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Accueil du site > Actualités > Economie > 450 000 : le chiffre qui fait trembler l’industrie du cinéma la (...)

450 000 : le chiffre qui fait trembler l’industrie du cinéma la réveillera-t-elle ?

Voici un chiffre qui fait trembler toute l’industrie du cinéma : 450 000, c’est le nombre de téléchargements illégaux de films constatés par jour sur les réseaux P2P par l’ALPA (Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle).

Deux options s’offrent alors à nous :

- Soit nous envisageons ce chiffre comme une terrible menace pour toute une industrie vieillissante qui emploie des milliers de personnes, qui cherche à divertir des millions de spectateurs et qui tente de conserver et de protéger quoi qu’il advienne un modèle basé sur la chronologie des médias (les films sont vus en salles de cinéma, puis loués et achetés en DVD/VOD et enfin visionnés à la télévision payante puis hertzienne) et sur la vente de contenus uniformisés (Bienvenue chez les Ch’tis sera le même film pour tout le monde, seule la perception et les goûts des spectateurs le différencieront). Cette crainte résulterait très certainement sur une loi autorisant la surveillance des internautes/consommateurs à qui l’on vend des billets de cinéma et autres DVD hors de prix. L’industrie du cinéma ressemblerait alors au Big Brother tiré du roman 1984 de George Orwell : “Marche dans les clous et fais attention, on te surveille“.

A l’heure des réseaux sociaux de type Facebook, Orkut, Myspace, Second Life… de la messagerie instantanée Live Messenger, Yahoo, Messenger, Gtalk…, du micro-blogging (Twitter…), de l’information de masse non censurée car délivrée instantanément sur internet et plus particulièrement à travers la blogosphère, cette surveillance risquerait de porter un autre coup des plus néfastes à l’image du cinéma et à son industrie. Cette dernière viendrait très certainement une fois de plus nous alarmer avec de nouvelles études et de nouveaux chiffres encore plus terrifiants. “Nous n’avons retenu que la fourchette basse dans cette surveillance, en retenant seulement les réseaux P2P les plus populaires“. Nous tremblons. Mais puisque cette industrie semble vouloir foncer dans le mur, pourquoi ne pas y aller encore plus vite histoire de ne vraiment pas s’en relever ? Apparemment, cette option est à l’étude : “Nous sommes face à un phénomène majeur qui peut mettre en péril l’industrie du cinéma et de l’audiovisuel. On ne s’attendait pas à de tels chiffres“, avance Frédéric Delacroix, le directeur général de l’ALPA. “La piraterie des films nécessite des mesures appropriées urgentes. Le projet présenté par la ministre de la Culture peut être une solution“. La solution mentionnée est celle que Christine Albanel a présentée mi-juin, instituant une riposte graduée envers les pirates sur internet.

- Soit nous prenons ce chiffre comme un véritable électrochoc, un chiffre représentatif d’une industrie qui se rend compte progressivement mais tardivement qu’elle s’est totalement déconnectée de ses consommateurs et qu’elle ne repose plus que sur sa puissance de lobbying visant à convaincre les élus de légiférer dans son sens le tout bien entendu en catastrophe et en totale inadéquation avec les attentes des consommateurs. Elle se rendrait ainsi compte que les internautes de la génération Y, instruits, technophiles et n’ayant connu aucune sorte de dictature ou de communisme, privilégient désormais l’instantanéité (”Tout, tout de suite”). Le fait d’attendre six mois pour louer un DVD même collector, rempli à ras bord de bonus et autres interviews du réalisateur est totalement hors de propos puisque l’on peut aujourd’hui télécharger un film américain alors qu’il n’est pas encore sorti en France (qui a dit Batman ?). Elle se rendrait compte que la surveillance parce que trop intrusive est vue d’un très mauvais œil (voir l’historique en anglais du programme Beacon de Facebook) et que les “pirates” chercheront une fois de plus à contourner ces nouveaux freins à la consommation gratuite non pas afin de satisfaire leur esprit “requin du profit”, mais simplement dans une perspective de défi qu’il leur sera nécessaire de dépasser. (Le MIT “utilisait” les pirates ou “hackers” en anglais afin de développer des jeux vidéos. Un “hacker” était une personne qui recherchait les limites d’un programme, il peut être perçu alors comme un accélérateur de business models, décortiquant, analysant les moindres failles du système). Ce que ne semble pas comprendre l’industrie du cinéma, c’est qu’un petit groupe ne peut lutter contre la masse sans malheureusement adopter une position (révélée ou non) dictatoriale, elle ne se rend pas compte que son public a définitivement évolué, qu’il évoluera encore, de plus en plus rapidement et très certainement pas dans le sens qu’elle souhaite…

Au lieu de se lamenter et de protéger un modèle dépassé, il serait grand temps de proposer un modèle totalement différent, basé non pas sur la chronologie des médias ou encore sur la suprématie des salles de cinéma (qui seront de plus concurrencées par les Home Cinéma toujours plus performants), mais tourné vers les consommateurs, en adéquation avec leurs attentes et facilitant un accès ultra personnalisé au savoir, aux divertissements et ceci au niveau mondial. Les consommateurs souhaitent de la gratuité, offrons-leur de la gratuité et tournons-nous vers une industrie globale de services des médias : une industrie qui permette à chacun de composer ses programmes et ainsi regarder où il veut quand il veut des films et autres contenus audiovisuels sur n’importe quels supports (mobile, iPhone, DVD, ordinateur…) et de les stocker sur des serveurs personnels mis à disposition gratuitement. Les coups liés au stockage de données ne feront que diminuer grâce au Cloud Computing ou comme le stipulent les lois de Moore et de Kryder (la densité de mémoire sur les disques durs double tous les ans). Offrons-leur de l’instantanéité, de la simplicité (“Simple is beautiful”), voyons l’industrie cinématographique non plus isolée, mais faisant partie d’un tout (téléphonie mobile, médias, télécommunications, TVIP, micro blogging, blogs, Youtube…) qu’elle devra nécessairement intégrer. Ceci lui permettrait de créer des économies d’échelle notamment au niveau de la promotion de tel ou tel film ou encore au niveau des recherches marketing afin de mieux connaître son public.

Afin de financer cette gratuité apparente, un modèle publicitaire global autre que celui proposé par Google serait à envisager. “70 % des recettes publicitaires “on-line” européennes sont réalisées par des acteurs américains, le transfert de richesse induit de l’Europe vers les États-Unis représenterait déjà environ 7 milliards de dollars pour l’année 2007” (”Le Village numérique mondial” - Didier Lombard - PDG de France-Télécom Orange). Inspirons-nous des jeux vidéo et autres mondes virtuels où les internautes co-créent (Mods) et achètent des biens virtuels qu’ils revendent (exemple de Second Life). Ils peuvent ensuite transformer leur plus-value éventuelle en euros ou dollars cette fois-ci bien réels. Inspirons-nous encore une fois des jeux vidéo où il est possible de procéder à des micro-paiements, envisageons “l’achat indolore” ou “quasi-gratuité” (permettant entre autres l’achat impulsif) comme une solution et misons sur la longue traîne (ou Long Tail de Chris Anderson) afin de générer des micro-revenus, mais de masse et internationaux. Prenons en compte le fait que les internautes sont désormais devenus des consommateurs “malins”, car l’asymétrie d’information a en partie disparue grâce à internet (kelkoo, forums, blogs…). Ils sont aujourd’hui actifs, productifs et non plus passifs et il est désormais impératif de les intégrer aux business models de l’industrie cinématographique. Il est nécessaire de réfléchir à un modèle qui permette de générer des revenus plutôt que rien comme l’indique la récente étude de MCPS-PRS Alliance / Big Champagne. Créons une économie virtuelle des médias et intégrons l’internaute à cette économie de manière active. Ne le considérons plus comme un enfant à qui l’on dit d’arrêter de regarder son émission favorite. Cet enfant a grandi, il est désormais adolescent, l’âge de la rébellion… mais un âge où l’on souhaite gagner de l’argent pour commencer à consommer…

Il serait grand temps que l’industrie cinématographique redécouvre son public et ne le perçoive plus comme un dangereux criminel. L’ignorance mène à la peur, la peur au conflit et le conflit engendre très souvent l’affaiblissement voire la disparition d’une des deux parties concernées… il est très aisé de deviner qui risque le plus dans ce conflit…

Affaire à suivre…

PS : Je pense que les modèles d’affaire sont encore à découvrir et à mettre en place, mais inspirons-nous du livre La Sagesse des foules de James Surowiecki qui postule que les décisions d’un groupe seront toujours plus efficaces que celles d’un individu unique, alors au travail.


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48 réactions à cet article    


  • Bof 8 septembre 2008 10:53

    Il faut pleurer ? ....mais, quand nous avons perdu nos petits cultivateurs et petits épiciers et bientôt nos administratifs inutiles sinon nuisibles...qui s’en est plaint ?
     ....et pendant ce temps, le Monde se meurt ! .....


    • ndnm 8 septembre 2008 11:24

      Article interessant à plus d’un titre mais ...


      - 450 000 est un chiffre, soit. En réalité il suffit d’y penser plus d’une seconde pour réaliser qu’il s’agit d’une estimation dont on aimerait bien savoir qui l’a produite et de quelle manière.


      - L’argument principal des Majors pour se lamenter sur cette estimation est qu’ils le concoivent comme un manque à gagner. Encore une fois, il n’y a pas besoin de réfléchir bien longtemps pour se rendre compte que cette affirmation navigue entre la naiveté et le mensonge. Si, d’un coup, le téléchargement illégal était impossible, ces téléchargements ne se transformeraient pas tous (loin de là) en achat...

      dernière petite précison, le mot hacker n’est pas du tout l’équivalent de pirate. La traduction/notion correcte est "bidouilleur". Celui qui met un pot "ninja" sur sa mobilette est un hacker de mobilette. 


      • Yvance77 8 septembre 2008 11:28

        Bonjour,

        Bien des choses qui transpirent sur votre post sont exactes. Le divorce, entre ce modèle viellissant protecteur des Univers Sales et consorts, et le consommateur, est lancé.
        A ce jour, on ne sait pas qui gardera les clefs de la maison, mais cela ne se fera pas sans heurts.

        Modèle viellissant, car cette industrie ne s’est pas aperçue, que les goûts et les couleurs sont variés, et surtout qu’aujourd’hui un pc est un bien précieux au même titre qu’une voiture ou une moto voir la télévision. L’investissement affectif est lourd, et vouloir toucher cela est d’une absurdité inouie.

        Il y a pléthore de petits réseaux, ou les échanges se font sur des offres qui n’existent pas. Alors on la crée nous même.

        Exemple je viens de mettre en ligne une série de domumentaire sur l’histoire de la musique rock fait par la BBC ... ou cette raclure de Pascal Negre me propose cela ? Ou sont les vraies émissions musicales ?

        J’ai pris en contre-partie un film espagnol que je ne connaissais pas, jamais vu en pub (ou diffusé ) sur la chaine tv de pipole 1er. La série lost en vo sous-titrée ou cela peut se voir.... etc Nous n’avons pas tous envie de finir avec les conneries servies par Endemol (quoique si c’est pour finir avec Loana dans une piscine)

        Les majors sont à l’image des inamovibles caciques Drucker et Pernault, sclérosés comme c’est pas possible. Et dire que c’est eux qui supportent un nouvelle politque libérale, venant en rupture avec les anciennes. Mais dès que cela les touche, il y a comme qui dirait, plus personne.

        Comment faire pour aller au cinéma en famille le week à un tarif abordable ? Et avec les Miko svp ? Ils ne savent pas répondre à cela non plus.

        Ils ne comprennent pas non plus que ce n’est pas nécessairement la gratuité qui nous guide, mais la liberté de choix. On se fout de payer l’abonnement 100 euros, si en échange on a la licence globale. Et ce modèle est absolument viable, et tous nous y trouveront notre compte.

        Dernière initiative de Michael Moore, mettre en ligne gratos sont film. Mais je suis décider à verser mon obole pour cela. Voila un qui à tous compris. Voir ce lien www.scooppeople.fr/article-1457.html

        Et comble du comble70 % des gens qui téléchargent et bien cela ne les empêche pas de se rendre dans les salles obsucres. Les seuls souffrant sont les loueurs ou vendeur de DVD là c’est vrai aussi. Ils fonc partis de ces métiers qui devront se réorganiser différement.

        Zou j’y retourne j’ai un doc à me télécharger c’est sur lobo, le loup.

        A peluche

        A peluche


        • Charles Bwele Charles Bwele 8 septembre 2008 12:52

          @ Yvance,

          J’ai vu cette série de la BBC sur l’histoire du rock ! smiley Remarquable ! En général, en matières de docs, la BBC est un maître. Et son iPlayer - ou le Youtube de Sa Majesté smiley - rengorge de trésors.

          Aurez-vous les liens menant vers ces docs ?

          Amicalement smiley


        • Yvance77 8 septembre 2008 13:19

          Bonjour Charles,

          Je les ai par l’entre-mise de mon abonnement newsgroups aussi ce lien est payant et je ne pense pas que cela vous donne satisfaction.

          Cela prouve par ainsi, que nous sommes ready à payer un peu plus mais pas dans la voie désirée par les gourous des lobbies !

          Après deux façons de faire :

          1) je vous lance une invitation sur un site de partage, ou le but est le "partage"

          2) ou je vous grave cela et vous l’expédie ou vous voulez.

          Dans les deux cas contactez-moi par mail via le site si cela vous convient.

          Cordialement

          A peluche

          PS : bien sur j’ai la série complète des 7 documentaires.

          Et pour les autre voila ce que nous nous échangeons .... ou trouvez cela chez Bouygues, Bollore, Pinault, Arnaud ...et Nico. ?

          Le lien www.la1.be/la_une/dossiers/formulaires/debat/index.htm


        • Yvance77 8 septembre 2008 13:23

          Autre cas on peut faire cela par connection ftp. Voila la panoplie est complète smiley


        • garibaldi15 8 septembre 2008 11:34

          J’adore ce genre de teu-teu qui pense que regarder ’’La cité interdite’ sur une écran 12’’ avec un son de merde, c’est comme le regarder sur l’écran du Grand Riz avec un son aux petits oignons et qui pense qu’un home-cinéma c’est mieux que la Géode !

          En ce qui concerne l’ex-URSS, elle ne versait pas de droits d’auteur ni de royalties aux interprètes (demandez à Aznavour !).
           
          Le cinéma est une industrie ’’vieillissante’’ ? Ce serait sympa de nous dire sur quel critères vous vous fondez pour balancer un truc pareil ?!

          Le piratage c’est rien d’autre que du vol. Pourquoi ne pas le reconnaître ? Par jeunisme ? Que les gamins téléchargent à tout va est compréhensible, pouvoir voler les cerises du voisin en étant garantis de l’impunité c’est grisant.

          ’’Ce que ne semble pas comprendre l’industrie du cinéma, c’est qu’un petit groupe ne peut lutter contre la masse sans malheureusement adopter une position (révélée ou non) dictatoriale, ’’ A forcément, si c’est la masse qui a raison face au petit groupe, on se demande bien pourquoi les Juifs sont allés râler après la guerre ! (vous pouvez remplacer Juifs par Tziganes, Résistants, Homosexuels, ...).

          Et ne venez pas prétendre que ce que je dis là est scandaleux, car c’est bien ce que vous avez dit : la masse peut spolier un petit groupe parce qu’elle a le poids de la masse pour elle ! Que le petit groupe ne peut empêcher cette spoliation qu’en étant dictatorial, car bien entendu, la masse ne saurait avoir de conscience et ne saurait comprendre qu’elle peut avoir tort. La dictature de la majorité ?

          Je vous invite à vous relire et à nous expliquer en quoi le pseudo modèle que vous proposez éviterait le piratage ?! Et, de vous à moi, s’il y a 1 seul intervenant sur ce forum qui peut m’expliquer en quoi consiste exactement le modèle que vous proposez, qu’il n’hésite pas à faire un post. Je suis preneur !!!!!!!

          Curieux que vous acceptiez de payer votre ordi, votre liaison internet, vos clés usb, vos DD externes, mais pas les films ? Une info : si vous vous présentez à 500 personnes chez Surcouf, et masqué en plus, pour aurez tout gratuit ! La masse mon cher, la masse !


          • garibaldi15 8 septembre 2008 11:49

            Pour l’écran, je veux bien aller jusqu’à 22 pouces !

            Yvance, soyez sympa, n’oubliez pas que le cinéma, ce n’est pas que les majors, mais aussi les comédiens, les techniciens, les figurants, ...

            Moi, je peux vous proposer un modèle valable : dans le prix du ticket de ciné, un code vous permettant de télécharger en toute légalité pour installer sur 1 PC. Chiche ?

            Le ticket est trop cher ? Les exploitants de salle se goinfre ? Montez une salle, il paraît que ça rapporte un max !

            C’est la faute aux majors ? Vous voulez qu’on examine combien de film sont co-produits par des indépendants ! Vous confondez producteurs et distributeurs.

            Michael Moore a mis sont dernier film en ligne. C’est bien. M’est avis qu’il peut le faire grâce au blé qu’il a gagné avec les précédents. Au fait .... qui distribuait ?


          • Yvance77 8 septembre 2008 12:04

            Garibaldi ta gueule. Tu me déconcentres dans mes recherches de film et reportages HD, car cela claque mieux sur mes box 5.1, avec un super pc une nividia 8600 et du bon linux dedans.

            Jaloux va, et c’est la dernière fois qu’on te repdrend hien. N’oublies pas ta pause 13h00 devant le jité de Jean Pierre surout, vu que c’est le rdv des guignols de ton espèce ...

            A peluche et sans rancune


          • moovie moovie 8 septembre 2008 12:10

            Bonjour,

            Merci pour votre commentaire. Ce que je cherche à avancer, c’est le fait que les biens dématérialisés en termes de stockage et d’envoi sur Internet ne coûteront à très court terme, plus rien (loi de moore,kryder, kurzweil). De plus, avec Internet, les intermédiaires (dont les salles de cinéma) disparaissent (principe de désintermédiation), le modèle évolue et est tranféré à d’autres industries (cf. Apple qui s’est invité avec succès dans l’industrie musicale et qui impose désormais ses tarifs).

            En permettant à la "masse" d’accéder à des produits culturels sur Internet par le biais par exemple de micro-prix, l’industrie du cinéma (qui est pour moi vieillissante car elle repose sur un modèle né dans les années 1970 : par exemple "Le Parrain" a été le premier film a connaître une sortie massive telle que nous les connaissons actuellement) permettrait de casser le désir de consommation gratuite car l’achat en serait devenu indolore (voir pour cela la vente d’items dans les mondes virtuels tels que Second Life ou le prochain jeu développé par EA : Battlefield) et simplifié en termes de décision (il est plus aisé de regarder le dernier épisode de "Lost" via TF1 Vision que de le télécharger plus ou moins lentement sur les réseaux P2P puis de trouver les sous-titres correspondants sans être totalement certain de sa qualité). La "masse" permettraient ainsi, du moins je l’espère, de gongler les revenus.

            Lorsque j’évoque une certaine dictacture, c’est en souhaitant montrer du doigt que les industries cinématographiques et musicales ont réussi à contrôler dans les années 1980, 1990 les canaux de distribution (salles de cinéma, lecteurs de CD, CD, K7, DVD...). Aujourd’hui, avec Internet, ce contrôle revient aux consommateurs et les industries cinématographique et/ou musicale tentent désespérément de le récupérer en adoptant une stratégie de manipulation ou de défi (en attaquant notamment les internautes) . Pour ce qui est du confort de visionnage, ce qu’il est nécessaire d’intégrer, c’est le fait que les écrans deviennent de plus en plus performants et que bientôt, grâce aux média center, l’écran d’ordinateur et l’écran de télévision ne feront plus qu’un.

            Je ne revendique absolument pas apporter un modèle parfait sur un plat mais je ce que je cherche à avancer, c’est le fait qu’il est nécessaire de réfléchir à un modèle différent car sans cette évolution, l’industrie du cinéma ne s’en relèvera pas. J’ai une carte illimitée, je vais 2 à 3 fois par semaine au cinéma, j’ai travaillé dans une société de production cinéma, j’ai assisté à des réunions de syndicats et j’y ai pu constaté le décalage technologique entre les consommateurs et les producteurs.


          • Deneb Deneb 8 septembre 2008 11:55

            Article intéressant, qui souffre cependant de quelques handicaps sémantiques :

            On y parle de l’industrie de divertissement, comme si la seule vocation du cinéma était de nous divertir.

            En effet, ni le mot "culture", ni le mot "art" ne figurent dans l’article, sans doute pour ne pas commetre d’oxymore en l’associant avec les mots "économie", "industrie" ou "consommation".

            Pourtant c’est bien le problème majeur de notre epoque : En effet, la grande majorité de gens ne reconnaissent au cinéma et à d’autres formes d’expréssion artistique que leur fonction divertissante et oublient que l’art et la culture sont censés nous éclairer le chemin vers l’avenir, mettre en évidence les problèmes de société, nous faire poser les bonnes questions ...

            Combien de "produits de divertissement" seront encore pertinents dans 50 ans, combien d’oeuvres économiquement rentables suscitent dans notre esprit une interrogation sur notre condition, une remise en question de notre vision du monde.

            Combien de ces étoiles filantes arriveront à avoir un réel impact sur notre société ? Aujourd’hui le ministre de la culture devrait s’appeler le ministre de divertissement. En effet, dans l’industrie culturelle et dans l’économie de la création, les oeuvres plus chères sont souvent les moins créatives et les moins culturelles.

            Sommes nous arrivés à donner la raison à Goebbels, qui a declaré : "Quand j’entends le mot "culture", je sors mon revolver." Dans le feu URSS, la culture officielle s’appelait le "réalisme socialiste" ou le soc-réalisme en abrégé. Son rôle était clairement défini - chanter les odes à la gloire du régime. N’en sommes-nous pas au même point - le rôle de la culture ne serait-il pas de justifier une société mercantile dont la valeur suprème est l’argent et non pas l’humain ?


            • Achéron 8 septembre 2008 12:45

              Ce n’est pas Goebels qui a dit celà mais Hanns Johst, un dramaturge allemand, en 1935, si je me souviens bien...


            • Deneb Deneb 8 septembre 2008 13:01

              Acheron, vous avez raison et merci de corriger mon ignorance impardonnable. Ca m’apprendra à verifier mes sources avant de me lancer dans les affirmations à tout va. Je suis en train de me fouetter pour cela !

              Toutefois Hans Johst était bien un nazi convaincu, on le considérait comme le barde des SS. Malgré cet erreur, ma phrase garde donc tout son sens.


            • Vilain petit canard Vilain petit canard 8 septembre 2008 13:23

              Je vais vous mettre d’accord, c’était Baldur von Schirach, patron des Jeunesses hitlériennes, qui sortait son revolver...


            • Deneb Deneb 8 septembre 2008 14:23

              Raté, petit canard, Schirach a en 1939 prononcé cette phrase que Johst avait pourtant écrit bien avant : « Wenn ich Kultur höre... entsichere ich meinen Browning » (quand j’entends le mot culture ... je déverouille mon Browning)


            • donino30 donino30 8 septembre 2008 12:11

              L’industrie du cinéma n’est absolument pas menacée, tout du moins la production. Celle du DVD en revanche est plus que cela, elle va tout simplement disparaitre et c’est tant mieux, remplacée par un modèle de téléchargement payant.

              La gratuité du téléchargement illégal n’est pas son seul attrait : on peut obtenir n’importe quel film/série complète quasi immédiatement depuis chez soi, ce que ne proposent absolument pas à l’heure actuelle les sites payants du type canalplay, dont la vidéothèque est très limitée.

              Quand les sites payants auront pu régler ce problème de diversité de l’offre et auront réduit leurs tarifs (2€90 le téléchargement de 24h est beaucoup, beaucoup trop élevé vu le coût dérisoire de distribution), par exemple avec des systèmes d’abonnement, le téléchargement illégal s’éteindra de lui même pour se cantonner aux films à l’affiche au cinéma (principalement les fameux "cam" réalisés par des camescopes numériques dans une salle de cinéma). 

              Et pour l’industrie cinématographique, les tarifs très faibles seront sans doute avantageusement compensés par le volume : plus besoin de stocker des films chez soi si on sait que pour moins d’1 euro on peut revisionner de temps en temps un film que l’on aime, un dessin animé de son enfance, une vieille série comme la 4ème dimension que l’on n’aurait jamais revu sinon...


              • Charles Bwele Charles Bwele 8 septembre 2008 12:39

                @ l’auteur

                Merci pour ces qq lignes hautement intéréssantes. Pour compléter votre donne, Cisco Systems avait publié cet été son analyse du trafic annuel Internet 2007-2008 : chaque année dans le peer-to-peer, est téléchargé l’équivalent de 500 millions de DVD ! Sont exclues de ces chiffres les visualisations Youtube (1 milliard/jour quand même) et assimilables. L’étude est disponible ici. Pas étonnant que la chronologie des médias soit méchammement menacés.

                Travaillant et vivant sur plusieurs continents, j’ai constaté que même dans de très nombreux pays africains, la plupart des urbains avait déjà visionné toutes les grandes séries TV (24H, Desperate Housewives, Prison Break, etc) longtemps avant que les grandes networks câble/satellitte ou les chaînes locales les diffusent. Pour 2€, les vendeurs à la sauvette proposaient un DVD incluant 4-5 films sortis en salle aux US/Europe seulement depuis qq semaines... Et de la bonne qualité en plus ! C’est pour vous dire... smiley

                Contrairement à l’industrie musicale dont les carottes sont déjà cuites, celle cinématographique peut encore s’éviter le pire. D’abord parce que la consommation de musique est un tantinet différente de celle de films. En plus clair, la consommation de musique est un trip plus individuel, et c’est un aujourd’hui marché de micro-niches par myriades notamment grâce aux tryptique home studios-podcasts-MP3, effet Radiohead In Rainbows en sus. Pour le ciné, c’est moins le cas. D’abord parce que voir un film en salle est une véritable expérience, et qu’ensuite compte tenu des moyens et coûts de production inhérents, la réalisation cinématographique est bcp moins individualisable que celle musicale !

                Le seuil de profitabilité d’un film est bcp plus élevé que celui d’un album (normal), ce qui n’a point empêché le secteur vidéo de développer une politique tarifaire plus intéréssante, de + en + de DVD coûtant moins cher que des CD grâce au jeu des licences Par ailleurs, le gouvernement américain défendra Hollywood bec et ongles car ce n’est pas seulement de l’entertainement, mais aussi un vecteur géoculturel énorme, idem pour les séries TV (24H, les Experts, etc).

                D’une certaine façon, l’industrie ciné/vidéo a été surprise ou s’est laissée surprendre par le vent numérique, elle n’a pas vu que cette sacrée Toile balayait le temps et l’espace. Comment développer une politique commerciale et tarifaire adaptée qd la technologie dite pirate permet à Moscou, Johannesburg, Pékin et Vancouver de bénéficer de la même prestation quasi-simultanément ? De plus, cette industrie appréhende énormément les supports ultra-digitaux : 4-10 Go de film dans une mémoire USB, ça se dissémine aussi sec. Quand on est un capitaine d’industrie depuis 20-30 ans, dur de faire table rase de ses paradigmes et de se convertir complètement au numérique qui à tendance à tout virtualiser.

                Cependant, l’industrie ciné/vidéo tombe à son tour dans la dérive bigbrothérienne du secteur phonographique. Comme si la descente aux enfers de ce dernier ne lui servait pas de leçon. Il faut bien que gouvernements et entertainement comprennent bien que le cyberflicage des internautes relève d’un effort sisyphien car il faudra jouer à la NSA puissance 10... Sans massacrer les FAI ! Bonne chance. smiley

                Je l’avais clairement expliqué dans L’illusoire et mensongère cyberpolice culturelle (partie 1 , partie 2)

                Le délire français des DADVSI, loi Olivennes, Hadopi et autres n’est envisageable (mais très peu techniquement réalisable) parce que l’Hexagone ne dispose que d’une dizaine de FAI. Au Royaume-Uni, y en a environ 150, aux US, les 25 premiers FAI détiennent 23% du marché ! Dans la terre anglo-saxonne ou je suis, mon FAI est une petite entreprise personnelle faisant un boulot remarquable : un geek indo-pakistanais super-sympa avec des lunettes en double foyer qui prend son van même un dimanche à 22h si vous avez un problème... smiley Jetez un oeil à ses marges commerciales avant d’exiger de lui qu’il filtre les contenus IP transitant par ses machines...

                J’ai lu le livre que vous avez mentionné en fin d’article. smiley Dans la même veine, je recommande Foules Intelligentes, la révolution qui commence de Howard Rheingold.

                Amicalement smiley


                • Emile Red Emile Red 8 septembre 2008 12:56

                  Quand j’ai lu cette nouvelle (?), j’ai failli éclater de rire.
                  D’où nos grands intellos ont sorti ce chiffre de 450 000 téléchargements/jour ?

                  Cela fait une personne sur 120 qui piperait un film chaque soir après sa journée de labeur, admettons que ce soit vrai, il faut tenir compte de beaucoup de paramètres que ces zigottos ne voient pas. 
                  Pourtant il y a pas mal de trucs qui m’interpellent, une sur 120 c’est considérer l’ensemble de la population, nouveaux nés, vieillards séniles, hospitalisés, non possesseurs d’ordi, non connectés, non éligibles ADSL, vacanciers aux Seychelles, enfants jusqu’à 9/10 ans et j’en passe, combien reste t-il de personne toute exceptions retirées ? Quarante peut-être, mais on exclue encore les téléphages qui sont ultra-nombreux et vont pas perdre leur temps sur leur PC, et les parents isolés qui ont bien d’autre chose à foutre, les paysans qui une fois le domicile gagné songent à faire leurs compte manger et dormir, les gens occupés à autre chose le soir lorsqu’ils rentrent, ciné, restos, galipettes concerts, théatres... etc,

                  Allons donc il ne reste que quelques geeks dont les copains sont absents pour la soirée et qui ne se connecteront pas sur Wow ou sur MSN, croyez vous sérieusement qu’il y a 450 000 personnes qui passent leurs soirées à télécharger, surtout qu’en ce cas ce ne sont pas que des films, mais des jeux, des logiciels, des musiques.

                  Comment peut on raisonnablement penser que ce chiffre soit sérieux, d’autant plus que le principe du piratage est qu’il est, par essence, indéterminable, comment peut on savoir qu’un fichier en extension .xyz ou .ppz peut être un film, et ne parlons pas des fichiers cryptés.

                  L’industrie du cinéma ne sait plus créer, alors elle bluffe, elle chiffre, elle se lamente, mais où sont les chefs d’oeuvres ? Elle n’a plus que l’imagination polémique pour énerver les puritains, scandaliser les conservateurs, exciter les libéraux, bref mettre la pression dans les castes politiques aux soldes du pouvoir économique.

                  Le cinéma est mort.... tant mieux.


                  • Thierry Israël JACOB 8 septembre 2008 13:23

                    BIG RED...

                    il y a peut être des gens qui n’ont que ça à faire...trafiquer...que ce soit des films, du chit, des voitures, des papiers...un vrai travail, en vérité...économie sous marine ou paralélle...je te rappelle que nous sommes envahit de produits Chinois plus ou moins dangereux voire assassins...


                  • donino30 donino30 8 septembre 2008 15:08

                    450000 personnes qui téléchargent tous les soirs un film non je ne pense pas. Par contre 100000 personnes qui en téléchargent 4 ou 5 simultanément par soir ça oui c’est tout à fait possible, quitte à ne même pas les regarder si les 10 premières minutes des films n’accrochent pas, où si la qualité est décevante. Idem pour les séries : un geek ne va pas télécharger épidode par épisode, mais une saison complète quitte à jeter ensuite si il n’accroche pas aux deux premiers. La population principalement visée va du collège à fin d’études, donc pas loin de 12 millions de personnes. Donc même si ce chiffre est à relativiser, il est tout à fait plausible. 


                  • Emile Red Emile Red 9 septembre 2008 09:48

                    @ Donino

                    Je suis d’accord avec vous, mais où est le manque à gagner si la personne qui télécharge ne regarde pas le résultat, ça revient à dire qu’elle a chargé la bande annonce et qu’elle n’en a pas profité, encore une fois c’est à l’encontre de ce qu’on veut nous faire gober.

                    Relativisons aussi les téléchargements, j’ai deux ados à la maison qui pourraient chaque soir mais ils préfèrent You Tube ou Dayly Motion avec une lecture spontanée et une fermeture immédiate si ça craint, les gosses de 13 à 20 ans patientent très peu et encore moins pour un téléchargement qui peut s’avérer infructueux ou ininteressant. Je répare bcp de pannes sur des bécanes de leurs copains et je suis étonné de ne voir quasiment jamais la mule ou autre log P2P sur celles ci, par contre on y trouve une quantité astronomique de favoris vers des sites de streaming.

                    Décidemment je n’arrive pas à me faire à l’idée de ces 450 000 besogneux passant leur soirée à chercher les hypothétiques films de Zidi ou autres merveilles du cinéma populaire.

                    @ Jacob

                    Je sais bien que dans la mouvance actuelle tu adhères sans réserve au citoyen coupable, à la racaille trafiquant ou à la fainéantise généralisée, mais ouvre les yeux les gens travaillent pour leur grande majorité et peinent à joindre les deux bouts.
                    L’état général de l’économie prouve que magouilles et trafics en tout genre ne procèdent que de fantasmes amplifiés par notre sphère médiatique avide de scoops et de désinformation.


                  • Emile Red Emile Red 9 septembre 2008 10:15

                    Ce qui est assez étonnant dans toute cette foire est qu’on parle de piratage, de vol mais que personne ne parle des errements des majors.

                    Elles veulent faire du fric sur les nouveautés, elles veulent empécher le piratage et accusent tout un chacun de délinquance mais leurs obligations, les respectent-elles ?
                    Il n’y a aucun moyen aujourd’hui de pouvoir se procurer des oeuvres anciennes, et pire lorsque celles ci sont tombées dans le domaine publique, or c’est bien du rôle des éditeurs/distributeurs de diffuser les oeuvres du patrimoine, et même payantes elles sont introuvables.

                    Alors qui sont les délinquants ? Ceux qui veulent consommer d’une manière juste au juste prix ou ceux qui font de la rétention artistique en ne faisant pas leur travail basique et en choisissant pour nous ce qu’il nous conviendrait ?


                  • HELIOS HELIOS 8 septembre 2008 13:00

                    Le téléchargement gratuit, c’est du vol.... c’est bein ce que je viiens de lire, que cela s’adresse a la musique ou au cinema.

                    Eh, bien non. la definition du vol serait de priver le propriétaire d’une oeuvre de celle-ci. si en telechargeant j’efface le fichier source, alors il y a vol. Pour une oeuvre de l’esprit, si je telecharge et JE VENDS la copie, là aussi il y a vol... mais si je téléchrage le film (par exemple) je le regarde (si j’arrive jusqu’au bout et s’il me plait) et que je l’efface ou que je l’archive, il n’y a pas vol... si ce film a été au moins une fois diffusé en public.
                    Les droits d’auteurs ont été conçu pour proteger les oeuvres uniques (une scuplture, un tableau) ou son exploitation. Le cas d’oeuvres diffusées en masse parce que la nature même des circuits de diffusion ont évolués aurait dû entrainer une modification de ce droit d’auteur, et ce n’est pas (encore) le cas.

                    Les internautes profitent aujourd’hui de ce vide que tentent de combler les députés en arbitrant pour l’instant dans le sens des producteurs et des distributeurs plutôt que celui des artistes et du public.

                    Les echanges par les reseaux "evaluables" de type P2P ne sont qu’une infime goutte d’eau et avant de crier a la mort du cinema, il faudrait être bien sûr que ces echanges n’encouragent pas le cinema lui même plutot que de dire qu’ils le tuent (voir les mesures faitres au Canada, seul pays ayant acceptér de les faire)

                    Le monde evolue et les gueguerres des uns et des autres ne sont que de petites peripeties de la "culture" de masse qui se dessine pour demain. ce qui est sûr c’est quie le metier de disquaire (musique et cinema) va probablement disparaite, et je ne verserai aucune larme, c’est dans l’ordre des choses. Le metier du cinema lui va tres vite s’adapter comme se sont adaptés toutes les activités humaines depuis l’origine des temps.

                    Nous sommes dans un monde dur de la concurrence, il ne faut pas pleurer quand cette concurrence joue conte ceux qui l’ont defendue quand cela les arrangeaient.


                    -  interdiction de la localisation des marchés (memes dates de sortie, pas de zonage)... c’est bien la mondialisation que desire les grands groupes, hein ?


                    - interdiction des protections anticopies et du droit de conversion (passage en divx ou n’importe quel autre format) le consommateur achete le droit d’utiliser l’oeuvre comme bon lui semble, sauf a en tirer profit naturellement.


                    - interdiction de la marchandisation, c’est a dire en fait pas de refus de vente ou de diffusion par ceux qui mettent a disposition du public (les distributeurs)...

                    Ce sont trois mesures globales qui aideraient déjà beaucoup le monde de la musique et du cinema car elle permettrait d’assainir d’une part les reseaux cachés et de rentabiliser les offres des diffuseurs.
                     


                    • Cug Cug 8 septembre 2008 13:15

                       Un bon article qui met le doigt ou il faut ... sur la cupidité de l’industrie audiovisuelle ( de la société ?).

                       Y a t’il moins de tournages en production ? Moins de fims, de séries, etc etc ... ? NON
                       Par contre il y a de plus en plus de pauvres et c’est 10 euros la séance de ciné !!! La télé payante ! non merci, même canal + puisque Groland est en clair et dispo sur le net !

                       Franchement que les musiciens et chanteurs bossent (travailler + pour gagner +) en faisant des concerts.

                       Quand au cinoch, dans un monde mondialisé, qu’il protège bien le film avant sa sortie mondial et qu’il sorte les dvd etc en même temps.
                      Le lendemain de la sortie c’est dans le domaine publique, accessible à tous. MERCI.


                      • courageux_anonyme 8 septembre 2008 14:40

                        Une donnée intéressante :

                        "Pour les films français, la palme du téléchargement illégal revient à la comédie Bienvenue chez les Ch’tis, avec 682.000 téléchargements depuis le début du mois de mars, pour une moyenne d’environ 10.000 par jour, devant des longs métrages comme Persepolis, ou La Môme."

                        Pour ceux qui ne le sauraient pas, "Bienvenue chez les Ch’tisest le 2ème film à avoir fait le record d’entrées en salles en France, depuis que le cinéma existe, talonnant Titanic.

                        Voilà pour le danger du téléchargement.

                        source :

                        http://www.clubic.com/actualite-154858-p2p-450-000-telechargements-films.html



                        • garibaldi15 8 septembre 2008 14:42

                          Moovie : il y a fort à parier que très bientôt les salles de cinéma n’auront même plus besoin d’un support matériel (les copies sur film vivent quant à elles leurs derniers instants) mais pourront télécharger les films. Reste que pour s’équiper il faudra beaucoup d’argent. La concentration sera encore plus poussée.

                          ’’Star Wars’’ sur un home-cinéma, c’est pas la même chose que sur un grand écran de cinoche.

                          Que les gens veuillent que le cinéma soit moins cher, c’est logique, mais ce n’est pas parce que la viande est chère qu’on pourraît légitimer le pillage en règle des boucheries ! Vous n’avez pas répondu à ma remarque : en quoi votre modèle permet-il d’empêcher la piraterie ?

                          Que proposez-vous concrètement ? Qu’on permette à tous de télécharger légalement pour un prix modique ? Et que ce prix soit tellement bas qu’il dissuade de perdre sont temps à télécharger p2p. Mais mon cher, outre qu’on peut télécharger en dormant, rien ne dit que demain le débit p2p n’aura pas lui aussi suivi sa loi de Moore.

                          Les sites de téléchargement légaux existent bien non ? C’est trop cher ? Mais ce sera toujours trop cher ! Curieux que des gens qui n’hésitent pas à acheter des chaussures et des fringues de merde à des prix exhorbitants, fabriquées par des enfants esclaves, deviennent soudain aussi rapia quand il faut payer des créateurs ! Ils aiment tel ou tel chanteur ou acteur, mais vu que son producteur/distributeur le truande peut-être un peu, il n’y a pas de raison pour qu’eux ne truandent pas tout le monde.

                          Quand un gars télécharge illégalement une chanson de X ou Y, la major s’en bas les noix, même si elle aimerait pouvoir prélever au passage. Elle a un gros fond de catalogue et elle peut survivre vu que pour certains titres elle n’a même plus de royalties à verser à l’artiste. Qui perd ? les artistes, les auteurs, les producteur indépendants. Eux il faut qu’ils bouffent et ils ne pourront pas compenser le manque à gagner en sortant pour le 60ème noël, le ’petit papa noël’ de Tino Rossi ! Et c’est la même chose pour le cinéma.

                          Pourquoi ne pas étendre votre raisonnement aux sacs Vuitton, aux montres Cartier, ... Curieux ? Alors qu’en plus là, il ne s’agit pas d’appuyer sur un bouton pour faire une copie mais qu’il y a du boulot à rémunérer !

                          Perso, je ne suis pas un défenseur de ces marques mais il n’y a aucune bonne raison pour que je les vole, même pour faire un cadeau à quelqu’un.

                          Pourquoi ne voulez-vous pas admettre qu’un prix bas, en-dessous d’un certain seuil, va favoriser l’hyper concentration pour pouvoir lisser les risques ? C’est d’ailleurs de cette façon que cela fonctionne déjà, et pas que là. Le coup du paté d’alouette : un super film, border chef-d’oeuvre mais qui ne va pas marcher et 3 navets qui vont pouvoir permettre de le financer.

                          Si les gens qui l’aiment estiment que l’album de Vanessa Paradis (je ne suis pas un fan) à 9,99€ en téléchargement légal c’est trop cher, qu’ils aillent casser les baies vitrés de Universal, mais qu’il ne la vole pas de sa rémunération.

                          C’est aussi simple que çà.

                          Cordialement.

                           

                          Yvance : si vous saviez combien je vous emmerde ! de l’ordre du téraoctet ! Avec la licence globale, même à 10€, faudra nous expliquer sur quelle base de répartition vous redistribuez ?! Pour info, vous n’étiez pas né que j’avais déjà le clavier d’un Macintosh au bout des doigts !


                          • garibaldi15 8 septembre 2008 15:09

                            HELIOS : vous dites des bêtises. Vous confondez le droit des artistes plasticiens, des auteurs-compositeurs-éditeurs, des interprètes, etc..., ceux des distributeurs de films ou de musique, etc.

                            Donc, le mieux pour vous c’est de vous renseigner auprès de la SACEM, ou du SACD (par exemple) et de lire les quelques lois sur la propriété intellectuelle. C’est disponible sur légifrance et très facile à comprendre.

                            Par contre vous avez tout à fait raison, on ne parle pas de vol mais de plagiat/contrefaçon (c’est de cette façon qu’on qualifie une copie illicite) et je vous signale que le droit de copie privée, pour usage perso ou dans le cadre du cercle de famille (qui peut être étendu aux réunions sans droit d’entrée) existe depuis la loi de 1957.

                            Que vient faire ici le fichier source ? Une oeuvre de l’esprit peut être totalement immatérielle (une musique, une chanson). N’importe qui, dès que l’oeuvre a été communiquée au public, peut l’interprêter en public, ou en faire un ré-enregistrement (pas une copie mais une nouvelle version) qu’il diffusera, sous réserve de verser des droits aux créateurs :auteur/compositeur, et éventuellement éditeur. L’interprète original, le producteur original ne détiennent aucun droit sur l’oeuvre.


                          • garibaldi15 8 septembre 2008 15:11

                            Toto, ce que vous dites là est très responsable et très citoyen.


                          • moovie moovie 8 septembre 2008 15:32

                            Concernant le téléchargement de films par les salles de cinéma, ce n’est que reporter le problème. En effet, les salles de cinéma vont bientôt proposer plus d’inconvénients que d’avantages : bruit lors du film, billets chers, cinéma trop loin, pas assez de films proposés... Je suis d’accord avec vous sur le fait que regarder des films sur écran géant est bien mieux que les regarder sur des écrans, 12 - 22 pouces mais il est indéniable que les Home Cinéma se démocratisent et freinent leurs acquéreurs à se rendre dans les salles obscures.

                            Afin non pas d’empêcher mais de freiner la piraterie il serait bon de rendre l’acte d’achat sur Internet simplifié (comme Amazon le fait avec l’achat en un clic) et très peu cher (micro-prix) afin de décourager les internautes à consommer via les réseaux P2P. Ils verraient dans les services payants, un service fiable, rapide et très peu cher et leur permettrait un gain de temps non négligeable. Lorsque l’on achète un service ou bien, c’est en grande partie pour se simplifier la vie et/ou gagner du temps. Le modèle que je propose concerne uniquement les produits dématérialisés tels que la musique, les films ou encore les livres. Prenez-exemple des jeux vidéos où les éditeurs proposent désormais le jeu est en téléchargement gratuit et misent sur la vente d’items (objets, vêtements...) pour le rentabiliser.

                            Apple à compris cela en proposant la vente à des prix modiques d’applications pour son iPhone. L’app store permet ainsi à Apple de générer un million de dollars de revenus par jour alors qu’une partie de ces applications sont téléchargeables gratuitement. Google et Microsoft vont proposer un service similaire. Le volume (notamment par le biais de la longue traîne) vendu permettra de rémunérer les auteurs et peut être même plus qu’ils le sont dans les circuits conventionnels (exemple de Radiohead et de l’album "In Rainbows")

                            En conservant la volonté de freiner et non pas d’accompagner les internautes dans leurs habitudes de consommation, les industries actuelles seront très bientôt totalement hors de propos. Quand une société vend un bien, la première de toutes les réflexions porte sur ce que souhaite les consommateurs. Apparemment, les consommateurs ne souhaitent plus payer 10€ pour voir un film, il est donc nécessaire d’évoluer. Apple a su s’infiltrer dans l’industrie musicale, qui des acteurs de l’informatique infiltrera celle du cinéma.


                          • HELIOS HELIOS 8 septembre 2008 16:14

                            @Garibaldi... dans le cadre de la discussion que nous menons, type "discussion de salon" Quand je parle de fichier source, je veux dire par la que les echanges de P2P ne privent pas le proprietaire de l’oeuvre de son travail comme tous les gens qui raisonnent comme vous semblent vouloir le faire, en parlant de "vol" en particulier, ou en sortant des exemples comme celui du boulanger ou du boucher.

                            Voler le pain ou le boucher cela n’est pas du tout la même chose que copier une oeuvre déjà reproduite a des milliers d’exemplaires et pour laquelle on peut en rajouter ou en supprimer autant, en appuyant sur un bouton.

                            Même parler de contrefaçon est abusif, il n’y a pas contrefaçon, il y a juste copie illegale puisqu’en terme de numerique, si on ne change pas de format, la copie est egale a l’original. (même qualité donc), rien a voir avec le sac Vuitton "materiel", encore une fois, de votre exemple qui peut etre contrefait avec des materiaux differents.

                            Nous sommes dans le domaine de l’immateriel, ne l’oubliez pas, et dans ce cadre là le vol n’existe pas quoi que vous en pensiez en vous appuyant sur des concepts d’avant les reseaux numériques.

                            Vous parlez ensuite des droits que payent les interpretes sur les oeuvres qu’ils executent et qui ne leur appartiennent pas... ce problème est hors sujet mais il demontre quand même qu’il y a une morale dans le système, puisque ceux ci payent justement les auteurs... où est le "vol" là ? il n’y en a pas... et dans le cas d’une interpretation abusive, il n’y a que plagiat ! les lois qu’on nous propose (dadvsi II et hadopi) ne s’adressent pas a cette delinquence là.

                            Vous êtes aveuglés par la marchandisation de ce milieu. Il est clair qu’il faut moraliser le système, mais "moraliser" est un bien grand mot qui depasse largement le cinema, la musique et le P2P et qui implique l’examen de l’ensemble des pratiques du secteur audio-visuel et qui impacte toute la société. pourquoi moraliser le cinema et pas la distribution, l’artisanat etc ? . Que la moralisation commence par le travail des enfants par exemple, ou même tout simplement pour rester dans le coeur du sujet, par la disponibilité des films quel que soit le pays... le zonage des DVD ne vous parait-il pas immoral ? acheter un film a New-york et etre obliger de le racheter en France parce que le producteur a empeché le lecteur de le lire ? et je ne vous parle pas de l’obligation de racheter le même morceau pour votre ipod, votre voiture ou la platine du salon !

                            Je trouve que c’est vraiment tres facile de s’attaquer a l’ensemble des personnes qui telechargent. ils le font parce qu’il y a un gros decalage entre la disponibilité (globalement question presence, prix etc) et le besoins d’integration au milieu socio-culturel de la population.
                            Si quelques artistes ou studios voulaient restreindre leur "oeuvres" ils n’ont qu’a faire des seances strictement privées (pas de salles publiques) ou des diffusions de supports non libres (comme la vente de certains produits, reservée donc). Là, on pourrait parler d’abus de la part des internautes...

                            Actuellement, la copie publique qui passe par le P2P, entre autre, n’est que l’expression de la naissance d’un nouveau mode de diffusion. Les distributeurs se voeint dépossédés de leur monopole et comme le nouveau modèle ne sait pas encore remunerer les createurs il y a un petit problème... tout petit qu’on pourrait resoudre tres facilement, mais que les lobbies des grands groupes internationaux ne veulent pas regler. car il savent que le besoin a cette echelle a disparu et donc leur existence aussi. on comprend bien qu’ils ne veuillent pas mourir, mais on ne va pas les aider a survivre non plus... et c’est pourtant ce que tente de faire l’ensemble des gouvernements qui ont ces groupes dans leur environnement.


                          • toto 8 septembre 2008 15:05

                            Pour ma part, je pense que boycotter les CD de musique ou les films parce que c’est trop cher, c’est un acte citoyen.
                            Par contre boycotter la musique ou les films parce que c’est trop cher, et pirater ce qu’on voudrait quand meme avoir, c’est une excuse bidon...


                            • MagicBuster 8 septembre 2008 15:29

                              450 000 téléchargements ne signifie en rien 450 000 ventes de DvD en moins.

                              AU CONTRAIRE MEME.
                              Un bon film téléchargé peut s’acheter en Dvd.
                              Je n’ai jamais acheté en DvD un film que je n’avais pas vu préalablement DivX.
                              Lacher 30 euros sans certitude d’avoir un bon film ; c’est seulement impossible pour moi.

                              Sans téléchargement, j’arrêterai purement et simplement d’acheter des DvD.
                              C’est Clair et net.

                              Et je ne dois pas être le seul dans ce cas. . .


                              • chria chria 8 septembre 2008 15:45

                                Exactement, on sait bien que les pubs nous trompent sur la marchandises ! Alors comme tout achat cher, on veut voir le matos avant d’acheter !


                              • chria chria 8 septembre 2008 15:43

                                Ca me rappelle une interview récente de Massive Attaque : ils voulaient vendre leur album sur Internet, et pas faire de CD. Mais la major n’avait pas de contrat qui prévoyait cela. Il est possible de vendre l’album que sur internet, mais le contrat stipule un packaging et autres vieilles façon de faire, qui représente au final presque 50% des investissements.
                                Le gars de Massive Attack se tapait la tête contre les murs. Et rien a faire. La Major ne veut pas changer, ne veut pas s’adapter, ils ont un modèle et nous ont doit payer le prix fort.

                                Sinon pour l’article je suis bien d’accord sur un point : si on fait un bon film, les gens vont au cinéma (exemple avec les chtis).
                                Que les majors se mettent à produire des bons films, et on y retournera, au cinéma.

                                Pourquoi d’ailleurs ne pas proposer des films à télécharger légalement et gratuitement, avec des pubs ?
                                Cela compensera la perte provoquée par ceux qui continueront de télécharger frénétiquement

                                Enfin il faut aussi se demander pourquoi les gens aujourd’hui préfère regarder un film pépère sur le divan en regardant l’écran de l’ordinateur, plutôt que d’aller au cinéma ?

                                Le cinéma doit se réinventer, il est remps !
                                Car notre société est blasée, on peut tout avoir à porter de main !


                                • fredleborgne fredleborgne 8 septembre 2008 15:45

                                  Les bénéfices baissent, mais ils sont encore très loin de travailler à perte. Peut-être en ont-ils fait un peu trop ? La bourse elle-même connait des hauts et des bas.

                                  De plus, s’il faut choisir entre sauver le cinéma, et manger quand même quand on vient de se prendre une prune pour un clignotant oublié (22 euros, soit 4 h de travail) ou un 1 km/h de trop (45 euros soit une journée de 8 heures) parce qu’on est crevé le soir, et bien on reste chez soi avec un bol de soupe devant la télé plutot qu’au ciné avec un ti-miko.


                                  • chmoll chmoll 8 septembre 2008 16:27

                                    ho misère !! des pirates ?? l’clavier vas téléphoner au p’tiit


                                    • Innsa 8 septembre 2008 16:58

                                      Bienvenue chez les Ch’tis a battu un record en salle et a rapporté des millions. Pourtant, quelques jours après sa sortie il était en téléchargement via P2P.
                                      Je pense que le gros soucis de l’industrie du cinéma avec le téléchargement porte sur la qualité des films : certains films valent la peine d’être vus au cinéma car de bonne qualité, et pour d’autres, on est pas prêts a payer 10 euros.
                                      Pour les grands films, rien n’a changé, ils apportent toujours autant de personnes en salle.
                                      Economiquement également, dans le contexte de « vie chère »certains n’ont tout simplement pas les moyens de payer 10 euros pour un film.
                                      Les nouvelles séries (dr house, heroes, Dexter etc) portent également préjudice au cinéma car elle sont aussi travaillés voir mieux que certains films.


                                      • Forest Ent Forest Ent 8 septembre 2008 17:23

                                        L’ALPA est partie prenante, et ses allégations ne sont pas à prendre au sérieux.

                                        Les majors ont compris depuis longtemps qu’ils doivent changer de modèle économique, mais ils n’en trouvent pas qui leur convienne.

                                        La pub ne marche pas en numérique. Google a avoué que youtube, racheté 1,3 milliard, ne rapporte que 200 millions de CA par an. Le flop.

                                        Il reste bien sûr la licence globale, mais personne n’en voulait et c’est maintenant un peu tard.

                                        J’aurai grand plaisir à voir la faillite de la MPAA. smiley


                                        • Marc Bruxman 8 septembre 2008 20:17


                                          Les majors ont compris depuis longtemps qu’ils doivent changer de modèle économique, mais ils n’en trouvent pas qui leur convienne.

                                          Oui c’est le probléme. 

                                          La pub ne marche pas en numérique. Google a avoué que youtube, racheté 1,3 milliard, ne rapporte que 200 millions de CA par an. Le flop.

                                          Euh Google vit entiérement grâce à la pub et la plupart des sites web que l’on visite aussi !

                                          Le cas de Youtube est particulier. Google n’a pas pu passer de pub sur la plupart des vidéos car ils ne pouvaient s’assurer de la légitimité au niveau droit d’auteur de cette vidéo. Or le gros du contenu consulté sur YouTube pose des problèmes de droit. La peur du procés fait ici que google ne vend pas de pubs. 

                                          Les 200 millions de CA par an ne nous éclairent pas beaucoup non plus sans les coûts d’opération de YouTube. La question est : Quel est le bénéfice d’exploitation si il existe. Et il convient ici de rappeler que quand Google a racheté YouTube, le CA était voisin de ... zéro ! Je m’attendais perso a bien pire concernant YouTube. 

                                          Il faut aussi se souvenir que ce n’est que le début de la pub sur Youtube et que les performances vont certainement s’améliorer... Je ne suis pas si sur que Google ait fait une si mauvaise affaire avec ca. D’autant que c’est un rachat par échange d’actions. Et d’autant que ca a empéché un concurrent de mettre la main dessus. 

                                          Il reste bien sûr la licence globale, mais personne n’en voulait et c’est maintenant un peu tard.

                                          Dés lors qu’il comprendront qu’ils sont morts, ils viendront pleurnicher pour l’avoir. C’est comme le cerceuil a 20 ans t’en veut pas, à 70 ans des fois y’en a qui vont chez le cerceuiller pour choisir le modéle avant d’en avoir besoin. 

                                          J’aurai grand plaisir à voir la faillite de la MPAA.


                                          De même !


                                        • Forest Ent Forest Ent 8 septembre 2008 23:12

                                          @ bruxman

                                          Merci pour votre long commentaire auquel je souscris. Il est amusant qu’on soit souvent d’accord en parlant de techno et rarement en politique. smiley

                                          Il y a une autre raison pour laquelle la VoD style youtube a du mal avec les pubs : les gens n’ont pas envie de la voir, et si c’est trop long ils vont voir ailleurs. Pour les films, c’est pire : c’est si facile de downloader, ripper et virer la pub. A l’époque de la télé, les spectateurs étaient captifs. Avec le net, ils ne le sont plus et ça change pas mal de choses.

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