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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Retour sur la censure des statistiques « ethniques »

Retour sur la censure des statistiques « ethniques »

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« Ainsi le démocrate, comme le scientifique, manque le singulier : l’individu n’est pour lui qu’une somme de traits universels »,
Jean-Paul Sartre, Réflexions sur la question juive, Paris, Gallimard, 1954, p. 66.

« La loi (...) crée l’inégalité en même temps que l’égalité : sont égaux ceux qui portent le même masque, jouent le même personnage du droit, se trouvent dans les situations que la loi définit comme identiques »,

Eric Weil, Philosophie politique, Paris, Vrin, 1956, p. 145.




La question du racisme, en France, s’est longtemps confondue avec celle de l’intégration. Cette réduction de la problématique, en postulant systématiquement une responsabilité à torts partagés dans l’exclusion des populations issues de l’immigration, a fourni ses meilleurs alibis à l’ajournement de l’action publique. Dans la perspective de l’intégration, le racisme ne se combattait pas, il se négociait, les vœux pieux le disputant à la pédagogie morale.
Ce n’est qu’à compter de la fin des années 90, après avoir été minoré sinon justifié, que le racisme s’est vu reconnaître une existence autonome au travers de la dénonciation des discriminations raciales. L’apparition de cette expression dans le discours officiel, loin d’être un énième artifice terminologique, témoignait d’une prise de conscience : « ce ne sont plus les attributs des étrangers que l’on considère comme responsables des difficultés auxquelles ils sont confrontés (...), mais le fonctionnement de la société française elle-même » [1]. Là où l’on se perdait en conjectures sur les causes présumées du racisme, il faudrait désormais en combattre concrètement les effets. En d’autres termes, l’antiracisme paraissait se défaire des pesanteurs idéologiques pour devenir, enfin, une politique sociale.
La consécration de cette primauté du pragmatisme sur les passions dogmatiques paraît aujourd’hui remise en cause, suite à la censure par le Conseil constitutionnel, le 15 novembre 2007, d’un amendement de la loi Hortefeux relatif à la «  conduite d’études sur la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l’intégration », également appelées statistiques « ethniques » par commodité de langage.
Cette décision, en effet, paraît adresser une fin de non-recevoir à un processus engagé en 2005, lorsque le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD) invitait la France « à affiner ses outils statistiques lui permettant de concevoir et de mettre en œuvre une politique globale et efficace de lutte contre la discrimination raciale » [2]. En d’autres termes, lorsque la crédibilité des statistiques françaises en matière de discrimination fut remise en cause.
Les analyses françaises sur la discrimination raciale, s’interdisant toute référence explicite à la couleur de peau, semblent en effet vouées à manquer l’essentiel. Tenues de concilier l’éthique antiraciste et l’objectivité scientifique, elles se concentrent principalement sur la question de l’ethnicité. Se donnant ainsi pour objet d’évaluer les incidences sociales de l’appartenance à une communauté réelle ou supposée, elles se construisent pour l’essentiel à partir d’indicateurs de filiation - lieu de naissance et nationalité -, censés déterminer l’appartenance ethnique des individus [3]. Comme l’a notamment souligné Roxanne Silbermann, directrice de recherche au CNRS, la pertinence de cette méthode ne peut que décliner au fur et à mesure des générations étudiées [4]. En effet, avec l’utilisation des seuls indicateurs de filiation pour indice de l’ethnicité, une large part de la population issue de l’immigration disparaît purement et simplement du champ statistique. À titre d’exemple, le petit-fils d’un primo arrivant algérien, lorsque son père est né en France et a acquis la nationalité française, ne peut « statistiquement » être victime de discrimination raciale. Ce phénomène d’éviction statistique, déjà considérablement accentué par le jeu des mariages mixtes, est inévitablement appelé à s’amplifier avec le simple écoulement du temps [5].
Par ailleurs, en réduisant à la seule origine des parents la notion d’ethnicité, les statistiques vident cette dernière de sa consistance propre pour en faire le nouvel avatar de la question raciale, à travers laquelle les individus sont assignés malgré eux dans des catégories immuables.
La position de la France est d’autant plus critique que la loi ne permet pas à ce jour de contrôler efficacement l’usage qui est fait des données relatives à l’origine ethnique. Certes, il est interdit dans l’absolu « de collecter ou de traiter des données à caractère personnel qui font apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques d’un individu » [6]. Mais la portée de cette interdiction est extrêmement relative : elle est en effet levée dès que « la personne concernée a donné son consentement exprès  » [7]. Concrètement, cette exception au principe d’interdiction a pour effet de déposséder la Commission nationale informatiques et libertés (CNIL) de l’essentiel de son pouvoir de contrôle [8]. En pratique, une entreprise peut donc collecter des informations sur l’origine ethnique de ses salariés, dès lors qu’elle allègue devant la CNIL de leur consentement préalable et d’un but légitime. Dans cette hypothèse, il paraît évident que l’intégrité du consentement, sollicité dans environnement où les relations sont par nature hiérarchisées, reste éminemment sujette à caution. L’inconséquence de la loi dans ce domaine, suite aux cas avérés de « fichage racial » au sein de nombreuses entreprises, n’en paraît aujourd’hui que plus flagrante.
Prenant acte de la faillite considérable du modèle français sur ces questions, la CNIL sollicitait en conséquence l’adoption d’une loi destinée à renforcer son pouvoir de contrôle sur les enquêtes faisant apparaître des informations à caractère ethnique. Dans la perspective d’une intégration de l’apparence physique - à commencer par la couleur de peau - dans les référents statistiques, une telle loi constituait aux yeux de la CNIL un préalable indispensable afin de prévenir le détournement de ces enquêtes à des fins xénophobes ou communautaires.
Adoptée le 23 octobre 2007 à l’issue d’un amendement (article 63) de la loi relative à la maîtrise de l’immigration, à l’intégration et à l’asile, la mesure faisait aussitôt l’objet d’une saisine devant le Conseil constitutionnel. Les auteurs de la saisine, en effet, ont considéré que celle-ci avait été adoptée à l’issue d’une procédure législative irrégulière, et qu’elle n’offrait pas de surcroît les garanties nécessaires à la protection des droits fondamentaux et des libertés individuelles et publiques.
Le Conseil constitutionnel, faisant siennes ces critiques, a donc censuré la disposition de la loi Hortefeux qui visait à soumettre à un régime d’autorisation unique la «  conduite d’études sur la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l’intégration ».
Aujourd’hui célébrée comme une consécration de la lutte antiraciste, cette décision de censure devrait cependant interpeller avant de donner lieu à réjouissance. Car si elle témoigne a priori de la vigilance du Conseil constitutionnel à l’égard du respect formel du principe d’égalité, elle consacre dans le même temps l’infirmité pratique de la pensée républicaine face aux logiques racistes.

Le respect du principe d’égalité : une question de forme

À l’origine, la loi dite Hortefeux comportait dix-huit articles, dont quinze avaient pour objet exclusif de réglementer l’entrée et le séjour des étrangers sur le territoire français. Pour l’essentiel, ces articles fixaient de nouvelles exigences relatives au regroupement familial et à l’immigration pour motifs professionnels. L’objectif premier de la loi, sans équivoque possible, était donc de modifier les conditions d’accès et de séjour des étrangers.
Or, le Conseil constitutionnel a relevé que l’amendement relatif aux statistiques ethniques, bien que présenté comme un instrument au service des politiques d’intégration, était sans rapport direct avec l’objet initial de la loi. Décelant en cela l’existence d’une procédure législative irrégulière, le Conseil a donc annulé l’amendement litigieux.
Sur ce point, la position du Conseil n’est pas sujette à controverse. Le président de la CNIL lui-même, partisan de l’insertion de données ethniques plus explicites dans les études statistiques, concède que l’amendement mis en cause était effectivement un « cavalier législatif » [9]. Ledit amendement portait en effet modification de la loi dite Informatique et Libertés, tandis que le projet de loi Hortefeux visait à l’origine la seule réforme du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En d’autres termes, les statistiques « ethniques », promues comme outil de lutte contre les discriminations, n’avaient pas vocation à s’appliquer prioritairement aux étrangers, mais aux nationaux. Cette destination première tombe sous le sens puisque la discrimination, c’est-à-dire la distinction arbitraire entre des individus censément titulaires des mêmes droits, interpelle la consistance même de la citoyenneté française avant d’intéresser le droit des étrangers.
Eu égard au projet de loi initial, portant exclusivement sur une réforme du droit des étrangers, le juge constitutionnel a donc légitimement pu considérer que l’amendement relatif aux statistiques « ethniques » était sans rapport avec l’objet initial de la loi, justifiant de ce seul fait sa décision de censure.
Traditionnellement, cette intransigeance du juge constitutionnel vis-à-vis des conditions d’exercice du droit d’amendement des parlementaires s’explique par le souci de préserver le principe de séparation des pouvoirs, dont on sait qu’il risque de devenir purement artificiel lorsque le pouvoir parlementaire se trouve massivement acquis aux options de l’exécutif. Mais en l’occurrence, la condamnation du « cavalier législatif » est justifiable au-delà du souci légitime de sauvegarder les institutions, en ce qu’elle peut également valoir jugement sur le fond.
Car il faut convenir que les auteurs de l’amendement, dans leur empressement à voir adoptée ce qui constituait une proposition de loi à part entière, ont eux-mêmes accrédité la thèse selon laquelle les statistiques « ethniques » participaient du cautionnement des stéréotypes racistes [10]. En effet, en associant leur proposition à une loi portant exclusivement sur le droit des étrangers, les auteurs de l’amendement renvoyaient implicitement les Français issus de l’immigration, premiers concernés par le projet de statistiques «  ethniques », au statut légal des étrangers. Aussi semble-t-il naturel que les statistiques « ethniques », pour reprendre l’expression navrée du président de la CNIL, n’aient pas été comprises [11] : présentées de la sorte devant Parlement, elles ne pouvaient que susciter la réprobation du juge constitutionnel, l’irrespect des formes aggravant en l’espèce le soupçon sur le fond.

En ce sens, la censure de l’amendement relatif aux statistiques « ethniques » n’est pas critiquable. Elle le devient cependant lorsque le juge constitutionnel entend la justifier au nom de l’article 1er de la Constitution.

Une interprétation confuse de la notion de discrimination

Le Conseil constitutionnel, tout en précisant que l’irrégularité de la procédure législative constituait le motif déterminant de la censure des statistiques « ethniques », a également réprouvé ces dernières au regard de leur objet même : « si les traitements nécessaires à la conduite d’études sur la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l’intégration peuvent porter sur des données objectives, ils ne sauraient, sans méconnaître le principe énoncé par l’article 1er de la Constitution, reposer sur l’origine ethnique ou la race ». Mais cette condamnation de principe, dont la formulation allusive témoigne de l’embarras sinon de la maladresse du juge constitutionnel, pose en définitive plus de questions qu’elle n’en résout.
Certes, au terme de l’article 1er de la Constitution, l’égalité des citoyens devant la loi sans distinction d’origine, de race ou de religion est posée comme corollaire de l’indivisibilité de la République. Toutefois, l’interdiction de la distinction entre citoyens s’entend de la prohibition des pratiques discriminatoires illégitimes, et non de la simple désignation des caractéristiques particulières des individus.
De fait, l’assimilation implicite des statistiques « ethniques » à une pratique discriminatoire apparaît dépourvue de tout fondement juridique. La discrimination suppose en effet la création arbitraire d’une inégalité de droit. Elle n’est interdite et condamnée qu’à raison de ce que, sur le fondement d’un critère illégitime, « une personne est traitée de manière moins favorable qu’une autre ne l’est, ne l’a été ou ne le serait dans une situation comparable » [12]. Or, l’amendement mis en cause laissait intacte la situation juridique des individus. La conduite d’études sur la diversité des origines des personnes, en effet, n’emportait pas création d’une catégorie juridique nouvelle, de même que sa réglementation ne visait pas la création d’un statut qui aurait nécessité aménagement des droits.

In fine, le juge constitutionnel semble donc avoir réprouvé les statistiques «  ethniques » moins pour ce qu’elles sont réellement que pour le détournement dont elles pourraient faire l’objet. Situation paradoxale s’il en est, puisque l’amendement annulé tendait précisément à mettre un terme aux dérives déjà constatées dans ce domaine, en dotant la CNIL des moyens effectifs de borner la pratique des enquêtes relatives à l’origine ethnique.

Le paradoxe est d’autant plus grand que par sa décision, le Conseil constitutionnel devrait théoriquement remettre en cause la constitutionnalité de la loi dite Informatique et libertés. En effet, cette dernière autorise, toujours sous réserve du consentement exprès des personnes concernées, la collecte et le traitement d’informations portant sur leurs opinions religieuses [13]. Or, si la prise en considération de données à caractère ethnique est considérée comme contraire à l’article 1er de la Constitution, il devrait logiquement en être de même s’agissant des données à caractère religieux, sauf à considérer que la Constitution n’accorde pas le même degré de protection selon que la discrimination procède d’un préjugé raciste ou de l’intolérance religieuse.
Pourtant, au regard de l’utilité des sondages d’opinion religieuse dans un débat toujours vif sur la laïcité, il paraît relativement improbable que la constitutionnalité de ces derniers soit remise en cause.
Ainsi, la censure des statistiques « ethniques » laisse présager d’une distinction inédite parmi les motifs de discrimination formellement prohibés par la Constitution, de la création d’une frontière juridique que rien ne justifie. La confession religieuse et l’appartenance ethnique sont en effet d’une seule et même nature, l’une et l’autre se référant à un état éminemment subjectif. Toutes deux ont à voir avec le for intérieur de chacun et sont susceptibles d’évoluer dans le temps. De même qu’un individu peut se convertir à une religion, ou devenir athée au fil du temps, il peut au cours de sa vie développer un sentiment d’appartenance privilégié à l’égard de l’une ou l’autre de ses origines ethniques. Mais, précisément, cette communauté de genre semble échapper à l’entendement du juge constitutionnel. Car lorsqu’il concède que « les traitements nécessaires à la conduite d’études sur la mesure de la diversité des origines des personnes (...) peuvent porter sur des données objectives », mais que ceux-ci ne sauraient néanmoins, « sans méconnaître le principe énoncé par l’article 1er de la Constitution, reposer sur l’origine ethnique ou la race », le Conseil constitutionnel induit clairement l’idée selon laquelle l’origine ethnique et la race sont des données objectives.
Sans doute n’est-ce là qu’un fâcheux lapsus de la part du Conseil constitutionnel. Mais il n’en demeure pas moins révélateur de son incapacité à penser la question de l’ethnicité, dont l’existence même heurte semble-t-il le principe d’indivisibilité de la République.

Quand l’indivisibilité de la République commande l’invisibilité de l’homme

La condamnation des statistiques «  ethniques » par le Conseil constitutionnel, en définitive, démontre l’infirmité pratique de la pensée républicaine face aux logiques racistes. En privant la société française des moyens concrets de prendre la mesure du racisme qui l’affecte, le juge constitutionnel la condamne en effet à reproduire, presque malgré elle, les archétypes racistes.
A priori incompréhensible et contraire aux intérêts sociaux, cette décision n’en est pourtant pas moins fidèle à une certaine tradition républicaine : en dernier recours, lorsque la société semble menacée de dissolution ou paraît mettre en péril les institutions, l’indivisibilité de la République prévaut sur l’égalité des citoyens devant la loi.
En s’inspirant de toute évidence de cette théorie de l’Etat d’exception, la condamnation de principe des statistiques « ethniques » atteste de la nature foncièrement coercitive de l’universalisme républicain, tel qu’il se pense encore aujourd’hui. Elle témoigne des carences d’un projet de société qui, postulant l’indifférenciation des individus comme seul chemin vers l’égalité, exige la négation publique du singulier. Elle laisse également entendre que la source de droit reste nécessairement moins l’homme que le citoyen, c’est-à-dire ce qui reste de l’homme une fois privé de ses particularités, l’« Homme comme vestige des singularités retranchées, sorties du commun » [14]. L’on doit pour le dire clairement emprunter à Sartre : « le démocrate, comme le scientifique, manque le singulier : l’individu n’est pour lui qu’une somme de traits universels » [15].
Et force est de constater que pour le démocrate tel que le rêve la Constitution française en définitive, l’identité c’est le vol, ou du moins un déni larvé du principe d’égalité. L’idée qu’un individu puisse disposer d’un caractère inédit et irréductible lui est proprement intolérable : il lui faut donc, impérativement, être aveugle à la couleur. Ainsi le Conseil constitutionnel, lorsqu’il censure par principe les statistiques « ethniques », condamne en réalité ce qui lui paraît constituer l’instrument de singularisation par excellence. Et ce faisant, il renoue avec l’universalisme le plus rigoriste, pour ne pas dire ascétique, selon lequel l’unicité et l’indivisibilité de la République commande l’invisibilité des hommes.

Notes




1- Didier Fassin, L’invention française de la discrimination, in Revue française de science politique, vol.52, n° 4, août 2002, p. 407.
2- Commission nationale consultative des droits de l’homme, La lutte contre le racisme et la xénophobie : rapport d’activité 2005, Paris, La Documentation française, 2006, p.168.
3- Au travers de la Décision n° 2004-499 DC - 29 juillet 2004, le Conseil constitutionnel a également autorisé la méthode dite du «  testing », qui prend en compte la consonance étrangère des noms et prénoms pour évaluer, toutes choses égales par ailleurs, d’éventuelles pratiques discriminatoires au stade du recrutement dans les entreprises.
4- Roxanne Silbermann, Actes du colloque Statistiques « ethniques », Paris, Maison de la Chimie, 19 octobre 2006, p.16-20.
5- En 2005, l’alternative au phénomène d’éviction statistique de la dernière génération dite « issue de l’immigration » consiste à prendre en compte « la présence dans l’ascendance sur deux générations d’au moins un ressortissant étranger », ce qui permet notamment de prendre en considération le jeu des familles mixtes.
En ce sens, cf. Sylvain Brouard et Vincent Tiberj, Français comme les autres ? Enquête sur les citoyens d’origine maghrébine, africaine et turque, Paris, Presses de Sciences Po, 2005, p.139.
6- Article 8-I de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978.
7- Article 8-II-1er de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978.
8- Lorsque le consentement exprès des personnes est recueilli, la collecte et le traitement des données dites « sensibles » cesse d’être soumise à un régime d’autorisation préalable : une simple déclaration auprès de la CNIL est requise.
9- Alex Türk (propos recueillis par Catherine Coroller), Sur les statistiques ethniques, « nous n’avons pas été compris », Libération, édition du vendredi 23 novembre 2007.
10- En ce sens, voir Laetitia Van Eeckhout, Faux débat sur les statistiques ethniques, Le Monde, édition du 15 novembre 2007.
11- Alex Türk, Sur les statistiques ethniques, « nous n’avons pas été compris », précité.
12- Directive 2000/43/CE du Conseil de l’Union européenne du 29 juin 2000 relative à la mise en œuvre du principe de l’égalité de traitement entre les personnes sans distinction de race ou d’origine ethnique, JOCEL 180 du 19 juillet 2000, art. 2.
13- Article 8-II-1er de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978.
14- Shmuel Trigano, L’Idéal démocratique à l’épreuve de la Shoah, Paris, Odile Jacob, 1999, p. 242.
15- Jean-Paul Sartre, Réflexions sur la question juive, Paris, Gallimard, 1954, p. 66.


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73 réactions à cet article    


  • Zalka Zalka 10 décembre 2007 10:30

    Et bien, si la majorité des français ne sont pas racistes, il y a tout de même du racisme dans la société française (comme dans toutes sociétés).

    On le trouve par exemple dans un certains nombres de vos propos (pas tous) qui assimilent régulièrement la totalités des immigrés à des voyous en prenant d’ailleurs prétexte de défense de la nation. Voila le racisme : l’amalgame simpliste et péjoratif.


  • JC. Moreau JC. Moreau 10 décembre 2007 11:03

    Bonjour Seb59,

    Pour prendre un exemple concret :
    - Lorsqu’un patron d’hotel émet une offre d’emploi à un poste de réceptionniste en CDD ; que postule à cette offre une candidate de nationalité portugaise, diplômée en marketing et communication, expérimentée, parlant couramment quatre langues (anglais, français, allemand, portugais) ; que ladite candidate se voit répondre qu’elle ne correspond pas au profil mais que l’hotel recherche néanmoins des femmes de ménage... je crains que ledit patron soit moins animé par un sens aigu du patriotisme que par un très ordinaire préjugé raciste.


  • faxtronic faxtronic 10 décembre 2007 13:52

    A JC Moreau :

    C’est quoi cette anecdote ? Tu as des preuves que cette anecdote existe ? Ou bien c’est juste un exemple bien chaleux. Oui le racisme existe, il est general, il est etrnel, et particulierement dans un monde plein ou les gens se battent pour leur survie, car les ressources de la planete s’epuisent.


  • JC. Moreau JC. Moreau 10 décembre 2007 14:39

    @faxtronic

    Une anecdote parmi d’autres effectivement, peut-être pas d’une grande valeur à vos yeux puisque vous ne l’avez pas constaté par vous-même, j’en conviens fort bien.Pour ma part, elle a fini de me convaincre. PLus convaincants sont les résultats des nombreux « testing » relatifs aux candidatures par CV, à qualification équivalente où seuls les noms sont modifiés : les données sont assez éloquentes, me semble-t-il.


  • Zalka Zalka 10 décembre 2007 15:15

    @seb59 :

    « Ce qui est evident c’est que bien souvant , les auteurs d’incivilité, de casse, de vol sont d’origine etrangere (precisement du moyen orient ou d’afrique). C’est ce que nous voyons au quotidien, et vous refusez de l’admettre. »

    Phrase qui démontre bien votre racisme, votre crétinerie, et une totale inaptitude à toutes activité demandant plus de capacité cérébrale que chier.

    En fait parmi les fauteurs de troubles, il y a une proportion plus importante d’immigrés que parmi les honnêtes gens. Exemple abstrait : cela signifie que sur 100 délinquants, vous avez 30 d’origine immigrés, alors que sur 100 honnêtes gens ils ne seraient que 10. Cela laisse donc en réalité des millions d’honnêtes gens immigrés que vous assimilez à ce qui reste une minorité de fouteurs de merde. De même vous occultez totalement la délinquance autochtone qui n’a rien de négligeable.

    « La multiplication des »cas particuliers« , »des anecdotes« en fait malheureusement un cas general. »

    Faux, Archi Faux. Logique de merde pour mentalité de merde. Je ne répondrai même pas à ce genre d’argument digne uniquement du résidu d’humanité que vous êtes.

    « Je pense que chaque personne legalement en france et qui respecte nos coutumes , nos lois, notre pays et les citoyens meritent le respect (quelle que soit sa couleur et son origine). »

    Les arguments que vous citez au dessus sont pourtant en contradiction flagrante avec cette profession de foi. Je vous accuse précisément de racisme parce qu’en affirmant les débilités de votre premier commentaire, vous ne vous contentez pas de me manquer de respect, vous me traitez en sus comme un animal, moi qui suis un honnête travailleur ayant des origines immigrés.

    « Ceux qui ne respectent pas les francais et nos lois ne meritent rien, si ce n’est un bon coup de pied aux fesses et un voyage en bateau à leur frais. »

    Je doute de l’humanité d’un même mesure, et en présence d’imbécile, je préconise de se comporter intelligement, mais néanmoins, je comprend que des gens veulent foutre les casseurs dehors à coup de pied au cul. Mais encore une fois vous ne proposiez pas cela pour les fouteurs de merde, mais pour la totalité des immigrés puique, dixit vos propres propos : « une accumulation d’anecdotes donne un fait général ».


  • Zalka Zalka 10 décembre 2007 16:24

    « Votre commentaire et les insultes que vous me lancez, montre bien à quel point on peut dialoguer avec vous, et la consideration que vous faites pour les opinions differentes et les »non immigrés« en particulier. »

    Votre amalgame haineux est une insulte envers moi et les millions d’honnêtes travailleurs ayant des origines immigrés. Je n’ai aucune considération pour les cons racistes dans votre genre, c’est vrai. Je respecte que les opinions différentes qui ne classent personne « sous-humains » que ce soit les immigrés ou les non immigrés qui soient visés.

    « N’oubliez pas que vous n’etes pas ici en terre conquise ! Nous n’avons pas besoin de vous, alors un peu de respect ne ferait pas de mal. »

    Encore un manque de respect de votre part. Vous me traitez comme un envahisseur, alors que je suis né ici (dans mon cas d’un père étranger et d’un mère française). Votre demande de respect est aussi ridicule que celles des racailles qui insultent tout le monde et pleurnichent qu’on ne les respectent pas.

    Le respect, cela ne se fait pas à sens unique. Vous voulez être respecté ? Bien ! Commencez donc par arrêter de traiter les immigrés comme des animaux. De mon côté, j’ai la conscience tranquille : je n’ai jamais manqué de respect lorsqu’on me témoignait du respect : y compris lorsque ces personnes n’avaient pas la même opinion que moi sur des sujets sensibles.

    « Vous etes l’exemple meme que certains personnes des joyeuses communautés »immigrées« sont profondement anti-francais et anti-republicains. »

    Parce que prôner le nettoyage ethnique, c’est français et républicain ? Je suis uniquement français, pas immigrés mais seulement fils d’immigrés.

    « Prenez donc le bateau , avant de devoir rentrer à la nage »

    Oh, encore une insulte raciste ! Question : il s’agit du bateau qui amena mon père ou le Cargo qui amena mes ancêtres viking au VIIIème siècle ?

    Finalement je ne peux vous suggérez d’aller dans un autre pays, non pas parce que votre présence est souhaitable en France, mais parce que je ne hais aucun pays au point de vouloir imposer à ses habitants la présence d’un étron tel que vous.


  • Zalka Zalka 10 décembre 2007 18:25

    Les étrons ne sont pas les français, mais juste vous et les imbéciles racistes dans votre genre.

    Par ailleurs, je n’ai jamais défendu les racailles. Mais m’accuser de cela est bien le genre de méthode minable des gens comme vous. Je refuse d’être amalgamer aux racailles qui brûlent les voitures donc je les défendrais ? Voila votre raisonnement débile.


  • JC. Moreau JC. Moreau 10 décembre 2007 10:28

    Afin de satisfaire à la politique éditoriale relative au « volume » des articles, j’ai pris le parti d’expurger celui-ci des développements théoriques relatifs à la consistance juridique du principe d’égalité.

    Je me permets donc de joindre ci-après lesdits développements, tels qu’ils apparaissent dans l’article original.

    - Le principe d’égalité, parce qu’il cristallise à lui seul l’ensemble des contradictions que recèlent les Droits de l’Homme, ne connaît pas d’absolu juridique : sa concrétisation exige le dynamisme de la loi. Aussi est-il conçu en droit français au travers d’une dualité de principes. D’une part, l’article 1 de la Constitution de 1958 proclame solennellement « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion », principe dont les articles 225-1 et 225-2 du code pénal garantissent le respect par une prohibition des actes de discrimination à l’égard des individus. De l’autre, le Conseil constitutionnel prévoit que « le principe d’égalité ne s’oppose ni à ce que le législateur règle de façon différente des situations différentes ni à ce qu’il déroge à l’égalité pour des raisons d’intérêt général pourvu que, dans l’un et l’autre cas, la différence de traitement qui en résulte soit en rapport direct avec l’objet de la loi qui l’établit »[9]. En d’autres termes, une loi peut s’affranchir de l’égalité abstraite que proclame la Constitution, sous réserve qu’elle témoigne du respect de strictes conditions de forme et de fond. Sur la forme, une telle loi ne peut ainsi être le produit d’un amendement « opportuniste » : l’exigence d’un lien direct entre la mesure dérogatoire et l’objet de la loi veille à évacuer toute ambiguïté quant aux finalités poursuivies. Cette condition vise à réprimer la pratique dite du « cavalier législatif », qui consiste à contourner la procédure législative traditionnelle. De fait, lorsqu’un amendement se révèle dépourvu de tout lien direct avec la loi qu’il prétend modifier, le Conseil constitutionnel le censure en présumant qu’il n’a d’autre finalité que de soustraire un projet de loi aux exigences de la procédure législative régulière : consultation préalable du Conseil d’Etat, délibération du Conseil des ministres, passage devant une commission législative, inscription à l’ordre du jour... Sur le fond, l’exception au principe d’égalité doit nécessairement se justifier par l’existence de différences de situation appréciables ou d’une nécessité d’intérêt général. Dans ces deux hypothèses, la loi s’acclimate aux situations objectives, elle instaure une inégalité en droit pour assurer l’égalité de fait. C’est notamment de ce pragmatisme juridique que sont nées les zones d’éducation prioritaire ainsi que les procédures de recrutement particulières à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris[10]. Au sein de l’ordre juridique français peuvent donc coexister l’égalité devant la loi et l’égalité par la loi, toutes deux réunies autour d’une cause commune : hisser la réalité sociale au niveau de la fiction juridique. C’est aux fins de garantir la sincérité de cette singulière cohabitation que le Conseil constitutionnel, en l’occurrence, a principalement justifié la censure de l’amendement relatif aux statistiques « ethniques ».

    Notes :

    9- Décision n° 87-232 DC du 7 janvier 1988 ; Décision n° 96-375 DC du 9 avril 1996 ; Décision n°2006.535 DC du 30 mars 2006 Loi pour l’égalité des chances ; Décision n°2006-533 DC du 16 mars 2006 Loi relative à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.

    10- Décision n° 2001-450 DC 11 juillet 2001 Loi portant diverses dispositions d’ordre social, éducatif et culturel.

    PS : Ci-joint, un débat télévisé permettant d’y voir plus clair quant à la réalité pratique des statistiques « ethniques ». http://toutes-les-france.rfo.fr/index-fr.php?page=player_video&id_article=42


    • ka 10 décembre 2007 13:23

      @ Aegidius Rex

      Quel est l’intérêt d’avoir des statistiques ethniques selon vous ? Est-ce que cela permettrait de résoudre des problèmes de société ? Est-ce que ça permettrait d’avancer ?

      Vous dites :

      « Je le dis et le répète : nul n’est censé être immigré, c’est un choix qui s’assume. »

      Ok, mes parents sont des immigrés, ils ont choisi de quitter leur pays d’origine pour venir en France et ils l’assument très bien, mais moi je suis née en France et j’y ai toujours vécu depuis, je ne suis pas une immigrée mais j’ai l’impression parfois d’être considérée comme telle simplement parce que mes parents sont des immigrés, pouvez-vous m’expliquer pourquoi ? Est-ce que c’est parce que je leur ressemble ? Est-ce normal de cataloguer une personne en fonction de son apparence physique (couleur de peau, de cheveux et d’yeux) ?

      Si mes parents ont choisi d’immigrer en France moi je n’ai ni choisi de naître ni choisi mes géniteurs et je n’ai pas envie d’être cataloguée « d’origine étrangère » ou « issue de l’immigration » parce que mes parents le sont. Combien de générations faudra-t-il pour que l’on soit pleinement considérés comme Français ?


    • faxtronic faxtronic 10 décembre 2007 14:01

      A Ka :

      Ces statistiques ethniques sont fondamentalement descriminatoires et impossibles a mettre a place, car :
      - soit elles sont objectives, et donc scientifiquement racistes (Ka, tu es considérée comme ethnie arabe je crois ?).
      - soit elles sont subjectifs (vous vous sentez noirs, arabes, saturniens. ou bien vous etes d’une famille de fermier beaucerons, mais vous vous sentez senegalais) et dans ce cas sujettes a la manipulation politiques, et donc ces lois sont communautariste et donc racistes.

      D’un autre coté etre contre ces lois, c’est se faire traiter de jacobins, voulant integrer et assimiler de force des populations, et donc considerer que tous le monde se doit d’etre un bon franccais. On peut donc se faire aussi de racistes...

      Impossible avec ces statistiques ethnique, car ni l’ethnie, ni la race, ni l’appartenance ne sont une notion definie et categorisable. Ces statistiques sont des problemes avenirs.


    • ka 10 décembre 2007 14:12

      @ faxtronic

      « (Ka, tu es considérée comme ethnie arabe je crois ?). »

      Je ne sais pas comment je suis considérée on pourrait me mettre dans l’ethnie arabe oui si on se base sur mon physique et le pays d’origine de mes parents, mais mes parents ne sont pas arabes, ils sont berbères, mais ils ont peut-être aussi du sang arabe, romain, phénicien, et j’en passe. A vrai dire je ne sais pas bien à quelle ethnie j’appartiens et en fait je m’en tape.


    • Mjolnir Mjolnir 10 décembre 2007 14:31

      De mon point de vue, Ka est d’ethnie française ou franco-berbère puisqu’elle parle français (langue maternelle je suppose) et elle connait la culture française (plus que tout autre culture ?).


    • Mjolnir Mjolnir 10 décembre 2007 14:34

      J’ai oublié le plus important : Ka semble, d’après les discussions que j’ai eu avec elle, être en accord avec les valeurs de la républiques françaises (liberté, égalité, franternité), elle est donc française.


    • Mjolnir Mjolnir 10 décembre 2007 14:35

      « fraternité »

      (désolé pour la coquille)


    • ka 10 décembre 2007 14:41

      Culturellement parlant je ne sais pas bien où je me situe, je prends ce qui me plaît dans toutes les cultures (pas seulement française et marocaine) mais j’ai une gueule de métèque et ça ne me déplaît pas.


    • ka 10 décembre 2007 14:45

      @ Mjolnir

      Par contre toi tu fais souvent des « fotes d’otograf » donc tu ne peux pas être Français !


    • JC. Moreau JC. Moreau 10 décembre 2007 17:27

      @Aegidius Rex

      Les auteurs de fatwas incitant à l’assassinat des apostats, ainsi que ceux qui en assurent la communication publique, doivent évidemment être poursuivis pénalement.

      Mais à vrai dire, je ne saisis pas bien l’utilité de cette « mise au point » : en quoi l’existence de fous dangereux justifierait-elle que le Conseil constitutionnel fasse un distingo entre les discriminations d’ordre racial et celles d’ordre religieux ? Il me semble même que, à plus forte raison, le Conseil constitutionnel devrait prendre soin de réaffirmer toute la consistance de l’article 1.

      Ps : A l’avenir, je vous serai reconnaissant de m’épargner vos manifestations de condescendance (« vous êtes mignon »...), qui n’enrichissent pas plus votre propos qu’elles ne me prédisposent à participer sereinement au débat serein. Mais si la tentation se fait vraiment trop forte, appelez moi « mon beau sapin roi des forêts », ça n’en sera pas moins péjoratif mais le sobriquet, au moins, sera de saison.


    • Baumann Baumann 11 décembre 2007 19:26

      Dites mois en quoi dire l’origine est raciste. Il semble que notre carte d’identité comporte des indications sur l’origine. Je ne vois pas où est le racisme que vous dénonçez. Assumer ou non ce qu’on est ? voilà comment la france crée elle même les problèmes identitaires. D’autre part, s’il ne faut mentionner aucune origine comment voulez que les français d’origine étrangère ne comprènent qu’il vaut mieux renier ses origines ? Mettez vous à leur place si c’est vraimeht une situation confortable !


    • Mjolnir Mjolnir 10 décembre 2007 11:36

      Article intéressant sur les statisques éthniques, sans idéologie xénophobique derrière, contrairement aux articles de « Martin sur AgoraVox ».

      Je pense aussi que les bonnes intentions en apparence d’interdire les statistiques éthniques sont contre-productives dans la lutte contre les discriminations mais les débats ici démontrent qu’il y a souvent amalgame entre « race » et « éthnie », confusion entretenue intentionnellement par certaines personnes dans le but de justifier le racisme par la prétention de l’existence de « races humaines », basée elle même sur la reconnaissance des éthnies (reconnaissance qui est, elle, légitime mais souvent mal comprise).

      La parallèle avec l’appartenance religieuse me semble très pertinente : « De même qu’un individu peut se convertir à une religion, ou devenir athée au fil du temps, il peut au cours de sa vie développer un sentiment d’appartenance privilégié à l’égard de l’une ou l’autre de ses origines ethniques. [...] le Conseil constitutionnel induit clairement l’idée selon laquelle l’origine ethnique et la race sont des données objectives » Idée fausse biensûr mais hélas tellement répandue et ancrée.

      Pour ma part, il me semble évident que si on veut mesurer les disciminations basées sur le physique (couleur de la peau, accent), il faut bien intégrer ces critères dans des statistiques, cela ne justifierait pas pour autant ces discriminations. Il serait intéressant de connaître par ex le pourcentage de locations qui ne sont plus disponibles quand une personne avec un accent étranger postule, et qui redeviennent 5 minutes après disponibles pour les postulants sans accent. (ex pour répondre à Seb qui prétend qu’il n’y aurait pas de racisme en France)


      • ZEN ZEN 10 décembre 2007 12:24

        « Article intéressant sur les statisques éthniques, sans idéologie xénophobique derrière, contrairement aux articles de »Martin sur AgoraVox« . »

        Lu et approuvé


      • HELIOS HELIOS 10 décembre 2007 11:40

        J’ai bien peur, qu’au delà de toutes les contorsions constitutionalo-politico-humano-égalitaire le legislateur et le conseil constitutionnel cherchent les uns et les autres à masquer un profond malaise des sociétés occidentales en général.

        Sensibilisé par les Etats-Unis et leur frontière sud (vous avez remarqué qu’il n’y a pas de problème avec le nord est des USA) puis depuis les années 70 par les vagues mahgrebines ou turques en Europe sans oublier les coups de boutoir asiatiques dans le nord Ouest Australien... nos société organisées et constituées d’ethnie Europeennes blanches ont du mal a se defendre.

        Nous sommes enfermés dans des « droits de l’homme » généreux, politiquement correct et donc humain qui nous font petit a petit perdre notre ame.

        A l’insverse de ce qu’il devrait se passer, l’accueil en masse d’immigrés hétérogènes n’a pas renforcé notre humanisme universel, etendu l’égalité des ethnies et des cultures mais au contraire stigmatisé l’« etranger », et cela partout dans le monde occidental.

        Poussé par on ne veut pas imaginer quel aveuglement, le legislateur, et comme vous le faite justement remarquer, ne s’interresse qu’a l’ethnie, se contente de monter des murs inutiles et surtout est en train de valider que la société NE DOIT PAS SAVOIR ou elle en est.

        Par exemple, qu’en est-il aujourd’hui de la population française, ethniquement parlant ? Quelles seraient les reactions si nous apprenions que plus de 30% de la france est déjà mahgrebine et 12 a 15% noire ? Risquerions npus pas d’une part un rejet massif (souvenez vous 2002) par les indigènes ou des revendications des nouveaux venus ?

        Les souhaits « Hortefeux » et les blocages constitutionnels sont a mon avis dangereux, tres dangereux même et a mon avis bien au dela du risque liés a l’usage abusif des statistiques concernées... a choisir, le moindre mal serait d’accepter les statistiques... c’est urgent.

        ce n’est que mon avis.


        • Oliver Trets Oliver Trets 10 décembre 2007 13:38

          @ l’auteur

          « In fine, le juge constitutionnel semble donc avoir réprouvé les statistiques « ethniques » moins pour ce qu’elles sont réellement que pour le détournement dont elles pourraient faire l’objet. » —> C’est une juste analyse : vous trouvez que c’est un scandale et moi, je trouve ça fort louable de la part de cette institution. Et soyons bien d’accord dans la série j’enfonce des portes ouvertes : absolument personne en ce monde ne réfute la collecte d’informations etnhique pour ce qu’elles sont, mais uniquement pour ce à quoi elles conduisent.

          Par ailleurs, vous opposez informations religieuses et ethniques en justifiant l’une par l’autre alors que le problème de la nuance est pourtant conséquent pour ce qui nous occupe ici : je peux affirmer que je suis de telle ou telle religion (et encore, vous avez interrêt à avoir la mienne dans votre liste si vous ne voulez pas une plainte de ma part pour discrimination), pour ça, il suffit de m’interroger. Par contre, pour l’ethnie, ça va commencer à être difficile : comment classez-vous un français dont le père est breton et la mère marocaine ? Vous inscrivez les 2 ethnies ou alors vous soulignez « juste » qu’il n’est pas français ? Que faites-vous des frères et soeurs dont le père serait trés noir et la mère trés blanche : on obtient souvent par ce mélange de multiples couleurs dont le blanc et le noir (la génétique est trés rigolote en ce domaine) ? Comment distinguez vous un français d’origine catalane et un autre d’origine slave s’il n’ont pas l’historique de leur généalogie ?

          Enfin bref, une fois que vous aurez vos superbes statistiques pleines de gens d’une même « ethnie » qui ont tous une couleur de peau différente (on cherche à juger d’une discrimination non ?) et que vous ne saurez plus où classer M.MARTIN pourtant parfaitement noir mais dont son arbre généalogique s’arrète à napoléon qui le déclare parfaitement français, vous en ferais quoi de tout ça ?

          C’est bien beau de faire des statistiques éthniques et de déclarer que c’est pour le bien de la république, mais concrétement, techniquement, comment pouvez vous faire des « classements » sans commencer à faire de la discrimination ?


          • Mjolnir Mjolnir 10 décembre 2007 14:21

            « Par contre, pour l’ethnie, ça va commencer à être difficile : comment classez-vous un français dont le père est breton et la mère marocaine ? Vous inscrivez les 2 ethnies ou alors vous soulignez »juste« qu’il n’est pas français ? »

            En toute rigueur, l’ethnie d’une personne ne dépend pas de celles de ses géniteurs ni de la couleur de la peau, une ethnie est un groupe d’êtres humains qui possède, en plus ou moins grande part, un héritage socio-culturel commun, en particulier la langue.

            Ainsi, une personne d’origine étrangère peut appartenir à l’ethnie française si la culture de cette personne est française (cad qu’elle parle français, qu’elle connait la France, la cuisine française, son histoire, etc) mais vous avez raison de rappeler les difficultés de mise en oeuvre d’un classement ethnique, sachant qu’elles ne sont pas exclusives (on peut appartenir à différentes ethnies, à différent degré) et qu’il peut avoir différence entre l’ethnie constatée et l’ethnie ressentie (une personne pourrait n’avoir qu’une seule culture tout en se sentant exclue du groupe de cette culture)

            Si le but des statistiques est d’étudier les phénomènes de discriminations « raciales », il serait logique de faire des statistiques en utilisant les critères des racistes, càd souvent la couleur de la peau. Entendons nous bien, il y a biensûr différentes ethnies possible pour une couleur donnée : on peut être français, catholique et avoir la peau noir ou on peut être blanc, francophone tout en étant sinophone et taoiste ou arabophone et musulman par exemple. il ne s’agirait donc plus de faire des « statistiques ethniques » (on évacue donc toutes les difficultés d’un tel classement) mais des statistiques sur le racisme.

            Le problème est que ces études risquent de faire le jeu de ces racistes puisqu’on adopterait leur critère de discrimination ce qui peut être perçu ou présenté comme une légitimation de cette discrimination.


          • JC. Moreau JC. Moreau 10 décembre 2007 14:23

            @Olivier Trets

            Je reprends votre propos d’introduction :
            - « Et soyons bien d’accord dans la série j’enfonce des portes ouvertes : absolument personne en ce monde ne réfute la collecte d’informations etnhique pour ce qu’elles sont, mais uniquement pour ce à quoi elles conduisent. »

            La suite de votre intervention prouve si besoin était que la porte n’est pas si bien ouverte que cela, puisque vous semblez associer mécaniquement les statistiques dites « ethniques » (la terminologie est d’ailleurs impropre et source de nombreuses confusions)à la création de catégories ethno-raciales. Lors même que la démarche de chercheurs tels que Patrick Simon vise précisément à élargir le champ des référents statistiques en vue de pallier au vice actuel du système, qui jauge le parcours social des individus en fonction de la seule origine de leurs parents. Bref, votre critique vaut surtout pour l’outil statistique tel qu’il est conçu aujourd’hui, quand celui qui est promu par Tiberj, Simon et Tribalat, entre autres, vise précisément à briser le jeu des catégorisations ethniques au travers de l’élargissement des référents statistiques, et à cesser de recourir à un système qui, en définitive, fait la part belle au « monocausal », pour employer le jargon de la profession.


          • Baumann Baumann 11 décembre 2007 19:00

            Là franchement, je trouve que vous chicanez. La nationalité française n’est pas une ethnie (cf nicolas sarkozy). Par conséquent, disont franchement les choses : le problème n’est pes l’appartenace à une ethnie, car deux blancs d’ethnies différentes sont confondus au meme titre que deux noirs de la meme ethnie. En effet, force est de constater d’un point de vue statistique, que les noirs sont d’avantage dicriminés que les blancs. Donc le problème ethnique est statistiquement d’avantage au détriment des ethnies africaines, et d’autre part au détriment de leur apparence physique ditinctive. Expliquez nous alors pourquoi au royaume-unis les minorités visibles qui comptent plusieurs ethnies au sein d’une meme origine sont d’avantge intégrées qu’en france. Avouez que c’est curieux.

            C’est pourquoi je pense que le mot « ethnique » n’est pas le bon. Il faudrait dire « comptage à raison de l’origine et de l’apparence physique »


          • Gaolinn Gaolinn 10 décembre 2007 13:50

            Refuser les statistiques ethniques, c’est la technique de l’autruche, se mettre la tête dans un trou pour ne pas voir. Ouvrez les yeux ou bien restez la tête dans le cul. Une chose est sure, l’autruche ne fait pas partie de l’élite intellectuelle dans le règne animal et puis n’oublions pas, comme la chanté Renaud, les Français sont les rois des cons, alors il est normal qu’ils refusent les statistiques ethniques sous la pression de lobby immigrés. Continuez à vous flageller, pendant ce temps là, les actes délinquants continuent à augmenter et il n’est pas important de savoir qui est en cause. Comme je l’ai déjà précisé, j’ai eu quelques statistiques officieuses grâce à la très bonne émission « C dans l’air » sur la 5, 60% des personnes en prisons sont d’origine maghrébine, 20% d’afrique sub-saharienne et le reste à l’avenant pour un petit 9% de français de souche. Cela ne veut rien dire, je vous l’accorde mais cela veut néanmoins dire que certaines ethnies feraient mieux d’arrêter de se victimiser car elles sont plus souvent du côté des bourreaux que des victimes.


            • ka 10 décembre 2007 14:03

              « sur la 5, 60% des personnes en prisons sont d’origine maghrébine, 20% d’afrique sub-saharienne et le reste à l’avenant pour un petit 9% de français de souche. Cela ne veut rien dire, je vous l’accorde mais cela veut néanmoins dire que certaines ethnies feraient mieux d’arrêter de se victimiser car elles sont plus souvent du côté des bourreaux que des victimes. »

              Même si vos chiffres ne disent que : la majorité des délinquants sont d’origine Africaine (Maghrébins + Sub-sahariens), pour beaucoup cela signifie que les Maghrébins et les Sub-sahariens sont des délinquants ou le deviendront et votre dernière phrase me fait penser que vous appartenez à cette catégorie de personnes qui aiment les moules et les généralisations.


            • Mjolnir Mjolnir 10 décembre 2007 14:23

              60% des prisoniers sont d’origine maghrébine mais combien de % de personnes d’origine maghrébine sont des délinquants ?


            • ka 10 décembre 2007 14:31

              Faudrait poser cette question à Aegidius Rex (spécialiste des stats) et à toute sa clique.


            • Zalka Zalka 10 décembre 2007 15:28

              @Seb59 : la présence avéré de raciste chez les maghrébins ou les noirs ne justifie en aucun cas votre racisme de « blanc ».

              Par ailleurs, lié population carcérale et ethnie ne peut qu’amener les imbéciles racistes à justifier leur haine mais également à ne pas comprendre la véritable nature du problème. Pour une simple et bonne raison : la plupart des gens ne comprennent pas les tenants et les aboutissants des statistiques.

              Ce n’est pas parce que deux variables sont corrélées qu’il y a une relation de cause à effet. S’il existe une troisième variable qui se corrèle avec les deux premières, on ne peut plus affirmer que les deux premières sont liées.

              Par exemple : il a été prouvé statistiquement une corrélation entre tabagisme et cancer du poumon. Que penseriez vous si quelqu’un affirmait que c’est le fait d’avoir un cancer du poumon qui pousse à fumer ? Absurde n’est ce pas ? Pourtant en l’absence de plus d’infos, c’est ce que les simplistes d’extrème droite affirmeront avec les stats ethnique carcérale : il y a plus de maghrébins en taules car ceux ci sont naturellement délinquants. De même, l’extrème gauche aura le raisonement inverse : on envoie en taule des maghrébins uniquement car ils sont bronzés.

              Contrairement au tabagisme, on dispose de beaucoup moins d’informations.

              Enfin un dernier point : j’ai lu récemment un article du monde sur la situation des allemands de la Volga : émigrés au XVIIIème siècle en Russie, ils sont nombreux à avoir tenté de venir en allemagne dans les années 90. Et bien en matière de délinquance, pauvreté etc... ils font jeu égal avec les turques.

              Que ceux qui lient ethnie et délinquance méditent sur la situation des allemands de la Volga revenu dans leur « Heimat ».


            • Zalka Zalka 10 décembre 2007 15:33

              @Ka : Vu les stats qu’il aime à présenter et ayant moi même étudier les stats, je peux vous affirmer que les présentation de Rexounet : c’est de la grosse daube indigne.

              Il s’agit probablement d’un excellent latiniste et d’un maître de la langue de Racine, mais en matière mathématique, vu les déductions qu’il sort de ses observations du degré zéro de la pertinence, je pense que son niveau est légérement inférieur à celui d’une gerboise crevée.


            • ka 10 décembre 2007 15:46

              @ Zalka

              C’était bien sûr ironique, même si je suis plutôt nulle en Maths, j’ai quand même remarqué que Rex et les stats ça faisait deux.


            • Gazi BORAT 10 décembre 2007 16:26

              « POURCENTAGES et INCARCERATION »

              On peut aussi tirer comme analyses de ce type de chiffres que :

              - soit la catégorie la plus incarcérée a aussi statistiquement le plus faible niveau de vie ou le plus fort taux de chômage...

              - soit la catégorie la plus incarcérée est aussi la plus visée par les forces de police..

              Dans ce dernier cas, quelle conclusion tireriez vous du fait que la population de confession juive avait le plus fort taux d’incarcération en Allemagne entre 1933 et 1945 ?

              Que cette communauté avait culturellement une tendance génétique à la délinquance ?

              gAZi bORAt


            • Gazi BORAT 10 décembre 2007 16:28

              Erratum : merci de corriger la dernière phrase..

              gAZi bORAt


            • Mjolnir Mjolnir 10 décembre 2007 17:22

              il y a, un peu près, 60000 personnes incarcérées en France en 2005. Il y aurait, d’après le commentaire ci dessus 60% des prisonniers d’origine maghrébine, cela fait 36000 prisonniers d’origine maghrébine.

              Et combien de millions de personnes d’origine maghrébine y-a-il en France ? (Tiens, ce sont les chiffres les plus alarmistes des racistes qui vont jouer contre eux. D’après eux donc, il y aurait 20 millions de maghrébins en France... 36000 sur 20 millions, soit même pas 1% !)


            • Gazi BORAT 10 décembre 2007 17:52

              @ seb59

              Les chiffres sans analyse ne sont rien...

              Le tabac que l’on fume contient des substances cancerigènes..

              Le chômage que l’on subit amène une misère bien souvent criminogène..

              Or, aujourd’hui, quel est le profil type du chômeur le plus en difficulté d’insertion ?

              Celui qui cumule (dans l’ordre que vous souhaiterez) :

              - Le manque de qualification, l’origine, l’échec scolaire, etc,etc...

              gAZi bORAt


            • Zalka Zalka 10 décembre 2007 18:27

              Apprenez à lire, Seb59. Je dis très précisément que après avoir détecté une corrélation il faut étudier attentivement si celle ci est pertinente ou lier à une autre variable.

              Je ne m’étonne pas qu’un raciste impénitent ne comprenne pas cela. Vous n’êtes pas équipé pour.


            • Mjolnir Mjolnir 10 décembre 2007 16:06

              Sans juger ces statistiques au Roayume-Uni, ce classement n’est pas à proprement parlé d’un classement ethnique puisque basé sur la couleur de la peau et le pays d’origine.

              Ce classement a-t-il un lien avec le communautarisme très fort de ce pays ? Ce faisant, ne risque-t-on pas de créer un sentiment d’appartenance à un groupe basé sur la couleur de la peau qui primerait sur la citoyenneté nationale ? Par ex, un anglais d’origine indienne va-t-il se considérer comme un anglais avant tout ou comme un indien d’abord ? Ne risque-t-il pas de créer des divisions au sein de la nation, divisions que les citoyens ne choisissent pas (on va mettre un indien dans le groupe des indiens alors qu’il se considère comme anglais et qu’il ne souhaite pas un traitement à part)


            • Zalka Zalka 10 décembre 2007 16:12

              Le problème, c’est que vous exposez des chiffres qui décèlent une autres hypocrisie. A vous lire on croirait qu’il n’y a qu’un mécanisme simple expliquant la délinquance.

              Hors rien n’est plus faux. Vos chiffres présentent une corrélation, c’est vrai, mais est ce vraiment pertinent ?

              Si on présentait une étude sur la délinquance et les habitudes vestimentaires, je parie que le groupe EdenPark Lacoste serait en avance sur les autres. Est ce que le fait de porter ces marque provoque des poussées criminogène ? Avec l’origine ethnique, c’est exactement le raisonement que vous donnez.

              L’origine ethnique lié à la délinquance ? Le niveau de délinquance avant l’immigration africaine prouve le contraire et donc qu’il y a un mécanisme différent non remarqué par ces observations superficielles.

              Autre exemple, le niveau de délinquance des allemands de la Volga ayant émigré en Allemagne. Ce niveau est comparable aux turcs.


            • Zalka Zalka 10 décembre 2007 16:38

              Crumpet : à terme cet apartheid à l’envers provoquera les mêmes dérives que la version sud africaine.

              Je suis profondément convaincu qu’on doit vivre ensemble et pas seulement côte à côte comme en Angleterre. A terme, ne faire que vivre côte à côte revient à rester perpétuellement séparés et donc à perpétuer les incompréhensions et préjugés.

              L’hypocrisie de l’absence de statistiques ethniques tient en fait à un concept : la volonté de ne pas faire de différence. A mon humble avis, ce concept conduit à la seule solution à long terme.

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JC. Moreau

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