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Accueil du site > Actualités > Economie > A chacun selon ses besoins !

A chacun selon ses besoins !

Comment économiser l'eau, l'électricité, le gaz, le pétrole ? Dans un système capitaliste, il suffit d'augmenter leur prix, cela pénalisera les plus pauvres et n'empêchera pas les plus riches de gaspiller les ressources de la planète. Ce qui augmentera encore les inégalités.

Il faut en réalité déterminer les besoins de chacun par rapport aux membres de la famille vivant sous le même toit. Ensuite il faut établir un prix planché assez bas pour que chacun puisse avoir accès à l'eau et l'énergie. Dans un deuxième temps il faut taxer de manière exponentielle tout dépassement, de façon que même pour ceux qui ont les moyens, le barème soit dissuasif, afin de mettre fin au gaspillage. Si la sanction n'est pas dissuasive par rapport aux revenus, cela revient à ajouter une inégalité à une autre

Évidement, pour arriver à cela il faut une décision politique, et tant qu'il y aura connivence entre les politiques et les décideurs du CAC 40 c'est impossible. Pour éviter que des intérêts privés ne prennent en otage les citoyens, il faut donc créer un pôle public de l'eau et de l'énergie.

L'eau ne peut pas être privatisée, elle est là gratuite, dans les ruisseaux, les lacs, les fleuves. EDF/GDF a été bâtie avec de l'argent public. L'industrie pétrolière a entre autre bénéficié du soutien militaire aux dictatures mises en place pour défendre ses intérêts. Les infrastructures et la recherche sont financées par l'Etat, et les bénéfices disparaissent dans les poches des actionnaires ! Ce sont des biens communs qui appartiennent à tous les citoyens, payés par nos impôts. Personne n'a le droit de s'approprier ce qui appartient à tous !

Le système capitaliste est plein de contradiction ; en effet, il conçoit parfaitement que certains gagnent plus, sans limitation de salaire, mais trouve logique qu'une amende soit égale pour tous. Dans ce cas elle est dissuasive pour les plus faibles et n'a aucun effet sur les plus riches : nous ne sommes donc pas égaux devant la loi ! Les contraventions et amendes diverses devraient être indexées sur nos revenus, afin d'avoir le même effet sur tous ! Une contravention à 90 euro n'aura pas le même effet sur un smicard que sur le conducteur d'une Ferrari, et une amende de 5000 euros peut bouleverser la vie d'un ouvrier, mais laisser indifférent un PDG du CAC40 !

La classe dirigeante privilégiée s'arroge des droits qu'elle n'a pas, sur des prétendues valeurs méritoires, ou sur sa naissance comme la noblesse de l'ancien régime ! L'égalité des droits n'a de sens que lorsque cette égalité est réelle et a les même effets quelque soit notre situation sociale.

La notion de bien commun est indissociable du vivre ensemble, c'est une condition de stabilité d'une nation. La droite veut nous entrainer sur le débat de l'identité nationale qui est une référence bourgeoise, par rapport à l'identité sociale qui est une référence prolétaire. Derrière ce débat tronqué au départ, la bourgeoisie veut faire vibrer la fibre patriotique afin de détourner les français des vrais problèmes : faire croire que l'on est tous égaux derrière la même bannière pour faire accepter les différences sociales en accentuant les différences ethniques. Diviser pour mieux nous manipuler !

Article original publié sur http://2ccr.unblog.fr/

Conscience Citoyenne Responsable


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10 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 9 mars 2011 12:10

    Félicitations pour ce nouveau texte,

    Effectivement les biens indispensables à la vie ou au travail (eau, énergie, routes et autoroutes, communication, crédit...), doivent redevenir des « biens publics », gérés, soit par l’Etat, soit par les communautés locales. Les avoir vendus au privé est une hérésie, sinon un « crime ».
    On voit actuellement ce que donne la privatisation de GDF qui accumule les profits et si un abonné ne peut plus payer, ils imposent à l’Etat de s’y substituer pour régler la facture. Un vrai racket .

    Idem pour ...tout le reste.

    Notre système prédateur s’en est progressivement emparé, notamment ces 15 dernières années avec la bénédiction des différentes politiques d’ailleurs de droite et de gauche, et de l’europe, et nous allons devoir le lui reprendre,sous peine de sombrer dans le pire futur imaginable.

    Mais cela va passer par une vraie, dure ... mobilisation des citoyens.


    • plancherDesVaches 9 mars 2011 12:48

      Très juste, Alpo.

      Mais d’ici qu’un peuple relève la tête...

      Regarde déjà le cas de l’Islande... Pris en otage par la dette.


    • Alpo47 Alpo47 9 mars 2011 13:26

      Je pense que le processus de désendettement va se produire très bientôt en Irlande. François Leclerc décrit très bien, comme toujours, ici ce processus de restructuration de la dette.
      Ca se traduit à peu près par : « ... Bon, on vous doit 100 milliards, payables sur 2 ans, on va vous payer 10 milliards en 20 ans ... c’est ça ou rien... que choisissez vous ? ... »

      Il est évident que le système, en gros les banques, freinent de toutes leurs forces contre ce dangereux précédent. Où irait on si les pays endettés cessaient de rembourser leurs prédateurs ?

      La SEULE difficulté pour passer aux actes, c’est que les élus politiques sont très dépendants, pour ne pas dire « à la botte » des financiers. Sinon, c’est un jeu d’enfant...
      Des banques vont faire faillite ? Et alors ... On créera un système bancaire nationalisé et qui financera uniquement l’activité économique.


      • plancherDesVaches 9 mars 2011 14:56

        Ca se traduit à peu près par : " ... Bon, on vous doit 100 milliards, payables sur 2 ans, on va vous payer 10 milliards en 20 ans ... c’est ça ou rien... que choisissez vous ? ...« 

        Pas tout à fait vrai, Alpo.

        Il existe DEUX phénomènes dans ce monde féodal de l’argent.
        - le créancier »prioritaire". (celui qui a suffisamment de fric pour te faire plier quoique tu fasses)
        - le rachat de dette qui consiste à l’étaler afin de profiter de plus d’intérêts.

        Le rachat de dette est ce qu’il a de pire sur la planète. Il te tue par le temps.

        Regarde les taulards dont le seul espoir est de sortir.
        Là, tu ne t’en sors pas...


      • plancherDesVaches 9 mars 2011 14:59

        "Il est évident que le système, en gros les banques, freinent de toutes leurs forces contre ce dangereux précédent. Où irait on si les pays endettés cessaient de rembourser leurs prédateurs ?"

        Oui. bien vu.
        Pourquoi crois-tu que le FMI ait été inventé.. ???


      • Alpo47 Alpo47 9 mars 2011 16:07

        Il me semble que dans le cas présent, c’est à dire une restructuration de dette d’un Etat, le rapport de force s’inverse. Et c’est l’emprunteur qui redistribue les cartes.

        Je ne sais plus qui disait, à peu près : « Si vous devez 100.000€ à votre banquier, vous êtes dans la m...e, mais si vous devez 100 millions € à votre banquier ... c’est lui qui est dans la panade... ».

         Un intéressant processus de renversement des rapports banquier/client.


      • colza 9 mars 2011 19:09

        Plutôt d’accord avec Alpo.
        Qu’est-ce qu’il va faire, le créancier « prioritaire » ? Envoyer l’huissier ? Déclarer la guerre ?
        De refuser de rembourser n’a pas trop mal réussi à l’Argentine, pourtant !


      • JL JL 9 mars 2011 15:16

        Il faut réhabiliter la Charte de la Havane.

        La charte de La Havane a été négociée au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Cette charte prévoyait la création d’une Organisation internationale du commerce (OIC) totalement intégrée à l’ONU. C’est donc plus qu’un accord puisqu’il se serait révèlé à travers une véritable organisation. Cette charte est signée le 24 mars 1948 mais elle n’est pas ratifiée par le congrès américain (changement de majorité entre temps). Néanmoins les négociations continuent en particulier sur ce qui avait été prévu par la charte de la Havane en voulant appliquer provisoirement le GATT (accords général sur les tarif douanier et le commerce). Le GATT avait été signé en 1947 et prévoyait, en attendant la validation de la charte de la Havane, d’être appliqué.

        Cette charte abandonnée sera remplacée par la création de l’OMC (Organisation mondiale du commerce). Les directives de l’OMC sont l’exact contrepoint de ce que la Charte de la Havane préconisait.


        • Mich K Mich K 10 mars 2011 10:02

          Bien d’accord avec Toi, Mr Gil (comme bien souvent d’ailleurs...)

          C’est le principe de la facturation progressive des biens de 1ère nécessité qu’il faut viser !
          Paul Ariès pose ainsi la question : Est-il normal de payer le même prix le litre d’eau pour faire son ménage ou pour remplir sa piscine ???

          Les ressources énergétiques sont surconsommées depuis des décennies car devenues trop bon marché... Ce qui a engendrée notre société de surconsommation et de surproduction, où nous passons le plus gros de notre temps à produire et à consommer du superflu.

          Il est nécessaire pour tendre vers la sobriété qu’elles redeviennent plus chères de manière générale, notamment dans les pays comme les nôtres où l’on consomme trop !
          Mais évidemment, pour que ce soit acceptable socialement, ça doit se faire dans un soucis d’équité, donc avec cet objectif de :
          - rendre accessible (gratuité) à tous ce qui est vital (se nourrir, avoir un toit, se soigner)
          - rendre plus cher (taxes) tout ce qui est superflu et qui doit baisser à l’avenir...

          Le produit des taxes doit servir à plus de justice sociale avant tout.
          La première des décroissance doit être celles des inégalités.

          Sans cette approche pour supporter « ensemble » et de manière « juste » notre baisse collective du pouvoir d’achat (inéluctable), ce sera chaos social et haine de l’autre qui ne nous apporteront rien de franchement désirable !


          • epapel epapel 10 mars 2011 15:39

            Il faut, il faut , il faut .....

            Une très belle pétition, mais concrètement vous faites comment pour la mettre en place ?

            Car tout cela suppose une augmentation significative des impôts de tous ceux qui gagnent plus que la moyenne (environ 30% de la population) pour subventionner les pauvres (environ 30% de la population) à hauteur d’un RMI pour supplémentaire tous les adultes. Je crains que les bulletins de vote des premiers n’annule celui des seconds et que le tiers restant (le cœur de la classe moyenne) ne soit mécontent d’une telle mesure.

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Robert GIL

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