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Accueil du site > Actualités > Economie > AAA ce Baaaroin !

AAA ce Baaaroin !

Cette violence verbale et ce mépris contre la retraite à 60 ans nous ont choqué, mais beaucoup moins que l’objectif avoué de sa politique de rigueur : le maintien de la note AAA !
Baaaroin a déclaré :
« L’objectif du maintien de la note AAA est un objectif qui est tendu et qui est un objectif qui conditionne pour partie, en effet, les politiques d’économie que l’on souhaite avoir (...) Nous devons maintenir notre AAA (...) d’où l’idée de la révision constitutionnelle, pour bien montrer que c’est pas simplement un coup pour rien pour faire plaisir à des marchés, mais vraiment une nouvelle inflexion, une nouvelle tendance, une nouvelle discipline budgétaire française ».[1]
[1] extrait de l’émission sur Canal+
parfois.jpg
La volonté de conserver la note AAA apparait a priori comme logique et raisonnable.
 
Or, lesdites agences sont à la fois juges et parties...
 
L’attribution des notes s’effectue selon des critères étrangers à l’intérêt général et dans des conditions contestables qui profitent aux clients de ces agences de notation, en particulier à quelques spéculateurs :
  • des critères abscons, opaques et contestables,
  • des conditions d’attribution unilatérales, arbitraires et donc incontrôlables.
Le bilan des agences de notation est lamentable !
 
Pour mémoire, Standard & Poor’s attribuait à la banque Lehman Brothers la note AAA quelques jours avant sa chute. Les agences avaient noté AAA la fameuse Enron, 4 jours avant sa faillite. La plupart des actifs toxiques des subprimes étaient notés AAA. [2]
 
Dans ces conditions, on mesure l’absurdité de conditionner l’ensemble de la politique d’un pays à la conservation de la note AAA. C’est un acte de soumission aux marchés financiers.
 
La réforme mettant un terme à la retraite à 60 ans participe, elle aussi, à cette soumission aux marchés financiers, à l’UE, au FMI, et en fin de compte à l’idéologie néo-libérale.
Même constat pour la réforme constitutionnelle qui réduira considérablement l’action de l’État et les choix politiques du citoyen.[3]
 
L’intervention de Baaaroin confirme d’une part que la loi des marchés financiers s’impose au détriment des droits sociaux et démocratiques... et d’autre part que le gouvernement français tremble devant les agences de notation comme ceux de la Grèce, l’Espagne, l’Irlande, le Portugal...
 
Ne parlons pas de la "moralisation" du capitalisme et de la régulation du monde de la finance vantées par les Obama, Sarkozy, Merkel ou DSK...[4]
 
Contentons-nous de déguster !
 
Notes
[1] extrait de l’émission sur Canal+
[2] SoBiz, le business expliqué à ta sœur : cinq bides pour 2010, épisode 5 : après Goldman Sachs, Standard & Poor’s
[3] des pas perdus : le pire est devant nous
[4] Le Figaro : DSK : « La reprise viendra des Etats-Unis début 2010 »
 

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35 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 2 juin 2010 10:36

    L’important pour le pouvoir est de détourner l’attention de la réalité des chiffres : les déficits sociaux sont totalement dus à un déficit des collectes fiscales.
    Manquent à l’appel, les 70 milliards de niches fiscales, les autres 70 (environ) milliards de cadeaux aux entreprises divers, l’évasion fiscale (des privilégiés et des grandes entreprises), inchiffrable, mais énorme.

    Cela, il ne faut surtout pas en parler, donc ... feu à volonté sur les retraités et salariés.


    • Alpo47 Alpo47 2 juin 2010 11:28

      Besoin d’argent pour les retraites ?
      Il suffit de demander http://www.liberation.fr/economie/0101630329-la-niche-cope-un-boulet-a-22-milliards


    • xa 2 juin 2010 18:38

      Vous pratiquez la multiplication des pains ? les 70 milliards de dépenses fiscales (niches + allègement de charges) sont devenus 140 milliards ?

      Juste pour info, les allègements sont compensés. La Cour des comptes n’a trouvé qu’un retard cumulé dans le temps de 5 milliards sur ces compensations. 

      Au passage, l’évasion fiscale est chiffrable et chiffrée, puisque les montants échappant à la taxation en France sont déclarés. Lorsque ces montants ne sont pas déclarés, on parle de FRAUDE fiscale, qui est un délit (l’évasion est l’utilisation de règles fiscales dans le plus grand respect de la legislation)


    • BA 2 juin 2010 10:52

      Les investisseurs internationaux n’ont plus du tout confiance dans l’Etat espagnol.

      Les investisseurs internationaux ont compris que plus personne ne pourra sauver l’Espagne.

      Conséquence : depuis le 12 mai, les taux d’intérêt des obligations de l’Etat espagnol sont repartis à la hausse.

      Le 12 mai, si l’Espagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 3,914 %.

      Le 1er juin, si l’Espagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 4,327 %.

      http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG10YR%3AIND

      Pareil pour les emprunts à 5 ans  : les taux d’intérêt sont repartis à la hausse.

      http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG5YR%3AIND

      Pareil pour les emprunts à 2 ans  : les taux d’intérêt sont repartis à la hausse.

      http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=GSPG2YR%3AIND

      Conclusion : plus les jours passent, plus l’Espagne se surendette. L’Espagne ne pourra jamais rembourser ses dettes.

      L’Espagne fonce vers le défaut de paiement.


      • mac 2 juin 2010 10:54

        Les agences de notation sont le symbole du transfert des pouvoirs.
        Dans les années soixante, la finance était pour partie aux mains des états, par le biais des banques et des grandes entreprises nationales .Aujourd’hui c’est la finance privée qui dicte sa loi aux états et ceci ne s’est pas fait par hasard.
        La faute peut être imputée à un certains nombre de nos dirigeants qui ont volontairement réduit leurs pouvoir au profit de leurs amis financiers afin, sans doute, qu’ils leur renvoi l’ascenseur ultérieurement.

        Pour certains ce renvoi d’ascenseur s’est peut-être fait avant même leur prise de fonction..



        • caramico 3 juin 2010 10:09

          D’abord on coule la France : augmentation délibérée des déficits, renflouements des banques, pognon distribué aux riches....
          Puis on dit aux pauvres : Il faut se serrer la ceinture.

          Et le pire, c’est que ça va marcher, tous ces zombies intoxiqués par les merdias nationaux vont cracher au bassinet.

          Vive la démocratie !


        • Fergus Fergus 2 juin 2010 10:54

          Bonjour, Pas perdus, et merci pour ce rappel de la duplicité ou de l’aveuglement (rayer la mention inutile) des agences de notation.

          Pas trop d’accord avec Alpo47 sur la volonté du pouvoir de détourner l’attention dans ce cas précis. Je pense au contraire que Sarkozy et ses amis subordonnent effectivement leurs choix politiques actuels à cette menace à propos de laquelle les économistes se divisent : aucun risque sérieux, disent les uns ; cela nous pend au nez à bref délai, affirment les autres. Qui croire ? Mais, quoi qu’il en soit, on ne joue pas ainsi avec le sort de centaines de milliers de travailleurs parmi les plus modestes et les plus exposés à des métiers pénibles pour un motif (la note de la France) conjoncturel.

          Quant à Baroin, c’est une pure girouette, capable comme il nous le montre avec éclat de seconder avec servilité Sarkozy après l’avoir consciencieusement dézingué durant des mois. La politique est décidément faite de noblesse ! 


          • bonsens 2 juin 2010 11:25

            la facon de noter de standard and poor’s est surement « baroque » , il est certainement lamentable que les politiques d’état soient ainsi soumises à la « corbeille » comme aurait dit De Gaulle , toujours est il que , que cela nous plaise ou non , la perte de la AAA de la France se traduirait par une augmentation du taux d’intérét de la dette publique de peut etre 0,5 pour cent ou un pour cent (peut étre plus , on ne sait pas vraiment ). quelque chose comme 8 à 15 milliards d’intéréts EN PLUS à verser aux rapaces chaque année . Ne serait il pas souhaitable de conserver le AAA et ainsi d’éviter d’avoir à verser ces 8 ou 15 milliards annuels , même si on pense que c’est mal fichu , leur truc ?


            • foufouille foufouille 2 juin 2010 11:46

              pour faire comme en grece ?
              TVA plus eleve, etc .........
               


            • Mycroft 2 juin 2010 15:45

              Sauf si on se décide à répudier notre dette. N’oublions pas que, contrairement à de nombreux pays, nous avons une force militaire et diplomatique sérieuse.

              Les autres états, sauf l’Allemagne, suivront. Ils ont tout intérêt à le faire, et l’Allemagne ne pourra que pleurer en voyant la situation, étant un peu seule contre tous. Elle n’aura guère de choix, menacer de quitter l’europe sera suicidaire, puisque ça nuirait fortement à des exportations dont elle a besoin.

              Les banques des divers pays vont s’écrouler, et il sera temps, pour les états, de les nationaliser pour une bouchée de pain. Et vu que le système bancaire est assez rentable, on aura une source de revenu national conséquente (même si il serait souhaitable que le domaine bancaire devienne moins rentable, de par sa très faible production concrète, mais c’est un autre débat ).

              Mais bien sur, pour mettre en place un tel système, il faut agir vite, tant que nous sommes en mesure de le faire. Et ne pas être dirigés par des traîtres.


            • foufouille foufouille 2 juin 2010 18:09

              "Sauf si on se décide à répudier notre dette. N’oublions pas que, contrairement à de nombreux pays, nous avons une force militaire et diplomatique sérieuse."

              et hop embargo !
              comme presque tout vient de l’etranger ......... dans la merde
              meme plus d’uranium
              soit ca pete partout, sinon rien


            • Ronald Thatcher rienafoutiste 2 juin 2010 11:36

              les nations sont prises en otages par les agences machinchose de tout poils, les banques internationales, les intermédiaires en surnombres... tant que les pays européens ne retrouverons pas leur souveraineté monétaire et une indépendance aux marchés boursiers, ce seront toujours ceux d’en face qui dicteront leurs règles, dans leurs propres intérêts bien sûr... et non dans celui des peuples.


              • LE CHAT LE CHAT 2 juin 2010 12:47

                A A A staying alive , staying alive il faut au moins trois A pour rester en vie auprès des financiers !  smiley


                • Mycroft 2 juin 2010 16:02

                  Sauf que, en dehors des délire de libéraux, les fonctionnaires ne sont pas moins rentables que les gens du privé. Le gaspillage est présent dans les deux domaines, et le privé fait très fort.

                  Si je regarde par exemple les conférence, celle des laboratoires publiques sont quand même plus raisonnables que celles organisée par l’industrie. Le faste, le luxe, le tape à l’œil sont l’apanage du secteur privé (et des haut dirigeants de l’état, mais c’est un autre problème). De même que la publicité, gaspillage monstrueux que personne ne prend la peine de remettre en cause, alors que c’est en prime particulièrement pénible.

                  La retraite à 50 dans le publique, c’est tout sauf la norme. Le coût en est d’ailleurs complètement ridicule à l’échelle du budget. Au final, ça ne coûte guère plus que les frasques bling bling de notre cher président. C’est ailleurs qu’il va falloir faire les vraies économies.

                  Et la premier, c’est le remboursement de la dette, qu’il faut répudier. Les banquiers vont avoir du mal à s’en remettre. Car si on lance le mouvement, les autres vont suivre.


                • foufouille foufouille 2 juin 2010 18:07

                  "Si je regarde par exemple les conférence, celle des laboratoires publiques sont quand même plus raisonnables que celles organisée par l’industrie. Le faste, le luxe, le tape à l’œil sont l’apanage du secteur privé (et des haut dirigeants de l’état, mais c’est un autre problème). De même que la publicité, gaspillage monstrueux que personne ne prend la peine de remettre en cause, alors que c’est en prime particulièrement pénible.« 

                  et les prefets, societe »HLM", secu, tresoreie qui ferment a 15h, reception du conseil general, etc
                  je pense que ca se vaut


                • Mycroft 2 juin 2010 18:08

                  Je suis d’accord avec votre solutions sur les retraites (à la différence que je fixerai la chose à environs 1200 euros, sachant qu’une personne âgée n’a que peu de besoin, en dehors des besoins médicaux qui sont gérés par la sécurité sociale).

                  J’aimerai vos sources, chiffrées, montrant que faire passer la retraite de 50 à 60 ans pour ceux qui sont concernés, nous fera gagner plus que quelques centaines de million d’euros.

                  Sachant que cette « injustice » n’en est pas une, car des facteurs comme la pénibilité se doivent de rentrer en compte dans le calcul de l’âge de départ à la retraite. Je trouve personnellement, en tant que chercheur, normal qu’un cheminot, qui a un métier plus pénible que moi (travail le week-end, possibilité de finir son service loin de chez soit), ne prenne sa retraite avant moi. Vous me direz que des métiers très pénibles n’ont pas de régimes spéciaux, et je vous donnerai raison, mais c’est justement là un problème à mon sens.

                  Un service publique a vocation à être rentable car l’état aussi peut investir de l’argent. Qui, à part l’état, va faire de la recherche à très long terme ? Vous me direz : l’état peut fonctionner en flu tendu, faire des impôts plus lourd lors des besoin de financement, et plus léger en dehors, mais c’est injuste, vis à vis des génération.

                  Quand au fait que vous considérez pouvoir choisir de ne pas payer les entreprises privée qui gaspillent, c’est très utopique. Certains secteurs ne sont remplis que de ces entreprises. Que faire alors ? C’est un cas extrèmement fréquent. Si je regarde le nombre d’entreprise qui vont voir les SSII par incapacité à gérer une équipe informatique, alors que ça leur coûte quatre fois plus cher (et ne venez pas me dire que c’est parce qu’ils n’en ont pas besoin en permanence et à cause des contrats de travail, quand on est un minimum moderne, un informaticien, on trouve toujours de quoi le faire bosser utilement en CDI sans grand soucis), ou le nombre d’entreprise qui font de la pub (il faudrait plutôt compter celles qui n’en font pas), je ne pense pas qu’on puisse éviter les boites qui gaspillent.


                • foufouille foufouille 2 juin 2010 18:12

                  "Je suis d’accord avec votre solutions sur les retraites (à la différence que je fixerai la chose à environs 1200 euros, sachant qu’une personne âgée n’a que peu de besoin, en dehors des besoins médicaux qui sont gérés par la sécurité sociale).« 

                  1200, c’est pas grand chose

                  sinon je veut bien faire surveilant RATP avec prime de »sous terre"
                  ou gardien de centrale nuke avec retraite a 55


                • xa 2 juin 2010 18:35

                  "Pour les retraites la solutions et simples, on les plafonnent a 2000 Eur"

                  La branche Retraite sécu est déjà déficitaire avec une retraite sécu plafonndé à 1442 euros par mois ...


                • foufouille foufouille 2 juin 2010 18:46

                  « La branche Retraite sécu est déjà déficitaire avec une retraite sécu plafonndé à 1442 euros par mois ... »
                  qui vient des exoneratios de cotisations, du chomage qui vient des delocalisations liberales
                   


                • xa 2 juin 2010 19:09

                  "qui vient des exoneratios de cotisations du chomage qui vient des delocalisations liberales« 

                  En partie seulement. Si les 3 millions de chomeurs avaient un emploi au niveau du plafond de la sécu, ca ne ferait que 7 milliards de cotisations supplémentaires. Ca ne suffit pas.

                  Mais là n’est pas la question posée par Actias : le plafonnement existe déjà. Donc le problème est bien de faire rentrer des cotisations (soit en augmentant la masse salariale, soit en augmentant les taux), de faire rentrer des contributions annexes et de revoir les dépenses.

                  Côté dépense, la baisse du plafond, c’est contre productif économiquement (question de travail induit par les dépenses des retraités, même ceux avec une retraite modeste). Alors il ne reste que deux grosses ficelles : modifier la reversion (dont la justification tend à diminuer) ou jouer sur le »volume" de retraités.

                  Enfin, les délocalisations, pensez aussi aux produits que vous achetez.


                • foufouille foufouille 2 juin 2010 19:38

                  "En partie seulement. Si les 3 millions de chomeurs avaient un emploi au niveau du plafond de la sécu, ca ne ferait que 7 milliards de cotisations supplémentaires. Ca ne suffit pas."
                  5000 000 minimum

                  pour les produits on a pas le choix


                • xa 2 juin 2010 22:16

                  Sur les 5 millions tous ne sont pas 100% sans emploi (c’est bien le problème d’ailleurs, puisque la catégorie A ne compte que les chomeurs à 100% et en recherche d’un CDI à temps plein).

                  Reste que j’ai compté 3 millions de chomeurs .. à 2800 euros brut par mois (plafond de la sécu) .... plutôt optimiste, non ?Et ca ne suffit tout de même pas !


                • Mycroft 3 juin 2010 01:37

                  Réduire l’âge de départ à la retraite est bien plus contre productif que réduire les pensions, pour deux raisons :

                  - Un, ça augmente le nombre de chômeur, puisque vieux et jeunes sont en concurence pour le marché de l’emploi
                  - Deux, les vieux sont souvent à des postes de responsabilité alors que l’âge les empêche d’être compétents aux dits postes. Si on regarde des domaines qui évoluent assez vite, l’informatique, par exemple, on remarque que les vieux n’y comprennent en général rien. Et notre principal espoir est justement dans les technologies modernes et complexe, pas dans les vieilles recettes que tout les autres pays savent copier sans mal.

                  Pour la limitation à 1492 euros, j’aimerai savoir dans quel cadre elle s’applique. Je serais (agréablement) surpris d’apprendre qu’un ancien ministre, par exemple, touche une simple retraite de 1500 euros par mois. Si c’est le cas, il va falloir se serrer un peu plus la ceinture, le train de vie du français moyen est alors encore plus haut que je ne le pensais. Sachant que croire à la croissance, c’est fantasmer. La croissance ne se décide pas, certains boom technologiques générés par des scientifiques de génie la provoque parfois, sans qu’on puisse véritablement décider qu’elle arrive ou non. Au mieux peut on éduquer en masse les population et financer les chercheur pour favoriser l’émergence de tels génies. C’est ce que les états, USA et URSS en tête, pendant la guerre froide, et on en a profité longtemps (conquête spatial, informatique, et leur conséquence). Mais, en l’absence d’une telle politique depuis des années, il est évident que la croissance ne peut que se tarir, et disparaitre petit à petit.

                  Dire que donner de l’argent au vieux crée de l’emploie, c’est se tromper de problème. Ce n’est pas de l’emploie, qu’il nous faut, c’est des revenus. De l’emploi qui ne sert qu’en interne, c’est juste des frais de fonctionnement. On ne peut pas acheter notre pétrole ou notre uranium sur des emplois interne. Ce sont des emplois exportable qu’il nous faut, ce sont eux qui sont vraiment importants. Car ce sont eux qui maintiennent la collectivité en mesure d’assurer son fonctionnement. Un pays ne tombe pas faute de travail, mais faute de ressource. Le but n’est pas d’occuper les inactifs, au final, des gens payé à ne rien faire, c’est des gens qui vont pouvoir réaliser leur passions, et donc parfois réaliser des chef d’œuvre artistiques. Le but est bien de trouver un salaire pour chacun, et sans que certains se retrouvent à faire tout le boulot.

                  Au passage, 1200 euros, ça suffit pour vivre royalement, sans se priver. Quand on a des gouts raisonnables et qu’on ne vie pas à Paris (je le fais). Mais les retraités ne travaillant pas, ils n’ont aucune contrainte leur imposant de se loger sur Paris. Quand je dis vivre royalement, j’entends en vivant seul, en vivant à deux, c’est encore plus facile.


                • foufouille foufouille 3 juin 2010 09:41

                  "

                  Sur les 5 millions tous ne sont pas 100% sans emploi (c’est bien le problème d’ailleurs, puisque la catégorie A ne compte que les chomeurs à 100% et en recherche d’un CDI à temps plein).

                  Reste que j’ai compté 3 millions de chomeurs .. à 2800 euros brut par mois (plafond de la sécu) .... plutôt optimiste, non ?Et ca ne suffit tout de même pas !"

                  avec 1h de boulot, une formation, un CUI ou un EMT, on peut pas dire qu’on est pas chomeur


                • iris 3 juin 2010 09:41

                  il ya aussi bcp de commerciaux qui ont gagné des sommes astronomiques-les patrons voulant vendre à tout prix-primes d’objectifs et avantages en tout genre comme voyages cadeaux etcc-ce sont eux qui ont profité du boom immobilier en achetant appartmetn et maisons à louer-
                  et pour certains pas besoin d’études et diplomes-seulement du bagou du culot un costume et cravate à la mode 
                  et dans les entreprise sce sont les rois pour certains patrons !!


                • xa 3 juin 2010 11:49

                  "Un, ça augmente le nombre de chômeur, puisque vieux et jeunes sont en concurence pour le marché de l’emploi« 

                  Les pays du nord ont montré que cette idée est fausse. L’augmentation de l’âge de la retraite dans ces pays n’a pas eu d’effet négatif sur le volume d’inactifs, et a même induit une hausse de l’activité des séniors. Pour une raison simple : personne n’embauche un salarié annonce qu’il va partir en retraite dans 2 ans !

                   »Deux, les vieux sont souvent à des postes de responsabilité alors que l’âge les empêche d’être compétents aux dits postes« 

                  Oui et non.

                  Les anciens sont moins au fait des nouvelles technologies, mais ils ont plus de recul quand à l’intérêt de ces »innovations géniales qui vont faire gagner du temps« . Ils ont un côté pragmatique et terre à terre bien utile.

                  Je connais plein de jeunes qui nous expliquent qu’il faudrait mettre à jour notre système, intégrer une solution collaborative pour la gestion de nos documents, utiliser un outil comme Zimbra ou Wave pour préparer les réunions, etc ... Le vieux, lui, demande : combien ca coûte (coût direct + coût annuel), combien ca rapporte (en productivité, en CA, en nouveaux clients, en réduction des charges d’activité, etc...) ?

                  Et puis un vieux partant à la retraite n’est pas nécessairement remplacé par un jeune. Question de compétence.

                  Enfin, un vieux ne serait plus compétent, mais les jeunes le seraient forcément. A votre avis, les mathématiciens qui ont créé tous ces produits dérivés complexes, reposant sur des calculs distribués, ce sont des vieux ou des jeunes ?

                   »Pour la limitation à 1492 euros, j’aimerai savoir dans quel cadre elle s’applique"

                  Elle s’applique sur la retraite de base, ou retraite sécu uniquement. Celle qui concerne l’essentiel des retraités (dont une énorme part ne touche que cette retraite de base).

                  Les ministres n’ont pas de retraite.


                • Mycroft 3 juin 2010 15:40

                  Un raisonnement empirique basé sur un seul groupe de pays partageant les mêmes caractéristiques, et ne tenant pas compte des causes extérieurs n’est pas un arguments sérieux.

                  Expliquez en quoi une augmentation de la population potentiellement active à pu ne passe solder par une hausse du chômage. A ressource (matières premières et idées nouvelles) et besoin constant. Sachant que c’est exactement sur ce principe qu’est basé la retraite à plus de 60 ans. Car cette dernière ne va certainement pas générer d’idée nouvelles, et ne va pas non plus augmenter la quantité de matière première à disposition.

                  Au passage, les mathématiciens qui ont fait les modèles de calcul économique sont très compétent. Vu que leur job, c’est de faire des modèles mathématiques. Ce n’est pas eux qui les utilisent sans rien y comprendre. La mauvaise idée ne vient pas des matheux, mais de ceux qui les emploient. On peut reprocher aux matheux un certain manque de morale, tout au plus, sachant que les résultats de leur travail ne sont pas utilisé dans un but productif. Mais vous pouvez allez vérifier leurs démonstrations, elles sont justes et très bien pensées. Et peut être que, sortie de la finance, elle pourront être appliquée à des domaines plus utiles, le temps nous le dira. Il faut clairement considérer les travaux de ces gens comme de la science fondamentale. 

                  Vous expliquez que le vieux va demander « combien ça coûte, combien ça rapporte » et vous appelez ça pragmatisme, alors qu’il faut appelez ça « absence total de bon sens » sachant que la nouveauté, justement, c’est un paris, on ne sait jamais vraiment combien ça peut rapporter. Mais c’est toujours un pas en avant quand il s’agit d’amélioration scientifique. Comme dis précédemment, ce n’est pas en faisant toujours la même chose qu’on avance. Les vieilles recettes, tout le monde les utilise, il en faut des neuves en permanence.


                • xa 3 juin 2010 19:36

                  "Expliquez en quoi une augmentation de la population potentiellement active à pu ne passe solder par une hausse du chômage. A ressource (matières premières et idées nouvelles) et besoin constant.« 

                  Tout simplement parce que le postulat de départ (Ressource et besoin CONSTANTS) est faux.

                  1) Le travail n’est pas un gateau de taille fixe qu’on partage entre X personnes
                  2) les besoins d’une personne ne sont pas les mêmes selon qu’elle est active ou non.

                  Mettre des gens en retraite n’influence pas que le nombre d’actifs mais aussi la répartition des besoins, donc la taille du gateau.

                  Par ailleurs, côté imagination ................................ No comment. Je ne vous souhaite pas de vieillir, puisqu’un vieux est nécessairement un con incompétent et sans imagination...

                   »La mauvaise idée ne vient pas des matheux, mais de ceux qui les emploient.« 

                  Résumons : une boite embauche un ingénieur, disons en aéronautique. Ce n’est pas pour qu’il crée des avions selon ses propres compétences, c’est pour qu’il dessine les avions tels que la direction les a dessiné au préalable.

                  J’ai compris votre idée ?

                  Je me demande pourquoi cette boite embauche un ingénieur ...

                   »Vous expliquez que le vieux va demander "combien ça coûte, combien ça rapporte« et vous appelez ça pragmatisme, alors qu’il faut appelez ça  »absence total de bon sens" sachant que la nouveauté, justement, c’est un paris, on ne sait jamais vraiment combien ça peut rapporter."

                  Bin voyons. Un jeune, lui, il a l’expérience de 20 ans d’activité qui lui permette de prévoir les biais de ses idées, les difficultés, les risques, les provisions nécessaires, etc ... Le vieux, lui, n’y connait rien.

                  C’est sur, il n’a pas connu les innovations et échecs des jeunes précédents dont il a lui même fait partie autrefois. Il ne connait rien au fonctionnement de l’entreprise, de l’évolution politique et législative et des provisions qu’elles imposent pour limiter les risques de crash, etc ..

                  Puisqu’on vous dit qu’un vieux, c’est nécessairement un con, incompétent, en manque définitif d’imagination (même si Mycroft explique en parallèle que ce n’est pas le jeune matheux qui invente les produits dérivés mais le vieux con qui l’emploie) .........

                  Vraiment, je ne vous souhaite pas de vieillir pour devenir un tel vieux.


                • Mycroft 4 juin 2010 17:52

                  Vous confondez produit dérivé, à savoir un effet de mode destiné à jouer au casino avec de l’argent virtuel, et les travaux des mathématiciens, qui sont, par essence, à 100% scientifiques et scientifiquement justes. Les produits dérivé sont tous sauf une réalité technique, c’est juste un effet de mode absurde et complètement à l’opposé du bon sens.

                  De fait, votre exemple avec les avions est lui de mauvaise fois. On embauche un ingénieur pour faire des avions, et ils les font, et ça ne pause pas de problème justement parce que le fait de faire des avions en lui même n’est pas une mauvaise idée. Les banquiers ont embauchés des mathématiciens pour faire des produits dérivés, ce qui, en soit, est une mauvaise idée. Parce que c’est faire « travailler l’argent » alors que l’argent ne travail pas. Comme je vous l’ai dit, les démonstrations mathématiques derrières les modèles des produits dérivés sont juste.

                  Sinon, évitez de me faire dire ce que je n’ai pas dit. Oui, les anciens ont de l’expérience. Mais justement, cette expérience n’est pas nécessairement quelque chose de positif. Parce que les échecs passé peuvent marcher par la suite. C’est justement cette « expérience » qui nous empêche de relancer des politiques économiques différentes du capitalisme sous sa forme actuelle. Parce que dès qu’on reprends les bonne idées du communisme, les gens sortent, par expérience, que c’est du communisme donc que ça ne peut marcher. On voit bien, dans cette exemple, les méfaits de l’expérience. Je ne dis pas que l’expérience n’est pas utile par moment, bien entendu, mais qu’elle ne doit vraiment jouer un rôle que quand elle a une base technique. Et une expérience technique, mine de rien, ça s’enseigne. Ou ça se stoque dans des articles, des rapports, des notes de service ou que sais je encore.

                  Il va de soit que les jeunes qui sont brillants sont rare (comme les vieux), et que certaines personnes assez âgés, notamment dans les laboratoire, sont toujours en mesure de comprendre des phénomènes complexes. Mais justement, passé la cinquantaine, la capacité de compréhension se réduit, Ils ont tendance à laisser leur expérience prendre le pas sur leur logique, alors que c’est justement la logique qui doit prédominer sur tout. Il est un fait biologique que l’intellect se réduit petit à petit. C’est le phénomène du gâtisme, qui peut se manifester de manière extrêmement visible, ou au contraire de manière plus subtil. Dramatique, mais inévitable, la vie est un lent déclin, on ne peut rien y faire, au mieux ralentir notre chute pour décliner plus longtemps. Vous pouvez nier ce fait, vous pouvez le railler, vous pouvez insulter ceux qui le soulignent tant que vous voulez, le fait restera vrai. Et par conséquent, vu qu’il n’y a pas de place pour tout le monde, il vaut mieux prendre des jeunes qualifiés que des vieux qualifiés. J’entend par là pour les postes nécessitant de la reflexion, qui sont les emplois créateur de richesse exportable et concurentiel, mais qui sont aussi un pourcentage assez faible des emplois nécessaires pour faire tourner la société (car ceux qui sont à même de les réaliser sont rares).

                  Le fait est que, quand on regarde les laboratoirs de recherche du monde entier, ce sont les jeunes qui font vraiment les découvertes. Les vieux font de la recherche de financement, de la « politique » d’une certaine façon. Mais touchent rarement directement au technique. Faute de temps, mais aussi également à cause du phénomène énoncé plus haut. Cette « politique » ne sert pas la société, c’est juste un disfonctionnement dû à notre modèle d’organisation qui, reproduisant l’erreur soviétique, veut mettre des chefs partout. Quand on sait qu’en parallèle, il y a des docteurs jeunes (donc producteurs directes de savoir) qui ne trouvent pas de poste en France, c’est quand même lamentable.

                  Les données comme la politique de l’entreprise, la gestion des risques se doivent de changer avec les génération car ils ne sont pas objectif. Le problème, c’est que de plus en plus, ces choix sont fais en se coupant complètement de la base technique, par des gens qui ne regarde plus que l’aspect économique, sans comprendre

                  Vous affirmez que les besoins d’actifs sont différents de ceux d’un non actif. En dehors des besoin de déplacement (qui sont plus consomateur de ressources (pétrole) que créateur d’emplois), pouvez vous développer ?

                  Car l’impression que j’ai est plus que la culpabilisation qu’on fait vis à vis des non actifs les poussent à se serrer la ceinture plus que les actifs. Cette différence de besoin n’est donc qu’une volonté politique qui peut se changer.

                  De plus, que faites vous des ressources (car c’est ce point le plus important, nos besoins sont quelque chose de très variable en fonction, justement, des politiques de civilisations, mais nos ressources, elles, sont une réalité plus exterieur à notre volonté). Certes, notre politique économique actuelle, basé sur l’ineptie « le client est roi » ne comprends pas ce fait. Mais la réalité logique voudrait que le « roi » soit celui qui soit en mesure d’assurer les besoins des autres. Et donc, en amont, celui qui a des matières premières. On ne peut espérer, alors que les pays non occidentaux émèrgent de plus en plus, concerver longtemps notre contôle sur les prix des matières première permettant de les avoirs à coût si bas.

                  Vous allez me dire « oui, mais il y a les idées nouvelles, c’est la matière première importante que nous avons ». Mais il faut savoir deux choses : premièrement, les doctorants occidentaux se font de plus en plus rare, de même que les ingénieurs occidentaux, les doctorants venues d’Asie, du Moyen Orient ou d’Amérique Latine sont de plus en plus nombreux à venir étudier chez nous pour repartir chez eux une fois le savoir en tête, donc nos moyen de production d’idée vont bientôt être. Les jeunes docteurs ont beaucoup de mal à trouver un job en France,beaucoup moins à l’étranger. Il est au final rare de trouver des postes de recherche vrai en dehors du monde universitaire (qui ne recrute que peu), souvent, les postes classés « recherche » sont là pour justifier le recour au crédit impôt/recherche et ne sont que du développement court termiste (remarquez, pour prévoir le gain, c’est plus simple, d’un autre coté).

                  Le principe du « on a toujours fais comme ça parce que c’est comme ça qu’on a toujours fait » semble avoir de beau jours devant lui, avec des gens comme vous.

                  Remarquez, il y a aussi « les autre pays occidentaux font pareil, donc il faut faire pareil » qui est bien. Mine de rien, ce sont des gens plein d’expérience qui tiennent ces discours.


                • perlseb 2 juin 2010 13:47

                  Qu’est ce qui a déclenché la crise des subprime ? Une augmentation de taux par la FED, pour éviter soit-disant une surchauffe (depuis les taux sont revenus bien en-dessous, donc ils n’étaient pas si bas, en fait). Augmentation des taux => impossibilité de bon nombre de ménages de rembourser leurs échéances => insolvabilité des banques => ...

                  Maintenant, qui augmente artificiellement le taux d’emprunt pour les états ? Les agences de notations anglo-saxonnes.

                  Les crises sont planifiées et faire varier les taux avec une telle rapidité est un crime. Pourquoi ces crimes restent-ils toujours impunis ?

                  Ceux qui dirigent les taux sont les maîtres du monde (en tout cas, des crises) et ce sont des entités privées.


                    • vergobret 2 juin 2010 18:01

                      Mr Barroin se propose ni plus ni moins de livrer de jure le budget de son pays à une institution extra territoriale représentant des intérêts financiers anonymes potentiellement en contradiction avec les intérêts nationaux.
                      Des cabinets financiers contrôlant les dépenses publiques des pays, donc.
                      Les financiers ne peuvent vraiment pas rêver meilleurs partenaires que ces politiques.
                      Les constitutions des pays sont entre les mains de fous, semble-t-il.


                      • Ronald Thatcher rienafoutiste 2 juin 2010 18:44

                        et encore, nous ne savons presque rien...


                      • 65beve 2 juin 2010 23:12

                        Bonsoir à vous,

                        Ces agences de notation me gonflent.
                        A propos de notation, où en sommes nous de celle des ministres ?
                        La smala UMP au pouvoir depuis 2002 mérite un zéro pour son action depuis 8 ans.
                        (Santé - retraite - chomage - diplomatie - sécurité - éducation).

                        Je me calme autrement je m’endors difficilement.

                        cdlt
                        bv


                        • denis cotte denis cotte 6 juin 2010 16:35

                          A partir de 5A, on est autorisé à parler d’andouillette !

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