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Un petit vélo

Je l’évoquais il y a quelques jours, je teste depuis plusieurs semaines un nouveau mode de mobilité urbaine (nouveau pour moi, parce que ça existe et c’est très populaire dans d’autres pays depuis très longtemps) : Le vélo pliable (combiné avec le train).

Le but c’est :

  • De gagner du temps,
  • De ne pas polluer plus ou encombrer plus la ville qu’elle ne l’est déjà,
  • De géner le moins possible les passagers des trains de banlieue,
  • De me faire plaisir !

C’est gagné sur toute la ligne.

La complexité et la mauvaise interconnection des transports urbains et suburbains dans certaines agglomérations, et c’est le cas à Marseille, hélàs, ont pour conséquence de décourager beaucoup d’utilisateurs potentiels des transports en commun et de les inciter à prendre la voiture. Dans mon cas, étant non salarié, je n’ai pas droit à la carte de transport régionale. Il faudrait que je paie trois abonnements : SNCF, RTM (pour les parisiens, la RATP marseillaise), et les autocars aubagnais.

Circulant souvent en dehors des heures de pointes (le matin, ça va, je suis au bureau vers 8h30, mais le soir, après 19h00, les bus et les trains de banlieue se raréfient. Au point que je ne peux pas monter dans le train le matin et en descendre le soir dans la même gare ! Enfin, le caractère peut être un peu sanguin des marseillais (là, je sens qu’il va y avoir des réactions) fait qu’il y a presque tous les jours une grève ou une manifestation, pour les motifs les plus variés. Ces dernières semaines, c’est presque chaque jour une manif dans les rues de Marseille parce que la Mairie a pris la décision, ô combien audacieuse, de placer quelques horodateurs dans quelques rues de la ville ! Résultats, les bus ne circulant pas en site propre, mais sur la chaussée publique, ils sont coincés dans les bouchons, pénalisant ceux qui font l’effort de prendre les transport en commun pour désengorger leur ville, ou parce qu’il ne peuvent pas faire autrement...

Ce cher petit vélo, donc, me fait gagner une heure par jour. Il se plie en 20 secondes, les yeux fermés, sans se salir les mains ni salir mon zoli costume (ben oui, je travaille déguisé), ce qui fait que dans le train, je ne gène pas les passagers avec un vélo classique, encombrant et sale, comme on en voit parfois. La balade est jolie (Canebière, vieux port, palais du Pharo, Corniche). Ca monte un peu mais ça n’est pas insurmontable, et en adaptant sa vitesse, on s’arrange pour ne pas transpirer. Et j’ai la satisfaction de ne pas polluer et d’embellir un peu la ville. C’est du moins mon point de vue.

Des vélos pliables, il y en a maintenant à tous les prix, de la « so british » et aristocratique Brompton, que je m’offrirai sûrement un jour, aux vélos pliants Dahon (j’ai acheté le modèle de base), disponibles chez de nombreux vélocistes adhérants au réseau bouticycle. Le plus étonnant, même pour un modèle assez simple comme celui que j’ai acheté, c’est la rigidité, la solidité et l’efficacité sur la route, qui n’a rien à envier aux meilleurs vélos de ville. En plus, l’empattement court et le faible diamètre des roues lui donnent une maniabilité hors pair.

Si j’ai fait des convertis, dites le moi !

Pour en savoir plus :

- Un site anglais, avec un classement (par étoiles) de tous les modèles disponibles,
- Le site français d’un marchant de cycle parisien, spécialisé,
- La page consacrée aux vélos pliables sur le site de la Fubicy

PS : Je n’aurai pas la prétention, ni la naïveté, de dire que « le vélo, c’est le développement durable ». (J’ai un jour entendu quelqu’un d’EDF me dire en toute candeur et en toute sincérité que pour lui, le développement durable, c’est le nucléaire). Je ne cherche en aucun cas à donner des leçons. Certaines personnes ne peuvent se passer de leur voiture, pour toutes sortes de raisons (santé, enfants à conduire, etc.). Mais chaque fois que je peux faire un trajet en vélo, je gagne du temps, ça me procure un plaisir fou et une excellente détente avant de finir ma journée. Quand je pense qu’il y en a qui passent une heure dans les bouchons, puis vont passer une heure dans une salle de gym faire de la muscu ou de l’aerobic. Finalement, le vélo, c’est l’utile ET l’agréable. C’est le symbole même de l’outil convivial et maniable, au sens d’Ivan Illich (Voir : « La convivialité »).

Et de tous les vélos, finalement, ce serait peut être la bicyclette pliable la plus conviviale.


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