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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Survivre, tout simplement !

Survivre, tout simplement !

La vérité sans fard ...

Le conseil qui tue …

J'ai croisé l'enseignant qui eut l'immense privilège de découvrir la fameuse classe de quatrième qui me ruine la santé depuis septembre. Il a hérité de cette merveilleuse cohorte belliqueuse alors que ces adorables enfants découvraient le collège. Déjà pourtant, simplement en sixième, ils se firent remarquer et menèrent la vie impossible à un enseignant blanchi sous le harnais.

Ce collègue après de longues années en primaire, cumulant la responsabilité d'une classe et d'une direction, avait, pour rompre avec la monotonie et briser la routine, tenté l'expérience de la Segpa. Il s'était investi dans une formation pour concrétiser une inflexion de carrière dans la dernière ligne droite ; c'est dire qu'il était motivé …

Au bout du mécompte, il m'avoua avoir vécu une année terrifiante, sanctionnée qui plus est, par l'échec à l'examen professionnel qui aurait validé sa spécialisation nouvelle. Il est impensable de punir un professionnel quand manifestement c'est son public qui est en cause. Depuis, nos chers élèves ont épuisé bien d'autres enseignants, ont multiplié les rapports et la panoplie des punitions et sanctions. Ils ont perdu trois de leurs membres (3 conseils de discipline ; un, en sixième, deux en cinquième) , remplacés bien vite par d'autres qui se sont vite mis au niveau si je puis dire …

Le collègue m'a dit n'avoir jamais vécu pareille année de toute sa longue carrière, commentaire que je ne suis pas loin de partager désormais. Il se rappelle encore les prénoms de ceux et surtout de celles qui engendrèrent bien des cauchemars. Il faut dire qu'il devait garder cette joyeuse troupe 18 heures par semaine, ce qui relève de l'exploit. Il m'avoua que bien vite, il n'eut d'autre projet que de survivre, tout simplement, d'atteindre sans trop de casse psychologique, la fin de l'année pour s'enfuir en courant …

Puis il évoqua les collègues qui prirent la suite et qui, elles non plus ne restèrent pas dans cet enfer. Parties sans laisser d'adresse ou peu s'en faut. Un passage d'une année et la redoutable classe avait fait son œuvre. Lessivées, les suivantes avaient demandé leur mutation et nous sommes encore des enseignants à nous présenter face au peloton d'exécution …

En effet il n'y a rien d'autre à faire que d'attendre le coup fatal qui va, à chaque cours, transformer la classe en une pétaudière ingérable. L'adulte n'a d'autre prérogative que de faire en sorte que les élèves restent au sein des quatre murs tout en pensant à ne pas y laisser sa peau. Cette classe est démoniaque, folle, totalement irrespectueuse, sans limite ni humanité. Quelques élèves ordinaires y vivent eux aussi, un harcèlement journalier, tout en pâtissant de l'absence effective d'enseignement sérieux dans un tel contexte.

Déjà des élèves sont venus me voir pour me demander de ne pas dire du bien d'eux après un bon travail car ils auraient alors à encourir la vengeance des meneurs. L'adulte est démuni dans ce jeu de massacre, sans pouvoir quand le langage n'est qu'un flot d'insultes, impuissant devant le refus systématique de travailler et l'absence permanente de matériel. Je n'évoque pas les retards, les absences aux cours de 8 heures et les départs inopinés de classe sur un coup de tête.

Survivre et ne rien espérer d'un système totalement dépassé lui aussi par une configuration qui n'est pas prévue dans le manuel du management scolaire. Survivre et faire en sorte de ne pas s'en prendre plein la tête, survivre et ne pas y laisser sa santé. Le conseil est bon et l'art difficile. Comment faire abstraction ? Comment se mettre en mode débrayage une heure durant ? Comment supporter ce mercredi matin où je les ai trois heures de rang ? C'est proprement inhumain …

Qui sont-ils, allez- vous me demander ? Les fruits immatures d'une société qui ne fonde plus aucun espoir dans la scolarité. Les enfants d'une cassure définitive ; l'ascenseur social ne fonctionnant plus. Les rejetons de nos utopies passées, de la négation de l'autorité et de la foi inébranlable en la responsabilité individuelle. Enfin, ils ne sont pas les pièces éparses d'un grand puzzle mondial comme beaucoup aimeraient à le croire ; il y a une certaine homogénéité dans ce groupe. Ils sont presque pour moitié des enfants issus d'une communauté du voyage qui s'est sédentarisée sans parvenir à intégrer la culture de l'école obligatoire.

On devine bien que, passés quatorze ans, la scolarité est un fardeau, une contrainte sans perspective crédible, une obligation subie, un long moment pénible dépourvu de sens et de but. C'est bien là ce qui rend explosif un cocktail instable où le langage n'est en aucune manière un outil d'apaisement. L'absence de vocabulaire, le recours systématique à l'insulte et aux décibels, la culture de l'honneur qui suppose de riposter encore plus fort à toute agression supposée font que la classe est une cocotte-minute en ébullition.

Alors, oui, je dois à mon tour me satisfaire de sortir vivant de cette fournaise en ayant tué une heure, en ayant fait semblant, en ayant été un bon berger qui a gardé ses moutons dans l'enclos. Qu'importe si ce sont des fauves ; faisons semblant de croire encore que c'est jouable alors que nous ne leur offrons aucun espoir sérieux.

Fatalistement leur


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161 réactions à cet article    


    • C'est Nabum C’est Nabum 4 octobre 2013 12:48

      Anaxandre


      L’ordre ne passe pas par l’épuration 

    • non667 4 octobre 2013 14:25

      à nabum
      L’ordre ne passe pas par l’épuration
      = ou l’art de se tirer une balle dans le pied ! la culture de l’inconséquence ! smiley
       smiley smiley


    • Le421 Le421 6 octobre 2013 19:19

      @ Anaxandre
      C’est sûr que vous ne passerez pas les vacances avec lui...(JLM)
      C’est votre choix.
      Notez bien que nous, la vraie gauche, nous n’avons jamais eu le pouvoir dans ce pays.
      Alors, permettez. Si c’est un tel bordel, nous n’y sommes pour rien. La droite a semé ce merdier pour écarter les basses classes de la connaissance. Vous, la connaissance, c’est visiblement votre ennemie jurée, vu le niveau de vos projets d’avenir pour le pays.
      Sauf que quand vous aurez les commandes...


    • Anaxandre Anaxandre 6 octobre 2013 21:41

       « nous, la vraie gauche... »

       Vous la « vraie gauche » schizophrénique, vous soutenez avec le trotskiste Mélenchon cette immigration massive qui - comment ne pas le voir ! - grossit les rangs des chômeurs, tire le salaire des emplois peu qualifiés à la baisse et à largement contribué à détruire le sentiment de solidarité ouvrière et le syndicalisme (pour d’évidentes raisons historico-culturelles) et va bientôt achever de détruire l’ancien consensus national en matière de redistribution et d’aides sociales (les salariés français écrasés d’impôts et de taxes ont, à tort ou à raison, le sentiment de payer pour subventionner l’immigration). Cette même immigration qui est un facteur aggravant, voire déterminant dans certains territoires, de la déculturation globale et d’un effroyable appauvrissement du niveau scolaire ; mais vous osez néanmoins écrire :

       « Vous, la connaissance, c’est visiblement votre ennemie jurée... »

       Pauvre « vraie » gauche qui creuse sa tombe sans presque que la droite libérale n’ait trop à l’aider...


    • OuVaton OuVaton 7 octobre 2013 12:21

      Notez bien que nous, la vraie gauche, nous n’avons jamais eu le pouvoir dans ce pays.

      L’avez-vous recherché vraiment ?


    • Shawford Shawford42 7 octobre 2013 12:26

      la vraie gauche


       smiley 

      Clair : tu manges tes raviolis avec la main droite, la gauche c’est pour soupoudrer de parmesan smiley smiley smiley

    • gaijin gaijin 4 octobre 2013 10:04

      « une contrainte sans perspective crédible »
      au fond tout est là
      coluche déjà disait : va a l’école pour avoir des bagages .....comme ça tu pourras ....les poser oui !
      mais tu sera un chomeur honnête comme ton père .......

      nous vivons sur le fumier de nos utopies passées et dans notre société en décomposition il n’ y a plus de place pour rien de vivant.
      plus d’humain
      plus de sens ( ni de bon sens )
      plus de projet
      plus d’avenir

      on gère la crise
      on fait en sorte que l’odeur ne gène pas trop nos activités courantes ......


      • C'est Nabum C’est Nabum 4 octobre 2013 12:50

        gaijin


        C’est exactement ça !

        Le seul projet de cette société : En faire des consommateurs

      • lloreen 5 octobre 2013 12:34

        Tout à fait.
        Je ne m’ accommode par de survivre.Je vis.Et à 100 à l’ heure.


      • Karol Karol 7 octobre 2013 17:53

        Je dirais même plus : des « Cons, sots, mateurs »


      • Shawford Shawford42 7 octobre 2013 17:55

        Tiens tiens on dirait, je dis bien on dirait une sardine cette Karol. 


        En éclaireur pour veiller sur le banc ou pour indiquer les bonnes prises ( smiley ? )

      • mpag 4 octobre 2013 11:04

        l’auteur se pose les bonnes questions mais je ne pense pas que se soit à lui d’y répondre par son métier aussi noble soit t’il

        Faire de notre société, un monde meilleur ne dépends pas uniquement des profs mais surtout de l’éducation des parents donnée à leur enfants 
        Un prof m’a dit qu’il ne travaille qu’avec ceux qui le souhaitent, les autres prendront leur responsabilité qu’en ils auront atteint une certaines maturité
        Et je doute qu’au collège et parfois au lycée, on est atteint un dégrée suffisant exception faite de certains élèves plus doués que les autres ou qui essayent de s’en sortir malgré leur difficultés, 

        Une partie de la classe est t’elle abandonné ???
        Oui (pour l’instant) mais elle s’est abandonnée elle-même, par leur comportement, leur bêtise.........
        J’ajouterai qu’ils sont loin d’être coupable, ils sont victimes de l’abandon éducatif de leur parent, ou d’une éducation culturel différente de la notre et de leur non intégration qui en résulte 
        J’ajouterai que l’intelligence prends part dans ce débat (parents comme élèves), celle qui consiste à s’adapter

        Les profs ont acquis la certitude que c’étaient à eux de les changer et de les ramener au droit chemin, rien n’est plus faux, les élèves s’en rendrons compte si la maturité, la capacité de comprendre, fait son chemin ou l’a déjà fait 
        Ils sont leur propre sauveur
        (Petite note d’espoir......heureusement que la nature est bien faite, deux parents abrutis ne font pas nécessairement un élève abrutis.......)
        C’est au profs de repérer ceux qu’y vaille la peine d’être « sauver »et de concentrer ces efforts sur eux
        Entre faire ce qu’on peut et faire ce qu’on veut, il n’y a qu’un pas extrêmement difficile, les profs ne peuvent y arriver seul et ils doivent le comprendre sous peine (et je rejoins l’auteur) de remplir le tonneau des Danaïdes, rien de plus déprimant en soit.




        • C'est Nabum C’est Nabum 4 octobre 2013 12:51

          mpag


          L’auteur (comme vous dites) attend des solutuons pour sauver encore ceux qui peuvent l’être !

        • mpag 4 octobre 2013 13:05

          il ne peut pas les sauver........

          Il n’est pas assistante sociale, psychologue, psychiatre, ne peut changer leur intelligence et leur capacité d’écoute 

          Il part d’un mauvais principe, celui de croire qu’on est identique d’un point de vue culturel de même capacités physique et intellectuel, de parcours familiales........

          Vous ne changerez pas leur avenir, ils sont maîtres de leur choix aussi mauvais et bon qu’ils soient du moment qu’ils ont atteint cette capacité de compréhension : qu’ils peuvent changer leur avenir par l’apprentissage.......ou pas........

          A partir de là vous pourrez vous faire comprendre.......



        • appoline appoline 4 octobre 2013 19:56

          Voilà ce qu’est le laisser aller. Je ne parle pas des parents qui fuient leur rôle ou pire, je parle de l’éducation nationale, elle a commencé à baisser son froc en 68 et ne s’en est jamais remise. Elle, la permissive, elle, ancienne grande dame, a voulu faire de l’humour et s’est cassé la gueule. Maintenant elle ne récolte que ce qu’elle a semé, les élèves d’aujourd’hui sont à son image, des jean-foutre (enfin pas tous heureusement)

          )

        • Bracam Bracam 5 octobre 2013 01:23

          Alors là Appoline, votre propos est vraiment énorme. Autant je suppose que nous sommes d’accord sur le constat de la déchéance morale et spirituelle de cette société, autant je trouve que le recours au principe magique du péché originel que vous situez en 68 est désolant, car sans valeur aucune. Aucune société n’est immuablement figée, ni coupable de vouloir rompre avec une oppression parfois telle que les révolutions passent par là. A cet égard, les analyses de mai 68 divergent souvent à tel point qu’y voir le germe du désastre vers lequel la société d’aujourd’hui se rue n’a pas de fondement. Il y a trop d’éléments sans rapport du tout avec les espoirs revendiqués par la génération 68 pour que ceux-là puissent être mis en cause. La liberté de pensée, celle de se déplacer, d’exercer un métier de son choix, d’aimer, de s’affranchir de normes hyper moralisatrices et castratrices, l’espoir, l’espoir tout simplement d’une refondation de la société, rien de tout cela ne signifiait en soi la disparition des valeurs fondamentales de la vie respectueuse d’autrui. Je ne sache pas qu’il soit décent de confondre anarchie et rêve d’un lendemain différent.

          Il n’y a rien pour moi d’acceptable dans la condamnation de quelque révolution que ce soit lorsqu’elle est pacifique, et mai 68 ne coûta pas la vie à des dizaines de milliers de citoyens. Était-ce même une révolution… Par contre, je situe pour ma part le début du délitement des valeurs et l’offensive montée de l’individualisme, de la compétition à outrance, de la violence de la mondialisation et de l’injonction à devenir consommateurs décérébrés aux années 70, qui s’accompagnent de la corruption et de la bestialité des marchés et des Etats dont on voit aujourd’hui les plus sinistres effets, et dont je ne peux imaginer quels malheurs épouvantables ils nous promettent. Et rien de ces cyniques et immondes dérives ne trouvent leur source dans les rêves sincères de nombre d’acteurs de mai 68, car il y en eût. Il serait temps de balayer devant la porte de nos bourreaux, plutôt que d’accuser sans le moindre espoir d’en tirer un profit quelconque la génération de nos parents ou grands-parents. Les coupables sont masqués, mondialisés, soutenus par nombre de larbins de toute obédience, et ils vivent ici et maintenant, parmi nous. Parfois même... nous leur prêtons la main.


        • caramico 7 octobre 2013 09:57

          Bracam... Bravo


        • alinea Alinea 4 octobre 2013 11:34

          Emmenez-les chez eux ; ils sont guides, ils vous montrent, vous ouvrez vos yeux et vos oreilles ; et vous saurez s’ils ont quelque chose à montrer ; ont-ils quelque fierté d’être qui n’est pas reconnue ? Soyez dérisoire. ;; avant de mettre un fauve en cage, il faut l’apprivoiser !!
          Bon courage


          • C'est Nabum C’est Nabum 4 octobre 2013 12:53

            Alinéa


            Si c’était vrai

            Dans le lot, il y a des gamins aux parcours si difficiles que la petite flamme a été soufflée.

          • Loatse Loatse 4 octobre 2013 11:58

            Bonjour c’est Nabum,

            J’ai croisé il y a quelques temps de cela un professeur de primaire qui avait eu mes files dans sa classe... A un an de la retraite, cet homme que j’ai connu autoritaire mais juste, passionné par son métier d’enseignant, était selon son expression : au bout du rouleau !

            et pourtant je garde souvenir de ses classes d’ou il pouvait s’absenter (le temps de faire des photocopies), et ou pas une mouche ne volait smiley

            J’ai eu, me dit il quelques éléments durs me confia t’il (je m’en souviens aussi) mais ce que je vis aujourd’hui c’est l’enfer.. Des monstres, ce sont des monstres !...je n’y arrive plus !

            Peut être y a t’il une part de responsabilité dans l’éducation parentale, une autre part dans la consommation de jeux vidéos hyper violents et une certaine culture de la violence, mais cela n’explique pas tout... Les enfants dans les années 60-70 n’étaient pas des anges non plus, les familles dysfonctionnelles existaient autant qu’aujoud’hui sans doute de manière plus larvée, la pauvreté qu’on nomme aujourd’hui exclusion sociale également..

            Mais le fait que cette agressivité, ce manque d’attention, cette incapacité à se concentrer atteint aujourdh’ui des sommets, notamment chez les plus jeunes me questionne...

            Une partie de la réponse et donc le noeud du problème se trouverait peut être là...
            http://books.google.fr/books?id=VjU6VbTkBP0C&pg=PA213&lpg=PA213&dq=l’agressivit%C3%A9+et+l’alimentation&source=bl&ots=Vc3LRmZWIE&sig=BalFEZK0oll2ETLcggtDnujq8fA&hl=fr&sa=X&ei=NotOUpWPN6zY7AaE_YHYBA&ved=0CHAQ6AEwCDgK#v=onepage&q=l’agressivit%C3%A9%20et%20l’alimentation&f=false


            • mpag 4 octobre 2013 12:15

              Ce n’est pas votre faute, et je vous comprends 

              Changez ce qui est possible de changer,
               vous ne changerez pas leur intelligence, ni leur culture, ni leur histoire familiale, soit ils s’adapteront soit ils seront condamnés à le faire seul pour le meilleur comme pour le pire.....
              Ils sont leur propre sauveur, la maturité et la capacité de comprendre et de s’adapter doit faire son chemin peut être demain, dans un mois ou jamais

              ça ne veut pas dire que ne réussirons rien dans la vie parce qu’il ne vous ont pas écouté 
              comme un diplôme ne permet pas toujours d’avoir un travail

              Vous n’êtes pas leur sauveur, pas psychologue et encore moins psychiatre et assistance sociale, vous êtes celui qui détient un savoir et qui doit le transmettre.......à ceux qui veulent l’écouter et apprendre......

              Le cercle des poètes disparus n’a jamais existé et si il existe ça n’est probablement pas dans votre classe

            • C'est Nabum C’est Nabum 4 octobre 2013 12:56

              Loatse


              Pourquoi veut-on taire cette réalité ?

              J’ai reçu des témoignages de collègues qui vivent la même chose mais les autorités diront que c’est mensonge ! 

              Il faut sauver les apprences et se lancer dans de nouvelles reformes alors que dans l’état actuel, enseigner n’est simplement plus possible dans bien des endroits 

              Sans doute pas à l’Ena, c’est pour ça qu’il ne se passera rien 

            • C'est Nabum C’est Nabum 4 octobre 2013 13:12

              mpag


              J’ai vécu de ce rêve fou et je me réveille dans un cauchemar

            • alinea Alinea 4 octobre 2013 14:19

              Je vous rejoins sur ce coup Loatse, la preuve !!
              http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mange-ta-soupe-139913


            • Loatse Loatse 4 octobre 2013 15:02
              Pourquoi veut-on taire cette réalité ?

               parce qu’elle n’est pas conforme à la réalité fantasmée et aux objectifs visés... enfin cette politique du déni ne touche pas que l’enseignement, mais vous êtes hélàs en première ligne pour en constater et subir les effets délétères..

              Que peut-on vous souhaiter sinon que vous puissiez enfin vous faire entendre et que l’on s’attaque enfin aux causes multiples du problème.. en commencant par assurer et votre protection et le bon déroulement de vos cours...

              soit revenir à la normale.... si ce mot veut encore dire quelque chose aujourd’hui pour nos élites...

            • tf1Goupie 4 octobre 2013 15:09

              Parce que le sujet est particulièrement sensible en France.

              Faire face honnêtement à cette grave dérive nécessiterait d’évacuer les arrières pensées politiques et la recherche de coupables. Et il faudrait aussi que les Français se regardent en face.

              Mais c’est toujours la faute au Président, au gouvernement, à l’E.N. ou aux enseignants.
              Bref en parler ouvertement c’est ouvrir la boite de Pandore.

              Pourtant ce problème sociétal n’est pas spécifique à la France.


            • Loatse Loatse 4 octobre 2013 15:18

              Bonjour Alinéa

              chouette une adepte de la soupe aux poireaux fondus dans le beurre, je me sens déjà moins seule.. (dans le midi c’est tout à l’huile)

              Vous avez raison, c’est dommage que nous ayons abandonné cette soupe qui prend en plus 10 minutes à préparer..

              M’enfin de la soupe de nos ancêtres paysans -chou, lard, pommes de terre, pain complet - qui leur servait de petit déjeuner avant le travail aux champs à l’infecte mixture sucrée de céréales raffinées et dégermées qu’ingurgitent au mieux une petite partie des écoliers, il y a une marge... celle de la durée de vie des sucres rapides dans l’organisme de l’enfant, ce qui mène illico à une chute de la glycémie violente en milieu de matinée...

              Mais bien entendu, on préfère entendre que ce sont les journées de scolarité qui sont trop longues..


            • C'est Nabum C’est Nabum 4 octobre 2013 16:23

               Alinea


              Faire savoir ! 

            • France 4 octobre 2013 18:04

              Bravo Loatse pour votre post ! J’y souscris totalement ! L’alimentation s’est grandement détériorée depuis quelques décennies. Je pense que parmi tous les poisons chimiques, innombrables qui sont présents dans l’alimentation, il y en a 2 principaux : 

              1°) le gluten : le blé moderne a été très sélectionné pour contenir de plus en plus de gluten qui rend le pain plus moelleux. Le pain de mie est même enrichi en gluten ! Il se trouve que le gluten est très corrosif pour le système nerveux. Il est même depuis longtemps recommandé de ne pas en donner aux bébés de moins d’un an à cause de risques de lésions du système nerveux. Les méfaits du gluten ne datent pas d’hier : ce n’est pas pour rien que le peuple romain réclamais « du pain et des jeux », mais de nos jours, il est pire en quantité et en qualité.. Sur la personne de mon fils, la suppression du blé (principale source du gluten dans l’alimentation), à l’âge de 8 ans, lui a permis de sortir de ses insomnies chroniques, de ses disputes continuelles avec ses soeurs, et a amélioré de manière spectaculaire ses résultats scolaires, dès le premier mois de sevrage. Une tentative de reprise d’une alimentation « normale » avec un plat de pâtes a provoqué 3 jours après une crise dépressive et agressive qui a duré 2 jours. Mes 2 filles, moins sensibles que lui au gluten, ont vu aussi leur comportement bien amélioré, et leurs résultats scolaires montés en flèche.
              2°) le sucre : En même temps que le gluten (c’est à dire le blé) j’ai supprimé aussi tout produit laitier et tout sucre ajouté. Des exceptions faites hors de la maison m’ont montré qu’une réintroduction, même ponctuelle, de bonbons ou autres sucreries avaient un effet très similaire à celui du blé : une crise de nervosité courte mais intense. Une réintroduction ponctuelle de produits laitiers se soldait soit par un vomissement, soit par une crise ORL : rhume carabiné, otite etc. mais je n’ai pas observé d’effet néfaste sur le comportement.

              Quand on voit les quantités d’aliments à base de blé et de sucre qu’avalent les enfants actuels, surtout ceux issus de familles défavorisées, on ne peut que s’étonner que certains enfants arrivent à garder leur calme. 
              L’industrie agro-alimentaire est la principale responsable des violences et incivilités chez nos jeunes :
              Par la mutation, sélection modification génétique des végétaux alimentaires, surtout les céréales,
              par l’utilisation excessive des sucres, édulcorants, renforçateurs de goûts destinés à augmenter l’appétence d’aliments de piètre qualité,
              par l’utilisation des pesticides, engrais chimiques, conservateurs, agents de texture, colorants etc.
              elles contribuent à créer un immense déséquilibre alimentaire fait de surcharges en graisses cuites, sucres, céréales mutées et poisons chimiques divers et de carences en légumes, fruits, fibres, vitamines, omégas 3 etc.
              Et ce déséquilibre influence tous les organes dont le cerveau.

            • appoline appoline 4 octobre 2013 19:59

              Déjà, foutez les parents dehors, ils n’ont pas à vous dicter votre conduite et remettre en cause votre manière d’enseigner. Il faut récupérer votre autorité et surtout que votre hiérarchie fasse aussi, elle, son boulot, vous soutenir quand vous avez raison


            • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 6 octobre 2013 14:08

              Nous y voilà : c’est la faute à la bouffe.
              Et ce sont probablement les mêmes qui en choeur martèlerons « c’est la faute aux parents ! » La fuite tous azimuts
              Va-t-en réformer qq chose... ou même parler de réforme, lol ! Des animations, mais qui va les faire, qui va les payer ? des horaires, mais on ne se fout pas des électeurs (lire parents) à dos, tu déconnes Vincent...
              Ok le mal est dans la Cité. Mais la Cité, c’est nous. C’est peut-être la faute à la bouffe, mais alors bouffez autre chose que de l’emballé.


            • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 6 octobre 2013 14:09

              J’oubliais : excellent papier que je n’ai pas pu plusser, ma copine a dû le faire avant moi... eh eh eh on pense pareil...


            • foufouille foufouille 6 octobre 2013 14:22

              possible que la bouffe y soit pour quelque chose. il y aussi la télé avec les dessins animés ou les personnages hurlent. je me souvient d’un mes neveux pris d’une crise de « sale gamin, sale gamin », nom d’un personnage de dessin animé. plus vieux si ils regardent le « loft » ou une autre « émission » de type lavage de cerveau, cela se sur-ajoute au reste.

              ce genre de chose nous vient des USA, pays qui est violent depuis plus longtemps


            • mpag 4 octobre 2013 12:28

              Ce que je vous conseille c’est de lâcher cette pression dans votre corps, vous la serez bien trop fort (évitez de mettre une tarte quand même au premier venu ......)

              Abandonnez cette croyance que vous êtes le sauveur, vous ne l’êtes pas
              Essayez de gérer du mieux que vous pouvez avec ceux qui le souhaitent (espérant qu’il y en ai comme même......).

              Votre mission consiste à transmettre à savoir, celle des élèves à l’apprendre.........
              Ceux qui ne veulent pas n’ont rien à faire dans votre classe, vous ne faites pas garderie

              Essayez de faire comprendre cela aux parents des plus turbulents, vous n’avez pas à gérer leur renoncement à éduquer leur enfants.

              Bonne chance
              Le pragmatisme a des vertus autant que la conciliation
              A vous de choisir lequel utilisé au bon moment suivant la situation, vous êtes suffisamment intelligent, j’en suis sûr.



              • C'est Nabum C’est Nabum 4 octobre 2013 12:57

                 mpag


                Survivre par des trucs et des astuces

                Ne plus remplir la fonction première de ce métier

                Faire semblant et remplir des fiches et des cases

                C’est beau le pragmatisme !!!

              • mpag 4 octobre 2013 13:21

                Croire que Jésus s’est réincarné en profs l’ai tout autant



                Peut être un prof devrait t’il expliqué l’intérêt de l’apprentissage mais ne peut en aucun cas raisonnez une personne qui ne possède pas les capacités intellectuelle à le comprendre

                On demande pas à des singes et à des lions à ressembler aux hommes
                Seul ceux qui ont des capacités y accèdent grâce à notre apprentissage 

                Qui m’aime me suive devrais être la devise du professeur et son objectif, celle d’assurer un cours qui permettent l’éveil de ceux qui ont des capacités

                Faire semblant, certains élèves le font déjà très bien
                et surtout contrairement à ce que vous dites NE PAS FAIRE SEMBLANT avec ceux qui travaillent et qui cherchent le savoir

                • C'est Nabum C’est Nabum 4 octobre 2013 13:24

                   mpag


                  Nous avons vraiment une grande différence de point de vue

                  Tuer l’espoir, je ne puis ! 

                • mpag 4 octobre 2013 14:29

                  Peut être que l’espoir réside dans l’acceptation d’un fait et dans la possibilité qu’on n’est pas maître du destin ou de l’avenir des autres et qu’ils ont une part essentiel dans la construction de leur vie mais malheureusement pas de leur capacité (faire ce que l’on peut, avant de pouvoir faire ceux que l’on veut......Aussi noble soit notre métier et notre volonté de faire le bien.)


                  Perdre cette espoir revient par conséquent à en espérer un autre celle de continuer dans notre métier et d’y croire pour ceux qui le souhaitent et qui ont la chance d’avoir leur capacités afin qu’on s’exprime dans un intérêt louable

                  Regarder les autres ne revient qu’à « desesperé » mais surtout ne pas arrêter à croire qui réussiront dans leur vie malgré notre volonté
                  Cette volonté est plus abordable que de croire en l’impossible ou à l’eugénisme au choix........

                • gaijin gaijin 4 octobre 2013 16:16

                  « l’espoir réside dans l’acceptation d’un fait »
                  je me suis trouvé dans une situation similaire quoique moins difficile ( regarder couler une entreprise en cochant peinard des cases )
                  je n’ai pas pu !
                  c’est juste inhumain
                  c’est une négation de soi même et un renoncement au respect que l’on se doit
                  no way !
                  c’est comme les films ou le mec il lutte tout seul contre une armée de zombies : ça serait plus facile de renoncer .....puisque la fin est certaine a quoi bon continuer ?
                  sauf qu’il veut vivre, pas devenir un zombie .....

                  il faudrait plutôt trouver le moyen de réveiller les autres, la majorité silencieuse ces résignés et de collaborateurs
                  collaborateurs vous trouvez que le mot est fort ?
                  en aucun cas car c’est bien d’une guerre qu’il s’agit, une guerre sans arme mais avec beaucoup de victimes, une guerre entre une certaine conception de l’humanité et un monde a la orwell
                  alors faites ce que vous voulez a titre personnel mais ne venez pas dire a un mec qui a mal aux tripes de conduire son train peinard !

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