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Accueil du site > Actualités > Economie > 10 raisons d’adopter la réforme monétaire 100%

10 raisons d’adopter la réforme monétaire 100%

Garantir nos comptes en banque, retirer aux banques leur pouvoir de création monétaire, atténuer la spéculation, réduire notre dette publique...La réforme 100% est une réforme monétaire méconnue du grand public mais défendue par de nombreux économistes depuis le milieu du XIXème siècle dont Tobin, Friedman, Fisher ou Allais et récemment proposée au parlement britannique. Elle consiste à imposer aux banques un ratio de réserves de 100% sur les comptes courants et à distinguer clairement les comptes épargne en les transformant en dépôt à terme rigide. Cette réforme, mineure en apparence, aurait un impact majeur sur le fonctionnement de nos économies. 

Les dix principales raisons défendues par des économistes de premier plan d’adopter cette réforme sont compilées dans ce qui suit :

1 Les comptes courants seraient garantis contre tout aléa économique

  La réforme 100% consiste à imposer aux banques un ratio de réserves de 100% sur les comptes courants. Les banques n’auraient ni le droit de prêter ni d’investir l’argent déposé sur ce type de compte. Ainsi, même en cas de faillite de votre banque, votre dépôt resterait intact et vous pourriez retrouver la possession de votre argent sans la moindre subvention gouvernementale.
 
  Si le gérant de votre parking fait faillite, vous pouvez reprendre possession de votre voiture sans le moindre dommage. Ce serait la même chose pour votre argent sous le système 100%. Votre argent en dépôt serait le votre quelque soit la situation de votre banque. Le système 100% déconnecterait la santé de notre système de paiement et d’échange de celle du système bancaire.
 
Economistes soutenant cet argument : Irving Fisher, James Tobin*, John Kay.
(* signale les Prix Nobel d’économie)
 
2 L’industrie bancaire serait bien moins risquée

 Au sein du système actuel, les banques empruntent aux déposants sur compte courant à très court-terme puisque le déposant peut retirer son argent à tout moment. A l’inverse, elle prête à un terme beaucoup plus long soit en prêtant aux entreprises ou aux particuliers soit en investissant dans des titres par nature moins liquides que la monnaie. Cette distorsion fait de l’industrie bancaire une activité fondamentalement dangereuse en risque permanent d’illiquidité.
 
  Sous le système 100%, la banque pourra prêter (1) son capital, (2) l’argent investi par les particuliers sur compte épargne. Les comptes épargne donnant droit à un intérêt seraient légèrement différents de ceux d’aujourd’hui afin de clairement les différencier des comptes courant. Le retrait sans préavis serait impossible et l’argent investi sur compte épargne serait bloqué jusqu’à un terme préétabli avec la banque (3 mois, un an ou deux ans par exemple). Ainsi, la banque empruntera à moyen-terme à ses déposants pour prêter à moyen et long-terme à ses débiteurs. La pratique bancaire serait ainsi bien moins risquée.
 
Economistes soutenant cet argument : Irving Fisher, James Tobin*, John Kay.
 
3 Les banques n’auraient plus la possibilité de créer de l’argent

  Le pouvoir de création monétaire des banques provient d’une distorsion du mécanisme naturel du prêt. Si vous prêtez votre parapluie à votre voisin, vous n’aurez plus la possibilité de l’utiliser avant qu’il ne vous le rende. Avec les comptes courants actuels, la banque prête votre argent mais vous y avez accès à tout moment en même temps que la personne à qui votre argent a été prêté. La banque a créé une situation artificielle où il y a en apparence deux parapluies là où il n’y en avait qu’un. Il y a eu duplication monétaire. En acceptant l’argent bancaire en paiement des impôts et en garantissant les comptes courants, l’Etat a pour ainsi dire sanctifié le tour de passe-passe par lequel les banques créent de l’argent.
 
 Actuellement les banques créent 85% de l’argent en circulation. Entre 1998 et 2008, les banques de la Zone Euro ont créé 3750 milliards d’euro soit 11400€ par habitant. La création monétaire par les banques est admise par les publications de l’ensemble des banques centrales comme l’élément central de la création monétaire.
 
  Sous le système 100%, le pouvoir de duplication monétaire des banques disparait. L’argent déposé à la banque serait soit le votre soit celui de la banque mais pas les deux à la fois comme sous le système actuel. L’argent sur compte courant resterait bien au chaud dans les coffres de la banque et ne serait ni prêté ni investi. L’argent sur compte épargne ne vous appartiendrait plus jusqu’au moment où la banque vous rembourserait la somme initialement investie plus intérêt. Les fondements naturels du prêt seraient respectés et le pouvoir de création monétaire des banques disparaitrait.
 
Economistes soutenant cet argument : David Ricardo, Irving Fisher, Ludwig Von Mises, Milton Friedman*, Maurice Allais*.
 
4 les phénomènes de boom spéculatif seraient grandement réduits

 Un adage reconnu par la très grande majorité des économistes et l’intégralité des banques centrales dit « les crédits font les dépôts ». A chaque fois qu’une banque prête, elle crée un dépôt de toute pièce sans que la moindre épargne préalable ne soit nécessaire. Ainsi, en cas de grandes espérances de profit sur un secteur donné, le système bancaire peut quasiment créer autant de crédit que nécessaire pour spéculer sur un nouveau marché attractif, sans pour ainsi dire la moindre limite comme l’ont prouvé les innombrables bulles de crédit des dernières années.
 
  En enlevant aux banques leur pouvoir de création monétaire, on leur retire en grande partie leur pouvoir de création de bulle spéculative. Sous le système 100%, les banques ne pourront investir ou prêter que l’argent réellement épargné par leur déposant, denrée par nature limitée contrairement à l’actuelle création de toute pièce de crédit. Le crédit étant limité, les bulles spéculatives ne pourraient pas avoir la même ampleur que sous le système actuel.
 
Economistes soutenant cet argument : Irving Fisher, Ludwig Von Mises, Maurice Allais*.
 
5 L’émission de monnaie serait intégralement contrôlée par l’Etat

  Actuellement, les Etats de la Zone Euro par le biais de la Banque Centrale Européenne ne créent que 15% de l’argent en circulation contre 85% pour les banques privées. Sous le système 100%, le pouvoir de création monétaire serait retiré aux banques et seul l’Etat aurait le droit de créer de la monnaie.
 
  Pour créer de la monnaie, la banque centrale soit rachèterait des titres sur les marchés, soit financerait directement les dépenses de l’Etat, soit verserait un dividende social à tous les citoyens. L’allocation des fonds créés chaque année pourrait se décider démocratiquement.
 
Economistes soutenant cet argument : David Ricardo, Irving Fisher, Milton Friedman*, Maurice Allais*
 
6 L’inflation de la masse monétaire pourrait enfin être contrôlée

 Sous le système 100%, un simple amendement de la constitution ou des statuts de la banque centrale pourrait créer un plafond légal afin de limiter la création monétaire. On pourrait imaginer un plafond indexé au taux de croissance prévisionnel pour l’année à venir. On éviterait ainsi tout dérapage de la masse monétaire.
 
   Depuis 60 ans, le système actuel a prouvé à trop de reprises son incapacité à juguler la création monétaire par les banques. Le taux de réserves obligatoires, les ratios de capital et les taux directeurs se sont révélés inefficaces pour assurer une masse monétaire stable à notre économie. Par exemple, la masse monétaire a doublé dans la Zone Euro entre 1998 et 2007 soit un taux de croissance de 11% par an alors qu’une gestion monétaire sage aurait demandé un taux autour de 4 ou 5% au vu de la croissance réelle de l’économie. La conséquence de cette folle inflation de monnaie bancaire fut la terrible flambée de tous les actifs et en particulier des actifs immobiliers lors de la dernière décennie.
 
Economistes soutenant cet argument : David Ricardo, Irving Fisher, Ludwig Von Mises, Milton Friedman*, Maurice Allais*.
 
7 Le monopole de l’émission monétaire par l’Etat permettrait de financer les dépenses publiques à hauteur de 3 ou 5% de PIB par an

  L’Etat pourrait profiter de son nouveau monopole de l’émission monétaire sous le système 100% en finançant ses dépenses et en réduisant ses déficits. Avec de tels revenus, il serait possible de limiter drastiquement les possibilités d’endettement de l’Etat sans remettre en cause la croissance.
 
  Actuellement, la création monétaire peut représenter jusqu’à 9% du PIB de la Zone Euro par an. Sans aller jusque là, avec des prévisions d’inflation modeste, l’Etat pourrait financer jusqu’à 10% de son budget grâce à l’émission monétaire.
 
Economistes soutenant cet argument : David Ricardo, Irving Fisher, Maurice Allais*.
 
8 Le passage au système 100% réduirait la dette publique de 60 à 80%

   Cette affirmation ferait sourire n’importe qui découvrant la réforme 100%. Cependant, en théorie et en actualisant les calculs du prix Nobel Maurice Allais réalisés dans les années 70, tout porte à croire que la réduction de la dette publique se compterait en dizaines de point de PIB lors du passage au système 100%.
 
Actuellement les banques prêtent presque l’intégralité de l’argent déposé sur compte courant ou assimilable. Si nous passons au système 100%, les banques auraient l’obligation de trouver assez d’argent pour couvrir à 100% les comptes courant. Or, de tels montants d’argent réel n’existent tout simplement pas. Les banques auraient l’obligation de se tourner vers la banque centrale et de lui vendre des titres (obligations d’Etat, créances sur des entreprises et des particuliers) contre de l’argent fraichement créé par la Banque Centrale. La banque centrale serait alors en possession de façon permanente de milliers de milliards d’euro de titre. L’Etat se trouverait alors enrichi grâce au transfert de ces titres de la puissance privée vers la puissance publique, réduisant ainsi la dette publique de plusieurs dizaines de point de PIB.
 
Economistes soutenant cet argument : Irving Fisher, Maurice Allais*.
 
9 Le désendettement des agents publics et privés serait possible sans déflation

 Sous le système actuel, « les crédits font les dépôts » mais également « les remboursements de crédit détruisent les dépôts ». Chaque fois qu’un particulier, une entreprise ou un Etat rembourse une dette, un dépôt est détruit. Ainsi un désendettement massif de tous les acteurs économiques impliqueraient presque automatiquement une disparition massive de nos moyens de paiement entrainant une déflation néfaste voire catastrophique. Cette situation s’est déroulée aux Etats-Unis dans les années 30 ou encore au Japon dans les années 90. En France, par exemple, un fort désendettement de l’Etat entrainerait une importante disparition de moyens de paiement si les entreprises et les particuliers ne s’endettent pas lourdement pour contrebalancer le phénomène.
 
 Sous le système 100%, la création et la destruction de monnaie seraient totalement déconnectées du crédit bancaire. Ainsi, un désendettement conjoint des ménages, des entreprises et des Etats serait possible sans disparition des moyens de paiement ni déflation.
 
Economistes soutenant cet argument : Irving Fisher, Maurice Allais*, Milton Friedman*.
 
10 Le système monétaire serait grandement simplifié et compréhensible par tous

  Comprendre correctement le système monétaire actuel fait souvent figure de chemin de croix pour le commun des mortels. Même nos députés, nos ministres, nos haut-fonctionnaires et probablement notre président n’en ont qu’une compréhension très limitée. Plusieurs facteurs expliquent cette complexité
  •  L’existence d’une monnaie créée par l’Etat (pièce, billet, réserves bancaires) aux cotés d’une monnaie créée par les banques (compte courant ou assimilable).
  • L’extrême difficulté au sein de la monnaie bancaire de démêler ce qui est de la monnaie de ce qui n’en est pas. Un compte épargne retirable sans préavis est-il de la monnaie au même titre qu’un compte courant ?
  •   Les ressorts complexes et extrêmement opaques de la création monétaire par les banques.
  •  Le rôle difficilement évaluable de la banque centrale par le biais des taux directeurs et l’impact obscur de la règlementation bancaire sur l’émission de monnaie par les banques.
Sous le système 100%, tous ces éléments de complexité disparaitraient. Seule la monnaie créée par l’Etat subsisterait, les comptes courants (représentant de l’argent) seraient clairement différenciés des comptes épargnes (ne représentant pas de l’argent) et la banque centrale n’aurait plus qu’à jouer un rôle d’émission monétaire pour les gouvernements.
 
Grâce à cette simplicité, le système monétaire serait compréhensible à tout un chacun et permettrait un contrôle démocratique pour le moment parfaitement impossible au sein du chaos monétaire bancaire.
 
Economistes soutenant cet argument : David Ricardo, Irving Fisher, Ludwig Von Mises, Maurice Allais*, John Kay.
 
 Article provenant du blog Révolution Monétaire

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73 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 8 novembre 2011 11:12

    L’État doit se rapproprier son droit fondamental d’émettre une monnaie utile aux
    citoyens, dont notre économie et la société ont besoin. Il n’est plus acceptable que
    notre argent issu de notre travail ne nous appartienne pas. Nous subissons chaque
    jour les conséquences de cette trahison : dégradation de l’emploi et des services
    publics, course sans fin à la croissance, destruction de l’environnement…Etc........

    http://2ccr.unblog.fr/2011/05/07/creation-dargent-et-endettement-public/


    • lagabe 8 novembre 2011 16:19

      Cette dégradation ne touche que les pays riches et je ne vois pas en quoi , l’adoption de cette réforme monétaire apportera quelque chose
      Le problème est plutôt , on dépense trop

      http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/02/15/la-societe-obese/
      Nous vivons dans une société qu’on a gavée et dont le foie éclate. On a dit que la pauvreté cesse lorsqu’on a un pantalon et que la richesse commence quand on en a deux, puisque l’on n’en porte qu’un. Il faudrait ajouter que la pauvreté revient quand on en veut un troisième, car on est toujours pauvre quand on a un désir qui n’est pas satisfait et le système de production actuel, en ce sens, s’est donné pour but principal de nous appauvrir. De nous appauvrir et de nous engraisser. Comme ces roitelets des îles mélanésiennes qui voient l’obésité comme un signe de succès, dans une culture dont la faim n’a jamais été éradiquée.
      -/-
      Surproduction et surconsommation se manifestent sur les biens de consommation courante, mais aussi sur les produits semi-durables, mettant seulement en oeuvre pour ceux-ci les raffinements additionnels dans l’arnaque que justifie leur valeur supérieure et que permet l’ambiguïté des attentes qu’ils suscitent.

      Une fois que les vrais besoins seront définis , les problèmes seront réglés

      Et la refexion sur les niches fiscales , la défiscalisation des heures supplémentaires et les déduction de charges sociales permettront aussi de sans sortir


    • bigglop bigglop 8 novembre 2011 18:46

      Bonjour à tous,

      Lagabe, je comprends vos arguments mais nous sommes devenus totalement « addicts » aux crédits à la consommation et nos « besoins » sont stimulés par le marketing et la publicité, le paraître, sentiment d’appartenance à un groupe par les biens et services consommés.

      Heureusement, nous ne sommes pas au niveau des USA, comme l’a très bien analysé Paul Jorion : http://www.pauljorion.com/index.php?no_article=87
      Cependant, avec 7,5 millions de surendettés sans recours à la faillite personnelle, la situation va s’aggraver.

      Une première solution, immédiate, serait de limiter drastiquement ou supprimer les réserves fractionnaires qui résoudrait le problème de l’argent-dette.


    • lagabe 8 novembre 2011 18:50

      oui mais pour vivre au niveau de la france , il faut 3 planètes terre des US 5
      Et ce que je redis c’est qu’une réforme monétaire stricte dans le sens ou elle est définie dans l’article ne sera pas suffisante


    • JL JL1 8 novembre 2011 18:54

      "Trois ingrédients sont nécessaire pour que la société de consommation puisse poursuivre sa ronde diabolique : la publicité, qui crée le désir de consommer, le crédit, qui en donne les moyens, et l’obsolescence accélérée et programmée des produits qui en renouvelle la nécessité. Ces trois ressorts de la société de croissance sont de véritables pousse-au-crime".(Petit traité de la décroissance sereine : Serge Latouche).


    • rastapopulo rastapopulo 8 novembre 2011 22:39

      Tout mélanger est un cadeau au statu quo.

      Surtout que les aristocrates sont malthusiens pour ne surtout pas donner trop d’indépendance technologique aux peuples. Les empires, dont le britanniques recyclé en paradis fiscaux et centre de la finance folle, sont historiquement marchand et financier contre l’industrialisation. Ne jamais l’oublier. 

      Le débat écologique ne doit pas servir à empêcher la logique des 30 glorieuses anti-finance folle d’autant que l’écologie est un luxe et que si les peuples sont pauvres, ils ne se le paieront pas. Je vous passe le couplet sur l’autoritarisme des pays développé qui viennent critiquer ceux en dévelloppement digne du malthusianisme la plupart du temps. 


    • lagabe 9 novembre 2011 14:07

      uun truc me fait rire quand même , c’est que JL1 dit la même chose que moi , la seule chose que je rajoute c’est que la réforme monétaire sera pas suffisante et j’’ai 10 -


    • JL JL1 9 novembre 2011 14:28

      Mais non lagabe, on ne dit pas la même chose.

      Notamment quand vous écrivez : "la défiscalisation des heures supplémentaires et les déduction de charges sociales permettront aussi de sans sortir"

      D’abord j’aurais écrit s’en sortir. Mais sutrtout j’aurais écrit le contraire : ce n’est pas la défiscalisation des heures supplémentaires ni les déduction de charges sociales qui permettront de s’en sortir« .

      Au contraire de vous, j’ai un discours cohérent et étayé. Et je ne vois pas le rapport entre la défiscalisation et réduction des charges sociales avec ce que j’ai écrit ci-dessus et qui m’a valu 10 +.

      Pour mémoire, je vous renvoie à ce texte que j’ai écrit il y a 5 ans, et qui n’a pas pris une ride :  »35 heures et heures sup"


    • lagabe 9 novembre 2011 16:25

      ce que tu as pas compris , c’est que j’allais dans le sens ou il fallait supprimer toutes ses eexonérations et supprimer les niches fiscales


    • JPhilippe 8 novembre 2011 12:12

      Et il n’y aurait plus de banque pour prêter de l’argent, ou pour servir des intérêts.

      L’important dans la vie est de mettre de la mesure en toute chose. Pas besoin de devenir extrémiste en passant de 9% (en 2012) à 100%. ce ne serait qu’une autre façon de tuer la société.

      Par contre on peut se servir de l’idée pour réfléchir à ce que serait le bon niveau !
      Sans aucune justification à par le pifomètre (grand outil de base en économie), la fourchette entre 15 et 20% parait bien.


      • Nathanael Faibis 8 novembre 2011 12:32

         « Et il n’y aurait plus de banque pour prêter de l’argent, ou pour servir des intérêts. »


         Comme cela est écrit dans l’article, les banques pourront prêter et investir (1) leur capital, (2) les dépôts sur compte épargne. Croyez-vous vraiment que des économistes libéraux comme Fisher, Von Mises, Friedman ou Allais aille supporter un système où les banques ne peuvent plus prêter à l’économie ?

          Il y aura certes moins d’argent à prêter. Mais l’argent à prêter en moins correspondrait à la réduction de la dette publique. Par conséquent, il y aurait exactement autant d’argent dans les banques pour prêter ou investir au secteur privé et ainsi soutenir l’investissement productif.

         Un taux de 20%, de 50 ou même de 99% n’est pas suffisant car il laisserait une marge aux banques pour créer de l’argent. La création monétaire par les banques n’a aucune justification morale ou économique.

         Vous manipulez tous les jours de l’argent 100%, ce sont vos pièces et vos billets. le but de la réforme est de faire des comptes courants leur équivalent.

      • kev46 kev46 8 novembre 2011 15:33

        @Jphilippe

        Les banques commerciales vous prête de l’argent en créant de la monnaie scripturale (environ 60% du montant des crédit) et en re-prétant l’épargne des clients (environ 40%, elle même de la monnaie scripturale).

        Cette monnaie scripturale ne peut être entièrement retirée des banques commerciales car elle n’est couverte que par environ 15% de monnaie centrale (pièce, billet ou sommes en reverses à la banque centrale convertible en pièces et billets) que les banques ont emprunté à la banque centrale.

        Avec le 100% monnaie, les banques commerciales ne pourraient plus créer de la monnaie scripturale. Elle devraient emprunter l’intégralité des sommes qu’elles veulent prêter à ses clients en monnaie centrale à la banque centrale. Les clients pourraient donc entièrement retirer leur dépôt (compte courant) en banque sans mettre la banque en faillite puisqu’elle aurait désormais les liquidités. Les dépôt sur les comptes d’épargne étant bloqué, les liquidité ne sont pas disponibles immédiatement, c’est logique.

        Imposer les banques d’avoir l’intégralité de l’argent qu’elles « gèrent » n’a donc rien d’extrèmiste.

        @Nathanael

        Petite correction. L’état n’accepte pas cette monnaie scripturale. Ses comptes gérés par le trèsor public sont situés à la banque centrale (contrairement au trèsor US) qui n’accepte que de la monnaie centrale. Lorsqu’on paie nos impôts, ou que notre épargne lui est prétée, les banques se voient donc affaiblie temporairement se démunissent de monnaie centrale. Pas d’inquiétude, les banques retrouvent cette monnaie grâce aux dépenses de l’état. Cela peut être considéré comme une limite à la création monétaire des banques.

        Pour mettre en place il y 2 possibilités :

        - La plus rapide qui ne bouleverse pas le système. Juste imposé un ratio de 100%. Les banques se financent toujours à la BCE mais à 100%. On rempalce donc la monnaie scripturale « détruite » par de la monnaie centrale. C’est donc la BCE qui crée 100% de la monnaie. Le système fonctionne toujours grâce au crédit mais ssans grand bouleversement car les banquiers dirigent toujours mais notre argent est plus en sécurité qu’aujourd’hui.

        -La plus révolutionnaire. Ratio de 100% mais la banque centrale ne peut plus prêter qu’au trésor. La banque centrale doit donc être de nouveau soumis au gouvernement voir fusionnée avec le trésor. Les banques trouvent désormais l’argent grâce aux liquidité mis en circulation par les dépenses de l’état. Les banques ne dirige plus !


      • Nathanael Faibis 8 novembre 2011 18:48

        @ Kev46


        Certes, légalement, l’Etat n’accepte que la monnaie centrale mais dans les faits la monnaie bancaire a cours légal et est acceptée par l’Etat. Ceci pour deux raisons :

        - La monnaie bancaire sur compte courant et de nombreux compte épargne est garanti par l’Etat comme donnant droit à de la monnaie centrale
        - Les banques privées ont accès quasiment sans limite à la création de monnaie centrale de la Banque Centrale au prix du taux directeur.

         Pour la transition au système 100%, il existe beaucoup de variantes. Mais nous en sommes encore tellement loin. La première étape est de diffuser parmi le peuple et les élites l’idée de la réforme 100% afin de l’imposer comme une alternative possible

      • kev46 kev46 8 novembre 2011 18:59

        Oui je voulais juste dire que l’état autorise l’existance de cette monnaie mais n’en veut pas lui même. On se demande pourquoi :)

        Sinon c’est sûr que l’on en est vraiment loin. Très loin. Elles en bénéficie trop.

        En effet, n’oublions pas que les banques empruntent 1000€ à 1% et nous prête 10 000€ à 3%. Pour résumer si on leur doit 300€ d’intérêt (calcul simplifié), elles en doivent seulement 10 à la BCE. Bénéfices = 290€.

        Avec le 100% monnaie, elles en devraient 100 à la BCE. Les pauvres banques n’auraient plus que 200€ de bénéfices. Perte sèche 90€.


      • rastapopulo rastapopulo 8 novembre 2011 22:40

        C’est simplement ramené les banques a un boulot administratif. C’est beaucoup plus sain et remettrait l’économie productive à la première place.


      • Julien Arlandis Julien Arlandis 9 novembre 2011 23:45

        Pour contourner la réforme, qu’est ce qui empêcherait les banques commerciales d’augmenter les taux d’intérêts de 1% et de continuer à emprunter à 1% à la banque centrale ? Elles conserveraient ainsi à la fois leur pouvoir de création monétaire sans pour autant amputer leurs bénéfices, quelle serait alors la différence avec le système actuel ? Cela reviendrait juste à taxer les intérêts des banques commerciales.


      • Julien Arlandis Julien Arlandis 10 novembre 2011 00:07

        Les banques commerciales continueront de prêter autant d’argent qu’elles sont capables d’en emprunter auprès de la banque centrale, fondamentalement ça ressemble à ce qui se passe avec la libéralisation du marché de l’énergie lorsque des acteurs privés achètent l’électricité produite par EDF pour la revendre plus chère au consommateur final. Avec la réforme 100% les traders continueront d’acheter de la monnaie à la banque centrale pour nous la revendre à des taux plus élevés. Personnellement je ne vois aucune raison légitime à ce qu’un citoyen, une entreprise ou un État ne puisse pas emprunter à sa banque centrale au même taux auquel les banques commerciales empruntent. Permettre aux citoyens d’emprunter à la banque centrale revient à nationaliser le secteur bancaire, les banques privées se partageront le marché des crédits à la consommation en jouant avec l’argent des épargnants qui auront pris le risque de leur faire confiance.


      • Nathanael Faibis 10 novembre 2011 11:48

         Sous le système 100%, le système monétaire ne fonctionnerait plus de la même façon. Les banques privées n’auront plus la possibilité d’emprunter à la banque centrale sauf cas grave de pénurie de liquidité. Cependant, ce cas de pénurie de liquidité ne devrait presque jamais arriver puisque les banques emprunteraient à moyen-terme à leur déposant et non plus à ultra-court terme comme aujourd’hui à leur déposant ou aux autres banques via le système interbancaire.


         Comme pour toutes lois, il y aura d’autres façons de contourner la loi. Au régulateur d’être vigilant. 

      • Julien Arlandis Julien Arlandis 10 novembre 2011 12:37

        Pour que les objectifs de la réforme soient atteints à savoir empêcher les banques commerciales de créer de la monnaie il est absolument nécessaire que celles ci n’aient pas le droit d’emprunter à la banque centrale, elles devront désormais partager dans une plus grande proportion les intérêts avec les propriétaires des comptes épargnes, ne prend on pas le risque de voir exploser les taux d’intérêts ?


      • Mariedes 8 novembre 2011 13:44

        Si j’ai bien compris, il s’agirait de faire tout simplement de la gestion raisonnable et responsable ... Celle que l’on qualifie de « bon père de famille ».

        Et surtout celle que l’on nous enjoint de pratiquer ... Sinon gare aux sanctions ...

        Comme d’habitude, « faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais »


        • Alexis_Barecq Alexis_Barecq 8 novembre 2011 13:50


          La réflexion va dans le bon sens... et ce n’est pas suffisant.

          Il faut repenser entièrement le rôle de la monnaie dans l’économie, sa nature, son écologie, sa finalité...


          • arcrachatcredits arcrachatcredits 8 novembre 2011 15:47

            bon article et qui doit être diffusé auprès de nos politiques sous protection des lobbyistes bancaires. Ces derniers ont jouer les apprentis sorciers en voulant être juge et partie créateur de monnaies sans contrôle et demandant le secours de l’état lorsqu’il y a perte après avoir étranglé la Grece avec des prêts court terme a 17%

            Les pollueurs les payeurs pourquoi l’état frappe-t-il les consommateurs par des augmentations de taxes, de mutuelles, de retraites tout en continuant a se payer grassement ,à favoriser les grandes fortunes

            mais le bon peuple est résigné et

            •  ne comprenant pas la politique que dans les caricatures, les extremes, et les bling bling,
            •  ne comprend pas l’économie
            quelques fables et une option de la Taxe sur les Ecritures Bancaires (TEB) pourrait éclairer les plus ignorant des méandres financiers. lire

            • babaro babaro 8 novembre 2011 16:37

              @ Alexis_Barecq

              Entièrement d’accord avec vous, mais qu’elle chance avons nous d’atteindre une telle démarche approuvée par une majorité de nos concitoyens ?

              L’avantage de cet article, est qu’il nous propose une réforme qui pourrait faire le lien (chez les gens de bonne volonté) entre deux conceptions différentes de l’économie sans s’opposer brutalement à chacune d’elle. Même le monde honni de la spéculation, du moment qu’elle ne rime pas avec tricherie, et qu’elle s’adresse à l’épargnant de base, pourrait y trouver son compte en clarifiant la donne sous deux entités bancaires différentes. L’avantage qu’en tirerait l’état, c’est à dire l’ensemble des citoyens, serait immédiat : "

              Sous le système 100%, la création et la destruction de monnaie seraient totalement déconnectées du crédit bancaire. Ainsi, un désendettement conjoint des ménages, des entreprises et des Etats serait possible sans disparition des moyens de paiement ni déflation".

              Le grand mérite de cette réforme, dont les conséquences seraient éminemment bénéfiques, est qu’elle peut s’établir indépendamment des projets politiques toujours clivants.

              Le problème de sa réalisation vient davantage du fait de l’opposition évidente du monde de la haute finance à toute modification du statu-quo actuel qui lui est favorable et qu’il a lui-même imposé par la ruse*. Le pouvoir écrasant des méga-banques privées sur les états et leurs dirigeants est tel que ceux-ci ont perdu toute indépendance jusqu’à ne plus pouvoir œuvrer pour le bien commun. L’exemple de la Grèce et son renoncement au référendum est à cet égard, emblématique.

              Merci à l’auteur pour l’exposé remarquable de cette réforme. (On peut toujours rêver qu’elle puisse un jour, être appliquée.)

              P.S : * et maintenu par la terreur
              http://liesidotorg.wordpress.com/2011/07/30/a-lincoln-et-j-f-kennedy-deux-opposants-au-%C2%AB-systeme-de-la-reserve-federale-%C2%BB-%E2%80%A6-ils-furent-tous-deux-assassines/


              • Nathanael Faibis 8 novembre 2011 18:54

                Merci pour les compliments.


                 Vous avez totalement raison que la grande force de la réforme 100% est d’être totalement apolitique. Ce n’est ni une réforme de droite, ni une réforme de gauche. Elle a été soutenu par des économistes keynesiens ( Tobin, Kay) comme par des économistes de école Autrichienne ( Von Mises), libéraux ( Fisher, Allais) ou monétaristes ( Friedman). Les avanatages économiques et sociaux sont évident à quiconque se penche sérieusement sur le sujet.

                 Mais n’oublions pas que c’est peut-être également une des faiblesses de cette réforme. les politiques aiment l’opposition frontale ds idées. La réforme 100% peut difficilement s’intégrer dans un débat bipolaire gauche/droite

              • Jean 8 novembre 2011 21:03

                Il « parait » que pour changer de banque c’ est difficile.
                J’ ai quitté une banque commerciale pour un crédit municipal il y a quelques années sans aucune difficulté, il ne manquerait plus que cela !

                Pour une autre Politique, une vraie :

                De Gaulle a donné les clés par la Ve (il faut à présent ouvrir la porte) : créer un parti apolitique (pas de parti, pas de nombre), élire un président qui dissout aussitôt les assemblées, remplacées par une constituante de « tirés au sort » (constitution préparée préalablement par le parti des vrais démocrates apolitiques)

                Pour le reste voir thèses d’ Etienne Chouard et de quelques autres, l’ idée fait son chemin...

                -Avis aux amateurs-, plus de pros. en politique ! et plus de partis

                http://www.dailymotion.com/video/xl...


              • njama njama 9 novembre 2011 00:45

                La réforme 100% peut difficilement s’intégrer dans un débat bipolaire gauche/droite

                Nous n’en sommes pas encore au stade du bipartisme anglo-saxon démocrates / conservateurs. Transmise à tout un ensemble de sensibilités politiques de gauche comme de droite, il pourrait y avoir de bonnes chances pour qu’elle soit comprise ...


              • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 8 novembre 2011 17:08

                Papier bienvenu qui rend explicite et rassure sur la faisabilité de la chose.
                De quoi faire évoluer les mentalités qui en ont bien besoin.
                Mais une fois qu’on a la bonne représentation, reste la question de l’action.

                Comment amener à la mise en oeuvre du 100% monnaie ?

                Par des élections ? Je vais voter Marine Le Pen car c’est celle qui pourra porter le plus loin ce projet mais
                par ma part, je verrais plutôt le succès venir du mouvement OWS pourvu que les 99% leur apportent leur soutien


                • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 3 janvier 2012 08:23

                  Que les choses soient claires. C’est l’importance de la question de la création monétaire qui m’amènera probablement à voter MLP et non pas une attirance particulière (je serais plutot anarcho-écolo).

                  Je n’ai pas d’hésitation à le faire car j’ai appris (en tant que psychologue) à passer au-dessus des processus de diabolisation.

                  Je ne crois pas aux monstres, ou alors nous en sommes tous smiley


                • Akim 3 janvier 2012 22:13

                  Alors ça ça me fait marrer ! J’ai bien lu là ? Tu vas voter Marine Le Pen ? Et tu espère un quelconque soutient des Indignés ? Remballe tes affaires et rentre chez toi ! Il y a quand même des limites ! N’importe qui, certes, peut être indigné (des choses t’indignent). Mais n’oublie jamais que le mouvement des indignés revendique « Aucune forme de discrimination » et je ne pense pas que cela soit pour le moins du monde compatible avec la politique haineuse et xénophobe de marine.


                • kev46 kev46 8 novembre 2011 18:46

                  Aujourd’hui les banques doivent avoir 10€ de monnaie centrale pour pouvoir en prêter 100 (et donc en créer) en monnaie scripturale. Avec le 100% monnaie, elles devraient avoir directement 100€ de monnaie centrale sans avoir le droit de créer de la monnaie scripturale. Il y a donc toujours autant de monnaie en circulation et à préter.

                  L’auteur prône l’émission de cette monnaie centrale par la trésor public. L’état crérait de la monnaie centrale pour combler ses déficit et les mettrait donc en circulation dans le système bancaire. L’état pourrait donc racheter ses propres obligations ce qui les détruirait et supprimerait la dette petit à petit (avoir une dette envers soit revient à ne pas avoir de dette).

                  Une autre solution : Juste laissez les banques empruntez à la BCE mais cette fois l’intégralité des sommes qu’elles comptent prêter à ses clients. Ce système a pour avantage de ne pas trop chambouler le système, ce qui le rend plus plosible (je ne vois pas les banquiers laissez arriver la première solution).

                  Pour ce qui est du communisme. Ta seule référence est celle du bloc de l’est. Le problème n’était pas le communisme mais la dictature. Le libéralisme n’empêche pas la dictature ni la pauvreté non plus. Mais cela arrange l’establishment de nous laisser croire que le communisme était le problème des soviétiques. Sache que depuis 1957, l’état indien du Kerala elit régulièrement le parti communiste à sa tête et est depuis l’état possèdent le meilleur IDH, le plus haut taux d’alphabétisme, la meilleur espèrance de vie ... de l’union indienne http://fr.wikipedia.org/wiki/Kerala#.C3.89conomie.

                  Peut être que l’on pourrait trouver un juste milieur entre le communisme et le libéralisme. Que l’état possède ses propres services publics (idée communiste) tel les ecoles, les hopitaux, la protection sociales, EDF GDF, SNCF, orange ... et laisser le reste libre (le liberalisme). Tiens tien cela me rappelle le modèle des trentes glorieuses ....


                • rastapopulo rastapopulo 8 novembre 2011 22:43

                  Comme si éliminer un étalon et changer le calcul de l’inflation en un panier de produit au lieu de la masse monétaire n’était pas un saut dans le vide...

                  Ah mais la c’est les financiers qui l’avait décidé donc ça va !!!

                  A propos les dettes publiques c’est après les 30 glorieuses. Alors qui a le moins de preuve de son efficacité ?

                  Pas la peine de me répondre c’est pour vous que je dis ça.


                • kev46 kev46 9 novembre 2011 09:23

                  Et bien si je vais vous répondre ! Le modèle des trente glorieuses a perduré jusque dans les années 90, époque où la dette de la France était déjà conséquente. Cela ne lui a pas empêché de fonctionner.

                  Or l’état s’est délibérément endetté (notamment avec la loi de 73) jusqu’au point où cela lui a servi d’excuse pour tout casser. Et jusqu’à preuve du contraire, jamais le libéralisme n’a prouvé qu’une fois privatisé, nos service publics et notre protection sociales ont été plus efficace et juste (Regarder la protection sociale aux US ou en angleterre) !

                  En ce qui concerne le communisme. Le modèle soviétique ne peut être servi de justification à son inéfficience étant donnée que le peuple n’avait aucun contrôle (pourtant c’est un peu le but du communisme, tout en commun, et tout le monde dirige), le parti dirigeait tout.

                  L’on a donc qu’un seul exemple de communisme réel, celui du Kerala et il fonctionne. SI l’on pas d’autre exemple du communisme, c’est car l’oligarchie fait tout pour éviter de lui donner sa chance !


                • kev46 kev46 9 novembre 2011 19:29

                  Cuba (11M d’hab) et la corée du nord (25M d’hab) sont d’anciens modèles soviètiques tout comme le bloc de l’est. Ces règimes dictatoriaux ont été mis en place par Staline lui même au lendemain de la seconde guerre mondiale, tout comme il a apporté son aide au parti communiste chinois pour pousser le gouvernment de l’époque à l’exile sur taiwan (d’où la séparation). Ayant l’aide de l’URSS, ces nouveaux dirigeants en ont profité pour mettre en place des régimes autoritaires absolutistes.

                  Pour ce qui est de la chine. C’est un état capitaliste. Il y a de moins en moins d’enterprise d’état. Ces entreprises sont d’ailleurs désormais des monopoles privés comme le fournisseur d’electricite state grid ou encore china telecom. Ce qui permet de faite de rendre le système oligarchique. Les riches (issuent du parti car eux seuls ont pu et peuvent s’enrichir) contrôlent ces entreprises stratégiques et donc le pays.

                  En quoi ce capitalisme est meilleur pour le peuple ? A t-il apporté la démocratie ? Mis à part une petite bourgeoisie (100 à 300M d’hab) naissante, il y a (et aura toujours) 1 milliards de pauvre, très pauvre destiné à travailler dans les usines « à la chinoise ».

                  Le Kerala est tout de même un état de 35M d’hab qui fonctionne. Vu que vous voulez autre chose que l’IDH : Il possède l’une des plus forte croissance de l’union et est un des états les plus développé. Comme quoi le communisme n’est pas incompatible avec le progrès. http://en.wikipedia.org/wiki/Kerala#Economy
                  Avec des infrastructure démocratique, le Kerala prouve que le communisme ne mène pas plus à la dictature que le capitalisme.

                  Ce que je veux dire c’est que le communisme n’a jamais été choisi par le peuple (hormis au kerala), ce sont des parties qui ont pris le pouvoir et grâce au soutien de l’urss ont pu instauré des dictatures et péréniser leur pouvoir. Le communisme n’a jamais eu sa chance.

                  Et pour ce qui est de l’URSS. Les bolchevick ont pris le pouvoir par cout d’état en octoble 1917. Le communisme fonctionner au départ sous Lenine. Puis Staline est arrivé au pouvoir et instauré petit à petit ce que l’on sait. Cet exemple s’est également produit mainte et mainte fois dans des système capitaliste ! (allemagne italie dans les années 20 30 ...). Comme le problème n’était pas le communisme !


                • lagabe 8 novembre 2011 17:33
                  6 L’inflation de la masse monétaire pourrait enfin être contrôlée

                  • Nathanael Faibis 8 novembre 2011 19:36

                     La masse monétaire a explosé durant la dernière décennie. Certes, cette explosion n’a pas eu d’impact sur les prix à la consommation car les salaires n’ont pas augmenté à cause de la pression à la baisse du chomage et de la concurrence des pays en développement.


                     Par contre, les prix des actifs et tout particulièrement des actifs immobiliers ont explosé. On ces actifs s’achètent avec de l’argent et il y a un lien clair entre le doublement de la masse monétaire et la croissance de 150% des prix de l’immobilier.

                     Juger la politique monétaire en se basant uniquement sur les prix à la consommation n’a pas de sens. Une maison, ça s’achète avec de l’argent.

                  • rastapopulo rastapopulo 8 novembre 2011 22:45

                    C’est l’arnaque du siècle. Interdire le crédit publique PUIS changer le calcul de l’inflation.

                    D’ailleurs ceux qui agite le spectre de l’inflation ne se donne même pas la peine de dire laquelle puisque cela contredirait leur école de pensée de voir l’augmentation de la masse monétaire.


                  • babaro babaro 8 novembre 2011 17:54

                    @lagabe

                    votre lien : La politique des banques centrales bénéficie aux rentiers 

                    Dans les années 70, la planche à billets dopait les prix des biens et des services, mais aussi les salaires. Aujourd’hui, les politiques accommodantes des banques centrales font plutôt les affaires des rentiers. Sauf quand les bulles éclatent, mais elles se reconstituent très vite, comme l’atteste le regain de vigueur boursier depuis 2009.

                    L’auteur : La conséquence de cette folle inflation de monnaie bancaire fut la terrible flambée de tous les actifs et en particulier des actifs immobiliers lors de la dernière décennie.

                    Je ne vois pas la contradiction


                    • lagabe 8 novembre 2011 18:45

                      oui et non , ca peut aller dans les 2 sens , ce qu’ils expliquent dans cet article
                      Dans les années 70, la planche à billets dopait les prix des biens et des services, mais aussi les salaires. Aujourd’hui, les politiques accommodantes des banques centrales font plutôt les affaires des rentiers. Sauf quand les bulles éclatent, mais elles se reconstituent très vite, comme l’atteste le regain de vigueur boursier depuis 2009.


                    • Jason Jason 8 novembre 2011 18:37

                      Assez intéressant. Mais je vois, comme certains, une très forte restriction du crédit, car dans le système proposé, il n’existe aucune simulation prouvant que les dépôts à vue et les comptes-épargne suffiraient à alimenter les besoins en crédits.

                      Prenez une banque existante, regardez ses flux de capitaux et essayez une simulation. On verra. Ca ne pourrait marcher qu’à la vue de chiffres et de cas concrets.

                      Deuxio, vous ne parlez pas des défauts de paiement des enprunteurs, défauts souvent liés aux aléas du commerce, de la nature, des accidents de la vie. Il faudrait une puissante assurance pour porter ces risques. A moins que les calculs ne prouvent autrement.

                      Autre détail. La création de monnaie ne me dérange pas. C’est, qui le détient, et comment il est utilisé qu’il faut maîtriser.

                      6. Est-ce que la masse monétaire pourrait être suffisante ? Simulation ?

                      Je vois pratiquement la fermeture des banques, celles-ci se transformant en méga-Trésor ou en conservation des hypothèques-caisses d’épargne.

                      Mais, les idées sont tentantes, et il faudrait ouvrir quelque part une « banque prototype » sur ce modèle.

                      Cela éviterait le pillage des populations par système financier interposé et briserait les courroies de transmission que sont les Etats dans le modèle actuel.


                      • kev46 kev46 8 novembre 2011 18:50

                        La masse monétaire resterait la même. Seulement on remplacerait l’intégralité de la monnaie scripturale (créée par les banques commerciales) par de la monnaie centrale (créér par la BCE ou le trèsor public).

                        100% de la monnaie serait donc convertible en pièce et billet. Les banques commerciales n’aurait plus le droit de créer de la monnaie.

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