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Accueil du site > Actualités > Economie > A M. Jacques Attali, sur le rapport de la Commission pour la libéralisation (...)

A M. Jacques Attali, sur le rapport de la Commission pour la libéralisation de la Croissance en France

Le rapport, que vous venez de rendre public et de remettre au président de la République, fait l’objet de nombreuses réactions, aussi bien de la part de personnes politiquement situées dans la majorité que dans l’opposition, ainsi que de la part de professions directement visées par des mesures proposées.

Reconnaissons tous au moins le mérite de cette réflexion, d’une commission spécialisée composée de membres compétents, sur la question de la croissance, de la relance de l’économie et de l’emploi en France, avec une synthèse de l’état des lieux dans ce contexte de mondialisation et des propositions intéressantes à étudier. Il ne faut pas prendre ses propositions « à la lettre ». Elles doivent absolument faire l’objet de discussions, constructives plutôt que polémiques, dans un esprit de consensus visant l’intérêt général, au Parlement (Sénat et Assemblée), ainsi qu’avec des organisations professionnelles, syndicales, associations de consommateurs, qui représentent les citoyens. Les adopter par ordonnance ou par simple enregistrement à l’Assemblée sans discussion préalable serait une erreur. Elles ne peuvent être efficaces qu’avec l’approbation de la population.

J’ai lu ce rapport. J’en critiquerais pour ma part les points suivants :

- la partie consacrée aux entreprises (PME) ne me semble pas assez développée (bien sur la réduction des délais de paiement et le statut fiscal simplifié pour les PME précisions insuffisantes sur un Small Business Act à la française, sur l’ouverture aux marchés publics, sur la nature et l’ampleur de la baisse des charges sociales, de nouveaux outils de financement pour les PME...), pourquoi ne pas reprendre l’idée des deux emplis sans charges proposée par François Bayrou, qui avait été plébiscitée par le panel d’économistes dans L’Expansion, ainsi qu’une défiscalisation des brevets d’invention, et des mesures sur l’élargissement de l’intéressement des salariés au bénéfice de l’entreprise ?

- rien sur l’hyperfinanciarisation de l’économie dans le contexte mondialisé et nécessitant de prendre en compte le développement durable (l’environnement et l’écologie sont plutôt abordés comme opportunités de nouveau business que comme une contrainte à imposer au système économique pour garantir notre lendemain dans tout projet de croissance, en témoigne la proposition de suppression du principe de précaution (OGM)), la motivation du capitalisme d’aujourd’hui n’étant plus celle d’un capitalisme industriel visant une rentabilité à long terme de l’entreprise sur de vrais projets industriels, mais la rentabilité à court terme, un objectif de ROE minimum de 15 % (intenable économiquement). Le monde est devenu une sorte de grand casino où on mise sur la valeur spéculée, anticipée, sur ce que le marché va croire et non plus sur une valeur économique réelle des entreprises. Les paradis fiscaux contribuent à l’évasion fiscale et au blanchiment. Dénonçons-les (car ne contribuent pas à la croissance), les parachutes dorés et les stocks-options faramineux et non justifiés de patrons qui se les auto-attribuent en co-participant aux conseils d’administration de leurs pairs et qui forment ainsi la nouvelle aristocratie des temps modernes, la ploutocratie qui domine le monde jusqu’à la presse et les médias. Et ce n’est pas la généralisation des stock-options aux salariés (évidemment des miettes à côté de celles des patrons) qui pourra, au motif d’égalisation du dispositif, légitimer ce dispositif. Le rapport aurait dû aborder tous ces sujets !

- flexsécurité (souplesse pour mettre fin au contrat de travail contre sécurisation assurée par la rémunération du "chercheur d’emploi" et formation et aide pour retrouver un emploi) : est-elle étendue à un ex-chef d’entreprise ou indépendant commerçant ou profession libérale ? Bien souvent, un ex-salarié n’ose pas se lancer dans une entreprise à son compte car il a peur de perdre ses droits au chômage si son affaire ne marche pas. Je n’arrive pas en lisant entre les lignes du rapport à voir si ce cas est prévu, sécurisant les professions non salariées et motivant la prise de risque.

- certaines propositions sont plus des voeux pieux que des mesures concrètes, notamment celles sur l’éducation visant à acquérir un socle de connaissances en primaire. Il faudrait parler des méthodes d’éducation (échec de la méthode globale...), de la lecture abandonnée au profit de la télévision et des jeux vidéo, impliquant baisse du niveau culturel et sédentarisation (donc obésité), donc parler aussi de l’éducation familiale et sociale...

- certains points proposés me paraissent engendrer plus de problèmes que d’avantages quant à l’emploi et la croissance :

La déréglementation concernant la grande distribution, soi-disant pour faire baisser les prix en bénéficiant au pouvoir d’achat, risque à nouveau de pressuriser les producteurs, en position de soumission et de faiblesse face à ces géants de la distribution, nuire à la qualité de l’alimentation, anéantir le petit commerce de proximité qui est important pour la cohésion du tissu social.

La proposition de déréglementer les professions soumises à autorisation ou à quota comme les taxis, les pharmaciens, les notaires, doit être argumentée plus finement et nuancée (raison initiale du quota, par exemple éviter une circulation dense en ville, maintenir un niveau élevé de compétence pour un niveau de besoin de population suffisant...) et la manière de lever les quotas sans trop déstabiliser la profession et les utilisateurs des services devrait être définie (progressivité, rachat des licences au prix actuel pour revente de plus en plus de licences à un prix moindre ?...). Combien d’emplois concernés et de croissance attendue (impact minime à mon avis au regard de la déstabilisation attendue).

L’ouverture massive à l’immigration sur des qualifications recherchées (universitaires, santé, bâtiment, hôtellerie) doit être étudiée avec plus de prudence : concernant les qualifications supérieures, cela entraîne une fuite des cerveaux et des cadres dans les pays en développement, notamment en Afrique, qui en ont absolument besoin pour se développer chez eux, afin que ces pays s’en sortent et que la France puisse in fine endiguer l’immigration non souhaitée ; concernant les secteurs ayant des manques de qualification et de main-d’oeuvre en France, pourquoi ne pas proposer plutôt d’orienter et de former les chercheurs d’emplois vers ces professions ? De plus l’immigration massive à bas coûts va faire fortement baisser les salaires des personnes employées dans ces professions, comme aux Etats-Unis, et engendrer des problèmes sociaux d’intégration, de logement, etc.

- les Ecopolis, villes vertes créées de toutes pièces, me paraissent une idée surtout médiatique, risquant d’engendrer les mêmes problèmes que les villes nouvelles en grande banlieue. Ne vaut-il pas mieux investir dans des villes actuelles en insérant progressivement dans le tissu social et urbain existant des infrastructures écologiques, des nouvelles énergies, des nouveaux modes d’habitats... Est-ce que l’avenir est de construire de nouvelles villes vitrines flambant neuves puis de demander aux habitants des villes anciennes de migrer vers les nouvelles villes ? Irréaliste...

- de nombreux points n’ont pas de rapport avec la croissance (ou très indirectement, alors il faudrait expliquer) avec : suppression des départements, de la carte scolaire, éducateurs en crèche...

- chiffrage du financement et des économies relatif à chaque proposition ? Je ne l’ai pas vu dans le rapport (annexe ?). C’est important notamment si certaines mesures ne sont pas retenues et d’autres oui. Il faudrait faire les comptes... C’est bien d’avoir remis en avant le problème du déficit et de la dette publique, qu’il faut absolument endiguer (baisse du déficit d’1 % du PIB par an, soit 20 milliards par an, comme le proposait François Bayrou), mais comment le financer en même temps que les investissements proposés dans l’innovation et l’éducation, la flexsécurité, les villes Ecopolis, les constructions de logements sociaux, l’évaluation de tous les services publics... ?
Et rien sur une taxe carbone ?
Et quelle ampleur, quelle différenciation selon les produits et services, et quel impact de la hausse de la CSG et d’une TVA sociale, sur la compensation de la baisse des charges des entreprises et sur le pouvoir d’achat des catégories moins favorisées ?

Bref, discutons, argumentons, justifions, proposons et... décidons en connaissance de cause et dans le consensus, dans une société réconciliée !

Marie-Anne Kraft (Saint-Maur-des-Fossés)
Citoyenne responsable et constructive
ESSEC promo 82, cadre dans la finance, mère de famille, membre du MoDem


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14 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 28 janvier 2008 11:54

    "Rien sur l’hyperfinanciarisation...." dites-vous

    Normal ,quand on connaît la composition de ladite commission :

     

    -Jacques Attali, magicien
    ".... Plusieurs éléments frappent dans ce rapport. D’abord ses quarante-deux auteurs (2). Presque tous étant des libéraux, il n’est pas très étonnant qu’ils aient enfanté un diagnostic… libéral de l’état de l’économie française. « Le rapport suscite la polémique, tant il veut aller loin dans la déréglementation », admet d’ailleurs Le Figaro (24 janvier), a priori peu hostile à ce genre d’orientation (3). Le fait que M. Jacques Attali, présumé de gauche parce qu’il a été l’un des principaux conseillers de François Mitterrand à l’Elysée, dirige cette commission, participe néanmoins à l’effet de brouillage politique dont M. Sarkozy est friand : rien de tel que de placer des socialistes à la tête de commissions ou même dans le gouvernement pour faire passer des orientations qui, elles, ne le sont pas du tout. Il y a près de quinze ans, le premier ministre d’alors Edouard Balladur — le mentor politique de M. Sarkozy — avait lui aussi confié à un intellectuel médiatique présumé de gauche, M. Alain Minc, la charge de réfléchir, avec une équipe prétendument pluraliste, à « la France de l’an 2000 ..."
    - La commission Attali (F.Ent)
    -Jacques Attali est-il devenu fou ? Ou simplement génial ?
    -Le rapport Attali fait l’unanimité... contre lui !
    -Jacques Attali, en tête de gondole de la pensée unique
    -Quand Jacques Attali dézingue tous azimuts


    • Jason Jason 28 janvier 2008 12:26

      Bonjour Marie-Anne de St. Maur.
       En tant que St Maurien (mais que signiife l’origine aujourd’hui ?) j’ajouterai à votre propos que la France va pouvoir entrer au Guiness Book of World Records.

       Pensez, 316 propositions de notre caméléon national auxquelles s’ajoutent les 100 propositions de notre Ségolène, ça fait quand même 416 propositions, sans compter les autres. En cherchant bien, et en raclant les fonds de tiroir, on doit bien arriver à pas loin de 1.000, sans avoir à remonter aux Gaulois !!!

       Français, encore un effort pour devenir démocrates. Je vais de ce pas faire campagne pour la proposition pour tous. Car, moi aussi, j’ai des propositions, et le boucher, et le bar-tabac du coin, sans compter tous les autres, et ils sont nombreux...

      Référendum et cahier des doléances, commencé sous Ségolène. En attendant, "business as usual" et Société Générale qui se chauffe au capital, c’est plus cher que le pétrole, mais tellement plus médiatique et pittoresque. Très IN, la destruction de capital. Y en a tellement après tout !!!

      PS, je vous ai dit ce que je pensais de la flexsécurité sur ce site, allez y jeter une coup d’oeil.


      • Jason Jason 28 janvier 2008 12:28

        Encore une fois la mise en page n’a pas été respectée. Les interlignes sont ils si chers sur Avox ?

        Merci.


      • Formule4 28 janvier 2008 12:53

        Chère Marie Anne

        Je considère comme vous que ce rapport est salutaire à condition de n’être pas appliqué tel quel. Il est une sorte de brainstorming (tempête de cerveau) dans lequel il est sain de lancer des idées iconoclastes, qui semblent irréalisables ou même hérétiques.

        Le double souci est que l’immense égo de Jacques atteint la cote d’un autre égo, celui de Nicolas (un prénom de Tsar, ce n’est pas un hasard), et que l’ensemble de ces propositions devraient êtres appliqués intégralement, en pack luxe comme pour une bagnole, et que quoi ??? mais ce n’est pas encore appliqué ???

        Le Tsar avait promis de faire tout ce que Jacques avait dit. Il aura menti une fois de plus. Et pourtant, passer ces "élucubrations" novatrices au filtre démocratique de... heu du Sénat ou des partenaires sociaux (puisque l’Assemblée Nationale a été envahie de godillots) c’est encore trop compliqué, trop lent, trop responsabilisant des autres pour l’omni-vous-savez-qui. Piochera-t-il ? Avalisera-t-il la plupart des propositions ? Le rapport terminera-t-il sur l’étagère à côté de celui de la commision parlementaire d’Outreau ? Ou bien le mariage de l’An II viendra-t-il lui voler la vedette ?

        J’estime pour ma part que ce rapport est une pelote supplémentaire lancée à l’amusement de l’opinion infantilisée, après la vie dissolue, le salaire x2 x3 x4, les Rolex(s), les tests ADN, la fin de la pub pour la future télévision soviétique, le pouvoir d’achat (comme si ca se décrétait en conseil des ministres)... Heureusement, cette année, il y a l’Euro 2008. Encore une pelote...


        • La Taverne des Poètes 28 janvier 2008 13:13

          Le rapport est téléchargeable gratuitement ici : http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/084000041/0000.pdf

           

           

           


          • jeanclaude 28 janvier 2008 15:00

            Grâce à votre article, j’ai une connaissance un peu plus précise du rapport, que je n’ai pas le courage de lire intégralement, malgré l’obligeance de @L T P.

            La méthode est discutable pour la libéralisation du grand commerce, (comme vous le dites). Nouvel hypermarché = faillite du supermarché préexistant (= peu de gains en créations d’emplois). Transfert du commerce dans les zones commerciales en-dehors de la ville = décomposition sociale et sociétale du centre : on ne chiffre pas l’impact économique négatif (dévalorisation du patrimoine et pertes de recettes communales ; difficulté pour les personnes âgées de s’approvisionner au loin ; davanatage d’achats en voiture, avec pollution augmentée ; perte de l’image de la ville « historique », de sa fonction de sociabilité, avec risque d’augmentation des dégradations, de la délinquance. Tout ces coûts négatifs, on les ignore, une fois de plus.

            Pourvu qu’il en sorte quelque chose, malgré toutes les critiques justifiées qu’on puisse en faire. Que son orientation soit libérale n’est pas choquant en soi, puisqu’il a été commandé par la majorité qui gouverne. Encore une fois, s’il peut faire bouger sur certains points. Sinon, nous serons ausi ridicules pour nos voisins extérieurs : beaucoup d’agitation et de brassages d’idées, peu de résultats. Il est vrai qu’on a déjà su y faire avec Outreau.

            On se demande aussi ce que fait/fera/ne fait/ne fera pas la représentation parlementaire dans cette galère. La méthode retenue ne va pas dans le sens d’une plus grande implication.

            Les partis de l’opposition, dont le Modem et le socialiste se sont montrés responsables à ce jour, car conscients de l’enjeu. Félicitations.

            A vouloir courir trop vite, on s’essoufle. C’est ce qui arrive déjà à notre président. C’est pas bon à quelques mois de l’épreuve que constitue la présidence de l’Union. Mauvais timing, donc mauvais entraîneurs. Mais l’athlète les écoute-t-il encore ?

            Et comme vous le pointez, la question du financement des mesures retenues constituera bien le second acte de cette procédure. J’ai comme le pressentiment qu’on baissera nos ambitions d’un cran. La méthode globale retenue est donc discutable, je jugerai définitivement aux résultats. S’ils ne sont pas satisfaisants, j’en tirerai les conclusions pour 2012. On n’a pas le droit à l’erreur quand il s’agit de réformer la France.

            L’opposition devra aussi dire comment elle s’y prendra mieux, dans son projet de gouvernement. Mieux que le patchwork final de SR aux présidentielles, qui avait des accointances avec ce rapport, par sa profusion peu coordonnée.


            • Rage Rage 28 janvier 2008 16:47

              Bonjour,

              J’apprécie votre analyse.

              Je n’ai pas encore tout lu dans le rapport Attali, mais j’avoue que mon enthousiasme chutte au fil de la lecture : la déréglementation de tout est une idée facile, mais est-elle profitable ?

              Il y a néanmoins des pistes fort intéressantes, dont évidemment celle de la suppression des départements (comme par hasard celle que Sarkozy met aux oubliettes) parce que cela a un impact indirect fort sur le pouvoir d’achat.

              Les citoyens n’ont pas compris qu’un département (un CG) cela coûte très cher en impôts et que cela ne produit pas grand chose : le volet "minima sociaux" serait aussi bien géré si ce n’est mieux à d’autres échelons. Mais le prix le plus élevé est surtout le coût de la politisation de tout et les jeux stériles de financements croisés qui coûtent 3 temps agents au lieu d’1, ainsi que 3 ans de délai de décision au lieu de 2 jours.

              Les départements c’est environ 80 Milliards€ de budget et environ 50% balancés dans la nature en "dépenses inutiles d’énergie, de temps, et de compétences", soit environ le poids du déficit annuel de l’Etat.

              Par ailleurs, certaines autres dispositions sont carrément "old school" et très surement dictées par le pouvoir en place : l’immigration "choisie" de cerveaux n’a pas de sens et elle ne peut pas se faire dans un flux opposé au coup de pied au cul assené actuellement aux "étrangers" souvent peu qualifiés : on ne peut pas tout avoir sans rien payer...

              Les dispositions sur l’école, particulièrement la phrase qui tue sur l’échec dans les 10 premiers mois est symptomatique d’une arrogance intellectuelle se targuant de tout pouvoir définir : l’individu n’a t’il pas la possibilité dans la vie d’évoluer ?

              Je connais des cancres de maternelle qui aujourd’hui connaissent de sacré "réussites" : ils sont toujours aussi bêtes, mais fortunés. Où est le bon et le mauvais là dedans alors ?

              La "déreglementation ou rien" des grandes surfaces et professions "libérales" me semble disproportionné : élargir les numérus clausus : oui. Ouvrir à tous vents : Non.

              Pire encore, l’absence de vision spatialisée (peut-être parce qu’il n’y avait aucun géographe/aménageur dans la commission) est flagrante. Dommage, c’est un grand manque - comme les littéraires- dans les hautes sphères. Bilan, on entend (encore !) une vision dépassée et dévastatrice de la création ex-nihilo d’Eco-Polis et autres feu vert aux grandes surfaces. En même temps ce ne sont pas les CDEC qui freinent grand chose en l’état actuel...

              Cela manque franchement de vision de la "proximité organisée", de la capacité de la moyenne à s’élever (et non pas que l’élite), de régulation des excès de la finance et tout simplement de pragmatisme.

              Attali décrète, il diffuse des idées. C’est bien, mais cela ne suffit pas.

              Tout dérèglementer n’est pas une solution.


            • Rage Rage 28 janvier 2008 21:58

              J’ajoute au fil de la lecture du rapport :

              Il parle bien de la taxe Carbone (partie I.III).

              Et il dit de belles conneries qui se jouxte à de bonnes idées. J’ai relevé cette belle erreur d’analyse :

              "Le foncier ne manque pas en France où la densité de la population est l’une des plus faibles d’Europe." Justement ! Si la densité est si faible, c’est qu’on bouffe notre foncier à grande vitesse ! Il est donc nécessaire de l’optimiser en limitant l’étalement urbain et non en incitant les communes à vendre leurs richesses : leurs terres !


            • tvargentine.com lerma 28 janvier 2008 15:30

              Oui,on peut se demander ce qu’aurait proposé ATTALI Ségolène ROYAL si elle avait été élue !

              Un vrai programme mitterandiste !

               


              • Gandalf Tzecoatl 28 janvier 2008 20:46

                L’attalisme est un atavisme libéralissime, quoi de neuf Madame la Marquise ?


                • @jean @jean 28 janvier 2008 22:32

                  ecrire qu’il y a 316 propositions me fait ressentir un grand malaise plus rien ne marcherait il droit ??

                  par ailleurs dire que les 316 propositions sont un tout indiscociable est d’une prétention incroyable .

                   


                  • Antoine 28 janvier 2008 23:28

                     Ce rapport Attali est nul. La preuve ? Il n’a même pas proposé la suppression de l’isf, cette débilité bien française que le premier ministre espagnol socialiste a décidé de jeter à la poubelle de l’histoire fiscale...Ben oui, nous serons les derniers et les "riches" de chez nous iront dopé la croissance de chez les autres !


                    • Astorg 29 janvier 2008 11:13

                       

                      Je parle pour moi et lis à propos des professions règlementées qu’elles « figent l’offre de service, empêchent le développement de l’emploi et ne créent aucune pression à l’innovation  » (page 155) On parle ensuite de « qualification excessives… » (page 156) (Inquiétant comme observation !!!).

                      Il y à la une méconnaissance totale du sujet et c’est avant tout vexant et quelque peu effarant !

                      En fait ce rapport a été rédigé par des lobbyistes : ceux de la grande distribution qui souhaite capter la partie rentable du marché des pharmaciens (en gros ce qui n’est pas remboursé par la sécurité sociale) et ceux des banques (après avoir acheté des agences immobilières, des promoteurs et des syndics !) et autres cabinets d’audit qui souhaitent également s’arroger la partie rentable de l’activité des notaires (les gros actes…). Il suffit de s’intéresser à la composition de la commission pour comprendre. Comme ça, les français se diviseront en deux catégories : les patrons du CAC 40 d’un côté et les salariés des entreprises du CAC de l’autre... Ils ont oublié que la société ne dépend pas uniquement de la finance et que des gens vivent d’autres vies au delà du périphérique.


                      • Antoine 29 janvier 2008 23:19

                         Pour prolonger les dires d’Astorg, par exemple au sujet des notaires qui seraient de vieux trucs poussièreux incapables en particulier d’innovation : cette bonne blague, ils sont en train de mettre en place télé@acte (système permettant notamment d’exécuter par internet les formalités de publicité foncière alors que jusqu’à maintenant elles étaient handicapées par les lenteurs de la l’administration concernée) qui a permis à la France de remonter dans le rang des pays précisément dans le domaine de l’innovation ! Quant à la "qualification excessive", cette remarque de la commission n’était certainement pas destinée à ses membres qui sont ou ignorants, ou pervers, ou les deux à la fois !

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