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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Une nouvelle pierre au mur de l’indigence intellectuelle

Une nouvelle pierre au mur de l’indigence intellectuelle

Le gouvernement vient de décider de faire un pas supplémentaire dans l’imposition d’une mixité sociale à l’école, l’absence de cette dernière étant, soi-disant, délétère pour notre pays et le pourcentage de réussite des jeunes issus de milieux défavorisés. Que peut-on dire de raisonnable sur un tel sujet qui, généralement, ouvre une certaine controverse ?

Commençons par l’efficacité que l’on pourrait attendre d’une telle mesure. Il est clair que si vous mélangez, comme dans un liquide, des enfants de diverses origines, des interactions vont avoir lieu. Probablement que ce qui est espéré de nos dirigeants est de faire un mélange entre « bons » et « mauvais » pour obtenir des « moyens ». En réalité, il n’en sera rien, et ce pour une raison très simple que nous allons décrire sur un exemple. Imaginez un élève issu d’une famille littéraire où l’on utilise couramment l’imparfait du subjonctif et un autre issu d’une famille fraichement immigrée et qui parle un français bien approximatif avec fort accent. Qui va s’aligner sur qui ? Il existe, en physique, un principe, dit de moindre action, qui s’applique aussi largement à l’homme. Cela conduit l’élève issu d’un milieu favorisé à s’aligner sur celui issu d’un milieu défavorisé pour la seule et très simple raison que parler, avec la bonne concordance des temps, à l’imparfait du subjonctif, requiert bien plus d’efforts dans l’établissement de la structure de la phrase qu’un discours fait de mots courts, approximatifs et à plusieurs sens selon les inflexions que l’on va leur donner. Toute ressemblance avec l’anglais des banlieues américaines où le vocabulaire à disposition est de l’ordre de 400 mots dont la moitié ne fait qu’une syllabe n’est absolument pas fortuite. Nous allons droit vers un tel modèle, ce qui nous ralentit étant une base de vocabulaire latine donc avec une moyenne de deux à trois syllabes par mot.

Forts d’un tel constat que l’on peut facilement généraliser, il est un fait que la mixité sociale n’aura non seulement pas les effets escomptés, mais aura pour résultat de diminuer encore le niveau qui est déjà plus que faible et en tout cas indigne de ce qu’il devrait être pour un pays qui se réclame être la 6e puissance mondiale. Il faut toutefois noter que le très faible niveau actuel de nos étudiants est un phénomène récent et que les études « à la française » ont été et sont encore (pour combien de temps ?) très prisées de par le monde grâce à l’excellence que notre modèle conférait, mais il n’était, à l’époque, absolument pas question de mixité sociale… !

Pour rétablir l’équilibre, les choses sont pourtant extrêmement simples et il suffit d’analyser ce qui se passait il y a quelques décennies pour y voir la solution, simple elle aussi.

Revenons à 1945, au sortir d’une guerre que nous avons « brillamment » perdue en 6 semaines dans un contexte de progrès scientifique soutenu et de l’explosion des bombes nucléaires américaines qui ont été des « game changers » dans le monde militaire. Si la France voulait tenir un rang de grande puissance dans ce nouveau monde, il fallait impérativement maîtriser la science. On décida donc que l’on mettrait l’effort principal dessus. Cela conduisit à donner la prééminence, dans l’éducation, aux mathématiques et à la physique chimie. Dans cette France d’après-guerre, nous avions beaucoup d’immigrés venant d’Europe. Les enfants de ces derniers, malgré un handicap culturel et linguistique certain, trouvèrent une forme de refuge dans les matières scientifiques et purent donc compenser, tant et si bien que si vous regardez l’origine des noms qui forment le gratin scientifique aujourd’hui, leurs consonances sont italiennes, portugaises, espagnoles, etc. On ne le dira jamais assez aussi, mais la France de 1945 était encore très agricole et les Français des campagnes, qui avaient, eux aussi, un handicap culturel (peu d’accès à la culture) et parfois linguistique (les parents parlaient le patois) purent bénéficier de cette voie scientifique comme ascenseur social bien moins conditionné à l’origine sociale que d’autres disciplines.

Il y avait aussi une autre spécificité de l’époque qui était l’élitisme. Dans le contexte de l’après-guerre où l’on avait besoin de bras, seuls ceux qui avaient des dispositions allaient à l’école de manière prolongée. Les autres allaient faire des travaux manuels généralement pénibles. Cette perspective, au moins pour certains, était une forte incitation à travailler à l’école… Par ailleurs, comme le temps et l’argent étaient rares, on délivrait aux élèves le maximum de ce que l’on pensait pouvoir délivrer en un temps réduit d’école obligatoire pour tous qui ne durait que 4 à 5 ans. Cela se traduisait par des gens qui, après 4 années d’études, écrivaient mieux, à tous les sens du terme, que des BAC + 15 d’aujourd’hui ! Et Dieu sait que j’en ai connu et qui pourtant étaient considérés comme des cancres à leur époque. S’ils voyaient l’état des lieux aujourd’hui… !

Il y avait enfin un ingrédient essentiel qui était la discipline. Voici un exemple que m’a raconté mon père. Alors que les élèves d’un lycée de province étaient en rang en 1961 pour attendre leur professeur avant d’entrer en classe, l’un d’eux, mesurant 2,03 m, ce qui était extraordinaire pour l’époque, fit une réflexion désagréable au passage du professeur. Ce dernier s’arrêta, lui demanda d’approcher, de se baisser (il faisait 1,60 m) et le gifla devant tout le monde. L’élève, penaud, regagna le rang et se tut. Il faut dire que s’il avait demandé à ses parents d’intervenir, fort est à parier que la punition à la maison aurait été bien pis et il n’y avait pas de numéro des droits de l’homme à appeler, bien heureusement, à cette époque, pour mettre le professeur en prison.

Voilà donc des choses simples pour réussir et nous savons que cela marche, car cela a déjà marché. La recette est évidente : un enseignement basé sur les matières scientifiques, élitiste avec une forte discipline. Bref ! Tout le contraire de ce qui se fait aujourd’hui.

Les choses sont alors très simples encore une fois quand nous voyons l’indigence intellectuelle gouvernementale à l’œuvre qui a commencé avec le collège unique (Habby) et qui continue avec une carte scolaire de mixité sociale (Belkacem). À part la dette, l’éducation dite nationale est le premier budget de l’État. Son efficacité aujourd’hui est négative, car elle gâche les élèves plus qu’elle ne les instruit comme nous en avons vu un exemple en début de ce texte. Il y a hélas, vu le niveau intellectuel des politiciens professionnels actuels, peu de chances pour que les choses s’arrangent. Il ne reste alors plus qu’une chose à faire dans un pays où l’école n’est pas obligatoire, mais l’instruction seulement. Créer des écoles de quartier non subventionnées et qui mettent en œuvre les 3 critères que j’ai invoqués plus haut : accent sur les matières scientifiques, élitisme, discipline. Certains pourraient être tentés de faire passer sous la table le caractère scientifique au profit d’une vision plus littéraire. C’est bien entendu possible dans un contexte qui le permettrait. N’oublions pas cependant que dans la filière scientifique in fine, du temps où cela marchait, les meilleurs élèves en littérature s’y retrouvaient aussi, car les sciences sont un réel guide pour l’expression et le raisonnement et au final, leur étude est même payante en littérature. Enfin, la France a oublié la cruelle leçon de sa défaite de 1940. La grandeur d’une nation actuellement, dans notre monde technologique, dépend de la maîtrise scientifique moyenne de sa population et de sa capacité à appréhender scientifiquement une situation. À ce titre, un pays comme la Chine a tout l’avenir devant lui. La roue tourne !...

Il faudrait enfin parler aussi d’un autre point particulièrement important. On ne conçoit, semble-t-il, en France, la réussite que comme exclusivement scolaire. Bien heureusement, cela n’est pas le cas. Réussir sa vie est autre chose. C’est d’ailleurs un sujet très personnel. Par contre, ce qui se cache derrière cette vision, gouvernementale, de la réussite, c’est, hélas, une supposée réussite financière. Rappelons à cet effet que dans un pays qui se voudrait être vraiment démocratique, ce qui n’est hélas pas le cas de la France, on devrait avoir une politique orientée de façon à maximiser sa performance économique, culturelle, scientifique, etc. et ensuite se partager équitablement les fruits que cela a produit. Bref ! À des années-lumière de ce qui se passe aujourd’hui, le mot équitable n’ayant jamais été au menu du triptyque républicain d’une part et la notion d’effort nécessaire avant le partage, dans un pays qui a plus de 2000 milliards d’euros de dette, n’étant plus d’actualité depuis belle lurette.


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16 réactions à cet article    


  • njama njama 12 novembre 2015 08:59

    Bonjour
    Cela conduit l’élève issu d’un milieu favorisé à s’aligner sur celui issu d’un milieu défavorisé
    Je ne suis pas convaincu, le phénomène de mimétisme est aussi et même surtout fonction du rapport de l’individu au groupe. Mettez un élève de Neuilly dans une banlieue du 93, ou l’inverse, ça ne donnera pas les mêmes résultats, ça va tirer vers le bas ou vers le haut.

    L’environnement est un facteur important, exemple que vous avez peut-être connu, la conscription. D’aucuns prétendent que cela forgeait l’identité nationale, la mixité sociale, or rien n’est plus faux, déjà pour la bonne raison que les filles en étaient dispensées. L’armée avait-elle changé le rapport de classes dans la société ? La vie militaire étant l’antithèse même de la vie sociale, et ajoutez-y la bonne dose de disciple imposée que vous prenez pour une panacée pour éduquer, et cette chimie anti-sociale donnait dans les casernes un niveau en dessous du ground zero. Le bidasse, même pas citoyen, corvéable à merci, payé un pourboire, sans syndicat,, sans droits, et sous la menace d’une juridiction militaire en cas de désobéissance.


    • fred.foyn Le p’tit Charles 12 novembre 2015 09:04

      Hélas, la majorité des jeunes issus de l’immigration ne veulent pas apprendre mais casser (les chiffres sont là)..comme les dégradations des écoles ou les actes de violences plus la drogue...Pas une riche idée de la ministre...mais ses origines sont là pour nous rappeler son travail de sape sur l’EN...Elle est à cette place par la volonté de notre simplet ce qui prouve une fois de plus que son travail est la casse de notre pays...


      • njama njama 12 novembre 2015 09:30

        Est-ce que c’est la mixité sociale la question, le problème, ou la ghettoïsation des quartiers ... dont les élus locaux sont en partie responsables pour des raisons électorales ou d’urbanisation qu’ils gèrent dans leurs communes  ?
        Causes et conséquences, en empilant la misère sociale dans certains lieux ... il ne faut pas être surpris après d’un niveau d’éducation qui en est le reflet. Vouloir améliorer la mixité sociale par l’école, n’est-ce pas mettre la charrue avant les boeufs ?
        Est-ce que ce sont les écoles qui sont ghéttoïsées, ou les quartiers ?
        Ceci dit le vœu pieux de la gauche de revoir la carte scolaire ne pourra avoir qu’un effet très limité, et ne se faire que dans des secteurs multi-collèges ... parce que d’une part, en aval, il y a le transport scolaire réalisé soit par les parents ou financé par les régions, et d’autre part, une école déjà saturé ne pourra pas accueillir plus d’élèves. On imagine déjà la difficulté pour une famille de 2 ou 3 enfants de les changer d’école ... s’il y a des candidats, il y aura peu d’élus !

        Une nouvelle usine à gaz ?

        « Les expérimentations se dérouleront au sein d’un »territoire pilote« par département : il doit compter plusieurs collèges suffisamment proches pour que les enfants puissent se rendre facilement dans l’un ou l’autre, et les établissements être peu mixtes, avait précisé Najat Vallaud Belkacem lundi.

        Les familles d’un secteur multi-collèges pourront classer par ordre de préférence les établissements de leur zone d’affectation. Si les capacités d’accueil ne permettent pas de répondre au premier choix des familles, l’affectation se fera en fonction de critères décidés »avec le département et en associant pleinement" les parents.

        Parmi ces critères à disposition et choisis à l’issue de réunions publiques entre parents d’élèves et départements, figurent : élèves boursiers ou susceptibles de l’être (critère social), distance entre le domicile et le collège, choix pédagogiques (langues étrangères proposées, classes à horaires aménagés...), affectation en fonction de l’école primaire d’origine, maintien des liens amicaux entre élèves, etc.
        http://www.lesechos.fr/...


        • pemile pemile 12 novembre 2015 09:43

          "Cela conduit l’élève issu d’un milieu favorisé à s’aligner sur celui issu d’un milieu défavorisé pour la seule et très simple raison que parler, avec la bonne concordance des temps, à l’imparfait du subjonctif, requiert bien plus d’efforts dans l’établissement de la structure de la phrase qu’un discours fait de mots courts, approximatifs et à plusieurs sens selon les inflexions que l’on va leur donner."
          Quelle phrase ! Les éoliennes vont se mettre en mode sécurité tempête !

          Quelques sources d’études contradictoires pour étayer cette guerre à la mixité sociale ?

          Les nostalgies automnales renferment sur l’éternel : c’était mieux avant ?


          • Geneste 12 novembre 2015 20:54

            @pemile
            Un autre commentaire explique comment le service militaire tirait tout le monde vers le bas. Il n’y a pas besoin de plus d’études que cela. C’est l’expérience !
            Par ailleurs, je ne fais pas la guerre à la mixité sociale, je fais la guerre à l’idéologie qui consiste à penser que les maux de l’école viennent d’un manque de mixité sociale. Non seulement c’est faux, mais la baisse du niveau d’exigence ces dernières décennies défavorise au possible les gens issus des classes défavorisées.


          • Hector Hector 12 novembre 2015 10:09

            Bonjour Geneste,
            Je suis en grande partie d’accord avec vous.
            Depuis la réforme Haby de 75, date à laquelle j’étais marié à une enseignante et donc au faîte de cette réforme, les différentes orientations de tous les gouvernements qui se sont succèdes ont eu pour action le nivellement par le bas, par et pour une plus large mixité sociale.
            Je ne crois pas qu’en étant Coréenne, Marocaine ou Guyanaise, on puisse défendre avec autant de conviction que ceux qui les ont vécu, les valeurs dont vous parlez et que j’approuve sans restriction.
            Pour ceux qui voudraient me jeter des pierres, cela ne veut nullement dire que que je remette en cause les capacités personnelles de qui que ce soit.
            Mais ne dit-on pas que « bon chien chasse de race » ?
            Quant à l’emploi des subjonctifs, de la juste conjugaison ou autres subtilités de langage, il est bien évident que c’est au sein de la famille que l’on en apprend les premiers rudiments.
            Merci de cet article courageux.

             


            • mmbbb 12 novembre 2015 19:52

              @Hector Ne vous méprenez pas j’appartiens a une generation ( baby boum ) ou l’education nationale n’etait deja qu une usine a enseigner Il n y avait pas cette mixite sociale de couleur mais a peine une mixite sociale de classe sociale Je ne suis pas dupe de facto la selection sociale se faisait deja par le milieu social Certes j ’ai eu un enseignement obligatoire mais surtout aleatoire Certains de mes des profs etaient mediocres des brelles mais je n’etais fils de medecin ou fils de et helas je ne pu me payer des cours particulier J’habite de Lyon et je passe en revenant de mon travail devant le lycee du Parc la JF REVEL fit sa scolarite Vous me faites rire la mixite sociale n’est pas tres voyante sur le perron lorsque ces jeunes prennent l air L’unique probleme qui date depuis deja un certain temps est cette education nationale qui perdu ses reperes Quant à l’elite je ne fais guere de soucis surtout celle de gauche mais ce qu’enonce l auteur n’a vraiment rien de nouveau Auparavant c’etait plus subtile desormais cette france de couleur sait se faire entendre a contrario nous nous la fermions de force. Arretez cette hypocresie 


            • pergolese 12 novembre 2015 10:18

              Arrêtons de parler de « mixité sociale » et appelons un chat, un « chat ». Ce n’est ni plus ni moins que la promiscuité imposée.


              • Osis Oxi gene. 12 novembre 2015 13:06

                @pergolese
                Cela dépend du point de vue...
                Parfois la promiscuité, cela peut aussi être un voisin du FN....


              • jaja jaja 12 novembre 2015 12:27

                Bof... que l’auteur partisan d’une école élitiste se rassure, les enfants des ghettos continueront à apprendre le racisme en classe de maternelle et non en fac de sociologie ! La mixité sociale n’est que pipeau dans la bouche des menteurs compulsifs que sont les politiciens professionnels... en particulier ceux du PS qui gouvernent au profit du Médef à l’heure actuelle...

                Le monde a changé depuis mes années d’école, commencées en 1954 et l’on n’éduque plus aujourd’hui les gamins à coups de gifles comme on le faisait pour nous... Ce que l’auteur à l’air de regretter....J’ai encore en mémoire certains sadiques qui ne méritaient sûrement pas leur titre d’éducateurs... Il est vrai que pour fabriquer des moutons chez les enfants de prolos il n’y a rien de mieux que les taloches et le respect de l’autorité...

                École primaire, apprentissage pour être formé aux besoins des patrons, puis usine c’est ce qui nous attendait... 40 heures par semaine minimum, petits salaires permettant tout juste de survivre voilà quel fut le parcours à vie de la majorité d’entre nous...

                Comme l’auteur j’ai été syndicaliste dans la métallurgie (mais pas à la CFTC, faut pas déconner quand même)  smiley et mes enfants ont été scolarisés dans le 93 (Saint-Denis puis Pierrefitte) et je suis presque d’accord avec lui : la mixité sociale n’aurait rien de bon pour les enfants... de prolos. Mes filles n’ont pas oublié d’où elles venaient et n’ont pas pu être contaminées au contact des fils et filles de bourgeois par cette idéologie du faux-savoir, du paraître, du fric, du pousse-toi-de-là-que -je-m’y-mette, du tous contre tous, du racisme discret et de bon ton dénonçant « la mixité sociale » etc... etc...

                Mais bon dieu quand est-ce que ça va leur péter à la gueule ?


                • Alain94360 13 novembre 2015 15:04

                  @jaja
                  Ce que j’entend par les parents de ma zone c’est que les baffes aujourd’hui sont données par les enfants aux enfants, et que celui qui aurait le malheur d’être fleur bleu et de faire attention à sa conjugaison, ne fait pas long feu.

                  Rien qu’au parc on observe comment les gamins du publics sont plus évolués coté gestion de leur image, des conflits... Ils n’ont plus d’innocence.

                  Quand au racisme, quand vous sortez d’une école catho, la diversité ethnique est bien plus grand, et les gamins n’ont le choix que d’être gentils, partageurs et tolérants (effarrant de voir sa fille changer).

                  Il y a bien un problème, car l’école de Marcel Pagnol c’est aujourd’hui la petite école catholique, qui héberge les familles maghrebines, sikhs, pakistanaises, skri-lankaise, africaines, étrangers, mixtes, compliquées ou pur gaulois, BCBG ou modeste...
                  Le Collège catholique, qui recoit tout les trouble faits de la zone, viré ou sorti du public, est pas très coté, mais au moins c’est mieux que le public...


                  Un facteur clé n’est peut être même pas la motivation des profs, initialement haute partout, mais le manque de soutient des parents. Si ca se trouve, comme uen étude US l’a montré, l’éducation ne compte pas, et juste le désir des parents de bien éduquer leurs enfants est le marqueur du succès...
                  (ils avaient proposé a des familles US une éducation spécialisé, mais avec une chance sur deux... et le succès scolaire était venu aux enfants dont les parents avaient demandé, pas obtenu.

                  D’un autre coté quand on s’est fait traiter d’anormal par les profs, qu’on vous a dit que vous aurez de problèmes dans la vie parce que vous êtes fort en math et vous aimez la physique... quand vous vous ennuyez tellement à la maternelle parce que vous savez lire, que papa vous montre des expérience d’électricité, que l’on vous propose d’aller chez les fous, il y a peut être un problème d’égalitarisme pathologique chez les profs Français.

                  Quand on sait que , en intégrant ce que payent les parent et le gouvernement, l’enseignement privé est moins cher, ca laisse un espoir de faire mieux pour moins cher ?

                  Quand au mélange, les études en anthropologie montrent que 30% (pas 50) de nouveaux arrivants dans un groupe vont imposer leurs coutumes.
                  D’autres études de terrain (HML) montrent que plus de 10% de gens déracinés (imigrés, ruraux, paumés) fait partir un territoire en vrille...

                  La mixité c’est bien, si on met les trouble-faits en minorité (ce qui se passe dans l’enseignement catholique, avec les éjectés du public).
                  Ca marche aussi très bien si on met les talents oprimés des zones oprimées dans un environnement plus compréhensif.
                  Mais si on fait du mélange 50/50 ca va tire vers le bas comme indiqué dans l’article.

                  Un fort en math avec des forts en imparfaits, même s’il souffre coté culturel, va se faire moins écraser par le groupe, et au moins pourra se venger en travaillant, au lieu de s’empêcher d’être bon, de peur de se faire exclure du groupe...

                  C’est ce que j’ai observé.
                  Effectivement la science, la technologique, plus que la langue (marqueur social Francais préféré) est un ascenseurs social très accessibles.
                  Mais si j’ai bien compris, les études techniques et scientifiques n’ont plus de succès.
                  Ceci explique cela ?


                • babadjinew babadjinew 12 novembre 2015 12:33

                  Toujours perché dans le 20eim siècle caduque..........


                  Pourtant la donne a grandement changée.....

                  Travailler bien pour gagner beaucoup c’est aujourd’hui changé en travailler bien pour gagner pôle emploi...... Motivant n’est il pas

                  Maintenant si l’on voulait,, ce, juste au regard de la connaissance et du savoir instruire nos enfants et non plus les lobotomiser à la sauce purement mathématique (base même de nos sociétés quantitatives et non qualitatives) des classes d’un maximum de 12 élèves serait une réponse simple et censée.

                  Dommage du choix que nous avons fait de préférer financer les bankster plutôt que ’instruction de nos enfants......

                  Wake UP !!!   

                  • mmbbb 12 novembre 2015 19:29

                    @ l’auteur pour un chretien ce n’est pas fort Je suis un ancien enfant de choeur et je connais la fourberie des croyants Il eut ete honnete de refuser cette immigration et de vous battre afin de maintenir une « unite » sociale au lieu de refuser maintenant cette mixite C’est le manque de coherence des politiques menees qui nous amènent a ce genre de shizophrenie Je suis un francais de souche et les bourgeois avait la meme reaction que vous lorsque j’etais gamin la selection se faisait par l’argent et par les entrees des ecoles Plus je vieillis plus j’exècre les syndicats qui ont foutu un bordel a l EN et comme Brighelli du Point qui est passe de l’extreme gauche a droite Vous qui etes un physicien vous pouvez calculer l’energie de ces girouettes Sous le Directoire il y avait un cahier des girouettes nous aurions du le conserver !


                    • Geneste 12 novembre 2015 21:21

                      @mmbbb
                      Il n’y a pas plus de chrétiens fourbes que dans les autres catégories, ni probablement moins. Ils ont cependant un avantage sur les autres : ils savent que la fourberie est un péché...
                      Mixité sociale n’a rien à voir avec immigration, attention à l’amalgame.
                      Je ne pense pas que l’on ait jamais complètement évité la sélection par l’argent, mais il me semble que dans les années 50, 60 et 70, la société était plus ouverte et que l’ascenseur social marchait mieux.
                      Je suis d’accord avec vous sur le syndicalisme dans l’enseignement, il est très largement responsable de la situation actuelle.
                      Pour les girouettes, comme le disait Edgard Faure, ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent !


                    • mmbbb 13 novembre 2015 07:38

                      @Geneste Edgar Faure etait un radical socialiste hormis ces jeux de mots il n’ a pas fait grand chose Ce que vous ne semblez pas comprendre et que cette mixite sociale entre les classes n’etait pas aussi facile aussi naturelle que vous le pretendez La bourgeoisie francaise s est toujours preservee et je ne suis pas dupe. Quant a l’ouverture de la societe francaise tout depend des regions J’etais dans une region ou cette bourgeoisie catholique n’avait tres peu de sollicitude pour la plebe La culture servait a assoir son pouvoir et a mepriser les autres Et j’ai vote Mitterand par reaction Maintenant ce sont le turcs qui peuplent cette contree ( nantua dans l’ain ) Tout ceci pour vous dire si les gamins de ma generation avaient une chance pour la france , on, aurait mis le paquet emulation suivi scolaire sport et eviter d’avoir des profs tordus Maintenant cette immigration bouleverse la socite francaise et je ne suis pas offusque et c’est le cadet de mes soucis Nous fumes une masse silencieuse et bel kacem a raison de foutre le bouzin il faut que les francais assument


                    • zygzornifle zygzornifle 15 novembre 2015 09:34

                      A se demander si ce gouvernement ne cherche pas a privatiser presque totalement l’éducation nationale,dans ce cas il ne s’y prendrait pas mieux, des que les parents ont un peu d’argent hop les enfants partent en privé ..... le public sera l’école des 1000 cités de non droit avec bientôt des enseignement religieux bien orienté et des salles de prières et on y formera les futurs Imams ......

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