Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > A quand l’alignement public/privé ?

A quand l’alignement public/privé ?

Les agents de la fonction publique partent en retraite presque cinq ans plus tôt que les travailleurs du privé.

Nous avons vu récemment, avec la suppression du jour de carence pour maladie, le soin que le gouvernement mettait à conserver les avantages de la fonction publique par rapport aux travailleurs du privé. Voici un autre domaine dans lequel les agents du publics ont toujours un avantage considérable, c'est l'âge de départ en retraite.

Selon un rapport du Conseil d'Orientation des Retraites dont "Le Monde" a publié les conclusions samedi dernier, en 2011, l'âge effectif moyen de départ à la retraite était de 61,9 ans pour les travailleurs du privé. Alors que dans le secteur public, les agents de la SNCF tiennent le record avec un départ moyen à 54,4 ans, suivis de près par ceux de la RATP à 55,1 ans, la Fonction publique territoriale et hospitalière se tient aussi très bien avec des départs qui ont eu lieu en moyenne à 58,4 ans

Globalement, sur l'ensemble de la Fonction publique d'État, l'âge moyen de départ à la retraite était en effet de 57,1 ans en 2011, soit presque cinq ans plus tôt que les travailleurs du privé. 

Selon le COR, l'âge de départ des agents devrait progressivement reculer du fait de la suppression, en 2011, de l'avantage accordé aux agents parents de trois enfants. En 2025, les agents de la Fonction publique d'Etat devraient ainsi partir à 58,7 ans, et ceux des branches territoriales et hospitalières à 62,4 ans. Mais, comme il se doit, à cette date, l'âge moyen de départ aura également reculé dans le privé sous l'effet des réformes déjà adoptées. De sorte que l'écart entre privé est public ne se résorbera pas et que les agents de la fonction publique conserveront toujours cet avantage de plusieurs années sur les travailleurs du privé.

Article paru sur MaVieMonArgent.info

Moyenne des avis sur cet article :  2.48/5   (46 votes)




Réagissez à l'article

65 réactions à cet article    


  • Jean-Louis CHARPAL 2 avril 2013 10:35

     L’ auteur de cet article est un ultra libéral bon teint, bien réac, version « catho pratiquant » - ce qui dans une République laïque, ne devrait pas entrer en ligne de compte, mais c’est lui qui éprouve le besoin de le préciser.

    L’ultra libéralisme est une machine à tout tirer vers le bas.

    Plutôt que de dire « le régime de la retraite du public est juste et socialement correct,le privé doit s’en inspirer et s’ en rapprocher » l’ultra libéral dira « la référence, l’idéal est l’esclavage qui permet aux aristocrates de droit divin du fric de s’en mettre plein les poches, il faut donc s’en inspirer  ».

    « Stigmatisons donc les fonctionnaires qui donnent le mauvais exemple plutôt que de dire aux hyper privilégiés de partager de façon plus juste les richesses ».

    La solution existe et je suis sûr que tout le monde pourrait partir à 55 ans, vu l’augmentation considérable des richesses produites (doublées depuis 1981) à condition que les rentiers en tout genre arrêtent de voler les richesses produites par tous les salariés et non salariés de l’économie réelle.

    On retrouve aussi la manie des ultra libéraux de dresser les gens les uns contre les autres.

    Ils ont fait leur la devise de Machiavel :

     « Divises et tu règneras ! »


    • kalagan75 2 avril 2013 10:48

      le régime de la retraite du public est juste et socialement correct

      il serait correct si il était équilibré et financé : rien que les régimes spéciaux sont en déficit de 7 milliards par an !!


    • resistance 3 avril 2013 00:53

      ...« version catho pratiquant... »

      Dans l’article même, qu’est-ce donc qui vous fait juger cela ? Or n’est-ce pas l’article seulement, et non les convictions personnelles énoncées par ailleurs, qu’un laïc comme vous devrait commenter ?

    • TDK1 TDK1 3 avril 2013 09:12

      1) « Ultra libéral » et catho, c’est pas compatible. Mais il est facile, lorsque la pauvreté de ses arguments empêche d’ouvrir un vrai débat, de coller une « étiquette honteuse » sur quelqu’un et de faire tourner ensuite la discussion autour de cette étiquette. Cela s’appelle la dialectique marxiste. On a les références qu’on peut.

      2) Vous ne trouverez personne pour dire que le système de retraites est juste parce qu’il ne l’est pas. Payer les personnes en retraite avec l’argent prélevé sur ceux qui travaillent, cela s’appelle une pyramide de Ponzi et c’est théoriquement répréhensible. Emprunter sur 30 ans pour payer les retraites des fonctionnaires, c’est demander aux deux générations qui viennent de payer pour assurer le confort de ceux qui ne participent plus à l’effort collectif au détriment de ceux qui travaillent.
      3)L’augmentation considérable des richesses vient justement du fait que le privé génère une plus value qui lui permet non seulement de payer le coût de sa propre activité, mais aussi de payer le coût de l’activité collective.
      4) Ceux qui dressent les gens les uns contre les autres sont ceux qui promeuvent un statut privilégié pour une caste spécifique, au détriment du reste de la population. Quelle que soit cette caste. Dans un livre pamphlet sur le communisme, (animals farm), George Orwell écrivait : « Dans la ferme, tous les animaux sont égaux, mais quelques uns sont plus égaux que les autres.... » C’est la plus belle définition du socialisme qui soit....

    • JL JL 3 avril 2013 09:50

      ’’Payer les personnes en retraite avec l’argent prélevé sur ceux qui travaillent, cela s’appelle une pyramide de Ponzi’’ (TDK1)

      Ridicule de chez Ridicule !

      Une pyramide de Ponzi, c’est quand le système croît indéfiniment : comme les bulles spéculatives et l’argent sale.

      Les retraites par répartition sont a priori stables puisque les naissances compensent les décès, les entrés dans le monde du travail compensent les ’sorties’. 

      En revanche, tout ce qui est ’héritable’ relève du principe pyramidal de Ponzi : les investissement sont héritables ; la limite entre les fonds de pensions ne tient qu’à un fil qu’il sera extrêmement facile de couper le moment venu.


    • JL JL 3 avril 2013 09:51

      ’’L’augmentation considérable des richesses vient justement du fait que le privé génère une plus value qui lui permet non seulement de payer le coût de sa propre activité, mais aussi de payer le coût de l’activité collective.’’ (TDK1)

      Ridicule de chez Ridicule !

      Les vertus oubliées de l’activité non marchande : ’’ Faisant un détour par John Maynard Keynes et par Karl Marx, Jean-Marie Harribey s’attache à déconstruire les idées banalisées du libéralisme, telles que « c’est l’activité marchande qui paie le non-marchand », ou encore « c’est le consommateur qui crée la valeur ». En renversant complètement les données (autrement dit, en remettant ces idées sur leurs pieds), il montre, par exemple, que « les travailleurs des services non marchands produisent le revenu qui les rémunère ». L’économie n’est pas un jeu à somme nulle où ce que produit l’un est pris sur l’autre. Et la richesse socialisée n’est pas moins richesse que la richesse privée, au contraire.« »Pour évacuer l’idée que le financement d’une activité non marchande proviendrait d’un prélèvement sur le fruit de l’activité marchande, plaçons-nous dans une hypothèse irréaliste aujourd’hui, mais qui vaut pour la logique d’un raisonnement « à la limite », dans une perspective dynamique. Supposons que la sphère non marchande s’élargisse progressivement et que le paiement des biens et services qui y sont produits soit socialisé par l’impôt. Si la part de cette sphère dans la production totale tendait vers le maximum de 100 %, il serait impossible de considérer que son financement est assuré par un prélèvement sur une sphère marchande en voie de disparition.« … »Ainsi, dans toutes les sociétés capitalistes contemporaines, se combinent principalement trois formes de mise en œuvre des capacités productives. La première, dominante, concerne le travail salarié qui aboutit à une production de valeur marchande destinée à grossir le capital. La deuxième concerne le travail salarié dans les administrations produisant des valeurs d’usage monétaires bien que non marchandes (éducation et santé publiques). Enfin, il existe un troisième pan de l’activité humaine, dans la sphère domestique ou dans le domaine associatif, dont le produit est non monétaire. L’idée soutenue ici est que les deux dernières ne sont pas nées d’une soustraction au produit de la première, ni à celui du travail indépendant’’

      ’’Pour renvoyer le discours libéral au musée des idéologies (id précédent) : L’expression « les impôts financent les dépenses publiques » est trompeuse. L’ambiguïté provient de la confusion entre financement et paiement. La production capitaliste est financée par les avances de capital en investissements et salaires, avances dont la croissance sur le plan macroéconomique est permise par la création monétaire ; et les consommateurs paient. Quel rôle joue l’impôt vis-à-vis de la production non marchande ? Il en est le paiement socialisé. Le contribuable ne « finance » pas plus l’école ou l’hôpital que l’acheteur d’automobile ne « finance » les chaînes de montage d’automobiles. Car le financement est préalable à la production, que celle-ci soit marchande ou non marchande. Et le paiement, privé ou socialisé, lui est postérieur. Enfin, l’activité productive supplémentaire engendre un revenu et donc une épargne supplémentaire qui vient s’ajuster à l’investissement déclencheur, tant privé que public. Il convient donc d’apporter une réponse logique à un problème d’ordre également logique : l’économie capitaliste étant une économie monétaire, pourrait-on effectuer des prélèvements sur une base qui n’aurait pas encore été produite et, pis, qui devrait résulter de ces prélèvements ? Puisque c’est logiquement impossible, le retournement s’impose : la production non marchande et les revenus monétaires qui y correspondent précèdent les prélèvements. Autrement dit, et c’est là le point crucial pour renvoyer au musée des idéologies le discours libéral : les travailleurs des services non marchands produisent le revenu qui les rémunère.’’

      ’’Il y a deux impensés dans l’idéologie libérale. (non pensée) : Premièrement, ce sont les travailleurs du secteur capitaliste — et non pas les consommateurs — qui créent la valeur monétaire dont une partie sera accaparée par les capitalistes, et ce sont les travailleurs du secteur non marchand — et non pas les contribuables — qui créent la valeur monétaire des services non marchands….l’économie capitaliste est un circuit dont les deux actes fondateurs sont la décision privée d’investir pour produire des biens et des services marchands et la décision publique d’investir pour offrir des services non marchands. Autrement dit, les « prélèvements obligatoires » sont effectués sur un produit intérieur brut (PIB) déjà augmenté du fruit de l’activité non marchande.’’


    • entrecote entrecote 4 avril 2013 11:38

      Effectivement, je serais plutôt d’accord avec vous, moi qui suis du privé.

      Bizarrement, cette solution n’est jamais envisagée par les syndicats de salariés, soit disant représentatifs ? Où est le problème et pourquoi ne pas évoquer publiquement ces injustices sociales ?

      Il serait en effet équitable d’aligner le privé sur le public, puis que la négociation ait lieu, afin que les efforts soient communs et partagés par tous !

       


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 4 avril 2013 13:07

      Plutôt que d’attaquer l’auteur sur ses croyances, il me semple plus profitable et plus efficace de lui répondre sur le fond.


      On peut mettre l’accent sur la pénibilité du travail, qui est prise en compte à la SNCF. Passer sa carrière à tamiser le gravier par -3 et la passer le cul sur une chaise à pianoter sur un clavier, ce n’est pas la même chose.

      Il faut aussi parler de la rémunération du service public, en moyenne moins élevée et moins susceptible de connaître des hausses que dans la privé.

      Mais bon, l’auteur a t-il déjà travaillé dans sa vie ?

    • eric 2 avril 2013 10:56

       Et cela c’est en gros. Après il y a le détail. Caractérisé par le fait que dans le public, plus tu es riche, plus tu es avantagé. Ainsi, a la Cour des comptes, si tu as eu 4 enfants tu as le droit de prendre ta retraite a 70 ans. Le naïf du privé va se dire ; mais c’est le bagne. En réalité, poste souvent honorifique, avec les vacances de la magistrature et des objectifs fixes en terme de minima, tu peux y émarger jusqu’à cet age en y mettant a peu prêt pas les pieds. Pour les allocations familiales, on comprend mieux la précipitation du gouvernement a faire « payer les riches » quand on sait que les sursalaires des fonctionnaires pour enfants, sont croissant avec le niveau de salaire. Pour les fonctionnaires les mieux payes, une baisse des allocs sera donc particulièrement bénigne.
      Et l’autre Charpal d’entonner l’antienne habituelle, « le privé devrait s’en inspirer, pas touche aux avantages, pas d’égalité par le bas ». On est tous d’accord, que nos allocs et retraites soient payées par le contribuable et non surtout par nos cotisations. Il suffit de partager celles des fonctionnaires dans la justice. Parce qu’a plus de 56% de PIB dépensé par l’Etat, c’est sur que ce n’est pas dans les poches des « riches » qui reste qu’on trouvera l’argent.

      Un mauvaise nouvelle supplémentaire, en étendant son délire des 75% aux footeux, le gouvernement va encore nous obliger a payer a la place des 100 types de plus concernés et qui jusqu’à présent payaient leurs impôts en France. Comme si on en avait pas assez sur le dos comme cela.


      • fcpgismo fcpgismo 2 avril 2013 11:09

        L’ auteur de cet article est un escroc ; si on ne prend pas en compte le passé. La fonction publique offrait la garantie de l’ emploi, en contre partie de revenus moins importants, c’ est la lutte sociale qui a permise d’ accroitre les revenus.


        • eric 2 avril 2013 11:44

          On connait aussi. Du reste les patrons disent la même chose. Ils étaient mieux payés parce qu’ils avaient des responsabilités. Ils sont désormais beaucoup mieux payés grâce a leur « lutte sociale ». La différence étant qu’eux, c’est avec un argent qui légalement leur appartient. Pas avec nos impôts. Il n’y a pas de raison ontologiques pour interdire qu’a formation et compétence égale, et même a temps de travail inférieur, les fonctionnaires ne soient pas beaucoup mieux payés que les travailleurs du privée. La vraie question est en avons nous pour notre argent. Pendant que les « luttes sociales » ont permis non seulement qu’ils soient payés mieux, qu’ils soient beaucoup plus nombreux, qu’ils travaillent moins avec des frais de fonctionnement qui explosent, le constat absolument unanime de l’ensemble des syndicats, partagés du reste par la population, c’est celui d’une dégradation continue de la qualité du service public.
          L’etat, ce n’est pas une usine. L’argent du contribuable, ce n’est pas une plus valu à partager. C’est notre argent collectif que nous consacrons aux besoins collectifs. De ce point de vue, l’acquis des « luttes sociales » on peut aussi le nommer le racket sur le contribuable et sur les budgets sociaux.


        • alinea Alinea 2 avril 2013 19:11

          éric : bon sang mais si les foncrionnaires ne servent à rien, si le service public, personne n’en profite, s’ils sont des parasites, foutons-les au chômage !
          Vous, vous n’êtes pas allé à l’école, vous n’avez pas besoin de soin !!!! Le monde serait si juste s’il n’y avait pas ces services publics qui grèvent le budget de l’État ! Personne pour collecter les impôts : le pied !
          Faîtes-nous un petit résumé du monde merveilleux dont vous rêvez.


        • jacques jacques 3 avril 2013 08:15

          @eric
          Si tu veux un pays sans état pour te faire chier ,sans normes abusives,ou la liberté de faire ce qu’on veux est garantie ..
          Vas vite en Somalie...la bas tout est permis,tout s’achète tout se vends que la loi du marché...pure et dure. Ça devrait te plaire.


        • TDK1 TDK1 3 avril 2013 09:19

          « L’ auteur de cet article est un escroc »


          Insulte ad nominem ? C’est tout ce que vous avez comme argument ? 

          Vou feriez mieux de vous faire petit et de jouir de vos privilèges tant que d’autres escrocs, des vrais, ceux du PS vous les garantissent.....

        • JL JL 3 avril 2013 09:38

          ’’Vous feriez mieux de vous faire petit et de jouir de vos privilèges’’ dit TDK1, à qui je pose la question : Quels privilèges ? Des privilèges de petits ?

          Le privé souffre vis-à-vis du Public d’une ambivalence rédhibitoire : il est à la fois jaloux et méprisant.

          fcpgismo a écrit ci-dessus : ’’La fonction publique offrait la garantie de l’ emploi, en contre partie de revenus moins importants, c’ est la lutte sociale qui a permise d’ accroitre les revenus.’’

          Ce n’est pas faux, mais ça mérite deux précisions :

          - la première, c’est que la différence de revenus avait pour contrepartie la prise en charge des retraites, alors que le Privé avait le choix entre mener grand train ou investir principalement dans la pierre ou les retraites complémentaires (pour ceux qui étaient sous conventions collectives). Ceux qui n’ont fait ni l’un ni l’autre (principalement les indépendants) réclament aujourd’hui, entre autres un RU et discréditent à tout va le principe des retraites par répartition.

          - la deuxième précision : ce ne sont pas les luttes sociales qui ont permis d’accroitre les revenus du secteur public, c’est la mondialisation libérale qui a appauvri les salariés du secteur privé.


        • devphil30 devphil30 2 avril 2013 11:13

          Voyons alignement par le bas , on prend le moins bon et on l’applique aux « nantis ».

          Alignement des cotisations du public sur le privé , puis alignement des durées d’activité du public sur le privé ...

          Et pourquoi pas le contraire ou du moins une harmonisation médiane ???

          Philippe

          • sisyphe sisyphe 2 avril 2013 17:21

            Ben oui :argumentaire typiquement libéral : les travailleurs coutent trop cher ; alignons tout le monde vers le bas ; de telle sorte que les banquiers et financiers puissent augmenter leurs bénéfices

            Travailler plus, et plus longtemps pour gagner moins ; ça, c"est une stratégie qu’elle est bonne, pour les mafias financières.

            Et sinon, comment ça va chez les donneurs de leçons ?

            Selon des calculs du cabinet Ricol Lasteyrie, les profits des entreprises composant l’indice CAC 40 ont reculé de 28% l’année dernière, passant de 73 à 53 milliards d’euros en cumulé. Il s’agit de la deuxième année consécutive de baisse et le recul s’est nettement accentué (- 9% en 2011).

            Malgré des bénéfices en baisse de 13%, Total domine toujours le classement, avec un résultat de 10,7 milliards d’euros, devant BNP Paribas, près de 6,6 milliards d’euros (+ 8 %), et Sanofi, avec près de 5 milliards d’euros (- 13 %).

            Cela étant, le cabinet prévoit que les dividendes versés par ces entreprises en 2013 au titre de l’année 2012 devraient toutefois augmenter de 2%.

            Merde ! Ça baisse ! Plus que 53 milliards ! snif....  smiley

            Oui, mais ...

            Malgré la crise, et en dépit du recul de leurs profits, les entreprises du CAC 40 vont verser des dividendes record cette année à leurs actionnaires au titre de 2011. Ils devraient atteindre 37,4 milliards d’euros, contre 40,2 milliards l’an passé, soit un recul de seulement 7%, d’après Les Echos. Sur l’ensemble des 40 entreprises qui composent l’indice vedette, elles sont 20 à faire progresser leurs dividendes. D’après le quotidien économique, il s’agit avant tout de ne pas envoyer "de signal négatif au marché", alors que le CAC 40 s’est effondré de près 20% en un an. En tête des plus gros dividendes attendus, Total, France Télécom et Sanofi. Voir les dix premiers en images.

            Et puis ...

            En plein débat électoral sur la taxation des grands groupes, et alors qu’environ la moitié des entreprises du CAC 40 ne paye pas d’impôt sur les sociétés...

            Ouf ! Nous v’la rassurés !
            Allez, zou : vite l’alignement du public sur le privé, qu’on soye tranquilles, à la corbeille !

            La corbeille, la corbeille... c’est pas là que devraient finir ce genre d’articles ?  smiley


          • sisyphe sisyphe 2 avril 2013 17:29

            Faut dire que l’auteur prêche pour sa paroisse...

             Dans son CV : Profession ? CGPI. (Conseiller en Gestion de Patrimoine) -

            Ben voilà...

            C’est vous, le golfeur, sur la photo ?


          • TDK1 TDK1 3 avril 2013 09:24

            Et pourquoi pas un système dans lequel chacun, en fonction de son travail, cotiserait à un système qui lui ouvrirait des droits qu’il pourrait faire valoir quand il en a envie ?


            Même ainsi les fonctionnaires seraient privilégiés, puisque ne connaissant pas de chômage...

            D’ailleurs, tiens, quelle est la justification du statut de fonctionnaire ? Pourquoi le fait de travailler pour l’Etat devrait forcément s’accompagner d’une garantie à vie de l’emploi ?

          • Mmarvinbear Mmarvinbear 4 avril 2013 13:15

            Et pourquoi pas un système dans lequel chacun, en fonction de son travail, cotiserait à un système qui lui ouvrirait des droits qu’il pourrait faire valoir quand il en a envie ?


            Cela existe déjà, c’est la retraite par capitalisation. Très prisée dans les pays anglo-saxons. Les français n’en veulent pas car

            - ce genre de retraite ne permet pas de tenir compte des périodes de chômage. Un retraité peut se retrouver avec moins que le minimum vital une fois l’heure de la retraite venue.

            - La capitalisation est du secteur privé. Une société qui fait faillite fait perdre TOUS les droits souscrits. Aux USA, on ne compte plus les travailleurs qui se sont retrouvés sans rien le jour ou leur assureur-retraite a mis la clé sous la porte.


            La capitalisation est possible en France, sous forme de retraite complémentaire, qui s’ajoute au régime général.



            D’ailleurs, tiens, quelle est la justification du statut de fonctionnaire ? Pourquoi le fait de travailler pour l’Etat devrait forcément s’accompagner d’une garantie à vie de l’emploi ?

            C’est faux. Le fonctionnariat n’est pas un travail garanti à vie. Un fonctionnaire peut être révoqué pour des raisons similaires à un salarié du privé. Dans certains cas, c’est toute la fonction publique qui lui est fermée par la suite. La seule différence est qu’il ne peut pas faire l’objet d’un licenciement économique pour la simple raison que l’ Etat est une entité permanente, et que cela le force à être capable d’assumer sa mission en tout lieu et en tout temps.

          • Jean-Louis CHARPAL 2 avril 2013 11:25

            « Quand il n’ y a plus de foin dans l’écurie les chevaux se battent »

            Or la France n’a jamais été aussi riche de toute son histoire.

            Où est pasé le fric ?

            Cherchez, creusez vous un peu la cervelle et vous trouverez.De nombreux économistes anti libéraux sont à vôtre disposition.

            C’est le logiciel de partage des richesses qu’ il faut changer.

            Inverser l’équation du pâté d’alouette de répartition des richesses produites :

            Une alouette pour 99% et un cheval pour 1%.

            Avant les années 80, c’était l’inverse. Il faut renouer avec cette saine pratique et toutes les caisses de retraites seront à l’ équilibre. 


            • jluc 2 avril 2013 14:20

              Cherchez, creusez vous un peu la cervelle et vous trouverez.

              Sous-entendu : "démerdez-vous tous seuls« , »Nous, c’est par la lutte syndical que l’on a obtenu nos avantages ; faites la même chose"

              De nombreux économistes anti libéraux sont à vôtre disposition.  : "Et, par la même occasion, battez-vous à notre place pour assainir le système... pendant que nous jouissons des avantages qu’il nous a donné. Nous, nous ne sommes pas trop motivés pour changer les choses"

              Comment voulez-vous qu’un salarié d’une petite entreprise (la plus grande parties des salariés du privé) se syndique, fasse grève sans se faire virer ; qu’un chercheur d’emploi se batte seul ?

               Le jeu du système : donner des privilèges à une catégorie de salariés, bien les occuper à défendre ces privilèges... pour en faire leurs chiens de garde. Ça marche terrible !

              Le jour où jour les salariés du privé ne pourront plus payer les salaires des fonctionnaires, vous aurez tout gagné.


            • jluc 2 avril 2013 17:46

              Je dénonce le « chacun pour-soi », et implicitement encourage la lutte commune de la plèbe contre l’oligarchie ; la lutte commune de tous les salariés, publiques ou privés.

              Et, je suis très rapidement moinsé 4 fois.

              Ce qui prouvent bien que certains ne pensent qu’à défendre leurs petits avantages, et, que ce ne sont donc bien que des idiots utiles au pouvoir, leurs chiens de gardes.


            • TDK1 TDK1 3 avril 2013 09:35

              « Or la France n’a jamais été aussi riche de toute son histoire. »


              Faux. Vous vous laissez abuser par des impressions. Qu’est ce que la richesse de la France ? L’Etat est endetté comme jamais de son histoire (richesse négative). L’Etat a déjà vendu presque tous ses actifs rentables... Qu’est ce que la richesse d’un pays dont le réseau ferré n’a jamais été aussi restreint ? Dont le retard en infrastructures de circulation de l’information le met en milieu de peloton mondial, dont le réseau d’hopitaux et de centres de soins n’a jamais été aussi faible depuis plusieurs siècles, dont la poste ne passe plus tous le jours dans un nombre croissant de communes, dont la seule innovation électrique est un compteur mouchard, dont les prisons sont dans un tel état que nous sommes montrés du doigt tous les ans par les ONG internationales.... Qu’est ce que la richesse d’un pays qui, chaque mois un petit peu plus, achète plus à l’étranger qu’il n’exporte, qu’est ce que la richesse d’un pays dont la puissance publique est obligée d’emprunter chaque année entre 25 et 33% du montant de ses dépenses ? 
              Non, la France n’est pas riche, ce qui ne veut pas dire qu’elle ne puisse pas le redevenir. Mais à condition de comprendre que le partage se fait, doit se faire après la création de richesse, pas avant. 

            • viva 2 avril 2013 11:29

              Alignement oui, mais vers le haut


              • Inquiet 2 avril 2013 11:39

                Sur ce qui est de l’iniquité et du nivellement par le bas du libéralisme triomphant, les commentaires sont déjà foison, je n’en parlerai pas davantage.


                Je voudrais faire remarquer à ceux qui pointe du doigt, un jour les fonctionnaires, un autre jour les immigrés, encore un autre les assistés ....... que malgré le fait qu’on ait connu au moins un gouvernement de « droite dure », cela perdure. Curieux non ?

                Et par provocation assumée, je dirai même que cela perdurera, parce que une droite même « dure » le souhaitera.

                Et vous savez pourquoi ?

                Pour la simple raison que si il n’y avait plus de bouc émissaire, il n’y aurait plus de sujet de controverses populistes qui permettrait de gagner les élections suivantes.

                Sans fonctionnaires, sans immigrés, sans allocataires de minimas sociaux ... il faudrait cesser de parler de sujets sociétaux. Les politiques de droite dure seraient franchement dans la merde pour exposer leurs idées « sexy » sur le libéralisme sauvage. :)

                Le fait qu’au sein même des pauvres il y ait certains qui aient de petits avantages perdurera parce que c’est le fonctionnement même du « diviser pour mieux régner » cher à nos libéraux.

                • eric 2 avril 2013 12:05

                  Vous parlez de quoi là ? Si je vous dis la dette est le principal poste de dépense du budget de l’État. Allez vous me dire que je stigmatise les banquiers ? Et si je vous dit, les petits avantages qu’ils en retirent concernent vraiment peu de gens, allez vous prendre leur défense.

                  Le déficit des régimes de retraite des fonctionnaires est le second poste des dépenses publiques.

                  Cela se voit peu parce ’elles sont noyées dans les autres budgets.

                  En général, on dit que les seconds et troisième sont l’éducation nationale et la défense.

                   Seulement voila, ceux ci incluent aussi des retraites payées. Nous sommes le pays de l’OCDE qui consacre la part la plus importante de son PIB a la retraite des fonctionnaires. Il ne s’agit ni de stigmatiser qui que ce soit, ni de s’attaquer a des gens en particulier. Il s’agit d’argent. De notre argent.

                  Il y a dit on 11 millions de pauvres dans notre pays, et notre première dépense sociale, c’est les sur retraites de quelques millions de fonctionnaires. Après on peu se passionner sur les impôts que paierons ou pas les 100 footballeurs que hollande va conduire sur le chemin de l’exil fiscal.

                  Il est certainement dans le principe beaucoup plus injuste qu’un footeux gagne 1000 fois plus qu’un smicard. Mais le problème est en passe d’être résolu. Pour le footeux. Pas pour le smicard.

                  Parce que le million du footeux divise par 11 millions cela ne fait pas lourd. Et c’est pareil pour les 300 cadres du CAC 40. En revanche, les 17 % de salaires en plus en moyenne et les 40% de retraites en plus non cotisées sur des millions de gens, la, cela fait beaucoup d’argent qui pourrait être partagé plus équitablement. Votre désintérêt pour cette solution réalise a beaucoup de problèmes sociaux est assez étonnante....


                • Inquiet 2 avril 2013 15:50

                  Eric, mais pourquoi donc vous tirez-vous un balle dans le pied en parlant de la dette ?


                  La plupart des gens ici savent comment est fabriquée la dette.

                  Si elle est liée aux largesses du pouvoir politique, elle l’est surtout à destination de la rente de situation et non « à cause » des BESOINS de la collectivités : j’écris « besoins » en majuscules pour bien mettre l’accent sur le fait que les besoins existent vraiment et ne sont pas des lubies dépensières, il n’y a qu’a voir la pauvreté rampante.

                  On peut me dire que c’est faux, mais alors il faudra d’abord m’expliquer pourquoi les états européens s’empêche à emprunter auprès de la BCE directement, alors que les banques commerciales elles, empruntent directement à taux quasiment nul à la BCE pour nous re-prêter ensuite à des taux parfois usuriers suivant les états ?

                  En France, nous sommes déjà baptisé depuis 1973 quand la loi Rotshild a été promulguée, interdisant l’état français d’emprunter directement à la Banque de France.

                  On peut me dire que le problème est qu’il ne faut pas emprunter du tout, n’empêche que si on n’avait pas ses putains (comme dirait Richard Bohringer) d’intérêts cela ferait belle lurette qu’on aurait déjà rembourser la dette.

                  Autre contre-argument souvent utilisé : les états sont de par nature trop dépensiers, donc on les empêche d’avoir l’emprunt facile en les interdisant d’emprunter à 0% directement à leur banque national ou continental.
                  1°) Qu’on le veuille ou non, un état représente une souveraineté populaire, donner la création monétaire (les crédits reviennent à faire de la création monétaire, il y a beaucoup de sujets là dessus sur AV) à des acteurs privés et déjà une tromperie voir un acte de haute trahison envers le peuple.
                  2°) Un raisonnement simple par l’absurde : l’état n’a pas renoncé à emprunté malgré l’intimidation de ne pas pouvoir emprunter auprès des banques nationales, conduisant l’état dans une situation pire que si il avait pu le faire. Mensonge qui consistait à faire que croire que le recours à l’emprunt privé allait rendre l’état plus gérable, alors que c’est le contraire fois mille qui c’est produit.

                  J’arrête là, mais utiliser l’exemple de la dette pour critiquer la dépense dans la fonction publique est franchement pas la chose à faire, puisque faire un vrai audit de la dette et s’intéresser de près sur sa légitimité finirait indubitablement à rendre ce problème de retraites et de fonctionnaires pour une insignifiante piqûre d’aiguille en comparaison du gouffre généré par l’arnaque de la dette.


                • titi 2 avril 2013 19:13

                  « que malgré le fait qu’on ait connu au moins un gouvernement de « droite dure », cela perdure »

                  C’est une plaisanterie.

                  Un gouvernement de droite « dure » qui conserve l’ISF, qui ne remet pas en cause les 35h, qui ne réforme aucun régime spécial, c’est un gouvernement de centre droit.

                  Tatcher ca, c’est de la droite « dure ».

                   


                • Inquiet 3 avril 2013 07:59

                  @titi


                  Si je comprend bien votre propos, Sarkozy ne m’a cassé que les 2 coudes, s’il avait vraiment été de « droite dure » il m’aurait aussi cassé les 2 genoux ?

                  Vous êtes comme ces gens qui lorsqu’on leur demande de crier moins fort, vous sorte avec un aplomb sans gène : « tu veux vraiment que je me mette à crier ? »

                  Non, franchement pour moi, Sarkozy ça a été franchement très douloureux, et ce n’est pas parce qu’on peut faire encore plus mal qu’on doit se réjouir de cela.


                • TDK1 TDK1 3 avril 2013 10:00

                  Et si vous essayiez de raisonner par vous même, en vous détachant des clichés ?


                  « Droite dure ». Vous évoquez le gouvernement de Sarkosy, peut être... Celui qui comprenait en son sein la moitié des ministres socialistes ou de la mouvance socialiste (Kouchner, Amara, Hirsch, Besson, Jouyet, Bachelot...) sans parler de toutes les nominations de socialistes à la tête des comités théodule ou des commissions parlementaires ou de la Cour des Comptes.... Et je ne p^rendrais pas le temps de vous décortiquer la politique des cinq ans de Sarko... Tenez vous en aux faits, pas à leur interprétation par tel ou tel camp.

                  La théorie du bouc émissaire est juste (lisez sur ce sujet un philosophe chrétien, René Girard) et toujours est donnée en pâture au bon peuple la victime expiatoire qui doit porter le poids des « péchés du monde » et accessoirement détourner l’attention du vrai coupable (pour nous chrétiens, c’est le sens profond de ces temps de Pâques). Mais est ce la cas ici ? Qui relance le débat avec un accroissement des inégalités (suppression du jour de carence) ? Qui augmente les cotisations sur les travailleurs du privé pour accorder plus d’avantages aux fonctionnaires ? Et je dis bien fonctionnaires, car on oublie trop souvent que les salariés de l’Etat qui sont contractuels, c’est à dire qui font le même travail que les fonctionnaires mais sous contrat de droit privé n’ont pas les mêmes avantage ! On oublie que non seulement ils n’ont pas les mêmes avantages que les fonctionnaires, mais ils n’ont même pas les mêmes avantages que les travailleurs du vrai privé, puisque l’Etat se dispense de payer l’indemnité de travail temporaire qu’il impose aux entreprises privées !!!!!!
                  Il n’y a pas de bouc émissaire dans cette histoire. Il y a une vraie réalité de différence de statut et d’avantages. Cette différence existe dans tous les pays,mais la particularité de la France est qu’elle a inversé les valeurs. Normalement, dans tout le reste du monde, le gain est inversement proportionnel au risque. En France, celui qui travaille à son compte gagne moins que celui qui est salarié dans le privé qui gagne moins que celui qui est fonctionnaire. C’est le monde à l’envers. Comment une telle situation peut elle, au moment où de plus en plus de travailleurs du privé sont réduits à travailler en pointillés, voire plus du tout s’ils ont plus de 50 ans, ne pas provoquer des tentions ?

                • titi 4 avril 2013 23:00

                  @Inquiet

                  « Vous êtes comme ces gens qui lorsqu’on leur demande de crier moins fort, vous sorte avec un aplomb sans gène : « tu veux vraiment que je me mette à crier ? » »

                  Je suis de ceux qui ont un minimum de mémoire.
                  Au début de mandat, Sarko n’a fait que créer des taxes.
                  Lorsqu’il était ministre, il a rendu l’IFA non déductible de l’IS : cela équivaut pour un particulier, à dire qu’au mois de septembre, on vous annonce qu’après avoir payé vos 1/3 provisionnels, vous devez toujours la totalité de votre impot.

                  Etc...

                  Si il vous a peter les coudes, c’est que vos coudes étaient bien fragiles.


                • Michel DROUET Michel DROUET 2 avril 2013 12:27

                  « Globalement, sur l’ensemble de la Fonction publique d’État, l’âge moyen de départ à la retraite était en effet de 57,1 ans en 2011 »

                  Je ne remets pas en cause cette affirmation, mais il faut gratter un peu pour être totalement honnête. Cet âge moyen intègre des régimes spéciaux, dont certains curieusement ne sont pas cités par l’auteur, par exemple les militaires et les forces de l’ordre.

                  L’auteur veut-il aligner ces salariés du public sur le régime du privé, c’est à dire par exemple envoyer crapahuter des militaires de 62 ans au Mali ?

                  Par ailleurs, l’âge de départ n’est qu’un composante de la réflexion : dans ces régimes spéciaux, (et j’inclus dans la réflexion les fonctionnaires qui partent après 15 ans de services), la pension n’est pas toujours versée à taux plein sauf annuités requises comprenant les bonifications pour services actifs. 


                  • Loup Rebel Loup Rebel 2 avril 2013 12:33

                    Socialisme : la liberté sans les responsabilités, car elles font partie des idées libérales.

                    Libéralisme : les responsabilités sans la liberté confisquée par le socialisme.

                    Hémiplégie idéologique et politique, dont le marquage opère le clivage entre ceux qui produisent de la richesse (secteur privé) pour enrichir ceux qui en profitent (secteur public).

                    Voilà comment des bac+5 sont amenés à passer le concours de la poste, niveau brevet des collèges.

                    La révolution n’est pas loin, et elle ne sera pas menée par les fonctionnaires, ça, c’est sûr ! Peut-être contre eux ? Ça, ce n’est pas impossible...


                    • JL JL 2 avril 2013 13:18

                      Loup Rebel,

                      vous écrivez : ’’ceux qui produisent de la richesse (secteur privé) pour enrichir ceux qui en profitent (secteur public).’’

                      Et c’est vous qui parlez ici d’Hémiplégie idéologique et politique ?!!!

                      Désolé, Loup Rebel, mais votre idéologie politique relève du poujadisme le plus ringard.

                      Les vertus oubliées de l’activité non marchande : ’’ Faisant un détour par John Maynard Keynes et par Karl Marx, Jean-Marie Harribey s’attache à déconstruire les idées banalisées du libéralisme, telles que « c’est l’activité marchande qui paie le non-marchand », ou encore « c’est le consommateur qui crée la valeur ». En renversant complètement les données (autrement dit, en remettant ces idées sur leurs pieds), il montre, par exemple, que « les travailleurs des services non marchands produisent le revenu qui les rémunère ». L’économie n’est pas un jeu à somme nulle où ce que produit l’un est pris sur l’autre. Et la richesse socialisée n’est pas moins richesse que la richesse privée, au contraire.«  »Pour évacuer l’idée que le financement d’une activité non marchande proviendrait d’un prélèvement sur le fruit de l’activité marchande, plaçons-nous dans une hypothèse irréaliste aujourd’hui, mais qui vaut pour la logique d’un raisonnement « à la limite », dans une perspective dynamique. Supposons que la sphère non marchande s’élargisse progressivement et que le paiement des biens et services qui y sont produits soit socialisé par l’impôt. Si la part de cette sphère dans la production totale tendait vers le maximum de 100 %, il serait impossible de considérer que son financement est assuré par un prélèvement sur une sphère marchande en voie de disparition.« … »Ainsi, dans toutes les sociétés capitalistes contemporaines, se combinent principalement trois formes de mise en œuvre des capacités productives. La première, dominante, concerne le travail salarié qui aboutit à une production de valeur marchande destinée à grossir le capital. La deuxième concerne le travail salarié dans les administrations produisant des valeurs d’usage monétaires bien que non marchandes (éducation et santé publiques). Enfin, il existe un troisième pan de l’activité humaine, dans la sphère domestique ou dans le domaine associatif, dont le produit est non monétaire. L’idée soutenue ici est que les deux dernières ne sont pas nées d’une soustraction au produit de la première, ni à celui du travail indépendant’’

                      ’’Pour renvoyer le discours libéral au musée des idéologies (id précédent) : L’expression « les impôts financent les dépenses publiques » est trompeuse. L’ambiguïté provient de la confusion entre financement et paiement. La production capitaliste est financée par les avances de capital en investissements et salaires, avances dont la croissance sur le plan macroéconomique est permise par la création monétaire ; et les consommateurs paient. Quel rôle joue l’impôt vis-à-vis de la production non marchande ? Il en est le paiement socialisé. Le contribuable ne « finance » pas plus l’école ou l’hôpital que l’acheteur d’automobile ne « finance » les chaînes de montage d’automobiles. Car le financement est préalable à la production, que celle-ci soit marchande ou non marchande. Et le paiement, privé ou socialisé, lui est postérieur. Enfin, l’activité productive supplémentaire engendre un revenu et donc une épargne supplémentaire qui vient s’ajuster à l’investissement déclencheur, tant privé que public. Il convient donc d’apporter une réponse logique à un problème d’ordre également logique : l’économie capitaliste étant une économie monétaire, pourrait-on effectuer des prélèvements sur une base qui n’aurait pas encore été produite et, pis, qui devrait résulter de ces prélèvements ? Puisque c’est logiquement impossible, le retournement s’impose : la production non marchande et les revenus monétaires qui y correspondent précèdent les prélèvements. Autrement dit, et c’est là le point crucial pour renvoyer au musée des idéologies le discours libéral : les travailleurs des services non marchands produisent le revenu qui les rémunère.’’

                      ’’Il y a deux impensés dans l’idéologie libérale. (non pensée) : Premièrement, ce sont les travailleurs du secteur capitaliste — et non pas les consommateurs — qui créent la valeur monétaire dont une partie sera accaparée par les capitalistes, et ce sont les travailleurs du secteur non marchand — et non pas les contribuables — qui créent la valeur monétaire des services non marchands….l’économie capitaliste est un circuit dont les deux actes fondateurs sont la décision privée d’investir pour produire des biens et des services marchands et la décision publique d’investir pour offrir des services non marchands. Autrement dit, les « prélèvements obligatoires » sont effectués sur un produit intérieur brut (PIB) déjà augmenté du fruit de l’activité non marchande.’’


                    • TDK1 TDK1 3 avril 2013 10:13

                      @ JL


                      Curieux, la socialisation à 100% a existé, cela s’appelait le communisme. Sauf que curieusement, le modèle a planté. Je dis bien le modèle, car contrairement à ce que l’idéologie dominante et le politiquement correct affirment (pour avoir vécu de l’intérieur la fin du système soviétique), ce n’est pas le totalitarisme politique qui a tué le communisme, mais la faillite économique. L’exemple chinois est encore là pour le prouver, le peuple s’accommode fort bien de la dictature politique si économiquement, il vit bien. Or, la socialisation à 100%, c’est la paupérisation à 100% ! Les Chinois qui ont compris cela très tôt, dès après les grandes famines des années 60, permettent à leur peuple de s’enrichir, tout en maintenant le totalitarisme politique. 
                      Cette période de l’époque communiste, outre les souffrances des peuples, a quand même en théorie permis de comparer : les deux allemagnes, les deux corées, la pologne d’hier et d’aujourd’hui, la Slovénie d’hier et d’aujourd’hui, la Tchécoslovaqsuie etc... 
                      A moins d’être autiste ou d’un QI de poisson rouge, le discour de la socialisation à 100% ne devrait plus être avancé....

                    • JL JL 3 avril 2013 10:20

                      TDK1,

                      pour vous, quand il ne fait pas chaud, il fait forcément froid ? Quand le verre n’est pas plein il est forcément vide ?

                      Qui vous parle de socialisation à 100% ?

                      Ridicule ! Vous êtes ridicule, désolé.


                    • TDK1 TDK1 3 avril 2013 10:45

                      JL, vous ne devriez pas vous contenter de faire des copier/coller, mais lire ce que vous collez.... 


                    • JL JL 3 avril 2013 11:05

                      TDK1,

                      c’est vous qui ne savez pas lire : l’hypothèse que si 100% de l’activité était nationalisée ne servait qu’à la démonstration, à savoir, prouver que ce n’est pas le secteur marchand qui rémunère le secteur non marchand, mais que les deux activités sont productives.

                      Je suis même prêt à parier que vous avez arrêté votre lecture sur ce ’100%’ !

                      Et vous n’avez rien compris à ce que dit Jean-Marie Harribey parce que vous n’y avez vu que vos fantasmes.


                    • Loup Rebel Loup Rebel 2 avril 2013 14:03

                      Je me suis très mal exprimé, alors je reformule le début de mon commentaire, en le situant dans le contexte actuel (2013) :

                      Un socialiste : personne qui prend la liberté sans les responsabilités, car elles font partie des idées libérales.

                      Un libéral : personne qui prend les responsabilités sans la liberté confisquée par les socialistes.

                      Pour info : je ne me revendique ni de l’un, ni de l’autre.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès