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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Un plan B contre le chikungunya

Un plan B contre le chikungunya

L’épidémie de chikungunya continue de flamber, malgré la désinsectisation de l’île en cours. Les polémiques et conflits politiques freinent la définition d’un nouveau plan d’action. Le citoyen a son mot à dire. Voilà quelques propositions d’actions à discuter.

Je crois que certains Réunionnais demandent trop à leurs dirigeants. Cela est une façon bien française de réagir !

Nos responsables et experts découvrent cette maladie, tout comme nous. Ils agissent sous la pression médiatique et dans la crainte d’un futur procès "type sang contaminé".

Beaucoup de voix s’élèvent pour critiquer l’action des autorités, demander plus d’argent ou rechercher un éclairage médiatique, mais peu de voix proposent des choses concrètes.

Nous devons plus compter sur nous-mêmes pour vaincre le CHIK.

La réflexion et l’action doivent être plus citoyennes.

Nous pourrions organiser des réunions apolitiques sur l’île, pour débattre entre citoyens raisonnables.

Je propose les pistes de travail suivantes :

1/ Consulter des experts reconnus dans le domaine des épidémies et de la lutte contre l’AEDES.

Les experts comoriens ont plus de recul (1 an d’avance) que nous sur le CHIK .Les experts canadiens, avec le virus du Nil occidental, ont fait des études reconnues sur la lutte contre l’Aedes. Des experts internationaux de l’OMS ou des grosses ONG ont une expertise dans les épidémies aussi foudroyantes : dengue, flambée de paludisme, choléra, méningite...

2/ Limiter nos déplacements au strict minimum

3/ Eviction des milieux scolaire et professionnel des malades vrais ou suspects dans les 10 premiers jours de l’infection

4/ Faire un usage raisonné des répulsifs, pour être véritablement protégés mais ne pas risquer les effets secondaires. Les recommandations françaises et internationales sont différentes à ce sujet. L’aide de l’Association citoyenne « Mieux prescrire » serait précieuse. Les mutuelles de santé et la sécurité sociale pourraient prendre en charge les répulsifs.

5/ Organiser rapidement une étude épidémiologique grandeur nature , se déroulant comme des élections, où chacun déclarerait par email, SMS ou n° vert s’il a déjà eu la CHIK, quand et où. Mieux nous situer dans la chronologie de l’épidémie permettrait de redéfinir la politique de désinsectisation et de santé publique.

6/ Organiser et former des comités de quartier, formés de bénévoles , qui conseilleraient et aideraient les voisins à lutter contre le moustique AEDES. Exemple : inspection systématique des gouttières après les fortes pluies.

7/ Faire un grand plan de marketing social pour développer l’usage des moustiquaires, imprégner d’insecticide longue durée lits, fenêtres et portes. Les écoles devraient en être équipées prioritairement.


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8 réactions à cet article    


  • julia (---.---.215.17) 20 février 2006 17:59

    un comorien ma dit que chez eux il faisait bouillir des feuilles de citroniers et lors de la doiuches il ce rinçer avec cette eau. Il faut aussi boire du jus de citron avec de l’eau sucrés apparament cela rend le sang un peu plus acide et les moustique eviterer de piquer peut etre une possibilité pour quoi pas


    • Andersen (---.---.223.165) 21 février 2006 05:11

      OUI OUI... reunions..., ingeneirie sociale..., experts...,« réunions apolitiques sur l’île, pour débattre entre citoyens raisonnables. » [ca existe ?]...

      un pragmatisme utopique de rigueur pour un médecin consultant [les médecins ne sont ils pas tous « consultant » ?]...

      et nous et nous et nous ? en attendant toujours pas de produits répulsifs dans les grandes surfaces...

      Dépéchez vous , consultants de consulter, experts d’expertiser, et prefet de faire dans l’action spectaculaire... dans deux mois l’épidemie est finie quoi que fasse le prefet et quoi que disent les experts, le réservoir épidémiologique de la population créole aura généré ses propres anticorps car nous aurons été tous touches et alors fini le Chick...


      • la fourmi (---.---.243.143) 23 février 2006 21:08
        Voici un site où vous pourrez de nombreuses informations actualisées (cliquez sur le moustique) :


        Recommandé par des Influenceurs.


        • giloa (---.---.151.230) 26 février 2006 13:11

          J’adhère à 100% avec la démarche du Dr Girard qui me parait trés pragmatique et professionnelle. Je retiens en particulier en terme de mèthodologie les actions énoncées dans le point N° 5, sur la chronologie de l’épidemie et l’usage des TIC pour cartographier de manière dynamique le fleau. La méthode comorienne avec la bouillie de feuilles de citronnier, trés naturelle, pourquoi pas ? Attention à l’utilisation abusive de répulsifs qui font le bonheur de ceux qui les vendent.


          • Dr Philippe GIRARD (---.---.0.221) 26 février 2006 17:36

            Je vous invite à poursuivre la reflexion sur le blog du dr Girard :

            http://chikplanete.blogspot.com/

            Pour une initiative forte et citoyenne.

            Les articles de synthèse trouverons leur place sur Agoravox

            Dr Philippe


            • giloa (---.---.125.29) 27 février 2006 17:29

              Le protocole de démoustication prévoit un périmètre de sécurité autour des captages, des ravines, des ruchers. Plusieurs associations ont signalé l’impact sur la mortalité des animaux à sang froid (lézards, tortues ...), de certains oiseaux et des autres insectes. Un comité scientifique de suivi environnemental a été mis en place. Est-ce que nous avons déjà de informations sur ce point ? Quand j’étais gamin, dans la nature réunionaise on voyait beaucoup de lézards, caméléons, endormis. Il semble que cette population ait considérablment diminué alors que ces derniers sont les prédateurs par excellence des moustiques.


              • Isabelle MAURICE 28 février 2006 16:41

                Vous êtes docteur et paraissez connaître les maladies comme les populations. Il est vrai que les subventions sont facilement demandées.

                Un anti-moustique sérieux (pas les petites bombinettes) et pas trop toxique pour l’homme et son environnement (serpentins efficaces mais parait-il nocifs) serait sans doute relativement moins onéreux que l’intervention de l’armée, et si bien distribué durant les périodes de « pointe » climatiques beaucoup plus efficace.


                • giloa (---.---.96.174) 11 mars 2006 19:00

                  Les médias ne parle plus avec la même intensité du Chik. Serait-il devenu un épiphénomène depuis le retour de Dominique qui se fait chahuter par le CPE ! Une actualité chasse l’autre. Qu’en est-il de la propagation de ce fléau ?

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