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Accueil du site > Actualités > Economie > 2008 comme 1929 ?

2008 comme 1929 ?

En y regardant de plus près, la grande dépression de 1929 avait été précédée de signaux avant-coureurs car certains secteurs de l’économie américaine comme l’agriculture subissaient un ralentissement brutal depuis déjà plusieurs années et l’économie mondiale était elle-même à la croisée des chemins. Pourtant, l’effondrement boursier suivi par la longue récession que l’on connaît ont succédé à une période d’euphorie - totalement injustifiée a posteriori - ayant marqué les années 20.

De fait, c’est ce contraste saisissant imbriqué dans notre mémoire collective entre l’optimisme échevelé des années 20 et le retour à une réalité sombre lors de la décennie suivante qui sème l’effroi et nous fait redouter que chaque crise financière et économique que traverse notre monde capitaliste ne soit un nouveau 1929...

Notre stabilité et prospérité économique sont-elles solides et réelles ou ne sont-elles que faux-semblant et apparences ? Quel est le prix à payer, quelle est la face sombre de notre monde de consommation ? Après tout, notre prospérité n’est-elle pas une illusion ? Cette hantise, ces questionnements obsédants redeviennent d’actualité et le retour à un cauchemar du type 1929 est de plus en plus évoqué depuis quelques semaines. Ainsi, dernier en date, l’éminent et sympathique George Soros a-t-il tout récemment prédit que la crise actuelle serait "la pire que l’on n’ait jamais connu depuis 1930"...

Que l’économie américaine ait à traverser quelques trimestres de récession est en soi une question peu intéressante tant il est manifeste que la croissance relativement robuste de ces six dernières années s’est évaporée. Le questionnement fondamental devrait plutôt être : l’économie américaine subit-elle un ralentissement conjoncturel - par définition passager - comme en 1991 ou comme en 2001 ou est-elle entrée dans un cycle d’une tout autre nature et qui pourrait durer des décennies ? La période de prospérité qui dure depuis un quart de siècle et qui a démarré en 1982 touche-t-elle à sa fin ?

Les Etats-Unis ont connu trois grandes phases économiques depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La première, de 1948 à 1968, a connu une croissance économique fabuleuse accompagnée de transformations sociales et d’une élévation du niveau de vie. La seconde période, de 1968 à 1982, a été témoin d’un ralentissement significatif de la croissance, de l’émergence du chômage couplés à des taux d’intérêts et à des prix de matériaux et de denrées élevés. Quant à la troisième, ayant démarré en 1982, elle a connu une accélération de la croissance stimulée par des facteurs aussi divers que la révolution technologique, les prix bas des matériaux ainsi que le faible coût de l’argent. La première période a duré vingt ans, la seconde quatorze ans et la troisième vingt-six ans sachant qu’aucune d’entre elles n’a été homogène dans le sens où chacune a connu des contretemps plus ou moins courts de récession ou de prospérité.

Cependant, et à présent que ces phases ont été identifiées, peut-on dire que l’économie américaine se trouve depuis 1948 dans une seule et même ère au sein de laquelle la période comprise entre 1968 et 1982 constituerait une pause dans un grand cycle d’expansion multi-générationnel ? L’alternative étant que les trois périodes citées plus haut seraient chacune une ère à part entière auquel cas une ère de stagnation économique (1968-1982) aurait succédé et précédé une ère d’expansion. L’intérêt de répondre à cette question est que, si 1968-1982 n’aura été qu’une pause dans un grand cycle expansionniste, la longueur de notre période de prospérité et de stabilité actuelles, vingt-six ans depuis 1982, est compréhensible au regard de la longueur de cette phase de « respiration » de quatorze ans entre 1968 et 1982. Toutefois, si chaque période est à considérer comme une ère à part entière, la situation devrait être inquiétante car une nouvelle ère de bouleversements majeurs serait imminente après vingt-six ans d’expansion économique quasi ininterrompue ! Autrement dit, le monde dans lequel nous vivrons demain sera radicalement différent si les Etats-Unis - et le reste du monde avec eux - évoluent dans un grand cycle économique ascendant à long terme ponctué de phases transitoires de consolidation ou si une toute nouvelle ère est sur le point de s’ouvrir...

Il n’est possible de répondre à cette question qu’en analysant les raisons de l’expansion ayant eu lieu entre 1948 et 1968. En fait, les Etats-Unis ont bénéficié d’un élan gigantesque de croissance depuis 1880 du fait d’un afflux tout à la fois de main-d’œuvre et d’investissements étrangers, croissance parachevée par une appréciation constante du prix de la terre. Un tel contexte réunissant tous les atouts favorisait d’autant plus les productions industrielle et agricole que la mise en place de l’étalon or, contemporaine de cette période, contribuait à accélérer encore plus cette expansion en stimulant l’investissement domestique tout en limitant la consommation. Cette configuration fut provisoirement mise entre parenthèses après 1929 car à l’époque consommation et crédit anémiques ne parvenaient plus à contrebalancer une production excédentaire, aboutissant ainsi à une paralysie économique. C’est le Seconde Guerre mondiale - et non le New Deal - qui autorisa la relance en trouvant des débouchés toujours plus nombreux aux productions industrielle et agricole tout en contraignant à l’épargne des citoyens américains peu enclins à des grosses fantaisies à cause de la guerre... En même temps, l’éducation ouverte à tous et l’amélioration de la formation permirent à tous les fils des nombreux immigrés de contribuer généreusement à améliorer qualitativement et quantitativement la productivité. Enfin, l’extension du réseau routier à travers le pays inaugura un boom immobilier qui devait dérouler ses effets bénéfiques durant des décennies tout en favorisant les échanges et en réduisant les coûts des transports. Ainsi, il devenait facile de travailler à une certaine distance de son lieu de domicile, ce qui permettait du même coup de donner un coup d’accélérateur à l’industrie automobile car les familles devaient dès lors disposer d’au moins deux véhicules... A l’inverse de l’expansion de 1880 qui avait été tributaire de la main-d’œuvre et des investissements étrangers, la période florissante comprise entre 1948 et 1968 était exclusivement redevable à des dispositifs intérieurs. De plus, cette même période se caractérisait par une discipline budgétaire et par un effort constant d’amélioration des infrastructures manufacturières et industrielles.

C’est vers la fin des années 60 et au début de la décennie suivante que l’explosion de la consommation et les taux d’intérêts bas détournèrent les Américains de l’investissement domestique, entraînant à terme une perte de compétitivité du fait d’outils de production vieillots. Toutefois, comme cet appétit de consommation nécessitait toujours plus d’argent, les taux d’intérêts réagirent logiquement à la hausse et, comme les infrastructures industrielles peu efficientes ne pouvaient plus satisfaire l’ensemble de la demande, l’inflation fit des siennes ! De surcroît, un afflux massif de nouveaux consommateurs issus du baby-boom aggravait encore la situation inflationniste par le biais d’un recours toujours plus accru au crédit. Ainsi, la crise des années 70 et 80 s’est-elle paradoxalement caractérisée par la coexistence de l’inflation et du chômage accompagnés de taux d’intérêts élevés...

Ce sont les faillites spectaculaires et la vague de restructurations et d’assainissements qui permirent l’éclosion de la troisième période. De plus, les baisses très substantielles d’impôts décidées par Reagan autorisèrent les excédents en capitaux à s’investir dans la modernisation des industries tout en encourageant les créations d’entreprises. Ainsi, des entreprises comme Microsoft, Apple et Dell doivent en partie leur existence à la politique de favorisation de l’entreprenariat de l’administration Reagan. Pourtant, comme on le constate, il a fallu une génération entière pour surmonter la sur-consommation et le sous-investissement. Doit-on en conclure par là que les déséquilibres accumulés ces vingt-cinq dernières années nécessiteront une solution aussi radicale ou ces déséquilibres pourront-ils être surmontés grâce à une simple récession ? En d’autres termes, l’équation à résoudre est la suivante : la première période (1948-1968) s’était essoufflée par les faiblesses structurelles qu’elle traînait avec elle depuis la Grande Dépression et avait donc dû s’interrompre pour procéder aux nécessaires assainissements. Cependant, ces remises en question de la seconde période (1968-1982) ont-elles été suffisamment en profondeur pour permettre à la troisième de dérouler ses effets moyennant une récession ordinaire en 2008 à l’instar des crisettes de 1991 et de 2001 ?

Certains indicateurs, comme la hausse des prix des matériaux et des denrées vers des niveaux plus vus depuis les années 70 et comme l’ampleur des déficits américains vis-à-vis du reste du monde sont hautement troublants. Par ailleurs, le dollar extrêmement fragilisé démontre qu’une partie relativement cachée, mais tout aussi dangereuse pour les Etats-Unis se joue ! Néanmoins, il est aussi des points qui inspirent un certain optimisme : ainsi, l’inflation reste jugulée en dépit d’une flambée généralisée des prix, les taux d’intérêts sont bas et le déficit budgétaire américain de 2007 qui est de 2,5 % du PIB n’est pas plus élevé que pendant les années Reagan... La situation semble nettement moins catastrophique que durant la présidence Nixon qui avait dû en 1970 imposer le contrôle des prix et des salaires car le phénomène le plus remarquable est la capacité de l’économie américaine à maîtriser l’inflation malgré des prix énergétiques records. De fait, la consommation américaine de pétrole n’est pas beaucoup plus élevée que pendant les années 70 car tout d’abord l’économie américaine est plus efficiente, mais surtout du fait de sa désindustrialisation ! Effectivement, les Etats-Unis ont réussi à se blinder contre la spirale inflationniste de l’augmentation des prix des denrées et de l’énergie en basant progressivement leur économie sur une assise privilégiant la technologie et les services au détriment de l’industrie. En effet, l’économie américaine est menée par le secteur des services dont la productivité ne cesse de croître grâce aux progrès technologiques.

C’est de ce secteur que pourrait venir le salut car, pour peu que le chômage ne se dégrade pas et que l’inflation reste contenue, c’est l’ensemble de la richesse du pays qui s’en trouvera favorablement affectée. Ainsi, les gains de productivité ne sont toujours pas - encore - affectés par les immenses déséquilibres car la transformation forcée des années 1968 à 1982 continue de dérouler ses effets bénéfiques... Comme la richesse du pays semble continuer à s’accroître en même temps que la productivité du secteur des services, il semblerait bien que la crise financière actuelle, qui certes nécessitera des ajustements et des saignées considérables pouvant aboutir à une récession, ne provoquera tous comptes faits pas l’interruption du cycle expansionniste démarré en 1982 !

En fait, c’est peut-être à cette hantise du remake d’une crise similaire à 1929 que l’on devra de ne subir qu’une récession "ordinaire" en 2008 car ces craintes font également appel à nos capacités d’adaptation et de survie... Il semblerait bien que notre monde soit toujours sur la lancée d’une ère ayant démarré en 1948 et, de ce fait, peut-on assumer - et espérer - que la crise financière actuelle ne soit qu’un trou d’air cyclique dans une grande phase ascendante. Les chiffres des gains de productivité nous le confirment : 2008 sera comme 1991 ou comme 2001, mais pas comme 1929.


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23 réactions à cet article    


  • Ceri Ceri 14 avril 2008 11:11

    et après le krach de 29, on a mis en place différents instruments pour limiter la spéculation, pour stabiliser le système bancaire, et petit à petit on est revenus dessus, et nous voilà avec un système aussi branlant qu’en 29.
    Tiens, aux Etats Unis en ce moment, on a le pire écart de salaires entre riches et pauvres, du jamais vu depuis... 1928 !


    • JPC45 14 avril 2008 13:21

      vos sources pour affiermer que c’est le pire écart de salaire depuis 1928 ?


    • Ceri Ceri 14 avril 2008 13:28

      Le livre noir du libéralisme, de Larrouturou


    • agoraphobe 15 avril 2008 19:21

      c’est la nouvelle edition du petit livre rouge


    • Roland Verhille Roland Verhille 14 avril 2008 11:21

      Merci à l’auteur, utile réflexion appuyée sur certains faits.

      Toutefois, il n’est pas sûr que l’analyse soit tout à fait pertinente, et que la crise financière actuelle ne soit qu’un bref mauvais moment à passer.

      Il manque dans l’analyse l’un des facteurs essentiels de la sortie de la période 68-82 et de la croissance depuis ce moment : L’injection artificielle d’océans de monnaie dans l’économie sous l’impulsion du pouvoir politique pour contrer le chômage en dopant la croissance. On voit aujourd’hui que c’est à la fois la croissance et la spéculation qui ont été dopées, aboutissant à des résultats désastreux. Sauf une politique consistant à persévérer dans l’erreur, le sevrage pourrait être long, le contre effet de la croissance dopée serait un ralentissement de la croissance ou une dépression, selon la vigueur de la cure de désintoxication.

      En même temps, certaines économies de très grandes tailles ont « décollé ». Leur réservoir de croissance est considérable, et pourrait compenser plus ou moins le « décroissance » US.

      Les sombres annonces d’une retour à une crise type 1929 ou pire émanent de gens probablement peu sérieux.

       


      • Webes Webes 14 avril 2008 11:36

        Il n y a aucun parallele a faire avec celle de 29, a cette epoque le Dow avait chutee de 50 % env. en 2 jours et la banque central avait fait l erreur de remontee ses taux ce qui a eu pour cause de retirer des liquidites.


        • gnarf 14 avril 2008 12:02

          Ca ne sert a rien d’imiter Paco Rabanne nous annoncant la fin du monde. C’est lui le champion toutes categories. Par contre, si vous parlez de satellites qui tombent....la deja c’est plus credible.


          • millesime 14 avril 2008 12:14

            Non la crise actuelle ne ressemble en rien de ce qui est connu, tout le monde a pris conscience désormais d’une crise d’une ampleur et d’une nature "nouvelle".. !

            Les autorités US et la FED après avoir supprimé M3 (l’indicateur le plus fiable sur la quantité de dollars en circulation dans le monde) avaient, pour des raisons budgetaires, l’intention de cesser la parution mensuelle des indicateurs economiques US...

            Devant l’ampleur des protestations, les autorités ont décidé de maintenir cette parution. (Dans une période aussi troublée, il est important que l’information statistisque sur l’économie des Etats-Unis reste largement disponible.

            Les finances d’une multitude d’acteurs privés et publics, indiidules et collectifs en dépendent.

            A cet égard le FED d’Atlanta diffuse gratuitement un DVD intitulé "se préparer à la crise" reconnecter sur le "flux financier vital" ’..(ce qui permet aux opérateurs de toute nature d’anticiper la crise et donc de mieux s’y préparer) 

            Lu sur LEAP/2020


            • tvargentine.com lerma 14 avril 2008 12:57

              NON et c’est pour cela que la BCE ne baissera jamais ses taux d’interets car effectivement si elle le faisait nous aurions la même crise qu’en 1929

               


              • Lisa SION 2 Lisa SION 14 avril 2008 13:47

                La période de prospérité qui dure depuis un quart de siècle et qui a démarré en 1982 touche-t-elle à sa fin ? avez vous écrit.

                Si cela peut entrainer les américains à revoir, remesurer leur consommation éfrénée et les pollutions gravissimes qu’ils génèrent, tant mieux ! Chevrolet s’installe sur les marchés mondiaux, après avoir racheté je ne sais quelle marque coréenne, et vend des petites voiture citadines. Bien sûr, ce n’est pas dans celles ci qu’on peut traverser les Etats Unis, mais c’est fini les tombereaux avec leurs moteurs de camions ;..sans regrets ! 


                • Dabornepanuire 14 avril 2008 15:03

                  Bonjour,

                  Curieux mais surtout inquiétant : le questionnement de l’auteur relatif à la solidité et pérennité de notre système n’a obtenu aucun écho.

                  Personne ne se demande si nous ne sommes pas assis sur un siège en grande partie artificiel ? Personne ne voit que le monde ressemble maintenant à un château de cartes, à la merci d’une panne d’essence et de quantités d’autres incidents ?

                  Le confort et l’abondance est admis comme normal et définitif ; quelle erreur !


                  • mac 14 avril 2008 15:31

                    Une conclusion faite de "peut-être" et d’espérance.L’espoir de joueurs de casinos qui voudraient que leur chance ne tourne pas ?

                    En lisant tous les articles sur la question , il me semble y avoir autant de raisons d’être pessimiste qu’optimiste,si ce n’est plus.

                    Quant aux théories de l’atterisage en douceur, des fondamentaux qui sont bons, de la crise boursière qui serait derrière nous (dixit une brillante ministre de l’économie l’été dernier !) ce n’est pas de l’économie, c’est de la communication voire même de l’incantation.

                     

                     


                    • bulu 14 avril 2008 19:41

                      Si les choses vont si bien, pourquoi nos Democraties font passer lois sur lois pour reduire le droit du citoyen.

                      Je vous renvoie a l’article du bateleur ce jour :

                      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=38475


                      • Forest Ent Forest Ent 14 avril 2008 20:03

                        Cette configuration fut provisoirement mise entre parenthèses après 1929 car à l’époque consommation et crédit anémiques ne parvenaient plus à contrebalancer une production excédentaire, aboutissant ainsi à une paralysie économique.

                        Je n’ai pas bien compris dans l’article pourquoi, selon vous, ceci n’est pas la situation présente.

                        En effet, l’économie américaine est menée par le secteur des services dont la productivité ne cesse de croître grâce aux progrès technologiques.

                        N’y a-t-il pas là un effet d’optique ? Il y a 5 ans, la "productivité" US était supposée être le double de la française, en "PPP lissées". Au cours actuel, elles sont identiques. Et y a-t-il une demande pour ces "services" ? Ce terme très général inclut en particulier la finance et la santé, qui ne sont pas vaillantes. Toute "amélioration de la productivité" diminue la demande à court terme. Les services ne peuvent-ils être en "production excédentaire" ?

                        on peut espérer que la crise financière actuelle ne soit qu’un trou d’air

                        C’était aussi l’expression de M Dugué. Il me semble qu’étymologiquement on trouve parmi les sortes de "trous d’air" ... les dépressions.


                        • cybitnap cybitnap 14 avril 2008 21:14

                          2008 ne sera pas comme 1929.

                          Je pense que la crise financière est quasiment finie. On va continuer à en parler à chaque publication des comptes trimestrielles des grandes banques mais c’est tout.

                          La crise qui semble se profiler ne sera pas financière mais liée aux ressources agricoles et alimentaires.

                          Y a qu’à voir comment les grands organismes comme le FMI, la Banque Mondiale,... interviennent depuis quelques jours.

                          http://www.edicom.ch/fr/news/international/1188_5206582.html?xtor=RSS-3

                           


                          • mac 14 avril 2008 21:43

                            "Je pense que la crise financière est quasiment finie"

                            J’aimerais avoir vos certitudes sur le sujet...Quant à la crise des ressources agricoles n’est-elle pas liée à une bulle financière de plus ?


                          • cybitnap cybitnap 15 avril 2008 02:10

                            Y a pas vraiment de lien entre la crise financière et la crise alimentaire

                            Les principales raisons de la crise alimentaire, selon moi, sont :

                            - des pays en voie de développement qui se développent avec une population qui s’enrichit et qui vit mieux. On ne vas pas non plus les accabler mais c’est la réalité. Là où il y a 10 ans, les Japonais consommaient 10% de viande par rapport aux Francais, leur consommation est auj de 50%. Les Chinois (1.5 milliards d’habitants) qui se contentaient de riz veulent aujourd’hui aussi de la viande. Et tous ces animaux, il faut les nourrir, c’est autant de ressources agricoles en moins pour l’estomac. Du coup, certains PVD ont décidé de restreindre leurs exportations

                            - Le prix du pétrole qui flambe, et la fausse bonne idée des biocarburants. 30% de la production mondiale de soja serait utilisée pour les bio carburants.

                            - Et puis t’as des pays comme le Zimbabwe qui était il y a quelques années le grenier de l’Afrique et qui a décidé de chasser les vilains propriétaires fermiers blancs. Et dans l’euphorie stupide qui leur est propre, la population a détruit les cultures, le matériel agricole et les semences. Et comme ils sont bien incapable de se débrouiller par eux-même, on est obligé aujourd’hui de les nourrir.


                          • Michel Santi Michel Santi 15 avril 2008 08:27

                            je ne pense pas que la crise alimentaires soit une bulle car cette crise existe pour des raisons nettement plus fondamentales.

                            Celà dit, une certitude abolue : la flambée des prix alimentaires est exacerbée par la baisse du dollar. 


                          • mac 15 avril 2008 11:01

                            L’augmentation des produits alimentaires était prévible et je peux retrouver des acticles d’il y a plusieurs années qui l’anticipaient. Le problème n’est pas que structurel mais les produits alimentaires font partie des actifs qui ont été les moins reévalués ces 25 dernières années, il fallait bien aussi qu’ils se rattappent un jour.


                          • pdth pdth 14 avril 2008 22:40

                            La situation actuelle ressemble à une de ces tranquilles balades effectuées en altitude le ciel est bleu , tout est calme , rassurant , les imprudents sont en shorts et en tee shirt ...... les gros nuages noirs sont justesderrières les crêtes .........dans quelques minutes le tonnerre ...le vent la neige et le froid.

                            Le système bancaire et financier mondial est sur la corde raide , une erreur et tout s’effondre par un effet domino devastateur ...un groupe bancaire moyen porte des engagements bancaires , bilans et hors bilans supérieurs à la collossale dette de l’ Etat Français ...si ce scenario se concrétise , les banques centrales ne pourront rien , les états devront nationaliser et mutualiser des pertes abyssales.

                            La crise qui a mis le japon au tapis depuis 20 ans ..... à l’ échelle 1000.

                            il convient de ne pas se méprendre sur la probabilité d’un tel évenement , elle reste faible mais par rapport aux conséquences d’une telle crise , sa probabilité est totalement terrifiante.

                            S’imaginer qu ’une crise de l’ampleur de celle que nous connaissons vas se cantonner à, la seule sphére de la finance n’est pas raisonnable ...le pire n’est pas sur ............il est juste possible . Depuis le milieu des années 90 , la croissance des Etats Unis a un carburant : l’endettement , aujourd’hui les raffineries sont a panne et pour un moment . Pour faire du crédit les banques ont besoin de fonds propres ......ces dernieres pourraient perdre 1000 Milliards de dollars dans la crise .......potentiellement c’est donc 12.000 milliards de capacité de production de Prêts bancaires qui sont anéantis (compte tenus des ratios FP/ crédits qui régissent l’exercice de l’activité bancaire).

                            Concomittament à cette destruction massive de richesses (et plus grave de capacité à créer de nouvelles richesses) , notre monde rentre dans l’ ére de la pénurie , de la pénurie de matières première , de capcité de production et aussi probablement de matières aliementaires ....

                            Même si cela peut paraitre édifiant , cette entrée dans une ére de pénurie va peut-être nous permettre d’ éviter le pire , la baisse générale des actifs..... la spirale déflationniste .....la crise de 1929.

                            Nous nous trouvons donc dans une situation au combien perilleuse et qui ne sera pas sans conséquence , soit les tensions inflationnistes cessent par un effondrement de la demande globale et nous avons toute les chances de nous retrouver dans un dramatique schema 1929, soit les pressions inflationnistes liées à des capacités de production insuffisantes et qui n’ont plus les moyens de se developper l’emporte et nous rentrons dans une période de stagflation qui durera le temps qu’il faudra aux investissements pour relancer la production.

                            Dans les deux cas .... nous arrivons dans une période de haute turbulence ..économique et géopolitique.

                             A noter ,même si cela reste une simple hypothèse,, que cette crise pourrait marquer un net rééquilibrage des richesses des pays les plus développés (qui supporterons l’essentiel des coûts directs de la crise financière actuelle) en faveur des nouveaux pays industrialisés qui disposent aujourd’hui d ’énormes liquidités.Il n’y a pas de certitudes en la matière car il est difficile de mesurer l’importance des actifs "pourris " qui pourraient être detenus pr ces pays et leurs banques , d’autre part leurs aptitudes à l’investissement adéquat ne sont pas démontrés (cf les investissements massifs réalisés recement par des fonds arabes et chinois en faveur de la citibank et de UBS .....des milliards envolés quelques jours après avoir été investis.....).

                             

                            Plus anecdotiquement (et totalement hors sujet)  :

                             

                            A tout ceux qui se réjouissent par avance d’un eventuel affaiblissement de capitaliseme libéral , d’une part une crise bancaire n’est pas inhérante à un système libéral et d’autre part le libéralisme aujourd’hui n’est plus une théorie mais mode de focntionnement naturel , désormais les technologies permettent de déplacer enquelques micros secondes des milliards , le siege sociaux d’entrperises ...en quelques heures des capacités de productions les cerveaux qui vont avec .... sauf à supprimer ces moyens techniques ce qui est peu envisageable , aucune politique étatique ne peut plus efficacement être menée au niveau nationale par des états , quant à l’hyptothèse d’une gouvernance mondiale elle parait assez éloignée en terme de calendrier, de plus si elle devait aboutir serait elle démocratique ? les européens y serait assez favorables , les Usa à conditions d’être les seuls à décider , les arabes à conditions que les régles de l’islam régissent cette gouvernance , les Chinois seraient prêt à l’accepter mai s dans le cadre d’un stricte contrôle des individus, les dirigeants des républiques bananières pour leur part n’ exigeraient certainement que les flux financiers de ce gouverment mondial transite par leurs comptes personnels, enfin les français exigeraient uniquement le ministère de l’éducation mondiale pour pouvoir faire la leçon à la terre entière smiley

                            Bien cordialement

                             


                            • judel.66 14 avril 2008 23:57

                              Vous qui croyez que la seconde guerre mondiale , mieux que le new deal , a contribué a relancer l’economie , quelle raison croyez vous pouvoir donner au maintien des troupes US en irak et en afghanistan.......que se passerait il aux USA , a present , si leurs fabriques d’armement , d’equipements etc etc licenciaient.......pas joli ce que je pense ! ! ! !

                              accessoirement  : qu’allons nous faire en afghanistan et pour qui nous battons nous......sos louisXV on disait pour le roi de prusse...... ! ! !


                              • gnarf 19 avril 2008 14:36

                                Si nous etions capable de prevoir l’arrivee d’une crise, et sa fin nous serions tous riches ou a l’abri du besoin.

                                L’immense majorite des gens est incapable de prevoir une crise ou sa fin. Personne n’a vu arriver la crise des subprimes, et personne ne verra venir sa fin.

                                En general, quand tout le monde annonce que c’est la catastrophe, c’est que la fin de la crise est deja la.


                                • pdth pdth 15 septembre 2008 23:58

                                  Attention danger , les risques inflationnistes sont en train de disparaitre.

                                  Baisse de l’’immobilier , Baisse des actions , Baisse des matières première ..... Baisse générale de la valeur des actifs.

                                  Hausse des défaillances d’’entreprise , Hausse du chômage , hausse des stocks, baisse du taux d’’utilisation des capacités de production

                                  Bienvenue donc à la déflation ... à la dépression économique, à une cris économique majeure , la pire depuis 80 ans .

                                  On se calme ! Le pire n’’est jamais sur, c’’est vrai, mais le nombre de clignotants virant au rouge augmentent dangereusement et l’’ étape N°1 (la baisse générale de la valeur des actifs) semble clairement enclenchée


                                  bien cordialement,

                                  pdth

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