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Accueil du site > Actualités > Economie > 2010 ou le calme qui précède la tempête

2010 ou le calme qui précède la tempête

Le « Grand Emprunthon », pour reprendre le titre d’un article écrit dans Le Monde par Philippe Brossard il y a quelques jours, fera donc perdre à la France sa prestigieuse notation AAA donnée par l’agence Fitch Ratings qui déclare dans son communiqué ne pas comprendre les raisons pour lesquelles un Etat « s’inflige » un tel alourdissement de sa dette dans une situation où ses déficits sont déjà fort substantiels...

La France, qui était à ce jour une des économies majeures ayant le moins souffert de la crise, se retrouve ainsi en cette fin d’année 2009 au banc des "mauvais élèves" du fait d’un déficit budgétaire qui sera de 8.5% de son P.I.B. l’an prochain et d’un ratio d’endettement global rapporté à son P.I.B. qui explosera autour des 90% l’année suivante ! En fait, la France - comme les Etats-Unis - devrait s’estimer heureuse d’avoir conservé à ce jour cette notation AAA retirée au Japon alors que son ratio n’en était à l’époque qu’à 80%...

Dans un tel contexte où l’ensemble des nations dites "développées" se livrent à une véritable course aux déficits, leurs (et nos) dirigeants, comme toujours déconnectés des réalités, relativisent, temporisent et clament haut et fort leur volontarisme à redresser une situation d’ores et déjà désespérée. En réalité, les dirigeants de nos nations modernes, à Washington comme à Paris, barbotent allègrement - et sans nulle résistance de la part du citoyen contribuable - dans la mare fétide du "deficit spending" car la culture de l’endettement à outrance fait désormais partie intégrante de notre ... identité Occidentale savamment entretenue par un establishment financier dont les revenus sont directement proportionnels à nos dettes et qui dicte ses volontés à un pouvoir politique nettement plus préoccupé de communication que de mesures d’assainissement par nature impopulaires mais qui éviteraient le cataclysme financier à venir. 

La situation est en effet d’autant plus dramatique que nous développons au fil des mois une dangereuse accoutumance aux zéros dans le sens qu’un déficit Américain d’un milliard de dollars qui nous semblait très élevé il y a quelques années fut progressivement remplacé par un chiffre exprimé en centaines de milliards jusqu’à ce que l’expression de "trillion" se doive d’être utilisée afin de mesurer l’ampleur des dégâts...

Ces chiffres affolants, qui comprennent 12 zéros et qui portent aujourd’hui l’endettement public US à plus de 140% du P.I.B., ne sont pourtant qu’un entremets sans y ajouter l’endettement des ménages Américains ( le plus élevé au monde à 99% du P.I.B. ) et l’endettement des entreprises US ( également le plus important au monde à 317% du P.I.B. ) dont la combinaison fait atteindre à l’endettement US le palier incroyable des 557% du P.I.B. ! Faisons-nous encore plaisir en tenant compte de toutes les aides sociales non provisionnées dans les comptes de l’Etat Fédéral Américain : l’endettement global des Etats-Unis d’Amérique atteint dès lors l’Everest à 840% de leur P.I.B. !

En un mot comme en mille, nos déficits publics ( et privés ) enregistrent aujourd’hui des niveaux invraisemblables, impossibles à assumer sur le moyen comme sur le long terme car les seuls intérêts annuels de la dette Américaine ne sont désormais plus compensés par l’ensemble des recettes fiscales annuelles du pays.

Dans de telles conditions, le réflexe "naturel" ou Pavlovien de nos autorités est bien-sûr de générer une nouvelle dette qui permettra de financer l’ancienne. C’est effectivement ainsi qu’Obama augmentera l’endettement de son pays de 6 trillions de dollars en quatre ans, c’est ainsi que son prédécesseur a alourdi cet endettement de 1.5 trillions lors de son second mandat. Comment s’étonner dès lors que la monnaie subisse une perte de confiance généralisée au profit de valeurs dites refuges comme l’Or ? La relique barbare vaudra en effet toujours plus et mieux que les coupures de Monopoly que deviendront bientôt nos devises Occidentales.

La Grèce est ainsi le tout premier exemple de nation dite moderne à sombrer dans les affres de l’insolvabilité en dépit de tous les critères artificiels - parce que seulement appliqués en période de prospérité - imposés par l’Union. L’Irlande et ses déficits combinés de 14.7% de son P.I.B. ou la naguère fière Grande Bretagne avec ses 12.9% sont très éloignées du palier des 3% prescrit par l’Union Européenne, sachant que le déficit moyen Européen de 6.9% est supérieur au double de ce critère...

L’opportunisme, le calcul politique et le manque de courage a conduit nos Etats Occidentaux à ne jamais calquer leurs dépenses publiques sur la croissance économique réelle. En contrepartie de cette vision court-termiste indigne d’hommes d’Etat responsables, il est absolument irréaliste de miser sur une majoration de la fiscalité des classes moyennes - déjà à son summum - sans mettre en péril irrémédiablement la très faible croissance qui semble se mettre en place et sans encourager le développement des économies parallèles, apanage des nations " en développement "... 

La problématique de l’endettement sera donc tant bien que mal gérée au jour le jour par nos Gouvernements jusqu’à ce qu’un point de non retour soit franchi. 


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85 réactions à cet article    


  • JL JL 28 décembre 2009 09:43

    Bonjour, j’ai beaucoup de difficultés à comprendre ça : l’Etat qui n’a pas le droit d’emprunter aux banques, emprunte aux « prêteurs » pour prêter aux banques !

    Le point de retour n’est-il pas déjà dépassé ? Peut-on revenir en arrière ? Comment ? Si ce n’est pas la catastrophe annoncée, ce point de retour que vous évoquez serait quoi selon vous ? Merci de m’éclairer.


    • Michel Santi Michel Santi 28 décembre 2009 15:34

      l’effondrement de nos repères mercantiles traditionnels - dont la monnaie - au profit de « reliques barbares », ce qui serait un terrible retour en arrière.


    • perlseb 28 décembre 2009 19:48

      Bien dit JL. Je vois ça comme ça (c’est peut-être pas tout à fait exact) :

      L’état (sans argent) s’enfette vis-à-vis des banques privées à 3 ou 4 % (et se coule encore plus par la même occasion) pour sauver les banques privées qui peuvent emprunter à 0,5 % à la BCE. 

      En somme, les banques ont reçu une enveloppe gigantesque de l’état sur laquelle elles perçoivent des intérêts de 2,5 ou 3,5 %. Le beurre et l’argent du beurre. A la place des banquiers, je continuerai à faire pareil qu’avant.


    • zelectron zelectron 28 décembre 2009 23:26

      « jusqu’à ce qu’un point de non retour soit franchi » ce point de retour ne sera jamais ni atteint ni franchi, il s’agit d’une fuite éperdue vers l’avant qui ne va s’arrêter que par la « volonté » de la rue et ce pour le pire d’abord et soit disant le meilleur ensuite. Les metteurs au bain de sang, les révolutionnaires de l’époque, s’affubleront de la phraséologie qui sierra à partir d’une quelconque théorie politique nauséabonde et tout recommencera comme avant sous d’autres formes avec la phrase fatidique : plus jamais ça.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 28 décembre 2009 12:53

      @ l’auteur :


      N’est-il pas évident que personne ne pense jamais rembourser cette dette et que l’on presse le citron uniquement pour donner encore aux copains quelques billets de cette monnaie pour rire ? 
      J’ai dit il y a 6 ans que la situation était irrécupérable et je pense que toute personne raisonnable devrait avoir jeté la serviette le 13 octobre 2008, quand la Fed des USA a promis aux banques centrales européenne des dollars en quantité illimitée.



      Pierre JC Allard

    • zelectron zelectron 28 décembre 2009 15:06

      Nous avons un troupeau immense de baudets au pouvoir sur la planète de l’extrême gauche à l’extrême droite sur lesquels il n’y a plus qu’à (yapuka) faire haro sur l’immense majorité d’entre eux.


    • Michel Santi Michel Santi 28 décembre 2009 15:38

      Bonjour,
      nos dirigeants sont dans une bulle - encore une me direz-vous -, seulement préoccupés de leur petit univers électoral, populiste, aujourd’hui identitaire... La plupart en sont toujours à se croire tels Jules César jetant des miettes à un peuple qui serait tout heureux de les recevoir... 
      Le constat est pourtant simple : nos démocraties modernes ne fonctionnent plus dans le sens où les dirigeants que l’on élit ne reflètent pas la volonté de ceux qui les ont porté au pouvoir.


    • JL JL 28 décembre 2009 16:07

      Le temps politique et le temps des possédants n’est pas du même ordre, cela est dans l’ordre des choses, hélas : les peuples ont la mémoire courte, et pour les possédants le temps c’est de l’argent.


    • goc goc 28 décembre 2009 17:55

      Tout cela est terriblement préoccupant et j’avoue ne pas très bien comprendre l’intérêt de l’emprunt sarkozy , ni être convaincu par des termes ronflants comme "avoir une université la plus performante du monde,

      j’avoue que moi-même je n’ai pas bien compris l’intérêt de financer les universités avec l’emprunt, je m’explique

      notre problème de fond est celui du chômage, car moins de chômage=plus d’argent, donc plus de dépense, donc aussi moins de maladies (dépression, etc..)
      Or que fait le gvt ?, il donne de l’argent aux universités, comme si ces dernières allaient permettre de résorber le chômage. Mais je rappelle que ce ne sont pas les universités qui embauchent, mais les entreprises, or pour elles que fait-on ? ; rien : ah si, on rogne les budgets des R&D au nom du profit immédiat.
      Le problème c’est que ce sont justement les développements internes qui permettent de faire évoluer l’entreprise. Financer les universités n’a qu’un but, vendre les brevets (et les chercheurs qui vont avec) aux plus offrants, c’est a dire financer la recherche au seul profit des USA.
      bref cet emprunt non seulement n’aidera pas les entreprises française, mais surtout continuera a entretenir le débauchage de nos chercheurs.


    • Yohan Yohan 28 décembre 2009 10:39

      Plus on s’approche du mur, plus le chauffeur accélère......


      • PhilVite PhilVite 28 décembre 2009 11:52

        En y réfléchissant bien, c’est peut-être effectivement la meilleure solution ! smiley


      • Salsabil 28 décembre 2009 21:58

        Bang ! 


      • Philippe D Philippe D 28 décembre 2009 10:41

        Cool !

        On n’a pas fini de « préoccupationner » et 2010 devrait être elle aussi une grande année à prospectivations calamiteuses et autres digressions élucubrantesques.
        Les mêmes ingrédients dans la soupe.
        Un concentré d’idées noires.
        De quoi s’éclater Avoxement 365 jours durant.

        Petite annonce :
        Je cherche un site, un forum, distillant une pointe d’optimisme, (même seulement une chtiotte pincée) parce que marre du catastrophisme généralisé et improductif.
        Faire offre.


        • Philippe D Philippe D 28 décembre 2009 11:01

          Merci Chantecler.

           (Quoi que vous ayez tendance à confondre optimisme et histoires drôles.)

          J’ai encore tout un stock de mouchoirs que j’avais achetés pour 2009.
          Jamais servis. Date limite d’utilisation 2030.
          Je pourrais vous les faire parvenir si cela vous agrée, vous semblez prêt à en faire une grande consommation.


        • Philippe D Philippe D 28 décembre 2009 11:42

          Grand Merci Léon,

          J’y avais déjà pensé, heureusement.  smiley
          J’aime les idées noires quand c’est Sandro qui les peint. Il y a toujours des solutions humanistes et matière à relativiser.


        • ZEN ZEN 28 décembre 2009 12:11

          Sinon, il y a ça...


        • Jojo 28 décembre 2009 19:46

          Philippe D,

          J’ai découvert par hasard qu’il y avait des fils sur ce site dédié à l’origine des expressions. Et quels fils, jamais rien lu de pareil sur AV.

          Imaginez, un lieu d’échanges où ça volerait parfois très haut, sans que personne ne se prenne jamais au sérieux ! 

          Bref, régalez-vous ! C’est du rarissime...

          http://www.expressio.fr/expressions/s-ennuyer-comme-un-rat-mort.php


        • Philippe D Philippe D 28 décembre 2009 20:04

          Jojo,

          « Imaginez, un lieu d’échanges où ça volerait parfois très haut, sans que personne ne se prenne jamais au sérieux ! »

          Très formaté par mon passage Agogoravoxien, je vous avoue avoir le plus grand mal à imaginer.

          Ce pourrait-il ?
          Un havre de paix, de culture et d’humour ?
          J’y cours.


        • sisyphe sisyphe 29 décembre 2009 06:03

          Par Philippe D (xxx.xxx.xxx.8) 28 décembre 10:41

          Cool !

          On n’a pas fini de « préoccupationner » et 2010 devrait être elle aussi une grande année à prospectivations calamiteuses et autres digressions élucubrantesques.
          Les mêmes ingrédients dans la soupe.
          Un concentré d’idées noires.
          De quoi s’éclater Avoxement 365 jours durant.

          Petite annonce :
          Je cherche un site, un forum, distillant une pointe d’optimisme, (même seulement une chtiotte pincée) parce que marre du catastrophisme généralisé et improductif.
          Faire offre.

          Les oeuvres complètes de Bigard ?

          Le clip de l’UMP ?

          La compil de Barbelivien ?

          Une carte du Parti Raelien ?

          Une inscription à l’Eglise de Scientologie ?

          ... ou, le must, un poste de Directeur de Banque...


        • herve33 28 décembre 2009 10:54

          Les agences de notation ou comment Wall Street et la City gouvernent le monde à coup de manipulation , elles sont directement à la botte des plus grandes banques anglo-saxonnes et le gouvernement US . Ce sont les derniers rideaux de fumée pour faire croire que les US ne sont pas à la limite du défaut de paiement .

          Le coup de la faillite de la Grèce qui ne représente que 1,5 % du PIB européen serait capable de mettre la zone Euro en difficulté ???? . Alors qu’au USA , la Californie est en quasi faillite représente 12 % du PIB . Sachant que la plupart des Etats américains sont dans une situation à peine moins catastrophique , le péril se trouve bien de l’autre coté de l’Atlantique . Le but est de faire croire qu’une lourde menace pèse sur la zone Euro . Etonnant aucune dégradation de la note des US pour leur déficit abyssal .

          Ce qui est maintenant évident , c’est que quelquechose va exploser dans les 3 ans qui viennent . peut-etre en 2010, 2011 ou 2012 . Qui seront les dindons de la farce , à priori , pas les pauvres qui n’ont quasiment plus rien à perdre , mais la classe moyenne qui risque de voir la totalité de leur épargne s’envoler , probablement à cause d’une hyper inflation . Que feront les plus riches qui s’apercevront que leur titre et argent papier ne valent plus rien ? 

          A un moment donné , il faudra bien remettre le système complètement à plat , des solutions radicales devront etre envisagées mais nul doute que le salut ne viendra pas de ceux qui nous gouvernent actuellement , le système capitaliste est entrain de s’autodétruire , et pour ne pas sombrer avec lui dans la guerre , la solidarité entre individus et entre peuples devra etre maximale .


          • 1984 28 décembre 2009 11:33

            On peut le répéter deux fois pour ceux qui liraient trop vite :

            "le système capitaliste est entrain de s’autodétruire , et pour ne pas sombrer avec lui dans la guerre , la solidarité entre individus et entre peuples devra etre maximale ."


          • lechoux 28 décembre 2009 14:16

            Ou il faut lire : « la solidarité entre individus et entre peuples devra etre Marximale ».

            On reconnait un arbre à ses fruits.


          • Philou017 Philou017 28 décembre 2009 11:06

            On peut légitimement se demander pourquoi les gouvernements sont si peu préoccupés de l’aggravation des déficits, alors que certains poussaient des cris d’orfraie pour revenir en-dessous des 3% il y a encore peu de temps.

            Ces 3% apparaissent pour ce qu’ils étaient réellement, un prétexte pour limiter les dépenses publiques et les revendications sociales, et pour pousser à la privatisation des services publics (l’état récolte l’argent de la vente et n’a plus à assumer les éventuels déficits).
            Bref un prétexte pour bien prendre les gens pour des cons.

            Alors pourquoi les gouvernements sont-ils si peu préoccupés de l’aggravation de la dette, au point que le gouvt Sarkosy lance un emprunt, par exemple ?

            Là, je pense qu’il faut mettre le [mode conspirationniste ON]

            Les « élites » politiques et économiques ont sans doute décidé que quand la situation ne sera plus tenable, on reformera le système monétaire, en prétextant probablement de la gabegie pour instituer une monnaie unique mondiale, prémisse d’un gouvt mondial cher à nos élites.

            C’est la seule explication possible à cette totale indifférence des décideurs au creusement abyssal de la dette.
            Pendant ce temps, les financiers, les banques et les fonds d’investissement se gavent et continuent de racheter l’économie mondiale avec l’argent de la spéculation.

            Alors peu importe les creusement des déficits, si dans quelques temps on doit repartir de zéro, au niveau des monnaies en tous cas.

            Laissons ce triste monde de la manipulation s’écrouler et préparons-nous à devenir autonomes et à vivre en dehors d’un système économique qui nous rend esclave des folies des forcenés du profit.

            Je sens qu’il y en a certains qui vont encore nous ressortir l’antienne de l’incompétence. Comprendront-ils que les enjeux économiques sont le domaine le plus contrôlé, manipulé et supervisé de notre monde ? les bénéficiaires de la Machine à Fric n’ont aucune envie de laiser le système s’écrouler sans en tirer les bénéfices.
            L’incompétence des citoyens, c’est de croire que les affamés du pouvoir sont aussi préoccupés par le bien public. C’est prendre ses désirs pour des réalités.


            • Philou017 Philou017 28 décembre 2009 16:41

              Je pense qu’il existe bien d’autre possibilités. Ceux qui dirigent le monde dans la coulisse ne sont pas infaillibles, loin de là.
              La première des possibilité est que les peuples se réapproprient le pouvoir, confisqué par des institutions sclérosées et soumises aux pouvoirs financiers. L’étalage de l’incurie et du cynisme des élites finira bien par avoir de l’effet.
              D’autres possibilités sont plus évolutives, comme l’inflexion des politiques sous la poussée des opinions publiques.
              Avec 6 milliards d’habitants, il est devenu difficile d’instituer un gouvernement mondial.
              L’Amérique du Sud montre qu’elle peut prendre une certaine autonomie par rapport au modèle libéralo-financier. La sphère asiatique pourrait suivre, sous l’impulsion de la Chine par exemple.

              Les pires scénarios me paraissent très peu probables.


            • plancherDesVaches 3 janvier 2010 12:58

              NON, Frère automobile, vous globalisez.

              Les dirigeants ne VEULENT plus laisser le pouvoir aux citoyens car ils n’ont plus eux-mêmes le pouvoir. Ils sont devenus des super-VRP de la haute finance, c’est tout.

              Pour ceux qui veulent pousser un peu plus loin dans la réflexion argent-Humains, voir ceci :
              http://www.pauljorion.com/blog/?p=6388
              "Dubaï et la City : considérations inopportunes sur la richesse et le mérite, par Emmanuel Quilgars


            • Alcide 28 décembre 2009 11:10

              Quelques citations qui placent le problème fondamental dans son contexte :
               « Le système bancaire moderne crée de la monnaie à partir de rien. Le procédé est probablement le tour de passe-passe le plus incroyable qui ait jamais été inventé..
              Si vous voulez devenir les esclaves des banquiers, et payer de surcroit le coût de votre esclavage, laissez les banques créer de la monnaie ».
              Lord Josiah Stemp Directeur de la Banque d’Angleterre, 1937
              « Donnez moi le contrôle sur la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois »
              Mayer Amshel Rothschild (1743-1812) 

               « Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays est le maître absolu de toute l’industrie et tout le commerce... et quand vous réalisez que le système entier est très facilement contrôlé, d’une manière ou d’une autre, par une très petite élite de puissants, vous n’aurez pas besoin qu’on vous explique comment les périodes d’inflation et de déflation apparaissent. »
               James A. Garfield Président des Etats Unis (mort assassiné)

              Pour tous ceux qui s’intéressent à la création monétaire, plusieurs vidéos pédagogiques sur le sujet :
              http://www.vimeo.com/1711304

              Il est indispensable d’étudier auparavant le problème de création monétaire, du rôle fondamental des banques centrales qui sont des banques privées auxquelles la plupart des gouvernements ont délégué leur pouvoir régalien de battre monnaie, monnaies qui sont maintenant déconnectées de tous référentiels tangibles comme l’or depuis l’oukase de Nixon en 1971 supprimant la convertibilité du dollar en or.
              Le général De Gaulle l’avait bien compris et parlé du « privilège exorbitant du dollar ».
              Notre dette vient du fait que par exemple en France depuis le décret de Pompidou Giscard le gouvernement est obligé d’emprunter à des banques privées, obligations étendues à tous les signataires de l’accord de Maastricht.
              Actuellement il est piquant de constater que nous empruntons à trois ou 4 % alors que les banques se refinancent auprès de la BCE à 0,5 % car les gouvernements s’interdisent d’emprunter directement auprès de la BCE !!!
              Tout ceci n’est pas stupide mais plutôt une gigantesque escroquerie que nous devons propager et dénoncer .




              • jako jako 28 décembre 2009 11:28

                Bien vu Alcide, ajoutez de Talleyrand « Si jamais le peuple se rend compte de la petitesse de ceux qui les dirigent il se révolterait bien vite » Comme quoi ce n’est pas nouveau


              • Alcide 28 décembre 2009 16:13

                Je voudrai rajouter ce que pensait le createur de la FED :
                 J’ai ruiné mon pays en créant la FED ; 
                “Je suis l’homme le plus malheureux du monde. J’ai involontairement ruiné mon pays”.
                Une grande nation Industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré. La croissance d’une nation, en conséquence, et de toutes nos activités sont entre les mains d’un petit nombre de personnes.
                Nous en sommes arrivés à être l’un des pays les moins bien gouvernés et les plus complètement contrôlés et dominés par le gouvernement de notre monde civilisé, nous n’avons plus un gouvernement d’opinion libre, plus un gouvernement de conviction et de vote à la majorité mais un gouvernement conduit par l’opinion et la coercition d’un petit nombre.
                Woodrow Wilson, Président des Etats Unis
                Se référant au Federal Reserve Act du 23 Décembre 1913 créant la Réserve Fédérale 

                 Un lien qui traite de l’historique de cette creation :
                http://www.lewrockwell.com/rothbard/rothbard207.html

                un lien plus actuel sur ces funestes creations, à nous d’en imaginer l’impact sur la France et ses finances :
                http://jessescrossroadscafe.blogspot.com/


              • Amada 23 janvier 2010 15:58

                Bonjour Alcide,


                Merci pour ce rappel. Une petite remarque : les Etats « ne s’interdisent pas d’emprunter à la BCE » : l’article 104 de Mastricht le leur interdit ! Si j’avais compris cet article 104 (123 je crois dans celui de Lisbone)...
                Cordialement
                Amada

              • BA 28 décembre 2009 11:27

                A propos de la dette publique (sans même parler de la dette des ménages, sans même parler de la dette des entreprises) :

                D’après le Fonds Monétaire International, en 2014, quelle sera la dette publique par rapport au PIB ?

                La dette publique de l’Allemagne sera de 91,4 % du PIB.

                La dette publique de la France sera de 95,5 % du PIB.

                La dette publique du Royaume-Uni sera de 99,7 % du PIB.

                La dette publique de la Belgique sera de 111,1 % du PIB.

                La dette publique des Etats-Unis sera de 112 % du PIB.

                La dette publique de l’Italie sera de 132,2 % du PIB.

                La dette publique de la Grèce sera de 133,7 % du PIB.

                La dette publique de l’Islande sera de 134,1 % du PIB.

                La dette publique du Japon sera de 239,2 % du PIB.

                C’est à la page 30 :

                http://www.imf.org/external/pubs/ft/spn/2009/spn0921.pdf


                • herbe herbe 28 décembre 2009 11:34

                  Vous vous rappelez cet autre article remarquable ( amha) ? :

                  http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/notre-modele-financier-est-par-7675

                  Et bien la conclusion est positive...

                  On peut dire aussi après la tempête, le beau temps ...( qui précèdera peut-être une nouvelle tempête pour le pessimiste mais je préfère cette présentation du cycle selon la formule consacrée : « après la pluie le beau temps.. »).

                  Et ma sensation est comme il est dit très justement dans cet article, je souligne :

                  "......il est absolument irréaliste de miser sur une majoration de la fiscalité des classes moyennes - déjà à son summum - sans mettre en péril irrémédiablement la très faible croissance qui semble se mettre en place et sans encourager le développement des économies parallèles, apanage des nations « en développement »..."

                  Une certaine logique a voulu que l’on tonde les pauvres et les classe moyenne au pretexte que même si on leur prend peu, ils sont tellement nombreux, mais même ce peu devient insupportable voir même indécent..., il faudra se résoudre à prendre ( ne serait que le du fiscal) beaucoup à peu ( ça s’envisage d’ailleurs vu les rocambolesque affaires concernant l’évasion fiscale, il y aurait plusieurs dizaines de milliard en jeu en manque gagner pour l’état...)

                  Vous aurez remarqué que cette année même faire des dons est devenu beaucoup plus difficile ( effet cumulatif, concurrence des associations etc) là aussi il semblerait qu’on ait atteint un summum ...


                  • herbe herbe 28 décembre 2009 12:00

                    Ah oui chantecler !

                    D’ailleurs l’auteur aussi à l’époque de l’article ( 2006 déjà et si lucide !) le recommandait :

                    " Rendez service à nos contemporains, distribuez cet article, car il n’y a rien de plus absurde que de participer à un jeu duquel on ne connaît pas les règles ! "

                    il y a des répétitions qui conviennent je trouve ...

                    Cordialement


                  • heliogabale boug14 28 décembre 2009 13:41

                    Il faut remettre cette article de 2006 en une : il est vraiment d’actualité !
                    Toute analyse qui peut faire comprendre cette crise (en train de devenir une dépression) qui est avant tout monétaire est à mettre en avant...
                    Le système monétaire en place depuis 1973 (suite à la fin de la convertibilité or-dollar) a favorisé l’explosion des dettes à tel point que d’ici quelques années, on peut parier que le système en entier sera insolvable !
                     


                  • lechoux 28 décembre 2009 14:31

                    Cet article vous convient parce qu’il est simpliste. C’est comme l’argent dette de Jorion, un article pour les gogos. Vous adhérez au fait que les lois sont impuissantes ? Alors qui détermine le taux de couverture et le ration de création d’emprunt par les banques ?
                    Et si nous n’utilisons plus l’or comme référence, c’est parce qu’il n’y en a pas assez sur la planète pour correspondre à la totalité dse richesses en monnaies.


                  • lechoux 29 décembre 2009 14:16

                    Parce qu’il n’y en a pas assez.


                  • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 28 décembre 2009 11:46

                    En cas de franchissement du « point de non retour » il restera toujours aux états la possibilité d’employer des mesures radicales. Nationalisation des banques de dépôt et expropriations de leurs homoloques d’investissement.
                    Mais comme vous le dites justement, cela nécessiterait un courage politique que nos dirigeants actuels n’ont pas.


                    • heliogabale boug14 28 décembre 2009 13:44

                      ça pourrait arriver suite à de dramatiques changements politiques (renversement de gouvernements, arrivée au pouvoir de coalition très à gauche etc.) ou bien si l’on arrivait à ce fait très simple : les pays du G20 tous insolvables ! Ils retourneront leurs vestes, pourraient jeter à la pâture les banquiers etc.


                    • Internaute Internaute 28 décembre 2009 14:29

                      @PC

                      En quoi le changement de propriétaire changerait les conditions économiques qui régissent le système ? On remplacera simplement les abus de quelques directeurs de banque par les abus de quelques hauts fonctionnaires, rien de plus.

                      Il vaudrait peut-être mieux chercher à remettre en route les usines dans nos pays et limiter le commerce mondial au strict nécessaire. Une refonte de l’OMC s’impose ainsi que le respect du droit des peuples à disposer d’eux-même.

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