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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Votez pour l’inéluctable vote électronique

Votez pour l’inéluctable vote électronique

Tout comme ça ne sert à rien de résister à une attaque à votre encontre, anticipée et donc ayant déjà de l’inertie, il vaut bien mieux, tout en l’évitant, attraper la balle au bond et la projeter dans le vide que vous occupiez avant l’esquive. De cette façon, vous êtes le gagnant du bras de fer, et ainsi, initiateurs de l’Autorité sur le Pouvoir qui la détient. En enlevant l’Autorité au pouvoir, il devient l’exécutant de la demande populaire qu’il est censé représenter. Les rôles sont ainsi inversés, comme le veut la démocratie. La démocratie implique que les décisions qui sont cooptées par le peuple, le pouvoir les exécute. Ce n’est pas le cas actuellement. Afin de contrebalancer cette injustice, en temps que partie prenante du peuple, votez pour mon article. De par ce fait vous renforcez le poids du site déjà influent, et cela, à mon initiative, c’est à dire purement populaire. Ensuite, si vous votez contre, par manque de confiance, vous déclarez le paradoxe qui vous atteint puisque vous votez contre le vote électronique, par vote électronique... ? Paradoxal n’est ce pas ? Mais surtout, vous devenez acteur de l’avenir citoyen par votre confiance en cet outil.

Il en est ainsi avec ce nouveau mode de scrutin directement issu des cartons du pouvoir, qui est inéluctable et programmé, et vous seriez donc vains d’y opposer vot’e véto. Plutôt que le refuser, profitant de ce court répit qui nous est laissé de liberté pour en parler, et acteurs que nous sommes encore dans cette sphère publique du net, il est temps de se prononcer. Souvenez vous, 446.136 lecteurs on lu un des premiers articles de Carlo Revelli de mars 2006, il y a quatre ans. Ce mois ci, 27870 lecteurs ont déjà lu l’article le plus vu du mois, et donc, apporter un retentissement semblable ou approchant à un article sur le vote numérique fera dignement jurisprudence auprès des autorités, et le cumul des votes pourrait devenir équivalent à n’importe quel autre sondage d’opinion d’institut payant. Intéressant, non ?

L’on peut tout d’abord, exiger que le vote électronique n’intervienne, qu’en parallèle au vote papier, ensuite, donner son avis dès à présent sur ce support indélébile, c’est anticiper toute consultation sur le sujet et donc, être moteur sur le choix définitif. Le relais au web numérique est déjà inclus dans les murs de chacune de nos mairies, sans qu’aucun vote populaire, soumis à la question, n’eut lieu. Il en sera de même avec le vote électronique et cela, malgré la majorité de désaccords actuels (1). Même si les sondages l’affirment, il s’imposera à petit feu, quitte en cas de besoin à diviser les votations sur le sujet par régions, et encore mieux, en trainant dix ou vingt ans pour obtenir enfin ce résultat. Même si, seule l’Ile de France, ou les fiefs du parti dominant l’acceptent, ce qui semble être bientôt le cas, cela suffira à modifier tout score final en cas de fraude, surtout s’il est sujet au score serré, et sur toutes consultations nationales. Prendre l’initiative sur ce sujet crucial, c’est afficher moteur dans ce domaine.

Il serait tellement simple d’installer un distributeur sous un haut-vent, ou même deux, de chaque coté de la porte de la mairie, et l’équiper en clavier tactile permettant d’effectuer n’importe quelle votation politique en direct ou opération administrative immédiate, et ainsi satisfaire à n’importe quelle question citoyenne démocrate en temps réel. Comment pourrait on croire que cela ne se mettra pas en place. Ça fait tellement partie de la suite logique des choses que l’on peut s’étonner qu’on ne s’empresse pas en haut lieu d’en parler, du vote électronique, et de le remettre à jour et en ligne avec les vingt sept millions de foyer français raccordés au net, par scrutin citoyen, dès maintenant. Une caméra filmant votre enveloppe dans l’isoloir et le bulletin que l’imprimante vous remet sur le champs, que vous allez refermer sous ses yeux, ainsi, l’acte numérique et la trace de votre vote devraient être identiques et aisément vérifiables. Vous pourrez remettre ce dernier immédiatement sur la table du maire, ou dans la boite aux lettres juste en dessous de l’écran dans d’autre cas. Ajoutez que la caméra incluse dans le haut-vent mette ensuite votre photo et l’heure du vote sur un site en ligne, accessible par vous même, et répondant à un code de quatre chiffres valable cinq minutes, destiné à ouvrir votre page, et figurant sur une vignette à découper. Vous pourriez consulter de chez vous, de votre propre bureau personnel, en ouvrant le site de votre mairie, et incluant vot’e code personnel, vous assurer de la véracité des faits comptables. Tout renvoi de votre part par mail à la Mairie fait efficacement office de contestation et le taux de contestation est quanti-fiable en temps réel. Si chacun peut ensuite constituer le témoin du geste du précédent votant, de s’il a bien mis l’enveloppe dans l’urne, sans pour autant ne constituer nullement aucune sorte de dénonciation puisque n’ayant aucun accès au choix du vote, ceci ajoute une preuve de plus et limite d’autant les infractions.

La meilleure manière de garantir rapidement la lumière la plus blanche sur le procédé citoyen est d’en envisager ensemble l’immense éventail des fonction possibles et donc, immuablement celle du vote électronique, parmi les dispositions à adopter, à envisager dès maintenant : oui, ou non, au vote électronique (2). Je prends dès maintenant les paris. C’est oui à + ou - 60 %

Sur Agoravox personne n’ignore que ce site est déjà un début de think tank, cercles de penseurs, et ce qui serait surprenant, est qu’un sondage interne corresponde à un résultat semblable à l’avis populaire. Ce serait encore plus amusant si la tendance s’avérait exactement inverse, cela confirmerait que la véritable opposition y fait brillamment figure, et que j’en suis. Mais ce qui le serait moins, c’est que je n’arrive pas à convaincre jusqu’à obtenir la majorité de oui que j’escompte.

A ce propos, les votes en bas des articles et commentaires en deux clics, multiplierait ce geste, gêné par l’ergonomie chez ceux qui lisent en défilement. Ajouté au droit à l’auteur de basculer les commentaires jugés « hors sujet » ou « in-enrichissant » au fond du fil avec remise à zéro du compte, et au tapis des incivilitaires !

Afin de vérifier son fonctionnement immédiatement, il suffit déjà d’en installer un devant les trente huit mille mairies, il y en a déjà devant près d’un million de commerces, pharmacies, pizzerias, vidéos, banques, fleurs, et distributeurs préservatifs ou bière pour arroser ça, alors pourquoi pas en Mairie ? Une question référendum communal, oui, ou non, sur l’écran, votre choix délivré sur papier classé, numéroté et imprimé, que vous remettez immédiatement dans la boite en dessous l’écran sous l’œil de la caméra intégrée, la fraude devient quasiment impossible. En éliminant les votes qui ne sont pas introduits dans l’urne transparente, on a obligatoirement le compte exact, et afin de convaincre une fois pour tous, les autres application peuvent être : _la remise immédiate en format A3 du plan de votre propriété au cadastre, avec mesures exactes_remise de fiche d’état civil_appel à rendez vous quelconque et réponse sur votre boite mail_etc...

En le généralisant dans les plus brefs délais, sur la totalité du territoire, on retarde d’autant l’incertitude dont sauront se servir les autorités pour régner dans ce mélange des genres, auquel le temps apporte le meilleur soutien complice. Plus vite tout le monde votera en même temps en manuel et numérique, et plus vite les preuves garantissant son infirmation jailliront. La loi du « tout tout de suite » pour tous les citoyens est la seule qui soit véritablement et directement démocratique...et constitutionnelle / 2.

Le vote électronique accouplé au système numérique bancaire proche de la perfection est la meilleure garantie montrée par l’autorité envers le citoyen, et la confiance en ce dernier n’est plus une question ouverte. En effet, même si tout le monde n’a pas encore entièrement confiance en sa banque, tout le monde pratique néanmoins la carte bancaire sans retenue. Plus vite la marge d’erreur s’estompera, et plus vite le peuple s’empressera de réduire l’abstention, véritable cancer électoral. La meilleure preuve actuelle est que le triste score des sondages au sujet de la cote de popularité du président actuel, lui assure encore malgré tout d’être réélu en cas de forte abstention. 31 % de votants font encore prés de 50 % de l’électorat... sauf s’il n’accède au second tour...

Déjà, l’élection qui vient, les régionales, déclare une flagrante faille, une curieuse distorsion entre les tendances urbaines et provinciales, ce qui témoigne qu’une minorité de droite impose sa loi à la majorité de gauche. Cela déclare également que la division qui s’exerce entre les tendances sur le terrain urbain ou campagnard, profite au camps proche du pouvoir à la capitale. Mais cela déclare aussi qu’une importante quantité de votants pour un parti, agissent peut-être aussi dans l’intérêt du camps d’en face au lendemain de toute élection.Tout est possible avait-il dit...

En reprenant la main et l’initiative sur les conditions dans lesquelles l’opinion accepterait ce mode de double scrutin, et en obligeant ainsi les Autorités à se soumettre à ces principes, en les abrogeant et les instituant le plus rapidement possible, et à la portée de tous, l’Etat remplit sa mission première de se mettre au service du citoyen, et surtout, de lui apporter l’outil qui, dans les meilleures astreintes, garantit la lumière.

Moins il y a d’abstention, et plus l’on s’approche de la majorité active de l’électorat. On affirme ainsi l’intérêt de ce système à l’usage du peuple et du président, mais en plus, si celui-ci frise d’autant la majorité de l’électorat français, il en est d’autant plus légitimement reconnu.

Rappelez vous ce cas précis, cent pour cent des votants ont tenté leur chance, comme au loto !

Le vote électronique est l’avenir de la démocratie : votez pour moi !

http://www.sur-la-toile.com/discussion-58860-1-Sondage-vote-electronique.html

http://www.temps-reels.net/article698.html

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Votez pour l'inéluctable vote électronique

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32 réactions à cet article    


  • L'enfoiré L’enfoiré 6 février 2010 11:11

    Lisa,
     Article qui m’a fait réfléchir.
     J’en ferai référence sur mon prochain.
     Je reviendrai probablement plus tard sur différents points. smiley
     


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 6 février 2010 11:44

      L’enfoiré,

      heureux d’avoir entrainé un début de réflexion, mais pas surpris que ce soit chez un habitué comme ta pomme. Ça commence bien, moi qui m’attendais à un tollé général.

      en effet, l’on peut se demander pourquoi les législateurs ne défendent que le commerce, y compris sur la toile par des lois telles l’Acta Loopsi et Hadopi, et ne s’empressent pas d’offrir ce formidable outil qui ne ment pas, au peuple des électeurs ?

      Merci d’être passé. L.S.


    • zelectron zelectron 6 février 2010 12:55

      Bonjour Lisa,
      C’est pour moi évident que la sécurité du vote électronique (chez soi, ou sur des machines dans les bureaux de vote) est acquise depuis bien longtemps, mais... au cours du trajet de ces votes et à l’autre bout des « tuyaux » ce sont d’autres questions qui surgissent ( car ce n’est pas le même cahier des charges que pour les banques !), par exemple :
      - qui contrôle les tuyaux au cours du trajet des informations ? (bretelles ?)
      - à l’arrivée, qui compte les résultats avec quelles procédures ? (logiciels sécurisés ?)
      c’est pourquoi, instruit des expériences en particulier américaines, je proposerais 10 ans de coexistence papier + électronique avant de basculer (tout en gardant une possibilité de revenir au papier au cas où...)


      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 6 février 2010 13:25

        Tout à fait, Z’élection,

        « car ce n’est pas le même cahier des charges que pour les banques » tout est dit ! l’électronique est l’outil des banques et du commerce. Il pourrait d’ailleurs être gratuit et auto financé par répartition dans les achats. Nous payons deux fois ces service aux clients...et vu le nombre mirobolant d’opérations quotidiennes...

        " c’est pourquoi, instruit des expériences en particulier américaines, je proposerais 10 ans de coexistence papier + électronique " Il faut effectivement l’exiger avant les prochaines élections présidentielles sous peine de revoir le même scénario de boucherie se reproduire.

        Nos autorité se sont alignées dans le fil du président dans le seul but de se servir de cette brèche ouverte par le mode de scrutin faillible pour garantir leurs positions malgré l’opinion...et vite !


      • Romain Desbois 6 février 2010 22:36

        Zelectron

        Il me semble que les machines étatsuniennes étaient des machines à perforer.
        et là les bulletins litigieux nous ramenait au cas de bulletin de vote qu’il faut biffer et dont la marque n’est pas nette.

        Je n’ai souvenir de scandales avec des machines à voter électroniques.


      • eugène wermelinger eugène wermelinger 6 février 2010 13:11

        Lisa, bonjour, et à ceci : 

        Rappelez vous ce cas précis, cent pour cent des votants ont tenté leur chance, comme au loto !
        combien de ces cent pour cent de votants ont été couillonnés ? 
        Je dirais les trois quarts, parce que les autres ne s’en sont pas encore rendus compte, mais c’est un avis subjectif. 

        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 6 février 2010 13:36

          Exact, Eugène,

          bien plus de la moitié et plus proche des trois quarts n’ont pas voté pour les dominants.

          L’ère numérique est en mesure de changer la donne et nos dominants sont les premiers à l’avoir compris. Où le vote devient cent pour cent électronique et populaire, et c’est la fin du régime présent, où les lois pour couper l’internet aux opposants les font taire et c’est la fin de la démocratie.

          L’abstention est bien le tapis sur lequel repose la pyramide électorale dont seule la tête sort de l’eau.


        • L'enfoiré L’enfoiré 6 février 2010 14:24

          Lisa,
           En fait, ce qui est important ce n’est pas la forme que prennent les votes.
           C’est le fond qui fait la décision.

           Comme je l’écrivais dans mon dernier article dans la partie française de ma comparaison France-Belgique :

          "Une des réalités qui se cache derrière ce choix dit démocratique est que les peuples cherchent toujours/souvent des emblèmes. Des idéaux. Peut-être des utopies. Donc des messages qui font penser ou rêver à des jours meilleurs. A des solutions faciles à comprendre, qui se déclament avec peu de mots. Donc, à des slogans. Les représentants des travailleurs dans un passé pas si lointain avaient la capacité, surtout la volonté, de représenter et de discourir sur ces utopies. Ils ne l’ont plus. Donc, les peuples cherchent des alternatives. Utiliser cet espace laissé vacant, est affaire de recentrage. Ces représentants ont très peur de dire la vérité à leurs affiliés sur ce qui se passe véritablement depuis une vingtaine d’années. Ils sont persuadés que leur survie dépend plus de leur capacité à dialoguer avec les ’vraies’ pouvoir en place que d’éduquer les travailleurs à comprendre les véritables problèmes de notre époque. La classe politique ne fait pas mieux."
           smiley


          • zelectron zelectron 6 février 2010 15:39

            A l’habitant de Lüttich België Europe, (De,Nl, Fr )
            Quels amalgames ! bien qu’après tout tu as raison et en répondant à ton article (un peu tard) j’en reviens toujours à cette maxime : « l’éducation fait la puissance des nations ».
            Pour en revenir au sujet si la facilité de voter l’emporte, l’abstention « risque » de diminuer, la fréquence des consultations « risque » d’augmenter et la démocratie « risque » de mieux se porter ?


          • Romain Desbois 6 février 2010 21:47

            Le vote électronique suspecté de favoriser la fraude :

            Est-il bien certain que la fraude papier est plus facilement détectable ? J’en doute.

            De plus lorsque c’est détecté, comme dans le cas Tibéri, il n’est pas sanctionné et le mal élu reste élu.

            Le vote électronique existe déjà pour les élections professionnelles. Vous avez raison, de chez soi ou de tout autre ordinateur, chacun devrait pouvoir voter. Avec un code perso reçu en guise de carte d’électeur, pas de danger que quelqu’un vote pour vous. Si c’est la cas, le signaler annule « son » vote.

            Il n’y a pas de truc parfait mais il est vrai que si le vote est facilité, nous ne verrons plus les élus courir les maisons de retraite pour récolter les procurations (vu et dénoncé par le Maire PS de Poissy lors de l’élection de Douillet).

            Je vois aussi d’autres avantages.

            - Plus besoin de fournir ces tonnes de bulletins papier. Ces bulletins sont financés par chaque candidat. Du coup c’est encore la prime au plus riche (certains « petits » candidats n’ont pas les moyens de fournir tous les bureaux de vote)

            - vous l’avez rappelé, c’est un moyen facile de développer l’expression citoyenne, de développer la démocratie participative, honteusement remplacée actuellement par les sondages.

            - c’est la possibilité simple et économique de rendre plus flexible le vot :
            Pourquoi être obligé d’aller voter dans sa ville, vous condamnant à être présent ce jour là ? Le vote électronique permet de voter de vos vacances en France ou de l’étranger, de votre travail ou sur votre Yacht !

            Pourquoi juste un jour ? Et le dimanche ? Ces contraintes sont effacées d’office.

            Ainsi les malades, les prisonniers, les personnes très âgées ne se verront plus spoliées de leur droit de vote.

            Je pense cependant que cela réduira l’abstention mais à la marge. La majorité des abstentionnistes trouvant toujours de bonnes raisons pour se laver les mains de leur responsabilité. Après c’est leur droit le plus stict de laisser les autres décider pour eux.


            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 7 février 2010 02:17

              Voilà, si j’écris des articles imparfaits, c’est parce que je ne crains pas d’être soutenu par ce genre de commentaire. Merci Romain. j’ajoute le décompte de celui que j’ai glissé en fin : En somme, dans celui-ci, avec 47 % d’accord pour le vote numérique, l’époque a donc bien changé, et ce sont les expériences vécues même de loin qui nous ont appris à nous en méfier. 10 % en 2006, 2 % en 2007, et 47 % en 2010, c’est clair, les consciences se réveillent. encore 3 % et la majorité l’emporte sur les décisions prochaines : le double vote !


            • Romain Desbois 7 février 2010 19:18

              Lisa
              Bah mon commentaire n’est pas une critique sur la perfection de l’article, loin s’en faut smiley

              Je préfère toujours argumenter que de juger si l’auteur fait partie de « l’élite autorisée » (conception qui m’horripile).

              Sur le fond je crois que la peur de fraude (réelle) sur le vote électronique a tendance à exonérer les fraudes possible et avérées des autres modes et leur redonne une virginité.

              Merci en tous cas d’avoir oser « défendre » une option qui ne paraissait pas si populaire.


            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 8 février 2010 01:56

              Romain,

              j’ai trouvé votre intervention bien étayée d’arguments justes et apportant de l’eau vive à mon moulin,
              «  Merci en tous cas d’avoir oser »défendre« une option qui ne paraissait pas si populaire. » En effet, tout le monde se raccorde au net, mais sans immédiatement voir les capacités immenses que cet outil recèle, dont, en l’occurrence, un pouvoir immédiat sur les autorités. Celles ci d’ailleurs se rendent bien compte de l’opposition numérique grandissante qui vient parfois contrebalancer une mauvaise décision par un tollé généralisé. Tous ces citoyens qui ne descendent plus dans la rue par peur de faire face à la violence policière, s’ils avaient la possibilité officielle de déclarer leur désaccord avec cette autorité, pourraient noyer en un instant le serveur gouvernemental d’un véto unanime et anonyme...

              Les médias non interactifs sont à la pensée unique, ce que le net populaire est à la pensée critique, les premiers n’ont plus qu’une origine, la capitale et son réseau intime, le net est tout le contraire et quand il va dans l’autre sens, il pointe bien ses millions de doigts droit sur la capitale.

              Cordialement. L.S. 


            • hs2hs 8 février 2010 10:40

              L’intérêt, en France, pour les ordinateurs de vote actuels fut secondaire de l’intérêt qui se fit jour dés 1995, au sein de nos institutions pour le vote par internet. Ceci fait que le forum des droits de l’internet est encore le principal défenseur de l’utilisation de ces ordinateurs, alors même que les prérogatives de cette instance semi-publique se limitent à internet et que l’expérience de l’utilisation de ces ordinateurs vaut condamnation définitive du vote électronique pour les élections politiques. La question fondamentale est : sur quoi repose la CONFIANCE dans le processus de vote ? est-ce sur la sécurité du processus telle qu’elle pourrait être certifiée par les experts « indépendants » d’une entité telle l’ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes Informatiques, Défense Nationale) ? ou bien sur la transparence qui permet à chaque électeur de s’assurer directement, sans aucune médiation, que son vote a bien été prise en compte ?


              En 2003, l’Etat fait le choix d’autoriser ces ordinateurs sur lesquels ni lui ni personne n’a de contrôle : en un sens le secret industriel est un garant de la neutralité de l’Etat et donc de la sincérité des scrutins. Toutefois, de nombreuses anomalies se firent jour lors des scrutins de 2007. A la veille des municipales de 2008, le ministère de l’Intérieur instaure un moratoire de fait en interdisant tout nouvel équipement et en recommandant de n’utiliser ces ordinateurs que pour les cantonales. Les craintes de tricherie grossière furent confirmées notamment dans le cas de la ville d’Orange, où Bompard, pourtant chahuté, est réélu au premier tour avec 60 % des voix. Bompard avait annoncé ce score ainsi que celui de ses adversaires, et ces scores furent réalisés tel qu’annoncés et qui plus est à l’identique dans chacun des bureaux de vote. Les candidats malheureux tentèrent bien un recours auprès du tribunal administratif. Mais voilà il n’y a avec le vote dématérialisé aucun moyen sérieux d’instruire. Car outre la transparence, c’est la vérifiabilité (du processus et du résultat) qui fait défaut, et lèse la partie faible à savoir l’électeur et le candidat.

              L’ANSSI, présente au sein du groupe de travail du ministère de l’Intérieur, a depuis identifié clairement la faille de sécurité : le paramétrage. Pour opérer celui-ci, les agents municipaux extraient l’urne (carte mémoire) de l’ordinateur pour l’insérer dans un lecteur de cartes piloté depuis un PC sous windows. Cette extraction fait quitter l’urne du périmètre de certification, et aucun des logiciels et matériels qui interviennent dans le processus n’est ni visé par la certification ni donc contrôlé. Généralement les PC sur lesquels sont installés le logiciel de paramétrage sont les mêmes qui assurent le dépouillement et la publication , en réseau, des résultats. Les urnes sont donc généralement accessibles par internet au moment du paramétrage. Il est alors très simple d’installer ou d’activer au sein de l’urne une petite routine de détournement de voix de plusieurs candidats sur un seul.

              Un des enjeux d’une élection municipale est la commande publique et la délégation de service public. Comment alors ne pas s’inquiéter du risque de collusion d’intérêt ? Pour ne donner qu’un seul exemple, NEDAP n’est pas seulement fabricant d’ordinateurs de vote mais également de solutions d’accès sécurisés installées par des grands groupes du BTP.

              En conclusion, il faut revenir sur la question de la confiance. En qui avons-nous confiance lorsque nous votons ? Dans le personnel du bureau, mais nous savons qu’il n’a pas la capacité de s’assurer par lui même d’un fonctionnement normal des ordinateurs. Dans notre maire, mais nous savons également qu’il ne peut nous apporter d’autre garantie que sa bonne foi. Dans l’Etat, mais nous savons qu’il a abandonné tout contrôle à des sociétés privées.

            • Romain Desbois 8 février 2010 17:37

              Absolument d’accord avec vous.

              Vive la Web révolution smiley


            • Romain Desbois 8 février 2010 17:38

              Pardon le commentaire ci-dessus s’adresse à l’auteur .


            • pierrot123 7 février 2010 00:08

              L’instauration du vote électronique entraînera infailliblement la mise à mort de nos démocraties « à l’Occidentale ».
              Cette mise à mort a déjà commencé : voyez comment les Français ayant voté NON au référendum sur l’Europe, nos dirigeants se sont assis sur ce vote, sans aucune gêne apparente...

              Dans un système de vote électronique, cela n’aurait en effet pas eu lieu : le résultat du référendum (OUI, évidemment) aurait été pré-programmé AVANT le scrutin.
              Ne me dites pas que c’est impossible, n’importe quel étudiant en 1ère année d’informatique saura réaliser cette programmation.
              N’oubliez jamais que l’informatique ne fonctionne que sur des programmes...Et un programme, ça se « re-programme » à volonté, par nature...D’accord ?

              Alors, pour moi, c’est NON, de toutes mes forces, à cette infamie qu’est le vote électronique.


              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 7 février 2010 02:35

                @ Pierrot123,

                « L’instauration du vote électronique entraînera infailliblement la mise à mort de nos démocraties » à l’Occidentale". Cette mise à mort a déjà commencé : voyez comment les Français ayant voté NON au référendum sur l’Europe, nos dirigeants se sont assis sur ce vote, sans aucune gêne apparente...« La gène des gouvernements est telle qu’ils cherchent désormais à faire taire l’opposition croissante qui » règne « sur le web.

                 » le résultat du référendum (OUI, évidemment) aurait été pré-programmé AVANT le scrutin.Ne me dites pas que c’est impossible, n’importe quel étudiant en 1ère année d’informatique saura réaliser cette programmation. « il suffit d’un seul opérateur pour détenir toutes les clés du système, exactement comme dans le cas du code détenu par le président pour actionner le bouton nucléaire. Les deux systèmes sont les mêmes puisqu’ils détiennent en eux la sécurité de l’Etat.

                le danger vient autant du vote papier, avec les quelques faits divers connus et non connus, le danger n’est pas absent avec le numérique programmé, mais le montage des deux en parallèle avec résultats du papier quelques secondes avant l’annonce des scores électroniques, garantissent la validité des deux. En effet, il serait difficile d’assurer le même taux de fraudes sur ces deux canaux consécutivement.

                 » N’oubliez jamais que l’informatique ... ...par nature...D’accord ? " L’égalité avec 0,001 de marge d’erreur serait la plus sûre garantie du respect de chacun et surtout, de la nouvelle démocratie numérique naissante, quitte à ce qu’elle naisse sur la mort de celle dont on peut dire aujourd’hui qu’elle est bien malade, NON ?.


              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 9 février 2010 03:37

                Faute,
                « mais le montage des deux en parallèle avec résultats du papier quelques secondes avant l’annonce des scores électroniques, » quelques secondes après le vote électronique. Voire simultanément et passant par deux opérateurs distincts et ne pouvant communiquer entre eux..


              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 7 février 2010 02:08

                Juste après avoir écrit ce texte, j’ai consulté la page qui répond à vote électronique sur le moteur du site : http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/vote-electronique-la-fin-de-la-12569  : Celui-ci, qui date de mardi 22 août 2006 par Marc Bruxman a entrainé - 209 réactions dont 10% de désaccord, et 90% favorables sur (288 votes) Votez cet article . En somme, 260 votants étaient contre le vote électronique comme l’auteur de l’article.

                Chantal Enguehard  le  mardi 10 avril 2007 - 25 réactions  engrange 2% d’accords pour le vote électronique et 98% des (109 votes) reconnaissent le thème de la dérive sémantique entre les appellations. http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/vote-electronique-les-mots-pour-ne-22160


                • Lisa SION 2 Lisa SION 2 7 février 2010 02:55

                  Un très petit résumé des résultats de la recherche en matière de vote électronique datant de l’année 2005, ( c’est à dire à peine au début du deuxième mandat de GB US, rappelons le, gagné dans la confusion des genres, la même qui règne chez nous... ) :


                  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 7 février 2010 03:10

                    http://padawan.info/fr/2004/03/le-scandale-du.html : extrait : " Il est clair que ceux qui ont créé le cahier des charges français et sélectionné le système correspondant sont tombés dans le panneau et foncent tête baissée dans le même scénario catastrophe que celui qui se déroule pourtant sous nos yeux depuis un certain temps. Je me désole à chaque fois que je constate que ce syndrome si américain de la fuite en avant technologique gagne du terrain chez les politiques français. "

                    Ici la liste des 82 communes qui ont expérimenté la machine à voter, regroupant 1, 4 millions de votants : http://micro.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-machines-a-voter-la-liste-des-82-communes-equipees-1396.html


                    • Romain Desbois 7 février 2010 19:33

                      Le fait d’avoir une preuve écrite pourrait rassurer l’électeur. Preuve (sous forme de bulletin de vote) qui pourrait en plus être gardée pour décomptage en cas de litige.
                      Mais l’on retombe sur la rigidité du jour de vote à un endroit précis.

                      En attendant pour économiser la masse de bulletins superflus, il serait possible d’installer dans les isoloirs des machines à imprimer le bulletin de vote que l’on veut mettre dans l’enveloppe.
                      Pas de mémorisation de la machine (mais des filous pourraient y lettre un mouchard, et oui les humains sont des humains), mais un gâchis limité et des économies épargnées.

                      non non Lisa je sais ya des fois je me dis que je suis trop... génial :->


                    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 8 février 2010 02:11

                      Vous savez, l’État dépense des millions pour que l’on introduise un billet dans une enveloppe dans l’urne, mais nous sommes des millions qui faisons souvent deux bornes en voiture pour voter. Voter de chez soi est donc déjà une économie en soi, et renouveler l’opération en passant devant la Mairie à l’occasion certifie l’acte. Si voter de chez soi nous délivre un code que nous n’avons qu’à taper sur l’écran tactile en Mairie, et celui ci nous transmet le bulletin correspondant à remettre dans l’urne, l’économie paye le dispositif rapidement amorti après deux ou trois votes.


                    • Romain Desbois 8 février 2010 17:23

                      Je suis d’accord, ma proposition était une sorte de phase transitoire pour les septiques de la machine.

                      Mais c’est évident que l’on peut déjà passer à l’étape suivante.

                      Perso j’ai voté aux élections professionnelles en 2009 de chez moi, de mon ordi sur le net avec un code perso envoyé par courrier postal.

                      Donc c’est déjà en place. Il suffit de l’étendre à toutes les élections.


                    • Matif 8 février 2010 12:11

                      Pour vraiment comprendre que le problème du vote électronique n’est PAS la sécurité mais la transparence, lire cet article d’un chercheur d’un labo informatique du CNRS « Transparence, élections et vote électronique »

                      puis signer et faire signer la pétition nationale pour le maintien du vote papier (déjà plus de cent mille signatures), c’est important !
                      http://www.ordinateurs-de-vote.org/petition/


                      • Gemini Gemini 11 février 2010 14:28

                        100% d’accord. Le véritable danger du vote électronique, ce n’est pas la sécurité, mais bien la non transparence.

                        Plus rien n’est vérifiable.

                        Le site donné en lien du message de Matif explique bien la problématique.


                      • Ensor 17 février 2010 21:27

                        hs2hs

                        Bien d’accord avec ce commentaire. Il y a 3 ou 4 ans, j’avais lu sur internet, mais je ne me souviens + du ou des sites, que ce système était très facile à pirater.


                        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 1er septembre 2010 15:19

                          Bonjour, lien du jour trouvé chez Cabanel :

                          " Rédigé par Octave Bonnaud le Vendredi 8 Juin 2007.
                          Une quarantaine de candidats s’engagent à légiférer contre les machines à voter. Alors qu’une guerre commerciale entre fabricants de machines, soucieux d’imposer leurs systèmes, se profile.
                          Une quarantaine de candidats, dont les députés sortants Jean-Louis Bianco (PS) et Richard Cazenave (UMP), déposeront une « proposition de loi pour supprimer les machines à voter » ou « imposer un moratoire sur le vote électronique » s’ils sont élus. Cet engagement a été annoncé hier par l’association ordinateurs-de-vote.org, qui a adressé « un contrat pour la transparence du vote républicain » à un millier de candidats.

                          Les machines à voter seront utilisées dimanche prochain dans 77 communes et devraient concerner 1,5 million de votants... 

                          ...Alors que l’ensemble des partis, à l’exception de l’UMP ..."

                          tiens tiens tiens... ??? ... Ça alors !


                          • Defrance Defrance 22 septembre 2010 21:19

                            Bonjour Lisa,

                             Pour ce qui me concerne le vote électronique ne peut être fiable que si les partis politiques disparaissent ? Tant que ces « pouvoirs » occultes existeront, il y aura toujours un doute, d’autant plus que si on regarde la différence entre l’UMP et le PS on s’aperçoit très vite que ce n’est qu’un problème de « métier »

                             Chirac a commencé par vendre l’Huma, Kouchner est passé du PS à l’UMP, DSK se dit socialiste, Bayrou, en conflit avec Morin a crée un nouveau parti , bref les partis ne sont que des places a prendre pour faire carrière. 

                             IL ne faut pas un parti unique, mais autant de partis que de citoyens ?


                            • Dominique TONIN dume 4 octobre 2010 19:09

                              C’est bien ,mais en même temps que ce vote électronique auquel je crois et qui présente de sérieux avantages, sans compliquer outrageusement ce vote électronique, y ajouter un système de votation par note ou par pourcentage sur les candidats en lice.
                              Exemple pour 5 candidats et des notes sur 20 :
                              Bidule 15 , chose 7 , truc 10, tartanpion 4 et cézygue 8.
                              Seul le candidat ayant obtenu la note la plus proche de 20 serait élu, mais cela lui donne également une échelle hiérarchique et légitime par rapport aux autres, et sirop d’orgeat !
                              Allons même plus loin, dans un souci de pluralité, attribuer aux 2ème, 3 ème etc des postes en fonction de leur représentativité électorale. Je pense à 1 er ministre, et ministre de l’intérieur des finances et que sais-je encore...

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