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Accueil du site > Actualités > Economie > Adieu à notre bon vieux contrat de travail à durée indéterminée

Adieu à notre bon vieux contrat de travail à durée indéterminée

C’est un fait, nous avons actuellement 37 contrats de travail différents, 12% des contrats sont précaires dans le privé, 16% le sont dans le public et les pourcentages ne cessent d’augmenter puisque l’essentiel des nouveaux recrutements se fait chaque mois en contrats précaires qui n’aboutissent pas tous à un CDI, loin s’en faut(voir Insee).

Le CDI lui-même n’est pas une protection contre le chômage, cela se saurait...

Dans ces conditions, ne serait-il pas plus raisonnable de sécuriser les parcours professionnels, c’est-à-dire les passerelles entre deux statuts ?

Nous disposons déjà d’un certain nombre de dispositifs intéressants mais manquant de cohérence et de lisibilité.

  • Passerelle formation initiale-emploi  : j’ai proposé dans un précédent article la création d’un capital formation tout au long de la vie offert à chaque enfant dès la fin de l’apprentissage des savoirs de base (lecture,écriture,capacité à apprendre) à partir de quatorze ans. Nous avions vu alors que cette disposition pouvait être appliquée à budget constant pour l’Etat et les collectivités locales. En effet, cumulant tous les budgets existants en matière de formation initiale à partir de cet âge,de formation continue, de contrats de travail aidés, ce capital formation tout au long de la vie devrait pouvoir être important. Resterait à monter dans des maisons de l’emploi, territorialisées par bassin d’emploi, des antennes d’orientation et d’information de très bon niveau.
  • Ainsi guidés sur le marché de l’emploi réel local, les jeunes pourraient choisir leur voie d’accès à l’emploi : stages, contrats d’alternance, formation initiale longue, etc., sans restriction, sauf une : en cas d’échec de leur projet, au bout de trois mois d’indemnisation Assedic, ils devront accepter un travail disponible sur le marché local, quitte à entrer à nouveau dans une démarche de réorientation.
  • Passerelle emploi-retour à une formation de base ou à une formation continue  : outre le dispositif décrit ci-dessus, je pense que les facultés devraient s’ouvrir à la formation continue des adultes, qui leur apporterait de nouveaux financements. Je souligne aussi que, clients de la structure de formation, grâce à leur capital formation tout au long de la vie, les salariés d’eux-mêmes élimineront les organismes et les entreprises trop peu performants.
  • Passerelle emploi-impératifs familiaux : compter sur le bénévolat des familles est en effet irréaliste dans un monde où la plupart des personnes n’ont d’autre ressource que leur salaire et où la mobilité exigée a conduit à l’éclatement des cellules familiales élargies - les grands-parents ne résident pas forcément à proximité de leurs petits-enfants. Par l’indemnisation améliorée du congé parental et du congé de soutien aux enfants ou aux parents malades, par la mise en place de mise à niveau professionnelle obligatoire après de tels congés, par le développement du temps partiel choisi, on devrait améliorer la prise en compte des impératifs familiaux au cours de la vie professionnelle.
  • Passerelle emploi-retraite choisie : une retraite anticipée pour les emplois pénibles, une possibilité d’étaler l’entrée en retraite par un cumul "emploi temps partiel et retraite partielle", une gestion prévisionnelle des fins de carrière pour faciliter le maintien à l’emploi permettraient de faire évoluer les mentalités à budget constant.
  • Passerelle emploi-enseignement et réciproquement pour créer une passerelle entreprises / Education nationale, l’une et l’autre s’enrichissant mutuellement. Il conviendrait alors de trouver des dispositifs transitionnels financiers ne mettant pas en péril les équilibres budgétaires familiaux de celles et ceux qui se lanceraient dans ce dispositif.
  • Passerelle emploi salarié-emploi indépendant ou création d’entreprise : les passerelles entre ces différents statuts sont incohérentes, à commencer par la protection sociale qui n’est pas unifiée. Le congé sabbatique ou de création d’entreprise est d’une trop courte durée pour permettre le lancement effectif d’une affaire qui nécessite au moins deux années de visibilité. L’accompagnement des créateurs est souvent insuffisant, le capital formation pourrait y remédier.

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83 réactions à cet article    


  • Sam (---.---.247.44) 5 janvier 2007 10:47

    Pour une ex-conseillère prud’hommale, ton baratin sonne vraiment Chérèque.

    Pas chères à mon coeur, ces passerelles qui glissent vers la résignation, vers un monde salopé par la finance, les politiques et les syndicalistes et autres « défenseurs » en postes permanent payé par l’Etat, qui reculent pour continuer à bien bouffer, mais en gueulant « on s’adapte en bon ordre ».

    Bref, c’est avec ce genre de discours que tous les syndiqués CFDT de l’ANPE ont renvoyé leur carte au chef du syndicat jaune. Tous ensemble. C’est pas beau,ça, un syndicat telleemnt larbin qu’il réussit à dégouter tous les membres d’une branche professionnelle d’un coup.

    Tu me diras, la CGT qui veut « sécuriser », comme toi, et qui envoie des émissaires dans tous les chevaux de Troie Rosanvalloniens que le MEDEF monte par-ci, par là, pour « favoriser la liaison salariés-entrepreneurs », « socialiser la marche du capitalisme », « faire participer le salarié aux nécessaires évolutions »...

    Même avec vaseline, les diptères ont toujours mal.


    • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 5 janvier 2007 11:23

      Il va falloir arrêter l’hypocrisie du CDI et ça soit disant « protection », même avec un CDI on peut se faire virer.

      Il est temps en France que l’on fasse du ménage dans les contrats de travail. Il n’y a que 2 types de contrats qui devraient exister :
      - A durer fixe, on vous embauche pour tant de temps et quoi qui l’arrive on vous garde le temps convenu, quitte à faire des contrats sur 20 ans.
      - Sans limite, on reste dans la sa société jusqu’à qu’on veuille partir ou qu’elle ne veuille plus de nous et on fixe une prime lors du départ inversement proportionnelle à la durée de présence (dans le cas contraire, cela inciterait à virer les gens au bout d’un certain nombre d’année, de peur qu’ils coûtent trop cher à virer si on les garde d’avantage).

      Cela serait plus simple pour tout le monde.


      • Julien (---.---.227.52) 5 janvier 2007 11:40

        « on fixe une prime lors du départ inversement proportionnelle à la durée de présence (dans le cas contraire, cela inciterait à virer les gens au bout d’un certain nombre d’année, de peur qu’ils coûtent trop cher à virer si on les garde d’avantage). »

        Ah bon... alors si demain, après 15 ans de boite je suis victime d’un licenciement économique, ma prime sera moindre que celle de mon collègue qui vient tout juste d’être embauché... ça ne vous choque pas ?


      • Sam (---.---.247.44) 5 janvier 2007 16:56

        Non, ce qu’il faudrait c’est un système de pénalisation patronale.

        Patron embauche une personne et la garde plus de 5 ans : zéro pénalisation.
        - <5 ans : 10% du salaire annuel de la personne embauchée puis licenciée, à verser :

        - <4 ans : 20%...

        - <1 ans, obligation de verser un an de salaire supplémentaire à la personne et le licenciement devra être discuté en CE.

        Je crois que la situation de l’emploi, des retraites, des prestations sociales s’en trouveraient bouleversées du tout au tout.

        Mais tant qu’il y a un paquet de moutons et d’adorateurs du MEDEF, ça va pas le faire. smiley


      • carnac (---.---.7.104) 5 janvier 2007 17:51

        Personnellement je trouve votre idée bien vue.

        En effet c’est la proportionnalité de la prime au temps de présence qui fait qu’actuellement de nombreux CDI s’arrêtent juste avant les 2 ans de présence permettant de la toucher.


      • carnac (---.---.7.104) 5 janvier 2007 17:55

        Ne craignez vous pas que les licenciements se fassent alors à la 6ième année ?

        en cas de licenciement au delà de la 5ième année ne serait-il pas alors opportun de vérifier que l’employeur a bien maintenu le niveau de compétence de son salarié et qu’il a bénéficié de formations au cours de ces quelques années lui permettant de rebondir ?


      • Sam (---.---.247.44) 5 janvier 2007 20:19

        en cas de licenciement au delà de la 5ième année ne serait-il pas alors opportun de vérifier que l’employeur a bien maintenu le niveau de compétence de son salarié et qu’il a bénéficié de formations au cours de ces quelques années lui permettant de rebondir ?

        Rien n’interdit d’assortir une pénalisation visant à perenniser les emplois, d’une bonification au regard du respect des paramètes indiqués.

        Le seul problème est qu’il faut évaluer lucidement le marché de l’emploi et le penser comme un territoire où les salariés doivent avoir des droits au moins égaux à ceux des patrons... smiley


      • carnac (---.---.7.104) 5 janvier 2007 21:23

        Sam je suis très intéressée par ton idée de gérer les passerelles au niveau du territoire ;

        Je pense d’ailleurs que lorsqu’on réside tous sur un même territoire les personnes sont plus sensibles à la prospérité de tous.Il y a moins de cloisonnements et en tout cas on peut mieux les combattre.

        Le patronat local surmonte souvent les à priori dogmatiques pour rentrer dans des solutions innovantes et concrètes.

        Merci de ta participation au débat


      • Sam (---.---.247.44) 6 janvier 2007 15:32

        carnac

        Je ne pensais pas à « gérer les passerelles au niveau du territoire ».

        L’expression « territoire » veut indiquer que salariés et patrons sont embarqués dans le même bateau. Les patrons doivent respecter et rémunérer le travail salarié, parce que la richesse patronale est issue du travail salarié.

        Par ailleurs, je persiste et signe : tes passerelles n’ont pas vraiment d’intéret. D’une part, parce que bcp existent - la fac et les grandes font de la formation continue et cours du soir -, d’autre part parce que le problème n’est pas vraiment l’absence de formation, de réactivité, d’adapatabilité.

        La preuve étant l’accroissement de la productivité du travail en France, toujours le plus haut du monde depuis deux ans.

        L’ouvrier,le salarié français bénéficie d’une formation initiale inégalée, mais il est confronté à une volonté de ne pas embaucher.

        Tu dois le savoir mieux que moi : l’ANPE enregistre un certain nombre d’emplois non pourvus. Mais pas à cause d’une carence de formation des postulants. Celà tient à la faiblesse des rémunérations, aux statuts précaires systématiquements proposés, aux conditions (horaires) proposées qui blessent l’individu et démolissent les familles.

        Sans parler de la hausse exponentielle des coûts de formation, à ceux qui jugeraient qu’ils ne sont pas assez performants.

        Pendant que les Carrouf et autres Lepasclair embauchent des étudiants bac+3, bac+4 pour des boulots de caissieres quelques heures par semaine, en rotation, tout ça pour pas créer de vrais emplois payés sur des bases dignes.

        Enfin, il y a des problèmes de fond, qui remettent la formation supposée déficiente - idée fausse également à cause de la qualité supérieure de l’enseignement français qui reste le meilleur du monde - par leur ampleur et leur persistance.

        Deux problèmes majeurs, donc : le refus ou quasiment d’embauche du patronat, depuis vingt ans, et la faiblesse croissante des rémunérations, en regard de la productivité demandée et du coût de la vie qui augmente, n’en déplaise à l’INSEE et ses démographes larbins.

        Je lisais dernièrement une analyse d’un économiste-cadre chez Valquant, un truc de conseil financier. Peu suspect de vouloir la mort des « vilains capitalistes patronaux assoifés du sang ouvrier » ; il disait ceci, le 22/12/2006 :

        « Le montant des profits réalisés par les grandes entreprises cotées atteint des sommets inégalés. Aux USA, les profits des entreprises, selon la comptabilité nationale américaine, ont dépassé 8% du PIB, (12% pour les profits avant impôts). Du jamais vu... En Europe, la somme des bénéfices récurrents des sociétés du Stoxx600 vaut 600 milliards d’Euros. D’après les prévisions des analystes du consensus, ce n’est pas en 2007 que les bénéfices devraient baisser, bien au contraire ! »

        On le voit, la crise n’est pas pour tout le monde et pendant que nous nous serrons de plus en plus la ceinture, la classe patronale s’éclate.

        A mon sens, chercher des solutions dans des domaines où le problème ne se pose pas revient à partager les vivres inexistants durant un long siège.

        Il faut attaquer lucidement et courageusement là où est le mal.


      • carnac (---.---.7.104) 7 janvier 2007 11:07

        Vous me dîtes Cambaceres « Par ailleurs, je persiste et signe : tes passerelles n’ont pas vraiment d’intéret. D’une part, parce que bcp existent - la fac et les grandes font de la formation continue et cours du soir -, d’autre part parce que le problème n’est pas vraiment l’absence de formation, de réactivité, d’adaptabilité. »

        Je pense que vous surestimez grandement la qualité ET de notre formation initiale ET de notre formation continue

        Je vais reproduire ici le % d’accès à la formation continue selon le % de diplômés dans la population source page 33 de l’ouvrage l’état des inégalités en france 2007 chez BELIN et en l’occurence source cereq janvier 99 à février 2000 :

        PERSONNES n’ayant aucun diplôme ou le certificat d’étude : ils sont 30,3% de la population française, seuls 12,9% d’entre eux ont pu bénéficier d’un accès à la formation continue PERSONNES ayant le BEPC ils sont 7,2% dans la population, seuls 25,9% d’entre eux ont eu accès à la formation continue PERSONNES titulaires d’un CAP ou BEP , ils représentent 28,6% de la population française et seul le 1/4 ont eu accès à la formation continue

        Je vais continuer à énoncer les chiffres dans le même ordre pour les titulaires de :

        BAC 13,2% accès formation continue 36,8%

        BAC+2 10,9% accès formation continue 48,8%

        BAC+3 ET PLUS 9,6% accès à la formation continue 51,3%

        page 34 du même ouvrage vous noterez que les ouvriers représentent toujours 27,5% de la population que seuls 21,3% des ouvriers ont eu accès à la formation continue,

        que les employés représentent 28,9% de la population qu’ils ont eu accès pour 32,3% à la formation continue pendant que les cadres et professions intellectuelles supérieures représentent 12,5% de la population et trustaient l’accès à la formation continue pour 53,8% ....

        Maintenant je vous donne l’exemple concret de ce que cette situation produit EN CE MOMENT en rhone alpes dans le textile.(preuve que toutes les stats ne sont pas fausses)

        Nous nous retrouvons en Rhone Alpes avec des PME qui coulent du fait de l’ouverture des échanges avec la Chine .

        Alors que dans la vallée de Tarare par exemple les chefs d’entreprise ont laissé dormir deux années de fonds de restructuration européens [il est vrai que d’après les mêmes sources les chefs d’entreprises artisans commerçants représentent 6,8% de la population française dont 16,3% seulement ont eu accès à la formation continue ceci explique peut-être cela :)) ]nous voyons mourir des entreprises dont le personnel a au mieux le BEPC , est âgé en moyenne de 40 ans n’a JAMAIS bénéficié de la moindre formation ou alors si peu et à qui il reste encore 22 années de travail à accomplir pour avoir droit à la retraite ....

        Même chose dans la chaussure à Romans CQFD

        En 2007 le même problème va se poser avec les équipementiers de véhicules

        Maintenant je suis pupille de la nation et je n’ai évolué QUE PAR LA FORMATION CONTINUE et je peux vous dire que c’est une sacré galère que de défendre son dossier et que la seconde chance vous lui courrez après pendant BIEN LONGTEMPS

        voilà pouquoi je voudrais que l’on mette enfin de l’ordre dans la formation continue dont les budgets sont dilapidés et que j’y tiens A MES PASSERELLES EMPLOIS-FORMATION et réciproquement

        Maintenant l’axe de travail que vous appelez de vos voeux est aussi un bon axe de travail.


      • cambacérès cambacérès 8 janvier 2007 10:30

        La piste est une piste qui ouvre enfin le contrat de travail à une obligation RECIPROQUE, de former et de se former


      • Hakim I. (---.---.29.92) 5 janvier 2007 11:29

        Mode révolté ON

        Franchement, j’en ai marre de tous ces gens de la génération 30 glorieuses qui se sont gavés de la croissance sans penser au lendemain, et qui ont ammené le monde où il en est aujourd’hui, venir nous faire la lecon.

        Comment auriez vous réagi durant votre jeunesse si on vous énumérait toutes ces propositions ? Un peu d’honnêteté que diable, vous auriez crié au scandale. C’est bien beau une fois avoir mis de coté assez de thunes pour se sécuriser ; une fois qu’on amasse une retraite payée par des personnes condamnées à travailler 50 ans de leur vie ; une fois qu’on a acheté un bien immobilier qui coute aujourd’hui 10 fois la valeur initiale... de venir nous dire qu’il faut nous former continuellement, que la sécurité de l’emploi c’est fini etc...

        Au delà du fait que les politiques sont loins des réalités du terrain, je dirai plutôt que c’est dû aux différences générationelles.

        Tout ce que je vois, c’est un groupe de papy boomers qui devient majoritaire, et qui nous demande de bosser comme des chiens pour payer leurs retraites.

        Vous vous en carrez completement de ce que l’on peut vivre, vous nous laissez en héritage une société et une planête completement détraquées, vous le savez tous et tout ce qui vous importe c’est de vivre vos derniers jours en sacrifiant le moins possible vos privilèges.

        Gardez vos leçons pour vous, on en reparlera quand vous aurez du mal a trouver un appart alors que vous gagnez votre vie convenablement.

        Toujours mode révolté ON...


        • Julien (---.---.227.52) 5 janvier 2007 12:01

          Tout à fait d’accord. D’autant plus que cet article part du principe qu’on choisit un métier au hasard, sans aucune vocation.

          Qu’arrivera t’il alors à des personnes qui ont suivi une formation par intérêt pour tel ou tel métier, devront-elles, elles aussi, « accepter un travail disponible sur le marché local, quitte à entrer à nouveau dans une démarche de réorientation. » ?

          Quelqu’un qui a changé de branche professionnelle 4 ou 5 fois dans sa vie ne peut avoir le même niveau de compétences, l’expertise, que quelqu’un qui pratique le même métier depuis 30 ou 40ans.

          Le travail « jetable » n’est pas une solution à long terme.


        • Algunet 5 janvier 2007 12:49

          @ révolté ON

          Oh, le révolté ! On se calme, ce n’est pas la peine de reporter la faute sur papa maman et la société… Chaque génération a eu ses souffrances, ses combats et ses laissés pour compte. Je ne pense pas que les français qui ont donné leur vie lors des dernières guerres et qui ont par là permis aux générations suivantes de reconstruire et de vivre dans la paix apprécieraient tes accusations.

          Garde ton énergie pour te battre, défendre tes valeurs et sauver le monde, sans oublier que ta génération prend déjà la responsabilité de la France de demain et que tes enfants… etc..

          Wouah ! J’ai l’impression d’avoir pris un coup de vieux… smiley


        • Lavande & Coquelicots Pierce 5 janvier 2007 16:54

          Globalement d’accord... sauf que malgré l’injustice de cette situation, la situation demeure. Et l’évolution du monde nous amène à choisir : soit refuser ces mutations et subir un recul de nos salaires, niveaux de vie, etc. ; soit en prendre acte et adapter nos structures, notamment en permettant une sécurité professionnelle et des passerelles telles que l’auteur de l’article le propose.

          Il ne sert à rien de vouloir décapiter le porteur de mauvaises nouvelles : la situation reste la même. Faire l’autruche ne mène à rien. Il est préférable d’être lucide.


        • Sam (---.---.247.44) 5 janvier 2007 16:59

          Tu as fortement raison.

          Il faut ajouter à l’indécence l’hypocrisie : se genre de discours noie les gens sous la difficulté à le comprendre, déjà, et ensuite fait passer les acquis comme le CDI pour totalement « dépassés », « enterrés ». Faut qd même oublier que le CDI est encore majoritaire dans les emplois.

          Bref, ca cocotte ce genre de raisonnement.


        • carnac (---.---.7.104) 5 janvier 2007 18:25

          Je comprends votre mal être mais d’une part je suis en activité et dans le privé où j’ai eu moi aussi mon licenciement économique smiley et d’autre part mes trois fils ont probablement votre âge et connaissent incertitude au mieux, galère au pire si bien que la solidarité familiale joue à plein. Heureusement qu’il y a la famille dans nombre de cas . Donc je pense qu’opposer les babyboomers et les nouvelles générations est par trop manicheen, les premiers étant les parents des seconds essayent la plupart du temps de les aider ce qui fait que globalement chaque famille s’appauvrit.

          Je pense aussi qu’on ne peut réfléchir avec des outils d’il y a 30 ans parceque notre environnement a changé.

          Objectivement il y a 30 ans qui aurait imaginé que l’on puisse échanger nos points de vue comme nous le faisons aujourd’hui , internet est une révolution qui fait de notre terre un village.

          Cette idée se traduit en faits qui bouleversent notre quotidien :

          Hewlett packard a licencié les 1200 ingénieurs de Dublin en Irlande pour aller s’installer en Tunisie : en Irlande ils proposaient 4 Smic irlandais pour un ingénieur soit pour l’un de mes fils 2800 € par mois , en Tunisie ils proposent toujours 4 Smic mais tunisien ce qui fait 500 € par mois et en plus l’immobilier étant fort cher à Dublin ils ont encaissé une superbe plue value sur leurs M2 de bureaux.

          Cela m’a révoltée pour mon fils comme je suppose cela vous aurait révolté si vous vous étiez trouvé dans cette situation , depuis lors j’essaye de réfléchir à des solutions qui donnent un parachute de sécurité.

          Je ne prétends pas avoir « la » solution mais si ce sujet demeure « tabou » et qu’on n’en parle pas comment allons nous trouver le moyen de nous sortir tous de ce mauvais pas.

          Je constate en effet qu’on n’entend pas du tout de la part de nos candidats à la présidentielle des propositions vraiment concrètes et pourtant la virulence des termes du débat montre qu’il y a beaucoup de souffrance liée à l’insécurité DE TOUS LES CONTRATS DE TRAVAIL et à l’impossibilité de faire un projet d’avenir.

          Ce que je voudrais c’est que cet article place enfin ce débat là sur la table et que nous sachions ce qui se trame et que nous puissions faire des contre-propositions.

          c’est l’objet de cet article. Votre contribution compte


        • carnac (---.---.7.104) 5 janvier 2007 18:35

          Je vais vous donner un exemple concret : le second de mes fils a fait les beaux arts par passion mais je lui ai dit d’emblée que vivre de son art ne serait pas forcément possible et qu’il me semblait prudent d’ajouter d’autres cordes à son arc .

          Il s’est donc orienté dans l’évènementiel cela va de la conception d’affiche, d’espaces de réception à la création de mobiliers particuliers et il en vit.

          Bien entendu il a continué ses travaux personnels.

          Je pense qu’il est de notre devoir de parents
          - ET de laisser s’exprimer LES PASSIONS
          - ET de faire en sorte que nos enfants puissent subvenir à leurs besoins car nous ne serons pas éternellement de ce monde pour leur venir en aide.

          Mais je suis d’accord avec vous que cela nécessite un service d’information et d’orientation qui ne soit pas déconnecté des réalités du marché de l’emploi et qui comprenne les motivations des jeunes qu’on leur adresse.

          Dans ma petite ville j’ai eu la chance de rencontrer des personnes compétentes qui ont su conseiller mon fils.


        • seb (---.---.12.18) 5 janvier 2007 11:36

          J’ai l’âme à gauche mais il serait grand temps d’uniformiser les contrats de travail. Un contrat unique pour tous sans limite de temps mais avec quand même certaines garanties pour le salarié (« prime » départ...à définir).

          Par contre j’enlève le contrat à durée fixe sur 20 ans comme le préconise le monsieur au dessus car il risque d’y avoir les mêmes abus de la part des employeurs que pour l’actuel CDD.


          • carnac (---.---.7.104) 5 janvier 2007 18:39

            Sans compter qu’un CDD sur 20 ans est-ce encore un CDD ?


          • cambacérès cambacérès 8 janvier 2007 10:33

            IL faut y réfléchir sans tabous ni a priori

            voici une piste.


          • zen (---.---.206.228) 5 janvier 2007 12:07

            Un point de vue sans langue de bois, qui décoiffe. Publié hier.

            http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=17339


            • Sam (---.---.247.44) 5 janvier 2007 17:05

              zen

              C’est vrai, à la relecture je l’ai trouvé massivement percutant, plus que la première fois.

              Un des sommets, sans doute sur AV, d’analyse fine d’une situation politique qui s’incarne dans un système et des structures défaillantes.


            • carnac (---.---.7.104) 5 janvier 2007 18:48

              L’article que vous nous proposez est la description exacte de la réalité .

              Je peux vous dire, comme conseillère prud’homale, que ,dès que les associations n’ont plus de subventions pour leurs emplois aidés ELLES LICENCIENT .

              Si bien que l’on organise une ROTATION DU CHOMAGE en gardant les fameux emplois aidés.

              C’est la raison pour laquelle je pense qu’il faudrait un contrat unique à définir et qu’on ne laisse pas les salariés sans solution entre deux contrats


            • Le péripate Le péripate 5 janvier 2007 13:00

              Passerelle... ah que le mot est joli, il évoque des structures aériennes, arachnéennes, où le salarié tel le bonhomme de Folon glisse, sur fond de musique où l’on entends « égalité des chances », « capital formation », « emploi du temps choisi »...

              Mais tout ça est du remplissage : seul le titre compte, mot d’ordre obsédant : fin du travail, fin du salariat, place au « précariat » (merci le Monolecte pour la formule).

              Le Peripate.


              • ZEN zen 5 janvier 2007 13:20

                @ Péripate

                Je viens de mettre le lien plus haut. Séduisante et rafraîchissante Monolecte... !


              • ZEN zen 5 janvier 2007 13:22

                J’ajoute : ces « passerelles » me donnent le vertige...


              • carnac (---.---.7.104) 5 janvier 2007 18:49

                Mon péripate préféré pourriez vous nous faire part de vos suggestions ?


              • cambacérès cambacérès 8 janvier 2007 10:27

                en voici quelques nes, sur le modeste site ci-joint


              • (---.---.229.236) 5 janvier 2007 13:39

                Quel contrat pour les fonctionaires une fois le status de la fonction public suprimé ?


                • carnac (---.---.7.104) 5 janvier 2007 19:16

                  actuellement la fonction publique est la championne des contrats précaires : 16% plus que dans le privé.

                  - dans le milieu hospitalier tout le personnel d’entretien, de cuisine , de blanchisserie , sans compter la sous-traitance qui permet de « réduire les coûts » au détriment de la situation sociale des salariés concernés.
                  - dans tous les corps les remplacements de maladie, maternité , surcroit de travail sont faits par des précaires et souvent A TEMPS PARTIEL,
                  - vous avez eu récemment un jugement concernant une factrice qui en une dizaine d’années avait eu plusieurs centaines de CDD,
                  - dans la fonction publique territoriale vous avez de plus en plus de personnes très qualifiées qui ont des CDI de droit commun ce qui permet de les licencier lors des changements de majorité.
                  - La fonction publique est le lieu où nous constatons le plus de phénomènes de harcèlement parceque vous n’avez pas l’heur de plaire aux nouvelles autorités.
                  - quelle famille peut comprendre un professeur qui veut lacher son emploi pour faire évoluer sa carrière alors que certains le souhaiteraient ?
                  - la fonction publique est aussi le haut lieu des discriminations car les fameux concours font qu’on recrute à des niveaux véritablement ahurissants pour des fonctions où les personnes se sentiront absolument dévalorisées et amères.Qui peut réussir ces concours ? pas le jeune beur de banlieue.

                  Pourquoi les fonctionnaires ne bénéficieraient-ils pas des mêmes « passerelles » que tout le monde ?

                  le fait de rendre fluide le passage de la fonction publique au privé et inversement le fait de réintégrer un ancien fonctionnaire qui aurait fait des expériences professionnelles dans le privé est-ce que cela n’enrichirait pas fonction publique ?

                  Si les passerelles existent et sont sécurisées ne pourrait-on alors avoir un contrat unique pour tous.


                • Sam (---.---.247.44) 5 janvier 2007 20:31

                  carnac

                  Autant ton article m’a fortement déplu, autant je te trouve pertinente dans tes analyses de la précarité des embauches dans la fonction publique aujourd’hui.

                  Concernant le contrat unique, je ne suis pas assez compétent pour en juger, cependant je crois que des réformes de fond passent avant, comme la possibilité pour les syndicats de s’opposer à des plans de restructuration non fondé en termes de relance de l’entreprise et de développement ou perennisation des emplois.

                  Par ailleurs, la représentativité syndicale dans les signatures d’accord me semble à changer rapidement.

                  Enfin, je crois que pour la protection des salariés la Fédération mondiale de syndicats qui se met en place ne me semble pas de manière évidente porter et des revendications cohérentes pour l’ensemble des salariés sur la planète, et un peu inspirée par la « gouvernance » préconisée par les organisation patronale depuis longtemps, comme l’Européan Round Table.


                • carnac (---.---.7.104) 5 janvier 2007 21:10

                  La représentativité syndicale est en effet un problème.

                  Nous avons le patronat le plus rétif qui soit à la cogestion à l’allemande au point de se servir du droit des sociétés en explosant les entités économiques afin de n’avoir aucun représentant du personnel d’où une démarche difficile des salariés qui consiste à faire reconnaître l’entité économique et sociale unique.

                  Dans ce contexte qui n’est pas favorable les syndicats totalisent environ 8% des salariés : relativisons le problème, quel parti politique en fait autant ?

                  Avec ce modeste score les syndicats français parviennent cependant à avoir le plus important taux de couverture de conventions collectives d’Europe.

                  Par contre renouveler la syndicalisation est un problème tant l’individualisme a pris de l’ampleur.

                  Je trouve que l’on devrait faire comme en Allemagne c’est à dire n’appliquer les accords signés dans les entreprises qu’à ceux qui se sont réellement engagés.

                  Sinon à quoi cela sert-il de se syndiquer si d’autres travaillent et prennent des risques pour vous ?

                  Je me sers également beaucoup du droit européen pour faire avancer la situation des salariés français : il me semble qu’un lobby syndical auprès de la commission ne serait pas du luxe pour éviter le dumping social intracommunautaire.

                  Je peux vous dire aussi que le statut de la fonction publique est souvent moins intéressant que le code du travail : l’Etat est le pire des employeurs par certains coté.


                • cambacérès cambacérès 8 janvier 2007 10:23

                  voir une solutiion possible sur la page syndicats/paritairsme du site proposé


                • cambacérès cambacérès 8 janvier 2007 10:24

                  IL y a des solutions

                  il faut en causer sans a prioris.


                • Len (---.---.170.19) 5 janvier 2007 14:04

                  Ces passerelles sont un concept interessant, mais inaplicables. Cela restera donc un concept. Pourquoi ?

                  Parce qu’on est en France, et qu’en France, les employeurs veulent absolument qqn dans la norme : * age < 45 ans * avec une expérience dans le domaine > 3 ans * de préférence de type européen * plutot un homme si ya le choix

                  Donc, il pourrait y avoir 10 « passerelles », ça ne changerait rien aux mentalités.


                  • carnac (---.---.7.104) 5 janvier 2007 18:53

                    LE LEN vous oubliez un paramètre : dans un certain nombre de métiers les employeurs ne trouvent déjà plus assez de candidats.

                    les causes de cette situation sont multiples :

                    ce peut être un accroissement de travail comme dans l’informatique, ce peut être que les employeurs ne se sont pas décidés à améliorer les conditions de travail (BTP ou hôtels restaurants) et là il faut que les salariés se saisissent de l’opportunité

                    Je suis moins pessimiste que vous et en tout cas tant qu’on n’aura pas au moins essayé on ne pourra pas voir si cela marche


                  • carnac (---.---.7.104) 6 janvier 2007 14:42

                    de la frilosité des employeurs en France à qui le dîtes-vous ? or du diplome point de salut .... or dans les pays anglo saxons on recrute SUR TESTS et mise en situation .

                    Il faudrait que notre patronat s’adapte lui aussi ...


                  • Ark (---.---.85.6) 5 janvier 2007 14:42

                    Non au travail, non au chomage...rejoignez l’internationale dimanchiste.


                    • Reinette (---.---.147.106) 5 janvier 2007 15:38

                      « Il faut travailler pour avoir un emploi, puis bien bosser pour le garder ou en trouver un autre. Cela ne s’appelle pas la sélection naturelle, mais l’exclusion compétitive. La Nature nous a appris que seuls ceux qui savent s’adapter réussissent et perdurent. »

                      Eh oui, il y va de la survie de l’espèce. Au temps des cavernes, il fallait chasser le mammouth pour passer l’hiver. À l’âge de la mondialisation, il faut ramer au jour le jour pour ne pas crever de faim. « Relever le défi », c’est admettre que la voracité économique est un phénomène aussi naturel que la météo des plages.

                      La faute à qui si le soleil ne brille que pour les gros et s’il appartient aux pauvres de leur éponger le front ?

                      Au demeurant, l’injonction faite à ceux-ci de s’adapter à ceux-là ne date pas d’hier. 20 ans déjà que médias et politiques martèlent à l’unisson les vertus du darwinisme social.

                      Réussir ou mourir, être précaire ou ne pas être. Il y a tout juste un an, la sénatrice PS de la Seine-et-Marne, Nicole Bricq, plaidait pour « l’adaptation des travailleurs » aux « mutations de l’économie ». C’était à l’occasion non pas du CPE mais du référendum sur la Constitution européenne.

                      Indémodable...le vieux tube du marche-ou-crève se remixe à chaque saison

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