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À propos des retraites

LES LIMITES D’UN SYSTÈME

Nos rues ont vu défiler ces dernières semaines des cohortes de manifestants s’opposant au prolongement du nombre d’années de cotisation - passant de 40 à 41 annuités - pour toucher sa retraite à taux plein.

Et pourtant, quand on interroge les Français, la moitié d’entre eux sont persuadés qu’on va devoir travailler plus longtemps pour obtenir sa retraite, car ils savent bien que l’espérance de vie ne cessant d’augmenter - donc les années de retraite plus lourdes à financer - il va bien falloir le faire par un moyen ou un autre.

Mais l’autre moitié des Français pensent parallèlement que ces manifestants ont eu raison de descendre dans la rue pour se mobiliser, même si, intimement, ils savent bien que les solutions alternatives sont très limitées.

Ce débat n’est pas près de se clore : aujourd’hui, on envisage un premier palier à 41 ans ; mais rien ne laisse supposer qu’il ne devra pas ensuite progressivement aller très au-delà. Et les exemples de nos partenaires voisins ne manquent pas de les édifier : on y prend rarement sa retraite avant 65 ans, parfois pas avant 67 ans. Et pour ne parler que du seul continent européen.

BISMARCK NE L’AVAIT PAS PRÉVU...

Je lisais récemment dans la presse une anecdote qui, à la fois, m’a amusé mais aussi instruit. J’y ai effectivement appris que “l’invention” des retraites serait due à Bismarck. Les syndicats, au départ, y étaient hostiles car ils redoutaient le système qui aurait été mis en place pour cela. Jaurès faisait cependant partie des rares qui étaient pourtant favorables à cette instauration. Il faut donc remonter à 1889 pour voir Bismarck octroyer aux ouvriers allemands un système de ressources pour les travailleurs âgés. Et il est raconté que Bismarck s’est alors retourné vers ses conseillers et leur a posé la question : “À quel âge peut-on fixer l’âge de la retraite pour qu’on n‘ait jamais à la verser ?” Et les conseillers de répondre : “À 65 ans”. L’on prétend que Bismarck a alors éclaté de rire : il en avait 74 !

Quand, en France, on a créé le régime des retraites - c’était en 1945 - la retraite avait alors été fixée à 65 ans. Et l’on savait que l’espérance de vie au-delà de cet âge ne dépassait les 4 ou 5 ans, c’est-à-dire 70 ans tout au plus. Donc la retraite avait été instaurée pour des populations qui étaient appelées à mourir peu de temps après.

Or, en l’espace de 50 ans, l’on a assisté - et c’est fort heureux - à un progrès qui a bouleversé tous les pronostics économiques de l’époque : aujourd’hui quand un retraité prend sa retraite (en moyenne un peu avant 60 ans), il va vivre jusque 25 ans, voire parfois 30, après la cessation de son activité.

Or, le système français de financement des retraites est celui dit “par répartition”. C’est-à-dire qu’aucun salarié ne paye quoi que ce soit pour sa propre retraite : il paye exclusivement les retraites de ceux qui ont déjà cessé le travail.

COMMENT LAISSER AUX JEUNES...
C’est un système de solidarité inter-générationnel fort louable en soi. Mais comment aujourd’hui peut-on imaginer laisser aux jeunes qui arrivent sur le marché du travail (par exemple à 25 ans), qu’il vont devoir travailler ensuite plus de 40 ans pour toucher leur retraite à taux plein, comment imaginer leur laisser sur les épaules - au détriment de leur pouvoir d’achat - la charge de devoir ET payer la dette abyssale (plus de 1 200 milliards d’euros + les intérêts) qu’on leur laisse, ET le poids de cette masse sans cesse grandissante du nombre de retraités à nourrir, loger, soigner, etc. ?

Nous allons droit vers une impasse : en 1980 - c’était avant-hier - il y avait 4 actifs pour payer un seul retraité. En 2020 - c’est donc demain - il y aura seulement 1 actif pour payer un seul retraité.

LE PARADOXE FRANçAIS
Solidarité ai-je dit plus haut ? Par tout à fait hélas : face à ce dilemme, les cheminots, les postiers et tous les fonctionnaires en général ont un régime de retraite très particulier qui consiste à faire payer leur propre retraite... en levant l’impôt après les contribuables. Il est d’ailleurs paradoxal que ce soient eux qu’on voit surtout en tête des cortèges pour manifester contre la réforme du régime des retraites, alors qu’ils ont le régime de loin le plus favorable. Bref !

Alors on voit surgir des “économistes” apportant leur propre solution pour sortir de cette impasse : j’entendais récemment l’un d’entre eux préconiser une augmentation massive des salaires pour augmenter les ressources des caisses. Je suis resté songeur devant cette proposition. L’êtes-vous moins que moi ?
 
On entend aussi des syndicalistes (FO et l’UNSA) qui veulent le retour aux 37,5 années de cotisation. (Comprenne qui pourra !) On entend, à l’inverse, la CFDT et la CGC qui acceptent les 41 annuités à condition qu’il y ait des aménagements pour les professions les plus pénibles, ou ceux qui ont prolongé leurs études jusque fort tard et ne parviendront jamais à faire leurs 41 années. Voilà qui est plus juste et raisonnable. Et, entre ces deux positions, il y a enfin la CGT qui a une position assez subtile : elle ne demande pas le retour à 37,5 annuités sans pour autant s’aligner sur la position de la CFTC ou de la CGC : elle est à mi-chemin entre les deux tendances extrêmes.

Le véritable enjeu est-il, finalement, de travailler demain 41 ou 42 ans ? N’est-il pas surtout la question du travail des “seniors” ? Comment se fait-il que, depuis 25 ans, tous nos gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche, ont utilisé l’argent public pour inciter les entreprises à se débarrasser de leurs salariés... à partir de 55 ans ?

C’était d’une bêtise rare. Peut-être va-t-on, enfin, se décider à faire l’inverse ?

LES INCOHÉRENCES DE NOS GOUVERNANTS
La politique de nos gouvernements est lourdement émaillée de leurs incohérences et de leur mauvaise appréhension des problèmes. C’est une caractéristique typiquement française : nous avons en France le taux le plus faible (rapport 1 sur 2) des pays industrialisés pour l’activité de nos 55-64 ans. Par exemple, en Suède - pays cité souvent en exemple pour ses avancées sociales - on travaille jusqu’à... 67 ans !

Ces incohérences dans nos politiques gouvernementales expliquent certainement (en partie) la résistance de l’opinion publique vers une évolution qui a, pourtant déjà, été conduite avec succès dans les autres pays européens.

Il ne sera pas aisé de changer très rapidement les mentalités face au vieillissement constant de notre population. Allez raconter demain aux Français que l’âge légal de la retraite sera désormais porté à 65 ans (comme en Allemagne), ou à 67 ans (comme en Suède) ! Nos rues et nos boulevards ne seraient plus assez larges pour accueillir les manifestations que cela entraînerait !

Et pourtant les réalités sont implacables, les chiffres incontournables.
 
La France peut-elle rester dans cette marginalité par rapport à ses partenaires ? Et surtout dans la catastrophique situation financière actuelle qui est la sienne et ne lui laisse plus aucune marge de manœuvre ?

Les étapes seront nombreuses. Mais elles devront toutes être franchies. Un vrai chemin de croix !

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81 réactions à cet article    


  • Medicis 2 juin 2008 13:38

    C’est beau la solidarité !!


  • Traroth Traroth 3 juin 2008 11:33

    La solidarité, ce n’est pas offrir des cadeaux qu’on n’aura jamais soi-même. Le système de retraite se dégrade d’année en année et bientôt, l’âge de la retraite dépassera l’espérance de vie. Ce qui ne sera pas bien grave, vu son montant dérisoire. Où elle sera, là, la solidarité ?

    Personnellement, vu l’âge auquel j’ai commencé à travailler, avec 41 années de cotisation, je devrais travailler jusqu’à 66 ans, sachant qu’on ne peut pas travailler au-delà de 65 ans (pour l’instant, si on travaille jusqu’à 65 ans, on ne subit pas de décôte, mais jusqu’à quand ?). Et dans un contexte où seul un pouillème des plus de 55 ans travaille encore, ça veut tout simplement dire qu’il sera impossible d’avoir une retraite pleine. Sachant qu’une retraite pleine est déjà ridiculuement basse, c’est tout simplement la misère qui nous attend. A quoi sert alors le système de retraite ?


  • Pierre 5 juin 2008 04:59

    @ Thraroth

     

     

    Mais pleure mon petit, pleure...

     

    Pendant ce temps la je me marre, je me bidonne ayant quitte la France. Meilleur et premier conseil pour tout nouveau diplome ! il y a plein de jobs qui payent bien mieux a l’etranger !!! cassez vous les jeunes, et laissez ces vieux chnocs pleures comme des minables imcapables au potentiel inutilise...

     

    Et oui je suis mechant ! Mais merde ! il y a bien qu’en France que les gens attendent la retraite comme une periode faste !!! c’est quoi cette histoire ! Ne serait-il pas plus logique de voir la Carriere professionnelle comme une periode faste, riche ( dans tous les sens du terme). La retraite est une "retraite" dans tous les sens du terme, meme financier... attendez pas votre retraite pour investir dans un bien immobilier !

    La solution est sera simple et naturelle : revenir a la famille. Les enfant prendront soin de leurs anciens, c’est le minimum, ce qui existe depuis la nuit des temps, et la france s’en sortira pas si mal ayant une natalite pas si mauvaise.

    Car la logique est bien que le fils de 35 ans en pleine carriere prenne soin de ses parents au lieu de l’inverse que je vois chez la plupart de mes amis en France ou ce sont les vieux parents retraites qui prennent soins de leurs enfant jeunes actifs.

     

     

    Quittez la France, laissez les pleurnichards tout seuls ils vallent pas la peine !!

     

    cheers,

     

    Pierre


  • Fred 2 juin 2008 11:35

    Bien que le système soit social, les français sont parmis les plus individualistes au monde. Sous couvert de solidarité chacun défend ses intérêts même si ça va contre l’intérêt national ou même si ça signifie que les autres vont devoir payer.

     

    - Les fonctionnaires avaient un système de retraite plus avantageux parce que les conditions salariales étaient favorables dans le privé ; maintenant que ce n’est plus le cas (en moyenne on gagne plus dans le public) la société n’a plus à financer ces avantages.

    - Il y avait 4 actifs pour un retraité au début, maintenant on est plus proche de 3 actifs pour 2 retraités. Avant on vivait 5 ans à la retraite maintenant on en est à 20 ans et l’espérance de vie augmente de 1 an tous les 4 ans. On n’a donc pas le choix que d’augmenter la durée de cotisation ou baisser les pensions ou augmenter les cotisations. Je pense que vu les salaires actuels il est impossible d’augmenter les cotisations et les retraités actuels y sont pour rien que les politiciens n’aient pas eu le courage de faire quelque chose avant. Il faut donc augmenter la durée de cotisation. Le système est endetté il ne peut pas payer des retraites à taux plein pour des gens qui ne cotisent pas suffisament.


    • Jacques 2 juin 2008 11:53
      Voila un problème fort bien analysé, mais qui risque de se heurter à la pensée unique sévissant de façon générale dans notre pays et de façon très particulière sur AV. Vous n’allez pas vous faire beaucoup d’amis ici ; surtout au paragraphe se terminant par : ‘bref’ !
      Les incohérences de nos gouvernants, s’expliquent je pense par une tétanisation dès que des mouvements sociaux se profilent, et ce surtout dans la fonction publique et dans les grandes entreprises d’état. A ce titre j’attendais beaucoup plus d’un Sarkozy qui avait pourtant bien commencé lorsqu’il s’est attaqué aux régimes spéciaux de retraite.
      Concrètement, je pense que dans le privé des réformes se feront très rapidement. Mais à moins que nos gouvernants fassent soudainement preuve de beaucoup plus de courage politique, le public de par son pouvoir de nuisance sera pratiquement impossible à réformer en profondeur : le contribuable continuera de payer.

      • donino30 donino30 2 juin 2008 18:07

        +1 ! Rien à rajouter


      • wesson wesson 2 juin 2008 13:20

        Bonjour,

         

        Ce qui est marrant, c’est que tous les articles qui traitent de l’allongement de la durée du travail comme seule et unique solution aux problèmes des retraites (TINA - There Is No Alternative - quand tu nous tient !), sont pondus par des vieux croutons qui sont déjà à l’age de la retraite, ou faisant partie d’instance patronnale.

        ça a un petit air de : "Allez-y, défoncez-vous les jeunes et bosser plus d’années que nous pour que moi, je puisse profiter pleinement de ma retraite actuelle".

        Et ça appelle Bismarck à la rescousse. L’auteur l’a connu personnellement ?

        Sinon, tout l’attirail habituel est présenté là. De l’évidence frappée au coin du bon sens agricole, à la justification du problème actuel par la timidité des réformes précédentes et l’incompétence des gouvernements précédents, tout en passant par les estimations au doigt mouillé et la culpabilisation des retraites des fonctionnaires, meilleures que les autres donc insupportables.

         

        Franchement, l’auteur aurait mieux fait de finir sa grille de mots croisés entre Derrick et la verveine plutôt que de pondre cette synthèse de la pensée politique concernant les retraites.

         

         

         

         


        • Emile Red Emile Red 2 juin 2008 14:55

          Pas étonnant c’est un copain du sans queue ni tête de béarnais, grandes oreilles et sourd comme un pot.

          L’auteur doit être le grand père de la Taverne, encore un qui croit à la poésie de droite....


        • remi 2 juin 2008 15:08

          Proposez-nous donc une alternative...


        • donino30 donino30 2 juin 2008 18:12

          Cher Wesson, votre Maman ne vous a pas enseigné le respect des autres on dirait. Ecoeurant.


        • krapo krapo 2 juin 2008 13:21

          Très sympa les commentaires...Mais vous semblez oublier quelques petites choses...

          60 ans n est pas l âge légal pour partir a la retraite, mais c est a 65 ans. A 60 ans lorsque nous prenons notre,retraite et si nous n avons pas la durée requise de cotisations, c est une retraite a taux réduit que nous touchons, et quelle réductions...

          A partir de 50 ans les employés du privé sont ni plus ni moins jetés de leurs postes... et pour retrouver un job... !

          Dans ces conditions comment peut on arriver a cotiser suffisamment pour avoir une retraite a taux plein...Je me demande combien de trimestres une femme, sans grande formation, peut arriver a valider dans le privé ...

          Les conditions de travail ne se sont pas améliorées, loin s en faut.

           Le nombre de pensions d invalidités pour maladies professionnelles n est pas en baisse, la aussi ,loin s en faut et pour preuve la campagne d informations "sur les petites douleurs au travail qui deviennent insupportables..."

          Donc un vieux qui part a la retraite avec 400€ par mois et qui est tellement bouffé aux mites... Ça ne va pas revenir bien cher.

          Si je sais a peu près lire, le taux de natalité en France remonte...

          Nous n aurons pas les pensions retraites de nos parents, c est sur...

          RMI a 55 ans ça ne permet pas d aller bien loin... et surtout ça ne compte pas dans les annuités versées a la CRAM.

          Mais je croyais qu ils disaient Liberté, Égalité, Fraternité...

          J ai du me tromper quelque part...

           


          • Fred 2 juin 2008 13:41

             

            - L’âge légal de départ a la retraite est de 60 ans. Il était de 65 mais sous Mitterrand c’est passé à 60 ans.

             

            - Certes il y a un problème d’emploi des seniors mais je ne vois pas bien le lien avec l’allongement de la durée de cotisation. En quoi cette difficulté résout le problème des retraites, c’est un problème connexe auquel il faut trouver une solution mais on ne peut pas ne pas réformer les retraites à cause de ça. Les gens sont rapides à critiquer les patrons qui se séparent de leurs employés à 55 ans mais objectivement il y a beaucoup d’emplois où l’expérience n’apporte rien et si les gens étaient patrons à leur place ils feraient exactement la même chose. Chacun regarde ses intérêts et vu que le patron a prix des risques en montant son business, il a le choix de virer quelqu’un de 55 ans pour embaucher un jeune qui lui coutera moins cher.


          • krapo krapo 2 juin 2008 14:12

            en effet l âge légale est bien a 60 ans mais taux minoré si vous n avez pas cotisé 160 trimestres.

            Mais si vous travaillez jusqu a 65 la retraite est versée a taux plein sans condition.

            Encore faut il avoir pu travailler jusqu a 65 que ce soit physiquement ou tout simplement parce que votre employeur vous a gardé...

            Les employeurs sont sans doute libre de choisir de jeter les plus âges, mais la...c est de la discrimination

            Il faut peut être se rappeler qu un employé ce n est pas seulement une force de travail...mais c est autre chose...


          • Fred 2 juin 2008 15:00

            Ce n’est pas un problème d’âge mais un problème de coût lié au fait que certains emplois ne bénéficient pas vraiment de l’expérience supplémentaire.

             

            Prenons l’exemple d’une caissière pour laquelle 30 ans d’expérience par rapport à un an n’a pas une énorme valeur ajoutée. Si elle commence aujourd’hui au SMIC, elle touche 1308.88€ brut alors que après 30 ans elle touche 2370.84 brut soit 1.81 fois plus qu’au début de sa carrière. Les charges patronales sont à peu prêt de 41% soit 970€ pour son salaire en fin de carrière, elle va donc couter 3342€ à son entreprise. Lorsqu’un salarié touche 1.6 fois moins que le SMIC, l’entreprise bénéficie d’allègement de charge. Pour une personne au SMIC la réduction est de 0.281 fois le SMIC brut soit 367€ de réduction, la personne coute donc 1478€. L’employeur doit donc payer 1863€ de plus par mois soit 22361€/an pour son employé de 30ans pour qui l’expérience dans ce travail n’apporte pas grand chose. C’est triste à dire mais la majorité des gens ferait exactement la même chose à la place du patron.

             

             


          • Eloi Eloi 3 juin 2008 11:09

            Ecoutez, on allongera l’âge de départ en retraite :

            Le jour où tous les jeunes travaillerons, voire où les plus anciens actifs travailleront aussi

            Si on est encore en déficit, alors peut-être faudra-t-il accroître cet âge... Mais on verra. Pour l’instant, comme nous avons un système par répartition, faisons DEJA travailler ceux qui LE PEUVENT.

            Tout ce débat est loin d’être d’actualité, ce qui explique qu’il manque de pertinence


          • Fred 3 juin 2008 13:58

            "c’est bien pour ça qu’il faut réglementer les patrons.

            Il y en a ,comme vous Fred,qui, immergés dans leurs chiffres, oublient, volontairement ou involontairement, la réalité humaine.

            Sans le personnel, l’entreprise n’existerait pas. point barre."

             

            J’imagine que vous êtes chef d’entreprise et que vous payez vos employés au dessus du marché pour parler comme ça. Un autre chiffre puisque vous les détestez, la majorité des chefs d’entreprise, commercants et artisans sont de droite (genre 70%). Pourquoi ne pas inverser la tendance et avoir plus de gens de gauche aux idées de partage et de valorisation des salariés commencer des entreprises ; comme ça ils pourront payer les employés au dessus du marché et nous montrer leurs belles idées socialistes. C’est bizarre quand même qu’il n’y ait pas plus d’entrepreneurs à gauche, ils semblent avoir la solution aux problèmes de l’entreprise.

             

            Si il n’y avait pas des gens pour entreprendre, les employés seraient au chômage. L’histoire commence bien avec le créateur d’entreprise et non les employés.


          • Medicis 2 juin 2008 13:36

            On croirait lire une intervention de F. Fillon !

            Ce n’est pas parce que quelques personnes travaillent jusqu’à 67 ans en Suède, que c’est l’âge où les suédois doivent prendre leur retraite.

            En France aussi, nombre de personnes rechigent à prendre leur retraite même après 70 ans , députés, sénateurs, grands patrons, de là à vouloir repousser la retraite plus tard, c’est refuser de regarder en face la répartition des richesses du pays.

            C’est comme la fameuse dette que nous risquons de laisser à nos enfants, à qui devons nous cette fameuse dette ? à ceux qui , actionnaires du système bancaire souhaitent encore améliorer le système à leur profit.

            Pour avoir une idée de ce que pensent les français du système de retraites, il faudrait poser la question à ceux qui sont concernés c’est à dire à ceux qui paient des cotisations, les retraités eux ne sont plus cotisants !!


            • remi 2 juin 2008 15:12

              Les actionnaires sont responsables de la dette de la France... Mais bien sur


            • JPC45 3 juin 2008 11:54

              Un conseil ; relire la loi TEPA, ça évitera de dire n’importe quoi.


            • Fred 3 juin 2008 14:03

              "remi,

              "les actionnaires st responsables de la dette publique"

              indirectement oui, mais pas entièrement non plus.

              la dette est ,en bonne partie ,creusée par les dérogations aux cotisations sociales des entreprise,cadeaux des divers gouvernements depuis 30 ans ; il me semble que c’était de l’ordre de 20 milliards d’euros par an, une bricole, quoi.

              comme aussi par exemple, le cadeau fiscal de 15 Milliards d’euros aux pauvres riches français comme johnny Halliday, qui comme chacun sait, l’avait expressément demandé au président...

              Ce cadeau fiscal bien évidemment se renouvellera tous les ans, creusant encore plus la dette..."

               

              Quand on sait que les entreprises recoivent 16 milliards de réduction de charges pour les 35h effectivement on se dit que l’on pourrait baisser ces réductions en se débarassant de ces 35h.

               

              Les 15 milliards sont pour les riches, ah bon. Pourriez vous démontrer que la majorité de cet argent va aller aux plus riches. Sachant que la moitié est dépensé pour les heures sup et que les cadres ne peuvent pas faire d’heures sup, je pense que vous allez avoir du mal. Après on peut effectivement débattre de l’utilité de ce paquet fiscal mais dire qu’il n’est dirigé qu’aux plus riches est de la propagande pure et dure.


            • rocla (haddock) rocla (haddock) 2 juin 2008 14:32

              Perso j’ ai cotisé 43 années soit 172 trimestres , suis en bonne santé , ce serait bien que les suivants assurent pareil au lieu de défiler syndicat kiki ...


              • Al-Capone 2 juin 2008 14:40

                Bien sur que tout cela changeras, mais il faut encore attendre quelques années, le temps que les "papy-boomers" soient TOUS en retraites...par solidarité !

                Pour le moment, ces "papy-boomers" se reunissent pour definir les criteres de retraites...

                La moyenne d’age de la commission fillon en 2003, si mes souvenirs sont exactent, etait de plus de 50 ans... Surement par solidarité !


                • Al-Capone 2 juin 2008 14:55

                  J’oubliais, cette commission a defini des criteres pour partir a la retraite en 2003, appliquable a partir de 2008 et progressivement jusqu’en 2012...

                  Juste le temps que cette generation d’emmerdeur soit en retraite (avec de ’ptite pension, certe !) et ne fasse pas trop chier avec ce probleme... Les jeunes sont bien plus maleable, depuis le temps qu’on leur dit qu’il y a un pbr de financement...ces jeunes accepterons bcp plus facilement de travailler plus longtemps...de toute façon, ils sont au pied du mur !

                   honnetement, j’ai 32 ans, j’ai toujours entendu parlé de ce probleme de financement des retraites, depuis tonton, depuis ma tendre enfance, et ce que je constate, c’est qu’il aura fallut attendre 2003 pour prendre des decisions (certainement pas les meilleurs) qui ne sont appliquables que depuis 2008 et seulement progressivement jusqu’en 2012, c’est a dire quand la majorité des papy-boomers seront en retraite...

                  vous parlez de solidarité ! Quel gachis !

                   dsl d’etre un peu severe, mais fallait pas attendre d’etre au pied du mur, depuis le temps ! Fallait se tirer les doigts du cul avant, maintenant, on vas bouffé la croute !


                • Al-Capone 2 juin 2008 15:12

                  Cette generation d’emmerdeur, en mettant mis les vieux au placard (pre retraite), a mis les "jeunes" au boulot de façon precaire, pour les tenir par les couilles...

                  Et dans moins de dix ans, ces papy boomers vont descendre dans la rue en chialant que leur pension est une misere, ce qui est vrai !

                  Mais je le redis, ca fait plus de 25 ans que ce pbr est connu ! Pourquoi avoir attendu si longtemps... par solidarité ?


                • Al-Capone 2 juin 2008 15:43

                  A propos des travaux de la commission 2003, l’age de quelques personnalités qui ont participés. La liste n’est pas complete. La personnalité la plus jeune (que j’ai trouvé), année de naissance, 1959, soit 44 ans a l’epoque !

                  Jean-François Mattei  1943
                  Christian Jacob 1959
                  Marie-Thérèse Boisseau 1940
                  Alain Vasselle 1947
                  Jean-Louis Lorrain 1948
                  Adrien Gouteyron 1933
                  Gilbert Chabroux 1933
                  Serge Franchis 1933
                  Claire-Lise Campion  1951
                  Jean-Pierre Fourcade 1929
                  Guy Fischer 1944
                  Dominique Leclerc 1944

                  Est ce representatif de la population concerné par ce probleme connut depuis des lustres ?!


                • Emile Red Emile Red 2 juin 2008 15:09

                  Et qui plus est, non seulement ils nous baladent en permanence avec les chiffres, non seulement ils ne sont pas d’accord entre eux, mais en plus ils n’ont pas une once de créativité.

                  Je te foutrais toute cette bande de salopards aux travaux forcés, ils la paieraient notre retraite et dix fois plutôt qu’une.

                  Quand on les écoute ils sont des bourreaux de travail, par contre quand on cherche leur cursus, ce n’est plus pareil, pas un qui a mis la main dans le camboui, pas un qui a sué d’avoir marné plus d’une journée entière, pas un qui a préféré le boulot en souffrant que le medecin de suite, et ça roule en limousine, ca vole en classe affaire et le tgv n’est pas assez bien pour eux. Sûr que cette bande d’enflure crèvera tard, d’ailleurs quel age ont-il en moyenne, sûr qu’eux leur retraite ils l’auront à taux plein, sûr qu’ils n’ont pas de problème grave de santé, mais quand on pèse leur temps de travail, leur productivité et la qualité des résultats, les neuf dixième n’aurait pas eu un seul emploi à long terme de leur vie tant ils sont incapables.

                  Tous des enfoirés de grosse faignasse les politicards de merde....


                • pointal pointal 2 juin 2008 15:12

                  Or, le système français de financement des retraites est celui dit “par répartition”. C’est-à-dire qu’aucun salarié ne paye quoi que ce soit pour sa propre retraite : il paye exclusivement les retraites de ceux qui ont déjà cessé le travail.

                  Quel que soit le système, ce sont les actifs qui travaillent pour les "passifs" (retraités, enfants...).

                  La retraite par répartition fait que la charge est répartie sur l’ensemble des salariés et entreprises du pays - et peut même être étendue à d’autres revenus si l’état le décide...

                  Avec les systèmes styles fonds de pension, la charge passe par les sociétés côtées en bourse, les dividendes versés aux actionnaires, et la pression sur les salariés et sur les sous-traitants pour maximiser ces dividendes.

                  Il n’y a rien de magique, ce sont toujours les mêmes qui bossent et qui sont à l’origine de la valeur ajoutée. Peut-être un jour celle-ci sera un peu mieux répartie...

                   


                    • MagicBuster 2 juin 2008 16:05

                      Encore un vieux (à la retraite) qui prétend avoir la carte du trésor . . .

                      Rââââ lala .... qu’est ce qu’il ne faut pas lire sur @vox.


                      • ArKeL 2 juin 2008 16:19

                        A souligner, qu’il était plus aisé d’avoir 40 ans de costisation, car il était courant de rester dans la même entrerprise sur de longue période, voici quelques décénnies.
                        Il faut garder à l’esprit qu’à l’heure actuelle on demande de la "flexibilié", les 164 trimestres qui seraient nécessaires risque donc d’être cotisés sur une période plus longue que 41 ans.


                        • Christophe Christophe 2 juin 2008 18:17

                          @L’auteur,

                          On entend aussi des syndicalistes (FO et l’UNSA) qui veulent le retour aux 37,5 années de cotisation. (Comprenne qui pourra !)
                           
                          Vous pourriez fournir des références ? Suivant l’activité syndicale en France, je n’ai pas entendu une seule fois Mailly parler d’un retour à 37,5 annuités. Soit je suis sourd, soit vous prenez vos rêves pour des réalités. Pour mémoire, sachez que trois fédérations (et non des moindres) c’étaient déjà, en 2003, opposées à la position de Blondel sur ce point. Pour la CFDT, c’est différent, ils ont déjà signé le passage à 41 puis 42 annuités en 2003 !
                          Désolé, mais de tels propos rendent votre article fortement contestable ! Dommage car il soulève un point important.
                           
                          Le véritable enjeu est-il, finalement, de travailler demain 41 ou 42 ans ? N’est-il pas surtout la question du travail des “seniors” ? Comment se fait-il que, depuis 25 ans, tous nos gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche, ont utilisé l’argent public pour inciter les entreprises à se débarrasser de leurs salariés... à partir de 55 ans ?
                           

                          Qui bloque les négociations sur la pénibilité du travail ?

                          Pour le reste, principalement sur le fait qu’il faudrait s’attaquer à la pénibilité du travail, c’est somme toute assez logique (c’est assez marrant puisque CFDT, CGT, FO, CGC sont d’accord sur ce point) puisque la médecine du travail amène ses études qui montrent que selon le statut socioprofessionnel, les personnes n’ont pas la même longévité. Mais le MEDEF ne veut pas entendre parler de pénibilité et le gouvernement temporise !


                          • JPC45 2 juin 2008 18:35

                            Au fait j’aimerais bien voir les études de longévité faites par la médecine du travail, car a priori ça déborde de leur compétence, mais pourquoi pas.


                          • Christophe Christophe 2 juin 2008 18:43

                            @L’auteur,

                            Juste pour rebondir sur votre approche de l’âge légal.

                            Il reste, pour ma part, assez incohérent de mettre en place un système avec un âge légal de départ à la retraite tout en bataillant pour la reconnaissance de la pénibilité ; sauf à éviter de changer de mentalité légaliste très répandue dans nos partis politiques.

                            Prenons des exemples.

                            Une personnes commençant à travailler à 16 ans (oui, oui, il y en a encore) devrait travailler 42 ans (imaginons). Ainsi, si mes calculs sont bons, il devrait partir à la retraite à 58 ans. Or, sachant que les personnes peu formées sont souvent celles qiui ont les métiers les plus pénibles, les 42 ans pourraient être revus à 38 annuités (les différences dans les études de médecine du travail sont plus conséquentes, donc coupons un peu). Ce n’est donc plus 58 ans, mais 54 ans. Mais n’ayant pas atteint l’âge légal, soit il devra travailler jusqu’à 65 ans (49 ans de cotisations) soit il faudra une règle d’exception à la règle générale (très grande spécialité française qui fait plaisir aux politiques) ; pourquoi faire simple quant on peut faire compliqué !!!

                            Ce sont des hypothèses, car il est fort à parier que aussi bien le MEDEF que le gouvernement s’attaque à la pénibilité en mettant des plus values de cotisation en considérant que 42 annuités est applicable pour les travaux les plus pénibles ; les techniciens et administratifs passant à 46, les cadres à 50 et les cadres dirigeants à 55 annuités. C’est aussi une façon d’aborder le sujet, n’est-ce pas ?


                          • Christophe Christophe 2 juin 2008 18:49

                            @JPC45,

                            J’ai différentes études selon une foultitude de critères ... mais sous format papier.

                            Il y a des études qui tiennent compte, par exemple, du travail de nuit et de l’influence sur les cycles du sommeil. Ne pensez pas que la médecine du travail n’est constituée que d’infirmières qui font passer les visites médicales d’aptitude au travail. Cela ne sort pas de la compétence de la médecine du travail qui s’appuie non seulement sur ses propres expériences mais aussi des recherches en médecine générale.

                            Mais je vais essayer de rechercher sur le net des rapports allant dans ce sens ! Laissez-moi un peu de temps.


                          • JPC45 2 juin 2008 19:06

                            je sais qu’il n’y a pas que des infirmères ds la médecine du travail. Je vous parle d’étude sur la longévité (pour reprendre vos propos) et pas sur l’impact sur le sommeil (ce qui est autre chose). Je suis curieux de voir comment la médecine du travail fait pour calculer la longévité et voir les méthodes employées.


                          • JPC45 2 juin 2008 18:34

                            Perso, je ne crois pas à l’introduction de la pénibilté au travail. ça pose plus de problème qu’autre chose (quels critères, etc) et ça déplace plus le problèque qu’autre chose. D’ailleurs aucune réforme récente en Europe n’ a introduit cette notion et pourtant les relations sociales (en Suède) sont moins conflictuels qu’en France.

                             


                            • Christophe Christophe 2 juin 2008 18:58

                              @JPC45,

                              Vous êtes mal informé. La nature des relations sociales dans les pays du nord de l’Europe sont plus conflictuels qu’en France ; là aussi, il va me falloir vous fournir les données qui émanent de ... l’OCDE.

                              Sur la période 1970-1990, la France est onzième sur les dix-huit pays les plus industrialisés en termes de journées non travaillées pour fait de grève. Avec 0,15 journée grevée par salarié et par an, elle est 7,6 fois moins conflictuelle que l’Italie (première), 3,2 fois moins que le Royaume-Uni (septième), 1,6 fois moins que les Etats-Unis (huitième).

                              Sur la période récente (1990-2005), la France demeure onzième sur dix-huit, avec une conflictualité qui s’est effondrée (0,03 journée de grève par salarié et par an) et demeure toujours inférieure à la moyenne (0,04 journée grevée). Les modèles nordiques - réputés en France pour la qualité du dialogue social qui y régnerait - se situent en tête du classement : le Danemark est premier, la Norvège quatrième et la Finlande septième. Ainsi la « flexsécurité », tant vantée par les dirigeants français, semble caractérisée par un niveau de conflictualité nettement plus important. Un paradoxe qui ne semble pas intéresser les défenseurs de son introduction progressive dans notre pays. La France, en dessous de la moyenne des pays industrialisés, n’est certainement pas le berceau de la « gréviculture » décriée par nos médias et nombre de nos politiques !


                            • JPC45 2 juin 2008 19:02

                              je ne connais pas la nature de srelations sociales... Vous citez des chiffres, je vous renvoie vers ce lien http://www.ecopublix.eu/2007/11/des-grves-partout-sauf-dans-les.html qui vous convaincra que les chiffres donnés sont à revoir. Oui la France, est l’un des pays ou il y a le plus de grève !


                            • Christophe Christophe 2 juin 2008 19:18

                              Donc, si les chiffres sont à revoir, cela induit que la France est le pays le plus gréviste.

                              Vous avez fait les calculs ?

                              Peut-être faudrait-il faire les calculs avec une plus grande rigueur et tenir compte des résultats pour en tirer des conclusions ; l’objet d’un article peut-être. Mais même si les données méritent d’être revues, cela ne présuppose pas la conclusion que vous en faites.


                            • JPC45 2 juin 2008 19:25

                              j’avais fait les calculs avec une autre source (Eurostat), et la France se situait entre la 1er et la 3eme place suivant l’historique pris.

                              J’avais creusé le sujet suite à un article d’une personne d’ATTAC (ian astruch ?, qq chose comme ça) qui laissait croire qu’au contraire la France n’était pas un pays gréviste.

                              En moyenne, ça se discute (suivante la période retenue) mais dans la fonction publique, la plus visible, c’est clair

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