Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Accord sur la dette américaine : Les peuples du monde en sursis

Accord sur la dette américaine : Les peuples du monde en sursis

« Le communisme c’était l’exploitation de l’homme par l’homme. Le capitalisme c’est exactement le contraire » Henri Jeanson (réalisateur français)

On ne peut qu'accorder du crédit à cette boutade. Souvenons-nous ! On nous avait présenté le communisme sous un jour couleur de soufre et on nous avait vanté les vertues de la libre entreprise du capitalisme du néolibéralisme bref d'une "mondialisation heureuse" pour reprendre une expression d'un "économiste organique" au sens que lui donne Antonio Gramsci. Or après la défaite du communisme, ce ne fut pas "un long fleuve tranquille", au contraire on découvre l'exploitation de l'homme par l'homme dans toute son horreur.

A titre d'exemple, il y a deux semaines, le sort peu enviable du peuple grec – qui subit un nième plan d’austérité- tenait en haleine l’Europe. Ce qui a fait dire au ministre des Finances italien Giulio Tremonti, le 15 juillet 2011 : « En Europe, nous avons un rendez-vous avec le destin. C’est la politique et non plus la finance dont nous pouvons attendre le salut. Les politiciens ne peuvent plus commettre d’erreurs. Comme sur le Titanic, même les passagers de première classe ne sont pas à l’abri. » . In extrémis une solution bancale ou plutôt un sursis fut trouvé. On renfloue le gouvernement grec qui fera face à ses obligations en payant sa dette et en augmentant l’endettement de l’Etat . On le voit la situation des pays européens est comparable au Titanic dont les constructeurs avaient assuré qu’il était insubmersible !!!! 

En France, l’annonce par François Fillon d’un budget pour 2010 avec le déficit record de 81,5% du PIB a provoqué de nombreuses réactions. Ce qui a fait dire à Benoît Hamon le 27 septembre la France « est ruinée » Cependant en terme d’endettement, la France est dans la moyenne des pays industrialisés. (Etats-Unis, 91,5%, Grèce 108 % Italie 116%) (1) 

Un autre « Titanic » est en train de prendre eau ; Il s’agit des Etats-Unis dont on découvre le déficit abyssal : 14000 milliards de $. On nous dit que s’il n’ya pas d’accord entre les Républicains et les Démocrates Le monopole économique mondial des Etats-Unis touche à sa fin, croit savoir le directeur de l'Association des banques russes Garaguin Tossounian. Les Etats-Unis sont sur le seuil du défaut de payement. Selon la directrice du FMI, toute économie mondiale sentira les conséquences. Le système financier global est pris en otage par des querelles politiques du congrès américain.(2) 

L’origine des malheurs du monde 

L’origine de tous les problèmes remonte au 15 aout 1971. Sortant exsangue du Vietnam Les Etats-Unis on fait fonctionné la planche à billets pour financer la guerre, de plus c’était l’époque des trente, l’économie européenne mais aussi japonaise concurrençait sérieusement les Etats-Unis. Seule solution briser la relation or –dollar. Le Président Nixon décidait de ce fait, unilatéralement de suspendre la convertibilité du dollar en or à un prix fixe. Il abandonne l’étalon or, il n’y a plus de contrepartie métallique à la monnaie émise. L’argent n’aura dorénavant que la valeur de la confiance qu’on lui accorde ! Entériné par "les accords de la Jamaïque" en 1976, qui marque la mort de Bretton Woods, et la capitulation des états devant le dieu-dollar, sans étalon, sans surveillance, aux mains des mafias bancaires et financières. La suppression de "l’étalon or" permettant alors aux banques privées de la première puissance mondiale, de faire tourner la planche à billets (image, puisque l’argent n’est plus qu’un jeu d’écritures, et une création ex nihilo), plus que jamais dans l’histoire. 

À partir de cette date, la Réserve Fédérale des États-Unis ne garantit plus la conversion de ses crédits contre une quantité certaine de métal. Si les Etats avaient le droit de battre monnaie (ce qui me parait être la moindre des choses), en fixant la valeur de cette monnaie papier à un actif bien réel (l’or, oui), alors les Etats et les peuples seraient indépendants et pourraient créer de l’argent pour financer l’économie réelle, celle qui nous fait vivre : agriculture, industrie manufacturière etc... La création abusive serait naturellement limitée par les risques d’inflation et de dévaluation monétaire

Observant que quand l’économie tourne au ralentit les Etats ont du mal à se financer via les moyens internes classiques (taxes), et qu’ils ont donc du mal à rembourser lesdits établissements privés, ces derniers, dans leur grande mansuétude, décident de leur accorder des découverts, la désormais célèbre Dette. Bien entendu un découvert n’est jamais gratuit, donc il s’agit de racler quelques intérêts de plus qui seront calculés sur la base d’une note attribuée par une agence de notation auto-proclamée… 

L’origine de la dette américaine et la fuite en avant des Républicains

Pour l’économiste Georges Hugeux La manière dont les Républicains ont géré leur majorité a la Chambre des Représentants fait du Congrès celui de la honte pour les Etats-Unis. Le plan Boehner est passé à la Chambre, malgré le fait que 22 Républicains ont suivi les Démocrates dans un vote négatif. Le rejet par le Senat était prévisible. Entre les deux plans, deux différences essentielles : Les Républicains ne veulent pas réduire les dépenses militaires liées aux guerres d’Irak et Afghanistan (1.200 milliards de dollars dans le plan démocrate) et ils ne sont pas disposés à donner une autorisation qui aille au-delà de l’élection présidentielle. Ils veulent a tout prix faire de cette question un enjeu électoral.(3)

« Le déficit budgétaire est trop élevé, mais le refus d’augmenter les impôts des plus fortunés, de toucher au budget exorbitant de la défense, et de maintenir les privilèges de certaines entreprises -alors que les Démocrates avaient commencé à toucher à certains avantages sociaux- est irresponsable.(...) Le seul abandon des privilèges de l’ère Bush, diminuerait à terme la dette publique américaine de 2.000 milliards de dollars, selon une étude publiée par JP Morgan ce vendredi 29 juillet . Il s’agit ici de donner au Gouvernement la possibilité de « payer ses factures » comme le disait le Président Obama hier. L’hypocrisie est totale : on vote un budget et on bloque les autorisations d’emprunt de ce budget. Ce double langage est proprement scandaleux.

Faut-il rappeler que dans les 14.000 milliards de dollars de dette publique la seule guerre en Irak atteint un montant de 3.000 milliards de dollars ? Que la guerre en Afghanistan représente plus de 1.000 milliards ? Ce faisant les Etats-Unis risquent de s’empaler sur leur propre sabre, et la réaction de Wall Street a enfin commencé a faire savoir au Congres que plus personne n’accepte cette attitude ». « Je suis convaincu conclut l’économiste Georges Hugeux que, tant en Europe qu’aux Etats-Unis, nos dirigeants politiques et les élus du peuple ont perdu leur compas. Rivés plus que jamais sur leurs échéances électorales et maladives des sondages, Ils sont devenus incapables de prendre des décisions cohérentes. (…) Plus que jamais, des deux côtés de l’Atlantique, c’est le fonctionnement des institutions démocratiques qui est menacé par une politisation à outrance qui ignore le bien-être général et ne cherche que sa propre satisfaction narcissique et électorale. Même si, en fin de compte, le problème se résout, une partie du dommage est irréversible ». 

Pour rappel, chaque année les deux chambres et la Maison Blanche doivent décider du relèvement du plafond de la dette. L’enjeu est double : 1) un enjeu électoraliste. 2) un enjeu politique décisif Le plan Obama vise la fin des avantages fiscaux au profit d’un développement moins « brouillon » des infrastructures publiques du pays, ce qui nécessite un assainissement drastique des finances publiques (les avantages fiscaux coûtent moins cher qu’un tel changement structurel de l’investissement public). L’enjeu est donc de taille : Il s’agit d’un changement en profondeur de la société nord-américaine. 

14 000 milliards en effet… mais ce nombre est à rapprocher des 4000 milliards de $ échangés quotidiennement sur les marchés des changes…Environ 10 fois la création de richesses réelle C’est peut-être le début du « déclin de l’empire américain » : lourd endettement, difficulté à s’entendre sur la répartition du financement, budget militaire insoutenable, ces difficultés structurelles réclament des révisions déchirantes. Il ne fait aucun doute que les États-Unis et l’économie mondiale s’acheminent vers des jours bien sombres, si un accord n’est pas trouvé rapidement pour relever le plafond de la dette. Mais il est possible qu’un tel accord ne soit pas suffisant pour leur permettre d’éviter le pire. 

S’il n’y avait plus d’accord, le scenario le plus vraisemblable est d’abord une chute des Bons du Trésor a des niveaux difficiles a évaluer. Ceux-ci vont provoquer une hausse massive et littéralement en panique des taux d’intérêt, l’effondrement de Wall Street, et un effet de contagion. Paradoxalement, la hausse des taux soutiendra la valeur du dollar qui n’a plus grand chose a perdre. Les Américains voteront peut être une augmentation du plafond de la dette, mais la question se reposera l’an prochain, vu que leur note AAA est déjà perdue. Qui aura le courage de se tirer une balle dans le pied pour le bien commun ? Le monde aujourd’hui a besoin de martyrs politiques.

Alors que le monde entier a les yeux rivés, écrit J. Chetrit du Nouvel Obs. sur l'échec des parlementaires américains à parvenir à un accord sur le relèvement du plafond de la dette à quatre jours de l'échéance fixée au 2 août, démocrates et républicains sont englués dans des batailles politiques. "Il est temps de rendre le compromis prioritaire sur les intérêts des partis", avait sommé le président démocrate Obama. "Le plan choisi doit obtenir le soutien des deux partis qui ont été envoyés ici par les électeurs américains, pas seulement celui d'une faction "a t-il ajouté. Ce rappel à l'ordre survient après le report du vote d'un plan de relèvement du plafond de la dette, dépassé en mai, proposé par le porte-parole républicain de la Chambre des représentants John Boehner, symbole du blocage politique autour de cette question ».(4)

Ce plan, fruit de nombreuses concessions d'Obama sur la question de la hausse de la fiscalité ou la réduction du déficit public, n'a pas réussi à convaincre la frange conservatrice des élus républicains issus du Tea Party, ces "congressional freshmen" comme les médias les appellent, qui ont intégré le Capitole après les élections de mi-mandat en novembre 2010. (…) Derrière le relèvement du plafond de la dette se profilent des restrictions du budget fédéral et une réflexion sur le rôle de l'Etat en matière d'action sociale notamment ».(4) 

Pour compliquer encore plus la situation, l’agence de notation Moody's a précisé qu'elle donnait aux Etats-Unis plus d'une chance sur deux de conserver la note "Aaa" attachée à leur dette publique, en cas de désaccord persistant sur le relèvement du plafond. Vendredi, Barack Obama avait exhorté le Congrès à sceller un compromis pour éviter un défaut de paiement des Etats-Unis, alors que le Sénat a rejeté un texte des républicains de la Chambre pour relever le niveau d'endettement autorisé et pris des mesures pour pousser son propre plan. (5) 

Les fondements de la crise financière des pays occidentaux

Si l’Europe et les Etats-Unis ont toujours été à l’abri d’une banqueroute, cela est du à plusieurs facteurs. La force de leur industrie, le contrôle des institutions internationales et la possibilité pour les Etats-Unis de jouer sur la valeur du dollar ne faisant fonctionner la planche à billets pour répondre à ses obligations. Nous sommes loin de la parité de Bretton Woods : 1dollar égal 1 gramme d’or soit 33dolalrs pour une once d’or. Depuis que Nixon en juillet 1974 a décidé de changer la parité au gré des intérêts américains, nous sommes actuellement à 1620 dollars pour la même once d’or qui devient de plus en plus une valeur refuge 

« Depuis des mois, écrit l’économiste Georges Hugeux les Etats-Unis et l’Europe tentent de gérer une crise budgétaire et de l’endettement. Jamais dans l’histoire de l’après-guerre économique et financière les risques d’explosion systémique de l’économie mondiale n’ont été aussi élevés. C’est une véritable conflagration que nous risquons, si un sursaut de dernière minute des dirigeants politiques du monde occidental ne permet pas d’éviter une collision frontale entre un risque de défaut des Etats-Unis et un risque de défauts en cascade en Europe. La gestion lamentable des deux cotés de l’Atlantique a une caractéristique commune : nous tentons désespérément de croire que nous allons résoudre des décennies de laxisme budgétaire sans peine. L’enjeu est bien plus grave. Il s’agit d’ajuster notre train de vie à nos moyens. Il suffit de passer une semaine en Chine, comme je viens de le faire, pour se rendre compte de ce qui est devenu un Occident qui a perdu son dynamisme et sa confiance ».

« Le Président venait à la table avec une proposition de réduction de la dette publique d’un montant de 4.000 milliards de dollars. Il envisageait les réductions les plus draconiennes dans la couverture des soins de sante et l’éducation jamais envisagées par un Président démocrate. Mais il ne peut accepter une telle reculade que si une partie des réductions ne provient pas des « nantis ». Il ne s’agit pas seulement des fortunes colossales amassées par les milliardaires américains. Ce qui est également visée est la fin de subsides colossaux payés par l’Etat américain à l’industrie pétrolière, de la défense et de la finance. (…) » 

La dissuasion des créanciers notamment de la Chine 

Dans la plus pure tradition chauvine, des scénarii catastrophiques ont été élaborés en cas de non accord. Le principal créancier des Etats-Unis est, on l’aura compris, La Chine possède a elle seule 900 Mds $, soit environ 20% des bons du trésor américains détenus par des pays étrangers (environ 4300 Mds $). En 2011, la Chine, à deux reprises, cédé une partie de ses bons du trésor US. Dans le même temps, elle tente d’installer le yuan comme monnaie d’échange de référence sur l’Asie, remplaçant ainsi le dollar. Ces deux faits démontrent que la Chine a une confiance très limitée dans la capacité des américains à honorer leurs engagements. De plus, la Chine semble anticiper une grave crise monétaire mondiale ayant pour origine une dévaluation du dollar qui serait une des voie possibles (au mieux) de sortie de crise pour les américains. comme on dit « Et pendant ce temps là les Chinois travaillent ». 

On dit souvent « Si tu dois cent mille euros à ta banque, tu es fichu – Si tu lui dois dix millions, c’est elle qui est fichue ». Pour les vat-en guerre , il y a moyen de démolir la Chine A qui profite l’énormité de la dette US entre les mains des chinois ? Un défaut de paiement des US mettrait les Bons du Trésor à une valeur nulle, créant ainsi un « tsunami financier » sur la Chine. Ce serait un acte de guerre « soft », mais pas forcément plus tordu que ceux initiés par les US pour ruiner l’URSS. Détruire le moteur économique du PC chinois se solderait sans doute par une guerre civile qui redonnerait de la prospérité au monde occidental. Les Chinois ont tout compris . Mao disait à juste titre que la Chine est le seul pays au monde capable de perdre 300 millions d’hommes au combat… Avis aux amateurs. 

S’agissant du scénario élégant de « destruction » de la Chine, rien n’est moins vrai ! D’abord, la dette occidentale pèse peu sur l’économie chinoise : si leurs bons du Trésor américains valaient demain 0 (hypothèse extrême), c’est comme s’ils avaient 1000 milliards de dollars d’impayés sur d’anciennes factures. C’est l’équivalent de 2 mois de production de la Chine (de PIB), mais ça n’empêchera pas les usines de tourner. Les exportations de la Chine ne représentent « que 25% » de sa production. Renoncer au marché européen et américain serait absorbé en 2 ans de croissance de la demande intérieure, au rythme actuel. 

Par contre un pays comme l’Algérie qui a placé une grande partie de ses avoirs en bons du trésor – qui voit d’une façon inexorable s’effriter leur pouvoir d’achat-malgré les satisfécits des argentiers- risque de connaître de sérieux ennuis si les bons venaient à être dévalorisés. N’aurait il pas été plus sage de moins pomper de pétrole en limitant l’extraction à nos stricts besoins, et de convertir une partie de ces dollars actuels en or ? Il faut savoir qu’en une année l’or a gagné 20 % passant de 1450 $ à 1620 $ l’once ! 

L’Amérique sauvée de la cessation de paiement 

Aux dernières nouvelles le chef de la majorité démocrate du Sénat américain, Harry Reid, a annoncé samedi soir des avancées dans les négociations avec la Maison Blanche Une des propositions serait que le plafond de la dette, actuellement de 14.294 milliards de dollars, soit augmenté de 2.800 milliards de dollars. Cependant les républicains réclament des baisses d'impôts et des réductions budgétaires drastiques. De l'autre, les démocrates veulent accompagner la rigueur budgétaire d'efforts fiscaux de la part des plus riches. 

Cerise sur le gâteau on apprend que Apple a plus de liquidités que les Etats-Unis. La puissance financière semble clairement du côté des entreprises plutôt que des États. Illustration de l'état désastreux des finances américaines, le nouveau numéro un des smartphones, Apple, dispose de près de 76 milliards de dollars de liquidités et les États-Unis, de 73 milliards. Cette somme représente ce que la première puissance économique mondiale peut encore dépenser avant d'atteindre la limite de la dette fixée par les parlementaires américains (14.294 milliards de dollars).

Apple vient de réaliser un trimestre record avec des hausses de 125% de son bénéfice et de 82% de ses revenus. Avec une capitalisation boursière de 362 milliards de dollars, le groupe « à la pomme » s'affiche comme la deuxième plus riche entreprise du monde en Bourse derrière le pétrolier Exxon Mobil et ses 395 milliards de capitalisation boursière. « L'une des raisons pour lesquelles les entreprises mettent autant d'argent de côté est qu'elles veulent se mettre à l'abri financièrement face aux incertitudes entourant les finances américaines », affirme Laurie Simon Hodrick, professeur à l'université de Columbia. Le trésor de guerre des entreprises américaines serait estimé à 1200 milliards de dollars.(6)

C’est dire si la première puissance au monde en tant qu’Etat est vulnérable comparativement aux multinationales. Cette logique de l’abîme veut que tout, absolument tout devrait être privé. Un état ne devrait rien faire d'autre que s’occuper de s’assurer que « l’ordre » (police, et armée ) puisse perpétuer l’ordre établi par les puissants qui ne veulent pas de l’Etat comme le martelait Reagan : « le problème c’est l’Etat ». La gestion des départements ou des régions, l’éducation, les hôpitaux, les transports en commun... Tout devrait être privé pour le plus grand bonheur des puissants. Il n’est pas étonnant de ce fait, que l’éducation des enfants soit payée par les gains du loto à défaut de moyens de l’Etat fédéral ! 

Est-ce une victoire ou une défaite pour Obama ?

Pour Paul Krugman le prix Nobel d'économie 2008, c’est une défaite Alors que les investisseurs célèbrent l'accord entre Démocrates et Républicains sur le relèvement du plafond de la dette par une reprise sur les marchés, le célèbre chroniqueur économique du New York Times, Paul Krugman, fustige ce lundi 1er août ,lit-on sur le site Challeng.fr une "capitulation" du président Barack Obama et prédit des conséquences désastreuses sur l'économie américaine. "L'accord, compte tenu des informations disponibles jusqu'à présent, est un désastre, et pas seulement pour le président Obama et son parti. Il causera des dommages à une économie déjà en crise. Cela va probablement aggraver, et non améliorer, le problème de déficit des Etats-Unis sur le long terme", s'inquiète le Prix Nobel d'économie 2008. Et de prédire plusieurs années de déclin pour l'activité américaine. Très dure avec le président, il y voit une capitulation :"Les termes de l'accord s'apparentent à une abjecte capitulation de la part du président. D'abord il va y avoir de grosses coupes dans les dépenses mais aucune augmentation des recettes. Ensuite, une commission spéciale du Congrès rendra un avis sur les réductions budgétaires supplémentaires à envisager. Et si ces recommandations ne sont pas acceptées, il y aura automatiquement des coupes supplémentaires", s'insurge celui qui vilipende souvent la politique du président américain depuis son élection.(7)

Paul Krugman, pense que ce scénario n'était pas inéluctable. Le président américain n'a pas su anticiper les problèmes de la dette américaine, selon l'économiste. Le président des Etats-Unis "aurait dû dès décembre demander un relèvement du plafond de la dette". Au final, c'est bel et bien le président Obama qui s'est retrouvé pris en otage, forcé de négocier et d'abdiquer au profit des "extrémistes de l'aile droite politique" Alors que l'accord prévoit une réduction des dépenses de 2.500 milliards de dollars, l'économiste tance la rigueur budgétaire. "La pire chose que vous puissiez faire dans ces circonstances est de réduire les dépenses du gouvernement, car cela aggravera encore plus la dépression économique. "Ceux qui demandent aujourd'hui des coupes dans les dépenses sont comme les docteurs du Moyen-âge qui traitait les malades en les saignant, les rendant au final encore plus malades. "Ne vous y trompez pas, nous assistons ici à une catastrophe sur plusieurs niveaux". (7)

Nous voilà avertis ! Nous sommes en sursis ! Le déficit abyssal américain de 14 0000 milliards de dollars est à comparer avec le milliard de dollars que la communauté internationale n’a pas ou est incapable de mobiliser pour sauver les 12 millions de « damnés de la terre » Somaliens et Erythréens. Non ce monde n’est pas juste, il doit moralement changer. 

 

1.http://ecosocietal.wordpress.com/2009/10/04/benoit-hamon-est-il-idiot-jacques-sapir/

2.http://www.alterinfo.net/Le-Dollar-devra-ceder-sa-place_a61676.html

3.http://finance.blog.lemonde.fr/2011/07/30/etats-unis-le-congres-de-la-honte/ 30 07 2011

4.http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110729.OBS7860/crise-de-la-dette-americaine-la-faute-aux-republicains.html

5.http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110730.OBS7872/crise-de-la-dette-obama-joue-la-carte-de-l-optimisme.html

6. Guillaume Errard : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/07/30/04016-20110730ARTFIG00286-apple-plus-riche-que-les-etats-unis.php

7. Paul Krugman : "L'accord (sur la dette américaine) est un désastre" 
http://www.challenges.fr/actualite/economie/20110801.CHA1312/paul-krugman-l-accord-sur-la-dette-americaine-est-un-desastre.html


Moyenne des avis sur cet article :  4.7/5   (40 votes)




Réagissez à l'article

57 réactions à cet article    


  • Yvance77 2 août 2011 09:44

    Salut,

    Les coups pleuvent comme à gravelotte. Et, personne ou si peu pour s’indigner et se révolter. Les hommes et femmes des nations avancées reçoivent des tonnes de grêlons sur la tête et ils ne bougent pas d’un poil c’est affligeant !

    Pendant ce temps, les politiques ont, comme on leur a bien appris, voté des lois pour que les industries et secteurs privés soient protégés bien comme il faut. Mission accomplie.

    Les marges sont bien là, les dividendes se distribuent bien, les foies gras sont bien sur la table des nantis. Eux ne manqueront de rien.

    On manque de couilles c’est certain ! Il faut les foutre en l’air une bonne fois pour toutes et couper les têtes.

    Nos aïeux nous avaient montré la voie pourtant...


    • LittleBrother 2 août 2011 17:18

      Entièrement d’accord !!!
      On nous harcèle avec l’Identité Nationale, et bien la guillotine fait partie de la notre non ? Il ne doit pas être compliqué d’arriver à prouver que Sarkozy est coupable de trahison envers l’Etat Français à moins d’un an de la fin de son mandat... Ca mérite bien une petite cérémonie...


    • platon613 2 août 2011 22:20

      Accord ou pas, la récession est pour demain !
      A lire !

      Des top économistes internationaux craignent une récession aux États-Unis. « Dans le cas de coupes budgétaires supplémentaires les Etats-Unis sont menacés d’une récession « Double Dip » (double plongée), ou même d’une spirale déflationniste »...

      http://www.news-26.com/econmie/879-usa-la-recession-est-pour-demain.html


    • Georges Kaplan Georges Kaplan 2 août 2011 09:52

      Je n’y comprends plus rien…

      Je pensais que le libéralisme était un courant de pensée philosophique, économique et politique qui prônait la primauté des droits individuels et la déduction du rôle de l’Etat à ses fonctions régaliennes. Or là, surprise, la quasi-faillite de gouvernements qui n’ont cessé depuis 40 ans d’accroitre les dépenses publiques (56% du PIB en France), les prélèvements obligatoires (42% du PIB en France), les déficits (aucun budget voté à l’équilibre depuis 1975 en France) et les dettes publiques nous est présenté comme une conséquence du libéralisme. Les plans de relance keynésiens échouent : c’est un échec du libéralisme. La politique monétaire de la Fed créée des gigantesques bulles et des récessions : c’est un échec du libéralisme. L’Etat français qui confisque 56.3% du salaire des français : c’est le libéralisme !. Plus de 10 500 lois (au dernier pointage en France) qui réglementent tout sans que même l’administration  qui est chargée de les mettre en pratique n’arrive à suivre le rythme : c’est encore du libéralisme ! Une classe politique unanime – de le Pen à Mélenchon en passant par Sarko Ier, Aubry, Valls ou Dupont-Aignan – qui nous explique que l’Etat doit réguler, moraliser ou carrément abandonner le capitalisme : la France est un pays ultralibéral ! Des médias – financés par l’argent public quand ils ne sont pas tout simplement des médias d’Etat – qui appellent à longueur de colonnes à réguler encore plus et une Education Nationale qui présente le libéralisme comme une opinion « provocatrice » et sanctionne les étudiants qui osent défendre cette idée au bac philo : c’est la pensée unique néolibérale !

      Non, je n’y comprends décidément plus rien…


      • JL JL 2 août 2011 10:10

        Kaplan,

        au hasard, vous dites : « L’Etat français qui confisque 56.3% du salaire des français »

        Vous y croyez vraiment ?? Ou bien vous dites n’importe quoi !?

        Le libéralisme, ça consiste entre autres, en tant que non pensée intégrale - merci Castoriadis -, à dire n’importe quoi et à se défausser systématiquement sur l’Etat en ignorant superbement l’action des lobbyistes libéraux qui noyautent aujourd’hui toutes les instances de décision, qu’elles relèvent d’une légitimité démocratique ou non.

        Le libéralisme c’est l’idéologie des irresponsables puisque « la main invisible » dont ils sont les fervents adorateurs est par définition, irresponsable.


      • armand armand 2 août 2011 10:12

        Parce que le système est vicié à la base : aucun des états soi-disant ’libéraux’ ne met en cause la dématérialisation de la monnaie, seulement ils en réservent tantôt le contrôle aux banques et aux marchés financiers, au lieu que les étatistes réservent ce pouvoir de création et de manipulation aux gouvernements.

        Mais y a-t-il synonymie entre « libéralisme » et « hard currency » ?


      • Georges Kaplan Georges Kaplan 2 août 2011 10:27

        Eeeeeh si… Bienvenue dans le monde réel.

        Pour que vous touchiez – par exemple – 2 259.33 euros nets par mois, votre employeur doit débourser 48 492 euros par an qui se décomposent comme suit : 16 079 euros de charges dites « patronales » (soit donc un salaire brut annuel de 32 413 euros, 5 301 euros de charges dites « salariales » (dont un salaire net annuel de 27 112 euros) sur lequel vous allez payer 4 508 euros d’impôt sur le revenu et 1 440 euros d’impôts à la consommation (au moins, à supposer que vous ne fumez pas et ne conduisez pas de voiture). Il vous reste donc 21 164 euros que vous avez le droit de dépenser (à peu près) comme vous le souhaitez… soit exactement 43.64% de ce que votre employeur paye pour avoir le droit de vous employer.

        Nous sommes 25èmes sur les 27 pays membres de l’UE.


      • Georges Kaplan Georges Kaplan 2 août 2011 10:47

        armand,

        Non, il n’y a pas synonymie mais le retour à un étalon-or/argent/cuivre est une position très largement partagées parmi les libéraux. Ce n’est pas pour les vertus de l’or en tant que tel mais plus pour empêcher les apprentis sorciers qui nous gouvernent de manipuler la monnaie. L’autre option, c’est la « banque libre » - i.e. la fin du monopole des banques centrales.

      • JL JL 2 août 2011 11:52

        Kaplan,

        d’une part, je ne suis pas d’accord avec vos chiffres.

        D’autre part, votre façon de dire que l’Etat confisque est stupide parce qu’elle laisse entendre que cet argent ne sert à rien.

        Désolé, l’Etat ne jette pas cet argent au feu mais s’en fait le maître d’ouvrage : Et qui mieux que l’Etat doit être le maître d’ouvrage de ce qui se fait dans le pays, sinon la collectivité représentée par les citoyens ?

        D’autre part, il est vrai que ce pouvoir félon est utilisé par les lobbies pour spolier le peuple, et une grande partie des revenus est utilisée à ça, ce qui permet aux mêmes lobbies de jeter le bébé avec l’eau du bain. On connait les thèses du Tea Party que vous répandez ici.

        Jamais un riche libéral n’a refusé une subvention, une niche fiscale, des subventions, ce qui est bien la preuve de la fourberie de ce discours.

        Le discours libéral est mortifère pour la société du vivre ensemble.


      • JL JL 2 août 2011 12:00

        Les oligarques ont empoisonné l’Etat au nom du libéralisme qui à l’instar de la casuistique autorise le lobbyisme intensif, voire la corruption, et aujourd’hui que toutes les institutions sont corrompues, ils prennent prétexte de la partie malade de l’Etat - les cadeaux entre copains et coquins -, pour en jeter la partie saine : la redistribution, les services publics, la protection sociale.

        On pourrait dire qu’ils se prévalent de leurs propres turpitudes, anéantissent les acquis démocratiques les classes moyennes nous conduisent vers le chaos.


      • Georges Kaplan Georges Kaplan 2 août 2011 14:42

        JL,

        Vous n’êtes pas d’accord avec mes chiffres ? C’est bien mignon mais ils sont tirés d’une vraie feuille de salaire, d’une vraie déclaration d’impôt et du vrai taux de TVA véritablement en vigueur dans ce pays. Si ces chiffres vous dérangent c’est avec la réalité que vous avez un problème.

        « Qui mieux que l’Etat doit être le maître d’ouvrage de ce qui se fait dans le pays » ? Drôle de question ! Permettez que je reformule : qui d’autre que moi doit décider de ce que je fais du fruit de mon travail ? Vous ? Sarko Ier ? Aubry ? Mélenchon ? le Pen ?

        Un « riche libéral » qui ne refuse pas une subvention, une niche fiscale ou des subventions et peut être riche mais certainement pas libéral.

        Quant au pouvoir félon utilisé par les lobbies (etc…) : peut être un jour comprendrez-vous que c’est la nature du pouvoir que d’être « félon » et de servir les intérêts d’une minorité agissante au dépens du plus grand nombre. C’est une constante historique et une conséquence logique du système que vous défendez.


      • Jean-paul 2 août 2011 15:08

        @georges kaplan
        exemple US
        salaire brut mensuel :3320 $
        Salaire net mensuel : 2768 $
        Federal income 296$
        Medicare 48$
        Social Security :204$
        Total des taxes salariales :548 $

        Dans certains etats pas de federal income .Donc 548-296 = 252 $
        TVA = 6 %


      • mrdawson 2 août 2011 15:23

        Sur le frontispice de nos institutions est gravé « Liberté, égalité, fraternité ». On peut penser ce que l’on veut de ces 3 mots mais il est sur, dans l’esprit, que l’état français vous « confisque » 56% de votre salaire pour garantir les 2 derniers mots.
        On peut être contre l’égalité des citoyens au profit d’une pleine liberté (« je fais ce que je veux avec mes thunes bordel ! »), mais la maxime de la république française n’est pas « liberté. » pour le moment, ça se discute peut être, mais tel est l’état actuel de notre république.
        Est-ce que cet argent est bien géré et sert effectivement à garantir notre égalité est une autre question...

        Quand au libéralisme (au sens français du terme) il est néfaste car sa puissance au niveau mondial et surtout européen est tel qu’il commence à réduire nos capacités à assurer l’égalité des citoyens devant certains services publiques. On se retrouve donc à être amputés de liberté sans obtenir la contrepartie qui nous est garantie par notre république.

        "Les plans de relance keynésiens échouent«  : en soi ils n’échouent pas, mais Keynes n’était pas partisan du »dépenser tout et tout le temps". Les relances devaient servir en période de crise et l’austérité devait permettre de se renflouer en période faste. Le monde politique et actuellement court-termiste fait exactement l’inverse...

        Au final ce n’est ni le libéralisme ni le méchant nétat qui me vole tout mon argent pour engraisser des fonctionnaires flemmard qui sont tout le temps en vacances qui sont responsable du bordel actuel. Mais bien la vision à court termes de nos hommes (et femmes !) politiques plus occupés pour la plupart à briguer un prochain mandat et/ou s’assurer un après mandat, qu’à mettre en place des mesures logiques, efficaces et pertinentes mais pas toujours populaires...


      • Georges Kaplan Georges Kaplan 2 août 2011 15:53

        mrdawson,

        Jusqu’à preuve du contraire, l’égalité dont il est question est une égalité de traitement devant la loi. L’égalitarisme soviétique prôné par certain est une perversion du sens de ce que vous lisez sur le frontispice de nos monuments publics.

        Quant à la fraternité : voilà 40 ans que nos dépenses de sécurité sociale augmentent, 40 ans que, gouvernement après gouvernement, on nous colle des politiques de redistribution solidaires et le résultat est ? Eh bien le résultat est qu’on en est à se demander si la nation française existe toujours. « L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. » (Frédéric Bastiat).

        Pour ce qui est des plans de relance… voir nos amis américains en ce moment même ;)


      • Cug Cug 2 août 2011 15:59

        Kaplan, cessez de faire votre rantanplan smiley
        Le libéralisme pur dont vous parlez n’existe pas, n’a jamais existé et n’existera jamais, c’est une théorie/idéologie.
        Par contre le dévoiement politico-économique néolibéral lui est bien concret.
        Sinon vous pouvez tenter de décrire votre merveilleux monde libéral pour notre gouverne smiley Enfin quelques exemples suffiront pour nous détendre.


      • Cubigaz Cubigaz 2 août 2011 16:29

        Georges « profondes », mon « félon » mon amour,
        N’oublie pas de ramener une baguette et de te faire rembourser la TVA. Passe également chez mr Bush pour qu’il nous livre en temps et en heures nos dividendes (j’en ai besoin pour faire mon cake).
        Rentre vite que nous fêtions ensemble, grand maman, papa et moi , l’entrée de notre petit dernier à H.E.C.
        Gros bisous mon tendre fou.


      • mrdawson 2 août 2011 16:34

        Nos amis américains ont justement fait ce qu’il fallait éviter (bon nous aussi cela dit en passant) : dépenser hors période de crise (haaa les guerres du golfe) et réduire le budget en période de crise. Forcément à ne jamais économiser correctement on fini avec des dettes difficilement gérables. Les plans de relance ont leurs défauts, multiples, mais pour le moment je peine à trouver un exemple correctement appliqué des théories de Keynes.
        Quand à l’interprétation de l’égalité je m’efface devant le débat idéologique, intéressant en soi mais complètement détaché de la réalité actuelle de notre pays. Cela ne change rien aux vases communiquant que je mentionnais : si l’on nous retire de l’égalité(-arisme ?) ce serait sympa de nous refiler de la liberté.


      • armand armand 2 août 2011 17:10

        Il n’empêche - quand je vois comment les vieux sont encore correctement pris en charge avec toutes les dépenses qu’ils seraient incapables d’assumer sur les maigres retraites, malgré tout le gaspillage et l’inefficacité, je ne répugne pas à verser une part importante de mon salaire à l’Etat.
        En revanche, je répugne à subventionner des populations entières, venues de pays lointains, qu’on implante de force dans mon quartier, et dont on s’attendrait à ce qu’ils versent le prix réel de leurs logements, et qu’ils se débrouillent sans allocations...

        Quant à la définition de l’égalité, Pau Bourget à bien saisi la différence fondamentale entre la philosophie française et l’américaine : « Une égale possibilité sociale, telle est la formule de la démocratie en Amérique. Une égale réalité sociale, telle est sa formule en Europe, et particulèrement en France, depuis la Révolution de 1789. » (Outremer, 1893)


      • Winston Smith 2 août 2011 19:14

        « Désolé, l’Etat ne jette pas cet argent au feu mais s’en fait le maître d’ouvrage : Et qui mieux que l’Etat doit être le maître d’ouvrage de ce qui se fait dans le pays, sinon la collectivité représentée par les citoyens ?

        D’autre part, il est vrai que ce pouvoir félon est utilisé par les lobbies pour spolier le peuple, et une grande partie des revenus est utilisée à ça, ce qui permet aux mêmes lobbies de jeter le bébé avec l’eau du bain. On connait les thèses du Tea Party que vous répandez ici. »


        Cher Monsieur, vous semblez soutenir le tout Etat, tout en reconnaissant que, dans les fait, ca ne marche pas à cause des méchants. 
        Est-ce qu’une automobile qui ne peut être conduite que par des surhommes est LA solution ??


        « les acquis démocratiques les classes moyennes nous conduisent vers le chaos. »

        Acquis, fort bien. Mais le problème, c’est, me semble t il, que votre classe moyenne, elle ne paye pas ses acquis.. Or il n’y a personne d’autre pour les lui payer, n’est-ce pas..



        «  »Les plans de relance keynésiens échouent«  : en soi ils n’échouent pas »

        Nous faisons de la relance depuis 1974. Si Keynes était valide, nos coffre devraient être pleins à ras bord ! Loin de cela, nous nous endettons de 3 ou 4% pour faire une relance de 2 ou 3 %..


        « Les plans de relance ont leurs défauts, multiples, mais pour le moment je peine à trouver un exemple correctement appliqué des théories de Keynes. »

        Il est pourtant connu : le Nazisme.
        Mais il y a un hic : pour financer, faut piller l’Europe entiére....


      • diogene 2 août 2011 19:30

        Une « idéologie » ça ne sert qu’à justifier des « pratiques », jamais à définir une logique d’action.
        Ainsi on parle de « démocratie » pour justifier des guerres, des ingérences, des restrictions de libertés publiques etc... mais l’emploi de ce mot ne sert surtout pas à définir des actes de démocratisation. Pour le coup cela n’a jamais eu comme autre but que de se servir sur la carcasse de la bête qu’on mis à terre.

        Dans le même esprit on parle de « Système Libéral » de « main invisible du marché » de « libre concurrence » etc... mais cela n’a jamais fait que prétendre appliquer ce " courant de pensée philosophique, économique et politique qui prônait la primauté des droits individuels et la réduction du rôle de l’Etat à ses fonctions régaliennes« . Cela n’a servi qu’à légitimer la mise en place et le maintien d’oligarchies qui se foutent pas mal de philosophie ou d’idéologie.

        Ainsi l’Etat censé ne pas se mêler des marchés intervient comme pompier lorsqu’il y a le feu aux banques. Ainsi les »élus« ne sont, le plus souvent, que des lobbyistes parachutés dont la promotion a été faite par des médias appartenant à cette oligarchie.

        Leur rôle, on le voit bien avec sarko, c’est de servir la soupe à cette oligarchie et de mettre en place un système de lois qui, même si elles vous semblent pléthore, ne font que savonner la planche pour un désengagement des fonctions de contrôle de l’Etat.

        Struggle for life sans contrôle, voilà la réalité bien éloignée de la pensée philosophique de ce que l’on qualifie de »libéralisme".
        Alors, il est bien normal que l’on refuse ce libéralisme là. L’autre, celui des philosophies économiques n’est que l’écran avec lequel on nous amuse et derrière lequel se met en place une forme abjecte de dictature, celle du consentement.


      • xbrossard 3 août 2011 11:59

        @kaplan


        « Un « riche libéral » qui ne refuse pas une subvention, une niche fiscale ou des subventions et peut être riche mais certainement pas libéral. »

        nous sommes bien d’ccord ; les vrais libéraux n’ont jamais existés....comme les vrais communistes d’ailleurs

        quand on aura fini de se pignoler à vouloir imposer des modèles « purs » qui n’ont jamais été appliqué, parce que innaplicable, peut-être que l’on se retroussera les manches et qu’on commencera à chercher des solutions

      • iris 2 août 2011 10:04

        l’état est payé par nos impots et il faudrait mieux controler leur utilisation surtout lorsque le personnel de l’état-les politiques-essaie de s’en approprier le maximum


        • JL JL 2 août 2011 10:12

          iris,

          L’Etat n’est pas payé par nos impôts, les impôts servent à rémunérer les services de l’Etat et de ses travailleurs.

          il y a deux impensés dans l’idéologie libérale. (non pensée) : Premièrement, ce sont les travailleurs du secteur capitaliste — et non pas les consommateurs — qui créent la valeur monétaire dont une partie sera accaparée par les capitalistes, et ce sont les travailleurs du secteur non marchand — et non pas les contribuables — qui créent la valeur monétaire des services non marchands….l’économie capitaliste est un circuit dont les deux actes fondateurs sont la décision privée d’investir pour produire des biens et des services marchands et la décision publique d’investir pour offrir des services non marchands. Autrement dit, les « prélèvements obligatoires » sont effectués sur un produit intérieur brut (PIB) déjà augmenté du fruit de l’activité non marchande.


        • armand armand 2 août 2011 10:18

          Dans un conte moral, peut-être romancé, on raconte que le grand coureur des bois Davy Crockett, élu au Congrès fédéral, s’élèva contre le vote d’une somme pour venir en aide à une famille sans moyens. Ses électeurs, insista-t-il, ne comprendraient pas que l’argent public soit ainsi versé à droite ou à gauche selon les désirs des représentants. En revanche, il proposa une collecte auprès des membres du Congrès pour secourir ces personnes, et se dit prêt à verser une partie de son salaire... Bien entendu, ceux qui étaient le plus empressés à faire usage de l’argent public étaient les plus réticents à verser le leur...


        • JL JL 2 août 2011 10:18

          Bonjour Chems eddine Chitour,

          Bon article.

          Vous dites : « le milliard de dollars que la communauté internationale n’a pas ou est incapable de mobiliser pour sauver les 12 millions de « damnés de la terre » Somaliens et Erythréens. Non ce monde n’est pas juste, il doit moralement changer. »

          A comparer avec les 250 millions d’euros que Bernard Tapie a reçu gracieusement de la part des généreux donateurs de l’Etat, somme rondelette et qui reprsenterait à elle seule le tiers de ce milliard, mais que ce salopard est allé illico planquer en Suisse, avec la bénédiction de notre gouvernement félon.


        • Winston Smith 2 août 2011 19:23

          « L’Etat n’est pas payé par nos impôts, les impôts servent à rémunérer les services de l’Etat et de ses travailleurs. »


          « Services », c’est comme cela aussi qu’on dit dans la Mafia losqu’on racket, non ? :))



          « il y a deux impensés dans l’idéologie libérale. (non pensée) : Premièrement, ce sont les travailleurs du secteur capitaliste — et non pas les consommateurs — qui créent la valeur monétaire dont une partie sera accaparée par les capitaliste »

          J’ai peur de ne pas être d’accord avec vous. Les « travailleur » (les salariés) ne sont là que pour remplacer les machines tant qu’ils sont moins chers qu’elles.
          Le « capitaliste » ne fait que louer leur service, rien d’autre. Il est leur client. Vous même, « accaparez vous » ce que produit pour vous le chauffeur de taxis ou de bus qui vous permet de travailler ? Ou celui qui vous permet de manger ?


          « pitalistes, et ce sont les travailleurs du secteur non marchand — et non pas les contribuables — qui créent la valeur monétaire des services non marchands »

          Les études montre qu’en fait vos fonctionnaires et assimilés DETRUISENT de la valeur...
          C’est pour cela que l’URSS à fait un grand plouf dans la poubelle de l’histoire..

          Par ailleurs, on ne voit pas pourquoi on imposerait à des individu une consommation, une qualité, un prix dont il ne veulent pas..


          « Autrement dit, les « prélèvements obligatoires » sont effectués sur un produit intérieur brut (PIB) déjà augmenté du fruit de l’activité non marchande. »

          Quel humour ! Dans ce cas là, évidement, seul l’Etat et ses démembrement devrait être assujettis à l’impôt.. Par la TVA par exemple, et pas les individus.. Une sorte de mouvement perpétuel, façon corée du nord..





        • LeLionDeJudas LeLionDeJudas 7 août 2011 15:14

          Incompréhensible ce que tu racontes Winston Smith. Fais œuvre de fraternité une fois dans ta vie en t’abstenant d’écrire et ne gaspillant pas le « temps de cerveau disponible » des lecteurs d’AgoraVox à lire ton insipide logorrhée.


        • Fergus Fergus 2 août 2011 10:34

          Bonjour à tous.

          Résultat du match : Tea Party 1 - Obama 0.

          Et une terrible incertitude sur l’avenir économique non seulement des Etats-Unis mais du reste de la planète. Avec, à la clé, un brouillard à couper au couteau car les économistes brillent, comme d’habitude, par leurs divergences.

          Heureusement, le pire n’est jamais sûr. Mais on a quand même l’impression de jouer à la roulette russse...


          • lagabe 3 août 2011 13:10

            en gros , totalement raison et tout ça part la faut de Mr Obama , en clair au début de son mandat , il aurait pu supprimer tous les allégements d’impôts accorder par G.W.BUSH et à préférer faire sa sécurité sociale , en clair une grosse erreur stratégique
            A croire que c’est une taupe des républicains


          • kéké02360 2 août 2011 12:35

            Bon s’il vous reste quelques centimes d’euros en banque mieux vaut aller les chercher avant que les guichets ferment ................................... smiley

            Bank run party 1 Tea party 0  smiley


            • zvince 2 août 2011 15:17

              @ Kaplan

              Vos copains de l’institut Molinari sont des ultra libéraux.

              Et manquent d’honnêteté : l’étude sur le « fardeau fiscal » dont vous publiez le lien se borne à comparer la fiscalité et les charges sociales dans différents pays. Rien n’est dit sur le niveau de service public (éducation, santé, recherche, aménagement du territoire ...). On aligne des chiffres, et on conclut que les français sont matraqués par les prélèvements obligatoires.
              Bref, on habille de l’idéologie avec des chiffres pour faire sérieux ...


              • Georges Kaplan Georges Kaplan 2 août 2011 16:06

                zvince,

                Cécile Philippe est (i) docteur en économie et (ii) libérale. Ce qui est amusant et très symptomatique c’est que vous vous sentiez obligé de la qualifier « d’ultralibérale »…

                De fait, « les français sont matraqués par les prélèvements obligatoires ». Quant à savoir si les services rendus par notre bon gros Etat valent ce que nous payons, il suffit d’ouvrir un journal pour constater que personne n’a l’air content (sauf si, bien sûr, vous êtes un militant UMP et sarkozyste de surcroît….).

                Vous en concluez quoi ? Qu’il faut faire encore plus de ce qui ne marche pas ?


              • Winston Smith 2 août 2011 19:25

                « Et manquent d’honnêteté : l’étude sur le »fardeau fiscal« dont vous publiez le lien se borne à comparer la fiscalité et les charges sociales dans différents pays. »


                Bein, il n’y a que cela qui intéresse les créateurs de richesses, vous savez.. Et il y a plus de 200 pays dans le monde !



              • diogene 2 août 2011 21:47

                Une société d’humains se compose de faibles et de forts, de gros et de maigres, de petits et de grands, de malades et de « en bonne santé », de malins et de naifs, d’intelligents et de... etc...

                Ce que vous proposez c’est une société pour les forts, en bonne santé, malins, intelligents etc...

                Et les autres ? extermination ? servage ?

                Ce que vous proposez c’est le struggle for life, le darwinisme social, la jungle low.

                Surtout ne vous bercez pas de l’illusoire idée que tous ces « pauvres » que vous excluez, de fait, du « monde selon vous » se laisseront bien sagement crever sur le trottoir. Le peuple des maigres est bien plus nombreux que celui des « gros ».
                Une société d’humains ce n’est pas une unité de production où les « ratés » finissent à la poubelle,où l’on trie les produits présentant des « défauts » de fabrication pour les mettre au rebut.

                De gré ou de force, une société d’humains doit permettre à chacun de vivre en son sein,
                les faibles et les forts, les gros et les maigres, les petits et les grands, les malades et les « en bonne santé », les malins et les naifs, les ’intelligents et les... etc... Ce n’est pas cette arlésienne de main invisible qui peut permettre ce vivre ensemble, tous, les faibles comme les forts.

                Alors on fait quoi ? on reprend tous sa liberté de nature ? N« est-ce pas Hume qui parlait des »avantages’ de vivre en société ? Lui aussi pensait que le « vivre ensemble » se résumait à stabiliser la propriété. L’homme de Hume c’est celui qui n’a comme morale que l’égoisme, c’est à dire son intérêt et celui de ses proches. Cependant, comme d’autres peuvent le dépouiller et qu’il peut être tenté de dépouiller les autres il est nécessaire de trouver un cadre permettant de protéger la propriété.

                Voilà selon Hume et vous aussi, semble t-il, à quoi se résume les devoirs d’un Etat : protéger la propriété privée et les situations de confort. Le reste c’est les égoismes particuliers qui, on ne sait trop comment, feront tourner la machine.

                Ce système élitiste oublie de prendre en compte les plus faibles. Or les plus faibles finissent toujours par prendre la parole dans le sang des élites.
                 


              • kéké02360 2 août 2011 22:03

                @ diogéne

                bien dit ,çà va leur faire drôle aux élites quand çà va saigner smiley


              • zvince 3 août 2011 04:55
                J’en conclus qu’un docteur en économie met ses compétences au service d’une idéologie. Dommage ...

                Je qualifie d’ « ultra » ou « néo’ », car il n’y a plus rien d’autre aujourd’hui. Quand on parle de juste prix, qui équilibre l’offre et la demande, de concurrence libre et non faussée ... les différents acteurs du marché détournent allègrement les principes du libéralisme, à leur avantage, à la limite de la légalité, voire au delà. Le libéralisme a peut-être existé un jour, au 18e siècle, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Donc néo ou ultra, c’est à votre convenance ...


                "Quant à savoir si les services rendus par notre bon gros Etat valent ce que nous payons, il suffit d’ouvrir un journal pour constater que personne n’a l’air content"

                Il ne s’agit pas de savoir si les gens sont contents. Ils ne le sont jamais. C’est toujours trop cher. Par contre, il n’y a pas beaucoup d’exemples de privatisations de services publics qui se traduisent par une baisse du coût ...

                "Vous en concluez quoi ? Qu’il faut faire encore plus de ce qui ne marche pas ?"

                Non, j’en conclus qu’il faut faire autrement. Mais pas nécessairement en privatisant. Selon votre logique, si ça ne marche pas avec le privé, il faut nationaliser ...


              • diogene 3 août 2011 18:05

                Bah, les Diafoirus du club de chicago on fait des émules chez molinari. Ils expliquent toute chose selon l’argumentation bien connue de « l’opium fait dormir parce-qu’il a des vertus dormitives ».

                Ainsi, si on est dans la merde ce n’est, certes pas à cause des cadeaux fiscaux gigantesques offerts aux déjà très riches, non, si on est dans la merde c’est à cause de la redistribution.
                Si on est dans la merde ce n’est pas parce-que l’Etat a été obligé d’emprunter au secteur privé avec intérêts les sommes qu’il empruntait, avant, à la banque centrale à taux nul.
                Si on est dans la merde ce n’est pas à cause du dumping salarial imposé par le système qu’ils défendent, non, pour eux mettre en compétition des pays à haute protection sociale avec des pays sans, c’est la dure loi du marché, et il leur est normal de tirer les sociétés vers le moins disant social pour accroitre leurs plus-values.

                A les entendre la richesse du pays ne serait créée que par les seuls membres du caca-rente et quelques entrepreneurs courageux dont ils font partie, bien sûr.
                Dès lors, pourquoi répartir cette richesse avec les feignasses qui se contentent de faire tourner leurs machines outils, ces caissières, ces employés voleurs de richesses etc...

                D’ailleurs ils ne parlent plus de travailleurs mais de salariés... c’est dire. Un travailleur c’était un mec qui se levait le cul, un type plein de sueur et de cambouis tandis qu’un salarié c’est une espèce de feignasse qui vient juste toucher son chèque à la fin du mois.

                Alors oui un bon système de protection social ça coùte des sous, mais nos sociétés en créent suffisamment, par les énormes gains de productivités qui sont réalisés depuis 50 ans, Oui nos sociétés s’enrichissent plus vite aujourd’hui que dans les années 50 et cela c’est aussi grâce aux « salariés ».

                Alors messieurs les moralistes libéraux, on serait moins dans la merde si la répartition travail/capital était plus juste. Dans les années 70 la part du travail dans le pib était de 70% contre 30% pour la rémunération du capital. Aujourd’hui cette part n’est plus que de 60% contre 40% pour la rémunération du capital. C’est donc 10 point de pib en moins. Vous m’étonnez que nos caisses soient en déficit depuis les années 80.

                Vous ne voulez pas tenir votre part du pacte social et vous venez nous la jouer « indignés » par le fardeau social.

                Je ne vous envie pas messieurs les neo-libéraux, vous les fans de Friedman, les adorateurs des veaux d’or de goldman sachs, votre monde c’est celui de la cupidité, vous en tirez gloire et honneur. Alors faites attention au retour de balancier... il se pourrait qu’il vous arrache la tête comme à vos prédecesseurs de l’aristocratie.


              • Winston Smith 4 août 2011 20:04

                « De gré ou de force, une société d’humains doit permettre à chacun de vivre en son sein,
                les faibles et les forts, les gros et les maigres, les petits et les grands, les malades et les »en bonne santé« , les malins et les naifs, les ’intelligents et les... etc... Ce n’est pas cette arlésienne de main invisible qui peut permettre ce vivre ensemble, tous, les faibles comme les forts. »



                Bof, ce ne sont pas vos faibles et autres débiles qui ont inventé quoique se soit, mais, justement, malgré leur peu de valeur, il en profite.

                Laissez donc ce gens se fatiguer pour vous, et laissez les être milliardaire si ca les amusent..
                Après tous, pour sauver votre vie et avoir des antibiotiques, par ex, il me semble que ca vaut le coups !



              • Jean-paul 2 août 2011 15:25

                @ zvince
                Vous n’etes certainement pas un entrepreneur .
                Au chomage ?

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès