Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Acheter les bons millésimes dans les foires aux vins

Acheter les bons millésimes dans les foires aux vins

À l’époque où les prospectus des foires aux vins des grandes surfaces abondent dans nos boîtes aux lettres, prix d’appel à l’appui, il est impératif - pour ne pas se faire avoir - de savoir quels sont les millésimes intéressants, ceux qu’il faut acheter et ceux qu’il vaut mieux éviter...

Alsace
Le millésime 2007 est particulièrement difficile (il y a des exceptions), les 2006, 2005, 2004, 2002 et 2001 sont savoureux, le 2003 a été plus délicat à vinifier (en Vendanges Tardives, misez sur les 2006, 2004, 2001, 2000, 97 ou 89). Il existe une réelle convivialité des hommes de la région et leurs vins atteignent une typicité rare, procurant la joie du vin, à des prix qui ont tendance à monter. Attention à la complexité des terroirs, voire à l’amalgame entre des crus et des lieux-dits. Il faut rechercher la fraîcheur et la vivacité, au détriment de vins parfois trop souples, qui deviennent de plus en plus “douceâtres”.

Beaujolais
Pour les crus, le 2007 a été très difficile à maîtriser, le 2006 est excellent, le 2005 très typé, le 2004 est un millésime dense et très aromatique, et le 2003, trop mûr, beaucoup moins intéressant. La force du terroir donne une réelle typicité à chaque cru, et les meilleurs vignerons s’évertuent à sortir de beaux vins, chacun représentatif du style de son appellation.

En Jura et Savoie, de nombreux coups de cœur, avec une gamme qui va de la plus grande fraîcheur à la plus grande complexité. Les millésimes 2006, 2005 et 2004 sont très bons, le 2007 plus délicat.

Bordeaux
Attention aux prix des grands crus 2005, il faut savoir choisir car ils sont très (trop ?) chers.


- Dans le Médoc, Misez sur les 2007, 2006, 2004 et 2002 (supérieur au 2003), voire 2001, très classiques, et faites-vous plaisir avec les 99, 97, 96 ou 90. La priorité, c’est de laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faire la nature… Il y a une dizaine d’années, le travail des vignes avait été délaissé dans certains grands crus, au profit de la vinification et d’expériences à outrance. Si les techniques modernes sont souvent remarquables, les propriétaires traditionnels continuent de faire ce qu’ils savent faire, en se servant des progrès, mais sans masquer leur typicité. De Pauillac à Saint-Estèphe, de Moulis à Margaux, à Listrac comme à Saint-Julien, en Haut-Médoc et en Médoc, les coups de cœur sont nombreux. En parallèle, les prix très exagérés de certains vins renommés sont difficilement cautionnables, surtout pour le 2005.


- Structure, charme, intensité, distinction, les plus grands vins de Pomerol sont particulièrement sensibles et marqués par leurs sols, très diversifiés. Ici, nul besoin de s’escrimer à vouloir abuser de la barrique neuve ou d’une surconcentration pour faire un grand vin, c’est le terroir qui prime, et signe la distinction. Les 2004, 2003 et 2002 sont très savoureux (le 2002 peut-être même supérieur), le 2001 remarquable, plus fin, le 2000, superbe.


- À Saint-Émilion, le 2007 est très classique et charmeur, Beaux millésimes 2006, 2004 et 2001, éclipsés à tort par les 2005 et 2003. Quelques crus ont remarquablement réussi le 2003, d’autres beaucoup moins, notamment ceux qui sont trop “confiturés”. Comme dans l’ensemble du bordelais, débouchez les millésimes 2000 à 90 en ce moment. Un certain nombre de crus pratiquent des prix qui ne sont pas justifiés. Certains se flattant ici d’élever des cuvées très “spéciales”, il faut plus que jamais tirer un coup de chapeau aux propriétaires de talent qui élèvent les véritables grands vins de Saint-Émilion, satellites compris, du plus grand des grands crus au plus modeste rapport qualité-prix.


- Du plus grand vin au plus abordable, on savoure, du Nord au Sud de cette “entité” des Graves, une variété importante de styles de vins. Mes dégustations en Pessac-Léognan comme en Graves, des millésimes 2007 à 2001, confirment mon Classement des valeurs sûres, celles où le talent des hommes s’associe à la race du terroir. Gare à certains prix néanmoins, comme à une concentration outrancière chez certains, au détriment de la typicité, notamment dans le millésime 2005, pour les rouges. Les blancs 2006, 2005, 2004, 2001, 2000, 98 ou 97 sont excellents. Des crus réellement exceptionnels, issus des territoires de Pessac, Martillac, Léognan, mais aussi ceux de Podensac, Portets ou Saint-Morillon, certains d’entre eux, dans les appellations Pessac-Léognan comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir. C’est le berceau des grands vins blancs de la région bordelaise, aux côtés de rouges puissants et typés.


- Dans ces appellations de Côtes, misez sur les millésimes 2007 à 2000, avec l’opportunité des excellents 2006 et 2004, même s’il y a de tout, de grands vins racés et d’autres cuvées issues de vinifications trop sophistiquées, peu propices à mettre un véritable terroir en avant. Les meilleurs vins se trouvent à Bourg et à Blaye, et les grandes valeurs sûres des Premières Côtes sont incontournables. Castillon fait souvent des vins plus “modernes”.


- En Bordeaux Supérieur, les dégustations des millésimes 2007 à 2000 confirment l’exceptionnel plaisir que procurent aujourd’hui ces vins, même si, comme ailleurs, la différence des terroirs et l’élevage sont toujours prépondérants. Attention également aux cuvées trop boisées ou trop concentrées (et bien trop chères), qui n’ont aucun intérêt. Les meilleurs tiennent la distance avec des millésimes 99, 95 ou 96, excellents actuellement.


- A Sauternes, le millésime 2007 est formidable, dans la lignée du 2001. Plusieurs millésimes, en dehors du 2002 (où le plaisir est bien rare), comme les 99 ou 98 sont de toute beauté. Les 2006, 2005 et 2003 sont réussis, les 2005 et 2003 certainement moins typés, et le 2004 particulièrement savoureux et classique. Les plus grandes bouteilles à leur apogée sont aujourd’hui celles des millésimes 96, 95 ou 89, où l’on atteint le grand art. L’équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le Botrytis cinerea, ce minuscule champignon qui a le pouvoir d’augmenter la teneur en sucre des raisins, aidé par les brumes matinales des automnes qui précèdent un soleil chaud à midi, favorisant sa prolifération. Terroir oblige, les crus développent leur propre spécificité, certains très liquoreux, d’autres tout en finesse, et les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts et la patience des propriétaires.

Bourgogne
Le millésime 2007 est très réussi, en blanc comme en rouge, supérieur au 2006 pour les rouges. Les millésimes 2004, 2003, 2002, 2001, 2000 et 99 sont très savoureux. Exceptionnel 2004, en blanc comme en rouge, qui côtoie donc un 2003 atypique. Le grand 2005 suit le 2004, dans les 2 couleurs, et demande de la patience. Superbes bouteilles en blancs dans les millésimes 2000, 99, 95 ou 89, alors que les meilleurs rouges développent leur attrait dans les millésimes 99, 97, 89 ou 85. Ici, on ne s’excite pas à faire des vins “putassiers”, privilégiant ce qui doit l’être : le terroir et le fruit. L’altitude des vignes, l’inclinaison des pentes, la richesse des sous-sols en ressources minérales… Tout concourt donc ici, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime, et cela explique l’extrême diversité des grands vins bourguignons, qui leur donne cette typicité unique, où l’élégance prédomine toujours, en rouge comme en blanc. Voici donc ces vignerons talentueux et passionnés que je soutiens, pour lesquels il n’y a nul besoin de fioritures ni de vinifications “gonflées”, et dont les prix sont bien souvent justifiés, même si les prix remontent.

Champagne
Mon Classement est nettement remanié cette année, avec des producteurs qui montent en grade… Cette hiérarchie vient toujours, et avant tout, récompenser les efforts accomplis, le talent des hommes et leur volonté qualitative. Un bon Champagne c’est charmeur, un grand Champagne, c’est toujours un plaisir exceptionnel, que l’on n’a d’ailleurs jamais pu copier ailleurs. Les hommes et les femmes, les assemblages et les terroirs font, là comme partout, toujours la différence. Certains “vieux” millésimes sont remarquables de fraîcheur et prouvent le potentiel d’évolution des meilleures cuvées. On trouve de remarquables cuvées à des prix très justifiés, dans toute la gamme, comparativement à d’autres appellations, et on comprend le succès de la région. On est vraiment au sommet dans la région.

Languedoc
Les millésimes 2007 à 2003 sont réussis, les 2002 et 2000 savoureux. Je soutiens les hommes et les femmes qui s’attachent à élever des vins typés par ces terroirs de garrigues, maîtrisant les rendements, respectant leur spécificité. Les terroirs ont le potentiel pour qu’on y élève tout naturellement de grands vins racés, sans vouloir copier telle ou telle appellation plus connue avec des cépages inappropriés. Pour certains, l’exagération des prix et certaines “renommées” bien trop récentes commencent à se dégonfler comme des baudruches.

Provence
L’influence des millésimes est beaucoup moins marquée ici, et l’on peut estimer une très bonne série, de 2007 à 2003, le 2002 étant un ton en dessous. Les blancs sont souvent remarquables, et les rosés reviennent à la tête de ce type de vin (2007 et 2005 superbes). Il faut savoir choisir la bonne adresse ici, se méfier des vins et des prix de “touristes”, et de la grande cavalerie des rouges et rosés de bas de gamme que l’on débouche parfois. Ceux qui comptent sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…), dans ces terroirs complexes, argilo-calcaires, caillouteux, graveleux ou sableux. Eux élèvent des vins formidables dans toutes les appellations, en rouge, en blanc et en rosé. Idem pour la Corse.

Sud-Ouest
Les millésimes 2006, 2004, 2005, 2003 et 2001 sont des réussites, le 2007 se goûte bien. Les vins ont une réelle typicité, un potentiel de garde (beaux 99, 95 ou 86) où les cépages et les sols ont leur influence et une véritable présence historique. Quelques rapports qualité-prix-plaisir exceptionnels, en rouges, en blancs secs et en liquoreux (millésimes 2004, 2000, 95 ou 90). Attention aux “microcuvées” qui apparaissent, pas typées et à des prix incautionnables, les meilleurs vignerons s’attachent ici à élever des vins racés comme on les aime.

Val de Loire
Le millésime 2007 est difficile en rouges en Touraine comme en Anjou, et c’est la raison pour laquelle les rosés - eux - sont particulièrement savoureux. Les blancs 2007 sont dans la belle lignée des 2006, et la typicité s’allie à un rapport qualité-prix régulièrement remarquable. Pour les blancs secs, de très grandes bouteilles en Pouilly-Fumé comme à Vouvray, à Sancerre comme à Savennières ou à Saumur. Les liquoreux sont exceptionnels, notamment en Coteaux-du-Layon ou Vouvray, et les rouges associent charpente et fraîcheur, du plus souple (Touraine, Bourgueil, Sancerre…) au plus charnu (Chinon, Saumur-Champigny…), des vins qui s’apprécient jeunes mais savent aussi garder la distance (remarquables 2000, 98 ou 95). Le millésime 2002 est très réussi en blancs, difficile en rouges, et les 2004, 2003 et 2001 sont savoureux. Beaux liquoreux en 2004, 2003 et 2001, et un millésime 2005 typé, prometteur.

Vallée du Rhône
Le millésime 2007 est remarquable ici, peut-être supérieur au 2006. Les 2005 et 2003 sont très mûrs, le 2002 a été très difficile à maîtriser, et le 2004 très classique, très réussi. Il faut aussi prendre le temps de conserver ces vins, car on débouche de grandes bouteilles actuellement dans des millésimes comme 98, 95, 90 ou 85. De Vienne en Avignon, les vins rouges et les blancs, du plus prestigieux au plus méconnu, sont denses, racés et chaleureux, et, pour la plupart, bénéficient d’un très beau rapport qualité-prix-typicité.

Voir aussi la Vintage Code ©.


Moyenne des avis sur cet article :  4.08/5   (48 votes)




Réagissez à l'article

28 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 11 septembre 2008 13:39

    interessant. pour les petits budget, vaut quand meme mieux acheter en destockage genre noz : cahors de 95 a 3.90


    • Mescalina Mescalina 11 septembre 2008 13:46

      En voila un sujet intéressant !!!

      Par contre, même si il fourmille d’information, il reste trop "flou", du type :

      "Le millésime 2007 est très réussi, en blanc comme en rouge, supérieur au 2006 pour les rouges. Les millésimes 2004, 2003, 2002, 2001, 2000 et 99 sont très savoureux. "....

      "tout est bon", un peu bizarre...

      Je vais aller voir les liens. Merci !


      • Patrick Dussert-Gerber Patrick Dussert-Gerber 11 septembre 2008 20:13

        Il n’y a rien d’étrange dans le fait que cette série de millésimes : 2000 à 2007 soit réussie. A Bordeaux, en rouges, c’est une évidence, même si -bien entendu- il y a des écarts qualitatifs (et de prix, cqfd). Ce qui change, c’est le potentiel d’évolution des vins. Les 2001 et 2004 à Bordeaux sont moins concentrés, plus classiques en fait, que les 2000 et 2005, mais pourtant largement tout aussi séduisants. Il faut simplement savoir les boire au bon moment. Je vous renvoie vers ma Vintage Code.

        Dans toute la France, c’est la même chose. Seuls 2 "bémols", où les vins ont été beaucoup plus difficiles à maîtriser : le 2007 en rouge dans la Loire et l’Alsace (c’est la raison pour laquelle il y a eu beaucoup plus d’excellents rosés cette année) et le 2002 dans la vallée du Rhone et en Languedoc (mais aussi eln iquoreux bordelais).

        En fait, on ne fait pratiquement plus de mauvais millésimes depuis 1995, catastrophes naturelles exceptées..


      • Jeune Cadre Dynamite Jeune Cadre Dynamite 11 septembre 2008 17:01

        Et hop un lien commercial...


        • Patrick Dussert-Gerber Patrick Dussert-Gerber 11 septembre 2008 20:15

          Pas bien compris votre allusion : qu’y a-t-il de commercial de renvoyer à ma Vintage Code (qui est gratuite) ou à mes sites qui sont d’accès gratuit et où ON NE VEND AUCUN VIN. Etrange, cet état d’esprit.


        • maxim maxim 11 septembre 2008 18:36

          chez NOZ ....dernièrement ,

          j’ai trouvé des Listrac Médoc 1999 ,dans les 5 € la bouteille ,venues de déstockage ,tout à fait corrects ,j’en ai fait mon vin de table du soir .....

          l’année dernière ,des Lalande de Pommerol ,très bons ,j’ai eu la bonne idée d’en acheter plusieurs cartons ,,il faut faire vite quand ça arrive ,ça part illico presto .......

          et puis d’autres belle appellations arrivant au gré des déstockages ou des faillites ......

          je guette les arrivées ,on tombe toujours bien ,je n’ai jamais eu de bouteille bouchonnée jusqu’à présent ......


          • chria chria 11 septembre 2008 18:53

            Moi je vais à la foire aux vins de Lyon et c’est génial, super ambiance, on ne ressort jamais bien net avec nos caisses mais content de connaître le goût de ce que l’on a acheté.
            Merci pour le sujet et les conseils


            • tomper 11 septembre 2008 21:01

              C’est peut etre triste à dire pour vous, mais les grandes surfaces ont des rotations tellement superieure aux cavistes que la lumiere dont vous parlez n’est généralement pas un problème ; j’ajoute que les grandes surfaces ont une temperature moyenne assez stable durant l’année.
              La lumire n’est préjudiciable que lorsque vous souhaitez voire évoluer des bons vins pendant plusieurs années...


            • FGsuperfred 13 octobre 2008 11:08

              la GD a un tel "débit" qu’ils ont encore des bouteilles datant de la FAV de 2005 (pontet canet 2002) qui sont stockés comme des petits pois (n’est-ce pas monsieur dussert-gerber c’est votre terme exact) debout à température ambiante et en pleine lumière
              c’est encore la cas de 85% des GD
              trop rares sont les GD qui stockent leurs belles bouteilles dans de bonnes conditions (cave climatisées, bouteilles couchées, à l’abri d’une lumière vive)
              on doit pas faire nos courses dans les ^mêmes endroits !


            • tomper 11 septembre 2008 20:56

              Bon connaisseur des vins de loire notamment, ou j’ ai exercé la profession d’acheteur, je ne suis pas du tout d’accord avec l’auteur de cet article ; j’irai jusqu’à dire qu’il dit n’importe quoi : sur quoi se base t’il faire ses commentaires ? A lire son guide, je peut vous dire qu’il fait tellement d’impasse que cela en est rendu inutile. Par contre, il cultive des grandes amitiés avec certaines maisons (par exemple Bouvet Ladubay à Saumur), et comme par hasard leurs vins sont toujours au top !!! 

              La loire 2007 rouge, pas terrible ? Commentaire bidon ! il y a autant de rapport entre un sacerre rouge (loire) et un anjou rouge (loire) qu’entre ce meme anjou et un vin des cotes de blaye ! La loire rouge 2007 pas bon= trop réducteur ;

              la loire 2005 prometteur ? bon réveillez vous, les promesses sont déjà là...
              Il y a également des 2002 liquoreux de loire splendides !

              De plus, si l’auteur condamne certains 2005 du bordelais devenu inabordables, il semble cautionner par ailleurs la flambée des prix en Champagne, le vin le PLUS "markété"  ???!!! 

              Etc, etc, etc...Bref, trop généraliste, et donc trop réducteur...Cela n’a rien de personnel, mais...cet article est ENERVANT de NULLITÉ.


              • Patrick Dussert-Gerber Patrick Dussert-Gerber 11 septembre 2008 21:30

                Merci pour cet article autant sympathique qu’objectif.

                Dire qu’il y a de belles réussites en rouges 2007 en Anjou comme en Touraine, c’est tromper les consommateurs. Si vous vous estimez "bon connaisseur des vins de Loire" (quelles justifications apportez-vous pour dire cela ?), merci d’acepter que j’y vais depuis 30 ans, et que le métier de journaliste en la matière est quand même plus objectif que celui d’un commerçant...

                Allez, faut pas vous énerver, débouchez un Sancerre rouge 2007...


              • Vincent 12 septembre 2008 10:49

                "il semble cautionner par ailleurs la flambée des prix en Champagne, le vin le PLUS "markété" ? ? ?!!! "

                Ha bon, je vis à Reims et il ne me semble pas avoir constaté d’envolée faramineuse des prix d’une roteuse.
                Dans notre région vous trouvez de très bons bruts à partir de 13 €.
                Après tout est histoire de goût, mais honnêtement, je ne me sens pas assez expert pour aller coller 100 € dans une bouteille, je n’ai pas le palais suffisamment sensible pour distinguer toutes les subtilités que l’auteur évoque dans ses guides.
                Par contre je sais un truc quand un vin est bon, j’en reprends, à l’inverse quand un champagne vous tord les boyaux à la première gorgée, je le laisse.
                Plus généralement un champagne sera meilleur, s’il est resté 3 ans en cave plutôt que les 18 mois minimum prévu par la loi.
                Trouvez un producteur qui applique ce principe vous ne serez jamais déçu.

                Ce qui compte avant tout c’est de se faire plaisir et de partager ce plaisir avec des amis ou de la famille.

                Je préfère acheter des vins bons à boire immédiatement plutôt que de les garder, OK je les paye plus cher, mais essayer de conserver du pinard dans un appart.

                Donc on va voir le caviste du coin, on lui dit ce que l’on a prévu de manger et il nous conseille en fonction de notre budget.


              • Vincent 12 septembre 2008 10:51

                il semble cautionner par ailleurs la flambée des prix en Champagne, le vin le PLUS "markété" ? ? ?!!!


                Ha bon, je vis à Reims et il ne me semble pas avoir constaté d’envolée faramineuse des prix d’une roteuse.
                Dans notre région vous trouvez de très bons bruts à partir de 13 €.
                Après tout est histoire de goût, mais honnêtement, je ne me sens pas assez expert pour aller coller 100 € dans une bouteille, je n’ai pas le palais suffisamment sensible pour distinguer toutes les subtilités que l’auteur évoque dans ses guide¨s.
                Par contre je sais un truc quand un vin est bon, j’en reprends, à l’inverse quand un champagne vous tord les boyaux à la première gorgée, je le laisse.
                Plus généralement un champagne sera meilleur, s’il est resté 3 ans en cave plutôt que les 18 mois minimum prévu par la loi.
                Trouvez un producteur qui applique ce principe vous ne serez jamais déçu.

                Ce qui compte avant tout c’est de se faire plaisir et de partager ce plaisir avec des amis ou de la famille.

                Je préfère acheter des vins bons à boire immédiatement plutôt que de les garder, OK je les paye plus cher, mais essayer de conserver du pinard dans un appart.

                Donc on va voir le caviste du coin, on lui dit ce que l’on a prévu de manger et il nous conseille en fonction de notre budget.

                 


              • Vincent 12 septembre 2008 10:51

                oups doublon


              • Patrick Dussert-Gerber Patrick Dussert-Gerber 12 septembre 2008 12:01

                Je suis d’accord avec vous : les prix du Champagne sont certainement ceux qui sont les plus cohérents. Les bonnes cuvées de vignerons se trouvent en effet entre 12 et 15€, et ceux des masons sérieuses entre 20 et 25€, pour les consommateurs qui ont besoin d’avoir une marque pour les rassurer. Les très belles cuvées de vignerons débutent à 20€...

                Par rapport à certains "grands" crus de Bordeaux ou à des vins surcôtés du Languedoc, ce n’est pas cher. Et puis, le vin, ce n’est pas une boisson : le plaisir est le seul critère.


              • Lapa Lapa 12 septembre 2008 00:20

                c’est article est bidon. 98% des millesimes sont bons, ou savoureux, ou exceptionnels... comme si il suffisait d’avoir une année sur une bouteille pour assurer la réussite ou pas.


                le terroir ? connait pas ? l’exposition connais pas non plus et le sol encore moins. la manère de travailler du vigneron qui lui permettra par exemple de ne pas être touché par la sécheresse de 2003 ? inconnu au bataillon.


                Tout juste fout-on dans un tableau bidon des régions de miliers de km2 avec un année comme on peut en trouver dans n’importe quel agenda et on brode par dessus pour faire spécialiste ;

                tout ça pour une foire au vin de supermarché où l’on écoule les invendus de bordeaux principalement.

                Si vous voulez du vin, n’allez pas au supermarché (le sommelier là bas étant souvent un mec qui vendait des machines à laver 15j avant) allez chez le producteur et parlez, voyez, goutez, sentez et arrêtez de croire trop aux agendas. faites-vous votre opinion, vous n’avez pas besoin d’horoscope !


                • Patrick Dussert-Gerber Patrick Dussert-Gerber 12 septembre 2008 07:55

                  Votre réaction ne fera que sourire les lecteurs de mon guide  : 29e année, plus d’1 million, quand même, qui ne seraient que des "couilllons" pour m’adapter à votre diatribe.

                  Mon article -tout le monde l’a compris- est un RESUME. Si vous voulez un compte-rendu précis, mon Fuide fait 680 pages... Quant à la défense et à l’originalité des terroirs, s’il y a quelqu’un qui le fait, contre les gadgets œnologiques et les modes, c’est bien moi.

                  Dernier point : que vous regrettiez le temps béni des cavistes du coin c’est votre problème, mais faut vivre dans la réalité : les vendeurs de grandes surfaces ne sont pas moins bons et ce marché représente 80% des ventes AUJOURD’HUI.

                  Inutile donc d’être si amer, cela ne va pas avec le "goût du vin".


                • Jeune Cadre Dynamite Jeune Cadre Dynamite 12 septembre 2008 14:11

                  C’était là le sens de mon allusion d’hier...

                  Vous ne vendez pas de vin mais un guide et vos liens renvoient sur son bon de commande.

                  Mais ce n’est certes pas bien méchant...

                  Bonne journée.


                • Lapa Lapa 12 septembre 2008 14:55

                  "Dernier point : que vous regrettiez le temps béni des cavistes du coin c’est votre problème, mais faut vivre dans la réalité : les vendeurs de grandes surfaces ne sont pas moins bons et ce marché représente 80% des ventes AUJOURD’HUI.
                  "

                  ais-je parlé de cavistes ? je parle du producteur. Vous savez, le gars qui FAIT le vin.
                  Que le marché représente 80% (sources ?) des ventes en supermarché je m’en tamponne ; ça doit être pareil effectivement pour les couches culottes et les fruits sans goût pour profiter des super promos qui n’en sont pas (amusant par exemple de comparer les prix au kilo des articles "en promotion" avec ceux qui ne le sont pas, on a de surprises...).

                  Pour le reste vous résumez 10 ans de millésimes de toutes les régions viticoles françaises en un article sur AV, démarche complètement absurde sauf évidemment à nous faire des liens commerciaux (tient donc).

                  banalités pour vente en gros.


                • Patrick Dussert-Gerber Patrick Dussert-Gerber 12 septembre 2008 16:40

                  Merci pour la précision. J’espère que vous adressez le même genre de commentaire (et de reproches) à tous les autres contributeurs d’AgoraVox qui sont -aussi- auteurs de livres.

                  Bonne journée également.


                • Patrick Dussert-Gerber Patrick Dussert-Gerber 12 septembre 2008 16:51

                  Vous passez votre temps à demander aux autres de se justifier. Chez les producteurs, j’y vais 6 mois sur 12, et j’en connais 4.000. Et vous ?

                  Pour les liens commerciaux, vous repasserez aussi (voir réponse à "jeune cadre"). Et puis, toujours la même chose, c’est si facile de critiquer en se cachant derrière un pseudo (de vrais lettres anonymes, cette façon de faire).


                • FGsuperfred 13 octobre 2008 00:16

                  tiens c’est marrant mais des amis vignerons qui travaillent dans le medoc m’ont parlé d’attaques de botrytis et de mildiou et vous dites de compter sur le millésime, j’y étais courant aout et les tracteurs n’en finissaient plus de traiter et encore traiter... il me semble que pour faire de bons vins il faut avant tout de bons raisins non ???
                  ""A Sauternes, le millésime 2007 est formidable, dans la lignée du 2001. Plusieurs millésimes, en dehors du 2002 (où le plaisir est bien rare)"
                  ça c’est un raccourci comme je ne les aime pas... lafaurie peyraguey et clos haut-peyraguey sont magnifiques, filhot bien, réussi>...
                  "Dire qu’il y a de belles réussites en rouges 2007 en Anjou comme en Touraine, c’est tromper les consommateurs"
                  elle est bonne celle là et m’aura bien fait sourire... donc tout il est mauvais, tout il est tout juste bon à renforcer les rosés... y’en a qui vont aimer...
                  donc si je résume 2007 est à chier dans la loire rouge, 2002 archi-nul en sauternais... 2003 supérieur à 2002 dans le medoc et dès qu’on vous parle de producteurs découvertes, silence radio
                  ce n’est pas le tout de faire le beau depuis 30 ans mais faire quelque chose de constructif serait un plus, des racourcis n’ont jamais permis de faire évoluer les choses, et faire le même boulot pendant longtemps ne veut pas dire qu’il soit toujours bien fait et le ton professoral que vous utilisez me laisse de marbre : en effet ça fait 13 ans que je déguste plusieurs centaines de vins par an (oui je ne suis qu’un petit amateur) et à chaque bouteille dégustée j’apprend, je découvre, j’apprécie ou pas, j’achète ou pas... le vin est une leçon d’humilité et de modestie, et l’ouverture d’une bouteille un moment de partage, or dans vos réponses je ne retrouve pas du tout cet état d’esprit, d’ou cette réponse très virulente
                  sans vouloir me vanter car je sais que la quantité des vins dégustés ne fait pas de moi un dégustateur exceptionnel (loin s’een faut en passant sur ce point vous avez l’air d’aimer vous regarder dans un mirroir...) j’ai dégusté tous ou presque les grands crus bordelais (pas petrus d’un prix totalement ahurissant, vin que vous osez mettre en avant, le rapport qualité/prix sans doute mais non c’est vrai Mr moueix est votre ami et comment faire pour gouter petrus sans l’acheter....) et franchement sans entrer dans la polémique des gouts et des couleurs, votre classement est à côté de la plaque, même chose pour les autres régions
                  vous parlez de copinage et c’est vrai que ça existe,comment faire pour rétrograder des amis en espérant qu’ils le restent ! vous ne parlez pas de la mafia des négociants/courtiers alors qu’il y aurait à redire (mais non c’est vrai ce sont ces mêmes négociants qui organisent vos dégustations...)
                  pour le guide 1000 000 vendus... en 29 ans ça fait 33 000 par an pas un million
                  "je connais 4000 producteurs" oui bah y’a à boire et à manger... j’en ai foutu une bonne partie dans l’évier de ceux que vous connaissez (croizet bages soit l’égal des très grands c’est bien connu)
                  môssieu, sauf votre respect je paye les bouteilles moi, je parcours les forums ou on peut des infos 100 000 (pardon un million) de fois plus précises et intéressantes que ce qu’on peut trouver dans vos dires et bouquins qui regorgent de démagogie et de "fait ce que je dis pas ce que je fais"
                  "le terroir" n’est pas tout, encore faut il savoir le mettre en oeuvre et reconnaitre un sous-sol schisteux, de calcaire, de graves, de craie... et non pas balancer que ce vin reflète son terroir alors que dans vos commentaires ça ne se voit pas du tout
                  désolé pour le ton très dur, c’est celui de la déception... mais en tant qu’amateur qui paye mes bouteilles (j’insiste sur ce point) j’attends d’un vin qu’il soit au moins bon et d’un guide (pas donné pour reprendre votre expression et pas renouvelé tous les ans je le sais j’ai du 99 au 2007... non pas 2008, marre des copier-coller d’unje année sur l’autre et des infos tronquées des vins de grands crus qui rentrent direct en 1° GV et d’autres qui passent de 1°GV à rien du tout sans raison), qu’il ait une cohérence d’une année sur l’autre : ce point est largement dénoncé sur les forums
                  sachez que mon coup de coeur dui moment est .... un loire rouge 2007 !!! et que rares sont les vrais languedoc 2002 bons (faut trier)
                  d’ailleurs pourquoi un producteur faisant un très grand vin en se dépouillant ne pourrait-il pas vendre au prix d’un bon bordeaux
                  les prix de TOUS les grands bordeaux sont largement surfaits et encaissent le fric et les envolées d’un millésime comme 2005 chez montrose, pichon lalande, rauzan segla, GPL, mission HB, haut-bailly mais de ce dernier on en a déja parlé, calon ségur, cos d’estournel, tous à plus de 70 euros
                  et oubliez des crus comme belle-vue, clos du jaugueyron, clos de bigos, gironville, cornélie, mille-roses, moutte-blanc tous situés dans le sud medoc (à part cornélie très récemment) ne me dites pas que vous ne pouvez ni les trouver ni les déguster, sur la D2 on les trouve juste en tournant la tête... je peux vous en balancer à profusion comme ça
                  je finis vraiment par me demander si nous avons réellement la même passion, j’adore les vins de terroir, mais des conseils que j’ai suivis chez vous, j’ai souvent retrouvé des crus aqueux, dilués, herbacés, en bref mauvais même en leur donnant leur chance au vieillissement
                  une chose est sûre, vous avez perdu un lecteur... assidu qui avalait vos guides plusieurs fois d’affilée...


                  • Patrick Dussert-Gerber Patrick Dussert-Gerber 13 octobre 2008 06:41

                    C’est fou de prendre le temps d’écrire pour baver sur les autres. On ne peut que vous plaindre pour avoir tant d’amertume. Cela doit vous laisser un goût dans la bouche qui n’aide pas la dégustation (pn comprend mieux pourquoi vous trouvez des vins "herbacés") et doit -de facto- influencer vos jugements malheureux et rigolos sur des sujets que vous ne maîtrisez pas. Ce dont je suis sûr, c’est que je n’ai rien perdu : vous nr’avez jamais été un lecteur. Continuez, vous êtes un cas..


                  • FGsuperfred 13 octobre 2008 11:02

                    le cas c’est surtout celui qui a toujours raison et il me semble que pour utiliser le verbe "baver", vous en connaissez un rayon
                    un contre tous, sans jamais vous remettre en question
                    comme je l’ai dit je paye mes bouiteilles, moi et j’apprécie que vous me donniez raison : vous répondez en vous donnant de la hauteur, les autresz étant pour vous tellement petits que vous ne tenez aucun compte de leurs remarques (vous n’avez pas lu TOUT mon message mais que le début, c’est tellement plus facile de ne prendre que ce qui vous intéresse)
                    comme vous dites je ne suis qu’un petit amateur et je ne maitrise rien, je vous laisse à votre point de vue mais je préfère ma situation à celle de vendre du mensonge...
                    en tout cas j’espère franchement que votre réponse (aucunement argumentée contrairement à la mienne) ne reflète pas votre personne...


                    • Patrick Dussert-Gerber Patrick Dussert-Gerber 13 octobre 2008 16:29

                      Vous insistez. Faisons une chose : dévoilez-vous, cessez de vous cacher derrière un pseudo, c’est si facile. Assumez.


                    • maxim maxim 13 octobre 2008 16:47

                      tiens c’est curieux ,dans les Champagnes je n’ai pas vu figuré le Besserat de Bellefont brut sans année

                      pourtant donné par beaucoup comme bien meilleur que des productions de grands noms ,en dégustation aveugle s’entend !

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès