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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Vuvuzela sociale

Vuvuzela sociale

Sa Minusté est vraiment trop bonne : elle ne vient de nous voler que deux années de vie supplémentaires !

OubliéeEt voilà, la messe est dite : faudra se crever le cul deux ans de plus pour garnir les poches des exploiteurs... enfin, ça, c’est la théorie. Parce qu’en pratique, faudra surtout gratter deux ans de plus à la porte de Paul Emploi, demander l’aumône de quelques miettes de sale boulot pour une poignée de cacahouètes de plus tout en se faisant fliquer, rabrouer, montrer du doigt. Deux ans de plus à ramer, deux ans de plus à trimer, à subir, à s’user, surtout. Et tout ça pour quoi ? Pour une retraite tellement misérable qu’il faudra probablement la cumuler avec un boulot d’étudiant rien que pour pouvoir payer le loyer ou prier pour qu’une grosse vilaine incapacité physique vous sorte définitivement du circuit de l’angoisse et de l’exploitation.

C’est ça que vous voulez ?
Non, mais, franchement, c’est ça que vous voulez ?
C’est pour ça que vous vous levez tous les matins ?
C’est pour ça que vous élevez des gosses ?
C’est ça la société dans laquelle vous voulez vivre ?
Et c’est ça que vous comptez léguer à vos enfants ?
Une vie de labeur, de pauvreté, de peur, avec le tombeau ou le grabat comme seule échappatoire ?
C’est pour ça que vous avez vécu ?

Vous n’avez pas l’impression que vous avez assez avalé de couleuvres comme cela sur la foi de vagues promesses de lendemains plus rieurs ? Ils sont où, les fruits de nos sacrifices ? Ils sont où, les fruits de notre travail à tous, de tout ce temps, de toute cette énergie que nous déployons jour après jour depuis tant d’années ? Sommes-nous des humains ou des hamsters stupides qui tournent frénétiquement dans leur cage parce qu’ils ne savent plus rien faire d’autre ?

Parce que vous les croyez, quand ils disent que ce coup-ci, c’est bon, les retraites sont sauvées ? Vous les croyez encore ? Comme vous les avez crus pour toutes les autres réformes qui ont précédé, porteuses de la même promesse, de la même espérance, forcément démentie, forcément remise en cause, démontée, jusqu’au nouveau coup de canif dans le contrat social, comme à chaque fois, comme maintenant et comme demain.

Vous pensez vraiment que si vous fermez la gueule et faites le dos rond, ils vont s’arrêter là ? Est-ce que vous imaginez vraiment qu’ils ont une seule bonne raison de s’arrêter là, pendant que vous faites collectivement les moules devant vos boîtes à cons, à applaudir les milliardaires en short qui courent plus après les putes et les voitures de luxe que derrière un ballon ?

Non, mais franchement, vous y croyez ou c’est juste que vous avez attrapé une mentalité d’esclaves comme d’autres choppent un mauvais rhume en exposant leur cerveau disponible à des vents mauvais ?

Parce que je ne vais pas faire le prophète en vous annonçant qu’ils vont continuer à nous plumer comme ils le font depuis 30 ans en nous racontant strictement n’importe quoi ! De réformes en délocalisations, d’assouplissements en globalisation, c’est de notre chair, c’est de notre sang, c’est de nos rêves, c’est de nos vies qu’ils se repaissent avidement. Étape après étape, ils nous reprennent tout ce qu’on avait réussi à leur arracher de droits à une vie décente. Et il n’y a absolument rien pour les arrêter tant qu’ils n’auront pas sucé jusqu’à la dernière particule de moelle de nos os. Et quand bien même, ils trouveraient encore le moyen de faire de nos cendres et de celles de nos enfants des savonnettes ou de l’engrais, pour ne pas perdre une miette de leur précieux profit.

Maintenant qu’ils ont enfoncé un coin de plus dans notre droit élémentaire de ne pas crever dans la misère, vers quel autre acquis social vont-ils tourner leur petits regards de gorets avides ? Le SMIC, toujours trop cher, même s’il n’augmente presque plus, écrasé depuis des années sur une sorte de plancher de survie ? Les congés payés, tellement trop nombreux ? Regardez un peu les voisins, comme ils savent se contenter de moins ! La Sécu, les allocs, le droit du travail, l’éducation... Les niches sociales, on a manqué les oublier ? Le moteur grippé de la redistribution des richesses... parce que c’est de cela qu’il s’agit : récupérer, capter, détourner la richesse que nous produisons, l’accumuler, la capitaliser, la financiariser, jusqu’à ce que nous n’en ayons plus rien, plus une miette, nada. Alors, ils se battront entre eux, mais ça, on s’en fout, on ne sera plus là pour contempler l’étendue de leur médiocrité humaine absolue.

Rien ne les arrêtera. Aucun homme (ou femme) providentiel ne va se mettre en travers de leur chemin. S’il y en a eu qui avaient cette idée, ils ont déjà dû les acheter. Rien ni personne ne viendra nous sauver de leur voracité... sauf nous !

La loi du nombre.
Enfin de notre côté.
Parce que sans nous, sans notre résignation, sans notre monstrueux sentiment d’impuissance qu’ils cultivent depuis des décennies, leur plan merdique ne peut pas marcher.
Sans nous, pas de richesses !
Sans nous, pas de profits !
Sans nous, ils ne sont rien.

On ne parle pas là d’une gentille promenade de santé organisée par les syndicats bien proprets pour canaliser la colère légitime de ceux qui se font entuber chaque jour un peu plus. On ne parle pas là de la petite manif’ mensuelle, au parcours balisé, derrière une foutue sono qui vomit ses décibels pour que les organisateurs-bergers soient bien sûrs qu’aucun des moutons bien gardés n’aurait l’audace de gueuler un slogan de nature à réveiller les âmes engourdies. On ne parle pas là des parades dont les gens Du Château se gaussent en déclarant que ce qu’il y a de bien avec nos mouvements sociaux, c’est qu’ils ne dérangent plus personne... et surtout pas la bonne marche de leurs petites affaires.

Non, ce dont on parle, c’est d’un peuple qui prend son destin en mains.
C’est d’un peuple qui refuse de faire un pas de plus vers le précipice.
C’est d’un peuple qui se croise les bras et paralyse la machine à lui écraser la gueule dans la merde tout en lui pompant la substantifique moelle.
C’est d’un peuple qui se rappelle qu’il existe, qu’il vit, qu’il rêve, qu’il aime et qu’il peut se mettre en colère.
C’est d’un peuple qui retrouve sa voix et qui hurle sa révolte.
C’est d’un peuple qui se rappelle qu’il a tout à perdre à continuer de se soumettre à l’ordre injuste.
C’est d’un peuple qui retrouve sa voi(e)x et dont la rumeur, immense, résonne dans les rues, dans les cités, envahit tout, couvre tout et fait saigner les oreilles des bourgeois acculés dans leurs tours d’ivoire !

Ce dont on parle, c’est d’une grande vuvuzela sociale, de ce bruit collectif qui assourdit en ne parlant que d’une seule voix : celle de sa liberté reconquise, ici et maintenant !

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64 réactions à cet article    


  • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 18 juin 2010 12:42

    +1 à l’auteur.

    Et maintenant, de droite, de gauche, du centre, les anars, les écolos, tous en grève, bordel !


    • Yohan Yohan 18 juin 2010 23:20

      Tous en grève ? et puis quoi encore. Vous foulez foutre au tapis les rares entreprises qui continuent à se battre en pleine crise. Complètement irresponsable, car la grève ne sert plus à rien dans ce pays sauf aux fonctionnaires qui eux ne risquent pas de perdre leur emploi, quoiqu’il arrive. La grève, comme si ce pays pouvait encore s’offrir ce luxe. Si les travailleurs ne suivent pas vos grèves c’est qu’ils sont moins cons que vous. Dans le privé les salariés sont capables de faire l’état des lieux de leur entreprise et bcp savent qu’une grève de plus se traduirait par des chômeurs de plus.

      Monolecte hurle son désespoir, mais elle pourra hurler encore, car notre pays se meurt


    • civis1 civis1 19 juin 2010 09:16

      @ yoann qui dit :
      "Monolecte hurle son désespoir, mais elle pourra hurler encore, car notre pays se meurt

      Il se meurt de quoi ? De quelle pathologie ?
      De ses vertes prairies, de son bétail de ses fromages ? De ses champs de blé, de ses minoteries, de sa volaille ? De ses vergers et de ses fruits ? De ses potagers, de ses légumes ? Des mers poissonneuses qui le borde ? De toutes les fleurs qui pousseraient sur sa tombe ?

      Non !
      Notre pays de cocagne se meurt du clystère que quelques uns lui applique : les sangsues.


    • ravachol 19 juin 2010 09:29

      Et meme si on doit se retrouver le cul par terre et tout reconstruire,ca vaut mieux que d’essayer de sauver 2 ou 3 entreprise a l’agonie.


    • patroc 18 juin 2010 12:48

      Et votons pou que çà change !.. Car des partis existent pour çà.. Excellent coup de gueule en tout cas !.. Merci..


      • foufouille foufouille 18 juin 2010 12:57

        lesquels ?


      • Rudolph 18 juin 2010 17:55

        Puisque Patroc ne répond pas à Foufouille, je me lance :
        Solidarité et Progrès !


      • Bulgroz 18 juin 2010 12:51

        et sur le chapitre des solutions, vous proposez quoi ?


        • foufouille foufouille 18 juin 2010 12:57

          la guillotine pour les riches


        • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 18 juin 2010 13:20

          - Audit general de l’etat
          -lever de toutes les immunités politiques
          -une pédagogie nationale sur le fonctionnement de l’argent
          -et en finalité une assemblée constituantes pour se debarrasser une bonne fois pour toutes de l’oligarchie financière en bétonnant la constitution.
          -Pour finir les grand procès,les politiques qui rampe chez leurs maitres criant au fachisme mais une capacité phenomale à investir dans la productivité sans ouvrir le trou beant des intérêts.

          Mais les français sont frileux,ils pensent naïvement qu’il ne résisterais pas, acculés par le monde libéral.Mais la France l’a fait et pourra recommencer,la résistance à l’empire est un devoir hérité de la révolution,et notre terre riche (si on arrête un peu de la détruire)nous le permet,la France est membre du conseil de sécurité,une force nucléaire,c’est éléments permettrai au peuple de revendiquer son indépendance sans craindre le sort de l’Irak.
          Et j’en suis certains,une France libérée de l’empire financier rayonnerait comme jamais et verrait naitre dans le monde des alliés très précieux.

          Sinon en bref : Leur foutre la dette au cul !!!!!!


        • Firedog Firedog 18 juin 2010 13:58

          Une idée, aussi, qui serait facile à réaliser : la création d’un quotient multiplicateur, indexé sur la déclaration de revenus de l’année précédente, et appliqué à toutes les condamnations pénales (y compris les amendes), afin que le respect de la loi soit la même obligation pour tous.


        • iris 18 juin 2010 16:28

          lever du secret défense !!
          et acces à toutes les archives du pouvoir !!


        • ravachol 19 juin 2010 14:46

          J’y rajouterais quelques politiques,mais sont peut etre deja comptes parmis les riches


        • furio furio 18 juin 2010 13:39

          Le sieur Eric Woerth a, comme tous ses complices de droite, apporté du brouzouffe aux spéculateurs et autres bonimenteurs de la Finance ( avec un grand F). A ceux qui s’amusent avec les grandes fortunes comme celle de Bettencourt ! N’est il pas ricounet ?
          On va en reparler !
          Il est grand temps de virer cette clique de truands !! Et qui en plus sont bons à rien ! Minables ! Petits méprisables même avec tout leur pognon dont ils sont gavés comme le tonton Christobal les lingots ils en ont le cul cousu !!!


          • civis1 civis1 19 juin 2010 09:46

            @ Furio

            Mais de quels lingots parlez vous ? Imaginez donc le frêt qu’il faudrait organiser vers les paradis fiscaux ! Sans parler du volume de billets que cela représenterait.
            Je pense que vous parlez de lignes comptable et des diodes du compte à débours de la dette qu’on nous affiche sur le nez comme à New-York , chaque pays a le sien, de ces kopeck fictifs qui se sont incrémentés à toute allure dès que les petits malins de l’ingénierie financière se sont emparés du numérique pour faire tourner à fond leurs usines à gaz.

            Du vent quoi ! Si ce n’est le pouvoir de nuisance désorganisateur et la menace que cela représente.

            Lire à mi-article ici : Et qui nous a collé des sangsues dans le dos ?


          • Bulgroz 18 juin 2010 14:08

            e projet annoncé prévoit (entre autres), de supprimer le crédit d’Impôt de 50% sur les dividendes.

            Avez vous entendu quelqu’un s’en offusquer ?

            Ceci nous amène à refaire le calcul du taux d’imposition sur les dividendes (part des résultats nets après impôts reversés aux actionnaires.

            Sur 100 de résultats positifs, l’Entreprise paie 33,3% en impôt société plus 3,3% de prélèvements sociaux si le résultat est supérieur à 760 000 Euros.

            Il reste donc 63,4 euros. Imaginons que ces 63,4 euros soient reversés en dividendes.

            Prélèvement libératoire de 18% + 12,1% des prélèvements sociaux, il reste 44,32 euros à l’actionnaire.

            100e -44,32e = 55,68e d’impôts et taxes sur 100 de résultat positif.

            L’actionnaire recevait un crédit d’impôt de 50% soit – 9,54 Euros, le taux d’imposition total était donc de 46%,14%.

            Maintenant, fini le crédit d’impôt, le taux d’imposition passe alors de 44,32% à 55,68%.

            Avez vous entendu dire que les actionnaires allaient se mobiliser contre cette mesure inique ?


            • foufouille foufouille 18 juin 2010 14:12

              peur de la guillotine .........


            • Antoine Diederick 18 juin 2010 21:13

              get an haircut and a real job smiley


              euh 


            • Bulgroz 18 juin 2010 14:12

              errata : L’actionnaire recevait un crédit d’impôt de 50% soit – 9,54 Euros, le taux d’imposition total était donc de 46,14%.
              Maintenant, fini le crédit d’impôt, le taux d’imposition passe alors de 46,14% à 55,68%.


              • petitdragon999 18 juin 2010 14:13

                Un peu simpliste quand même ....
                Savez vous que la moyenne de départ en retraite est de 61,36 ans pour les hommes et 61,68 ans pour les femmes (http://fr.wikipedia.org/wiki/Retraite_en_France). Si ces chiffres sont vrais, celà signifierait que l’effort national n’est pas réellement de 2 ans pleins mais de quelques mois tout au plus pour la majorité des travailleurs.


                • Gavroche Gavroche 18 juin 2010 15:17

                  @ l’auteur :

                  Bravo et merci pour ce texte. C’est cinglant et ça sonne comme du Robespierre.

                  Et heureux de lire un article lucide quant à la finalité de cette réforme et de toutes les autres.

                  Vous pensez vraiment que si vous fermez la gueule et faites le dos rond, ils vont s’arrêter là ?

                  On est bien d’accord. La mafia de la finance et ses marionnettes qui nous « gouvernent » n’auront de cesse que lorsque nous seront totalement asservis.

                  Je recopie une partie du commentaire que j’ai écris sous l’article récent de

                  William Castel sur le même sujet :
                  "Tous empêtrés dans des scandales de paradis fiscaux, de salaires énormes, de cumuls, de vente d’armes, d’ISF non déclarés, de frais exorbitants, de cigares hors de prix, de jets aux prix faramineux, de douches inutiles, etc... etc... et c’est encore aux plus pauvres à qui l’on demande de faire un 600000 ème effort.

                  Et faudra prouver que l’on est inapte au delà de 60 ans par un taux d’invalidité d’au moins 20% : pas facile à obtenir, ce n’est plus de l’inaptitude, c’est du handicap.

                  Oh !!! regardez comme c’est scandaleux disent les syndicats, comme c’est injuste fanfaronne l’opposition, mais personne pour dire mare mare mare, ça suffit comme ça, tous dans la rue, grève générale illimitée, démission de Napoléon 1er avant qu’il nous mette en faillite, et de tous les ministres corrompus (pratiquement la totalité).

                  Désobéissance civique tant que nous aurons la mafia au pouvoir."

                  En attendant de faire mieux, j’appelle tout le monde à être présent à la manif du 24 juin, même si elle est organisée par les syndicats, et crions notre révolte et notre mépris.


                  • robespierre55 robespierre55 19 juin 2010 11:43

                    @ M. Gavroche,

                    Comme du Robespierre, oui.

                    Mme Monolecte purifie l’air virtuel que nous respirons sur ce site. Et plus encore.
                    Sans cette respiration, nous serions collectivement étouffés par les miasmes des limaces cambriennes et autres chat borgnes.

                    Achetez le livre d’Agnès.


                  • cmoy patou 18 juin 2010 15:26

                    @ l’auteur,
                    D’accord en majorité avec votre article sauf sur un point "pour qu’une grosse vilaine incapacité physique vous sorte définitivement du circuit de l’angoisse et de l’exploitation."

                    Prenez la place de mon épouse et vous verrez qu’être handicapée à 98% ne vous sort pas définitivement du circuit de l’angoisse et de l’exploitation , allez voir dans un atelier de non voyant
                    genre AVH vous y verrez des employés angoissés et exploités.

                    Mettez vous simplement une journée complète a accomplir les gestes de la vie quotidienne dans un fauteuil a roulettes et vous serez étonnés du nombre d’obstacles que la société laisse aux personnes a mobilité réduite.

                    Cdt,


                    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 18 juin 2010 15:28

                      Encore un beau pamphlet digne de son temps, de la graine de Charlotte C ou de Louise M dans vos veines.

                      En raccourci simple, les acquis sociaux durement acquis à coup de combats de rues, sont les équivalents des niches fiscales, légalisées par un parterre de législateurs despotes, et fomentées par les plus malins lobbys amis, enfin, des potes... Réduire ces acquis sociaux, supprimer des postes de fonctionnaires, couper les budgets et réformer à tout va ne rapportera pas plus que supprimer immédiatement toutes les niches fiscales. Cette économie pour la société serait de 140.000.000.000 d’euros, ce qui d’un seul coup d’un seul, rendrait obsolètes, inutiles et caduques toutes les réformes.

                      Les gouvernants ont les chiffres pour eux, l’insee, les sondages favorables, etc...mais le peuple aura toujours pour lui, le nombre. Pensez y avant qu’il se charge de vous le rappeler brutalement.


                      • Hanoho Hanoho 18 juin 2010 15:47

                        Justement, le peuple, ça fait longtemps que les élites l’ont fragmenté, dispersé, sectionné. Vous croyez quoi ? Si demain « le peuple » se soulève, que verra t-on ? Une dictature souverainiste ? Une république islamique ? Une République Sociale soviétique ? Si le peuple se lève, le territoire sera saucissonné en principautés défendant leurs cultures.

                        Le peuple est le premier ennemi des élites financières, c’est bien pourquoi il a été sciemment divisé. Jamais la nation n’a été aussi mal au point et jamais on a tant fait l’éloge du multiple au détriment de l’unité.

                        Tout est lié.


                      • Le péripate Le péripate 18 juin 2010 16:16

                        Où l’on apprend que la vie commence à la retraite. Car sinon je vois mal où sont volés ces deux années de vie.

                        Ce qui éclaire d’un jour cru l’ambition de vie de certains. Larves de la naissance à la fin des études, chenilles du jour du premier emploi jusqu’à la retraite, et, enfin, l’apothéose papillonesque, la seule vie qui vaille la peine d’être vécue.

                        La rançon de cette version post-chrétienne du Paradis étant bien sûr une vie de larve du début jusqu’à la fin, à manger dans la main de son Maître, l’État.

                        Sinistre.


                        • Radis Call 18 juin 2010 18:00

                          Magnifique : péripate fait enfin son autocritique !

                          De son passé de sectaire gauchiste à son arrivée de sectaire libertarien !Il a accompli sa métamorphose .


                        • Nicolas 18 juin 2010 18:09

                          Je crois surtout qu’il a trop le nez dans son secteur d’activité et qu’il ne se rend pas compte de ce qu’est le monde du travail ordinaire, absurde, bureaucratique et procédurier à un niveau qui n’a rien à envier au secteur public. J’ai travaillé dans une boîte de 60 personnes à temps partiel pendant un moment et il y avait 6 niveaux hiérarchiques, pas moins. Comme si la liberté, l’autonomie de jugement ou l’indépendance d’esprit étaient bien vus dans le privé. Laissez le, il préfère croire à sa mythologie personnelle.


                        • Le péripate Le péripate 18 juin 2010 18:38

                          Tiens, un décret d’ostracisme.

                          Dont je me moque, comme des remarques sans aucun rapport avec le sujet, mais visant l’individu, selon l’adage bourdivin « dis-moi d’où tu parles, etc... ». Ou appelée aussi polylogisme, théorie selon laquelle le messager est plus important que le message, que le message est déterminé par le messager.

                          Pure sophistique.


                        • Nicolas 18 juin 2010 18:59

                          « Larves de la naissance à la fin des études, chenilles du jour »

                          Vous écrivez ce genre de choses sur des personnes réelles, dont je fais sûrement partie vu vos classifications, ne vous étonnez pas de ne pas vous faire que des amis, à force de posts comme celui-là et d’autres (laissé pour compte du système ne veut pas dire crétin sans capacités ni sans mémoire).

                        • Le péripate Le péripate 18 juin 2010 19:13

                          Permettez. J’écris ceci à propos des rêves, des mythes, des croyances de personnes réelles. Ce qui est très différent, et il faut des kilos de mauvaise foi pour faire semblant de ne pas le voir si on a une once de jugeotte.

                          De toute façon votre empressement de mère poule à rassembler les poussins quand le renard rôde est éloquent sur votre capacité à argumenter, c’est à dire à combattre.

                           smiley


                        • Antoine Diederick 18 juin 2010 21:12

                          génial, péri-pathos devient humain smiley


                        • ZEN ZEN 18 juin 2010 16:55

                          Pas gentille avec le bon Mr Woerth, Monolecte !
                          Il est en service commandé, que voulez-vous !
                          Une bonne note(AAA), ça n’a pas de prix
                          Il pourrait bientôt tirer sa révérence :

                          "...Largement détaillé par les enregistrements, le conflit d’intérêts dans lequel s’est placé le ministre Eric Woerth est autrement plus grave. Ses démentis, répétés par deux fois en complément du courriel qu’il nous a adressé en réponse à nos questions, contournent la question politique essentielle, compréhensible par tous nos concitoyens : est-il déontologique – moral, vertueux, éthique, comme l’on voudra – qu’un ministre du budget, en charge de la politique fiscale, c’est-à-dire de l’égalité des citoyens devant l’impôt, ait pour épouse la collaboratrice du gestionnaire d’une des plus grandes fortunes de France ?

                          Ce risque pris, depuis 2007, par M. Woerth, se referme aujourd’hui

                          sur lui puisque, à en croire les enregistrements, ce serait à sa propre demande que son épouse aurait eu cet emploi. Cette situation imposée aurait été jugée dangereuse par l’entourage de Mme Bettencourt et, enfin, elle se serait accompagnée de largesses financières, soit pour y mettre fin, soit au bénéfice de la famille politique de M. Woerth, l’UMP, dont il est le trésorier. Sans compter ce fait rédhibitoire que l’employeuse de Mme Woerth se serait rendue coupable de fraude fiscale à grande échelle.

                          M. Woerth et son épouse contestent cette présentation des faits, telle qu’elle ressort des enregistrements. C’est évidemment leur droit, mais seule une instruction judiciaire indépendante pourra dire ce qu’il en est, leur donner raison ou valider les conversations. C’est pourquoi la situation politique de l’actuel ministre du travail est intenable : s’il reste au gouvernement, le pouvoir tout entier sera soupçonné de faire bloc derrière lui et de ne pas laisser la justice faire la lumière en toute sérénité..." (Mediapart)


                          • leypanou 18 juin 2010 17:28

                            @l’auteure :

                            Excellent article. La question qu’il faut se poser : que faire ? Manifester son mécontentement ici n’a pas un grand effet. Une fois qu’on a déterminé ses « ennemis » d’intérêt, que faire pour espérer changer les choses ? Quand une majorité du peuple français a dit non au TCE, les politiciens « responsables » se sont empressés de ne plus passer par un référendum pour court-circuiter la volonté de la majorité. Cela seulement suffit à ne plus jamais voter pour eux, si on vote encore. Mais, un vote, ce n’est qu’une voix. De même, l’efficacité d’une manifestation est très limitée, surtout avec un régime à tendance liberticide. Les solutions collectives ne sont pas évidentes.


                            • Croa Croa 18 juin 2010 22:15

                              « Les solutions collectives ne sont pas évidentes. »

                              Dis ça à ton grand père !


                            • Philippe MEONI Philippe MEONI 18 juin 2010 17:40

                              Tout à fait d’accord avec l’auteur mais, comment espérer guérir un malade qui ne veut pas se soigner de peur de la réalité à reconnaître sa maladie ? "Pour l’instant, ça va bien, je vais bien… J’ai un peu mal, mais c’est encore supportable… Demain sera un autre jour, on verra bien…"

                              Vingt ans, ça fait vingt ans que je prêche la même chose, vingt ans qu’une poignée d’entre nous a pu voir et comprendre le processus qui n’avait d’autre but que nous conduire là où nous en sommes aujourd’hui, et pire demain, vingt ans de prêche dans le désert, passant pour « conspirationniste » ou « paranoïaque » aux yeux d’une populasse bercée par le doux roucoulement quotidien et lénifiant de Jean-Pierre Pernaud…

                              Une populasse scotchée, avachie dans le sofa, devant le petit écran, vivant la réussite de son existence au travers de la victoire de la plus petite équipe merdique de foot, ces héros modernes qui redonne de la grandeur au pays quand par hasard ils marquent un but de la main…

                              Une populasse rivée, bercée de rêves de richesse devant la « star académy », ou "nouvelle star« , admirant celui ou celle qui aura »gagné" grâce au vote coûteux d’un public passionné, s’attribuant une part de prestige au passage…

                              Une populasse clouée devant la télé réalité, « ferme célébrité », « le loft », qui permet de s’indigner des mœurs sans avoir à critiquer jalousement  son putain de voisin et sa nouvelle bagnole, revenant de vacances qu’on n’a pu s’offrir (ce qui n’empêche rien, d’ailleurs…)

                              Une populasse rassurée par « le grand frère », découvrant qu’elle n’est pas la seul à avoir des problèmes avec ses putains de gamins en crise d’adolescence, l’excusant pour son impuissance à en faire un futur adulte responsable…

                              Une populasse indécrottable, qui se plaint de tout mais qui n’hésite pas à se surendetter pour s’offrir le dernier i-pad ou écran plat full HD 3D pour mieux frimer devant la famille et les potes qui passent à la maison…

                              Une populasse moutonneuse qui se sent l’orgueil infime du devoir accompli, puisqu’elle est allée aux urnes, et qui ne comprend toujours pas pourquoi depuis 30 ans, rien n’a changé, sinon en pire…

                              Enfin, une populasse qui vient chialer maintenant parcequ’elle va devoir rester dans la vie active deux années de plus, alors qu’elle a laissé faire et se construire la société de merde dans laquelle nous vivons ?

                              J’ai eu mon quart d’heure d’utopie, moi aussi, qui a duré jusqu’en 2005, croyant toujours au grand soir, à a grandeur d’un peuple français qui a su virer le cul à la noblesse, il fût un temps… Mais ce peuple n’existe plus aujourd’hui… Alors, à quoi bon vouloir remuer toute cette merde dans laquelle les français se complaisent si allègrement ?

                              Pour ma part, quand j’ai commencé à vomir devant tant de couardise honteuse, j’ai opté pour l’expatriation… Et bientôt, l’exil de cette Europe merdique des marchands et retrouver des contrées sauvages qui n’ont pas encore ployé sous le joug du consumérisme…

                              Allez, braves compatriotes, soufflez encore et toujours plus dans vos « vuvuzelas », ça évacue la hargne, mais, sachez que ceux qui prennent les décisions ne participent pas au même match que vous et qu’ils sont même très loin du stade où se déroule la partie…


                              • Croa Croa 18 juin 2010 22:34

                                T’as pas comprit !

                                Les « vuvuzella » seraient des trompettes magiques capable d’écrouler les murailles. Sûrement avons nous retrouvés l’arme secrète du peuple élu ayant ainsi pénétré dans Jéricho sans le moindre dégât collatéral ! (Ils devraient se ré-équiper !)

                                De son coté Agnès débarque telle Jeanne d’Arc avec la même arme ! Grâce à elle les défilés syndicaux ne feront plus sourire Sarkozi  smiley


                              • ZEMBLA 19 juin 2010 11:57

                                A philippe MEONI

                                C’est bien connu : la force du capitalisme réside en partie dans sa capacité à phagocyter la contestation qu’il fait naître. Jusqu’à présent ça a pas trop mal fonctionné, convenons-en, mais les limites du système ne sont-elles pas en train d’être franchies ?


                              • Radis Call 18 juin 2010 17:57

                                @ monolecte :bien vu , rien à redire..

                                Sauf que la colère populaire est longue à incuber , surtout avec ces médias qui passent leur temps à nous enfumer , mais qu’un jour elle explosera !

                                Simplement l’histoire et les actualités à l’étranger ,nous apprennent à ne pas tenter n’importe quoi...

                                Et ne pas laisser une classe de la population aller seule au casse pipe...

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