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Accueil du site > Actualités > Economie > Acte III de la crise financière : la bombe des CDS

Acte III de la crise financière : la bombe des CDS

Deux ans après le début de la crise financière, en juillet 2007, l’optimisme est de bon ton. La sortie de la récession est annoncée pour la fin de l’année et la planète finance est en cours de convalescence, si l’on en juge les profits record affichés par la banque Goldman Sachs. Pas si vite. Dans l’acte I de la crise financière on a assisté à la faillite de deux fonds de Bear Sterns investis dans les suprimes. L’acte II a vu la faillite de la banque Lehman Brothers en septembre 2008. L’acte III pourrait bien marquer l’explosion de la « bombe des CDS », aux conséquences cent fois plus dramatiques que la crise des subprimes. Suivez nos explications. 

Souvenez-vous, c’était en juillet 2007. Autant dire une éternité pour les marchés financiers. La crise des subprimes venait d’éclater. Le 16 juillet 2007, il ya exactement deux ans, la banque d’investissement américaine Bear Sterns, paix à son âme, annonçait que deux de ses fonds spéculatifs avaient perdu la quasi-totalité de leur valeur suite à des investissements hasardeux dans des titres adossés à des crédits hypothécaires américains, les fameux subprimes. L’été 2007 a été mouvementé, conduisant la FED à amorcer en septembre 2007 une série d’interventions qui allaient ramener son taux directeur aux alentours de zéro à l’automne 2008. Le monde découvrait avec effroi les actifs toxiques. Il aura fallu une légère hausse des taux longs américains au printemps 2007 pour que cette crise éclate. Mais le ver était déjà dans le fruit avec un retournement du marché immobilier déjà en juillet 2006. Nous n’étions encore qu’au début de la crise financière et les esprits candides ne prédisaient encore que des conséquences très bénignes sur l’économie réelle. Fin de l’acte 1.

Souvenez-vous, c’était en septembre 2008. La banque Lehman Brothers annonçait qu’elle était à cours de liquidités. Ne pouvant mobiliser son énorme ardoise d’actifs toxiques, et n’ayant pu obtenir un prêt de la Réserve Fédérale ou du Trésor Américain pour hônorer ses engagements à court terme, Lehman Brothers déclare faillite. La crise de liquidité de l’automne 2007 et du printemps 2008 se transforme en crise financière généralisée. Les bourses chutent emportant toutes les classes d’actifs dans leur sillage : actions, obligations, matières premières. La volatilité est inouïe. De mémoire de trader on n’avait jamais vu ça. L’indixe VIX américain, surnommé l’indice de la peur, atteint un record historique. La confiance dans l’économie s’écroule aux Etats-Unis comme dans le reste du monde. Le mot de récession est lâché. Le NBER établira que les Etats-Unis étaient entrés en récession dès décembre 2007. Fin de l’acte 2. 

Voilà nous y sommes. C’est l’été 2009. On se préoccupe plus des vacances que des marchés financiers, qui tournent au ralenti. En cette fin de l’an II de la crise financière, on nous annonce déjà la sortie de la récession pour la fin de l’année, et tant pis si la reprise sera laborieuse et que les dettes publiques explosent. La crise financière ne serait plus qu’un mauvais souvenir exorcisé à coup de sommets du G20 et de plans de régulation financière les "plus ambitieux depuis les années 1930" (dixit le Président Barack Obama).  

Pas si vite.

Un nouveau grondement sourd des profondeurs de la finance, avec des frémissements qui vont des steppes kazakhes aux trading floors londoniens et new-yorkais. De quoi s’agit-il au juste ? Hé bien, tout simplement de la plus grande bombe à retardement financière qui ait jamais été inventée : les CDS ou Credit Default Swaps. Une bombe dont la puissance de déflagration pourrait être cent fois supérieure à celle des subprimes, avec un encours mondial de plus de 40000 milliards de dollars en décembre 2008 ! Oui, vous avez bien lu 40000 milliards de dollars. 

Le débat sur les CDS était cantonné jusqu’à présent à une sphère purement technique, l’objectif étant de sortir de l’ombre ces titres dont on ne connaît ni les détenteurs finaux, ni la valeur réelle, ni les contreparties, et de rationaliser ces marchés à travers la mise en place de chambre de compensations centralisées. Un débat d’experts et d’initiés qui devait rester comme tel.

Mais voilà. Le Département de la Justice Américain vient d’ouvrir une investigation pour en savoir plus sur ce marché, caractérisé par sa structure fortement oligopolistique. Opération vérité et transparence. Premier visé, la société Markit, fournisseur de l’information financière sur ces instruments. Du moins, fournisseur du peu d’information qui circule, l’essentiel des transactions ayant lieu, comme on dit, Over The Counter (OTC), autrement dit de gré à gré.

Le débat sur les CDS vient de prendre aussi une tournure beaucoup plus politique au Kazhakstan, comme le rapporte le Financial Times. Oui, ne riez pas. Cela n’a rien d’une blague potash (sic) à la Borat. Pendant des années les banques occidentales ont prêté des sommes considérables aux banques kazakh, qui roulaient sur l’or grâce au pétrole et aux autres ressources naturelles dont le pays regorge, recyclant ces liquidités dans des projets à la rentabilité plus que douteuse. C’était avant la crise financière et la chute du prix du pétrole. Aujourd’hui, les banques kazakh sont aux abois. La plupart ont été nationalisées par le gouvernement ou sont en passe de l’être. Or, pour ce couvrir les banques occidentales avaient souscrit ces fameux CDS qui les protègent en cas de défaut de leurs clients kazakhs. Une assurance tout risque, en somme. Le problème c’est que ces mêmes banques sont aujourd’hui tentées de spéculer sur les CDS, dont le prix augmente quand la probabilité de défaut de la contrepartie augmente. La banque Morgan Stanley est ainsi soupçonnée d’avoir favorisée à dessein la banqueroute de la plus grande banque kazakh, la BTA, pour pouvoir actionner les "airbags financiers" et empôcher une belle plus-value au passage. Assurément, là on ne rigole plus. Morgan Stanley a beau démentir, elle n’en est pas moins dans une situation délicate. Précipitez la BTA dans la faillite et c’est tout un pan du système financier kazakh qui s’effondre.

En vérité, le risque lié aux CDS est bien plus grave que tout ce que l’on a connu au cours des deux dernières années. Le pire n’est pas certain, mais tous comme les ogives nucléaires, ces instruments ne sont pas à mettre entre les mains de n’importe quels spéculateurs, qui pourraient être tentés de jouer le Grand soir financier, emportant au passage toute l’économie mondiale dans un gouffre béant. Il est encore temps d’agir, mais le temps est compté.


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18 réactions à cet article    


  • monbula 18 juillet 2009 10:18

    Votre article est certes intéressant mais pour le commun des mortels, il est abscons ;

    Les suprimes ( on dit qu’il en reste encore dans les fonds de tiroirs) et vos Cds, à qui vont-ls être refilés ? Pourquoi pas en catimini dans des produits financiers destinés au quidam. Ni vu ni connu.

    Vous dîtes : « Il est encore temps d’agir, mais le temps est compté. »

    Vous n’apportez pas la moindre piste pour résoudre ce nouveau « bordel ».
    Un additif à votre serait bienvenu. Merci.


    • neth neth 18 juillet 2009 10:21

      Plus on avance dans la crise, plus l’on découvre combien ces milliards de dollars qui circulent sur les marchés financiers ne reposent en réalité sur plus rien de concret.
      De la même manière la croissance en ligne droite des indices boursiers cette semaine (qui est bien partie pour se poursuivre tout l’été) semble en décalage complet avec la conjoncture effective.
       Il va bien falloir à un moment que ces écarts se réajustent.

      Le grand « reset » sera-t-il pour septembre ? Ou bien faudra-t-il attendre davantage pour se faire encore plus mal ?


      • guest222 guest222 18 juillet 2009 13:26

        Ma compréhension du sujet est la suivante : les CDS sont des sortes de contrats d’assurance passés entre deux sociétés, disons la société A (Assureur) et la société B (Banque). La société B a prêté de l’argent ou a investi chez une consoeur dans les pays de l’Est, par exemple la banque du Kagloukistan (K).

        B dit à A : je suis inquiet pour mes deniers que K doit me rembourser dans les 7 années à venir. Je suis prêt à payer une commission chaque année (une « prime d’assurance » en quelque sorte), pour que tu me couvres en cas de défaut de paiement de K.

        A vend la « police d’assurance » (CDS) à B, mais l’histoire ne s’arrête pas là. A met le contrat sur une sorte de marché secondaire où quelqu’un d’autre peut le racheter. Comme le risque augmente ces derniers temps, A est même prêt à payer une somme supérieure à la commission qu’il a touché pour se débarasser de son risque. Le CDS part ainsi ailleurs...Où ? On ne sait pas très bien ? Chez un Hedge Fund ? Dans une autre banque ?

        Bien sûr, tout cela n’est pas grave tant qu’il n’y a pas de « sinistre », c’est-à-dire tant qu’aucune société ne fait défaut. Le jour où cela arrive, le prêteur est un peu embêté... Gageons que si le Hedge Fund ultime garant de la transaction n’est pas en mesure de couvrir les pertes, A saura se retourner vers l’Etat bienveillant et solliciter sa mansuétude...

        Pour être tout à fait objectif, il faut noter que lors de la faillite des Lehman Brothers, les dénouements de CDS n’ont pas entraîné de catastrophe notable. Mais les montants en jeu sont tels que parler de bombe à retardement financière paraît tout à fait approprié... 


        • Alpo47 Alpo47 18 juillet 2009 14:02

          Je me demande si l’embellie de quelques unes des grandes banques US, « étonnamment », ce sont celles qui composent la FED, n’est pas due au changement de normes comptables, réalisé le jour du G20. Rercherche de discrétion, sans doute.
          Si j’ai bien compris, car je ne suis pas économiste, ces opérateurs sont maintenant autorisés à rentrer les anciens « actifs toxiques » dans leurs comptes pour une valeur présumée.
          Chacun comprendra que cela change tout et qu’ils ne vont pas se gêner.

          C’est tout de même plus facile de s’en sortir lorsqu’on tire toutes les ficelles. Les USA nous ont déjà habitué à ces changements de règle pour « sauver les meubles », ici, ils se surpassent.

          Evidemment, cela n’aura pour conséquence que de gagner quelques semaines ou mois, car créateur de nouvelle « bulle ».


          • plancherDesVaches 18 juillet 2009 15:31

            Alpo47.
            Cette fois, il ne s’agit pas de changement de norme qui concernait uniquement les « actifs devenus toxiques » (car cotés en bourse).
            Mr Bunker a fait un excellent article sur l’abandon de la règle du « mark-to-market ».

            Non, ici, il s’agit d’une des trois vagues scélérates citées par le LEAP.
            L’autre sera celle des Alt-A (article de Wesson) et cartes de crédit.
            Pour la troisième, j’hésite entre les hedge-funds et des dépôts de bilan de banques plus accélérées que maintenant.
            Si quelqu’un esr abonné au leap, il pourra nous le dire.

            Mais bon : soyons un peu sérieux : le trou, j’en avais parlé avec d’autres et nous tombions à la louche vers les 600 000 milliards.
            Un député français vient de l’estimer à 50 fois le PIB mondial.
            Et un cabinet indépendant de New York l’a chiffré à 1 400 000 milliards de dollars.

            Ca en fait des bouts de papier, non ?
            Quoique : il suffit de mettre 1 000 milliards dessus, et on économise des arbres entiers.


            • Pierre93 18 juillet 2009 17:36

              Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, en Irlande

              *** UNE ECONOMIE EN PHASE TERMINALE

              ** Notre foi vacille. Notre foi dans le fait que, tôt ou tard, le gouvernement américain réussira à causer de l’inflation.

              * Revoyons notre prévision : la déflation maintenant, l’inflation plus tard.

              * C’est très simple. Peut-être trop simple. Après un demi-siècle d’expansion de crédit, nous avons désormais une contraction du crédit. Dans ce sens, tout se passe comme prévu.

              * On a vécu un krach et une crise du crédit à la fin de l’année dernière. Puis les autorités ont paniqué. Elles ont répliqué par des stimulants monétaires et fiscaux. Les taux ont été réduits jusqu’à zéro ou presque. La Fed a inondé le système de cash et de crédit facile — rachetant les mauvais investissements de Wall Street... étayant les banques malsaines... et garantissant des milliers de milliards de dollars de créances douteuses. Le gouvernement fédéral américain, de son côté, a mis en place un plan de relance qui autorisait plus de 700 milliards de dollars de dépenses.

              * A partir du 9 mars, nous avons également vu un rebond considérable des places boursières mondiales — comme prévu. Les actions américaines ont grimpé de 40% environ depuis. D’autres places étrangères ont grimpé plus encore. Les valeurs russes, par exemple, ont plus que doublé. Les actions chinoises ont grimpé de plus de 60%.

              * A mesure que le rebond se poursuivait, les gens ont commencé à se faire des idées. Ils pensaient voir des « jeunes pousses » et "la lumière au bout du tunnel". Mais si l’économie s’améliore vraiment, nous n’en avons guère vu de preuves, dans les bureaux de la Chronique Agora. Pour autant que nous puissions en juger, les prix de l’immobilier continuent de baisser, le chômage continue de grimper... et, plus important encore... les gens continuent d’agir comme si nous étions sur la pente descendante du cycle du crédit. Les derniers chiffres que nous ayons vus montrent qu’ils ont épargné au cours du premier semestre une somme supérieure au total des « stimulants » qu’ils ont reçu. L’épargne américaine — qui atteignait 5% la dernière fois que nous en avons parlé dans ces lignes — frôle désormais les 7%. C’est exactement ce à quoi on pouvait s’attendre. Mais c’est aussi un gigantesque retournement de situation.

              * Quant aux prix de l’immobilier, un million de prêts à taux variables seront réajustés au cours des quatre prochaines années. Leur sommet est prévu en 2011... avec des augmentations moyennes de 80% environ. Cela mettra des centaines de milliers de maisons supplémentaires sur le marché... et repoussera probablement le plus bas de l’immobilier à 2012.

              * Tant que les prix de l’immobilier chutent, que l’emploi décline et que les consommateurs tendent à épargner plutôt qu’à dépenser, il n’y aura pas de vraie reprise.

              ** De toute façon, selon nous, la reprise est impossible quoi qu’il arrive. Parce que l’économie de pré-crise a atteint le stade terminal du cycle du crédit — comme quelqu’un qui a une maladie mortelle en stade terminal. Une fois que la personne est morte, on ne souhaite pas qu’elle se remette... et redevienne comme elle était avant. Elle était malade et mourante, avant ! Non, on signe le livre d’or, puis on tourne la page. On laisse la vie prendre la place de la mort. On avance.

              * Mais les autorités ont leur propre programme vampirique. Les politiques ont mis la malheureuse économie sous machine de réanimation. Un tuyau apporte l’oxygène du crédit facile. Un autre injecte plus de « stimulants ». L’économie râle à chaque inspiration. Des entreprises mortes, comme General Motors, annoncent qu’elles ont repris vie. Mais enlevez le tube... et elles s’effondrent. Des ménages qui flottaient le ventre en l’air apprennent à vivre submergés de dette... avec des perfusions spéciales fournies par les autorités. Les économistes en mort cérébrale de la Fed et du département du Trésor américain continuent d’offrir leurs élixirs et leurs panacées — même s’ils n’ont jamais fonctionné.


              • emile1111 18 juillet 2009 18:07

                Oui je partage les CDS sont une vraie bombe thermonucléaire Car en fait il sont partout.
                Les subprimes, cartes de crédit, prêt étudiant tout a son CDS et même des CDS² ( en fait des CDS de CDS) et il ne ne sont pas arrété au carré.
                Le chiffres communément admis sont plus proche de 60 trillion de $ que des 40 .
                La BRI dans son dernier rapport point les indicateurs de risques ......et regardez ce que c’est :

                http://emile1111.kazeo.com/BRI-principaux-indicateurs-de-risque,a911712.html


                • Montagnais Montagnais 18 juillet 2009 18:49

                  « Le néolibéralisme a plongé le monde dans le plus grand désastre depuis Hitler et Staline. Le 1er Plan de « Sauvetage » (bail out), depuis l’effondrement de la Lehman Brothers du 15 IX 08 a été le plus grand Plan d’intervention d’État depuis Wladimir Iljitsch Uljanow dit « Lenin » et n’a que permis, pour l’instant, au capitalisme de ne pas s’effondrer en une fois. Je vous ai écrit dès le jour de la révélation au grand public mon indignation contre ceux (tous) qui font semblant de trouver en Bernie Madoff le responsable en titre de la crise bancaire qui a fait suite à la crise des subprimes et qui précède l’éclatement de la bulle des Credit Default Swaps (CDS) et des Collateralised Debt Obligations (CDO). Pour moi tout le système de titrisation sur de la titrisation de produits dérivés adossés à des créances n’est que du Madoff à l’échelle planétaire. Ne vivant pas dans une dictature ni généralisée, ni partielle, ce système n’a pas été imposé par une infime partie de la population, mais a été voulu par tous dans une oraison interminable récitée en boucle sur les bienfaits de la globalisation. » Voir la suite par le lien ci-dessous :

                  http://www.renovezmaintenant67.eu/index.php?post/2009/02/11/Chaos-mon%C3%A9taire%2C-bancaire%2C-g%C3%A9opolitique%3A-CDS%2C-CDO%2C-bail-out%2C-bad-bank%2C-sauvetage%2C-protectionnisme%2C-nationalisation

                  Excellente source que ce journal d’un Cimbre… Pour compléter l’excellent papier de l’auteur.


                  • Montagnais Montagnais 18 juillet 2009 19:09

                    Le temps est compté, il faut agir, nationaliser les banques.. Quoique.. Les jeux sont faits, rien ne va plus.

                    "Obama aurait dû nationaliser tout le système bancaire au lieu de soutenir artificiellement le cours des non valeurs en leur jetant dans leurs mangeoires 15.000 milliards de $ en aide publique, et 30.000 milliards de $ à la fin de l’année 2009. Suite au mensonge planétaire du Stress-Test des banques US, Obama devrait être jeté en prison car il met l’argent public et de deux générations futures directement à la poubelle (il a été élu pour sortir les poubelles) et la situation des banques est encore pire aujourd’hui qu’avant le début de la crise des Subprime." C’est toujours le Cimbre..


                    • fonzibrain fonzibrain 19 juillet 2009 00:22

                      hello


                      en fait c’est encore plus grave que ça(lol)


                      l’occident est mort,c’est foutu,dans 10 ou 15 ans il y aura un actif pour un retraité,sans compter les chomeurs,Vu que la jeunesse et la croissance sont en asie,tout les emplois perdu en ce moment ne seront jamais recrées,tout les ans des dizaines de millions de diplomés chinois et indiens parlant parfaitement anglais et bien formé,leurs dévellopement va etre exponentiel et donc m^me les technologies de pointes ou nous exellons seront également fabriqué en asie.

                      airbus a deja une chaine de montage en chine,demain trains centrale nucléaire,avions,sofware,et compagnie viendront d’asie.

                      du coup nos dirigeants ont décidé de faire l’opération soleil vert 

                      c’est logique en fait,sans histoire de complot ni conspiration

                      on va se faire exterminer ,c’est économique

                      • tvargentine.com lerma 19 juillet 2009 01:19

                        Vous constatez tous que le système financier et bancaire américain est en dépot de bilan et que les centaines de milliards de dollars dans l’économie américaine ne fera que retarder les faillites de ces banques

                        Mais si vous regardez la dette de la Région Ile de France ,géré par Jean Paul Huchon ,vous constaterez que cette dette est au main de banque financière américaine (en difficulté ???)

                        Le vrai problème ce sont les dettes que les régions ont prises sur les marchés financiers et
                        qui se « données » du 3A (AAA)

                        Qui déclarait en 2004 ???

                        "la Région s’est fait remarquer en obtenant la notation 3A, qui traduit la confiance des financiers et des investisseurs"

                        Et bien lisez vous même cela date de 2004

                        http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2053/dossier/a234899-ile_de_france_strategie_tous_azimuts.html

                        J’aime bien ce que dit Mr Huchon sur les transports publics car aujourd’hui à 8 mois des élections il ne tient plus le même discours devant le passif de ses sous-investissement
                        dans les transports régionaux public !

                        La région Ile de France est-elle en faillite ?

                        www.tvargentine.com


                        • zelectron zelectron 19 juillet 2009 07:08


                          ...escroquerie pharaonique à l’assurance !
                          merci pour votre article avec les points sur les « i »


                          • joletaxi 19 juillet 2009 12:52

                            C’est encore pis que ce que vous décrivez.On peut imaginer que le prêteur décide de se prémunir en souscrivant un CDS.Les 2 parties connaissent les tenants et aboutissants du contrat,l’assureur connaît le sous-jacent,et peut évaluer le risque.Jusque là,cela semble être de bonne pratique.Même en cas de revente du CDS,en cas de sinistre, la perte se limite à l’encours du prêt.Mais très rapidement,des CDS ont été émis,et souscrits sur ces mêmes risques,par des intervenants purement spéculateurs,et de fait,sur un risque déterminé,on peut très bien avoir 100 ,200,1000 CDS,source d’énormes profits pour les assureurs.En cas de sinistre ,on imagine le formidable bras de levier de ce système.On imagine aussi que le jackpot est tellement gros, que certains sont prêts à tout pour précipiter la chute du débiteur.Bref , un vrai casino.

                            Et le pire, c’est que cela continue de plus belle, les profits affichés de Goldman proviennent quasi exclusivement de ses activités de trading.
                            Obama,l’homme qui marche sur l’eau,va bientôt rejoindre son prédecesseur sur la liste des présidents US les plus crétins.

                            • plancherDesVaches 19 juillet 2009 19:08

                              Le plus crétin....

                              Là, on est justement sur la question de fond : subit-il ou participe-t’il.... ???

                              Pour son administration, on sait qu’elle participe. Mais il n’avait pas le choix. Personne d’autres que les truands ne connaissaient autant le système.
                              Mais.... si vous savez lire entre les lignes depuis le début de son mandat, il en est à la troisième tentative pour que les banques soient transparentes....
                              Réalité ou baratin, nous le saurons bientôt lorsque les US seront dans une situation économique REELLE catastrophique.
                              Et ça devient bon, là, tout de suite.


                            • Gary Gaignon Gary Gaignon 19 juillet 2009 19:48

                              « En vérité, le risque lié aux CDS est bien plus grave que tout ce que l’on a connu au cours des deux dernières années »

                              J’aurais apprécié quelque chose comme un article de vulgarisation économique sur ces foutus CDS. Vos propos sont sans doute très pertinents (je viens de m’envoyer à peu près 1500 pages de Stiglitz), mais je n’y ai pratiquement rien compris ni retenus dans leur fonctionnement. Désolé.


                              • GreenGarden GreenGarden 19 juillet 2009 20:18

                                Bon article !

                                CDS et autres LBO et CDO sont la planche sur laquelle le condamné « Système Financier » avance doucement mais surement jusqu’au dernier pas qui lui sera fatal. Avec 50.000 milliards, cette une avalanche de crédits qui va nous tomber sur la gueu... et emportera tout sur son passage

                                Les vampires de Wall Street avaient ils la moindre idée de la tournure qu’allait prendre les événements ?

                                G.


                                • BA 19 juillet 2009 23:23

                                  La pandémie de grippe porcine, qui se propage à une vitesse sans précédent selon l’OMS, pourrait saper les chances d’une reprise de l’économie planétaire cet automne et la plonger dans une phase de déflation, a prévenu vendredi 17 juillet le cabinet britannique Oxford Economics.

                                  Ce cabinet, lié à la célèbre université anglaise d’Oxford, dit avoir extrapolé les conséquences économiques potentielles de la grippe porcine à partir des précédentes épidémies grippales et de celle de pneumonie atypique (ou SRAS) qui avait éclaté en Asie en 2003.

                                  Il en conclut, dans une étude publiée vendredi, que si l’impact économique et social de la grippe porcine est pour l’instant « très réduit », « si les taux d’infections se mettaient à grimper, il faudrait s’attendre à des coûts importants ».

                                  Les économies asiatiques avaient su se remettre rapidement après la crise du SRAS, mais « cette fois-ci, un rebond aussi rapide semble peu probable », avance le cabinet, en expliquant que la grippe porcine risque de bloquer chez eux des millions d’employés, et de faire chuter la consommation et les dépenses touristiques dans les pays touchés.

                                  « La perte au niveau du Produit Intérieur Brut pour six mois de pandémie pourrait atteindre environ 5 % au Royaume-Uni », en cas d’infection de 30 % de la population, et d’un taux de décès de 0,4 %, des hypothèses conformes au pire des scénarios établis par les autorités sanitaires britanniques.

                                  Et il se pourrait même que « la grippe porcine entraîne le Royaume-Uni et le reste du monde dans la déflation », c’est-à-dire une crise économique profonde marquée par une baisse générale et prolongée de la valeur des biens et des actifs, et qu’elle retarde de deux ans le redressement de l’activité économique, prévient le cabinet.

                                  http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/516971/la-grippe-a-pourrait-couter-cher-a-l-economie-mondiale.html


                                  • Montagnais Montagnais 20 juillet 2009 00:00

                                    Et nos amis américains, seuls détenteurs de gros calibres à portée planétaire, décideront, la main sur le coeur, qu’il n’est plus temps de vacciner. La seule option qui s’imposerait alors serait la chirurgie nucléaire. Je souhaite me tromper. 32 000 têtes au compteur.. Pour quoi faire ? Souhaitons que tout puisse s’arranger.

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