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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Social : la répression s’intensifie

Social : la répression s’intensifie

Punir, réprimer, surveiller sont des pratiques qui font désormais partie intégrante de notre réalité quotidienne.

Le chômeur par exemple ne pourrait refuser, sous peine d’une diminution ou d’une suppression de ses indemnités chômage, deux « offres valables ou raisonnables d’emploi ». Une « offre raisonnable » correspond à un emploi répondant aux qualifications du chômeur, rétribué au moins au niveau de l’indemnité chômage et situé à moins de 30 km ou à moins d’une heure de son domicile. Autrement dit, le chômeur est tenu d’accepter tout poste dont la rémunération est, en général, égale à 57,4 % de son salaire initial à 30 km ou à une heure de son domicile. Il peut toujours refuser une fois, mais le deuxième refus entraînerait ipso facto sa radiation des fichiers de l’ANPE. Et c’est là l’objectif essentiel de la mesure : punir pour faire baisser les salaires et augmenter le profit.

Les chômeurs plus âgés (57 ans et demi) devraient se mettre eux aussi au boulot. Car « à cet âge-là, on n’est pas fichu, on peut retrouver un emploi » disait l’aristocrate du gouvernement Christine Lagarde (1). Il faut mettre tout le monde au turbin y compris ces « vieux fainéants » qui attendent tranquillement la retraite. Ainsi la concurrence des chômeurs, de plus en plus nombreux, sur un marché du travail déprimé ne peut qu’entraîner là encore une baisse des salaires.

Le travail est ainsi érigé en valeur absolue au moment même où il se raréfie : «  valeur travail », « travailler plus pour gagner plus », « Je veux une politique fondée sur l’effort et le travail », « la crise morale française porte un nom : c’est la crise du travail », « moi je veux être le candidat du travail », etc. (2). Le 28 novembre 2004 lors de son investiture à la présidence de l’UMP, Nicolas Sarkozy déclarait que « la France du travail doit être au cœur de toutes nos politiques » (3). Mais le travail a d’autres vertus aux yeux du président de la République : « Le travail libère l’individu » (4). Ce fétichisme pour le travail du président est partagé par Christine Lagarde qui a dénoncé avec force le célèbre Droit à la paresse de Paul Lafargue (1842-1911). Evidemment elle a passé sous silence le contexte historique de ce pamphlet, celui de la lutte de la classe ouvrière pour la journée de huit heures. A l’époque les ancêtres de Mme Lagarde, qui aimaient aussi le travail, faisaient subir aux salariés, hommes, femmes et enfants, des journées de labeur dépassant souvent les dix heures et les congés n’existaient pas encore. Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP a, le 19 mai 2008, célébré à sa manière le travail en appelant au « démantèlement définitif des 35 heures » et exprimé devant la presse sa volonté de faire disparaître la durée légale du travail (5).

Mais ce culte pour le travail masque en fait une terrible réalité. Car ce que Mme Lagarde et son président appellent travail n’est que corvée et aliénation pour des millions d’hommes et de femmes qui n’ont d’autres choix que de se vendre comme une marchandise sur le marché pour survivre. Cela n’a rien à voir avec le travail libéré de l’exploitation qui permet à l’homme de maîtriser la nature, sans la saccager comme aujourd’hui, pour satisfaire ses besoins. Il lui permet également de dégager du temps libre, grâce à la science et à la technique, indispensable à son épanouissement et à son développement.

L’idéologie dominante vante le travail pour, en dernière analyse, livrer l’individu au patronat.

Mais idéaliser le travail ne suffit pas. Il faut également briser l’instrument essentiel dont disposent les salariés pour se dresser contre l’exploitation : la grève. La loi du 21 août 2007 sur le service minimum dans les transports publics terrestres constitue une véritable atteinte à l’exercice du droit de grève. Elle prévoit notamment le dépôt d’un préavis de grève 48 heures à l’avance et une consultation à bulletins secrets après huit jours de grève.

Le 15 mai 2008, à peine la manifestation des fonctionnaires terminée, Nicolas Sarkozy annonçait : « J’ai demandé au gouvernement de déposer avant l’été un projet de loi qui instituera un droit à l’accueil des enfants inscrits dans nos écoles. » Ce projet prévoit également « qu’en cas de grève, les professeurs grévistes se feront connaître 48 heures à l’avance » (6). Derrière cette atteinte au droit de grève, se cache également la volonté du gouvernement et du patronat d’individualiser l’action collective, de casser l’union des grévistes, que résume le slogan « tous ensemble ».

Il ne faut pas sous-estimer la portée de ces entraves. Le pouvoir politique en collaboration avec le patronat peut très bien étendre ces restrictions à d’autres secteurs jusque-là épargnés. Mais il peut également restreindre davantage encore l’exercice du droit de grève jusqu’à le vider de sa substance. Les exemples de limitations de ce droit ne manquent pas en Europe. Ainsi en Italie, les syndicats de transport doivent déposer un préavis de grève et indiquer sa durée au moins dix jours à l’avance ce qui interdit de fait les grèves illimitées.

Au Royaume-Uni, le déclenchement de la grève est sévèrement encadré par l’Employment Act de 1982. La grève n’est légale que si elle est adoptée à la majorité par vote à bulletin secret. Les grèves de solidarité (soutenir les revendications d’autres salariés) sont tout simplement interdites (toujours cette obsession de briser l’union des grévistes).

En Allemagne le droit de grève est interdit aux fonctionnaires statutaires ! Dans les transports publics, la grève doit être approuvée par une forte majorité (75 %) de salariés syndiqués depuis au moins trois mois (7).

Et comme cet arsenal juridique ne suffit pas, il faut le compléter par la répression et la brutalité. Le droit servira ici de support à cette répression (voir entre autres les lois Perben). Police et justice sont employées ensemble au service des intérêts dominants. Toute résistance doit être, au nom de la loi, écrasée. Le gouvernement et le patronat savent très bien que toutes les avancées sociales, sans exception, sont arrachées de haute lutte. C’est dans ce cadre général qu’il faut situer la vague répressive actuelle qui s’abat sur le mouvement social. Interpellations, arrestations, incarcérations, mises à pied conservatoires et disciplinaires, harcèlements en tout genre, etc. se succèdent et se généralisent. La brutalité et la violence physique et verbale accompagnent souvent ces méthodes répressives. Les lycéens (des mômes de 15 à 17 ans pour la plupart) en lutte pour un enseignement de qualité et ouvert à tous ont été, dans de nombreuses villes de France, gazés, matraqués et traînés au sol sans ménagement par des CRS et des policiers en civil. Certains ont passé la nuit entière au commissariat en garde à vue sans pouvoir voir leurs parents à la suite des interpellations, parfois devant leur établissement. Le passage de ces adolescents au tribunal était douloureux et traumatisant vu la violence des propos tenus à leur égard, comme s’ils étaient des criminels, par le procureur de la République. Et on va taire par pudeur toutes les grossièretés proférées par les policiers en civil lors des interpellations et par le ministre de l’Education nationale lui-même. Décidément la justice n’est pas la même pour tous !

Dans quel régime politique peut-on ranger un Etat qui méprise et violente ses enfants à ce point ?

Mais les lycéens ne sont pas les seuls à subir les foudres du pouvoir. Nombreux sont les syndicalistes licenciés, condamnés ou privés d’une partie de leur salaire (mise à pied) pour avoir exercé tout simplement leur droit syndical. Le cas des quatre délégués syndicaux de SUD, pour ne citer que ceux-là, traduits par France Télécom devant le conseil de discipline est significatif à cet égard. Chômeurs, faucheurs volontaires d’OGM, militants des droits de l’homme, défenseurs des sans-papiers, intermittents du spectacle, responsables associatifs, jeunes des banlieues, ainsi que tous ces anonymes, hommes et femmes, qui refusent de courber l’échine sont la cible privilégiée de cette répression.

De nouvelles pratiques répressives apparaissent sous le règne de Sarkozy. Désormais à chaque déplacement du président, les policiers en civil fouillent et surtout saisissent autocollants, casquettes et autres tracts à tous les manifestants venus montrer leur hostilité à l’égard de sa politique.

Et pour que la répression soit efficace, il faut un contrôle également efficace. La technologie la plus sophistiquée est mise au service de cette surveillance permanente du citoyen. Michèle Alliot Marie veut mettre des caméras un peu partout. Elle veut « tripler le nombre de caméras sur la voie publique, afin de passer de 20 000 à 60 000 d’ici 2009 » (8). Les images obtenues grâce à la vidéosurveillance servent en principe à lutter contre la grande criminalité, terrorisme, mais elles peuvent servir aussi à ficher les militants politiques et syndicaux, manifestants, etc. Les drones comme ELSA (Engin léger de surveillance aérienne) sont conçus justement pour surveiller les grandes manifestations et les révoltes des jeunes des banlieues. Les prélèvements d’ADN se généralisent et les récalcitrants seront poursuivis. Le fichage des citoyens en général et des militants en particulier par l’administration, la police, la gendarmerie et les RG se banalise. Les fichiers croissent au gré du développement de l’informatique mais surtout au rythme des « réformes » à faire passer. Le STIC (Système de traitement des infractions constatées) et le JUDEX (Système judiciaire de documentation et d’exploitation), deux redoutables fichiers, vont fusionner, à l’image du rapprochement de la police et de la gendarmerie (janvier 2009), pour donner naissance à un méga-fichier ARIANE. La création d’une nouvelle direction centrale du renseignement intérieur en juillet 2008 (DST et RG) provoquera à son tour la création de nouveaux fichiers. ARDOISE, encore un autre fichier, permettait à la police de noter l’orientation sexuelle des citoyens, leurs croyances religieuses et… leurs appartenances syndicales et politiques. ARDOISE est, pour l’instant, suspendu mais pas supprimé. D’autres fichiers, toujours plus efficaces, viendront s’ajouter à ceux qui existent déjà. La multiplication des fichiers, leur connexion et le développement en même temps de la biométrie et de la nanotechnologie peuvent à terme conduire à une surveillance globale.

Comment peut-on appeler, dans ces conditions, une société où le contrôle sur les citoyens tend à devenir total ?

Les sociétés libérales se présentent comme des sociétés où règne la liberté, la démocratie, les droits de l’homme, etc. A y regarder de plus près, on constate une réalité bien différente. La répression, la brutalité et la surveillance exercées sur les citoyens, pour ne citer que cet aspect, au nom souvent de ces mêmes valeurs de liberté, de démocratie, etc. sont des pratiques bien réelles. Mais elles sont masquées par l’idéologie dominante qui rend ces pratiques supportables.

Mohamed Belaali

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(1) http://www.lepoint.fr/

(2) Voir entre autres http://www.evene.fr/celebre/biographie/nicolas-sarkozy-2580.php?citations
(3) Voir le discours N. Sarkozy au Congrès de l’UMP le 28 novembre 2004 au Bourget.

(4) Le journal de 20H, France 2, 29 mars 2005

(5) Le Monde du 19/05/08

(6) http://www.liberation.fr/actualite/politiques/326499.FR.php

(7) http://www.senat.fr/rap/l06-385/l06-3855.html#fn15

(8) Le Monde, 12/10/07 http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-966230@51-


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59 réactions à cet article    


  • jondegre jondegre 13 juin 2008 12:13

    Constat implacable de l’auteur et bien ecrit.

    Pendant ce temps-la, la goche ne parle que de (neo) liberalisme, alors que le terme facisme rempant devrait s’imposer

     


    • Mohamed Belaali 13 juin 2008 12:58

      Merci pour le commentaire. Je ne sais pas s’il s’agit d’un "fascisme rampant" ou d’autre chose. Je me suis contenter de poser la question. Il fauT certainemenT une étude plus approfondie qu’un simple texte comme le mien.

      M.B


    • HELIOS HELIOS 13 juin 2008 12:18

      Il y aurait tant a dire.... qu’on ne sait plus par quoi commencer... tiens, une petite dernière, d’aujourd’hui, enfin... d’hier, la loi HADOPI ! sur le papier, parfait. mais ce qui se cache derriere....

      Que tous ceux qui pensent que quand on a rien a cacher on doit accepter tout, devraient installer une camera internet dans leurs toilettes, apres tout ils n’ont rien a cacher et font comme tout le monde.

      Merci pour votre article, même si je trouve qu’il manque un peu d’exaustivité....


      • Mohamed Belaali 13 juin 2008 15:17

        Je suis d’accoerd avec vous. L’analyse n’est pas assez exhaustive. Je n’ai fais que proposer quelques idées qu’il faut creuser .


      • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 13 juin 2008 12:21

        Le chomage est un risque, et les assedic une "assurance" contre ce risque. Le cout de ce risque est mutualisé, c’est-à-dire réparti sur l’ensemble des assurés.

        Si quelqu’un détruit sa voiture, puis la déclare volée, ou simule une effraction pour recevoir une indemnité, cela s’appelle une escroquerie à l’assurance. Quelqu’un qui ne reprend pas au plus vite un emploi se met dans cette situation. Si rien ne lui est proposé, l’assurance est là pour pallier cette carence, mais si on lui propose quelque chose, et qu’il refuse pour des motifs non valable, il devient un escro aux assurances.

        Il ne s’agit donc pas d’une "répression", mais d’une juste contre-partie à la couverture du risque.

        Ce qui est injuste et insupportable, c’est que certains vivent en spoliant les autres. Il est normal de vivre du fruit de son travail. Et il est aussi normal que ceux qui apportent le plus à la communauté en soit récompensés.

        L’injustice et l’inégalité, c’est que ceux qui travaillent le plus (et donc enrichissent la communauté) soient spoliés pour subvenir aux besoins de ceux qui contribuent le moins à la communauté.

        Dans le cas d’un accident (chômage, handicap, ...) l’assurance (la mutualisation des risques) sert à compenser cette perte (temporaire ou définitive). Dans les autres cas, il s’agit d’escroquerie !

        Concernant le droit de grève des fonctionnaires, c’est vrai que la question peut se poser : L’employeur d’un fonctionnaire étant l’Etat, donc l’émanation du peuple, faire grève c’est donc aller contre la volonté du peuple. Est-ce bien démocratique ?

        Imagine-t-on la police, la justice ou l’armée faire grève ?

        Mais les autres activités fonctionnarisées (hormis les impôts) sont-elles légitimement géré par l’Etat ?


        • delicemetis 13 juin 2008 14:24

          La police a fait grève en novembre 2007 ...


        • Dolores 13 juin 2008 15:12

          Votre analogie est stupide et montre une absence totale de réflexion.

          Pourquoi ne pas réinventer l’esclavage pour tous ces "feignants"qui apparemment vous lèsent et vous "spolient", ou tout simplement les mettre en prison pour leur apprendre à vivre ?

          Espérez ne jamais vous trouver dans cette situation, car vous pourriez vous retrouver esclave ou tôlard !

           


        • Nobody knows me Nobody knows me 13 juin 2008 15:31

          Ce qui est injuste et insupportable, c’est que certains vivent en spoliant les autres.

          Si vous parlez du fâmeux exemple du chômeur ayant refusé 63 postes, c’était un malade psychiatrique. Comme la bonne femme qui allait consulter des dizaines de médecins et causait le trou de la sécu... Ce sont des exceptions.

          Mais c’est tellement plus facile pour l’autre enflure de sortir tout ça de son contexte et de le jeter en pâture à la vindicte populaire... Bientôt rasera-t-on ces putains de chômeurs pour les reconnaître dans la rue ??

          Forcément ça arrive, mais je pense que généraliser ce genre de cas c’est soit de l’opportunisme forcené, soit de la véritable malveillance. Toute la campagne a été menée sur ce genre d’exemples à la con.

          Et pan dans les dents : "Seuls 2% des chômeurs ne veulent pas travailler". Lisez les vraies motivations.


        • Nobody knows me Nobody knows me 13 juin 2008 15:37

          L’employeur d’un fonctionnaire étant l’Etat, donc l’émanation du peuple, faire grève c’est donc aller contre la volonté du peuple. Est-ce bien démocratique ?

          L’employeur d’un fonctionnaire étant l’Etat, donc l’émanation du peuple, sous-payer et ne pas donner les moyens à ses fonctionnaires de faire correctement leur boulot serait la volonté du peuple ?? La volonté du peuple est-elle donc prête à affamer une partie de ses fonctionnaires ??!!

          De plus, les fonctionnaires ne sont-ils pas des citoyens ??!! Ou ont-ils un statut spécial qui les exempt d’avoir un travail comme les autres ? ou de voter peut-être ?


        • Dolores 13 juin 2008 17:10

           

          Pour plus de précision , je m’adressais précédemment à

           

          "JESUISUNHOMMELIBRE"


        • Nobody knows me Nobody knows me 13 juin 2008 17:32

          Apparemment, j’arrête pas de dire des conneries en ce moment. Mais je ne saurai pas lesquelles...


        • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 13 juin 2008 19:08

          @ Nobody
          [La volonté du peuple est-elle donc prête à affamer une partie de ses fonctionnaires ?]

          C’est vous qui posez la question ... Si c’est oui, c’est qu’il y a un problème !

          L’état étant (constitutionnellement) au service du peuple, le peuple à tout intérêt à soigner ses fonctionnaires, sauf si la fonction publique envahi tout les secteurs d’activité et représente un coût disproportionné au service rendu. Quand 24% des emplois salariés sont financés par les autres salariés, il y a bien un problème.

          Est-il légitime d’être propriétaire de ce que l’ont produit ?

          Si oui, est-il légitime de se faire confisquer, par la force, 50% de son bien ? (je dis par la force, puisqu’on n’a pas le choix et qu’on est passible des tribunaux si on ne paye pas ses impôts et ses charges diverses).

          Si on choisi, pour revenir au sujet de l’article, de contracter une assurance contre le chômage, la plus sommaire des liberté serait de pouvoir choisir son contractant, ainsi que le type de contrat.

          Vous dénoncez un aspect du contrat (obligation de prendre un emploi proposé). Vous vous trompez de cible. C’est l’absence de choix dans le contrat qui est le vrai problème.


        • Botsu 14 juin 2008 11:54

          Voilà que maintenant on se met tout seul au chomage pour profiter d’un système où l’on vit tellement bien sans travailler.

          Quel est le rapport à la réalité du rapprochement que vous faites ?

          Vous dites qu’il est normal de vivre du fruit de son travail. Soit. Je vous réponds qu’il est aussi normal de faire valoir son droit de vivre en recevant une aide lorsqu’on rencontre un passage à vide ou des difficultés.

          Ce que vous appelez injustice et inégalité c’est la base de la logique de solidarité. Selon votre raisonnement, c’est injuste que des gens sous prétexte "qu’ils contribuent moins" aient le droit à un minimum pour vivre (en réalité il s’agit plutot de survivre). Je vais vous donner ma vision de ce qui est juste :

          Un système juste c’est un système où quelqu’un qui travaille peut vivre décemment de son salaire, qu’il ait un bac +5 ou qu’il bosse sur un chantier. Et actuellement, si une personne se retrouve au chomage (qui plus qu’un risque tend à devenir un état stable rappelons le) le niveau d’allocations et la condition même de chomeur (peu de gens sont fiers de ne pas travailler, c’est impensable mais vrai !) incitent de toute façon à trouver un emploi.

          Ce n’est pas un système ou l’état fait chantage sur les gens au chomage pour les faire accepter n’importe quel travail même sous payé, dégradant et dans des conditions exécrables sous peine de vivre dans la misère totale.

          Lorsque vous dites "Ceux qui travaillent le plus sont spoliés et ne récoltent pas les fruits de leur effort" vous avez un discours typique de celui qui ne voit qu’une partie du problème, jamais le fond de la chose.

          En réalité ce que que veulent les puissants, c’est exactement généraliser ce mode de pensée. Et la méthode employée c’est de faire en sorte que le niveau de précarité pour le citoyen Lambda soit suffisant (via hausse des prix notamment) pour qu’il soit un prétexte à supprimer le partage du travail et la solidarité, et à entrer dans une logique toujours plus individualiste.

          Je passe, faute au temps sur votre connerie au sujet des grèves de fonctionnaires (excusez moi du terme mais a ce degré je me permets de l’employer) mais j’y viendrai éventuellement.


        • Nobody knows me Nobody knows me 16 juin 2008 11:52

          Vous dénoncez un aspect du contrat (obligation de prendre un emploi proposé). Vous vous trompez de cible. C’est l’absence de choix dans le contrat qui est le vrai problème.

          Mouais... Ca, je le vois plus comme une autre manière de faire du pognon sur le dos des chercheurs d’emploi. Mais l’ambiguité soulevée est intéressée. Peut-être qu’une solution où le chômeur choisit son organisme de recherche d’emploi mais tout cela contrôlé par l’Etat serait plus efficace et encore sûre. Car je ne ferais pas, mais alors pas du tout du tout du tout, confiance à des organismes privés pour me retrouver un emploi et m’assurer de quoi tenir avant d’en retrouver un...


        • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 16 juin 2008 13:13

          @ Nobody Now

          [Car je ne ferais pas, mais alors pas du tout du tout du tout, confiance à des organismes privés pour me retrouver un emploi et m’assurer de quoi tenir avant d’en retrouver un...]

          C’est pourtant ce que vous faites !

          L’Assedic est, comme le "Ass" le laisse entendre une association. Donc un organisme privé.

          Le problème, c’est que cette association est illégale dans son fonctionnement : La loi 1901 interdit que l’adhésion à une association soit obligatoire.

          D’autre part, l’Etat à prit tout le pouvoir dans cette association, au départ crée par les syndicats de salariés et les syndicats patronaux.

          D’autre part, une expérience à été menée pour confier à une entreprise privée la recherche d’emploi pour des chômeurs. Le résultat est sans appel : rapport cout/personne reclassée .


        • oncle archibald 13 juin 2008 12:35

          La liberté des uns s’arrête ou commence celle des autres... La grève qui bloque l’entreprise et contraint la direction à céder sur une revendication importante, oui. La grève générale qui bloque tout le pays parce que tous les travailleurs ont une revendication commune, oui. La grève de quelques uns qui bloque tous les moyens de transport, celle qui oblige les travailleurs des autres entreprises à rester chez eux pour garder leurs enfants, non. La grève qui en réalité n’a aucun autre objectif que politique, qui n’a que pour prétexte le fait invoqué, non. La grève pour foutre le bordel dans la rue en guise de troisième tour d’une élection perdue, non. Les gamins poussés dans la rue et devant leurs établissements scolaires par leurs profs et quelques parents d’élèves très politisés ne sont ils pas les victimes des adultes qui les ont poussés plutôt que les victimes des flics qui viennent dégager les entrées des établissements pour permettre aux non grévistes d’y entrer ? Souhaitez vous supprimer la liberté de ne pas faire grève ?

          On aimerait être avec vous, mais vous travestissez la réalité. Les grèves actuelles ne sont le fait que d’une infime partie de travailleurs dont les emplois sont garantis et qui prennent en otage la masse des travailleurs du privé. C’est aussi une violence grave.

          Si le droit de grève était utilisé à bon escient, cette discussion n’aurait pas lieu et on pourrait peut être parler d’un problème majeur, la précarité et la très faible rémunération du travail dans le secteur privé par exemple. De plus vous savez très bien qu’une partie très importante des travailleurs du secteur est privée de fait du droit de grève.

          Pour paraphraser la fin de votre billet je dirai que la société française se présente comme une société où règne la liberté et la démocratie, les droits de l’homme etc... mais qu’à y regarder de plus près, on constate une réalité bien différente : la prise en otage d’une majorité de travailleurs par une infime minorité d’entre eux qui peuvent sans risque faire à peu près n’importe quoi, est une pratique bien réelle, mais c’est défendu de le dire. On devrait rayer le mot fraternité des frontons de la République.


          • Medicis 13 juin 2008 13:53

            C’est curieux comme les partisans de l’ordre critiquent le droit de grève, ce sont les mêmes qui répètent que les grévistes reçoivent leur salaire et qui jugent toujours les grèves injustifiées.

            Il faudrait peut-être revoir notre Histoire pour voir qu’à toutes les époques il y eu des défenseurs du conservatisme le plus dur.

            Tous les acquis sociaux et non les privilèges ont été obtenus par des luttes qui ont toujours trouvé leurs détracteurs et aujourd’hui encore certains voudraient un retour en arrière, que ce soit pour le temps de travail ou pour les droits du citoyen.

            Ce sont les mêmes qui sont incapables de s’indigner devant les pires injustices faites aux plus faibles qui viennent donner des leçons , parler de prise d’otage dès le moindre mouvement et qui utilisent un langage outrancier contre les plus faibles qui souvent luttent simplement pour survivre.


          • bobbygre bobbygre 13 juin 2008 14:48

            A y regarder, les partisans du système actuel ont surtout et sur tout un discours directement inspiré de la propagande qui, tous les jours, nous présentent les mêmes boucs-émissaires.

            Sûr que les gens pauvres qui votent Sarkozy sont eux aussi en révolte. Simplement, eux, ils ont adhéré au discours de la propagande qui rend les gauchistes, les noirs, les arabes, les fonctionnaires, les droits-de-lhommiste, responsables de tous leurs maux. Contrairement à moi, par exemple, qui attribue la dégradation de la démocratie et du principe de solidarité (entre autres), au pouvoir total (totalitarisme) des puissances financières.

             


          • oncle archibald 13 juin 2008 14:56

            Je ne fais pas de baratin comme vous, je constate qu’il y a un droit de greve à deux vitesses, l’un, réel, pour le public utilisé pour tout et pour rien par des gens ultrapolitisés et l’autre qui n’existe que sur le papier pour le privé. Je contate qu’il s’agit d’une inégalité criante et quoi que vous en disiez qu’il n’y a aucune solidarité public-privé. Ce sont toujours les mêmes qui sont emmm... Si vous aviez quelque solidarité avec les travailleurs du privé vous devriez vous même assurer une garderie pour les enfants les jours de greve, mais en fait vos grèves ne sont utilisées que comme des bras de levier agissant sur le mécontentenment de ceux que vous prenenez en otages.


          • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 13 juin 2008 19:16

            @ Medicis

            [C’est curieux comme les partisans de l’ordre critiquent le droit de grève,]

            Il est curieux que ce qui défendent un Etat fort, une réglementation pour tout, des lois contraignantes, ... sont les premiers à vouloir les transgresser.

            Cela va des piquets de grève (illégaux) au blocage de la corculation, de la destruction du bien d’autrui à l’empèchement de travailler.

            Autre exemple, qui n’a rien à voir, les Bové et compagnie demandent plus de règlementations sur les cultures, et sont les premier à bafouer l’un des principes premiers des droit de l’homme, à savoir la propriété privée.

            Pour en revenir à l’article, c’est un fonctionnaire qui dénonce l’Etat dont il est le représentant. Cela s’appelle se tirer une balle dans le pied !


          • el bourrico 13 juin 2008 12:44

            Ce qui est injuste et insupportable, c’est que certains vivent en spoliant les autres. Il est normal de vivre du fruit de son travail.

            Tu mets le doigt dessus sans le savoir. SI on excepte les quelques branleurs qui refusent de bosser, mais ça c’est pas nouveau, y en a toujours eu, les abus sont partie intégrante de l’humanité, la plupart des gens voudraient vivre du fruit de leur travail, mais la ou ça merde, c’est que c’est de moins en moins évident.

            Alors se faire radier pour avoir refusé un boulot à 800 euros par mois, c’est correct ? Ca pemet plusieurs choses

            - Le gouvernement peut d’afficher comme intraitable avec ces parasites faineants.

            - Ca fait de bonnes stat pour le nombre de demandeurs d’emploi

            - Ca mets la pression sur ces salops de salariés, et donc la patronnat peut exprimer sa joie en demandant la fin de la réglementation du travail.

             

            Donc ton commentaire la, c’est très bien, mais ça ne tiens compte des abus d’un seul coté, or les abus viennent des deux cotés.

             

             

            J’ajoute que les assurances sont bien plus des escrocs que ceux qui tentent de leur rendre la pareille, seulement elles ont assez de pouvoir pour rendre leur escoqueries légales, c’est ça qui est magnifique.


            • el bourrico 13 juin 2008 12:46

              La liberté des uns s’arrête ou commence celle des autres

              Faux, car très souvent, elles se chevauchent.

              La liberté, c’est de pouvoir discuter avec son voisin des limites à fixer, et non de se les faire imposer de force parce que le plus balèze dira que sa liberté va jusque là.

               


              • foufouille foufouille 13 juin 2008 12:55

                eh oui, la dictature est en marche

                bientot les chomeurs seront mis en prison (bouyghes), ainsi la france sera "competitive" face a la chine !

                naturellement, ils seront "coupables" pour que le bobo dans son pavillon securise et sa belle pelouse ne soit pas derange .........


                • jondegre jondegre 13 juin 2008 14:02

                  C’est dit et repete regulierement dans les commentaires.

                  L’avenir c’est des conglomerats financiers et industriels qui dictent leurs regles aux etats, ces memes etats etant juste charges de faire regner l’ordre au sein de leur population (liberte des capitaux mais pas des humains). Ca se met en place depuis longtemps et s’accelere depuis 2001.

                  Toute le travail d’equilibriste de la propagande est d’arriver a masquer ce fait au plus grand monde en continuant a fabriquer une realite mediatique dans la continuite des trente glorieuses (le mythe d’une classe moyenne prospere, d’une societe du progres, d’une democratie (mot presque obscene), d’une France independante).

                   

                   

                   

                   


                • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 13 juin 2008 19:23

                  Un petit peu de rigueur dans la réflexion ne ferait pas de mal.

                  Beaucoup rouspète contre le gouvernement, mais au lieu de vouloir moins de gouvernement, ils en veulent plus .

                  Soyez cohérent, si vous voulez plus de gouvernement, c’est pour que vos petits copains vous donnent plus d’avantages au détriment des autres. Et quand ce ne sont pas vos copains, vous ralez en disant que cela sert les intérêts des autres.

                  Mon propos a l’avantage de la cohérence : s’il y a moins d’Etat, il y a moins de pouvoir des "copains-coquins", et je ne change pas d’avis à chaque élection.

                   


                • oncle archibald 13 juin 2008 15:06

                  Tout à fait d’accord avec vous, le jour ou les syndicats ne seront plus des succursales des partis politiques alors oui ils retrouveront une certaine crédibilité. Si la gauche a perdu des élections imperdables c’est bien parce que, quand elle était au pouvoir, elle n’a rien fait de mieux que la droite.

                  Il n’y a pas pire que d’être déçu par ceux que l’on aime. Assez d’hypocrisie. Sarkosy est épouvantable mais au moins il a une démarche claire ! On sait qu’on votera contre lui à la prochaine. Mais on ne sais toujours pas pour qui on pourra voter, et ce ne sont pas les enseignants qui ne pensent qu’à eux qui me donneront envie de voter socialiste.


                • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 13 juin 2008 19:28

                  @ bodidharma

                  Je partage entièrement votre opinion.

                  Les syndicats n’ont actuellement comme justification que de donner des avantages aux responsables syndicaux.

                  Si les syndicats étaient financés uniquement par leurs adhérents, quite à leur offrir des services supplémentaires (conseils pour des mutuelles, des assurances chomages, des formations, des bourses d’emplois ...) les salariés seraient bien plus engagés à y adhérer, et les syndicats seraient plus responsables de la bonne marche de l’économie au meilleurs bénéfice des salariés.


                • libre dissidence 14 juin 2008 07:09

                  Bonjour, en complément et des fois en opposition avec vos et les propos ’’anti-syndicaux’’ tenus dans ce forum , voici mon appréciation et mon éxpérience.

                  Je suis syndicaliste , avec des mandats de délégué syndical d’entreprise et de conseiller des salariés. (Je cumule , mais c’est bénévole) Ceci étant établi et vu depuis mon petit département force est de constater que certains ’’camarades’’ n’ont de notions syndicales que lorsque leurs intérêtes convergent avec leur avantages ou leurs carriéres ! Seul bémol : s’agissant de patronat, de fonctionnaires ; de ’’chef de service ’’, de syndicaliste.... le seul point commun à tous ces "détourneurs d’avantages" de lubrifiés du dialogue social, ou d’aidé à la négociation ! .... Le seul point commun à toutes ces personnes c’est donc que ce sont des êtres humains ! Il n’ y a de corrompu que par l’existence de corrupteur (et vice-versa). 

                  Vouloir apprécier une catégorie au regard des plus caricaturaux ou des plus corrompus, le schéma est connu et utilisé depuis des siécles. Il y a de grands et intégres : patrons, ouvriers, cadres, prêtres.. ; et l’inverse existe , mais ce sont tous des hommes avec une part de qualité et une part de défaut.

                  Quant à définir les fonds de l’UIMM comme consacrés a " corrompre"" uniquement le syndicalisme,n’avez donc jamais entendu parler de : Lobbying ! ? Et assistés à une séance de l’Assemblée ou du Sénat où beaucoup voire tous sont subitement d’accord , surtout pour s’auto-augmenter ! (Entre autre )...

                  La seule évolution positive serait de disposer de moyens permettant de "virer" ou d’écarter ces Ripoux de tout poste de décisions ou de responsabilité, mais comment faire ?

                  En petit comité de 10 personnes cela est réalisable, à 100 personnes cela devient délicat, et à 1000 si pour appliquer la démocratie on organise un vote : attention aux résultats !!! Entre fausses promesses et déclarations charismatiques ou programmes concertés et négociations libres : choisi ton camp camarade !!!

                  Ne renouvelons plus aveuglément notre confiance à ceux qui chargés de nous représenter nous auraient pour le moins déçus et souvent trahis... Au fait c’est applicable à nos représentants nationaux qui nous privent d’un référendum, voudraient nous baisser nos remboursements maladies et nous faire travailler jusqu’aux portes des cimetiéres.


                • Le vénérable du sommet Le vénérable du sommet 13 juin 2008 14:41

                  Qui est le plus utile à la société ??

                  Le travailleur de chez Monsanto ou le rmiste ??


                  • jondegre jondegre 13 juin 2008 14:48

                    J’aurais plutot formule comme ca :

                    Qui est le plus nocif a la societe ?? le travailleur de chez monsanto ou le rmiste ?

                     

                     


                  • Redj Redj 13 juin 2008 17:29

                    Moi je dirais plutôt : ça dépend de ce qu’on entend par utile et par société...


                  • Dolores 13 juin 2008 15:02

                    @ l’auteur,

                    Vous démontrez fort bien que nous vivons non plus dans une démocratie mais dans une ditature qui s’établit pour le profit de quelques uns. Et ...que tous les moyens sont employés pour museler le peuple et le contraindre à la soumission la plus totale.

                    Nos pères et nos grands-pères ont lutté pour obtenir des droits qu’on nous retire les uns après les autres. Sous prétexte dune "modernité" que l’on rabache sans arrêt, on assiste à un retour en marche rapide vers le XIX° siècle et l’absence totale de droits.

                    Il n’est que d’observer pour se rendre compte que nous sommes en pleine régression sociale. Elle se fait sournoisement car une majorité (?) de Français est assez stupide pour croire qu’on lui rend service ( comme un certain nombre de vos commentateurs ci-dessus) alors que simplement on les dresse les uns contre les autres.

                    On utilise la haine : on l’a stimulée d’abord contre les cheminots pour supprimer leur régime de retraite, ces "privilégiés" à 2000€ . Maintenant c’est contre les enseignants, ces fontionnaires qui ont le front de faire grève au lieu de "garder" les marmots gratuitement, alors que l’on veut démanteler totalement l’enseignement public.

                    C’est l’aveuglement le plus total, grâce à l’individualisme égoïste.

                    A les entendre, profs et cheminots doivent être matés et bêtement ils se réjouissent des mesures qui sont prises. Quelle revanche des petits esprits, sans aucune reflexion sur ce qui se passe réellement !

                    La seule "liberté" obligatoire qui en difinitive restera, sera celle de travailler, toujour plus, plus longtemps (j’ai entendu parler de 48 h et 60 h par semaine) pour un salaire toujours plus bas pour permettre au patronat de faire de plus gros bénéfices.

                    Il est clair que "punir, réprimer, surveiller" se fait pour le bénéfice de quelques uns, sans que les "moutons de Panurges" s’en rendent compte. Ils en redemandent même, du fond de leur stupidité !

                     


                    • Mohamed Belaali 13 juin 2008 21:10

                      Merci Dolores. Il faut que les citoyens se prennent en charge. Personne d’autre ne peut le faire à leur place. Le pouvoir a cette tendance à vouloir tout surveiller pour mieux contrôler, réprimer pour asseoir sa domination.


                    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 13 juin 2008 23:04

                      @Belali

                      [Il faut que les citoyens se prennent en charge. Personne d’autre ne peut le faire à leur place. Le pouvoir a cette tendance à vouloir tout surveiller pour mieux contrôler, réprimer pour asseoir sa domination.]

                      100% d’accord, à force de tout vouloir confier à l’Etat, on en perd sa liberté. Il n’y a qu’ à voir les pécheurs qui ne peuvent plus rien entreprendre librement : zone de pêche, taille des filets, périodes de pêche, prix des poissons, type de bateaux ...

                      Quand les conditions changent, il se le prènnent brutalement, alors qu’en suivant la loi du marché, ils se seraient adapté petit à petit. Certain, peut-être auraient fait faillite, mais pas un pan entier d’activité. Que vont faire toutes ses personnes qui vont se retrouver en même temps à vouloir changer de métier. Qui va racheter leur bateaux, comment vont-ils rembourser les crédits qu’on leur a incité fortement à prendre pour s’adapter aux nouvelles normes.

                      Certains, dans cette discussion parlent de haine. Mais qui est haineux, celui qui insulte les autres ou celui qui décrit des faits. Celui qui a une idéologie basée sur la jalousie, ou celui qui parle d’échange entre hommes libres et responsables, celui qui veux imposer aux autres sa façon de voir, ou celui qui veux que chacun puisse vivre comme ça lui chante à la condition que ce ne soit pas en alienant la liberté des autres.

                       


                    • Dolores 14 juin 2008 12:36

                      @JESUISUNHOMMELIBRE

                       

                      Dites que vous aimez une servitude sans même vous rendre compte qu’elle existe.

                      Quand vous vous en rendrez compte,il sera trop tard car elle sera solidement installée.

                      Refléchissez à l’orientation que prend la société et pourquoi.


                    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 16 juin 2008 14:18

                      La servitude, c’est quand on est sous la contrainte d’une autre personne. Que l’on subit la volonté d’un autre.

                      Dans les relations de travail, il n’y a pas de contrainte imposée. Chacun est libre d’accepter ou non de participer à la marche d’une entreprise. Si le rapport contrainte/avantage ne vous satisfait pas, vous êtes libre d’aller voir ailleurs.

                      En revanche, si les prestations Assedic ou Sécurité Sociale ou Education Nationale ou régime de retraite ou habitat social ... ne vous satisfons pas, vous y êtes néanmoins contraint par la force.

                      Là est le vrai esclavage.


                    • ben ben 13 juin 2008 15:30

                      Un ami a retrouvé un job la semaine d’après sa radiation des ASSEDIC, après près d’un an de chomage.

                      Etonnant ? Pas tant que ça.

                      Cet ami n’est pourtant pas un feignant, mais c’est tellement plus simple et tentant de profiter du système...


                      • Nobody knows me Nobody knows me 13 juin 2008 15:49

                        et tentant de profiter du système...

                        Il fût une époque où l’on appelait cela une assurance-chômage. Assurance pour laquelle nous côtisons tous les mois !!

                        Ca vous trouerait pas le cul que votre assurance refuse de vous rembourser et vous dise que vous profitez du système si vous aviez eu un accident, que vous ne soyez pas en tord et assuré tout risque ??!!


                      • Le vénérable du sommet Le vénérable du sommet 13 juin 2008 18:01

                        @Ben

                        Pourriez vous m’expliquer ce que signifie très exactement "profiter du système" ??

                        Juste comme ça pour continuer à me faire rire !!


                      • oncle archibald 13 juin 2008 18:06

                        Il y a aussi ceux qui foutent le feu à un pantalon soi-disant en le repassant, manière de récupérer un peu la prime d’assurance ... en seriez vous ?

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