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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Une conscience politique se réduit-elle à la conscience de classe (...)

Une conscience politique se réduit-elle à la conscience de classe ?

Dissertation sur l’esprit républicain, sur ce qui le menace, sur ce qui le conforte, et accessoirement... sur la très contestable suppression du défilé du 14 juillet !

Une conscience politique se réduit-elle à la conscience de classe ?

Un citoyen qui délibère sur l’avenir de son pays n’engage pas exactement la même perspective qu’un salarié qui se préoccupe de l’avenir de son emploi et de ses conditions de travail au sein d’une entreprise (même si le citoyen est en même temps salarié), car il apparaît parfois dans le débat politique des questions plus vastes que le maintien, fût-il hautement souhaitable, des acquis sociaux. Il est donc légitime de se poser la question : une conscience politique se réduit-elle à la conscience de classe ? Il faut alors rappeler une chose ; outre les questions sociétales qui émergent en temps de paix comme, par exemple, la légitime tolérance pour l’orientation sexuelle (on conviendra aisément que cela concerne des hommes et des femmes riches ou pauvres), il existe aussi des questions patriotiques qui surgissent en temps de guerre (une vaste réaction de solidarité pour défendre le pays, et résister à l’occupant, cela, également, dépasse en quelque manière les clivages sociaux). Le problème est donc le suivant : celui qui se bat avec acharnement pour le maintien des acquis sociaux est-il toujours un grand lucide quant à l’avenir commun de la Cité ou bien la conscience de classe peut-elle offusquer ou affaiblir sa capacité de conscience politique, dès lors qu’un phénomène ou événement marquant, engageant la polis tout entière, en arrive à dérouter les repères traditionnels de la conscience de classe ? Pour traiter cette question, on propose la démarche suivante : quels sont les critères qui défissent la lucidité politique ? dans quelle mesure la vigilance de classe, avec son militantisme, est-elle incontournable en matière de lucidité politique ? peut-il exister malgré tout des cas de divorce entre conscience de classe et conscience politique ?

Comme l’indique d’ailleurs la formulation même du sujet qui nous intéresse, « Une conscience politique, etc. », et non pas « la conscience politique », on peut dire que le premier critère qui définit la conscience politique, c’est, en définitive, la solitude. Entendons-nous bien : toutes les solitudes ne se valent pas, et certaines consciences solitaires ne sont qu’aliénées. Mais, à côté de la folie, existe une solitude courageuse, celle de la dissidence d’avec le politiquement-correct (qui désigne en fait l’absence même de conscience politique), capable de produire des concepts radicalement nouveau et d’agréger les bonnes volontés autour de soi.

Tous les grands penseurs politiques, les Platon, les Rousseau, les Marx, ont été dans ce cas, en rompant avec les pseudo-certitudes de leur époque. Platon vivait sous la démocratie grecque d’après la Guerre du Péloponnèse et disait le plus grand mal qui soit... de la démocratie, dénonçant une situation que nous connaissons encore aujourd’hui : une démocratie affaiblie, réduite à la démagogie des sophistes et au laxisme généralisé ne peut qu’engendrer la tyrannie ; et que penser en effet de cette démocratie pourrissante d’après-guerre qui condamne Socrate à mort, qui valorise la tyrannie de la jeunesse, le nivellement des valeurs et le crime, la sophistique comme seul discours politiquement acceptable ? Au XIX° siècle, Karl Marx ouvre la voie aux économistes dissidents qui écrivent encore aujourd’hui, dont les positions sont fréquemment tournées en ridicule ou caviardées par la censure médiatique ; il s’agit en clair de fonder une économie critique chargée de dénoncer les incohérences de l’économie libérale-capitaliste officielle ; il s’agit aussi de décortiquer soigneusement les mécanismes sordides de l’exploitation capitaliste ; on sait que Marx le paiera d’une vie d’errance, en y laissant la belle carrière universitaire à laquelle il était promis.

La solitude politique de Rousseau, solitude que les psychologues attribuent niaisement à une supposée misanthropie, alors qu’il fut réellement détesté et même recherché par les pouvoirs en place, mérite à elle seule une analyse à part. Voilà le plus authentique des républicains modernes, auteur francophone, mais non français, d’un Contrat social qui contient presque mot pour mot les principes constitutionnels qui régissent encore la France (et, dans une moindre mesure, les autres États européens), qui fut interdit conjointement de publication et par la monarchie absolue française de l’époque qui ne pouvait tolérer son républicanisme et par la République de Genève elle-même, dont il était pourtant le citoyen à part entière, société ploutocratique aux mains d’une caste bourgeoise qui ne pouvait admettre non plus le principe fondamental du républicanisme moderne : à savoir que l’intérêt général (ou volonté générale) doit toujours primer sur les intérêts particuliers, ceux-ci n’étant pas sacrifiés, mais toujours envisagés dans un rapport de subordination irréfragable face au bien commun (inutile de préciser que Rousseau valorisait une société de petits propriétaires vivant de leur travail, où tout le monde a quelque chose et personne n’a rien de trop, préfiguration d’une classe moyenne forte et majoritaire, celle-là même que les politiques néolibérales actuelles sont en passe de détruire). Du reste, la solitude rousseauiste connut la même postérité que sa pensée elle-même, puisque, encore aujourd’hui, Rousseau est sans doute l’écrivain francophone le plus mal compris et le plus honni par la critique. Les uns, ses partisans, ont récupéré ses thèses dans le sens d’un pédagogisme et d’un angélisme puérocentriste qui lui ferait horreur s’il était encore de ce monde pour protester ; les autres, ses détracteurs, ont pu voir en lui, sous l’égide de Voltaire, géant de l’écriture mais nain philosophique, un naturaliste préconisant de rompre avec la société et de retourner à l’état sauvage. Rousseau n’a pourtant dit qu’un chose : une république est fondée sur le primat officiel de l’intérêt général et elle doit se doter d’une force suffisante, y compris répressive, pour éviter toute violation du bien commun ; en clair, Rousseau était tout sauf un laxiste ou un anarchiste.

Pour autant, la solitude militante de ces sages, qui passent pour fous au milieu des aveugles, ne suffit pas entièrement à définir ce que peut être une conscience politique  ; et plus exactement, si on a déjà quelque idée de ce que peut-être une conscience, et des risques encourus à être, précisément, conscient, c’est-à-dire un grand lucide, que peut bien signifier au juste, l’adjectif politique ? Mais on a déjà quelque peu répondu à la question. Une conscience politique se définit comme le souci permanent de l’intérêt général, c’est-à-dire à la fois de ce qui est public (les institutions incarnant la puissance collective) et de ce qui est commun (les modalités du vivre-ensemble collectif, non pas seulement au niveau des personnes mais aussi au plan des biens). A cet égard il est clair que la corruption des institutions, le démantèlement des services publics, le remplacement du sens commun civique par des communautarismes violents et fanatiques, l’individualisme décomplexé, le repli pathologique sur une vie privée d’ailleurs minable, les inégalités de richesses poussées à des degrés inouïs, tout cela témoigne d’une faiblesse généralisée de la conscience politique et, il faut bien le dire, d’un basculement collectif vers la servitude volontaire.

Par exemple, à l’heure où s’engage un débat, en France, sur la suppression du défilé militaire du 14 juillet présenté comme une nuisance écologique et budgétaire, il convient malgré tout de rappeler qu’une république a besoin de symboles et qu’en outre il lui faut aussi montrer sa force militaire, la perspective d’une guerre avec d’autres puissance n’étant jamais écartée. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres, un peu symbolique comme on vient de l’écrire. Mais enfin, que penser du degré de conscience politique d’un peuple capable de produire et de payer des politiciens suffisamment insensés pour valoriser le comportement d’une nation qui cacherait le peu de force militaire qui lui reste, comme si elle devait avoir honte d’être encore capable de se défendre ? Et beaucoup parmi nos concitoyens s’imaginent que c’est faire preuve de conscience politique que de soutenir cette position d’un angélisme pacifiste obscène ! Alors qu’il ne s’agit pas du tout de conscience politique, mais bel et bien d’une inféodation au « politiquement correct » antimilitariste, c’est-à-dire, répétons-le, l’absence de toute lucidité et de toute perspective politique... « La France, je m’en fous », ou pire « Nique la France », tels pourraient être les slogans de cette inconscience collective, à peu près aussi réjouissante que l’attitude d’un propriétaire qui danserait de joie au milieu d’un incendie domestique, non sans avoir déclaré au préalable que son bien lui était totalement indifférent.

Si une conscience politique est le souci permanent (solitaire dans son principe, mais toutefois très agrégatif), de l’intérêt général, des institutions publiques, du bien commun au plan moral et matériel, alors dans quelle mesure peut-on affirmer que la conscience de classe serait une composante fondamentale de la conscience politique ?

La conscience de classe, pour le syndicaliste, consiste essentiellement à travailler à l’amélioration des intérêts moraux et matériels des salariés, soit du secteur public, soit du secteur privé, en fonction du métier de ce syndicaliste. La perspective pratique d’un syndicat est donc en définitive nettement plus simple que celle d’une formation politique, puisque les représentants syndicaux ont vocation à s’occuper des intérêts moraux et matériels des seuls salariés, alors que les politiques sont chargés (du moins dans l’absolu) de veiller à l’intérêt général, et c’est d’ailleurs pour cela que les politiques au pouvoir sont mandatés, non pour négocier des améliorations salariales comme le font les délégués syndicaux, mais bien pour gouverner l’ensemble d’une société civile où, comme chacun sait, il n’y a pas que des salariés, loin s’en faut (il y a même des patrons et des actionnaires, plus ou moins opulents, dans cette même société civile, et aussi des indépendants). Le syndicalisme français est d’ailleurs particulièrement scrupuleux sur cette distinction totale entre politique et syndicalisme, puisqu’il se réclame fortement de la Charte d’Amiens, proclamée lors d’un congrès de la CGT historique en 1906. Ce texte fondateur n’interdit aucunement aux adhérents d’un syndicat d’avoir des opinions politiques, philosophiques ou religieuses, ni même de militer dans des organisations a-syndicales, mais à condition, dans l’exercice des mandats syndicaux, de ne faire aucune allusion à ces convictions extérieures au syndicalisme, ni prosélytisme. Les syndicats sont d’ailleurs qualifiés en France de « corps intermédiaires », comme les associations, pour les distinguer et des simples particuliers et des institutions étatiques.

Ces distinctions étant faites, il est évident que la conscience de classe contribue très nettement à la formation d’une conscience politique. Les salariés constituent une classe très nombreuse, majoritaire, qui fabrique, non certes la totalité, mais la quasi-totalité des biens et des services dont dispose la collectivité. Du reste, les travailleurs indépendants, les petits exploitants agricoles et le micro-patronat sont très proche du salariat, voire du précariat, par leurs revenus comme par leur condition. Par là même s’intéresser de très près au mécanisme de l’exploitation des salariés, voire des autres travailleurs, c’est engager une réflexion sur l’avenir de la société toute entière. Karl Marx ne s’y était pas trompé, qui montrait comment le capitalisme était nécessairement secoué de crises profondes, de guerre aussi, si on le laissait suivre sa pente naturelle à toujours plus de chômage et de surexploitation ; inutile de préciser qu’une guerre ou une crise sont des événements d’une telle ampleur qu’ils menacent la société tout entière et pas seulement le salariat. Mais la question essentielle n’est pas là : disons que l’engagement contre le capitalisme confère au prolétaire une science du malheur prolétarien, c’est-à-dire une économie et une sociologie, qui donne à de simples ouvriers une lucidité étonnante, stupéfiante même, non seulement sur ce qu’ils subissent au sein de leur entreprise, mais aussi sur tous les rouages de la société qui les entourent, notamment les rouages du pouvoir, puisqu’en définitive tout est lié dans la vaste machinerie du mode de production et de la superstructure étatique et idéologique qui en assure la pérennité. On ne le répètera jamais assez : un modeste syndicaliste en sait bien plus sur l’avenir de son pays, voire sur de vastes questions géopolitiques, que n’en donne à voir, sur les mêmes questions, tel ou tel idéologue à succès, eût-il vendu des millions d’exemplaires. Du reste, les centrales syndicales ont eu à cœur de développer une immense littérature militante, à travers leurs organes de presse, qui contribuent fondamentalement à constituer l’élite éclairée du prolétariat. La prose limpide de grandes figures du syndicalisme telles que Pelloutier ou Jouhaux nous montre à quel point ces hommes étaient d’authentiques penseurs. A l’inverse, la bourgeoisie capitaliste s’évertue à financer une caste de crétins, souvent très diplômés, dont les savoirs se réduisent à l’exaltation hystérique du profit : une sorte d’illettrisme des puissants.

On vient de le montrer, la conscience de classe, à la fois condition et produit de la science du malheur prolétarien face à l’exploitation capitaliste, amène le militant de la condition ouvrière à presque tout connaître de l’état de la polis et même, sans doute, des relations internationales. Mais justement, nous venons de l’écrire, il connaît presque tout. Il reste donc l’espace d’un détail qui change tout, d’un iota qui permettrait à la conscience de classe de s’ériger définitivement en véritable conscience politique ; quel est ce petit quelque chose ?

Nous affirmions au début de notre analyse qu’il existait peut-être des questions, par exemple sociétales ou encore patriotiques, qui dépassaient les simples revendications d’ordre socio-économique du mouvement ouvrier. Nous évoquions la tolérance juridique et morale en matière d’orientation sexuelle, question qui dépasse évidemment les clivages de revenus ; ou, très différemment, la situation tragique d’un pays occupé, laquelle nécessitait l’entrée en résistance de personnes de conditions très différentes, voire opposées socialement. Quoiqu’on puisse les qualifier à bon droit de disparates, ces cas d’espèce ont le mérite inédit de nous placer, non en temps que militants de la condition ouvrière, mais bel et bien en tant que simples citoyens, face à nos responsabilités ultimes. Me serait-il supportable de vivre dans un pays d’intolérance, qui pénaliserait ou persécuterait des formes de sexualités, certes minoritaires, mais somme toute pacifiques et librement consenties, et cela quand bien même je ne serais point concerné par les poursuites, quand bien même aucun de mes proches ne serait visé ? Me serait-il supportable de vivre dans un pays passé sous la coupe d’un dictateur totalitaire appelant ses troupes au génocide, quand bien même je serais, en ce qui me concerne, assuré de ne point subir de rafles, protégé par telle ou telle fonction, ou par tel ou tel statut, comme d’ailleurs l’ensemble de mes proches, ma famille ou mes amis ? Force est de constater qu’à ces questions épineuses, la science économique, comme la revendication strictement salariale, ne répondent point. Mon patron est juif et, qui plus est, très dur ; vais-je pour autant le dénoncer à l’occupant ? Ce jeune homme est en concurrence avec moi sur un même emploi, vais-je faire de l’outing sur ses mœurs pour mieux l’éliminer ? On remarquera qu’en la matière non seulement la science économique n’a point vocation à répondre, mais que mes intérêts immédiats de simple salarié risqueraient même de me pousser à commettre quelque chose comme un crime...

Ces exemples, fussent-ils disparates et quelque peu imaginaires, nous donnent la mesure de ce qui manque à la conscience de classe pour devenir une véritable conscience politique : il manquerait des convictions morales, engageant une certaine idée du vivre-ensemble, qui dépassent la connaissance, pourtant indispensable, des questions d’argent, de revenu et même de partage des richesses. Qu’un partage des richesses plus équitable soit la composante essentielle du progrès social, c’est là un point qu’il serait indécent de contester. En revanche, croire que la problématique du partage des richesses suffit à épuiser la réflexion politique, c’est là un abus ; au-delà des richesses, il nous faut aussi un partage de valeurs éthiques ultimes, situées bien au-delà des questions de classes. Évidemment, un tel partage des valeurs suppose aussi le rejet de contre-valeurs qui brisent définitivement toute idée d’un vivre-ensemble. Ces contre-valeurs se reconnaissent aisément : elles divisent au lieu d’unir, elles poussent à la haine au lieu d’appeler à la paix, elles opposent au lieu de fédérer, elles créent un climat de guerre civile au sein même de la république ; on peut en citer quelques unes : fanatisme religieux, extrémismes politiques, communautarismes violents, puérocentrisme et pédagogisme, exaltation de l’argent, dérision jetée sur les connaissances et sur la transmission des connaissances... Ces phénomènes se manifestent tous comme un passage inquiétant au delà d’un certain seuil d’asymétrie : certaines couches de la population peuvent agir dans un climat d’impunité quasi-totale alors même que les autres citoyens se voient exposés à un véritable harcèlement répressif. Le puérocentrisme en est une illustration, l’enfant-roi jouit de tous les droits conférés par son innocence perpétuelle, alors que l’adulte, quel que soit son attitude, est toujours perçu comme un gêneur ou un pervers.

Mais il nous faut ici aller un peu plus loin encore que ces considérations, somme toute encore assez générales. Nous voudrions démontrer que la conscience de classe s’est parfois érigée en ennemi jurée de la conscience politique, aussi ahurissant que cela puisse paraître.

Nous venons d’évoquer l’Occupation nazie entre 1939 et 1945. Même si la Résistance intérieure française peut à bon droit être perçue comme un phénomène collectif majoritairement appelé à se constituer autour de valeurs de gauche (en témoigne le programme, très social, du CNR), comment expliquer que de très nombreuses personnalités de gauche (le social-pacifiste Laval en est l’exemple même) aient rapidement sombré dans la collaboration, alors que des gens de la droite la plus nationaliste, voire certains pétainistes (les fameux « vichysto-résistants »), aient accepté sans broncher d’engager physiquement leurs vies pour sauver leur pays et bouter les nazis hors de France ? L’explication spontanément psychologique qu’on donne de ce phénomène est que les premiers furent des traitres comme il y en a partout et de tout temps, et les seconds de braves gens illuminés par une sorte de révélation politico-mystique capable de leur faire oublier leurs convictions initiales. Cette explication, sans être fausse, n’est pas vraiment satisfaisante. En réalité, si la gauche a beaucoup reculé avant de s’engager, c’est fondamentalement en raison du pacte de non-agression germano-soviétique, reliant Hitler au « génial Staline » ; la rupture de ce pacte précipitera il est vrai l’engagement très intense des communistes. Quant à la droite nationaliste, c’est tout naturellement qu’elle s’opposait depuis le début à une politique d’expansionnisme teuton qui insultait gravement l’ombrageux sentiment national.

Ces considérations historiques qu’une dissertation de philosophie n’a pas la prétention de développer nous amènent en tout cas à l’idée suivante : le paradoxe effrayant de la conscience de classe est qu’elle a irrémédiablement besoin d’appareils pour se développer (partis ouvriers et syndicats) alors même que ces appareils finissent toujours plus ou moins par adopter une logique propre, totalement détachée des vraies aspirations des travailleurs. Ce paradoxe concerne moins les syndicats, il est vrai, que les partis ; c’est une question de degré, il existe des trahisons syndicales comme politiques, mais le fonctionnement interne d’un syndicat, organisation spécialisée dans la revendication professionnelle, le protège plus de la dérive d’appareil que celui d’un parti, ayant vocation, fût-il de gauche, à régler tous les problèmes de société. Toujours est-il que la logique d’appareil peut pourrir le mouvement ouvrier et le pousser à toutes les compromissions. Les frilosités du PC et de la CGT en 1939, forces de gauche très importantes mais coincées par le pacte germano-soviétique, expliquent les lâchetés de beaucoup et les trahisons de certains. On peut le dire : ce pacte fut l’un des événement les plus tragique de l’histoire de la classe ouvrière ; lorsqu’un parti stalinien fortement implanté et respecté ordonne à sa base de se taire et de plier le genou devant l’intolérable, il ne faut point s’étonner des conséquences.

On objectera ici que la conscience politique peut connaître les même dérives que la conscience de classe et fabriquer des appareils sordides peuplés d’apparatchiks nauséabonds. C’est d’ailleurs la dérive de certaines instances actuelles, prétendument antiracistes, et qui, sous couvert de beaux idéaux humanistes, nous servent à longueur de journée un discours ethniciste qui pourrait bien nous mener à la guerre civile (sans compter tous les partis gauchistes qui soutiennent ce genre d’associations ou de collectifs). Mais c’est en définitive la même logique que nous dénoncions précédemment, à ceci près que l’encadrement idéologique ne se réfère plus à la lutte des classes, mais à un concept très vide et bien dangereux du soutien aux communautés. Ceux qui soutiennent ainsi le communautarisme le plus violent n’ont aucune conscience politique, pas plus que la gauche collabo ou silencieuse, souvent communiste, de 1939. Il nous faut donc rappeler que la conscience politique, c’est-à-dire le sens du commun, est toujours un « au-delà » solitaire, au-delà des classes, au-delà des communautés, au-delà des appareils. Exprimé de manière plus vive : la Résistance exigea comme une suspension de la lutte de classes, une restauration républicaine exigerait comme une interruption du communautarisme.

La présente analyse a désigné la conscience politique comme une force solitaire capable d’agréger paradoxalement de nombreuses volontés individuelles ; elle a montré ensuite que la conscience de classe élevée au rang de science du malheur prolétarien constituait le socle irremplaçable de la conscience politique ; enfin, elle a établi que la conscience politique se heurtait malgré tout à la dérive de certains appareils, pourtant indispensables, chargés d’encadrer la conscience de classe. Une conscience politique se forge donc, solitaire, au-delà de tout appareil de classe et exige même, dans certains cas, de suspendre les réflexes de classe. Cela ne signifie pas pour autant que les individualistes, qui rejettent systématiquement les appareils, soient des parangons de lucidité politique ; l’apolitisme primaire, en niant le rôle incontournable des partis, syndicats et associations et en rejetant avec mépris toute forme d’engagement collectif, constitue la forme la plus achevée et la plus dangereuse de la servitude volontaire, de la collaboration avec l’ordre établi.


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12 réactions à cet article    


  • LADY75 LADY75 12 juillet 2010 14:02

    Lady PANAME s’étonne :

    "Ma.. qu’est-ce que ce nartic si rétro ?

    Les classes sociales ? Disparues à jamais !

    Remplacées aujourd’hui par des groupes Facebook !


    • brieli67 12 juillet 2010 14:23

      LE REVEIL DES CLASSES

      in

      Roland Pfefferkorn, Inégalités et rapports sociaux. Rapports de classes, rapports de sexes, Collection « Le genre du monde » dirigée par Danièle Kergoat, La Dispute, Paris, juin 2007. ISBN : 978-2-84303-142-7, 416 p., 25 €


      • jaja jaja 12 juillet 2010 15:55

        Opposer conscience de classe et conscience politique est un non-sens. La conscience politique, dites-vous, serait le « sens commun » autrement dit ce qui unirait les différentes classes entre elles, les exploiteurs et les exploités main dans la main, dans le cas, par exemple, d’une agression extérieure...

        Eh bien non Monsieur le professeur de philosophie « l’intérêt national » n’est que l’intérêt du capital, l’intérêt de ceux qui exploitent sans vergogne leur propre peuple. Et qui sont tout près à recommencer dès qu’ils entrevoient la possibilité de vaincre leur ennemi grâce à la Résistance populaire.

        Ainsi en cas d’invasion, donc de guerre inter-impérialiste à la suite de laquelle notre bourgeoisie est défaite la résistance à l’occupation doit se faire en toute indépendance de ces gens avec comme but de profiter que le peuple est en armes pour tenter d’éjecter cette bourgeoisie hors du pouvoir une fois la victoire acquise.

        Ce qu’a refusé de faire le PCF en 1945...

        Je comprends mieux, avec le recul, votre ancien billet sur « l’abjection gauchiste » qui effectivement s’oppose à l’abjection nationaliste, que vous défendez ici, où les prolétaires ne servent que de chair à canon....

        Quand aux « prétendus antiracistes » que vous dénoncez dans votre article, sachez que c’est par conscience de classe qu’ils luttent avec leurs camarades issus de l’immigration, les prolétaires n’ayant pas de patrie comme le disait Marx, ce qu’ont oublié beaucoup de ceux qui se réclament de lui.... Ce qui n’a rien à voir avec le « communautarisme » ou je ne sais quel « discours ethniciste »... il sagit tout simplement refuser la division des travailleurs sur la base de leurs origines « ethniques » ou de leurs croyances, y compris religieuses, le cas échéant....


        • À Mehdi Thé OuLaLA33 13 juillet 2010 04:21

          Je rejoins totalement ton commentaire :

          On veut nous faire croire qu il y a un probleme d intégration, de culture ,d immigration...
          Mais en realité il y a ,dans notre pays ,un vrai problème social qui est du à l exploitation des citoyens à outrance !!!Le chômage est voulu, ce n est pas une fatalité comme on essaye de nous le faire croire.Les élites de se pays se sont ralliées à la finance internationale et ainsi ils participent aussi à la spolialtion de l état français et de ses citoyens et pour nous enfumer nos chers,sois disant,élites nous pondent des histoires d identité nationale ,de sois disant soucis d integration !!!

          Marxx l avait dit le capitalisme est destructeur de société et sa se verifie de jour en jour,d année en année !!

          En tous cas il y a toujours des inconscient qui ne se rendent pas compte qu ils font le jeux de ses argentiers,d ailleurs ils doivent en rire lorsqu ils sont entre eux !!!!La societé est malade à cause de l argent qui est devenu le centre de la societé au lieu que sa soit l humain !!!


        • À Mehdi Thé OuLaLA33 14 juillet 2010 02:40

          @ Marc Gelone 

          « On est quand même bien obligé de distinguer entre ceux qui ont des capacités leur permettant d’assumer des responsabilités toujours plus contraignantes et ceux dont les aptitudes et les structures mentales ne permettent pas d’accéder à autre chose qu’au ramassage des poubelles ou au balayage des chaussées... »

          Dis moi serait tu partisant du sarkozisme en pretextant qu il y a des gênes d entrepreneurs et des gênes d éboueurs ???Se que tu dis est completement faux et montre ton idiotie !!!Ce n est qu une question d éducation et de formation.Un etre humain à un cerveau dont il peut exploiter sans limite encore faut il qu on lui donne les outils et le savoir pour !!!Crois tu vraiment qu il faut avoir un cerveau superieur à la moyenne pour diriger une entreprise ?

          Le monde ne tourne pas autour des français et nombreux sont ceux qui ont reussi dans le monde qu ils soient blanc noir marrons jaunes  !!!Il s agit simplement d avoir la formation et un entourage qui puisse t aider et te donner confiance pour reussir !!

          Les nobles au moyen age disaient que les esclaves etaient incapable de reflechir ,pendant l esclavage des africains ont pretendé que les « noirs » n avaient pas d ames !!!Serais tu descendant des nobles ?



        • Albar Albar 12 juillet 2010 16:20

          Mille fois non ! Il n’y a qu’a citer le cas de l’envoi des troupes en Afghanistan ou la décision a été prise unilatéralement par le seul, l’unique, le grand stratège Sarkoléon ; qu’il envoi son fils Jean se faire canarder , oh que non, le sang d’un néo bleu ne peut couler dans ces contrées lointaines 


          • À Mehdi Thé OuLaLA33 13 juillet 2010 03:27

            voila une citation que j aime beaucoup pour ajouter de l eau à ton moulin =) :

            « Bien sûr, le peuple ne veut pas la guerre. C’est naturel et on le comprend. Mais après tout ce sont les dirigeants du pays qui décident des politiques. Qu’il s’agisse d’une démocratie, d’une dictature fasciste, d’un parlement ou d’une dictature communiste, il sera toujours facile d’amener le peuple à suivre. Qu’il ait ou non droit de parole, le peuple peut toujours être amené à penser comme ses dirigeants. C’est facile. Il suffit de lui dire qu’il est attaqué, de dénoncer le manque de patriotisme des pacifistes et d’assurer qu’ils mettent le pays en danger. Les techniques restent les mêmes, quel que soit le pays. »
             
            Hermann Göring lors de son procès à Nuremberg


          • morice morice 12 juillet 2010 16:54
            et hop, l’extrême droite cachée derrière le grossier paravent de Riposte Laïque nous ramène sa fraise journalière.... 

            RAS LE BOL DE CES INTRUSIONS MASQUEES, RAS LE BOL !

            comment ça ce n’est pas de l’extrême droite ? la vérification est simple : l’auteur a déjà sévi ici :
            au milieu de son texte, cette perle qu’un lecteur m’a signalée (je n’avais pas lu sa logorrhée) 

            « S’il est un point, peut-être le seul, qu’on peut reprocher aux républicains de droite (allié naturels, si ce sont de vrais républicains de droite) des républicains de gauche, c’est une certaine confusion dans l’emploi des concepts. Moi qui suit régulièrement les vidéos de Madame Christine Tasin, j’avoue que l’amalgame entre « marxistes » (expression parfois employée ou du moins suggérée pour désigner les syndicats pédagos de l’éducation nationale) et « gauchistes » me choque un peu, même si le terme « marxiste » est souvent remplacé par un faux équivalent : le terme « stalinien ». »
            « Il n’est qu’à lire les interventions des gauchistes ou des libéraux-gauchistes d’AgoraVox pour s’en rendre compte. AgoraVox, à l’image de la société, possède des intervenants des trois horizons : des libéraux, des républicains de plus en plus nombreux (et je m’en réjouis), et des gauchistes. Lisez par exemple, ces interventions hallucinantes de Morice et de John Lloyds qui font d’un jeune loubard ayant agressé une enseignante à Largentière un parangon de résistance à l’agression médiatique et à la propagande américaine ; on aurait envie d’en rire s’il ne fallait pas en pleurer. Et je ne parle même pas du lynchage médiatico-gauchiste du pauvre Zemmour ; que Zemmour dise des conneries de temps en temps, soit ! mais, à mon avis, il eût fallu l’attaquer sur autre chose que sur des propos qui se bornaient à des constats (voir l’intervention du magistrat Philippe Bilger à ce sujet). »

            à part ça il ne serait ni d’extrême droite ni de Riposte Laïque, son nouveau nid ???

            vérification :
            signe avec Pierrre Cassen
            Il nous faut donc une rupture politique, et même sociétale. Les gauchistes, et leurs alliés-ennemis libéraux-gauchistes (tels que le dodu Cohn-Bendit) n’ont qu’à continuer à moisir en pantouflant au sein de ce qui restera du PS, des Verts, du PC, ou encore rallier le NPA ou LO si cela leur chante. Les vrais républicains doivent mettre les bouts en vitesse s’ils veulent sauver la République ; il ne s’agit même pas de créer un parti unique, mais en tout cas une sorte de large coalition républicaine, unissant les minorités républicaines du PS, du PC, des Verts, du Modem éventuellement, avec – osons une sorte de grand écart pas si large que cela – une agrégation vers le Parti de Gauche de Mélenchon et Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan. Le point focal serait le suivant : une immense fermeté sur le social, une sorte de restauration républicaine et sociale du programme du CNR, et aussi une immense fermeté sur le sécuritaire, sans aucune concession aux communautarismes violents, à la voyoucratie ambiante et au fanatisme religieux. Du reste, cet anti-gauchisme est toujours en même temps un anti-libéralisme puisque cette immense fermeté passe par un État fort, c’est-à-dire une fonction publique puissante, et puissamment dotée, pourvue d’un nombre de postes suffisants.

            son choix
            le gauchisme, n’en doutons pas, c’est la machine à perdre de la gauche, mais pire encore qu’une simple machine à perdre interne, c’est le pire péril que la République ait eu à connaître. Même l’idéologie et la pratique néolibérales, pour totalitaires qu’elles soient, et pour puissants que soient leurs moyens d’implantation et d’influence, n’ont pas la même capacité de nuisance que le gauchisme pseudo-révolutionnaire d’aujourd’hui.

            il est clair
            Tiens ! Encore une chose : les gauchistes vont me reprocher de ne pas avoir évoqué l’extrême-droite dans mon article : je réponds à cela que l’extrême-droite, dont le programme économique est totalement syndicalophobe, et donc, in fine, ultralibéral, n’aurait plus grand chose à dire face à un véritable front républicain et social.

            commentaire sur le site :

            « On reproche pas de pas avoir parlé d’extrême droite car fondamentalement tu es leur allié objectif qui s’ignore, on reproche d’être un bourgeois fan de lamartine. »

            un autre encore plus juste : 

            « Sinon, ce que tu montres là est un virage amorcé depuis bien plus de 10 ans... le virage de toute un gauche vers l’idéologie »républicaine« , laïcarde islamophobe etc. L’exemple le plus abouti est Riposte laïque. Rien de nouveau sous le soleil, sinon la fascisation inexorable de nos »classes moyennes« , petits fonctionnaires etc...

            je le trouve personnellement GENTILLET, le posteur : l’auteur est un prosélyte de l’extrême droite, comme Tasin, comme Cassen ...

            donc ça lui va très bien, il est l’auteur d’un bouquin sur le sujet !

            en fait c’est quoi qui envahit ici Agoravox ?

            ça 
             »Erratum : j’ai trouvé plus hardcore que RL. « Rebelles.info » (tout un programme) : rebelles.info/article-30990356.html

            Dans l’article ici, il est question d’instaurer une dictature à la Pinochet... Parmi les contributeurs, on trouve les néocons déclarés Del Valle et Millière, les reagano-thatchériens Rioufol et Reichman, l’incontournable Zemmour, Bernard Lugan de Lyon 3 (défenseur acharné du « temps béni des colonies, a chanté la Coloniale en amphi), des articles de Novopress, des sites identitaires et de Bivouac-ID, et... le »républicain de gôche« Redeker.

            Donc finalement, la frontière entre »extrême-droite à l’américaine« et »républicains sociaux laïcs à la française« n’est pas du tout hermétique... Mais c’est bien sur l’Islam que se fait la convergence... Pas autre chose.

            Pour tout dire, je trouve les »antifascistes« qui focalisent sur la recherche éperdue d’un fascisme »en croix gammées« et avec l’antisémitisme »au centre« , de plus en plus irresponsables voire criminels... »

            RAS LE BOL DE CES FASCISTES DEGUISES QUI VIENNENT NOUS BALANCER LEUR PROPAGANDE JOURNALIRE DESORMAIS ICI ! RAS LE BOL !!

            la liste est celle-là 



            dans le lot, chalot a quitté Riposte Laîque mais ne condamne toujours pas sa dérive vers l’extrême droite....



            Ces accusations sont d’autant plus inadmissibles que la direction de l’UFAL a été elle aussi victime dans un passé récent d’un procès du même type. Le passé d’extrême droite de plusieurs de ses dirigeants a conduit en 2004 le journal Le Monde, par le journaliste Xavier Ternisien, à publier un article à charge.
            Venons-en à Riposte Laïque, je suis en désaccord avec certains articles, et avec leur conception de la République. Mais je leur reconnais une culture du débat qui fait cruellement défaut, dans certaines organisations laïques, et un grand courage politique à dénoncer l’offensive islamiste, qui m’inquiète, moi aussi. Aussi, traiter ce journal de « raciste » et de « fasciste » relève de la calomnie et de l’absurdité.

            on attend qu’il le fasse CLAIREMENT. « culture du débat » ??? dès que je parle d’eux ici, ils viennent voter négativement et la modération prend peur...

            et ils sont au moins dix.. à part que le « Paul » est très certainement le même que le Paul Roche.... 

            RAS LE BOL DE CE GENRE DE PROSE ICI... ras le bol de SES SOUS MARINS d’EXTREME DROITE VENANT DEGUISES !


            • À Mehdi Thé OuLaLA33 13 juillet 2010 03:20

              Merci à toi Morice effectivement je rejoins entierement se que tu viens de dire !!Aujourd hui nombreux sont les extremistes et sionistes se cachant derriere des faux pseudos pour enfumer les gens !!tu es le gardien de ses lieux je me fie toujours à tes commentaires ;).

              Aujourd hui nous avons à faire de plus en plus à des gens fourbent cherchant à désinformer (journalistes,politiques,tv...) mais aucun honneuret aucune fierté à défendre leurs vraies ideaux de peur justement d etre descridité tellement qu’ils sont dans le faux.Mais une societe ne peux etre basé sur des mensonges c est voué à l echec...

              Devise du mossad :
              « Par la tromperie la guerre tu meneras »


            • bakounine 13 juillet 2010 11:08

              C’est drole Gelone j’ai cru que vous parliez de vous !!


            • xbrossard 13 juillet 2010 11:33

              @Morice


              « 
              Les vrais républicains doivent mettre les bouts en vitesse s’ils veulent sauver la République ; il ne s’agit même pas de créer un parti unique, mais en tout cas une sorte de large coalition républicaine, unissant les minorités républicaines du PS, du PC, des Verts, du Modem éventuellement, avec – osons une sorte de grand écart pas si large que cela – une agrégation vers le Parti de Gauche de Mélenchon et Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan. Le point focal serait le suivant : une immense fermeté sur le social, une sorte de restauration républicaine et sociale du programme du CNR, et aussi une immense fermeté sur le sécuritaire, sans aucune concession aux communautarismes violents, à la voyoucratie ambiante et au fanatisme religieux. Du reste, cet anti-gauchisme est toujours en même temps un anti-libéralisme puisque cette immense fermeté passe par un État fort, c’est-à-dire une fonction publique puissante, et puissamment dotée, pourvue d’un nombre de postes suffisants. »

              donc si j’ai bien compris votre raisonnement, Chevènement est une taupe de l’extrème droite ?
              « L’extrème » républicanisme est la stricte application des lois et n’a pas de rapport avec la gauche ou la droite. Le gens en ont marre de voir que chaque partie (essentiellement PS et UMP) fait ce qu’il veut des lois pour s’en foutre plein les poches, et de celles de leurs copains.

              donc selon vous, si on est contre le loubard, c’est qu’on est un dangereux extrèmiste de droite ? on ne peut pas faire du social et EN MEME TEMPS lutter contre la délinquance ? pour vous le mot République est un gros mot ?

              morice, vous avez trop regardez la guerre des étoiles smiley

            • gilles gilles 12 juillet 2010 17:59

              mais avec 95% d’életeurs conformes à la féfinition qu’en donne frèche, la démocratie a t elle non pas un avenir mais une réalité ?

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