore, d’un camp sur un autre.

La bonne perspective :

Le dessinateur ou l’architecte le sait : on a besoin du centre pour tracer les bonnes perspectives. Sans cela la perspective est fausse et le tableau, finalement, trop chargé à droite ou à gauche.

Réussite ou victoire, il nous faut choisir : L’action recentrée est la condition de la réussite. Tout autre voie se soldera une fois de plus par la victoire d’un camp sur un autre, et donc par de l’animosité renforcée.

La voie du Centre -elle n’est pas facile- est de s’écarter des injonctions idéologiques, de concilier rêve et réalité par un programme dépassionné et constructif, agissant pour une sécurité et une fiscalité justes, une politique sociale efficace, une action d’ajustement et de correction de l’économie de marché.

La force et la liberté sont au Centre.

Le projet du candidat aux Présidentielles ne devra être ni socialiste ni libéral.
C’est au centre qu’il devra rassembler. Force et liberté sont au centre.
Force, parce que le centre est le point de convergence, le point d’où l’on pourra initier des réformes audacieuses et utiles sans esprit idéologique. Liberté pour la même raison et parce que l’expression du candidat élu ne sera pas soumise aux pressions d’un parti politique.


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76 réactions à cet article    


  • Bulgroz (---.---.212.186) 26 juillet 2006 11:29

    Personne n’a mieux chanter l’amour de la nation française que le poète du groupe 113 (CD disponible dans toutes les bonnes disquetteries) :

    Groupe 113 « J’crie tout haut : J’baise votre nation la france. L’uniforme bleu, depuis tout p’tit nous haïssons On remballe et on leur pète leur fion. Faut pas qu’y ait une bavure ou dans la ville ça va péter, Du commissaire au stagiaire : tous détestés ! À la moindre occasion, dès qu’tu l’peux, faut les baiser. Bats les couilles les porcs qui représentent l’ordre en France ».


    • abalon (---.---.205.67) 26 juillet 2006 19:14

      Texte sans intérêt. De plus, disquetteries, est un mot qui n’existe pas dans la langue française. « Personne n’a mieux chanter l’amour de la nation française que le poète du groupe 113 ». Personne, c’est faux, et celui là, le groupe 113, ne parle vraiment pas la langue de Voltaire, qui pour vous doit être un sombre inconnu. Vous n’avez pas du trouver ses textes dans votre « disquetterie ». Il va falloir vous reformater, si cela est encore possible. Cela en vaut il la peine, je doute....


    • Zermikus (---.---.161.98) 30 juillet 2006 14:29

      Eh... Faut-il vraiment tout prendre au premier degré ?......


    • Ronan (---.---.174.200) 30 juillet 2006 23:38

      A ba lon alors !


    • (---.---.65.30) 26 juillet 2006 12:36

      Intéressant...rapport avec l’article ?

      Et puis pour rentrer dans votre petit jeu nous pouvons très bien citer certaines chansons de Brassens ou il n’est pas très tendre avec l’uniforme non plus...


      • Adolphos (---.---.59.170) 26 juillet 2006 12:37

        Si j’ai bine compris, l’avenir ca serait le gloubiboulga actuel de chirac, mais en plus en donnant de la souveraineté au citoyen ????

        Le citoyen n’a aucune souveraineté, soyons sérieux. En plus c’est une idée dangereuse.

        Quand à la politique de gauche, si on la poursuit, on aura les même résultat. Car quoiqu’on fasse, il y a trop de fonctionnaires et de subventions.


        • nervotrepka (---.---.14.241) 22 octobre 2006 15:15

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        • Klaus Witze (---.---.97.193) 26 juillet 2006 14:47

          « ...la volonté nationale, elle, incarne une nécessité de continuité et de permanence autour des grands enjeux. »

          Pour dégager une volonté nationale, il faut qu’existe préalablement une homogénéité culturelle et mentale, qui fait défaut à la France d’aujourd’hui.

          La secte des droits de l’homme a atomisé la société et seule subsiste la perception individualiste des réalités et des besoins du pays, au détriment de toute vision collective.

          C’est un des crimes qu’il faut imputer à la gauche, et l’un des plus graves. Parce que l’un des plus difficiles à réparer.

          La présence de plusieurs millions d’allogènes absolus, totalement étrangers à la culture nationale, aggrave encore la situation.

          On ne le dit pour ainsi jamais, il faût savoir que si le service national a été supprimé, c’est que toutes les tentatives d’incorporation des immigrés de deuxième et troisième génération, se sont soldées par des échecs retentissants, ces recrues s’étant avérées imperméables à toute forme d’attachement au pays d’accueil.

          Dans l’armée, cela s’est traduit par une insubordination massive, totale et définitive, à tel point que plutôt qu’une exemption anti-républicaine des éléments perturbateurs « en raison de leur appartenance ethnique », il est apparu inévitable de supprimer l’obligation de servir le pays.


          • Adolphos (---.---.59.170) 26 juillet 2006 16:40

            « Dans l’armée, cela s’est traduit par une insubordination massive, totale et définitive, »

            Hum, j’avais effectivement remarqué qu’au moins la moitier ne se mettaient pas au garde à vous, et que même une minorité quitait carément les rang pendant l’appel (!). C’était un vrai bordel. Encore, il parait que c’était l’élite, car les cas sociaux (et, inversement les super diplomés énarque & Co) échappaient au service...


          • Zermikus (---.---.161.98) 30 juillet 2006 14:33

            Mais ce qui est curieux, c’est que je viens de découvrir que l’armée avait bel et bien supprimé le porc de ses « rations »...

            Nota : si vous êtes trop jeune pour savaoir ce que « rations » veut dire, demandez à votre grand-père.....


          • Ado (---.---.59.170) 30 juillet 2006 20:27

            A mon époque, il y avait un plat spécial pour les musulmans.


          • biva (---.---.240.31) 12 août 2006 21:16

            A KLAUS WITZ

            Tu affirmes ceci :

            "On ne le dit pour ainsi jamais, il faût savoir que si le service national a été supprimé, c’est que toutes les tentatives d’incorporation des immigrés de deuxième et troisième génération, se sont soldées par des échecs retentissants, ces recrues s’étant avérées imperméables à toute forme d’attachement au pays d’accueil.

            Dans l’armée, cela s’est traduit par une insubordination massive, totale et définitive, à tel point que plutôt qu’une exemption anti-républicaine des éléments perturbateurs « en raison de leur appartenance ethnique », il est apparu inévitable de supprimer l’obligation de servir le pays."

            J’espère que tu pourras nous communiquer tes sources d’informations ? sinon, ce serait trop facile de tirer une telle conclusion qui n’aurait comme source que ton animosité pour ces éléments hallogènes !!! Tes sentiments propres pour ces gens ne t’exemptent pas du souci de la rigueur, j’espère ?


          • Ulmo (---.---.254.6) 26 juillet 2006 15:29

            Vous auriez pu citer Bayrou puisque vous parlez de lui ;)

            Globalement, je suis d’accord, même si je trouve bien pompeux de parler de « RENAISSANCE » et d’utiliser une sémantique empruntée aux rédacteurs de discours présidentiels ou publicitaires (redondances de mots soigneusement choisis et bien trop proche de ceux utilisés par l’extrème droite à mon gout, ex : 13 Nation).

            Ca me fait penser à de la propagande soft...genre, du travail de professionnel.


            • La Taverne des Poètes (---.---.63.74) 26 juillet 2006 17:05

              Cher Ulmo,

              Il ne s’agit pas d’un article de propagande puisque je ne suis affilié à aucun parti. L’idée de Nation faire la paire avec celle de citoyen et, comme je le dis dans l’article, elle est de conception révolutionnaire. Rien à voir donc avec Le Pen ni même avec l’Action française de Maurras. Pour moi, le centre ne se réduit pas à Bayrou,il englobe assez largement les personnalités de droite et de gauche modérées sur le plan idéologique, plutôt pragmatiques, ouvertes au débat et constructives.

              Cordialement,

              La Taverne des Poètes


              • La Taverne des Poètes (---.---.63.74) 26 juillet 2006 17:12

                Cher Klaus,

                Votre réaction (« C’est un des crimes qu’il faut imputer à la gauche, et l’un des plus graves ») reflète précisément ce qui me pousse à tenter de recentrer l’action politique : chaque camp se renvoie la responsabilité et s’invective à chaque campagne électorale. « C’est de votre faute, vous la Droite !, »C’est de votre faute, vous la Gauche"...

                Il est temps de penser en termes de réussite collective et non de victoire partisane. De même il est temps de raisonner et d’instruire les citoyens en les responsabilisant (la participation est un moyen) et non en les culpabilisant.

                Cordialement,

                La Taverne des Poètes


                • neptune (---.---.78.104) 27 juillet 2006 03:10

                  chère taverne des poètes,

                  je serais d’emblée assez d’accord avec votre article. Les idées exprimées pourraient être les miennes globalement mais je crains hélas que la réalité soit bien plus complexe, et surtout bien plus alarmante qu’il n’y paraît. Parler de forces de centre, sortir du débat socialisme ou libéralisme, me paraît être un gage de sagesse mais n’est ce pas là se voiler la face ? Même si cela fait des années que ce n’est pas dit, tout le monde aura bien compris que la droite et la gauche en France n’existent plus. Nous avons une droite en France très modérée, très sociale par rapport à d’autres pays et une gauche qui, depuis bien longtemps, se plie aux lois du marché pour rester dans la course. A considérer que les forces dites de « centre » soient totalement innovantes - ce dont je doute. tous ces braves gens sortent de l’ENA et ont les mêmes connaissances formatées-, nous vivons depuis plus de 20 ans une cohabitation qui laissent croire finalement à un parti informe et finalement très centriste.Au bout de tant d’années, si rien ne fonctionne, c’est peut-être simplement parce que les grandes orientations, et par conséquent la gestion de la france, ne sont pas bonnes du tout. Des mauvais choix, à répétitions, de la lâcheté aussi, surement, dans les choix faits pour notre pays... Vous parlez de nation mais politiquement parlant, cette idée est vouée petit à petit à disparaître. A partir du moment où notre économie, notre budget, est de plus en plus dépendante de l’europe, de bruxelles,c’est à dire de quelques élites, inconnues des peuples, qui nous gouvernent, le sentiment de nation disparait.les gouvernants francais, eux-mêmes, sont dépassés, on le sait tous depuis 20 ans, par des réalités économiques qui ne laissent que bien peu de pouvoir d’action et d’autonomie à la France. Discours d’extrême gauche, d’extrême droite ? quelle sottise, crieront les médias sans même écouter, sans même se remettre en question. alors que 30 à 35% des francais votent pour les extrêmes ; c’est à dire autant que pour le ps et l’ump réunis. Je ne défends pas les extrêmes mais ils ont le mérite de proposer d’autres orientations et celles que l’on a, depuis plus de 20 ans, sont tout sauf convaincantes. cela s’empire d’année en année. L’europe, je crois, est au coeur du débat, et les gens le savent très bien.En europe, d’ailleurs, nombre de pays ont posé leurs exigences, leur volonté sur tel ou tel point de ne pas dépendre de l’europe -l’angleterre sur la monnaie et les pays scandinaves sur de nombreux points, très précis- Lors du référendum en france,les partis dominants ont été d’une arrogance et d’une sottise invraisembables...Quand on parle d’une europe fraternelle,d’une europe de coopérations, d’une europe des nations, justement, ou chacun puisse rester autonome, c’est limite si l’on n’est pas raciste...Ou va le monde et surtout dans quelle étroitesse d’esprit vivons-nous ? j’appelle cela de la dictature. Car livrer le sort de plusieurs pays à un super-état, mêlanger autant d’ intérêts communs sans véritablement savoir ou on va,-et quand je dis « on », je parle des gens et de leurs destins- ce n’est pas rien. et on nous impose cette réalité comme une évidence...on retrouvera, je crois, le sentiment de nation quand on aura repris les rennes de notre pays, son autonomie. et pour cela, ce n’est pas de partis dont on a besoin, c’est d’homme, d’idées, et de courage....


                  • Adolphos (---.---.59.170) 27 juillet 2006 06:23

                    « Nous avons une droite en France très modérée, très sociale par rapport à d’autres pays et une gauche qui, depuis bien longtemps, se plie aux lois du marché pour rester dans la course. »

                    Oui. Chirac est le plus à gauche dans toute les réunions européenne. Au fond, à part le parenthése de 86, la France suis à peu prés la même politique éco-soc depuis 81. Chirac élus pour réformer l’Etat et casser du fonctionnaire en 95 n’aura donc rien fait..

                    Quand au PS, il ferait bien d’abandonner le socialisme est de devenir laîque. Le socialisme, ca ne marche pas, inutile d’insister, et par ailleur on peut être de gauche sans être socialiste (Clinton)


                  • Internaute Internaute 28 juillet 2006 17:09

                    « on aura repris les rennes de notre pays... »

                    Vous habitez en Laponie ?

                    Je me marre car c’est comique mais je suis entièrement d’accord votre commentaire.


                  • Internaute Internaute 28 juillet 2006 17:55

                    Vous dites « L’idée de nation française est à redéfinir par confrontation à l’Europe, par la reconnaissance de ses composantes nouvelles issues de l’immigration. »

                    Cette réflexion est utopique et ne tient pas compte des réalités. L’ONU ne fera jamais une nation mondiale, de-même que les gens qui ont inventé l’Esperanto ont échoué lamentablement. On retrouve toujours ce vieux discours mondialiste de gauche qui suppose que les politiciens peuvent s’immiscer dans la vie privée la plus intime des gens, changer leur comportement, brusquement sans leur demander leur avis, et que cela va fonctionner.

                    Quand vous dites qu’il faut redéfinir une nation en reconnaissant les nouvelles composantes issues de l’immigration vous imaginez qu’il est possible de définir une nation sur le papier. C’est comme tous ces politiciens qui nient l’existence des différences entre deux personnes sous le prétexte fallacieux qu’elles ont toutes les deux la citoyenneté française. Oui, vous pouvez avoir un Etat basé sur la terreur et qui impose l’égalité citoyenne par la force mais cela ne constitue pas une nation.

                    Une nation, ce n’est rien d’autre qu’un peuple organisé qui a conscience d’exister. Pour qu’un peuple s’organise il faut des millénaires d’histoire, de bonheurs et de souffrances partagés qui peu à peu soudent une communauté et créent une nation (ex : la nation juive). Si en plus elle se fixe sur un territoire alors on a un pays un vrai comme la France. La nation, ne vous en déplaise, est basée principalement sur la race. Il n’y aura jamais, par exemple une nation où la moitié est noire et l’autre sémite. Dans ce sens, la nation américaine n’existe pas. Le melting-pot de Kennedy est un bide monumental. Les USA sont une mosaïque de peuples qui vivent totalement séparés les uns des autres avec leurs codes, leurs coutumes et même leur langues. L’Etat américain réussit temporairement à faire cohabiter tous ces gens sur le même territoire mais je vous garanti qu’à la première recession économique sérieuse les USA éclateront en petits morceaux. Comme le disait un internaute averti, la seule bannière des immigrants c’est la cantine. Ils ont résisté à la crise de 1930 car alors ils étaient une population homogène. Aujourd’hui, les européens viennent de franchir à la baisse la limite des 50% en Californie.

                    L’assimilation de peuples étranger à la nation française s’est faite sans trop de difficultés tant qu’il s’agissait de peuples germains (je ne dis pas germanique) c’est à dire de nos cousins : portugais, normands, polonais etc... L’intégration de peuples plus lointains racialement parlant n’est possible qu’à dose infime et les antillais ou les Harkis en savent quelque chose. L’adhésion d’une masse de 20% de la population comme aujourd’hui est définitivement impossible.

                    Un français n’a pas besoin de papier d’identité pour appartenir à la nation française. Est français celui qui se sent français et qui est reconnu comme tel par les autres. Une nation ne se crée pas par la volonté de quelques uns. Elle existe toute seule et la nation française n’a pas été créée par la Révolution. Elle s’est construite peu à peu avec l’abandon du féodalisme au profit d’une royauté centralisée. On peut dire que François 1° qui imposa l’usage du français comme langue officielle marque l’arrivée à maturité de la nation française.


                  • Internaute Internaute 28 juillet 2006 18:00

                    Le commentaire ci-dessus est mal placé. il est destiné à l’auteur et non pas à Neptune.


                  • Zermikus (---.---.161.98) 30 juillet 2006 14:45

                    Votre analyse est très pertinente.

                    A l’heure actuelle, il existe encore un pays « france », il n’y a plus de nation « france ».

                    Et il n’est pas certain que le pays « france » resiste encore bien longtemps.

                    La nation « france » a été bradée à la gabegie...


                  • vishal (---.---.80.97) 30 juillet 2006 18:14

                    Adolphos vous me donnez la migraine....


                  • Ado (---.---.59.170) 30 juillet 2006 20:32

                    La Nation, c’est par la République de donner un pouvoir sur vous au autre, et ce pouvoir ne peut être accordé que parce que les autres sont de notre sang, et aussi du fait des millénaires, par le mélange des sang sur les générations. Donc effectivement, la Nation à du plomb dans l’aile, et la citoyenneté. Peut être que dans 500 ans elle existera à nouveau. Les noirs aux USA, 150 et plus aprés leur liberté sont toujours une minorité.. Enfin de toute façon on n’a pas besoin de la citoyenneté pour être français.


                  • biva (---.---.240.31) 12 août 2006 21:36

                    « La Nation, c’est par la République de donner un pouvoir sur vous au autre, et ce pouvoir ne peut être accordé que parce que les autres sont de notre sang, et aussi du fait des millénaires, par le mélange des sang sur les générations. Donc effectivement, la Nation à du plomb dans l’aile, et la citoyenneté. Peut être que dans 500 ans elle existera à nouveau. Les noirs aux USA, 150 et plus aprés leur liberté sont toujours une minorité.. Enfin de toute façon on n’a pas besoin de la citoyenneté pour être français »

                    L’exemple américain est ici mal adapté. Les EU sont constitués des immigrés, noirs comme blancs !!!! pourquoi ce seraient les noirs qui devaient s’intégrer dans je ne sais quoi ??? a rester logique avec l’exemple français, tous ces peuples devaient se sentir indien !!!! mais, comme les immigrés avaient d’abord pris le soin de reduire sensiblement leur nombre....ils se constitueront peut être un jour une nation, mais quand on connait le rapport entre différentes composantes des USA(cohabitation quasi conflictuelle des unes à côté des autres et non des unes avec les autres...).......


                  • Adolf le sauveur (---.---.41.134) 18 août 2006 12:35

                    Vous inquietez pas, on va virer tout ce qui tache, et surtout pour gagner du temps on va s’opposer à l’hadésion de la Turquie car 100 millions à expulser ca fait un paquet d’airbus à commander, ca cree du travail certes mais bon faut choisir, mes fantasmes d’abord. ###

                    ### Enfin pour finir, je vire tous ceux qui n’ont ressenti aucun dégout en lisant mes premiÈres lignes, il n’y a pas de raison qu’on fasse une épuration raciale et culturelle et qu’on se garde les extrémistes caucasiens après... Ils font déjà bien trop de mal à la France et leurs racines ne doivent pas leur garantir l’impunité. SSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS Jusqu’au bout SSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS


                  • c florian (---.---.162.39) 27 juillet 2006 09:18

                    la nation va disparaitre à long terme et ce n’est pas plus mal. c’est une idée abstraite qui ne veut pas dire grand chose et qui entraine de la haine. elle est née il y a trois siecles pour unir un peuple et mieux l’orienter, il fallait bien remplacer le roi et garder une tête de gondole. la nation n’existe qu’en opposition à une autre et la finalité est d’être, ou de se sentir, supérieur à son voisin. pour lutter contre la monarchie absolue, on a développé cette idée d’un peuple uni et identique. la réalité est toute autre. il y a 60 ans encore, le français n’était pas la langue maternelle de nombreux français. les frontiéres sont dues à des guerres ou des arrangements, jamais à la volonté de la population de rejoindre la « nation ». l’histoire de la corse est trés différente de celle de l’alsace ou de la réunion. la france est multiculturelle de fait et depuis toujours. sur quoi se base alors la nation et sa définition ? le monde est constitué de poupées russes et chaque homme appartient à différents peuples à différentes échelles. un pays n’a pas besoin d’etre une nation pour être bien géré, il a besoin de citoyens responsables et d’un gouvernement compétent.


                    • (---.---.101.5) 27 juillet 2006 10:31

                      Quelle farce ! Alors que partout dans le monde s’affirme la volonté de défendre les identités nationales en éraction contre le rouleau compresseur mondialiste, voici l’universaliste dans toute sa grandeur, sa splendeur et sa connerie, dans son numéro d’halluciné philanthropique.$

                      On croyait que l’espèce « noble vieillard à la longue barbe blanche servant de couronne au tablier pur porc » avait sombré dans les abysses du stupide XIXe siècle.

                      Mais voici que tel un coelacanthe ressurgit du fond des océans, c florian vient témoigner de la survivance de quelques spécimens. Je propose la création d’une fondation pour la protecion des ringards philodophiques et le mise de c florian sous la haute protrecion de l’Unesco et du WWF.


                    • c florian (---.---.162.39) 27 juillet 2006 10:48

                      l’identité n’est pas forcément nationale et on peut défendre son identité sans être nationaliste. chacun a son identité et il faut la défendre, mais on ne peut pas définir son identité à la nation. l’identité est une somme de multiples choses qui nous définissent, et chacun a la sienne. il existe des identités communes que nous partageons avec d’autres personnes et à différentes échelles. ainsi un homme peut tout à la fois être rennais, breton, français, européen, occidental, terrien et chrétien, catholique, fan de johnny, membre de l’udf... être français n’est qu’une partie d’un tout.


                    • La Taverne des Poètes 28 juillet 2006 03:10

                      Cher Florian,

                      Si la nation est une idée abstraite ainsi que vous le dites, à nous et à vous de la rendre vivante et solide, plurielle, conforme à la France d’aujourd’hui. Et je ne renie donc pas le titre de mon article : la Nation doit renaître !

                      Car contrairement ce que vous dites, le pays a besoin de se référer à cette grande idée pour défendre les grandes causes : la solidarité envers les personnes âgées, les handicapés, les démunis (...). Mais aussi -et c’est là où ça pèche- pour combattre unis et avec sérieux et constance contre les grands fléaux actuels que sont le chômage, la dette publique, la menace qui pèse sur les retraites, etc). Sur ces sujets il faut une conscience nationale débarrassée des idées extrêmes et des postures démagogiques.


                    • c florian (---.---.162.39) 28 juillet 2006 09:10

                      comment rendre la nation vivante et solide si elle n’existe pas ? la france est un état, un groupement de population réunit sur un territoire. pour être nation il faut que la communauté est « la conscience d’appartenir à un même groupe » (définition wikipédia). or ceci n’a pas vraiment de sens étant donné que l’on appartient à plusieurs groupes et que l’appartenance à la france (en tant que nation) nous est imposée depuis tout petit. il faudrait que cette appartenance soit naturelle.

                      la conscience nationale dont vous parlez est plus une conscience d’appartenir à une société, à un espace géographique délimité par des limites administratives. au sein de cet espace, nous sommes des citoyens qui devons être responsables et participer à sa bonne marche. ainsi on peut avoir une société avec des personnes différentes, des identités différentes, mais ou chacun vise l’interet général.

                      il y a une grande ambiguité en france entre l’état et la nation, notamment quand on veut qualifier certaines idées. ainsi la solidarité nationale est utilisée pour la solidarité entre les citoyens d’un état, sans avoir forcément une idée de nation derriere.


                    • La Taverne des Poètes 28 juillet 2006 22:36

                      Cher Florian,

                      Il ne faut pas confondre nation et Etat. L’Etat comprend trois éléments : un peuple, un territoire, un pouvoir. La nation est une chose plus diffuse et vivante, non rigide et en un mot plus libre : elle peut être bretonne, corse, d’origine migratoire. Elle est superposition d’identités qui se complètent pour constituer une conscience commune.

                      La Nation se doit de traiter ses filles et ses fils sur un plan d’égalité mais en les considérant dans leurs diversités. En tant que père, je considère chacun de mes fils comme un être unique mais je les traite de manière la plus égalitaire possible.

                      Appartenir à la nation française n’est pas qu’un état-civil, c’est une conscience. Pour que cette conscience soit en chacun, il faut que l’identité de notre pays nous soit mieux présentée, mise en lumière. L’identité nationale, nous l’avons entraperçue au moment du déclenchement de la guerre contre l’Irak, lors de l’affirmation du principe de l’exception culturelle, à l’occasion du rejet du traité européen. Mais ne nous contentons pas de ces apparitions furtives. Exigeons de nos gouvernants et de nous-mêmes que la nation soit une image persistante et rassembleuse.

                      Soyons, nous les citoyens, nos propres libérateurs, et cessons de courir après le sauveur. Soyons les libérateurs de nos propres haines, peurs, préjugés et idéologies.

                      Que vive la nation !


                    • Zermikus (---.---.161.98) 30 juillet 2006 15:03

                      A Mr de la La Taverne des Poètes :

                      Permettez-moi de ne pas du tout partager votre définition de l’état...

                      Actuellement, en france, l’état, c’est :

                      "un amalgame plus ou moins hétéroclite de 3 ou 4 mille personnes (peut-être 10 ou 15 mille, je ne sais pas), qui n’ont pour seul talent que d’avoir su se faire légitimer (ou non...) et de bien vivre aux dépens de ceux qui justement les ont légitimés ... ou les légitimeront ... aux porchaines élections....

                      Désolé, mais l’état n’est rien d’autre. Il ne représente rien d’autre, ne considère d’intérêt que celui de ses membres, et n’a strictement rien à faire, et ni du peuple, et ni de la nation... L’état vit essentiellement sur des artifices, une mise en scène, il joue la comédie et se partage les rôles entre « majorité » et « opposition » dont il a l’art de jouer avec aisance, avec des spectateurs toujours aussi béats d’aise et de contentement... Le discours est toujours le même, quelque soit l’étiquette, grise ou rose, et, pire, les résultats toujours aussi invariablement décevants...

                      Il est donc totalement incongru de parler actuellement « d’état », il ne s’agit en fait que d’une caste...


                    • vishal (---.---.80.97) 30 juillet 2006 18:38

                      Quelle attaque stupide contre florian.... Etes vous démocrate ou éprouvez vous de la sympathie pour le despotisme éclairé ?? La démocratie suppose le rassemblement d’invidus par l’espace (et non par la lignée) : je vis près de toi, on t’attaque, je risque d’en souffrir : entendons nous... Vous pouvez parler de mondialisation comme facteur de désintégration sociale...La bonne blague les échanges sont mondialisés depuis un bon moment (retournez à l’école) cependant ce n’est qu’actuellement qu’une petite partie des hommes est en droit (comprendre « a le pouvoir ») de réclamer une part des fruits du développement ; le reste (ceux qui n’ont aucun pouvoir) se traine lamentablement aux portes d’oasis taries (mexicains, africains...) L’hypertechnicité de l’époque donne à certains le sentiment de « savoir »..Heureux imbéciles : le savoir est une dynamique non un acquis et, plus que jamais devrait on dire,les dynamiques du 19eme siècle ne sont peut etre pas toutes à « trasher » Oui c florian vous avez raison car RIEN n’est écrit....


                    • vishal (---.---.80.97) 30 juillet 2006 18:41

                      OUI que vive la NATION !!


                    • La Taverne des Poètes 31 juillet 2006 01:18

                      Cher Zermikus, vou avez raison de dire que l’Etat n’assume pas ses responsabilités lorsqu’il sert une caste et se dépense en rivalités politiques.

                      L’Etat étant l’union des trois éléments : territoire, population, pouvoirs publics,

                      - il devrait travailler plutôt à s’efforcer de défragmenter la population d’aujourd’hui, et pas seulement pour lutter contre le risque de communautaurisme : pour intégrer le citoyen dans la Nation. L’Etat devrait aussi favoriser la recomposition de la Nation pour une meilleure paix civile et une identité rénovée. Il existe bien des familles recomposées qui vivent sinon dans l’harmonie, du moins dans l’entente relative. Tout simplement parce qu’elle ont la conscience du vivre ensemble (sur le même bateau...). Cette conscience transposée au pays obligerait à plus de respect réciproque.

                      - Pour l’élément territoire : il faudrait que l’Etat repense là aussi sa politique. il y eu la décentralisation et l’aménagement du territoire mais il faut aller plus loin. Les banlieues sont des territoires à ne pas négliger : ce sont des zones que je qualifierais de « ceintures d’insécurité ».

                      - enfin pour le dernier élément : les pouvoirs publics : une réforme institutionnelle s’impose, une VIème République .


                    • Adolf le sauveur (---.---.41.134) 18 août 2006 12:37

                      c Florian tu sera mon premier ministre quels est la couleur de tes yeux au fait ? lol

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