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Accueil du site > Actualités > Economie > Aidons le capitalisme, il en a besoin...

Aidons le capitalisme, il en a besoin...

En cette période pré-électorale où personne ne parle d’économie, j’ai décidé une fois encore de parler d’ultra-libéralisme, de capitalisme sauvage et de mondialisation dévastatrice...

Pour bien situer le débat, en guise d’introduction, j’ai repris ci-dessous des extraits des définitions de Wikipedia de ces trois termes tabous...

Au sens premier, le libéralisme appelé classique est un courant philosophique né dans l’Europe des Lumières aux XVIIe et XVIIIe siècles, qui repose sur l’idée que chaque être humain possède des droits naturels sur lesquels aucun pouvoir ne peut empiéter, qui sont le droit à la vie, la liberté et la propriété. En conséquence, les libéraux veulent limiter les prérogatives de l’État et des autres formes de pouvoir, quels qu’en soient la forme et le mode de désignation. Le libéralisme désigne des doctrines politique et économique posant la liberté individuelle comme valeur politique suprême.
Le « capitalisme » correspond à un système économique possédant une ou plusieurs des caractéristiques suivantes :
  • liberté d’entreprendre avec les risques associés
  • propriété privée des moyens de production
  • une certaine liberté des échanges économiques
  • recherche du profit
  • accumulation de capital
  • salariat et développement d’un marché du travail

Or ces notions sont différentes et indépendantes. Dans les sociétés réelles, chacune d’entre elles peut exister sans les autres, et chaque trait peut être plus ou moins prononcé. En régime capitaliste, le mobile principal de l’activité économique est la recherche du profit qui trouve sa contre-partie dans le risque.

De manière complètement générique, le terme mondialisation désigne un processus historique par lequel des individus, des activités humaines et des structures politiques voient leur dépendance mutuelle et leurs échanges matériels autant qu’immatériels s’accroître sur des distances significatives à l’échelle de la planète. Elle consiste en l’interdépendance croissante des économies et contribue à l’expansion des échanges et des interactions humaines. La genèse du terme explique que ce processus soit le plus souvent envisagé sous le seul aspect de la mondialisation économique, développement des échanges de biens et de services, augmentée depuis la fin des années 1980 par la création de marchés financiers au niveau mondial. Toutefois s’y ajoutent :

l’aspect culturel qu’apporte l’accès d’une très large partie de la population mondiale à des éléments de culture de populations parfois très lointaines d’une part et aussi la prise de conscience par les pays développés dans leur ensemble de la diversité des cultures au niveau mondial l’aspect politique que représente le développement d’organisations internationales et d’ONG Fort de ces trois définitions, dont je ne crois pas qu’elles reposent sur le moindre parti pris, on peut définir notre cher pays comme un pays non libéral qui fait passer l’intérêt supposé de la collectivité devant la notion de liberté individuelle. Malgré le mot liberté sur le fronton de nos mairies, une majorité de Français et de leurs représentants se déclare même antilibérale, ce qui signifie qu’elle considère la liberté individuelle comme une valeur politique de second ordre !

On peut également qualifier notre système économique de système mixte dans lequel cohabitent un secteur public puissant et des entreprises privées entraînant une aversion toute aussi forte d’une majorité d’entre nous pour la logique de profit et pour le risque. La sécurité (en tant que contraire du risque) ayant un coût, une grosse part de l’économie n’étant pas drivée par la logique de profit, et les profits étant la seule source viable de financement de ce coût, la contradiction, révélée de façon exponentielle par nos déficits publics, est vécue avec une forme de foi aveugle dans une capacité de la France à être immunisée contre les conséquences arithmétiques de cette antithèse !

Concernant la mondialisation (ou globalisation), nous sommes sans doute officiellement parmi les plus grands défenseurs de ses aspects culturels et politiques mais restons totalement ambigus quant à ses conséquences économiques : ravis de vendre des Airbus à la Chine ou de la maroquinerie de luxe aux nouveaux riches russes, fiers de quelques multinationales d’origine française, très forts consommateurs de produits à bas prix fabriqués par les pays émergents mais terrorisés par la moindre fermeture d’usine, la moindre concurrence apparaissant dans le paysage mondial (à l’exemple des vins du nouveau monde) et ultra-suspicieux vis-à-vis de tout capital traversant l’une de nos frontières (on blâme tout autant les Français qui décident d’investir en dehors de France que l’on accueille avec défiance les investisseurs étrangers, pourtant nombreux, qui investissent en France !).

Ce « génie français », tel que décrit fort démagogiquement par notre dumasien Premier ministre, nous vaut, à l’étranger, interrogations, incompréhensions et, de plus en plus, commisération, tant le paradoxe et les contradictions sont forts et délibérément suicidaires pour qui aurait la moindre conscience économique...

La France est un vieux pays catholique (ceci n’est pas neutre du tout, quand on le compare aux nations historiquement protestantes dont le libéralisme classique est fondateur) qui est toujours collectiviste (malgré l’échec flagrant de ces systèmes au siècle dernier). La France a séparé son Eglise et son Etat il y a cent ans mais une majorité de Français semble avoir troqué durablement sa religion pour une adulation idolâtre de son Etat collectiviste, infantilisant et irresponsable économiquement ! Certains la nomment la Grande Nurserie (cf. cet ouvrage), on pourrait hésiter entre l’orphelinat et l’hospice !

En fait, les Français regardent les phénomènes économiques sous un angle politico-moral : le libéral est machiavélique, le capitaliste satanique, et la mondialisation un grand complot organisé par les forces du mal ! A quoi cela peut-il bien servir de comprendre les mécanismes économiques, puisqu’ils sont pervers, dévastateurs et immoraux ?

Stoppons là le lyrisme et recherchons les explications... car je crois avoir identifié l’une d’elles.

Nos concitoyens, qui ont rarement étudié l’économie et à qui une élite cachotière (cf. Les mensonges...) préfère adresser de bons messages démagogico-infantilisants (plutôt que d’engager le moindre débat avec eux), sont vraisemblablement très nombreux à croire que l’économie est un jeu à somme nulle : une sorte de grand Loto où les gagnants sont des tricheurs, et les perdants dédommagés médiocrement pour leur participation honnête par les Gentils Organisateurs (qui, au passage, en gardent une bonne part pour eux-mêmes !).

La vérité est tout autre : la somme des richesses à l’échelle de la planête est immense (quelques pour cent sont localisés en France et/ou détenus par des personnes physiques ou morales françaises) et, surtout, la valeur et la nature de ces richesses évoluent de façon permanente (avec une tendance générale à l’accroissement des richesses disponibles, ce qui permet à chacun d’en avoir un peu plus...). Le jeu économique dans un système capitaliste et mondialisé (puisque c’est ainsi que le reste du monde se présente à nous !) ne consiste donc pas à chaparder les billes des autres comme le ferait un gamin plus costaud que les autres dans une cour de récréation : il consiste, en fait, à trouver les schémas par lesquels travail et capital sont le plus créateurs de valeur.

En langage de consultant ou de financier, cette création de valeur consiste à agir dans une optique d’amélioration des profits futurs. Cela peut prendre des dizaines de formes, allant de l’investissement en capital dans des infrastructures à la mise en place de services à plus forte valeur ajoutée vis-à-vis des clients d’une entreprise. Ces différents efforts, s’ils sont considérés comme pertinents et voués à la réussite, sont ensuite reflétés dans la valeur des entreprises concernées. Une démonstration très simple montre que cette création de valeur ne correspond pas à un transfert de valeur mais bien à une création pure...

Si l’on prend une société côtée en Bourse dont le capital est composé de 10 millions d’actions à 10 euros, sa valeur boursière est de 100 millions d’euros. Si un investisseur (individuel ou institutionnel) place un ordre d’achat pour 100 actions à 12 euros et qu’un actionnaire existant lui vend 100 actions à ce prix, toutes les actions de cette société valent 12 euros à l’issue de la transaction : la valeur boursière de la société a été augmentée de 20 millions en un instant (alors que seulement 1200 euros ont été échangés) et l’ensemble des actionnaires de la société ont fait une « plus-value virtuelle » de 20% (et personne n’a été volé !). Si le cours se stabilise à 12 euros au cours des transactions ultérieures, c’est que les investisseurs ont confiance dans les profits futurs de l’entreprise, la considèrent comme créatrice de valeur et la valorisent 120 millions d’euros. Si le cours revient vers 10 euros, l’investisseur à 12 euros est le seul perdant de l’histoire...

La même histoire peut être racontée dans un scénario à la baisse à 8 euros, on parle alors à l’inverse de destruction de valeur (et personne ne récupère les 20 millions d’euros qui s’évaporent aussi instantanément !)...

Les plus ronchons d’entre nous argueront que l’essentiel de la création de valeur va à l’actionnaire (donc au capital), c’est vrai et faux. C’est vrai si les salariés ne s’intéressent pas à l’économie, mais il y a en fait partage. Une entreprise créant de la valeur est souvent fortement embaucheuse, a des marges de manoeuvre permettant d’augmenter les salaires, peut verser participation et intéressement aux bénéfices, délivre également plus-values, voire des dividendes à ses actionnaires salariés (cf. Actionnariat salarié...) et ceux-ci peuvent également épargner plus et placer leur épargne dans des instruments à forte espérance de gain...

Il est vrai qu’une partie de notre tissu économique vit une période de destruction de valeur due à la pression concurrentielle nouvelle issue de la mondialisation. Il est vrai aussi que, dans une économie des services, de l’immatériel, de l’innovation et de la connaissance dans laquelle la France peine à rentrer, le partage entre actionnaires et salariés est d’autant plus favorable aux salariés que la création de valeur dépend plus de leur travail que du capital investi !

L’économie n’est pas un jeu à somme nulle, le capitalisme mondialisé recèle au moins autant d’opportunités que de préjudices, il va nous falloir bosser, prendre des risques et réformer notre cher pays pour en voir les bénéfices et cela n’a pas vraiment l’air d’intéresser nos candidats à la présidentielle ! La réussite économique serait-elle un objectif de second ordre, comme la liberté individuelle une valeur politique de second rang ?


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315 réactions à cet article    


  • dapeacemaker (---.---.1.14) 30 octobre 2006 10:51

    ...l economie est elle compatible avec la survie de l humanité ?

    moi, comme vous j accepte :

    http://leweb2zero.tv/video/alfred_5845305732dd060

    DPM


    • yoda (---.---.63.52) 30 octobre 2006 11:22

      « Le jeu économique dans un système capitaliste et mondialisé ne consiste donc pas à chaparder les billes des autres comme le ferait un gamin plus costaud que les autres dans une cour de récréation »... « L’économie n’est pas un jeu à somme nulle »

      Certes, mais imagine qu’il existe une cours de recre, avec des billes qui poussent aux arbres, la richesse donc augmente, et en principe il ya en a assez pour tout le monde ! mais quel interet d’avoir dix milles billes si ton voisin en a autant, donc tu luis casses la gueule, tu lui piques ses billes, et tu lui dis que les arbres sont a toi (et a tes copains aux gros muscles), et si il veut quelques billes il doit te lecher les pieds.

      Capito ? (Pas besoin d’avoir fait polytechnique pour comprendre ca smiley)


      • Jesrad (---.---.105.16) 30 octobre 2006 13:36

        « Lui et ses copains à gros muscles », belle définition de l’état.


      • Faust (---.---.192.4) 30 octobre 2006 15:01

        Jesrad : Excellent ! ;)


      • (---.---.46.109) 30 octobre 2006 23:47

        « Lui et ses copains à gros muscles », belle définition de l’état.

        Je dirais plutôt qu’aujourd’hui, en France, l’Etat est un des musclés, mais il n’est pas le seul, qu’on vienne à le supprimer, il y en aura un autre pour le remplacer, la seule différence, c’et que l’Etat est le seul gros musclé élu démocratiquement !


      • yoda (---.---.63.52) 31 octobre 2006 00:48

        Non Jesrad ta lecture n est pas la bonne smiley... l’etat c est le mediateur qui redistribue un peu les billes (et prend une bonne commission) et previent ainsi la revolte des sans billes, tout en laissant leur copains aux gros muscles (de capitaux) faire leur lois et s’accaparer un max de billes.


      • ZEN zen 30 octobre 2006 11:24

        « le partage entre actionnaires et salariés est d’autant plus favorable aux salariés que la création de valeur dépend plus de leur travail que du capital investi ! »

        ça c’est un scoop !

        Pleurons, mes frères, sur le sort de l’ultra-libéralisme et faisons en sorte de l’aider par nos sacrifices quotidiens...

        Renvoyons l’auteur à l’article récent sur les dérives du système financier..Il a besoin de s’instruire.


        • (---.---.49.241) 31 octobre 2006 09:29

          « Renvoyons l’auteur à l’article récent sur les dérives du système financier..Il a besoin de s’instruire »

          L’instruction est elle nécessaire à la religion ?


        • (---.---.37.70) 31 octobre 2006 09:45

          « les dérives du système financier »

          Il n’y a pas de dérive, sauf pour un énarque fonctionnaire ayant toujours fait n’importe quoi sans compte l’argent, ils y a un marché unique mondial.

          La bourse de Hong Kong fait presque déja jeu égale avec celle de Londre et de Wall-Street.


        • Christophe TALBOT (---.---.42.112) 30 octobre 2006 11:31

          Cher Monsieur le polytechnicien, c’est un petit bachelier professionnel Bureautique qui vous recommande très vivement la lecture d’un autre polytechnicien, généticien des populations : Albert Jacquard dans « Mon utopie ». Vous y trouverez, à travers les lignes d’un Homme plein de sagesse et de maturité d’esprit, une vision de société aux antipodes de la votre, que je respecte, mais que je considère néanmoins comme destructrice, à terme, de cette chose que nous appelons « Civilisation ».

          Enfin, vous faites référence à cette grande nurserie que serait devenue la France. Allez dire cela aux millions de citoyens qui souffrent au quotidien d’un ordre injuste, chômage, précarité, crise du logement et j’en passe. Oh pardon !, je fais preuve de machiavélisme en disant cela. Nous sommes tellement nombreux à ne pas voir le bonheur que procure, partout dans le monde, le modèle, votre modèle, ce néo-libéralisme triomphant et indépassable tellement il est bienfaisant pour la « majorité » d’entre-nous. Je fais donc partie de ces milliards d’êtres humains qui ne se rendent pas compte, par naïveté, de la chance historique que représente ce processus qui accompagne l’épanouissement de l’humanité jour après jour. Heureusement que des gens aussi brillants intellectuellement que vous sont là pour nous ouvrir les yeux. Grâce à vous, nous serons un peu plus nombreux, à la lecture de votre article, à aider ce capitalisme, si injustement critiqué, et qui en a bien besoin. Merci.

          votre serviteur, Christophe TALBOT, fainéant de chômeur.


          • ZEN zen 30 octobre 2006 11:53

            @Christophe Talbot

            Vous démontrez qu’il n’est pas besoin d’être polytechnicien pour avoir du bon sens...


          • Jesrad (---.---.105.16) 30 octobre 2006 16:44

          • parkway (---.---.18.161) 31 octobre 2006 13:40

            Tu te rends compte, Talbot ?

            Un salaud de chômeur, qui se plaint et ose ironiser un brave polytechnicien qui a tout compris de la vie ?

            Lui au moins, il n’a pas peur d’en avoir plein ses armoires !

            C’est pas comme nous, salauds de fonctionnaires, responsables de la dette française et du marasme économique !

            merci encore une fois, JDCH, de nous ouvrir les yeux !

            je vais vite aller voter pour le traité Giscard...


          • FYI (---.---.33.228) 31 octobre 2006 15:41

            Croyez moi, il y a un paquet de polytechnicien qui sont des bras cassés smiley C’est pas l’armure qui fait le chevalier smiley


          • kelenborn (---.---.162.39) 2 novembre 2006 11:00

            A ce détail prêt , Monsieur le petit bachelier , qu’Albert Jacquard aurait sans doute mieux fait de continuer à s’occuper de génétique plutôt que de commencer à gloser sur des sujets où il sème à tout vent les pires âneries.Si nous ne vivions pas dans un monde politiquement correct, où règne une police de la pensée , où tout ce qui est déviant est interdit mais où on tend le micro aux pires crétins , du moment qu’il s’agisse de débiter des fadaises propres à ravir la « goche » bobotte et les « droitdel’hommistes », il y a longtemps que ce guignol aurait rejoint les poubelles de l’Histoire. Bref, il faut ce monde de totalitarisme mou pour que la décérébration puisse continuer bien après la mort d’Ubu...Pour ne prendre qu’un exemple les nénuphars dont la taille double chaque année ont été plantés par un certain Malthus il y a deux siècles et si on l’avait écouté vendre sa salade nous serions dans un triste état aujourd’hui ! Mais il faut croire que le baccalauréat n’exige pas que ses lauréats doivent connaître l’origine de la richessse...

            Quand à la « grande nurserie » elle désigne , pour votre information, un système dans lequel nous nous installons et dans lequel le principe de précaution et le refus du risque sont devenus les substituts du capital et du travail pour le fonctionnement de l’économie : hystérie écolo-sanitaire qui consiste à bloquer tout progrès technologique au nom du principe de précaution et à affecter des ressources croissantes pour l’obtention d’un illusoire risque zéro. La conséquence en est la perte de compétitivité et la régression économique qui nous conduisent tout droit au sous-développement durable.. Je ne suis pas certain de partager les idées de l’auteur sur les bienfaits de la mondialisation mais, monsieur le bachelier, je crains qu’avec votre raisonnement vous ne terminiez votre carrière comme facteur à Pékin ou éboueur à Nex Delhi !!!


          • kelenborn (---.---.162.39) 2 novembre 2006 14:25

            Cher petit bachelier

            Notons d’abord que Jacquard aurait mieux fait d’en rester à supposer ce qui est sa spécialité : cela lui aurait évité d’uriner des âneries avec la complicité des média bien pensants et politiquement corrects. Les nénuphards dont la taille double ts les ans ont été inventés par une certain Malthus il y a deux siècles et si l’Humanité l’avait écouté nous serions retopurnés au moyen âge !

            Quant à la grande nurserie, elle décrit effectivement ce qu’est devenu ce pays en tricotant le principe de précaution avec le refus hystérique de tout risque. Non seulement le peu de croissance que nous avons est absorbé par une réglementation budgétivore, mais ce qui nous reste de compétitivité est taillé en pièce ! Cette hystérie écolo sanitaire nous envoie tt droit sur la voie du sous développement durable et il n’y a que les représentants des bobos (Delanoé et Royal en tête) pour s’en réjouir..


          • (---.---.107.65) 3 novembre 2006 10:18

            « Cette hystérie écolo sanitaire nous envoie tt droit sur la voie du sous développement durable et il n’y a que les représentants des bobos (Delanoé et Royal en tête) pour s’en réjouir.. »

            Je savais bien que c’était de la faute des bobos ! Allez, je distribue mon premier point Bobodwin, le premier d’une longue série, félicitations !


          • redge (---.---.0.74) 30 octobre 2006 11:31

            Article très rigolo, dommage que ce soit involontaire... d’abord, soyons clair, quand quelqu’un se defini comme anti libéral, il fait le plus souvent reférence au libéralisme économique. Le libéralisme économique est un mouvement née des lumière, qui pris fin brutalement en 1929, et qui suite à un lobing intensif de 1947 à 1980 revint en force sous le nom de néo liberalisme. La doctrine libérale entend prouver qu’il y a un ordre naturel et que l’état ne doit pas intervenir dans l’economie. La crise de 1929 ne semblant pas suffisante pour certain, une preuve de l’idiotie du liberalisme c’est bien evidament les ététs unis, qui bien que pronant après des autres pays cette doctrine ne l’applique quasiment jamais. On peut aussi prendre l’argentine, ou l’asie, dont les crises importantes sont la conséquence drecte d’une politique libérale.

            Les ultra libéraux n’ont pas du écouter quand ils étaient à l’école, afin d’aider l’auteur de cet article, je lui propose 2 exercises : 1 faire une etude sur les raisons de la crises de 29. 2 faire une devoir de phylo ayant pour sujet « La lois est elle l’ennemie de la liberté ou au contraire, la protège t elle ? »

            Une fois cela fait, je lui pris de relire son article et d’y trouver tout ce qu’il y a écrit d’idiot...


            • ropib (---.---.27.229) 30 octobre 2006 11:49

              2 petits articles intéressants

              La concurrence, un mythe : http://www.monde-diplomatique.fr/2006/07/SAPIR/13645

              Les mythes du libre-échanges : http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/atlas-libre-echange


            • gem gem 30 octobre 2006 12:22

              Il n’y a qu’un point de juste dans ces commentaires, mais tellement important, alors je souligne :

              « Les ultra libéraux n’ont pas du écouter quand ils étaient à l’école »

              Et oui, c’est très bien dit : les antilibéraux ne font que répéter, comme de gentils perroquets, ce qu’on leur a enseigner à l’école. Et plus grands ils continuent en citant les revues préférées de leurs profs, quand ce ne sont pas des revues officielles dans l’école (« alternatives économiques » par exemple).

              Comique, non, pour des gens qui s’imaginent « contre le système » ?

              Et ça ne date pas d’ailleurs, je me souvient de ces cours d’économie d’anthologie, à la gloire de l’URSS et plus généralement des économies centralisées plus ou moins socialistes... Et pourtant on savait déjà ce qu’il y avait vraiment derrière le mur, à l’époque, d’ailleurs on a bien vu quelques années après.

              Le reste relève du phantasme débile, mais je doute qu’il soit possible d’essayer de réfuter ces idioties face à quelqu’un qui sait déjà tellement tout comme ça... D’ailleurs il a appris, par coeur et sans réfléchir, à l’école.


            • olivier (---.---.229.136) 30 octobre 2006 12:26

              meme si le monde diplomatique detient la science infuse, il est souvent de bon aloi de puiser dans plusieurs sources pour se faire une opinion.


            • (---.---.37.70) 30 octobre 2006 12:49

              « Le libéralisme économique est un mouvement née des lumière, qui pris fin brutalement en 1929, »

              Né au XVII « Laisez faire, laisez passer, Sire », et mort en 14/18 (la crise de 29 est largement du à une politique étatique defectueuse..). Résultat, niveau de vie de 1960= à celui de 1913...

              « La doctrine libérale entend prouver qu’il y a un ordre naturel et que l’état ne doit pas intervenir dans l’economie. »

              Exactement. D’ailleur les mathématiciens retrouvent cet ordre ailleur que dans l’économie.

              « 1 faire une etude sur les raisons de la crises de 29. »

              =>Lutte de l’Etat contre la « spéculation », qui à étoufé la bourse, fait recupérer les emprunts, fait vendre, ruiné les actionnaires..

              « 2 faire une devoir de phylo ayant pour sujet »La lois est elle l’ennemie de la liberté ou au contraire, la protège t elle ?«  »

              Surtout les Lois Nazi et Soviétique.


            • ropib (---.---.27.229) 30 octobre 2006 16:14

              @olivier

              Je croyais justement proposer des sources différentes... De mon côté ça va merci.


            • qsdf (---.---.229.204) 30 octobre 2006 18:50

              Quand on donne des leçons d’Histoire aussi simplistes, il est bon, de ne pas ajouter au ridicule du contenu, celui de la forme, largement défendu par le niveau de votre orthographe.


            • (---.---.37.70) 31 octobre 2006 07:36

              Tous le monde sait que la crise de 29 (les crises boursiéres étant normales dans le libéralisme) est le resultat de la politique stupide de l’Etat, qui a étrangler le crédit (halte à la spéculation et au spéculateurs !) Ah ! Ah !Ah ! Les cons tout de même !).

              Bein depuis il ne le font plus, étrange..

              Alors mettre ca sur le dos du libéralisme, qui n’existait plus depuis 1914..

              Bientôt on va nous dire que le Sang contaminé, c’est le libéralisme, que le Crédit Lyonnais, la SNCF ou les camps de la morts, c’est le libéralisme.. Faut arreter d’être ausis couillon (mais si vous êtes fonctionnaire, donc inutile à la société en tant que tel, je comprend que vous défendiez votre interet de classe parasite).


            • Job (---.---.132.19) 31 octobre 2006 23:42

              Faux et archi faux. C’est de la désinformation. Rien d’autre.

              Dès la fin de la guerre 1914/1918, c’est exactement le contraire qui s’est produit.

              Les Etats ont voulu reprendre le cours de la vie comme avant guerre : oublié la guerre (25 millions de morts) et la grippe espagnole (20 millions de morts dans le monde).

              Ils ont laissé les affaires reprendre sans vrai contrôle.

              Lorsque la crise du 24 octobre 1929 du New York Stock Exchange intervient, elle entraîne une crise bancaire et précipite les États-Unis dans la Grande dépression. Les responsables sont les actionnaires, petits et grands, qui au lieu de ne rien faire, ont eu peur et ont revendu tous ensemble toutes leurs actions. Ils ont exigé le remboursement d’emprunts. La suite : il a fallu pratiquer une politique étatique interventionniste (c’est là où Keynes entre dans l’Histoire) pour sortir de cette folie généralisée.

              C’est donc les concepts de « laisser faire », de « main invisible » et « d’information parfaite » qui ont démontré leur inanité.

              Quand à « l’homo economicus », on n’en a pas encore trouvé les os. C’est sûrement une espèce qui connut les temps où l’Atlantide dominait le monde. smiley

              L’idée que de l’égoïsme peut sortir un bienfait collectif a été détruite ce jour-là, définitivement pour les gens cultivés. Auparavant on pouvait encore douter.

              Le prix payé pour cette expérience : les fascismes et la Seconde Guerre Mondiale (50 millions de morts avec la Choa).

              Le décompte des morts n’inclus pas les bébés à naitre non nés. Mais les démographes les inclus, eux.

              Tout çà vous donne une idée de ce que votre belle utopie a couté en vies humaines. Si on ajoute à çà l’effet induit qu’est le communisme. L’addition en morts croit d’au moins 80 millions de personnes.

              Pour ceux qui ne sont pas au courant : Ho Chi Min, le petit homme n’était pas communiste en 1945, il a co-écrit une constitution pour le Viet Nam en prenant le modèle de la consitution des Etats-Unis d’amérique de 1776. Il espérait leur aide, il a eu leur napalm.

              [Attention : le négationnisme est un délit - même sur Agora Vox - je le précise parce qu’on lit tellement de trucs invraisemblables qu’on imagine le pire].


            • cestpaspermis (---.---.4.192) 1er novembre 2006 20:38

              ça non:je suis abonné à« alternative économique » et je ne peux laisser dire que c’est un journal dogmatique.Au contraire,il y a chez eux le désir de présenter toutes les palettes de l’économie.Je ne les ai jamais vu défendre l’ultra libéralisme.Quand on cite,l’honnêté consiste à ne pas dire n’importe quoi.


            • (---.---.37.70) 2 novembre 2006 09:05

              « Lorsque la crise du 24 octobre 1929 du New York Stock Exchange intervient, elle entraîne une crise bancaire et précipite les États-Unis dans la Grande dépression. Les responsables sont les actionnaires, petits et grands, qui au lieu de ne rien faire, ont eu peur et ont revendu tous ensemble toutes leurs actions. Ils ont exigé le remboursement d’emprunts. La suite : il a fallu pratiquer une politique étatique interventionniste (c’est là où Keynes entre dans l’Histoire) pour sortir de cette folie généralisée. »

              N’importe quoi. Si les actionnaire en vendu (alors même que les crise de ce type sont courrante, cf bulle internet) c’est parce que l’Etat à augmenté au lendemain du krak les taux d’interet pour arreter la spéculation. Ne pouvant donc se refinancer, les actionnaires ont du vendre. Aucune folie la dedans. L’Etat serait resté passif, la crise n’aurait sans doute pas eut lieu..

              Par ailleur Keyne n’a jamais été appliqué, sauf par l’Allemagne Nazi, on sait comment, mais il y a consensus pour dire que cette théorie est caduc. C’est bien d’ailleur parce qu’elle était inefficace qu’elle à été abandonné, en 83 pour la France, dans les années 70 pour les autres pays.

              Quand à Alternative Economique, c’est une revu communiste. C’est un fait. Tous leurs articles sont biaisés. Et personne dans les fac ne la considére comme sérieuse.

              D’ailleur, on n’apprend pas la physique nucléaire avec une revu, mais des livres, et c’est pareil pour l’économie.


            • Job (---.---.132.80) 2 novembre 2006 16:02

              @ (IP:xxx.x75.37.70)

              [« Le krach de 1929 est consécutif à une bulle spéculative, qui commence vers 1927. La bulle est amplifiée par le nouveau système d’achat à crédit d’actions, qui depuis 1926 est permis à Wall Street. Les investisseurs peuvent ainsi acheter des titres avec une couverture de seulement 10 %. Le taux d’emprunt dépend du taux d’intérêt à court terme, et la pérennité de ce système dépend donc de la différence »entre le taux d’appréciation des actions et ce taux d’emprunt.

              Suite à la hausse des taux d’intérêt en avril 1929, à la première stagnation des cours, le remboursement des intérêts va devenir supérieur aux gains boursiers et de nombreux investisseurs seront alors contraints de vendre leurs titres pour couvrir leurs emprunts (appels de marge), ce qui va pousser les cours à la baisse et déclencher une réaction en chaîne. C’est en septembre 1929 que les cours atteignent leur plus haut niveau historique."

              extrait de wikipédia.]

              Précisons que il y a « hausse des intérêts » parce que la demande en monnaie est très forte (pour pouvoir miser à 10%) : ce n’est donc rien d’autre que l’effet mécanique du marché appliqué à la monnaie en l’occurence (le rapport offre/demande). Le loyer de l’argent prêté (l’intérêt) est proportionnel à la demande et aux disponibilités.

              Ou encore

              ["Le krach boursier

              Alors que les banques américaines, anglaises, allemandes et françaises sont, comme les opérateurs boursiers jouant avec les capitaux, puissantes sur le marché international, leurs déboires vont déstabiliser l’ensemble des puissances économiques. En effet, la circulation des capitaux est devenue de plus en plus autonome vis-à-vis des productions et des échanges de marchandises : l’excès de spéculation boursière et l’irrationalité des comportements des agents de bourse ont accéléré le rythme de circulation de l’argent indépendamment des opérations économiques. C’est ainsi que la valeur totale des actions cotées à Wall Street, la bourse de New York, s’est accrue de 250% entre janvier 1925 et janvier 1929, donnant l’impression d’une « prosperity » décennale ; quant aux crédits bancaires américains, ils sont passés de 550 à 6’640 millions de dollars entre le 31 décembre 1924 et le 4 octobre 1929.

              Mais, lorsque personne ne veut racheter les titres dont la valeur s’écroule, les cours s’effondrent davantage, provoquant à la fois une fragilisation du système de crédit net et de l’épargne : en retirant leurs avoirs, les déposants accélèrent la panique générale, ainsi que l’atteste l’apparition brutale du « krach boursier » américain, qui se déroule les 23, 24, 28 et 29 octobre 1929 : le jeudi 24 octobre 1929, la bourse de New York connaît une activité anormale : plus de 12 millions de titres sont jetés sur le marché ; le mardi 29 octobre, les transactions atteignent un chiffre record : 16 millions d’actions changent de main, et les valeurs s’effondrent, entraînant l’ébranlement des cours sur les marchés mondiaux. Cette généralisation des pertes boursières provoque des faillites considérables (2 298 faillites bancaires, aux Etats-Unis, en 1931), des paniques en chaîne, et même des vagues de suicide chez les porteurs de titres ayant ruiné par affolement leurs clients.

              La panique bancaire L’asphyxie du crédit et la contraction de la demande ont fait entrer des acteurs qui n’ont en rien su anticiper la dépression dans une spirale perverse qui s’autoentretient, et vont étrangler une agriculture et une industrie affaiblies par une chute des cours. La mauvaise gestion de la monnaie a, d’ailleurs, si l’on en croit les économistes keynésiens et les monétaristes, amplifié la crise : les mesures prises dans le cadre de politiques monétaires trop restrictives (visant à limiter la création de monnaie) dans un contexte de besoin de liquidités stimulé par une croissance importante et un essor des emprunts liés à la spéculation, ont été à contre-courant des besoins de l’économie. Pour Milton Friedman, toute baisse soudaine de la masse monétaire est en effet un facteur de « grave dépression » (toute hausse soudaine ayant des effets tout aussi néfastes, si l’on en croit la théorie quantitative de la monnaie développée par l’auteur, étant source de tensions inflationnistes). C’est ainsi que la masse monétaire nord-américaine a diminué de 30 % entre 1928 et 1929. Pour l’économiste Irving Fisher (l’inventeur de la théorie quantitative), la crise prend ses racines dans l’économie d’endettement, qui fragilise l’ensemble du système, en empêchant les régulations (supposées automatiques) des marchés financiers et monétaires. Le rapatriement de capitaux américains (entamé avant 1929, mais accéléré à partir de cette date) mais aussi britannique ou français d’Allemagne ont accéléré la faillite d’un système fragilisé par le plan Dave de 1924, faisant entrer le pays dans une crise profonde qui affaiblit l’économie européenne, et qui facilitera la montée du nazisme. Ce rapatriement fragilise tous les systèmes bancaires, affectant durement, entre autres, la Banque d’Alsace-Lorraine, l’Union Parisienne et surtout la Banque Nationale de Crédit. Or, bénéficiant de la monnaie la plus forte du monde, toujours garantie par l’or, la France subit un contexte déflationniste et des dévaluations des autres monnaies, notamment de la livre sterling (en septembre 1931), provoquant un renchérissement du prix des biens français sur le marché mondial qui freine les exportations de la nation, creuse le déficit commercial et accentue un chômage qui atteint 400’000 personnes en mars 1933 et 1’200’000 en mars 1934 (auxquelles il faut ajouter de 1,5 à 2 millions en chômage partiel). Mais la lecture de la crise de 1929 à travers les seuls aspects monétaires ou financiers est insuffisante. "]

              Extrait de Memo Histoire (site d’histoire) http://www.memo-online.com/article.asp?ID=CON_EDG_003#Som0

              Vous trouvez une thèse orientée puisque « monétariste » qui cohabite avec une autre « keynésienne ». L’histoire a tranché, c’est la méthode de contrôle des capitaux et de relance qui l’a emporté (Keynes). Friedman est le roi pour expliquer que les Etats font moins bien que les marchés. La vérité, hélas, c’est que les hommes d’Etat mènent en général de spolitiques « à la Friedman » avec ou sans corpus théorique. La raison : les gens qui vous mènent aux commandes politiques sont souvent les gens riches. Et ces derniers veulent influer sur toutes les décisions. Aujourd’hui, on appelle çà le lobbing.

              La crise de 1929, c’est le résultat du laisser-faire, laisser-passer de l’Etat US. Si on avait obligé les investisseurs à couvrir au moins 50% de leurs achats boursiers, le résultat aurait été différent. La confiance aurait été là. Il faut se rendre compte que la bulle créée n’était pas couverte à 90%. çà ne correspondait à rien qu’à des espérances psychiques sans qu’aucun travail soit réellement produit. Les Grecs Anciens appellaient ce genre de chose la Démesure. La simple prudence du bon père de famille aurait suffit pour éviter la bulle et le dérapage. C’est l’Europe qui a payé l’addition. Et çà nous coûter une nouvelle guerre. Merci aux capitalistes.

              Dernier point « l’économie d’endettement » n’est pas le fait de l’Etat US, c’est bien le fait que les opérateurs financiers ont demandé aux spéculateurs seulement 10% de la valeur achetée, créant ainsi 90% de valeurs crédits inexistantes. Donc merci de ne pas lire ce texte comme : « c’est encore l’Etat qui a dépensé pour ses pauvres et ses salos de fonctionnaires. » C’est un contre-sens. L’Etat n’a tout simplement RIEN FAIT. Mais, c’est dur d’admettre quand on est un politique, qu’on est à ce point là totalement incompétent. La classe dirigeante doit gardée dans l’esprit de la multitude son image de compétence, de maitrise des situations. Autrement, elle perd le pouvoir.

              Et vous trouverez chez tous le monde la même chose. Les Etats n’ont strictement rien fait parce qu’ils étaient comme vous dans la même conception. Quand ils ont réagi, c’était déjà trop tard. Et ce n’est un mois ou deux mois avant les événemenst qu’il fallait agir, mais dès lafin de la première guerre mondiale en analysant très sérieusement, sans parti pris les événements du XIXème siècle qui avaient conduits à la folie généralisée. Keynes est un des rares qui a fait l’effort intellectuel de la remise ne question.

              Les gens de l’Ecole de Francfort (en Allemagne) aussi.

              Et c’est pour çà aujourd’hui que toutes les places boursières sont sous le double contrôle des Banques Centrales et des institutions financières telles que la COB et la SEC.

              Et l’affaire ENRON (ou EUROTUNNEL, chez nous) a montré que çà ne suffit pas. Lisez plus loin le commentaire informatif sur la Loi US dite « Sarbanes-Oxley ».

              Vos propos montrent une chose : dans les documents, vous ne voulez voir que ce qui vous arrange. çà s’appelle du négationnisme ou du révisionnisme. On récrit l’Histoire parce qu’elle bosucule nos lieux communs. Même dans les officines financières, ce stade de raisonnement est dépassé.

              Aucun jugement pertinent ne peut se construire sur une telle attitude.

              Et d’ailleurs pour être clair : le phénomène de l’interventionnisme étatique en matière sociale est nouveau. Il date du XXème siècle. Et ce sont les crises et les guerres d’ampleurs internationales qui ont provoqué cet interventionnisme. Ce n’est même pas le communisme.

              Nos pays ont été dévasté et avec la bombe nucléaire nous en sommes arrivés au bord de l’auto-extinction de notre espèce.

              Et çà c’est le produit du capitalisme. Et le communisme n’en est qu’un sous-produit. Les totalitarismes aussi.

              Bon je décroche, j’en ai assez.

              Gardez vos vues partisanes. récrivez l’histoire si tel est votre bon plaisir. Après tout, c’est encore une liberté.

              Mais je vous avertis que il est inutile de parler de « science » dans ces conditions. Et d’invoquer la « physique ». C’est le dada des gens comme vous que de se réferer à ce domaine. Ne pas oublier les langages logiques et mathématiques. Bonne métaphysique.

              Ah oui, les anges, ont-ils un sexe ?

              Si bien mise ne forme, cette question est parfaitement calculable. Les dragons sont démontrables. Tout être imaginaire, totue entité conceptuelle à au moins la « vie psychique » et donc quelque chose comme la consistance du réel.

              @JDch

              Ne trouvez-vous pas que les fonds de pensions ressemblent par certains aspects à ce qui est décrit dans la crise de 1929 : dématérialisation trop poussé de l’economie ?

              Combien pensez-vous que de fonds de pensions peuvent simultanèment faire faillite ? Et quelle sera la capacité d’absorption réelle des Etats et des Banques Centrales ?

              Combien d’ardoises, les contribuables peuvent-ils absorbés ?

              précisions que l’unité de raisonnement est en dizaine de milliards de dollars.

              Et avec un Etat US surendetté, ne pensez-vous pas que la situation est plus que limite ?

              *******************************

              la revue « Alternative Economique » est une bonne revue.

              Mais comme toutes les revues (et les sources informatives), elle n’offre qu’un regard, qu’un point de vue sur ce domaine.

              Il faut multiplier les sources de données et les critiquer pour obtenir une vue plus « objective ».


            • monteno (---.---.179.94) 3 novembre 2006 15:42

              @gem

              Je citerai, pour continuer ds ton sens, la prévision publiées par Maurice Lauré(alors commissaire au plan) ds les années 50, que l’économie de l’URSS allait rattraper l’économie américaine au milieu des années 60 !


            • Job (---.---.132.188) 4 novembre 2006 14:51

              Moi aussi, j’ai été à l’école. J’ai eu droit à ce discours.

              Les économies « socialistes » sont des modèles sous-entendus dont il faut s’inspirer.

              Je n’y ai jamais adhéré. Pourtant, j’étais jeune.

              On nous expliquait aussi qu’après les Révolutions de février et d’octobre 1917, les premiers essaie d’économie socialiste avaient échoué et qu’il avait fallu lancer la N.E.P. . Cette politique était une première ébauche du socialisme.

              Le véritable problème vient des mots employés :

              Le Communisme, ce n’est pas le Socialisme. La République, ce n’est pas la Démocratie.

              Mais sans cesse, tous parlent indifféremment. C’est çà le problème.

              Le libéralisme, ce n’est pas le capitalisme ou le néo-libéralisme.

              Voilà, philosophiquement, les pensées sont différentes. Le manque de rigueur volontaire ou non conduit à des glissements sémantiques. Et le résultat : c’est que finalement, on ne sait plus de quoi, on parle.

              Du coup, on n’a plus de modèle de référence. À force de mélanger les genres...les lignes de partage sont confuses. Et finalement, on se replie sur ses propres intérêts au risque de grosses contradictions.

              Chaque modèle de pensée est un modèle Et de l’humain Et du vivre-ensemble.

              Moi, j’ai choisi : ni capitaliste ni communiste.


            • manuska (---.---.247.249) 17 novembre 2006 10:18

              Une école pas assez flexible !

              Le problème avec l’école actuelle vient surtout du fait que l’on ose encore apprendre à nos enfants, contre toute évidence, que l’on veut que l’homme ait une dignité et sublime ses « penchants primitifs » tels que le profit, la compétition, la domination et autre « kikenauraleplus et kipissralepluloin ». Pourquoi ne pas plutôt leur apprendre à planter des clous à la chaîne pour les préparer à aider leurs futurs employeurs à créer de la valeur au lieu de les encourager dans leurs divertissements improductifs puérils consistant à sauter d’un côté et de l’autre d’un élastique en chantant des chansons débiles ? la récréation est finie bande de merdeux, vous créerez de la richesse, vous rentrerez chez vous et appuierez sur le bouton de la télé pour voir quels besoins on vous a encore inventé aujourd’hui ! et dimanche aprés-midi, on ira faire une promenade en rang par deux sur la place de la république, caillasser les feignants RMIstochomeurprofiteurfonctionnaire et autres prototalitarisme en puissance pour leur apprendre ! on les entendra nous argumenter en quoi l’urss n’a jamais été le communisme,et on fera semblant de pas comprendre en faisant quelques bons mots d’esprit. Voilà ! A bas la liberté sauf celle d’entreprendre vive le libéralisme économique,et vive le monde tel qu’il nous le construit. On est pas bien, là... ?


            • vincponcet (---.---.133.64) 5 décembre 2006 11:45

              « Précisons que il y a »hausse des intérêts« parce que la demande en monnaie est très forte (pour pouvoir miser à 10%) : ce n’est donc rien d’autre que l’effet mécanique du marché appliqué à la monnaie en l’occurence (le rapport offre/demande). Le loyer de l’argent prêté (l’intérêt) est proportionnel à la demande et aux disponibilités. »

              Le prix de la monnaie, son taux d’intérêt ne correspond pas à l’offre et la demande, il est fixé par le monopole étatique de la monnaie appelé « banque centrale ». ça, c’est pour les prêts à court terme, mais la manipulation des taux à court terme déforme aussi les prêts à long terme (car on peut se financer à court terme pour payer un prêt à long terme). Bref, du fait que le prix de la monnaie ne résulte pas d’un marché libre mais d’une volonté politique, le décalage entre prix, offre et demande fait qu’il y a une incitation à s’endetter. Car l’effet de l’expansion monétaire est une augmentation des prix constatés (en fait ce ne sont pas les prix qui augmentent, mais le pouvoir d’achat de l’unité monétaire qui diminue). Ainsi, il est « rentable » de s’endetter pour faire augmenter les prix et bénéficier de la plus value générée par l’inflation. Dans un système de monnaie libre, tout investissement correspondrait à une épargne. Donc plus il y a de gens qui empruntent pour investir, plus le taux d’intérêt doit augmenter. De là, les taux d’intérêt peuvent rapidement arriver à un point où le taux d’intérêt est plus élevé que le retour sur investissement escompté, de là, l’investissement baisse et le taux baisse.

              Bref, dans un marché libre de la monnaie et de l’épargne, il ne peut pas y avoir de booms et de krachs comme celle de 1929, la période « internet », l’immobilier, etc... Parce que l’offre et la demande joue son effet régulateur.

              La crise de 1929 a été rendue possible par l’établissement de la banque centrale US en 1913. Durant la première guerre mondiale, l’effet inflation était masqué dans l’effort de guerre, mais ensuite durant les années 20, cet excès de monnaie s’est retrouvé dans les investissements Wall Street jusqu’à s’effondrer.

              Donc non, la finance mondiale est très loin d’être un marché libre, parce que leur outil de travail, la monnaie, est un monopole d’Etat et agit comme une subvention au profit des investisseurs, financiers, banquiers, Etats et grandes entreprises ... et au détriment des travailleurs qui voient leur pouvoir d’achat s’effondrer.


            • ropib (---.---.27.229) 30 octobre 2006 11:36

              Quel pays est libéral ? Il suffit de voir le protectionnisme américain pour voir que ceux qui en appellent au libéralisme parlent toujours des autres et en général (toujours ?) lorsqu’ils sont en position de force.

              Je crois que le problème actuel de beaucoup de peuples c’est de savoir ce qui lie les individus : religion, race, nation, idéologie... ? Car le libéralisme n’est pas un outil de cohésion et le capitalisme est plutôt le contraire.

              De plus le capitalisme est intéressant à partir du moment ou la force de travail est considérée comme un capital, ce qui n’est pas le cas. Ce qui fait qu’au final lorsqu’on est employé la recherche de productivité n’a aucun sens. Le management est donc obligé de partir sur d’autres solutions plus directives. Quant au libéralisme je pense qu’il serait important de mettre en place avant tout une certaine démocratie, sinon on pourrait penser que l’Etat ne pourrait pas intervenir en cas de décapitation d’un PDG.

              Pour finir je crois que Marx se trompait et qu’il est tout à fait possible de créer de la richesse et de vendre du vent sans pour autant que cela soit de l’arnaque.


              • Jesrad (---.---.105.16) 30 octobre 2006 13:40

                Marx disait que l’échange ne crée pas de valeur.

                Question : quand vous achetez une bicyclette, est-ce que vous vous sentez plus riche ? Je dis « riche » dans le sens où votre vie est plus intéressante, les possibilités qui so’ffrent à vous sont plus nombreuses, etc... Est-ce que votre existence vaut plus avec votre bicyclette, ou avec l’argent que vous avez échangé contre ?

                C’est ça, la valeur et la richesse.


              • ropib (---.---.27.229) 30 octobre 2006 16:20

                @Jesrad

                Oui je connais. Et je pense que Marx se trompait : la création de richesse est tout à fait possible parce que nous sommes des humains et que par là nous sommes foncièrement débiles, nous sommes capables d’acheter de l’achat.

                Je pense qu’il est nécessaire de rendre de ce que le capitalisme n’est pas si marxiste en réalité, soit par la théorisation, soit par la mise en oeuvre, au choix.


              • Jesrad (---.---.105.16) 30 octobre 2006 17:01

                Je ne comprends pas ce que vous dites. Est-ce débile d’acheter une bicyclette ?


              • ropib (---.---.27.229) 30 octobre 2006 17:17

                Faut sortir de la bicyclette. D’ailleurs l’idée du capitalisme est intéressante à partir du moment où on prend en compte la production, l’achat des matières premières, la distribution, le travail ajouté etc.

                Des fois on achète une bicyclette, des fois on achète « rien » et un « rien » qui coute. On pourrait aussi imaginer un cout indexé sur l’usage, ce serait intéressant, en particulier quand on vend du « rien » qui est utile surtout quand « rien » fonctionne.

                On pourrait aussi imaginer vendre notre disponibilité cérébrale pour le soda de marque lorsque nous regardons TF1, par contrat nous ne zapperions pas. Mais il est évident que si la publicité fonctionne c’est que le publicisé offre un service à la publicité.

                Ce sont des axes de réflexion. Evidemment pour l’instant la vente de « rien » n’a pas été mise en place (malgré des essais, mais hélas gratuits ce qui en annule l’avantage) sans doute par idéologie car il y a des acheteurs.


              • LE CHAT (---.---.75.49) 30 octobre 2006 11:39

                détruire la planète pour remplir les coffres de certains, quel sera le bénéfice en fin de compte ?

                Les français ne sont pas collectivistes , mais ces derniers temps les plus pauvres s’appauvrissent alors que certains engrangent des salaires et de revenus indécents .ça donne à réfléchir !


                • (---.---.37.70) 30 octobre 2006 12:50

                  « ces derniers temps les plus pauvres s’appauvrissent alors que certains engrangent des salaires et de revenus indécents »

                  Hélas pour vous, même l’Insse et d’autre types de gauche reconaissent que les inégalités sont stables depuis 1984...

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