• lundi 21 mai 2012
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
  Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Un plan B contre le chikungunya
13%
D'accord avec l'article ?
 
87%
(24 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Marquer et partager

Un plan B contre le chikungunya

L’épidémie de chikungunya continue de flamber, malgré la désinsectisation de l’île en cours. Les polémiques et conflits politiques freinent la définition d’un nouveau plan d’action. Le citoyen a son mot à dire. Voilà quelques propositions d’actions à discuter.

Je crois que certains Réunionnais demandent trop à leurs dirigeants. Cela est une façon bien française de réagir !

Nos responsables et experts découvrent cette maladie, tout comme nous. Ils agissent sous la pression médiatique et dans la crainte d’un futur procès "type sang contaminé".

Beaucoup de voix s’élèvent pour critiquer l’action des autorités, demander plus d’argent ou rechercher un éclairage médiatique, mais peu de voix proposent des choses concrètes.

Nous devons plus compter sur nous-mêmes pour vaincre le CHIK.

La réflexion et l’action doivent être plus citoyennes.

Nous pourrions organiser des réunions apolitiques sur l’île, pour débattre entre citoyens raisonnables.

Je propose les pistes de travail suivantes :

1/ Consulter des experts reconnus dans le domaine des épidémies et de la lutte contre l’AEDES.

Les experts comoriens ont plus de recul (1 an d’avance) que nous sur le CHIK .Les experts canadiens, avec le virus du Nil occidental, ont fait des études reconnues sur la lutte contre l’Aedes. Des experts internationaux de l’OMS ou des grosses ONG ont une expertise dans les épidémies aussi foudroyantes : dengue, flambée de paludisme, choléra, méningite...

2/ Limiter nos déplacements au strict minimum

3/ Eviction des milieux scolaire et professionnel des malades vrais ou suspects dans les 10 premiers jours de l’infection

4/ Faire un usage raisonné des répulsifs, pour être véritablement protégés mais ne pas risquer les effets secondaires. Les recommandations françaises et internationales sont différentes à ce sujet. L’aide de l’Association citoyenne « Mieux prescrire » serait précieuse. Les mutuelles de santé et la sécurité sociale pourraient prendre en charge les répulsifs.

5/ Organiser rapidement une étude épidémiologique grandeur nature , se déroulant comme des élections, où chacun déclarerait par email, SMS ou n° vert s’il a déjà eu la CHIK, quand et où. Mieux nous situer dans la chronologie de l’épidémie permettrait de redéfinir la politique de désinsectisation et de santé publique.

6/ Organiser et former des comités de quartier, formés de bénévoles , qui conseilleraient et aideraient les voisins à lutter contre le moustique AEDES. Exemple : inspection systématique des gouttières après les fortes pluies.

7/ Faire un grand plan de marketing social pour développer l’usage des moustiquaires, imprégner d’insecticide longue durée lits, fenêtres et portes. Les écoles devraient en être équipées prioritairement.

par Dr Philippe GIRARD lundi 20 février 2006 - 8 réactions
13%
D'accord avec l'article ?
 
87%
(24 votes) Votez cet article

2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


Faites un don

Les thématiques de l'article

Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox