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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Un regard sur les casseurs : la honte du sourire

Un regard sur les casseurs : la honte du sourire

Loin de moi l’envie de faire de la publicité au Libération de ce jour et au Paris Match de cette semaine, mais comment résister à l’amertume intellectuelle de certains rapprochements éclairant crûment un pan de notre vie sociale ?

D’abord un compte rendu de Dominique Simonnot sur une audience où des jeunes gens étaient jugés pour avoir jeté toutes sortes d’objets sur les forces de l’ordre lors de l’une de ces récentes manifestations contre le CPE. On nous précise qu’il ne s’agissait pas de casseurs. Tout l’article est inspiré par la volonté de minimiser ce qui s’est produit et pour instiller le doute sur la réalité des accusations portées contre les agresseurs. Avec complaisance sont rapportés les propos des avocats et des prévenus qui s’étaient trouvés là, bien sûr, par hasard, et avaient pris les fonctionnaires de police pour cibles par une sorte de réflexe dont ils n’étaient pas responsables. Comme il est habituel pour ce journal, la position du ministère public est à peine évoquée, et résumée à la peine demandée. Autrement dit, de cette relation que je n’ose qualifier de judiciaire, un lecteur moyennement averti tire la conclusion que les policiers ne sont pas des victimes, que les mis en cause sont de braves jeunes gens égarés dans un univers de violence qui ne les concerne pas, que leurs avocats sont du côté du bon droit et que le tribunal devrait les relaxer. Je force le trait, mais je n’ai pas l’impression de dénaturer le point de vue unilatéral qui nous est offert.

Paris Match maintenant. Le poids et l’horreur des photos. Non pas l’horreur tragique et extraordinaire de certaines représentations, mais l’horreur d’une scène de terreur au quotidien où en un trait de temps sont rassemblés le pire et le meilleur de ce qui peut advenir quand nous croyons, belles âmes, que le monde ne tourne pas trop mal tout de même. Les photographies couvrent les pages 38 et 39. Qu’y voit-on ?

Une bande de "jeunes" - je mets l’expression entre guillemets pour éviter de laisser penser que la jeunesse constituerait un état propice à de tels agissements - entoure une jeune femme. Celle-ci est déséquilibrée par un membre de l’équipe qui lui arrache son sac. Elle est près de tomber avec ce mouvement que la violence subie et l’angoisse suscitent chez une victime. Le même "jeune", ensuite, la serre avec son bras au niveau du cou pour briser net sa résistance. Elle est courageuse, elle se défend. Elle tombe mais tient toujours son sac. Son visage est douloureux, elle souffre.

Sur une autre vue, on remarque l’intervention d’un tiers, un passant,qui vient soustraire la jeune femme à l’agression et au vol dans lesquels un autre encore met la main. Courage de cet homme, violence de ces jeunes gens, rien que de très classique, allez-vous songer.

Le pire, à mon sens, c’est que le groupe composé comme j’ai dit plus haut observe ces péripéties graves, cette résistance et cette chute, cette honte, cette faiblesse scandaleusement offensée, cette lâcheté avec un sourire sur les visages, ironique, sarcastique ou de mépris, mais un sourire qui révulse. Sur la scène de ce petit monde, l’innommable est tourné en plaisanterie et en dérision.

Est-il si absurde, alors, de rapprocher l’article et les photos ? Dans le premier, on légitime presque ce qui, poussé au paroxysme, va nourrir les secondes. A force de vouloir brider l’indignation par la compréhension, le singulier traumatisant par le pluriel sociologique, on rend possible, plus facile, tout ce qui devrait d’emblée nous révolter. Qand je vois cette jeune femme, ces sourires et cette horreur, je me reproche d’avoir trop cédé aux explications lénifiantes de la responsabilité diluée.

A tout seigneur tout honneur, pour finir. Ce passant, qui est-il ? A-t-il hésité, a-t-il eu peur ? Quel est son métier ? Est-il étudiant ? Etait-il là pour manifester ? En tout cas, je l’admire. J’aimerais pouvoir me dire que j’aurais eu son courage. La honte, grâce à lui, laisse un peu de place à l’espoir.


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252 réactions à cet article    


  • Gio (---.---.162.36) 3 avril 2006 13:55

    Banalisation de la violence par la presse, sacralisation des actes les plus idiots des « jeunes » qu’il faudraient accepter car, les pauvres, ce ne sont tous que des pauvres victimes de la société, parfaitement désintéressés ... etc.

    Voilà où nos « journalistes » soit disant « objectifs » veulent nous mener, vous mener.

    Politisation gauchiste systématique, excuses à toutes les dérives, exploitation de la crédulité des plus faibles.

    Voilà ce que les milieux « intellectuels » bien pensant (celà va de soit) de gauche tentent d’imposer.

    Le niveau 0 de l’objectivité, le triomphe de la partialité.


    • armand (---.---.129.96) 3 avril 2006 14:14

      Je salue la perspicacité de cet article, véritable cri de ras-le-bol contre un relâchement et une lacheté assumés. Si à chaque fois que ces prédateurs (le mot n’est pas trop fort) nourris d’une sous-culture dégénérée qui érige le dealer et le proxénète en rôles-modèle, rencontraient des gens ordinaires qui n’hésitent pas à intervenir et à faire le coup de poing, alors ce phénomène serait en régression. Si la police aussi recevait l’ordre d’intervenir dès qu’un incident se déclare, car la vision de pillages et d’agressions impunis est bien plus dommageable pour le tissu social que les risques de bavure.


      • Raz le bol (---.---.178.150) 3 avril 2006 14:31

        Armand,

        Le problème est que :

        Si vous réagissez et que vous blessez votre agresseur, vous serez alors l’agresseur et lui la victime !

        Si la police intervient trop tôt etc... Il y a des gens qui montent au créneau pour appeler çà une bavure et une violence policière !

        Il y a de quoi pleurer de rires, n’est ce pas ?

        J’en profite aussi pour rendre hommage aux policiers qui ont fait preuve d’un professionnalisme remarquable durant les évènements passés, quitte à déplaire certains qui n’hésiteront pas à m’insulter ! Le pari est ouvert !


      • Raz le bol (---.---.178.150) 3 avril 2006 14:23

        Je ne souhaite qu’une chose car cela est humain, que ces journalistes, que les membres de cette gauche, ainsi que leurs proches, ne soient pas un jour meutris dans leur corps, ne voient pas leur voiture saccagée, leur pas de porte souillé, leur caméra arrachée et jetée par terre, par cette violence gratuite qu’ils essaient de justifier par leur raisonnement intellectuel d’une absurdité inexplicable !

        Ils changeraient peut-être d’avis !

        Ou alors mon dieu, l’imbicilité humaine a atteint son comble !

        Messieurs, la violence n’atteint pas que les autres !


        • Jean-Christophe Lasserre 3 avril 2006 14:45

          J’applaudis des deux mains à cet article. J’avais trouvé la semaine dernière, l’intervention d’un leader d’un syndicat « étudiant » lors d’une émission sur le service public le samedi soir, tout simplement hors propos et dangereuse :

          « Si De Villepin ne retire pas le CPE, il sera responsable pour la casse. »

          Je m’interroge : le dialogue social serait donc intimement lié aux aggressions ? à la détérioration des vitrines et des véhicules particuliers ? à la « haine du flic » ?


          • Marsupilami (---.---.35.30) 3 avril 2006 15:05

            Je souscris à 100 % à cet artice.

            Les agissements de la racaille black-beur des banlieues ne saurait être tolérée. Et la touchante compréhension des belles âmes de “gôche" à leur égard est insupportable. Ces barbares lâches, vandales et violents doivent être impitoyablement punis - et éventuellement expulsés.

            Mais pour faire juste mesure, je tiens à vous faire part de mon témoignage concernant d’autres barbares, d’extrême-droite ceux-là.

            L’histoire s’est passée il y a une vingtaine d’années dans la ville où je vis. Le Front National organisait alors son premier meeting d’envergure. Par pure curiosité et pour sentir ce qui se passait (vu que je suis résolument anti-facho), j’avais été assister à cette réunion.

            Il y avait là un public composite, formé à la fois de gens âgés et de « jeunes » (hé hé hé...) au crâne rasé, en bombers et bottes menaçantes. Soudain, au milieu du discours du mec du FN, une jeune conne inconsciente gauchiste d’environ 15 ou 16 ans se met à hurler « A mort Le Pen » au beau milieu de la foule des fafs. Immédiatement, le service d’ordre nazillon, agressif et menaçant, fond sur elle pour lui faire un mauvais sort. Tout aussi immédiatement, je fonce dans la foule, attrape la gamine par la main, l’extirpe violemment du groupe de nervis. On court. Les fachos nous coursent, armés de battes de base-ball. Ils sont au bord de nous rattraper et de nous dérouiller quand, O miracle, apparaît une équipe de télévision qui filme la scène.

            Aussitôt, le chez des nazillons ordonne à ses nervis de laisser tomber. Ouf.

            La suite est assez comique. On court toujours, la gamine et moi, moi la traînant derrière moi. Un peu plus loin, un mec m’interpelle, agressif : « Qu’est-ce que tu fous là à tenir ma nana par la main ? ». Je lui rends sa nana et je me casse.

            Bilan : racaille d’extrême-droite = racaille black-beur.


            • yaya (---.---.126.132) 3 avril 2006 22:23

              merci pour ce témoignage trés bien raconté et pour cet acte de courage...courage qui manque partout dans le monde politique actuel. courage de vérité qui n’est pas la vertue première de nos gouvernants et de leurs valets médiatiques car le CPE n’est rien d’autre qu’un énième bricolage dégénéré de l’alternance gauche/droite qui n’a de cesse de nous mentir. les véritables enjeux sont ailleurs, c’est la compétitivité inter-régionale de la globalisation qui prévaut dans les décisions de ce début de 21ème siècle. La relance de l’emploi n’est qu’un leurre car notre rêve de plein-emploi fond plus vite que nos chers glaciers, l’OMC se refusant à faire évoluer le droit social et du travail dans les pays émergeants. L’explosion des moyens d’échanges fait de la Terre un marché déséquilibré et le silence des maitres de pouvoir est là pour nous garantir une paupérisation inévitable dans un décor de division sociale intense...les peurs de cette jeunesse ne sont pas non-fondées et leurs expressions sont discutables mais il est sérieusement temps d’arrêter la langue de bois pour enfin RESPONSABILISER les consciences dans la plus grande vérité afin que nous pensions le monde différemment. moins indiviDUALISTE et plus SOLIDaire !


            • Cédric (---.---.172.149) 3 avril 2006 22:59

              « Les agissements de la racaille black-beur des banlieues ne saurait être tolérée. Et la touchante compréhension des belles âmes de “gôche » à leur égard est insupportable. Ces barbares lâches, vandales et violents doivent être impitoyablement punis - et éventuellement expulsés. Mais pour faire juste mesure, je tiens à vous faire part de mon témoignage concernant d’autres barbares, d’extrême-droite ceux-là."

              Oui, oui... Intéressant, je lis. Ah, après vous nous dites que vous êtes « résolument anti-facho » ? Ah oui, oui, intéressant effectivement comme témoignage, Marsupilami. Il est des exemples qui vont franchement finir dans mon bouquin !

              Permettez moi juste de vous rappeler qu’il ne suffit pas d’être au FN, MNR ou MPR pour être fasciste. Il ne suffit pas d’avoir battu pour une France libre pour ne pas être fasciste. Il ne suffit pas non plus de fonder un parti dit de gauche alternative pour ne pas être fasciste, ni même d’avoir une carte ailleurs pour ne pas être fasciste.

              Vous prônez leur expulsion, eux qui sont tout aussi français que vous ou moi. En cela, vous vous placez au travers de ce qu’est la constitution française, votre cher pays.

              C’est vous qui dites être aller pour voir le meeting au moment de l’ascention du FN (effectivement, il y a une vingtaine d’année). Mais laissez moi mes doutes, car je ne vous crois pas.

              Vos équations à la mort moi-le-noeud, on s’en passerait bien. Vous puez la haine, en voyant avant tout une couleur de peau ou une origine sociale (qui en plus ne sont pas réelle) sur les hommes que vous croisez dans la rue. Vous vommissez votre dégoût sur les enfants de ce pays, ceux des cités et d’ailleurs. Vous êtes une pisse-merde fasciste et raciste, indigne du nom de citoyen.

              Un vrai danger.

              Cédric

              P.S. : à l’avenir, évitez de vous accaparer en plus les personnages de Jean Franquin (le Marsupilami). Franquin était résolument antifasciste, lui, et vous salissez sa mémoire.


            • Marsupilami (---.---.185.18) 4 avril 2006 05:54

              @ Cédric

              Le temps ne fait rien à l’affaire...

              Houba houba !


            • Marsupilami (---.---.229.251) 4 avril 2006 06:52

              Je précise que je suis social-démocrate et antiraciste, ce qui ne m’empêche nullement d’appeler un chat un chat, et tant pis si ça énerve les petits roquets gauchistes donneurs de leçons.


            • machinchose (---.---.129.40) 4 avril 2006 08:35

              il est vrai cependant que donner une couleur ’type« à la »racaille" c’est appeler un chat un chat noir un peu vite... (et faire de l’origine du casseur l’origine de son statut-de casseur)


            • Marsupilami (---.---.165.89) 4 avril 2006 08:41

              Et alors ?

              Est-ce que je suis raciste si je dis que la racaille d’extrême-droite à laquelle j’ai été confronté était blanche de chez blanc, tout comme moi ? Evidemment non.


            • machinchose (---.---.129.40) 4 avril 2006 08:45

              plutôt que de racaille black beur il aurait peut être fallu éviter de dire la couleur quand c’est l’origine sociale qui est en jeu et plutôt que de racaille blanche il eut fallut dire fasciste.

              ce serait simplement plus clair. c’est tout. Il faut se méfier selon moi de ne pas tomber dans le piège de certains qui veulent, sous le fallacieux prétexte du réalisme, nous pousser à adopter leur nauséeux discours.


            • Marsupilami (---.---.63.247) 4 avril 2006 09:10

              Est-il politiquement incorrect de dire que les nervis d’extrême-droite sont de la racaille blanche ?

              Dire ça n’implique pas que tous les blancs sont des racailles d’extrême droite, ni que c’est parce que ces derniers sont blancs qu’il se comportent comme des racailles, non ?

              De même, évoquer la « racaille black-beur » n’implique pas que tous les blacks et tous les beurs sont de la racaille, c’est évident.

              Le politiquement correct est l’ennemi de la lucidité.


            • BF (---.---.160.169) 4 avril 2006 09:32

              C’est pas Jean Franquin, mais André Franquin....


            • machinchose (---.---.129.40) 4 avril 2006 09:36

              marsupilami, je suis d’accord, mais vouloir absolument ne pas être politiquement correct c’est un peu réduire le problème à des questions d’appartenance ethniques qui n’ont réellement qu’une pertinence limitée ici. il y a de la racaille en survet bien « blanche » aussi et des fachos beurs aussi.


            • Marsupilami (---.---.190.51) 4 avril 2006 11:15

              Je suis bien d’accord.

              Pour sortir du politiquement correct et de la langue de bois béni-oui-oui, on est obligé d’être provocateur. J’ai donc fait de la provocation. Et le premier à tomber les deux pieds dedans a été un crétin de gauchiste, comme par hasard.

              Je me suis aussi fait courser dans les couloirs du métro par de la racaille beur. J’ai été sauvé in extrémis par une patrouille de CRS à laquelle le voue une reconnaissance éternelle.

              Ça ne m’empêche pas de boire des canons au bistrot avec mon pote Mohammed qui est athée et passionné de philosophie.

              Les préjugés et les procès en intention sont aussi insupportables que le politiquement correct et la langue de bois.

              @ BF :

              Oui, cet âne ne sait même pas le prénom de Franquin. Quelle inculture !


            • Cédric (---.---.172.149) 4 avril 2006 12:21

              C’est vrai, autant pour moi... C’est Jean Léturgie et André Franquin.

              Mais bon, ça n’empêche rien que l’image du Marsupilami a été salie !

              Juste pour répondre très brièvement à ce(tte) cher(e) citoyen(ne) sus-nommé(e), « il est tous les sangs rouges et des haineux qui le font couler, il est tous les sangs rouges et des malheureux pour l’éponger » (poème d’un anonyme, imprimé sur un tract contre la ségragation des noirs aux Etats Unis, repris contre celle des latinos américains peut après). Ceci veut aussi dire que nous pouvons vivre en paix, sans remarquer la couleur de peau...

              Remarquer la couleur de peau, oui c’est être raciste.

              A croire qu’être jeune noir est être rappeur, à croire qu’être jeune noir est être illettré, à croire qu’être jeune noir est habiter dans une banlieue, à croire qu’être jeune noir est ne pas être français. C’est ce que vous avez dit, c’est ce qui m’a fait réagir.

              Social-démocrate, si vous voulez, on se donne des définitions ici qui ne viennent pas de dictionnaire. Social-démocrate aussi si vous voulez, ça ne veut pas dire humaniste.

              Cédric


            • Marsupilami (---.---.226.93) 4 avril 2006 14:15

              Par contre, « petit décervelé gauchiste », ça te définit très bien.

              Qu’aurait-il fallu que j’utilise comme termes pour être politiquement correct selon ta stupide langue de bois ?

              « Djeunnz de banlieue » : ça, c’est la langue de bois des grands médias. Un gauchiste comme toi ne saurait y souscrire. Et en plus ça stigmatise les banlieues. Quelle horreur !

              « Musulmans issus de l’immigration » : quelle horreur, c’est de l’islamophobie, bien entendue révoltante pour un gauchiste primaire ou secondaire.

              « Djeunnz issus de la deuxième ou de la troisième génération de l’immigration » : quelle horreur, ce sont des Français !

              « Jeunes Français issus de la deuxième ou de la troisième génération de l’immigration » : quelle horreur, ce sont des Français, pourquoi dire que ce sont des immigrés !

              « Jeunes voyous habitant au-delà du périph » : quelle horreur ! Ce ne sont pas des voyous, mais les victimes d’un système social injuste qui les pousse vers la barbarie !

              « Jeunes noirs ou jeunes gris » : quelle horreur ! C’est du racisme, on les désigne par la couleur de leur peau.

              « Jeunes fachos suburbains » : quelle horreur ! On ne saurait taxer ces pauvres victimes de fascistes !

              « Jeunes cons ultra machistes et violent arborant des vêtements et des capuches de marque issus des milieux défavorisés » : quelle horreur ! C’est se moquer de leur look et passer sous silence leur statut d’indigènes de la République.

              « Djeunnz renoi et rebeu caillera » : quelle horreur ! C’est utiliser quatre des quatre cent mots que ces pauvres victime connaissent et par lesquels ils s’auto-définissent, et donc les ridiculiser

              Etc.

              Pour simplifier, cher décervelé gauchiste à la noix, j’ai écrit « black-beur » parce que ce sont les expressions les plus couramment utilisées pour définir ces groupes. Et puisqu’à ce qu’il paraît (mais méfions-nous des apparences...) tu donnes des « cours de critique », en voilà un : l’expression « black » définit certes une couleur de peau, noire. Mais « beur » n’en définit aucune (il y a des beurs blancs, un peu bronzés ou très bronzés, et même des beurs blancs et blonds lorsqu’ils sont issus de Kabylie). « Beur » ne désigne pas une couleur de peau, mais des arabes Français issus de l’immigration.

              Alors tes histoires de couleurs, tes « cours de critique », tes insultes et tes procès d’intention de gauchiste aveugle et ridicule, tu peux te les mettre où je pense.

              Et espère, si un jour tu te retrouves pris à partie par de la racaille facho facho est-il une couleur ?), black ou beur, qu’il y aura quelqu’un comme moi pour avoir le courage ou l’inconscience d’avoir les gestes qu’il faut pour t’en extirper. Ce ne sera pas moi, j’ai fait ce genre de trucs en de nombreuses circonstances mais j’ai passé l’âge.


            • BB (---.---.242.130) 4 avril 2006 14:21

              Marsu t’es un héros !

              Dis c’était pas la petite KA que t’as sauvé ?

              Si tu crois qu’on t’a pas vu l’autre jour derière la mosquée avec ta musulmette smiley


            • machinchose (---.---.129.40) 4 avril 2006 14:26

              franchement marsupilami (et dans une moindre mesure, ici pour le ton, cedric) je ne comprends pas. voilà vous êtes grosso modo du même coté de l’échiquier mais vous ne pouvez vous empêcher de vous taper dessus plutôt que trouver un terrain d’entente.

              je ne veux pas donner de leçon, je m’en garde, mais je voulais le dire car ça m’attriste.

              de plus sur la question précise des termes je suis désolé marsupilami mais je maintiens mon propos et j’ajouterai que tout ici commence par un article qui fait non pas cet amalgame là mais celui du traitement de l’information, de l’instrumentalisation de l’émotion et du mouvement entier avec le phénomène des casseurs. Et que cela est affligeant, décrédibilse le mouvement et n’apporte rien qu’un peu de haine supplémentaire.

              et vous y avez souscrit et de vous que j’apprecie par ailleurs ça m’a un peu déçu mais pas au point qu’on se mette à se taper dessus comme des gamins. c’est dommage.

              tout se discute j’aurais aimé qu’au moins ceux avec qui plus ou moins je me retrouve le fasse.


            • Marsupilami (---.---.188.175) 4 avril 2006 15:16

              @ BB

              Non ce n’est pas Ka que j’ai sauvé, mais une petite euh... comment dire pour ne pas attirer le courroux politiquement correct de Cédric, une... euh. Si je dis « blanche », je vais me faire traiter de raciste, et d’ailleurs ma musulmette préférée a peut-être un teint de nacre, qui sait ? Donc je ne dis pas « blanche ». Je ne peux pas dire non plus « catholique » ou « protestante », vu que cette jeunette de couleur politiquement indéfinissable correctement était peut-être athée ou bouddhiste. Je ne me rappelle plus de quels couleurs étaient ses cheveux (ah merde, c’est vrai, interdit de parler de couleurs). Par contre, je suis sûr que c’était pas Ka, parce que ce meeting se tenait près du pavillon du tourisme, et non d’une mosquée. Mais peut-être que Ka se trouve parfois près d’un pavillon de tourisme ? C’est même probable. Je ne sais plus quoi oser dire.

              @ Machinchose

              Une des raisons (inconsciente) pour laquelle je n’ai pas réagi à ce truc d’images, c’est que je n’ai jamais eu la télé, que je vais très peu au ciné, et que je ne regarde pas les magazines pleins d’images, sinon quand il y a des Marsupilamis dedans. J’ai donc un rapport extrêmement lointain à l’image, et de ce fait, j’ai réagi aux faits (ayant moi-même par ailleurs très fréquemment été confronté à ce genre de faits, je sais par corps que ce n’est pas du cinéma) plutôt qu’aux images qui les représentaient.

              J’ai peut-être eu tort, mais c’est ainsi. De toutes façons, derrière ces images, il y a du réel. Et puis le pouvoir des images est à double tranchant : rappelle-toi, c’est un caméraman de la télé qui, en filmant l’incident que j’ai relaté, a empêché que la petite et moi nous fassions dérouiller par les fachos du FN...

              Désolé, mais je vis en-dehors de cette dictature de l’image.


            • Marsupilami (---.---.188.175) 4 avril 2006 15:29

              Et pour revenir à la politique, je ne sais pas si j’ai beaucoup de points communs avec Cédric.

              Il n’y a pas de chamailleries de gamins, comme tu dis. Quand un petit bourgeois gauchiste me traite, à la suite d’une intervention où je dénonce la brutalité des fachos, ainsi : (“Vous puez la haine, en voyant avant tout une couleur de peau ou une origine sociale (qui en plus ne sont pas réelle) sur les hommes que vous croisez dans la rue. Vous vommissez votre dégoût sur les enfants de ce pays, ceux des cités et d’ailleurs. Vous êtes une pisse-merde fasciste et raciste, indigne du nom de citoyen", je n’y vois que de la bêtise, de l’intolérance, du mépris et de la haine, et l’indice évident d’un mec qui se trompe de camp, d’alliés et de combat. Nous ne sommes donc pas dans le même camp, même si je suis de gauche (mais pas du tout d’extrême-gauche, les gauchistes, je les connais, je les ai fréquentés, je ne supporte pas leur morgue, leur intolérance, leur maximalisme stérile).


            • machinchose (---.---.129.40) 4 avril 2006 15:44

              je n’ai pas la télé non plus.

              (comme quoi !)

              et du coup la presse me passionne.

              J’ai pas mal de mal aussi avec l’extreme gauche (j’ai par exemple bien souvent tendance à ceder à ce penchant qui me fait dire qu’elle est responsable en grande partie de la victoire sinistre de chirac en 2002... et chez moi c’est une immense douleur).

              Je n’avais pas vu les origines de vos désaccords.

              je pense qu’au fond ne vous connaissant pas vous réagissez l’un comme l’autre à partir d’un message. Là ou il a vu le commentaire de quelqu’un qui defendait un amalgame qui lui faisait horreur vous disiez simplement votre refus de l’angelisme.

              Et si je ne saurais vous suivre dans cette voie (qui est selon moi politiquement une manipulation droitière visant à déplacer le débat sur son terrain sécuritaire complètement biaisé) pas plus que sur d’autre (votre insistance à vouloir colorer les gens pour être vrai par exemple) j’ai eu l’occasion de voir nottament chez ce cher Murcia que les conclusions que cedric a tiré de votre message ne sont pas les bonnes. Nous ne sommes donc probablement pas d’accord mais je me garderais de vous insulter.

              cependant je crois que ce raisonnement doit pouvoir s’inverser également vis à vis de cedric qui ne me parait pas être un âne et dont je ne connais pas les votes. et je préfère l’enflamement critique d’un cédric à tous les neo-fachos qui pullulent ici de plus en plus et auxquels (c’est mon opinion) vous faites le cadeau de vous placer sur leur terrain pour débattre oubliant par la même que ce terrain est d’office ni valide ni légitime. Cedric fait exactement la même chose, selon moi (encore une fois, je ne suis pas en train de donner des leçon mais de donner mon point de vue très personnel) lorsqu’il persiste à gueuler contre la gauche caviar ce qui est une connerie vaste qui fait régulièrement perdre la gauche, cette manie (imposée par la droite dure) de chercher qui est « vrai »... pourquoi je ne pourrais pas être riche et de gauche est un mystère que j ene m’explique pas... Se battre là dessus est contre productif.

              tout ça pour dire qu’un peu de pragmatisme à gauche ferait du bien...

              rien de ce que j’ai dit n’est à prendre comme autre chose que ma propre lecture de ce débat. Je ne me prétends surement pas comme arbitre des bonnes manières.


            • Marsupilami (---.---.188.175) 4 avril 2006 16:04

              Ce n’est pas être « droitier » que de vouloir l’ordre. Le désordre ne profite jamais aux plus faibles.

              Nos divergences sont peut-être plus psychologiques que politiques. Je fonctionne très souvent dans une attitude provocatrice dès que je sens du politiquement correct et de la langue de bois. C’est le seul moyen, sinon de réveiller les consciences (je n’ai pas cette prétention), du moins d’instaurer de vrais débats. Tu me sembles plus cool et diplomate. A chacun son caractère et vive la diversité.


            • Marsupilami (---.---.252.52) 4 avril 2006 16:30

              J’ajoute que l’histoire de couleurs, c’est Cédric qui l’a inventée, pas moi (voir mon post plus haut). Après, évidemment, je me suis ironiquement enfoncé dans la brêche.


            • pasicon (---.---.243.252) 5 avril 2006 10:12

              Seriez vous racaille de gôche pour expliquer votre excuse à cause des racailles de extrême-droite ? Avec des gens comme vous, (peut être à cause de votre sous culture, alors de ce n’est pas de votre faute, effectivement, ou à cause votre « infantillisme » de cours de récréation, alors ayez courage de vous d’ouvrir les yeux et réfléchir avec de coucher sur la toile des insanités) on n’est pas sortir de l’auberge. Sincèrement je vous plains, pauvre de vous ! La honte ne doit pas beaucoup vous étouffer, pauvre racaille de gôche. Dire qu’un jour la gôche prendre les pouvoirs, j’en frémis ! A bon entendeur, salut. Sans rancune !


            • Godferdom (---.---.193.137) 5 avril 2006 12:12

              @ Pasicon,

              D’une part, je propose que le français reste la langue officielle de ce forum. D’autre part, après plusieurs lectures, je reste toujours aussi perplexe devant votre argumentaire. Qu’essayez vous de dire exactement ?


            • Anne (---.---.227.21) 5 avril 2006 15:39

              je lis avec effarement les différentes interventions à propos de cet article et me demande en quoi elles constituent un « débat civique et civilisé ».Je n’y vois qu’éructations et crachats lamentables.Vous avez dit « racailles » ?!


            • Marsupilami (---.---.182.187) 5 avril 2006 17:03

              @ Pasicon

              Pourquoi avoir choisi un tel pseudo ? Est-ce pour dissimuler ta profonde intelligence et ton orthographe délicate ? Dans ce cas, c’est complètement raté. Tu é une vrè caillera de l’ortograf é 2 la pansé.

              @ Anne

              Oui, le mot utilisé est celui de « racaille ». Les délinquants des banlieues s’appellent eux même « cailleras ». Il est donc légitime de l’utiliser. Et je te ferai remarquer que dans mon intervention, j’ai utilisé cette expression à la fois pour désigner les barbares de banlieue et les nervis d’extrême-droite, lesquels ne sont dans leur immense majorité ni blacks ni beurs.

              Est-ce clair ?


            • Muriel Bastien 3 avril 2006 15:30

              Bien sûr qu’il faut conserver comme le bien le plus précieux sa capacité de révolte et d’indignation surtout pour défendre les plus faibles, qui plus est lorsque ces derniers sont attaqués sous nos yeux par des êtres lâches, violents et déshumanisés. J’ai assisté à une scène identique à celle dont Paris Match publie les clichés. Elle se passait mardi dernier, avant- dernière manif en date contre le CPE, alors que je me trouvais sur la ligne 5 du métro parisien. Une femme a été violemment attaquée par trois ou quatre jeunes sur le quai du métro, sous les yeux de dizaines de voyageurs (scène partiellement racontée sur ce même site mais dans la perspective d’un autre éclairage sur ces phénomènes de violence sociale). Bref, les voyageurs les plus proches de la scène ont tout d’abord crié pour tenter de mettre fin à cette agression, puis aussitôt après, deux ou trois personnes ( dont j’étais, armée de mon parapluie...) se sont extraites de la rame pour se jeter contre ces agresseurs. L’un d’entre nous, taillé comme une armoire à glace, est parvenu en quelques secondes à séparer les agresseurs de la femme en les faisant littéralement valdinguer contre le mur. Quelques minutes plus tard et devant mon regard admiratif, il me dira qu’il a réagi en tant que simple citoyen mais modeste, expliquera que son efficacité technique est due au fait qu’il travaille dans le service d’ordre du PS... Bon, soit, nous sommes tombés sur le compagnon de voyage idéal, mais M. Bilger, ce jour-là aussi, vous auriez pu être fier et je suis certaine enfin, que vous seriez intervenu, avec les moyens qui sont les vôtres...L’important est d’intervenir et de pouvoir chaque matin, être en capacité de se regarder dans la glace. Pour ma part, je m’y applique et ce n’est pas toujours simple ni gratuit ! Et heureusement, nous sommes encore très nombreux dans ce cas-là. Quant aux chroniques de Dominique Simonnot dans « Libé », il ne vous a sans doute pas échappé qu’elles furent exactement les mêmes au moment des révoltes lycéennes contre la loi Fillon et de celles, plus récentes, dans les banlieues pauvres de la République. Ainsi va Libé tandis que j’achète de plus en plus souvent...le Figaro ! Enfin, « responsabilité diluée » sur des exactions telles que celles que vous racontez, non ! Mais responsabilité partagée sur les transformations de notre société, oui, sans doute. Sinon, pourquoi auriez-vous envie de dialoguer avec nous ? J’ai du temps car plus de travail en ce moment. On en reparle quand vous voulez...En attendant, souriez, votre dignité est filmée. M.B


              • machinchose (---.---.129.40) 6 avril 2006 18:15

                c’est bien d’acheter le figaro (sorte de pendant idéal à libé ?? je ne comprends pas) qui appartient à un marchant de mort qui s’en réjouit et que l’état qu’il conspue à longueur de colonne finance largement...

                libé pêche parfois mais de là à nous sortir le couplet du figaro c’est mieux ! franchement !


              • Céline (---.---.226.119) 3 avril 2006 15:33

                Résumer les manifestations à un reportage du« CHOC DES IMAGES » comme PARIS MATCH Chapeau et petit si vous voulez avec une seule photo je peux démolir n’importe qui et des internauts marchent alors là BRAVO Bon que dites vous alors de la journaliste de CNN qui rapporte que la place de la République à Paris le 28MARS ressemblait à la place Tian’anmen lors de l’écrasement du Printemps de Pékin

                Faire votre condradiction sur ces reportages est tout de même falacieux et que certains se joignent à ce concert est dangereux


                • machinchose (---.---.129.40) 3 avril 2006 15:48

                  oui le rapprochement est plus que douteux. j’ai lu l’article j’ai vu les photos moi aussi j’ai été horrifié par les photos et j’ai noté les sourires.

                  il n’empêche que vous sous entendez automatiqueemnt que ce sont nécessairement les même, et à mon sens c’est un raccourci que je trouve très très douteux.

                  Je rappelle que les chasseurs qui saccagent les ministères n’ont jamais rien ou si peu, que les agriculteurs qui démontent les préfectures n’ont jamais rien ou si peu et les casseurs, les vrais (ceux des photos) ont déjà eu mal et n’importe comment et souvent n’ont rien ou si peu et là ce que disait l’article c’est que des jeunes manifestants, lycéens ou étudiants pris (ce qui n’est pas une excuse) dans le feu de la manifestation en s’en prenant (c’est mal mais la nuance est fondamentale et vous devriez le savoir) aux forces de l’ordre et non pas à des passants se retrouvent avec un casier et de la prison ferme ! (meilleures école de la délinquance) plutôt que des TIG qui ont au moins le mérite de l’utile et du formateur (moral nottament)

                  donc oui le rapprochement est douteux.


                  • (---.---.74.32) 3 avril 2006 16:06

                    c’est certainement un lapsus : les forces de l’ordre ET les passants (à moins que la police recrute dès le Lycee)


                  • Lafitte (---.---.116.5) 3 avril 2006 16:01

                    La plupart des journalistes de la presse Francaise sont trop motives par la politique de leur agence.Il en est de meme aussi aux etats unis(LA TIME/NY TIME ect..) Les vrais debats se trouvent dans les radios que l’on appel ici « talk radio ».Ou sont ces radios en france ? Quand aux televisions Francaises il y a les memes reporters depuis 25 ans. Les Francais en general comprennent leur problemes mais a l’evidence les politiques ne suivent pas et sont beaucoup trop arrogants. Les syndicats s’enfoncent dans l’aveuglement et chacun tire sa couverture. Mondialisation ,imigration ,chomage sont des problemes propre aux USA aussi. J’aimerais voir une France forte dans une Europe forte pour ne plus voir le sourire amuse des journalistes Americains annoncant greves apres greves....


                    • El_Che (---.---.33.228) 3 avril 2006 16:17

                      « le sourire amuse des journalistes Americains annoncant greves apres greves.... »

                      Chez eux aussi il y a des grèves et des manifestations, mais contrairement à la presse écrite d’un très bon niveau, leur télé est devenue tellement « spectacle » et « caniveau » qu’elle ne s’y intéresse pas.

                      Eg. :

                      Pas plus tard qu’hier le feed RSS de la BBC parlait d’une manifestation monstre d’immigrés (en grande partie mexicains) à New-York pour conserver leur droit à ne pas être des criminels [parce qu’étant en situation irrégulière], cf la loi débattue en ce moment dont même Bush dit qu’elle est dangereuse.

                      Je suis immédiatement allé voir sur le site US de CNN (Fox c’est même pas la peine).. qui n’en parlait pas. Ni sur les infos générales, ni sur les infos locales « North-West ». Les meurtres d’épiciers et autres scandales locaux, alors là...

                      Je pense que les américains (et nous aussi) ne se rendent pas compte à quel point on peut les manipuler, sous couvert de transparence et de liberté de la presse.

                      IL EST INDISPENSABLE DE PRENDRE SES INFOS A PLUSIEURS SOURCES !!!


                    • (---.---.63.52) 3 avril 2006 16:08

                      Bonjour, c’est Yves.

                      Je crois qu’en fait, les problèmes dont vous parlez et qui sont tout à fait justes se rapportent au fond à l’attitude des juges. N’oublions pas que ce sont eux qui au final agissent pour punir les délits.

                      Casseurs la semaine dernière dans les différentes manifestations parisiennes : 3 condamnations, 1 à 3 mois ferme.

                      Émeutes à l’automne dernier : environ 150 condamnations, même ordre de grandeur. Croyez-vous que ceci soit dissuasif ? Croyez vous que cela incite la police à agir alors que dans 60% des cas les personnes déférées devant la justice sont libres le lendemain ?

                      Dans la présentation que vous faites du parti-pris de « Libération », il faut noter que malheureusement ce n’est pas qu’une opinion : il s’agit de problèmes auxquels le ministère public est réellement confronté : prouvez-moi que c’est bien lui ! Prouvez moi qu’il a fait quelque chose ! De plus, l’acte est jugé en fonction de sa valeur propre, non en fonction de son impact social : brûler une voiture la nuit pour s’amuser est la même chose que bruler une voiture dans un contexte d’émeute. D’où les condamnations au final assez faibles.

                      La justice en France évolue de plus en plus vers une science pure, dont les adeptes sont coupés des réalités. Ils ont leurs propres manière de voir et de juger, se sentent indépendants et non responsables devant le peuple français. Déjà ils s’arrogent le droit de déclarer une loi non valable, demain ils paralyseront le pays en s’opposant à ce qu’ils veulent sans être responsables devant qui que ce soit.

                      Intervenir pour aider une personne agressée ? oui, mais attention : il y a risque de condamnation pour coups et blessures, et malheureusement ce n’est pas un gag ! Même si ce n’est pas la première raison de non intervention (qui serait plutôt la lacheté), c’en est une aussi.

                      Attaquer une femme seule pour lui piquer son sac ? pourquoi pas ? si l’on est mineur, rien à craindre. Si l’on est majeur, pris et condamné, les risques sont faibles. Alors ça vaut le coup....

                      Je pense qu’il y a dans la refonte de la justice un enjeu majeur de demain, afin que les juges soient les exécutants de la volonté du peuple (démocratie), et non pas les décideurs (technocratie).

                      Voilà, c’était Yves.


                      • machinchose (---.---.129.40) 3 avril 2006 16:26

                        non il n’est pas pertinent car sans savoir il associe deux éléments avec une coupable légèreté et fait lui même ce qu’il reproche à libé. (absence totale de recul et jouant à fond sur l’émotion immédiate).

                        de plus je me permets de rappeler à chacun qu’il y a 5 ans, alors que la france allait pas mal on nous a soudainement dit (disons un certains 14 juillet) que nous avions peur et qu’il fallait y remedier. Le saint sauveur sarko est aux affaires depuis lors, on appréciera le résultat.


                      • liberté chérie (---.---.252.50) 3 avril 2006 19:15

                        Il y a 5 ans, la France n’allait pas si bien...le problème des « djeunes » ne datent pas d’hier...et Jospin se trouverait aujourd’hui à l’Elysée...

                        J’adhère 100% à l’article...

                        Aujourd’hui, c’en est fini justement de l’angélisme ravageur et de la bien-pensance généreuse à l’égard des voyous parce qu’ils sont black-beurs. La connerie n’a pas de couleur et ils en sont un concentré. Il y a un vrai problème avec ces racailles (qui se nomment eux-mêmes ainsi) et ce n’est pas du racisme que de le dire : ils ont saccagé nos idéaux et rendu nos gamins méchants.

                        il faut réagir avec force et détermination : ces Kaï’, qui n’ont de courage qu’en bandes, connaissent les failles de notre système et jouent de nos hésitations (notre idéal de fraternité, aujourd’hui réduit en lambeaux) à intervenir.

                        Il me revient une anecdote : voici quelques années, une bande de banlieue parisienne, une de celles dont les municipalités se débarrassent l’été en indemnisant les stations balnéaires susceptibles de les accueillir... aux frais du contribuable... une bande donc, en surnombre, a cherché noise à quelques pêcheurs vendéens, gars connus localement pour leur mauvaise caractère : ils s’y sont frottés et s’y sont piqués : ils ont trouvé leurs maîtres ce soir là et n’ont pas cherché à y revenir... même avec le renfort des grands frères...

                        Ces mecs là sont des nuls, des caves, des trouillards, ils s’attaquent à toujours plus faibles. Paris Match (que je n’ai pas lu) les montre étranglant une fille pour lui voler son portable ? c’est tous les jours que ça arrive et pour tout ce qu’ils convoitent. Ils auraient tout aussi bien pu la violer...

                        Il s’en serait encore trouver pour les excuser et crier à la stigmatisation...

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