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Accueil du site > Actualités > Economie > Actualité et héritage de Raul Prebisch

Actualité et héritage de Raul Prebisch

Cette analyse a été publiée dans le Gresea Echos numéro 59 daté de juillet-août septembre 2009.

Dans l’imaginaire européen, l’Amérique latine est généralement peu connue pour avoir, dans le passé, enrichi la théorie économique. Peu importe, au fond, les causes de cette lacune. L’important est de savoir qu’elle existe. Et d’essayer, à notre modeste échelle, de la combler. Par exemple, en évoquant l’apport important de Raul Prebisch aux « sciences » économiques.

Commençons par une brève présentation à caractère biographique. Né à Tucuman (Argentine) en 1901 et décédé à Santiago du Chili en 1986, Prebisch a étudié à l’Université de Buenos Aires où il deviendra professeur. Au cours de sa vie, les spécificités latino-américaines détourneront Prebisch de la vision classique de l’économie. Et en, particulier de David Ricardo (1772-1823).

L’apport de David Ricardo à la pensée économique consiste en la formulation de la théorie des avantages comparatifs. Ricardo, en tant que théoricien du commerce international, a émis l’hypothèse que tous les pays pouvaient gagner s’ils s’échangeaient entre eux les produits pour lesquels ils possèdent un avantage comparatif. Dès lors, le libre-échange s’imposait, selon David Ricardo, aux nations comme le modèle le plus rationnel d’organisation du commerce et de la production.

Avantages absolus et comparatifs : une distinction subtile

David Ricardo va corriger la célèbre thèse d’Adam Smith (1723-1790). Pour Adam Smith, le fondement du commerce international se trouve dans un raisonnement par avantage absolu. Un pays, pour Smith, doit se spécialiser dans les produits pour lesquels il peut mettre en œuvre une production pour un coût inférieur à tous les autres. C’est sur cette base qu’Adam Smith justifie l’échange et la spécialisation internationale.

David Ricardo va compléter le raisonnement d’Adam Smith en se fondant le commercial sur les avantages comparatifs. Dans l’exemple devenu classique et avec lequel chaque étudiant en économie a eu un jour maille à partir, Ricardo limite le commerce mondial aux seuls échanges de drap et au vin entre le Portugal et l’Angleterre. Pour déterminer qui a intérêt à commercer quoi avec qui, il faut s’intéresser, selon Ricardo, au coût relatif du drap par rapport au vin en Angleterre puis au Portugal.

Les coûts de production sont déterminés, chez Ricardo, par la quantité de travail. Deux biens s’échangent en proportion de la quantité de travail que requière leur production.

Dans l’exemple mis en avant par Ricardo, en Angleterre, on a besoin de 130 hommes pour produire une unité de vin, et de 90 hommes pour produire une unité de drap alors qu’au Portugal, la production d’une unité de vin représente 70 hommes alors qu’une unité de drap nécessite 80 hommes au travail. Si on suit le raisonnement de Smith, l’Angleterre est totalement désavantagée puisque le Portugal est plus productif pour les deux biens considérés. Pour Ricardo, l’Angleterre, malgré tout, a intérêt à échanger avec le Portugal. Comment fonde-t-il son analyse ?

Pour déterminer comment les échanges doivent se structurer entre les deux nations, il faut, d’après Ricardo, comparer le coût relatif du drap (production pour laquelle l’Angleterre est la plus productive) par rapport au vin en Angleterre puis au Portugal.

On peut représenter ce calcul sous forme d’un tableau.

Tableau 1. Tableau des avantages comparatifs Portugal/Angleterre pour le drap et le vin

 

Angleterre

Portugal

Travail pour une unité de vin

130

70

Travail pour une unité de drap

90

80

Coût relatif drap/vin

0,69

1,15

Pour l’Angleterre, il est moins coûteux de se spécialiser dans la production de drap puisqu’elle est davantage productive dans ce secteur tandis que le Portugal devrait se spécialiser davantage dans le vin, secteur dont la production est, pour lui, la moins coûteuse à mettre en œuvre. On peut chiffrer cet avantage pour le Portugal à 15%. Il faut au Portugal 15% d’hommes en plus pour produire une unité de drap. A l’inverse, pour l’Angleterre, l’avantage comparatif en faveur du drap est de 31%.

Tous gagnants au libre-échange !

Pour Ricardo, le commerce international n’est pas un jeu à somme nulle dans lequel l’un ne gagne que ce que l’autre perd. Au contraire, selon Ricardo, le libre-échange, c’est, pour prendre, un slogan à la mode, du "win-win" à l’état pur puisque chacun des participants à l’échange retire toujours un bénéfice à cette situation. Car, d’après Ricardo, la spécialisation permet une hausse de la production globale.

Imaginons une situation de parfaite autarcie. Pour obtenir une unité de vin et de drap chaque année, l’Angleterre a besoin de 220 travailleurs. Si l’on suit le raisonnement des avantages comparatifs, l’Angleterre doit affecter tous ces travailleurs du secteur viticole dans les draperies, soit 220 hommes par an affectés à la fabrication de draps. Or, la productivité de l’Angleterre dans le secteur du drap est de une unité pour nonante travailleurs. Donc, en affectant 220 hommes à la production textile, l’Angleterre produira 2,4 unités de drap contre 2 unités dans le modèle fermé.

Le Portugal, s’il s’ouvre au libre-échange, affectera tous ses travailleurs à la production de vin. Avec 150 hommes, le Portugal produisait une unité de vin et une unité de drap. Puisque la productivité au Portugal est de 70 hommes par unité de vin produite, l’application du modèle libre-échangiste va permettre la production de 2,14 unités de vin (150/70). Au total, en appliquant le libre-échange, la production de vin a crû de 14% contre 40% pour le drap. Le libre-échange apparaît donc comme un système garantissant la croissance de la production.

Par ailleurs, si l’on suit le raisonnement ricardien, le libre-échangisme permet d’obtenir plus de biens à des coûts globalement plus bas. Pour dire les choses familièrement, avec le libre-échange, on économise des heures de travail. Dans le modèle fermé, il fallait 200 hommes pour produire deux unités de vin (130 en Angleterre et 70 au Portugal). Avec la spécialisation (résultant de l’ouverture des échanges), il en faut 140. Pour ce qui est du drap, avec la fermeture des frontières, il fallait 170 hommes par an pour produire deux unités de drap. Après ouverture, il en faut 180.

Au total, au niveau des deux pays, avant échange, la production de deux unités de drap et de vin (soit la production totale de vin et de drap avant ouverture des frontières) nécessitait l’emploi de 370 hommes. Avec l’ouverture des frontières, la production de deux unités de drap et de vin met en œuvre 320 hommes. La division internationale du travail permet donc une allocation optimale des ressources rares. Ce qui est favorable au consommateur.

Limites du modèle

Le modèle proposé par David Ricardo présuppose un certain nombre d’hypothèses de départ. Nous avons limité notre recension à deux d’entre elles qui constituent des traits particulièrement saillants de la pensée ricardienne permettant d’esquisser, à très gros traits, les limites du modèle libre-échangiste. Notre objectif n’est d’ailleurs pas de résumer l’ensemble des théories sur le commerce international. Cela excéderait les limites de cet article. Nous nous contenterons, pour notre part, de repérer un certain nombre d’éléments problématiques dans la théorie du libre-échange par David Ricardo.

Hypothèse n°1. Il existe, pour Ricardo, une parfaite mobilité du travail (qui est le seul facteur de production chez Ricardo comme chez tous les classiques) à l’intérieur d’un pays. Ainsi, la main-d’oeuvre peut circuler sans problème d’une branche à une autre sans que ne se posent des problèmes de reconversion et de qualification. Cette mobilité du "facteur travail" permet à un pays d’utiliser au mieux ces ressources. Cette hypothèse est, comme chacun peut s’en douter, fondamentalement irréaliste.

Il se pourrait donc que tous les drapiers portugais ne se reconvertissent pas aussi facilement dans le secteur viticole que ce qui est prévu dans la théorie. Toute ironie mise à part, si on fait voler en éclats cette hypothèse de la mobilité des facteurs de production, on voit tout de suite poindre un certain nombre de problèmes sociaux en cas d’ouverture des frontières aux échanges commerciaux. L’argument souvent invoqué pour ouvrir les frontières est qu’à long terme, la formule est globalement gagnante.

Hypothèse n°2. Les facteurs de production sont, chez Ricardo, immobiles. Ils ne peuvent changer de pays. Le monde de Ricardo ne connaît pas les grandes vagues migratoires. Dans sa représentation de l’économie (ce en quoi, il est assez représentatif de son temps), il n’y a pas de firmes multinationales. D’après Ricardo, si les facteurs de production étaient mobiles, les pays peu dotés risqueraient de perdre leurs capacités productives au profit d’autres nations plus attrayantes. Note importante : Ricardo vient d’énoncer une limite au libre-échange en ce sens que si cette hypothèse s’effondre, le libre-échange et la division internationale du travail ne sont plus moteurs d’un progrès global.

Ces limitations n’ont pas empêché David Ricardo de faire école. Ainsi, un des modèles classiques en matière de commerce international formulé par E. Heckscher, B. Ohlin et P. Samuelson (1941), dit modèle HOS, consiste en un approfondissement de l’oeuvre de Ricardo dans la mesure où ils intègrent plusieurs facteurs de production dans leur raisonnement. Ils prennent en compte le travail comme le faisait Ricardo et ils ajoutent le capital et la terre.
Le modèle HOS propose un théorème fondateur du libre-échange : "Dans l’échange international, (…), les pays ont intérêt à se spécialiser dans les productions qui utilisent en plus grandes proportions le facteur dont ils sont le mieux pourvus".1

Ce théorème implique, dans le concret, des spécialisations différenciées entre le Nord et le Sud. Puisque le Nord détient du capital (qui est un facteur de production à part entière) et que le Sud en possède nettement moins, il ne reste à ce dernier qu’à "vendre" du travail en se spécialisant dans des secteurs à haute intensité en main-d’oeuvre ou des matières premières.

Angle sud

C’est précisément ce modèle que Raul Prebisch va remettre en cause. Prebisch, pour tout dire, en prendra l’exact contre-pied et postulera, au contraire, qu’il est préférable que les ex-colonies se protègent pour assurer le décollage de leurs économies.

Alors qu’il était président de la Banque centrale d’Argentine, dans les années 1930, Prebisch avait noté qu’après l’entrée en crise des Etats-Unis et du Royaume-Uni, principaux clients du grenier à blé argentin, les prix des produits agricoles avaient baissé plus fortement que ceux des produits manufacturés importés. Ce fait a éveillé l’intérêt de Prebisch et l’amènera, en 1950, à formuler en même temps qu’Hans Singer (1910-2006) la théorie de l’échange inégal entre le Centre (le Nord) et la Périphérie (le Sud).

A la base de cette théorie, le mécanisme descriptif repéré par la thèse Prebisch-Singer est le suivant. Même s’il existe un avantage comparatif de départ dans la production de certaines matières premières, on constate une tendance à la baisse des prix des matières premières exportées par la Périphérie. Ce qui signifie que si, du point de vue du Sud, on rapporte le prix des exportations au prix des importations, on constate que ces dernières ont pesé de plus en plus lourd dans sa balance des paiements alors que le prix des exportations a tendance à se déprécier.

Les nations périphériques devront exporter davantage pour maintenir leur pouvoir d’achat. C’est ce phénomène que l’on nomme la dégradation des termes de l’échange. Les termes nets mesurent le rapport entre l’indice du prix des exportations sur l’indice des prix à l’importation. Dans ces conditions, les pays de la périphérie auront tendance à s’appauvrir.

D’un point de vue social, puisqu’il faut exporter davantage, on constate une tendance à l’"ultraspécialisation"des pays périphériques dans les cultures d’exportation. La surface disponible pour les cultures vivrières diminue et les prix des denrées alimentaires augmentent alors que le revenu national a plutôt tendance à stagner voire à diminuer. L’explication du phénomène tiendrait, selon Prebisch, à des facteurs d’ordre institutionnel.

Dans la configuration des échanges mondiaux, les gains de productivité réalisés dans l’industrie au centre génèrent des hausses de salaire via la pression d’organisations syndicales. Il en résulte un surenchérissement des prix manufacturés sur les marchés mondiaux. Par contre, la faiblesse des organisations sociales au Sud implique que les gains de productivité sont répercutés non pas sous forme de hausses des salaires, mais en baisse du prix unitaire des biens produits.

Il a longtemps été opposé à Prebisch que si des gains de productivité importants étaient réalisés dans le secteur manufacturier au Nord, il devrait en résulter logiquement une augmentation des produits primaires au Nord. Et donc, une augmentation des prix des matières premières sur les marchés internationaux.

Prebisch a répondu à cette objection en faisant valoir un blocage de la demande de biens primaires en raison d’une faible "élasticité-revenu" (définie comme le rapport entre le pourcentage de variation de la demande d’un bien et le pourcentage de variation du revenu) en ce qui concerne les biens primaires (à l’exception des hydrocarbures et autres matières premières énergétiques).

Par ailleurs, dans les processus de fabrication industrielle, on note une tendance à la mise en œuvre de substituts synthétiques dans les procédés de fabrication. Prebisch a couplé ce facteur explicatif au sous-emploi massif sévissant dans les pays périphériques producteurs de matières premières. Car qu’importe, au fond, que la demande du centre pour les biens primaires augmente ou non, car il existe au Sud une offre de travail telle qu’un surcroît de production n’aura pas pour effet de faire augmenter les salaires. Si, parallèlement, des gains de productivité sont mis en œuvre dans le secteur des matières premières, la stagnation salariale a toutes les chances de se réaliser. Au total, la dégradation des termes de l’échange trouve, dans cette combinaison de facteurs, son fondement.

L’implication en termes de politique économique de la thèse Prebisch-Singer va consister à promouvoir une industrialisation par substitution aux importations. Pour ce faire, les pays de la périphérie, selon Prebisch, devraient ériger des barrières tarifaires ou non compliquant l’accès aux marchés de la Périphérie pour les biens manufacturés du Centre. Une telle politique se heurte, toutefois, à plusieurs obstacles, parmi lesquels un marché intérieur trop restreint (pas assez de consommateurs) ainsi qu’un pouvoir d’achat insuffisant. D’un point de vue théorique, ces constats n’enlèvent rien à la pertinence et à l’acuité du diagnostic fourni en son temps par Prebisch et Singer. Une piste pourrait consister en la constitution de marchés régionaux atteignant la taille critique nécessaire au décollage industriel.

Prebisch a, tout au long de sa carrière de fonctionnaire international, plaidé pour que de telles politiques voient le jour au Sud., que ce soit en tant que directeur de la CEPALC entre 1948 (Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes. En espagnol : Cepal, Comisión Económica para América Latina). Organisme de l’ONU fondé en 1948. Siège : Santiago du Chili) ou, entre 1964 et 1969, en tant que Secrétaire Général de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Actualité de Raul Prebisch

D’un point de vue factuel, une analyse statistique concernant des séries de prix pour 24 biens primaires a révélé une détérioration des termes de l’échange au cours du 20ème siècle. Ce déclin, toutefois, n’a pas été continu ni uniforme pour l’ensemble des produits. Cette détérioration est surtout repérable entre 1920 et 1980.

Depuis, une certaine remontée des prix se dessine sur les marchés mondiaux. Mais il ne faut, toutefois, pas en surévaluer la portée. Ainsi, selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), le pétrole était moins cher à prix constants (c’est-à-dire déduction faite de l’inflation) en 2007 qu’il ne l’était au plus fort du second choc pétrolier en 19812 . A l’époque, le baril s’échangeait à 40 USD, ce qui correspond à 110 USD de 2007.

En outre, "l’Afrique subsaharienne est la région qui a le plus souffert de la dégradation des termes de l’échange. Depuis les années 1970, cette dégradation a entraîné une réduction importante du pouvoir d’achat de l’ensemble des exportations de produits de base africains. Les estimations de la Banque mondiale montrent qu’entre 1970 et 1997, la dégradation des termes de l’échange a coûté aux pays d’Afrique non exportateurs de pétrole l’équivalent de 119 pour cent de leur produit intérieur brut (PIB) combiné annuel en recettes perdues."3

De manière plus globale, en 2002, le test de la thèse de Prebisch-Singer effectué par Matthias G. Lutz de l’Université de Saint Gall en Suisse, établit formellement une dégradation des termes tout au long du XXème siècle.4

Par ailleurs, le projet d’une industrialisation par substitution aux importations continue à être légitimé par un certain nombre d’analystes et non des moindres. Ainsi, Ha Choon Jang5 , Directeur adjoint des Etudes sur le Développement à l’Université de Cambridge insiste sur le fait qu’historiquement, ce n’est pas le libre-échange qui a permis le décollage économique des nations d’Asie du Sud-Est. Ce n’est pas en s’"ouvrant" aux investissements directs étrangers que ces pays ont réussi leur décollage économique.

Ha Joon Chang met également en évidence dans un autre ouvrage qu’en fait, toutes les nations considérées comme développées aujourd’hui ont usé de politiques hétérodoxes par rapport aux impératifs du libéralisme économique. La Grande-Bretagne et les Etats-Unis ne font pas exception à cette règle alors même que ces deux nations ont tendance à s’ériger en modèle de libre-échangisme commercial.6 Pour ce qui est des politiques publiques au Sud, la CEPAL continue à appuyer le projet d’une industrialisation pour les pays exportateurs de biens primaires. Ainsi, par exemple au sujet de l’Argentine, la CEPAL7 repérait qu’en 2006,"85% des exportations argentines sont des biens primaires, du pétrole ou des biens manufacturés low tech".

Cette même CEPAL prévenait les décideurs argentins de ce que "la persistance d’une structure industrielle qui continue à se spécialiser dans les niveaux inférieurs ou de basse complexité de la chaîne de production est de nature à compromettre la compétitivité nationale à l’avenir". Les responsables politiques argentins sont conscients de la situation et ambitionnaient en 2008 de réduire le déficit commercial national en ce qui concerne les productions à haute valeur ajoutée. Un certain nombre de projets existent en Argentine qui visent à doter le pays de productions de biens à haute valeur ajoutée, notamment en ce qui concerne les cosmétiques, les software, les conducteurs électriques et les jouets".

L’industrialisation comme moyen de promotion du développement reste, à l’évidence, inscrit à l’agenda politique au Sud. CQFD. Le message de Raul Prebisch est donc bel et bien toujours d’actualité.

Notes :

1 Paul Samuelson a, depuis peu, remis en cause ce théorème à propos du commerce entre la Chine et les Etats-Unis. Selon Samuelson, les Etats-Unis seront perdants, à terme, dans leur commerce avec la Chine. L’idée est que la Chine va progressivement rejoindre les Etats-Unis, voire les dépasser, dans la production de biens à haute valeur ajoutée. Paul Samuelson, "Where Ricardo and Mill Rebut and Confirm Arguments of Mainstream Economists Supporting Globalization" in Journal of Economic Perspectives, vol. 18, no 3, summer 2004, pp. 135–146. URL : http://www.econ.jhu.edu/people/Barnow/samuelson.pdf (consultation en date du 26 août 2009). Le libre-échange comme horizon inéluctable des politiques commerciales trouverait-il, aujourd’hui, ses détracteurs parmi ceux qui, jadis, en étaient les partisans les plus enthousiastes ?

2 Agence internationale de l’énergie (AIE), Statement on the Current Oil Market Situation, 7 novembre 2007. URL : http://www.iea.org/journalists/arch_pop.asp?MED_ARCH_ID=332#top. Date de consultation : 27 janvier 2009.

3 FAO, Situation actuelle et évolutions récentes des marchés des produits agricoles de base, 2004 (URL : http://www.fao.org/docrep/007/y5419f/y5419f02.htm). Date de consultation : 28 août 2009.

4 Matthias G. Lutz, "A General Test of the Prebisch–Singer Hypothesis", Review of Development Economics, Volume 3 Issue 1, pp. 44-57.

5 Ha Joon Chang, "Globalisation, Economic development and the role of State", Zed Books, Londres, 2003.

6 Ha Joon Chang, "Bad Samaritans. Rich nations, poor policies and the threat to the developing world", Random House Business Books, Londres, 2007.

7 IPS Vlaanderen, 3 avril 2008 URL : http://ipsnews.be/. Date de consultation : 28 août 2009.


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1 réactions à cet article    


  • xavier dupret xavier dupret 8 octobre 2010 22:01

    Vraiment rien ! Bon

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