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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Un directeur très humain

Un directeur très humain

Le prétoire pour sauver les apparences.

Daniel Pennac dans Cabot-Caboche, son merveilleux roman pour les enfants, évoquait le très humain directeur d’une fourrière, qui envoyait sans sourciller nos amis à quatre pattes vers la seringue finale. Nul directeur de fourrière à l’époque n’avait attaqué en justice le célèbre romancier, ne voulant sans doute pas ajouter le ridicule à un métier pas toujours simple …

Du côté de l'hôpital public, on badine moins avec la notoriété des cadres qu’avec les principes déontologiques. Pour atteindre pareil haut niveau de responsabilités, il est recommandé d’avoir beaucoup de bagages et de savoir les poser sur les rivaux et sur les cas de conscience. C’est ce qui fait souvent le charme et le savoir-faire de ceux qu’on nomme hauts fonctionnaires, tout simplement parce qu’ils sont parvenus à dominer le petit peuple des fonctionnaires subalternes et la plèbe misérable des usagers.

Je ne veux pas rentrer dans la polémique actuelle, l’homme serait trop content d’utiliser l’arsenal répressif pour laver, une fois encore, sa respectabilité, un honneur parfois malmené par des directives qu’il est chargé d’appliquer avec un zèle qui a souvent placé la haute administration française au pinacle de la loyauté, quelles que fussent les époques, y compris les plus sombres.

On ne salit donc pas celui-ci ou bien celui-là. Il en coûte fort cher d’autant plus qu’alors, on tombe sous les coups de collègues tout aussi haut placés, portant des robes pour se donner une importance qu’une banale tenue civile ne leur attribuerait pas. Les relents de l’ancien régime s’expriment encore dans l’habit ; nous échappons tout juste à la perruque dans ce triste théâtre du pouvoir des apparences.

Jean François Chalot n’a fait que tenir son rôle de militant de base, de lanceur d’alertes, d’empêcheur de trahir l’esprit de la République, de conscience citoyenne. Il a mis les pieds dans la fourmilière, s’est dressé contre une manière de gérer l’hôpital public qui fait passer les considérations économiques, réglementaires ou logistiques au détriment de l’humain : ce facteur si complexe à évaluer ou prendre en compte qu’il est souvent préférable de l’écarter des prises de décision.

La promotion est à ce prix. La carrière exige des choix dont on ne peut être fier mais qui font très bon effet en haut lieu. C’est ainsi, la grande machine administrative relève plus du rouleau compresseur que de l’action humaniste et sociale. Si Ponce Pilate se lavait les mains, ses successeurs aiment à se réfugier derrière les directives, les décrets, les variables économiques, le pragmatisme et autres sornettes apprises dans les grandes écoles pour fermer les yeux sur la misère qui les entoure.

Nous devons en tenir compte avant que de porter un jugement à l’emporte-pièce comme le fit notre camarade. Prétendre qu’un directeur humain puisse préférer prendre le risque de laisser sans soins des sans- logis dans la rue plutôt que de les voir utiliser de manière indue des logements inoccupés dans son établissement est sans doute un peu fort de café : ce café que doit consommer très souvent le directeur dans son bureau tout confort.

Les juges qui, pour une fois, n’avaient pas d’autres chats à fouetter se sont jetés sur le pauvre militant comme des chacals sur une charogne. Notre justiciable étant certainement bien plus nuisible pour notre nation que les délinquants, les trafiquants, les politiciens véreux qui vivent en toute impunité de leurs petits commerces juteux. La justice vole au secours de l’honneur du directeur si humain quand elle se désintéresse des mille et une incivilités dont sont victimes policiers, pompiers, enseignants et fonctionnaires de base dans les quartiers abandonnés par leur hiérarchie.

Il est de toute première urgence de laver l’honneur de ce directeur si humain. Reconnaissons-lui le droit légitime de laver l’affront. Les mots employés par ce gredin de Chalot sont en effet d’une effroyable dureté : « Le directeur de l’hôpital, toute honte bue avait exprimé peu de temps avant, la crainte que des locaux inoccupés de l’hôpital soient squattés ! »

La honte, monsieur Chalot ne se boit pas, elle se ravale. Vous avez commis là une faute impardonnable qui justifie la réaction d’un parquet qui grince quand on s’en prend aux piliers d’une République que l’on sait exemplaire. C’est vous qui allez boire la coupe jusqu’à la lie tandis que ces beaux messieurs continueront de fréquenter les salons où l’on boit le champagne aux frais de la princesse. Voilà ce qui se boit dans ce petit monde auquel il convient de ne jamais dire ses quatre vérités. Vous le découvrez à vos dépens et c’est en crachant au bassinet que vous laverez l’honneur d’un directeur humain.

Solidairement sien.

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 Communiqué

Le Président du DAL de Seine et Marne, poursuivi pour diffamation
Pour avoir dénoncé le directeur d’un hôpital se préoccupant plus du risque d’occupation des locaux désaffectées que du sort des sans logis.
Tous au procès le 10 novembre à 13h30, au TGI de Melun
2 avenue du général leclerc

A la suite d’un communiqué de février 2015 des associations CNAFAL ( associations familiales Laïques) du département 77, apportant son soutien aux salariés du CH de Melun, qui réclamait du personnel supplémentaire pour les services d’urgence, Jean François CHALOT, Président du DAL 77 et secrétaire général du CDAFAL 77 est poursuivi par le Directeur de l’hôpital et est convoqué devant le tribunal correctionnel de Melun.

Qu’est reproché à Jean François, militant associatif de toujours reconnu et apprécié des familles, des mal-logés des sans toit, et du monde associatif en Seine et marne, et par ailleurs responsable national au CNAFAL ?

D’avoir écrit dans un communiqué les propos suivants :

 “... Ironie cruelle : au même moment le corps d’un SDF mort de froid était découvert devant les urgences….
 Le directeur de l’hôpital, toute honte bue avait exprimé peu de temps avant, la crainte que des locaux inoccupés de l’hôpital soient squattés !? ...”

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/carton-rouge-pour-le-directeur-de-163361

En effet, quelques jours avant cette déclaration publiée sur internet, un sans abri était décédé dans le froid, à proximité du Centre Hospitalier.
Ce directeur d’hôpital, si prompt à défendre son honneur pour tenter peut être d’effacer ce fait, s’étant antérieurement inquiété du risque que des sans logis pourrait décider de réquisitionner quelques un des locaux vacants de cet hôpital, comme il en existe malheureusement dans la plupart de nos centre hospitalier actuellement, avait alors porté plainte contre jean François ;
Les mots de Jean François CHALOT sont pourtant pesés.
Ce Directeur a porté plainte contre un pilier de la vie associative et de la défense des familles modestes, non aligné avec les notables locaux. Ce n’est évidemment pas un hasard.
DAL dénonce cette volonté de réduire au silence Jean François Chalot, mais aussi les militant-e-s qui rendent publiques les injustices sociales et défendent les personnes et familles en situation d’exclusion ou menacés de le devenir.
Il est déjà surprenant que le parquet ait donné suite à cette, alors que la justice est déjà très encombrée.
Nous demandons bien entendu la relaxe, et la réquisition des locaux disponibles dans cet hôpital pour abriter les nombreux sans logis du département, les personnes et familles expulsées ces dernières semaines sans même un hébergement ou se retrouvant à la rue après un accident de parcours.

 

Un toit c’est un droit !

 

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77 réactions à cet article    


  • tf1Groupie 8 novembre 13:20

    Je ne connais pas les tenants et les aboutissants de l’affaire.
    Je suis rarement d’accord avec Chalot et ses discours parfois excessifs.

    Néanmoins Chalot est un citoyen et il doit pouvoir s’exprimer sans pressions anormales, notamment des pressions judiciaires.

    Je le soutiens donc totalement dans ses démêles judiciaires ... mais pas dans ses demandes de réquisition.

    Et au vu de ce qui lui est reproché l’affaire aurait du être immédiatement classée sans suite.

    Honte aux magistrats qui s’accrochent eux-mêmes à leur propre mur des cons.


    • C'est Nabum C’est Nabum 8 novembre 14:15

      @tf1Groupie

      Nous ne sommes pas souvent d’accord mais votre réaction vous honore
      Les divergences d’opinion ne sont pas là pour favoriser l’absence d’expression
      Ce petit juge est misérable tout autant que l’homme à l’honneur prétendument bafoué

      Que veulent-ils ?
      Une seule tête dans les rangs, plus de désaccord par la peur de la sanction financière
      Je les méprise, c’est le dernier luxe qui nous reste


    • Aristide 8 novembre 22:26

      @C’est Nabum


      Vous confondez liberté d’expression et diffamation. Là, il s’agit de désigner une personne et de lui attribuer une responsabilité directe dans la mort d’un SDF. On peut comprendre que le directeur de l’hôpital se sente atteint dans son honneur.

      On ne peut dire n’importe quoi au seul prétexte de la liberté d’expression. 

      Je vous signale aussi simplement que vos propos sur le juge et le directeur de l’hôpital sont des insultes publiques, elles aussi punies par la loi.

      Mais bon, il est de bon usage ici de se la peter révolté et pas complice de tous ces salauds, etc ... 
       

    • tf1Groupie 9 novembre 13:45

      @Aristide

      A ce compte-là pourquoi ne portez-vous pas plainte chaque fois qu’un Agoravoxien vous traite d’abruti ??

      Bref votre diffamation a bon dos ici.

      Vous êtes un défenseur des petits juges médiocres et des avocats mangeurs de procès à la con.

      On sait très bien que ces plaintes peu sérieuses ont pour vocation :
      - d’encombrer les tribunaux,
      - de dissuader les critiques.

      En juridique on parle de plaintes « dilatoires », c’est-à-dire qui cherchent à gagner du temps ou à diluer le débat.
      Que vous encouragiez ces comportements avec des arguments pusillanimes donne une pauvre image de votre pensée citoyenne.


    • C'est Nabum C’est Nabum 10 novembre 06:24

      @Aristide

      C’est ce que prétendent les gens qui détiennent le pouvoir

      On ne diffame jamais des gens qui n’ont rien à perdre, c’est étrange !


    • zygzornifle zygzornifle 8 novembre 14:22

      Les juges qui, pour une fois, n’avaient pas d’autres chats à fouetter se sont jetés sur le pauvre militant comme des chacals sur une charogne..... en tous cas ne n’est pas le cas avec Sarkozy .....


      • C'est Nabum C’est Nabum 8 novembre 15:22

        @zygzornifle

        Les juges sont des vassaux des puissants


      • juluch juluch 8 novembre 15:53

        Je suis pas souvent d’accord avec Mr Chalot, on a pas mal de divergences, n’empêche au vu des faits reprochés il doit bénéficier de l’indulgence et etre relaxé.

        Faut pas oublier qu’une personne est décédée....

        c’est mon avis nabum.

        • C'est Nabum C’est Nabum 8 novembre 18:15

          @juluch

          L’indulgence n’est pas le problème
          La comparution l’est

          C’est le signe en main d’une reprise en main de la liberté de sa mise sous le boisseau

          et cette réponse positive de la justice est très préoccupante


        • Aristide 8 novembre 22:50

          @C’est Nabum


          C’est bizarre que vous n’ayez à opposer aux faits reprochés que la qualité de l’auteur, la noblesse de ses combats, .... Il y aura surement une prise en compte de la personnalité de Chalot. Mais c’est la réalité de la diffamation qui sera discutée.

          Pour ce qui est de la liberté d’expression, allons, parcourez les milliers d’articles partout sur le net, ici et ailleurs, vous constaterez qu’elle n’est pas en cause. Et si de temps en temps, il est rappelé que les lois doivent être respectées, sur la diffamation, l’insulte publique, ... et le stationnement sur trottoir (*), c’est plutôt une bonne chose

          (*) private joke 

        • C'est Nabum C’est Nabum 10 novembre 06:25

          @Aristide

          Le prétoire me fait broyer du noir
          J’en perds mon sens de l’humour et celui tout autant de la mesure


        • CHALOT CHALOT 8 novembre 18:58

          Merci à vous 

          Si jeudi j’étais condamné ce sont des milliers de personnes qui pourraient l’être à leur tour.
          Je suis pour le débat libre et surtout sans cette menace judiciaire.
          SI le directeur de l’hôpital m’avait demandé un droit de réponse, il l’aurait eu tout de suite.


          • C'est Nabum C’est Nabum 8 novembre 21:21

            @CHALOT

            Ces gens là ne demande pas de droit, ils exigent quand ils refusent toute forme d’expression à leurs salariés et leurs clients

            Que la justice se compromette ainsi est un mystère


          • Robert Lavigue Robert Lavigue 8 novembre 21:54

            @CHALOT

            Si votre différent avec ce directeur d’hôpital se limite à ce qu’expose votre tract (je ne parle pas du billet insignifiant qui le précède), il semblerait que vous soyez tombé sur un type encore plus borné que vous !

            Mais, pourquoi donc faut-il que vous en rajoutiez une couche ? Est-ce le fait d’intervenir sous le billet d’un mastulu à postures ?

            Votre éventuelle condamnation (que je suis loin de souhaiter) ne changerait strictement rien au sort de milliers d’autres personnes. Les condamnations pour diffamation sont choses courantes.
            Pas plus que votre acquittement ne serait une victoire de la liberté d’expression. Les procès en diffamations perdus sont choses tout aussi courantes.


          • Aristide 8 novembre 22:41

            @Robert Lavigue


            Chalot se voit comme un symbole de la liberté d’expression, il n’en connait visiblement pas les limites fixées par la loi. On apprend à tout age, même si c’est douloureux.

            Si la diffamation est démontrée, peut être la leçon sera bénéfique et Chalot retournera trois fois son clavier avant de désigner des personnes pour des faits d’une telle gravité, il s’agit de non assistance à personnes en danger, la mort d’un homme qui est reprochée par Chalot. C’est pas rien.


          • Robert Lavigue Robert Lavigue 8 novembre 23:23

            @Aristide

            Je n’ai pas envie de tirer sur une ambulance, fut-elle celle de Chalot !
            Il suffira peut-être que Chalot démontre que son tract faisait suite à une enquête sérieuse. C’est une des conditions de l’exception de bonne foi en matière de diffamation.

            Les circonstances de la mort du SDF ont été relatées par la presse locale. Par exemple par cette journaliste dans un papier plein de sensibilité (certains écriveurs pourraient prendre exemple sur cette qualité d’écriture et de narration) :
            http://www.larepublique77.fr/2015/02/04/seine-et-marne-un-sdf-retrouve-mort-sur-le-parking-des-urgences/

            Contrairement à ce que prétend le comparse graphomane, c’est toujours une bonne chose que ce soit la justice qui dise le droit (quelle que soient ses insuffisances) plutôt que des fumistes écrivants.

            Imaginez un seul instant que la justice soit rendue par des tchékistes liguriens !


          • Aristide 9 novembre 08:50

            @Robert Lavigue


            La justice a une vertu essentielle à mes yeux, elle prononce une sentence à la mesure de la faute commise. Chalot est un militant, indéniable humaniste, convaincu, enfin ... une vraie personne impliquée dans le social. Et pourtant, il caractérise ses articles, pas tous heureusement, par une absence complète de mesure, de distance, ... Il sera surement tenu compte de son implication sociale et de sa simplicité de raisonnement, je ne suis pas sur que cela soit un compliment.

            Je ne sais rien de cette affaire, mais vu la gravité des accusations portées, qui ont du faire du bruit dans le coin, je crois qu’il est assez légitime que ce soit la justice qui règle le différent. La posture assez ridicule de notre auteur est assez révélatrice de cette révolutitude qui excuserait tout débordement au nom d’une liberté d’expression. Le même type de raisonnement pour excuser les casseurs des manifs, les débordements des zadistes et autres révoltés de toute engeance. 

            La loi est la base d’une société civilisée, elle protège, essaie de régler les rapports du faible au fort, ... sa remise en cause permanente par une frange irresponsable est dramatique. Chalot participe de cette opération sans en être vraiment conscient, vous voyez je ne tire pas sur une ambulance.



          • C'est Nabum C’est Nabum 10 novembre 06:26

            @Robert Lavigue

            L’insignifiant vous salue bien

            Rassurez-vous mon ami, vous pouvez me salir, m’insulter, jamais je n’irai vous traîner devant un tribunal
            Je me contente de vous plaindre sincèrement


          • Robert Lavigue Robert Lavigue 10 novembre 22:27

            @C’est Nabum

            Hier j’écrivais : c’est toujours une bonne chose que ce soit la justice qui dise le droit (quelle que soient ses insuffisances) plutôt que des fumistes écrivants.
            Chalot a été acquitté et je le confirme ! C’est ma manière de prendre posture...

            Mais, qu’en est-il de votre prose ? Confirmez-vous ce que vous avez écrit de la Justice ? Par exemple et je vous cite :
            on tombe sous les coups de collègues tout aussi haut placés, portant des robes pour se donner une importance
            ou
            Les juges qui, pour une fois, n’avaient pas d’autres chats à fouetter se sont jetés sur le pauvre militant comme des chacals sur une charogne.
            ou
            C’est vous qui allez boire la coupe jusqu’à la lie tandis que ces beaux messieurs continueront de fréquenter les salons où l’on boit le champagne aux frais de la princesse
            ou
            Vous le découvrez à vos dépens et c’est en crachant au bassinet que vous laverez l’honneur d’un directeur humain.

            PS : Vous écrivez : « Je me contente de vous plaindre sincèrement »
            J’ignorais que les machines à écrire avait une âme !
            vous devriez mettre sur le chantier un pastiche modernisé (sic) de la controverse de Valladolid...


          • CHALOT CHALOT 8 novembre 18:58

            Merci à vous 

            Si jeudi j’étais condamné ce sont des milliers de personnes qui pourraient l’être à leur tour.
            Je suis pour le débat libre et surtout sans cette menace judiciaire.
            SI le directeur de l’hôpital m’avait demandé un droit de réponse, il l’aurait eu tout de suite.


            • C'est Nabum C’est Nabum 8 novembre 21:23

              @CHALOT

              Je suis avec toi dans ce combat inégal


            • Tall Tall 8 novembre 21:31

              @CHALOT

               
              Il faut essayer de « politiser » votre procès, de le faire entrer dans un cadre + large que « Chalot contre le dirlo ». Si ça reste limité à ça, c’est perdant.

              Exemple : j’ai vu au JT les infirmières qui manifestent contre leur manque de moyens ... n’est-ce pas le même problème de fond que le vôtre ? Ne peut-on pas attirer l’attention de ce mouvement sur ce procès ?
               
              Essayez de reporter ce procès à + tard pour avoir le temps de trouver des alliés objectifs.

            • Aristide 8 novembre 22:18

              Apparemment, il s’agit d’une plainte pour diffamation, si j’ai bien compris.Nous avons la seule version du CNAFAL et du DAL, pour cette convocation à comparaître devant le tribunal correctionnel. Tout d’abord, il faut dire que la diffamation, quand elle est actée, n’a rien à voir avec la liberté d’expression ...


              Il serait peut être utile de nous donner copie au moins partielle de la plainte ou de la citation à comparaître délivrée par la victime, si vous désirez nous informer complètement de cette affaire. Dans la convocation, il y a plus que le simple rappel des propos tenus, il doit y avoir obligatoirement les éléments tendant à démontrer la diffamation.

              Généralement il faut trois éléments concomitants et précis pour qu’il y ait diffamation :
              - il faut que la victime soit identifiée ou tout du moins identifiable ,(on voit ici le ridicule de certains forumeurs publiant sous pseudo et voulant porter plainte pour diffamation).
              - il faut que le fait ou que l’allégation reproché soit précis,
              - il faut qu’il y ait atteinte à la considération ou à l’honneur de la victime


              Je ne suis pas juge, si les deux premiers éléments sont facile à établir comme c’est le cas dans cette affaire, le directeur est désigné par Chalot et les faits et propos sont précis. Les juges sont assez sévère, à juste titre sur la diffamation sur internet ou par voie de presse, c’est tout de même une grave atteinte. 

              S’il est admis que les propos tenus sont une atteinte à l’honneur ou à la considération du directeur de l’Hôpital, il y aura condamnation. Ce lien de causalité entre déclarations du directeur et mort du SDF est plus que tendancieux. C’est une opinion qui va me valoir quelques désagréments et réponses bien senties.

              Je ne suis pas sur que la défense consistant à donner un droit de réponse au plaignant soit admis comme élément tendant à atténuer la teneur des propos tenus par Chalot. Au contraire, elle tend à démontrer le caractère excessif des propos tenus ... Mais bon, je suppose que Chalot aura un conseil pour s’extraire de cette affaire qui à mon avis se présente mal. 

              L’auteur peut faire valoir la prudence et la mesure des propos tenus, dans ce cas, je ne suis pas sur que l’on puisse évoquer cette condition. Sur les articles de Chalot, j’ai souvent réagit. La violence des propos tenus, l’exagération des faits, les liens de causalité non établis, ... enfin une forte propension à désigner à la vindicte des faits, des decisions politiques, des politiciens, des personnes désignées. C’est un exercice de démocratie,acceptable quant il ne s’agit pas d’atteinte à l’honneur de ces personnes.

              • C'est Nabum C’est Nabum 9 novembre 06:38

                @Aristide

                Je vous ai donné les éléments en ma possession
                Adressez vous à monsieur Chalot pour plus de détails

                Je me place au niveau des principes

                Merci


              • Aristide 9 novembre 08:18

                @C’est Nabum


                Vous faites un article, pas un tract de soutien c’est déjà fait. 

              • C'est Nabum C’est Nabum 9 novembre 09:21

                @Aristide

                J’écris avec prudence
                je n’ai pas le courage de mon camarade


              • CHALOT CHALOT 9 novembre 08:09

                Vous pouvez relire l’article incriminé .
                Pour l’instant je ne peux rien rajouter, je n’en ai malheureusement pas le droit, je le réserve au tribunal.


                • Aristide 9 novembre 08:25

                  @CHALOT

                  Qu’est ce encore cette histoire de droit, les partis ne sont pas tenus au secret. Il leur appartient de décider ce qu’ils veulent. C’est votre choix de vous taire, de justifier l’injustifiable attaque envers une personne. Le droit n’a rien à faire dans votre décision de vous taire.

                  C’est bizarre que vous, si prolixe pour désigner à la vindicte un directeur d’hôpital en l’accusant d’être la cause essentielle de la mort d’un SDF. Vous voilà tout en retenue. 

                  Assumez vos propos, réitérez votre diatribe si ce n’est pas de la diffamation. Allons, encore une fois, une fuite devant vos irresponsabilités démontrées. 

                • C'est Nabum C’est Nabum 9 novembre 09:22

                  @CHALOT

                  Merci et courage

                  Je croise les doigts


                • tf1Groupie 9 novembre 14:14

                  @Aristide

                  Vous êtes ridicule : quand on est attaqué devant un tribunal c’est du bon sens de base d’être prudent tant que l’affaire n’est pas jugée.

                  On n’est plus dans les petits discours de troquet ou de blog : maintenant on est dans la procédure juridique, c’est très différent et ce n’est plus un jeu de gamin !


                • Aristide 9 novembre 19:08

                  « @tf1Groupie

                  Je n’ai pas dit qu’il n’avait pas à se taire ou à parler, j’ai dit qu’il n’y avait aucune loi qui l’interdit. Relisez ce qu’il a dit avant de répondre bétement. :


                   »Pour l’instant je ne peux rien rajouter, je n’en ai malheureusement pas le droit,".

                  avec des nuls de votre engeance, il aurait tout à craindre quand on confond tout droit, obligation et liberté de faire ou de dire.



                • tf1Groupie 9 novembre 21:50

                  @Aristide

                  Vous êtes un as du pinaillage, on sent que vous avez de la famille dans le juridique .

                  Faites un procès à Chalot pour ses dérapages langagiers ...


                • tf1Groupie 9 novembre 22:02

                  @Aristide

                  Et vous avez dit ceci : « Vous voilà tout en retenue. Assumez vos propos, réitérez votre diatribe si ce n’est pas de la diffamation »

                  Ce sur quoi je réagissais. Apprenez à lire ... ce que vous venez de dire !


                • Aristide 10 novembre 09:10

                  @tf1Groupie


                  Vous avez un certain culot ... Comme on dit c’est l’hôpital ... Pinaillage ?

                  Enfin, Chalot publie ici tout ce qui passe à sa portée sans aucune distance, ni mesure. Au contraire il en rajoute à chacun de ses messages, distribuant les bons points d’humanisme, désignant celui-ci ou celui_là à la vindicte de ses admirateurs, déformant les faits, exagérant les reactions, ...

                  Et voilà donc que saisi d’une soudaine soif de justice, vous vous joignez à ses défenseurs au seul prétexte d’une liberté d’expression qui sur ce coup n’a rien à voir.

                  Je vous ai vu plus violent envers tous ceux qui ici, parlent de fascisme, de libertés bafouées, de je ne sais quelle autre délire à chaque fois qu’un sbire est pris dans une manif, condamné pour des propos, ...

                  Vous pouvez garder vos leçons et soutenir ce povre Chalot qui n’a même pas le courage d’assumer les propos qu’il a tenu envers ce directeur d’hôpital. Affligeant.



                • Ouam 9 novembre 08:28

                  Je vais dans le meme sens des autres, c’est un scandale de reduire le droit d’expression.

                  Si le dirlo de l’hosto n’est pas d’accord avec Chalot, et c’est son entier droit, rien ne l’empeches de venir ici et de nous démontrer que chalot à écrit une énorme connerie (si c’est le cas)

                  Et nous lirons et soupesrons ses dires

                  Puis qui dit des conneries (ou des inéxactitudes) chalot ou lui, ou les deuxs.

                   

                  C’est cela la démocratie, le reste est de la terreur intellectuelle.

                   

                  PS : Puis en ce moment avec tous les freres kouachi & co en libertée, plus l’etat de notre pays,

                  oser penser que un tribunal à un peu « autre chose a faire » que regler ce genres de gamineries n’est pas une pensée inconsidéree / inconsistante / etc.... .

                  Soutiens complet à Chalot (meme si je suis pas d’accord avec lui defois), il doit pouvoir exprimer ses idées, et toutes ses idées, sinon on sombre irrémédiablement dans le fachisme ou une forme de celle ci

                  cdt,


                  • Aristide 9 novembre 08:56

                    @Ouam


                    Il ne s’agit pas des idées, ni de liberté d’expression, ce sont les propos diffamatoires de Chalot qui sont jugés.

                    Melun est une petite ville, les propos tenus par Chalot ont surement été au delà de notre toute petite communauté d’AV, il appartient à la personne désignée par Chalot de choisir son moyen de défense. 

                    Après avoir subi la diffamation, voilà donc qu’il lui serait interdit de porter l’affaire en justice.



                  • Ouam 9 novembre 09:18

                    @Aristide

                    Il s’agit pas de meutres ni vols ni crimes, attentats, cambriolage, etc...ni mise en danger de la vie d’autrui, il faut raison garder sur la nature de l’infraction.

                    (si de plus elle à lieu ce qui n’est pas démontré encore)

                     

                    Notre justice à bien autre chose à faire dans un état d’urgence (enfin MOI je le penses ... toi ?)

                    vu la vitesse de ses jugements en général sur des choses bien plus importantes.

                     

                    Et rien ne l’empeche (si subi diffamation) , comme nombreux autres mis en causes l’on fait de prendre son beau clavier et venir démentir les aneries de chalot SI il en à produit, bref de se défendre en direct comme de nombreuxs le font chaque jour lorsqu’ils se trouvent mis en cause de manière fausse, erronnée, etc...sinon on passe notre temps à engorger les tribunaux.

                     

                    Ca fait gagner un temps précieux à tous :

                    - Au tribunal (greffiers & co)

                    - Au directeur qui aura mis les points sur les I directement et qui retrouvera instatanément son honneur SI Chalot l’a mis injustement en cause

                    - Et à Chalot bien sur.

                     

                    Sinon on part pour des périodes très sombres, bienvenue en corée du nord, au quatar, la chine ou ailleurs de cet acabit...


                  • C'est Nabum C’est Nabum 9 novembre 09:23

                    @Ouam

                    Le tribunal pour bâillonner

                    La seringue pour endormir

                    Le budget pour détruire l’hôpital

                    Une même logique en somme


                  • Aristide 9 novembre 09:56

                    @Ouam


                    La justice a bien d’autre chose à faire. Ouais, mais doit elle donc abandonner les victimes de petits larcins, ne plus traiter du respect, les coups et blessures légères, les insultes publiques, ... ...

                    Les stationneurs sur trottoir, les rois de la vitesse automobile ou du petit verre avant de conduire arguent tous qu’il vaudrait mieux s’occuper des meurtres, des assassinats, des attentats, ... 
                    Allons, il appartient à chacun de faire valoir ses droits dans une société de droit, il n’appartient à aucune autre autorité que la justice de décider ce qui serait bon ou mauvais à juger.

                    Voilà donc que vous ne supportez pas que cet homme qui s’est senti atteint dans son honneur porte l’affaire en justice, et bien c’est dommage, mais en démocratie, la place publique n’est pas le lieu d’exercice de la justice. 

                    La Corée du nord ? Vous la jouez modeste, c’est le nazisme, le fascisme , ... J’adore toujours la mesure dans le jugement... 


                  • Ouam 9 novembre 15:29

                    @Aristide

                    « ...La Corée du nord ? Vous la jouez modeste, c’est le nazisme, le fascisme , ... J’adore toujours la mesure dans le jugement...  »

                    Je vous rejoins, nous ne sommes jamais assez prudent comme le disait ce cher duvallier torturant ses opposants politiques qui n’avaient pas la courtoisie de penser dans le bon sens, cad le sien  smiley

                    Vous connaissez l’histoire de la grenouiille dans la casserolle qui monte degres par degres qui au bout est morte ?

                    Pour ma part, je préfere donner le coup de patte salvateur bien avant que le pire ne se présente à ma porte.

                     

                    Vous avez déja l’extreme droite au pouvoir avec le PS, plus friserai gourmandise à la limite de l’obscenitée ...

                     

                    Je persiste et signe, tel l’acharné qui combat le petit souffle de vie, cad la libertée d’expression face à son bourreau, la mort , qui elle ne fait comme vous que sa besogne programmé de manière régoriste digne du charognard à qui la carcasse du sacro sait droit d’expression est promise

                     

                    Alors que pour résoudre celui ci, vu la hauteur du grief (un lafontaine peut etre ? voir la fin... smiley ) dans de telles conditions un problème si simple peut etre réglé sans soliciter a tord et à travers des services juridiques largement summergées et de plus completement démunis, vivez vous sur sur une planète qui n’est pas mienne ??

                    Tribunal de Bobigny :«  la justice assigne l’Etat pour manque de moyens »

                    http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/tribunal-de-bobigny-la-justice-assigne-l-etat-pour-manque-de-moyens-15-02-2016-5548325.php

                     

                    Je penses sincerement qu’elle à d’autres chats à fouetter des différents de ces deux protagonistes (du drame smiley )

                     

                    Ps : Juste une chose, c’est peut etre VOUS qui un jour qui serez à la place de chalot, et je serai aissi à vos cotés, pour que vous puissiez vous aussi défendre vos idées, meme si elles sonts aux antipodes des miennes.

                    Je vous salue bien, malgrés nos points de vue radicalement différents.

                     

                    http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/jean_de_la_fontaine/les_ animaux_malades_de_la_peste.html

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