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Un double combat social et laïque

Jean-François, arpenteur des causes à défendre.

Jean-François est infatigable. Partout où il faut pourfendre l’injustice, repousser les inégalités, pointer du doigt les fauteurs de troubles, il surgit ; sa plume d’une main et la banderole de l’autre. Il est de ces militants infatigables qui jamais ne rendent les armes et se dressent toujours pour traquer ces mauvais coups qui ne cessent de faire reculer nos droits et nos libertés.

Son petit recueil est à l’image de ce parcours. Il prend, un à un, les dossiers qui ont mobilisé notre homme, qui l’ont indigné, mis en colère et parfois placé sur la sellette. Car il y a désormais un risque à faire entendre la voix des opprimés, à parler au nom des grands principes, à dénoncer haut et fort les abus et les magouilles, les petits dictateurs locaux, les grands commis de l’État peu scrupuleux, les pans de la société abandonnés à la dictature religieuse.

Il ne craint pas de se mouiller ; il avance à visage découvert, il prend des coups et se retrouve même devant un tribunal. Sa liberté de parole dérange : la justice se penche sur son cas, un directeur d’hôpital très humain veut le bâillonner : une méthode thérapeutique qui semble reprendre du service pour étouffer les vérités bonnes à crier sur tous les toits. Fort heureusement, monsieur le juge ne l’a pas entendu de cette oreille et a relaxé notre Don Quichotte.

Mais revenons à cet opuscule (j’use par dérision d’un vocable que doivent tenir ses adversaires) qui relate toutes les joutes qu’il a menées, des textes qu’il a lancés sur la Toile comme autant d’appels au secours, de bouteilles à « l’amer ». La laïcité est son cheval de bataille, son credo, sa raison d’être. C’est un ancien de la communale, un instituteur de la vieille école : celle qui a refusé de se mettre à genoux. D’autres menaces pèsent sur nos quartiers : des barbus imposent leur foi et leur loi dans l’indifférence générale, avec la complicité même des premiers magistrats qui avalent leur conviction pour avoir la paix dans les quartiers.

Les associations sont au cœur de son parcours de militant. Il retrace ce passage, obligé pour lui, si l’on veut comprendre le terrain et aspirer à des fonctions publiques mais qui est de plus en plus ignoré par ces jeunes loups, sortis des grandes écoles et qui s’engagent, non par conviction, mais pour suivre un plan de carrière. Je le sens vitupérer contre cette sale engeance, ce ramassis de petits notables prétentieux qui se soucient comme d’une guigne de la misère sociale.

Alors, Jean-François reprend le flambeau abandonné par les élus de gauche. Il se fait le protecteur des déshérités, le bienfaiteur de ceux de la rue, le porte-parole des Roms, des expulsés, des exclus de la galette. Heureusement qu’il en est des comme lui sinon notre société serait plus encore un enfer tel que le libéralisme aime à le concevoir pour les pauvres gens.

Il se retrouve en fraternité avec d’autres exaltés de l'indignation et, en premier lieu, notre ami Yves Bodard et ses maraudeurs du jeudi qui ont droit à un hommage dans ses pages. Ils ont tellement de points communs tous les deux que je ne suis pas surpris de cette fraternité militante qui se fiche des engagements individuels, se souciant avant tout de se mettre en action auprès de ceux qui en ont vraiment besoin.

Contrairement à nos chers amis les politiques, Jean-François agit. Les paroles ne sont là que pour décrire les actions au quotidien, mettre en lumière les abus et les scandales. Bien loin de lui l’idée de faire campagne ou vaines promesses. Les margoulins s’en chargent si bien ! Lui et ses amis militants agissent au concret, tendent la main, donnent de leur personne pour tenter d’atténuer la catastrophe sociale qui ne cesse de s’amplifier.

Il joue les médecins urgentistes d’un tissu social qui se déchire, qui se fragmente, qui s’atomise. Il en vient tout naturellement à dénoncer l’état désastreux de notre système de santé : la santé étant devenue une variable d’ajustement, l’hôpital un gisement d’économies et une source intarissable d’inégalités. Jean-François écrit, crie et hurle aux loups tandis que ceux-ci font leur trou dans nos grandes villes de solitude.

Il refuse l’inéluctable, ose croire encore au pouvoir de la protestation. Son dernier ouvrage est un cri du cœur, un appel au réveil des consciences, un témoignage vibrant pour que cesse enfin cette casse sociale qui est programmée, organisée conjointement par les princes qui nous gouvernent et ceux qui aspirent à les remplacer.

Jean-François m’a fait l’honneur de glisser un de mes textes dans son livre ; je l’en remercie, même si je ne mérite pas pareil honneur. Je suis si loin d’avoir son énergie, son investissement, sa foi en l’homme et sa conviction que tout est encore possible. Quel bel exemple !Venez lire ses témoignages et réflexions. Son livre se trouve aux éditions « Le Scorpion brun ». Merci à vous et surtout merci à lui d’être ainsi !

Admirativement sien.

Laïcité.jpg


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2 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 25 janvier 12:53

    il est l’image même du sénateur en plein travail ...ronfle, ronfle, ronfle .......

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