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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Rendre le droit de vote obligatoire

Rendre le droit de vote obligatoire

Le vote obligatoire, une fausse bonne idée qui risque de favoriser le FN

JPEG Ainsi donc le remède pour sauver la démocratie française serait de rendre le vote obligatoire. Sur le papier l’idée peut paraître intelligente. Voter est un droit, acquis avec difficulté. Le rendre obligatoire pour préserver une citoyenneté active et respectueuse des institutions peut séduire quelques républicains. Il y a des pays où cela se pratique déjà. Australie, Belgique, Bolivie, Brésil, Grèce et quelques autres. Ce n’est pas la première fois que cette proposition est faite. Alors ? Bonne idée ?

Affirmons-le tout de suite : non. Pour plusieurs raisons :

  1. D’abord parce que comme souvent en France, on sort une idée du chapeau argumentant que d »autres l’applique, sans tenir compte du fait que chez ces derniers, le débat actuel est de supprimer cette obligation… Cela était déjà remarqué dans un court document du Sénat en date de 2003 : « Depuis quelques années, le vote obligatoire est très critiqué. Les abstentionnistes sont de plus en plus nombreux et refusent de payer les amendes. Ils demandent l’abolition du vote obligatoire au motif que voter doit être un droit et non une obligation.  » Et puis regardons de plus prêt en Belgique pour ne pas aller très loin : voilà un pays qui a du vivre sans gouvernement pendant 541 jours, traversant une crise politique sans précédent ! Ça laisse à réfléchir…

  2. Rendre un droit obligatoire, en infligeant une contravention aux réfractaires, que cela peut-il donner comme réactions ? On connait l’attachement culturel de notre peuple à sa liberté. Et même si les conservateurs ne sont jamais très loin, il y a fort à parier que sur un tel sujet ils ne seront pas majoritaires. Une fois dans l’isoloir, qu’est-ce qui interdit au réfractaire de rendre nul son bulletin, ou pire, de voter par objection en choisissant un parti extrémiste par exemple ? L’enfer est pavé de « bonnes intentions »… Sans oublier qu’il y aurait également ceux qui préféreraient payer une contravention que de voter. On se rapprocherait ainsi d’une sorte d’abstention censitaire…

  3. L’effet Tingsten : Herbert, de son prénom, quasi inconnu en France, était un politologue suédois qui a beaucoup écrit sur la démocratie. Il remarqua entre autres, que lorsque un droit de vote était accordé, il profitait aux partis conservateurs. Et que sur des populations novices dans le « devoir électoral », les manipulations clientélistes se propagèrent. Que cela donnerait-il aujourd’hui en France ?… Quand on mesure le niveau de désinformation pratiqué par certains… Je n’ai pas la réponse, mais certainement pas une démocratie équilibrée. N’est-ce pas jouer avec le risque de donner une légitimité démocratique au Front National ?

  4. Enfin, et on nous le jure la main droite sur le cœur, les élus d’aujourd’hui ont compris ce qu’attend la base. J’ai lu cet argument à plusieurs reprises, argument uniquement basé sur cette assertion. L’abstentionniste de base l’est souvent parce qu’il est « écœuré » des mœurs politiques actuelles, écœuré de voir des gens se faire élire sur des idées et faire exactement l’inverse une fois au pouvoir. Si le vote devenait obligatoire, cela donnerait seulement l’occasion de tout légitimer au seul fait que les français ont voté. En partie sourdes, je vois déjà certaines formations politiques se frotter les mains de cette aubaine. Ce serait un désastre démocratique. Sa fin ultime.

Alors ? Quelle alternative proposer ? Elle est relativement simple, non ? Faire de la politique dans le sens le plus noble du terme. Mais je ne suis plus naïf à ce point. Encore une fois, seule une réforme impliquant le citoyen peut nous sauver du désastre à venir. Ainsi que quelques garde-fous, et peu importe qu’ils soient parfois difficilement franchissables. Par exemple : une liste qui n’obtiendrait pas la majorité absolue sur le nombre d’électeurs inscrits, et non pas sur le nombre de vote émis, ne pourrait pas accéder aux fonctions briguées. Quitte à refaire une campagne, avec tout ce que cela a de long et compliqué. Autre piste qui nous vient de la genèse démocratique : la peine d’ostracisme… Bref, ne pas faire peser le poids du dysfonctionnement démocratique sur les électeurs, mais sur ceux qui prennent la politique pour un outil personnel…


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49 réactions à cet article    


  • oncle archibald 11 mars 2015 17:45

    Ce texte en dit vachement long sur la personnalité et la vie passée de celui qui l’a écrit, et qui se prétend en outre un passionné de démocratie ….


    Pour lui la démocratie ne vaut que si c’est un homme du « bon parti » qui sort vainqueur lorsque l’on a fini de compter les bulletins contenus dans la petite boite. Aucun problème dans ce cas là. Mais si, horresco réfrerens, de la petite boite sortait un Nicolas Sarkozy ou une Marine Le Pen, alors là … Sonnez le tocsin : la démocratie est en danger. C’est fou ce que les gens sont capables d’écrire sans même s’en apercevoir tellement ils ont bien tété à la mamelle du « bon parti ».

    Le droit de vote c’est la base de la démocratie. Si un parti n’est pas « républicain et démocratique » il faut l’interdire et tout le monde le sait, c’est déjà arrivé. Si certains électeurs croient ne pas devoir choisir, d’autres le font à leur place, tant pis pour eux c’est la règle du jeu. S’il y a eu beaucoup d’abstentions, la légitimité de l’élu est certes acquise suivant les règles, mais elle est moralement fragilisée par le ratio que l’on peut faire non plus entre les votants mais entre les inscrits. Ainsi ceux qui sont incapables de choisir croient pouvoir « légitimement » prétendre que l’élu ne les représente pas. Mais c’est idiot : une fois élue la personne choisie représente tous les électeurs, ceux qui ont voté pour lui, ceux qui ont voté contre lui, et tout autant ceux qui ont voté blanc ou se sont abstenus. C’est comme ça et c’est tant mieux : il faut bien que les institutions puissent fonctionner.

    C’est pour que cette légitimité de l’élu ne puisse jamais être contestée qu’il serait à mon avis tout à fait judicieux de rendre le vote obligatoire et de sanctionner l’abstention par une amende suffisamment élevée pour être dissuasive. L’argument de l’auteur au sujet de cette amende est qu’elle en servirait à rien. Pourtant si l’on se fie à celles qui sont distribuées sur les routes, elles sont particulièrement efficaces et le nombre de morts et de blessés a diminué de façon très significative depuis que les routes sont mieux surveillées. Il en serait de même.

    Quand à « l’alternative » proposée que je me délecte à relire et qui consisterait à « Faire de la politique dans le sens le plus noble du terme » je pense que l’auteur n’a jamais lu un prospectus électoral car c’est exactement ce que promettent tous les candidats à toutes les élections ! 

    Ce qui ferait du bien à mon avis serait l’obligation pour les candidats à quelque élection que ce soit de donner un programme précis et chiffré des actions qu’ils entendent mener pendant leur mandat, avec une panoplie de vérifications en cours de mandat et des sanctions en cas de non respect de l’engagement. 

    En cas de manquement grave la destitution de l’élu serait la règle avec nouvelle élection organisée dans la foulée. Le cas échéant si en plus d’avoir été simplement un mauvais gestionnaire l’élu avait été malhonnête destitution plus sanction pénale plus sanction financière. 

    Peut être alors les candidats qui brigueraient nos suffrages serraient-ils plus attentifs aux promesses de campagne, au coût de ces promesses, et à la façon dont ils pourraient les réaliser une fois élus. Elus de façon incontestable comme je l’ai dit plus haut.

    • Pascal L 11 mars 2015 18:59

      @oncle archibald

      « Elus de façon incontestable »
      Objectif impossible à tenir quelque soit la méthode, ou alors il nous faut réfléchir à l’équilibre des pouvoirs et des contrepouvoirs et changer toutes nos institutions en conséquence. Rendre le vote obligatoire ne fera qu’augmenter les votes blancs et nul. Et si nous demandons 50% des électeurs au moins pour valider une élection présidentielle, cela ferait très longtemps que nous n’aurions plus de président.
      Je suis assez d’accord sur l’idée de faire plancher les candidats sur un programme détaillé, mais tant qu’à faire, votons pour le programme et non pour la personne, l’élu n’étant plus qu’un technicien pour sa mise en œuvre, un sous-traitant en quelque sorte.

    • Marsiho Marsiho 11 mars 2015 19:27

      @oncle archibald
       La démocratie peut-elle être libérale ? Peut-on écraser des minorités au seul pretexte que ces minorités n’avaient qu’à se déplacer ? Vision ultralibérale. Ce forum est censé être un espace civique et civilisé. En prétendant connaître ma personnalité, mes opinions, voire mon passé électoral, le tout à travers quelques phrases sur un sujet qui nous concerne tous, fait de vous un être bien peu civilisé et pas civique du tout... On peut rejeter une opinion sans devoir tenter prétendre quoique ce soit de la personnalité de celui qui la donne. 


    • Alligator 427 Alligator 427 12 mars 2015 08:58

      @Marsiho
      Arrêtez de jouer les vierges effarouchées ! Le discours « tout sauf le FN » sous prétexte de démocratie est assez lamentable. Votre article aurait pu avoir un intérêt quelconque si vous vous étiez abstenu d’afficher votre militantisme. Une démarche typiquement de gauche, les grands apôtres de la tolérance et de la démocratie. Je vous recommande la lecture du livre « Propaganda » (1928) d’Edward Bernays, le père des « relations publiques », dont voici un extrait : « La manipulation ouverte et intelligente des comportements organisés et de l’opinion des masses est un élément important dans une société démocratique. Ceux qui maîtrisent ce mécanisme d’arrière-plan de la société constituent un gouvernement invisible qui forme le vrai pouvoir de notre pays... [USA] Ce sont les minorités éclairées qui ont besoin d’utiliser la propagande de façon continuelle et systématique  ». Continuez à jouer à la démocratie entre vous et croire que l’opinion n’est pas manipulée...


    • oncle archibald 12 mars 2015 10:45

      @Pascal L
      « Votons pour le programme et non pour la personne, l’élu n’étant plus qu’un technicien pour sa mise en œuvre, un sous-traitant en quelque sorte. »


      Oh que oui ! Ce serait exactement le contraire de ce qui se passe aujourd’hui on la campagne se résume à crier « votez pour moi » les autres sont tellement mauvais … sans aucun argument probant à l’appui de ces affirmations, et sans aucun programme crédible pour sortir du trou. Depuis au moins 50 ans la France est mal gouvernée au centre, sans le dire clairement et sans les centristes, juste parce que gauche et droite établissent des clivages artificiels et épidermiques sur des problèmes de société qui mériteraient bien plus de respect et d’attention.

      Lors de la campagne de 2002 un certain François BAYROU avait alerté sur les dangers de laisser filer la dette, sur l’absolue nécessité de commencer par alléger son poids dans le budget pour retrouver un peu la liberté d’entreprendre des investissements. Il avait aussi d’exonérer totalement de charges les deux premiers emplois de quelque entreprise que ce soit, ce qui aurait permis à des tas d’artisans et de libéraux qui trainent la patte d’embaucher le personnel dont ils ont besoin et qu’ils ne peuvent pas payer. Emplois « du coin de la rue » et non délocalisables ! Tandis que la même mesure aurait allégé de 20% les charges de ceux qui emploient 10 salariés, et de 0,0001 % les charges des entreprises cotées en bourse. 

      Je voterai avec plaisir pour qui que ce soit qui présenterait le même programme.

    • Pascal L 12 mars 2015 15:53

      @oncle archibald
      «  l’absolue nécessité de commencer par alléger son poids dans le budget pour retrouver un peu la liberté d’entreprendre des investissements »

      Cette méthode était jouable dans les années 90, et il aurait fallu l’accompagner par un investissement massif de notre excédent commercial de l’époque, mais ce n’est plus jouable maintenant. 
       La diminution de la dette crée mécaniquement une diminution de la monnaie en circulation et par voie de conséquence de la déflation et donc une crise. Il existe un lien direct et démontré entre la variation de la dette et l’emploi.Si augmenter la dette créé de l’emploi, le paiement des intérêts ne peut pas être fait jusqu’à l’infini et tous les emprunteurs finissent par essayer de diminuer le poids de la dette.
      François Bayrou n’a pas lu Minsky et c’est bien dommage. L’élément déstabilisateur est le fonctionnement actuel de la monnaie avec une création monétaire par la dette. C’est un piège dont il n’existe pas de sortie, sauf à abandonner le paiement des dettes, ce qui va probablement bientôt arriver. Certaines banques ne s’en relèveront pas mais cela permettra un redémarrage.

    • oncle archibald 12 mars 2015 17:16

      @Pascal L
      Vous êtes sans nul doute beaucoup plus savant que moi en matière de dettes et d’économie mais quand je vois que vous écrivez que la dette crée des emplois je crois quand même qu’il y a un hic dans votre raisonnement car, si ce que vous écrivez était vrai, la France, l’Espagne, le Portugal, etc .. vu le niveau faramineux de leurs dettes, ne devraient plus compter le moindre chômeur ! Il y a un os dans le pâté !


      En outre dans mon faible raisonnement de primate je crois que quand quelqu’un signe un contrat il doit honorer sa signature. C’est bête non ? Car si l’on accepte que les écrits ne valent rien, la conséquence est que nous ne vivons plus dans une société organisée mais dans une pétaudière façon far-west ou celui qui a les plus grosses fait la loi. S’il en est ainsi jetons au feu nos codes civils, codes pénal, codes du travail, et pissons gaiement dans les poches de notre voisin de palier qui n’a pas l’heur de nous plaire, surtout s’il est un peu gringalet et pacifiste.

    • Pascal L 12 mars 2015 23:13

      @oncle archibald
      Si vous n’avez pas confiance dans ce que j’écris, vous pouvez toujours lire le livre de l’économiste australien Steve Keen : « l’imposture économique ». Il a démontré le lien entre la variation de la dette et le niveau du chômage comme un effet de bord de sa modélisation du principe d’instabilité financière de Minsky. 

      En fait, ce n’est pas compliqué. Tout d’abord, ce n’est pas la dette mais l’augmentation de la dette qui crée de l’emploi. l’augmentation de la dette provoque une augmentation de la masse financière qui en principe permet aux entreprises d’investir et d’embaucher. Le premier problème est qu’une partie est déjà récupérée par les intérêts qui retournent aux banques (effet n°1). L’augmentation des intérêts fait que tout emprunteur essaie de diminuer son endettement. En remboursant, la masse financière diminue encore provoquant encore plus de chômage (effet n°2). Autre problème et effet n°3 : toute la création monétaire ne va pas vers l’économie réelle, une partie alimente la spéculation ; les banques font des pyramides de Ponzi avec la dette. Aujourd’hui, il n’y a pas plus de 2% de la monnaie en circulation qui va vers l’économie réelle, celle où on achète des biens et des services. Tout se passe comme si tous les intérêts des dettes n’étaient pas payées par les emprunteurs mais par les salariés.

      Le vrai problème est que la règle de création monétaire par la dette est relativement perverse puisque toute augmentation de la masse monétaire disponible pour les entreprises et les particuliers ne peut se faire que par l’endettement (ou par le commerce extérieur, mais maintenant c’est plombé). Il n’en a pas toujours été ainsi et ce point doit être modifié.
      Autrefois, pour gagner beaucoup d’argent, il fallait faire des guerres, ramener des esclaves ou créer des colonies. Maintenant, il suffit d’être dans la finance et d’attendre que les intérêts rapportent quelque chose. En principe, si l’emprunteur ne peut plus payer, on confisque son capital et l’effet final n’est pas très différent du pillage. Ce mécanisme est sans doute une des raisons de la diminution du nombre de guerres ces dernières années.

      « quand quelqu’un signe un contrat il doit honorer sa signature »
      Quand une entreprise ne peut plus payer, on la ferme et on licencie son personnel et on oublie la dette. C’est ce qui s’est passé en 29. Aujourd’hui, ce sont les Etats et les particuliers qui sont endettés. On ne peux pas fermer un pays et virer ses habitants comme on ne peut pas fermer une famille et virer les enfants. Quand il n’y a pas de solutions, on modifie le système et on repart sur d’autres bases. Les dettes qui ne peuvent pas être remboursées ne seront pas remboursées. Le pire, c’est que ce sont les mécanismes actuels de la dette qui créent la déflation et empêche le remboursement. Le système est complètement instable, c’est comme si on voulait faire tenir un balai en équilibre sur son manche à la verticale. Le balai finit toujours par retomber et retombe chaque fois qu’on le redresse.

    • oncle archibald 13 mars 2015 10:08

      @Pascal L


      « l’augmentation de la dette provoque une augmentation de la masse financière qui en principe permet aux entreprises d’investir et d’embaucher. »

      Décidément vous insistez alors que les faits démontrent à l’évidence le contraire !

      « Quand une entreprise ne peut plus payer, on la ferme et on licencie son personnel et on oublie la dette. »

      Formidable exemple de réussite ! Formidable stricto sensu, évidemment ! Avant d’en arriver là on essaye de sauver l’entreprise pour éviter ce désastre. Votre obsession c’est de faire défaut aux prêteurs, ces salauds qui s’engraissent sur notre dos … parce qu’on le leur a demandé ! C’est là le hic ! Et les matamores qui à ce jour dirigent la Grèce sont à genoux devant les prêteurs et leur en demandent encore … Seule différence avec le gouvernement précédent ils essayent de « sauver l’honneur » et de faire ça discrètement !!!

      « Le gouvernement grec a repris jeudi, après plusieurs mois d’interruption, des discussions techniques à Athènes avec les représentants de ses créanciers pressés de connaître l’état réel des finances du pays.

      Cette première mission des experts, de l’UE et du FMI notamment, sur les terres du gouvernement de gauche radicale d’Alexis Tsipras, était réclamée par les partenaires de la Grèce comme un préalable pour activer l’accord passé le 20 février sur une poursuite du financement de l’économie grecque.

      Mais cette visite se heurtait à la sensibilité des nouveaux dirigeants grecs qui avaient promis de rompre avec le cérémonial jugé humiliant des audits réguliers des comptes des ministères grecs menés depuis 2010 dans le cadre d’un plan de sauvetage international assorti d’une rigueur drastique.

      Après des discussions à Bruxelles mercredi, des nuances ont été trouvées : il ne s’agit plus d’une »évaluation« mais d’une mission de »collecte de données«  ; et elle ne donnera plus lieu à des »invasions« d’experts dans les ministères, selon les termes du ministre des Finances Yanis Varoufakis, mais à des échanges d’informations entre fonctionnaires grecs et leurs »alter egos« de l’UE et du FMI.

      Un »lieu de travail« neutre, peut-être même l’hôtel où descendront ces experts, sera réservé à ces échanges, a précisé le ministre sur la chaîne de télévision Mega mercredi soir, précisant que la présence des chefs de file des institutions créancières n’était pas prévue à Athènes. » (La Croix du 12/3/2015).



    • Pascal L 13 mars 2015 12:44

      @oncle archibald
      « les faits démontrent à l’évidence le contraire ! »

      Depuis la fin du vingtième siècle, la monnaie n’est plus l’instrument neutre qui remplace le troc. Beaucoup d’économistes ne l’on pas encore compris, mais cela a été théorisé par Minsky dès les années 80 et modélisé par Keen dans les années 90. La monnaie scripturale qui constitue l’essentiel des transactions aujourd’hui est créé exclusivement par la dette. Lors d’un emprunt, la somme empruntée augmente la masse monétaire M1 disponible sur les comptes des particuliers et des entreprises. Sans cette masse monétaire M1, il y aurait encore moins de monnaie disponible et l’économie serait complètement étranglée. Pour créer de l’activité économique, donc de l’emploi, il n’y a pas d’autres solutions que d’emprunter, donc de créer de la dette. Le déficit du commerce extérieur augmente encore le besoin d’emprunter. Quand aux investissements étrangers, en ce moment, ils ont surtout pour objectifs de récupérer des dividendes, donc il n’y a pas de gains sur le long terme.

      « Votre obsession c’est de faire défaut aux prêteurs, ces salauds qui s’engraissent sur notre dos »
      Certainement pas. Je l’ai fait courte parce que la faillite est ce qui finit par arriver le plus souvent. Je n’en veut pas aux prêteurs, du moins quand il sont également honnêtes et ne font pas du Ponzi sur les situations désespérées. Dans la prochaine crise annoncée, ceux qui souffriront le plus sont les banques qui font du Ponzi avec la dette et les grandes banques françaises sont en première ligne. 
       Le vrai problème est la monnaie et ses règles de création actuelles. Il s’agit d’un encouragement à la prédation bien plus qu’à la création de richesses et cela fonctionne comme un piège pour les Etats. Chaque réduction de la dette diminue l’emploi et crée une bombe sociale. Il est donc logique que la dette ne fasse qu’augmenter.

      Autrefois, pour piller un pays, il fallait faire la guerre. Depuis l’invention de la création monétaire par la dette, ce n’est plus nécessaire. La seule sortie possible passe par le changement des règles de fonctionnement de la monnaie. On peut imaginer une solution qui encourage la création de richesse plutôt que sa prédation sans revenir au troc (les monnaies basées sur l’or s’assimilent au troc et de toutes façons, on ne sait pas où est passé le stock d’or européen confié aux Etats-Unis).

    • L'enfoiré L’enfoiré 11 mars 2015 17:55

      Décidément, je suis obligé de repiquer ce que j’ai dit ailleurs, juste avant. 


      • foufouille foufouille 11 mars 2015 17:56

        solution simple : celui qui vote est payer. tous les pauvres voteront si c’est au moins un ticket restaurant et en fonction de la famille.
        sinon, ma carte ira dans la poche du FN.
        à facho, facho et demie


        • colere48 colere48 11 mars 2015 18:09

          Encore un article écrit par un Grand démocrate !  smiley  smiley


          • TREKKOTAZ TREKKOTAZ 11 mars 2015 22:57

            Tous les récalcitrants au vote doivent être très sévèrement réprimés par les moyens adéquats, en effet cet esprit incivique et barbare favorise de facto le développement du terrorisme, nuisible à l’ esprit du 11 janvier.


            • nours77 nours77 12 mars 2015 05:05

              L abstention n est il pas un droit ainsi qu un choix politique ? je choisis de ne pas voter car personne ne me convient, pourquoi me volerait on cette liberté ?

              C est mon cas, je préfère avoir une amande ou aller en prison que d aller justifier leur système d esclavagiste, si il le faut... En tout cas jusqu a qu un candidat que je pense pouvoir me représenter arrive, je ne choisirait pas dans le fond de la poubelle en désespoir de cause, désolé !


              • Fergus Fergus 12 mars 2015 12:02

                Bonjour, nours77

                « je choisis de ne pas voter car personne ne me convient »

                Rien ne vous empêche de glisser un bulletin blanc ou nul dans l’enveloppe pour signifier votre rejet de l’offre électorale. Et dans ce cas, l’on sait au moins que vous avez l’esprit civique puisque vous avez fait l’effort dé vous déplacer au lieu d’aller à la pêche ou de faire une partie de tarots !


              • nours77 nours77 12 mars 2015 16:51

                @Fergus

                Dans un premier temps le vote est une chose personnel... Donc en d autre terme je me contre fiche de prouver a qui que ce soit que j ai « l esprit civique », je vote en mon âme et conscience pour mon avenir et l avenir de ce qui m est proche, je ne vote pas pour vous, je vous laisse ceci !
                En second le vote blanc veut dire une chose, l abstention veut dire autre chose, de quel droit me dire ce que je dois voté !?
                Et pour finir oui, même jouer au taro est une meilleur idée que d aller voté pour le moment...


              • Fergus Fergus 12 mars 2015 17:53

                @ nours77

                Libre à vous d’agir comme bon vous semble. Mais le fait est qu’en l’état actuel des choses, il est impossible de savoir si les abstentionnistes ont refusé de voter par rejet de l’offre proposée au scrutin, ou par convenance personnelle plus ou moins éloignée de la citoyenneté.

                C’est tout ce que j’ai voulu souligner, et lorsque je me suis trouvé dans votre cas (cela m’est arrivé), j’ai toujours préféré le vote blanc à l’abstention pour la raison évoquée ci-dessus. Mais encore une fois chacun est libre, et je me garderais bien de jeter la pierre à quiconque pense autrement que moi.

                Bonne fin de journée. 


              • mmbbb 12 mars 2015 20:57

                @Fergus le vote est un acte de confiance J’estime que cette confiance est rompue et souvent je ne suis pas alle vote Acte civique ? Que ce depute n’ayant pas declare ses impots et ayant affirme qu il avait la phobie administrative et siege toujours a l’assemble denote une democratie qui n’en ai pas une Comme le dit Wauqiiez qui semble decouvrir le fil a decouper le beurre et denonce cette oligarchie technocratique Il est est urgent de reformer ces institutions et de rendre responsable nos elus comme en Suede ou cette depute a ete viree en ayant utilise l’argent publique a des fins personnels. Si l’on m’oblige a voter je voterai FN ras la casquette de ces donneurs de lecons ras le bol de ces politiques qui nous rebattent les oreilles avec cette democratie en danger alors qu’ils ont ete les principaux artisans de cette demolition


              • fred.foyn Le p’tit Charles 12 mars 2015 07:40

                Voter n’est en rien un devoir mais une connerie qui met en place des mafieux au pouvoir... !


                • bourrico6 12 mars 2015 12:36

                  @Le p’tit Charles

                  Ah, voici la perle du jour. smiley

                  Bon, maintenant que t’as poussé ton beuglement, tu proposes quoi à la place du vote ?
                  Non parce que si tu ne choisis pas le mafieux, il se passera de ton avis figures toi, et alors tu feras quoi ? Tu réclamera le droit de voter ?


                • bourrico6 13 mars 2015 10:49

                  Alors Charlot, t’as pas une solution universelle en une ligne dont tu as le secret ?


                • zygzornifle zygzornifle 12 mars 2015 08:59

                  Qui osera aller chercher dans les 1000 cités de non droit nos « chance pour la France » pour les traîner devant les urnes ???


                  et l’UMP et le ps se partageront les maisons de retraites à coup de petits fours pour faire voter les vieux ...... 

                  • fred.foyn Le p’tit Charles 12 mars 2015 09:51

                    @zygzornifle...C’est à chaque élection la même magouille...A nice Estrosi a des bus pour aller chercher les petits vieux en maison de retraite...Médecin faisait la même chose... !


                  • Jean Keim Jean Keim 12 mars 2015 10:53

                    Voter ou pas est une décision personnelle où la paresse n’est pas absente.

                    Il y a toujours la possibilités de voter blanc et espérer qu’un jour ce vote sera reconnu.
                    On pourrait ainsi lire qu’ au 2ème tour les votes blancs représentent par exemple 70 % des suffrages exprimés et que le candidat sortant est élu par 50,1 % des bulletins nominativement exprimés mais seulement par 15 % de l’ensemble des suffrages exprimés (ce qui est possible dans l’exemple uniquement s’il y a pas de votes déclarés nuls).
                    Le vote blanc calmerait les ardeurs d’un triomphalisme dithyrambique.

                    • rmusic rmusic 12 mars 2015 11:16

                      Si l’obligation de vote est assortie d’une obligation pour les médias d’accorder le même temps de parole à tous les candidats ou partis, alors on pourra discuter de cette obligation.

                      Il faudra aussi comptabiliser les bulletins nuls pour ne pas donner de pouvoir à une idée faussement majoritaire.

                      Toutefois une question ce pose, comment s’exprimeront ceux qui sont contre le système électoral, ils seront, comme beaucoup dans ce pays, muselés.


                      • Iren-Nao 12 mars 2015 12:09

                        @rmusic

                        Le principe même de l’élection, c’est que le meilleur baratineur est élu.
                        Comme qui dirait, au meilleur menteux.

                        Iren-Nao


                      • bourrico6 12 mars 2015 12:30

                        @Iren-Nao

                        Le principe même de l’élection, c’est que le meilleur baratineur est élu.

                        C’est tout à fait, ça, l’art oratoire.
                        Et si le baratiné est demandeur, alors la c’est la fête.


                      • rmusic rmusic 12 mars 2015 13:46

                        @Iren-Nao
                        Ce sont tous des baratineurs mais il est étonnant de constater que le résultat sorti des urnes est directement proportionnel au temps de parole accordé par les médias.

                        Puisque nous sommes, et pour longtemps, contraints à passer par cette escroquerie pour se doter des décideurs du type de société dans laquelle nous vivons, essayons, au moins, de le rendre plus cohérent et juste.


                      • révolQé révolQé 12 mars 2015 11:49

                        a partir de 1.30mn,
                        E,Chouard explique tout bien comme il faut le pourquoi il faut voter... smiley

                        https://www.youtube.com/watch?v=ieqAW6tm4pc


                        • christophe nicolas christophe nicolas 12 mars 2015 13:34

                          Les gens qui ne votent pas, votent blanc. On peut faire le test mais il faut les comptabiliser.


                          • lapalette 12 mars 2015 13:43

                            Pour les municipales de ma ville, j’avais le choix entre un magouilleur apparenté à la gauche, sortant, et un imbécile, homme d’appareil de la droite. Je n’y suis pas allé.

                            Tant que le vote blanc PAS NUL n’est pas instauré, je ne vote plus.
                            Pour dire, je ne me vois pas voter pour la droite extrème, mais il n’est plus question que je tombe dans un piège électoral de la forme Chirac ou le FN.


                            • ddacoudre ddacoudre 12 mars 2015 13:53

                              bonjour masiho..

                              je veux bien croire que la liberté existe, cela nous fait tant de bien de le penser, si nous étions si libre nous n’aurions pas besoin de le crier et de l’écrire sur les frontons des mairies.http://ddacoudre.over-blog.com/pages/Liberte-un-processus-d-attraction-7612951.html.

                              l’obligation du vote c’est la reconnaissance de l’échec d’une organisation démocratique ou du moins qu’elle ne fonctionne pas très bien. la démocratie est une organisation altruiste, chacun ne peut ignorer l’autre dont il retire ce qu’il est. or le développement de l’individualisme s’oppose à cela, être un être singulier est une chose, croire que l’on est le centre de l’univers une autre, surtout quand l’on devient adulte.
                              http://ddacoudre.over-blog.com/pages/Etat-c-est-simple-2892887.html.
                              cordialement


                              • ralph 12 mars 2015 14:20

                                S’il y a obligation de vote, je vote Poutine !!


                                • Hervé Hum Hervé Hum 12 mars 2015 14:21

                                  Comme d’autres l’ont (mal) dit, l’obligation de voter (devoir) implique de fait, de considérer le vote blanc comme un vote exprimé (et non seulement comptabilisé, car c’est aujourd’hui le cas). L’obligation de vote ne peut pas être l’obligation de choix, on peut en effet choisir aucun candidat

                                  Ainsi, si le vote blanc obtenait la majorité, cela impliquerait, obligerait à procéder à une nouvelle campagne avec de nouveaux candidats.

                                  Comme cette éventualité est la pire qui puisse être pour les partis politique, il est inutile de s’inquiéter de ce coté là, le vote obligatoire c’est pas demain la vieille dans le système politique actuel... C’est un chiffon qu’on agite de temps en temps, pour culpabiliser et inciter à aller voter, mais pas pour être pris au sérieux, surtout pas !


                                  • Fergus Fergus 12 mars 2015 16:08

                                    Bonjour, Hervé Hum.

                                    Je pense très exactement comme vous, à la fois sur la nécessité de reconnaître le vote blanc comme exprimé en cas d’obligation, et sur le fait que les caciques politiques ne sont pas près de scier la branche sur laquelle ils sont assis.


                                  • Trelawney Trelawney 12 mars 2015 14:38

                                    voilà un pays qui a du vivre sans gouvernement pendant 541 jours, traversant une crise politique sans précédent ! Ça laisse à réfléchir. La Belgique a vécu prés de 2 ans sans gouvernement et que s’est-il passé ? Rien. La Belgique a fonctionné normalement et ce sont les régions qui ont pris le relai. Maintenant je vous pose la question : Depuis que Hollande est président nous avons eu 3 gouvernements et qu’ont-ils fait ? Quelles sont les réformes sensibles qu’ils ont mis en place ? Et avec ces gouvernements, Est-ce que nus traversons une crise économique sans précédent ?

                                    N’est-ce pas jouer avec le risque de donner une légitimité démocratique au Front National ?

                                    Donc nous allons créer une loi pour éviter de donner une légitimité démocratique à un parti politique. Si vous êtes dans ce mode de pensée, je vous conseille d’émigrer dans un pays plus en rapport avec vos idées comme : la Corée du Nord, la Chine, Cuba etc. Ce sont des pays qui aiment les fervents démocrates du moment qu’ils interdissent toute légitimité démocratiques aux partis d’opposition.


                                    • Marsiho Marsiho 12 mars 2015 15:14

                                      @Trelawne

                                      Ca fait peur à vous lire, ainsi que d’autres, de deviner à quel point le FN a réussi sont travail de dédiabolisation. Peut-on appliquer un système démocratique à un parti qui n’est pas démocratique, et ne veut pas de la démocratie ? Bien sûr, chaque opinion est défendable, chaque opinion a le droit d’être verbalisée. Mais ça pue... Faut-il rappeler ou vous apprendre que toutes les dictatures du XXème siècle sont arrivées par les urnes ? Je tiens à ma liberté d’opinion, comme à ma liberté d’expression, je n’ai aucune raison d’aller en Corée du nord... Mais je n’ai aucune envie que votre parti transforme notre pays en Corée du nord... Et au-delà de la question du FN, la question est : peut-on rendre un droit obligatoire ? Je pense que non pour les raisons exposées. 

                                    • Fergus Fergus 12 mars 2015 16:04

                                      Bonjour, Marsiho.

                                      « La question est : peut-on rendre un droit obligatoire ? »

                                      A mon avis, il est réducteur de présenter le vote comme un droit. Car c’est non seulement un droit , mais également un devoir citoyen pour chaque Français. Dès lors, l’obligation du vote n’est pas plus choquante que n’est la participation, tout aussi obligatoire, à l’éducation pour les enfants, ou au financement, lui aussi obligatoire, des services publics par le biais de l’impôt et des taxes.

                                      Sur le FN, je crois que votre analyse n’est pas la bonne non plus. Certes, ce parti est probablement tel que vous le décrivez (et c’est d’ailleurs pour cela que je vote résolument contre en soutenant le FdG), mais sur un plan pratique, il faut bien reconnaître que l’on est, en 2015, sur un procès d’intention, largement basé sur des origines d’extrême-droite indiscutables et sur la persistance dans l’entourage des caciques - MLP en tête - de personnages pour le moins douteux comme Frédéric Chatillon : faute de preuves irréfutables d’un rejet des valeurs républicaines, le FN est reconnu par la nation et a droit, de ce fait, à être traité exactement comme les autres partis, qu’on le veuille ou non.


                                    • Trelawney Trelawney 12 mars 2015 16:41

                                      @Marsiho
                                      A chaque élections des partis comme lutte ouvrière ou le PCR inscrivent des candidats. Ces deux paris ont défini comme programme politique : la nationalisation de toutes les sociétés privées et la confiscation de certains biens. Bien que le droit à la propriété fasse partie de la « déclaration universelles des droits de l’homme », c’est quand même inscrit dans leur programme. Vous allez me dire que tant qu’il font au maxi 3% aux élections ils ne représentent pas un réel danger et on peut les laisser s’amuser à croire en la démocratie. Est-ce que le jour (si jamais ça arrive tout est possible) où ils font 30% vous allez aussi dire qu’ils n’ont pas de légitimité démocratique ?

                                      Allez faire un tour sur le site du FN et lisez leur « projet ». Rien n’indique que ce parti n’est pas démocratique. Il dit même je cite : « La démocratie est un principe fondamental de la République française, un bien sacré. L’attachement de la Nation à la libre expression de toutes les opinions, à la libre volonté du peuple français de mener son destin, indépendamment de toute allégeance, doit rester intact. ». Vous allez aussi me dire que « ce sont des paroles et que rien n’indique qu’ils vont tenir leurs promesses ». Je pourrais aussi vous répondre qu’il n’est pas obligé que tous les partis politiques ressemblent au PS de François Hollande qui dans sa façon d’agir n’a rien de démocratique. Parce que faire l’inverse de ce qu’il a inscrit dans son programme politique est pour moi un déni de démocratie.

                                      Bon je ne suis pas né de la dernière mousson donc je sais à quoi m’en tenir avec le FN, tout comme je sais à quoi m’en tenir avec le PS, l’UDI, l’UMP. Tous ces partis ont leur place dans ce débat démocratique parce que tous ne valent pas grand chose.

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