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Airbus : l’annonce d’un « crash » ?

Airbus : un "clash" annonçant le "crash" ? (épisode 6)

Suite du feuilleton...

Les dirigeants de EADS/Airbus sont dorénavant coincés entre les demandes expresses et ingérantes de l’Etat actionnaire français et les pressions politiques exercées par l’Allemagne qui, en écho à l’attitude du gouvernement français, se voit obligée de faire monter les enchères pour protéger ses sites industriels...

L’intérêt social -au sens propre- d’Airbus, sa capacité à rattraper le retard sur son grand concurrent Boeing, à assumer les surcoûts encore non chiffrés précisément du programme A380 et à sortir dans les coûts et les délais son nouvel A350 sont assez loin des préoccupations des intervenants. Tout ce petit monde a l’air de penser que l’organisation issue des années 1970 d’Airbus qui instaurait un partage des sites entre les différents pays contributeurs (et notamment entre la France et l’Allemagne) n’était pas si mauvaise même s’il est reconnu qu’elle entraîne des coûts et délais importants en raison de la nécessité de faire "voyager" des bouts d’avion à travers l’Europe et de procéder à un assemblage de type "puzzle" (en espérant qu’il ne manque pas de pièce !) en fin de course.

Monsieur Gallois (co-président d’EADS et président d’Airbus) essaie de convaincre tout le monde que, sans son plan de restructuration POWER8, Airbus file un très mauvais coton qui pourrait l’amener à connaître des pertes importantes et durables. Nos politiciens gaulois et maintenant germains n’en ont rien à faire. La politique industrielle, ils connaissent, c’est leur terrain de jeu...

Comme tout enfant, ils leur arrivent de casser leur "joujou" et, si cela arrive, ils pleureront à chaudes larmes... tout en blâmant on ne sait qui des erreurs gravissimes qu’ils sont en train de faire commettre à l’entreprise !

Tout ceci risque bien de finir dans un bain de pertes, de restructuration bien plus lourde qu’annoncée et de revers commerciaux de plus en plus nombreux... Le cercle vicieux de l’économie "pilotée" par le politique !

cf Épisode 1
cf
Épisode 2
cf
Épisode 3
cf Épisode 4
cf Épisode 5




par JDCh (son site) jeudi 22 février 2007 - 41 réactions
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  • Par Rage (---.---.---.129) 22 février 2007 14:33
    Rage

    Bonjour,

    Je ne vous renverrais pas vers mon article concernant EADS de l’an passé, mais Airbus me file la nausée.

    Airbus, c’est la cristallisation de tout ce que le peuple à marre de voir :
     Combien de fois Jacques Chirac nous a t’il bassiné avec sa « réussite Européenne » ?
     Combien de pions M.Chirac et sa bande, UMP ou PS du reste, ont placé à la tête d’entreprises de ce type pour s’en mettre plein les poches et partir sauvagement lorsque le bateau coulait ?
     Peut-on réellement croire un millionième de seconde que M.Forgeard et toute sa famille n’ait pas été au courant des retards de livraison, et donc, qu’ils n’aient pas commis un outrageux délit d’initié ?
     Peut-on tolérer 10 000 licenciements, succédants au 12500 d’Alcatel - où tout le monde sait que S.Tchuruk est un incapable- alors que l’entreprise devraient être en mesure de se restructurer sans supprimer des emplois de haute qualification ?
     Peut-on supporter que ces 5000 licenciés en France, faisant vivre indirectement une ville de 20 000 personnes (si ce n’est plus) puissent être mis au tapis parce qu’une minorité a fait n’importe quoi pendant des années, le tout à 200 000€/mois de salaire ?
     Peut-on croire, un milliardième de seconde que le politique soit un tantinet capable de redresser la marche d’une entreprise qu’il a torpillé de l’intérieur en montant de toute pièce une gouvernance instable constituée de tous les refoulés du suffrage universelle et autres tocards de Polytechnicien qui ne savent pas répondre aux questions Fr3 d’il y a 2 jours ? (Désolé JCDH, mais les polytechniciens, à part les maths, faut pas trop leur demander d’être rationnel et humble)
     Peut-on réellement croire qu’une entreprise de ce type puisse fonctionner en 2007 comme elle fonctionnait en 1970 ?

    A toutes ces questions, je pense qu’il n’y a qu’une seule et même réponse : L’organisation de ce système de truands complètement déconnectés des réalités, et surtout imbus de leur personne au point d’être d’un mépris et d’une arrogance sans limite, touche le fond.

    Marre de constater que des incompétents se gavent sur le dos des « non sachant » et leur donnant pour seule compensation des discours moralisatrices qu’ils sont les derniers à s’appliquer à eux mêmes.

    Ces hommes devraient payer à l’Etat les dommages et intérêts qu’ils font subir à la nation : pas de pitié avec les escrocs en col blanc.

  • Par sweetsmoke (---.---.---.2) 22 février 2007 14:02

    intéréssant,

    Mais racontez nous combien les dirigeants d’Airbus se sont mis dans les fouilles récemment, en revendant leurs actions avant de provoquer la mise à la rue prochaine de 10 000 familles !

  • Par Forest Ent (---.---.---.205) 22 février 2007 23:22
    Forest Ent

    Ce n’est pas un pseudo pour rien, ça. smiley

    Commentaire certes brutal, mais non sans fondement. smiley

    « Peut-on tolérer 10 000 licenciements, succédants au 12500 d’Alcatel - où tout le monde sait que S.Tchuruk est un incapable- alors que l’entreprise devraient être en mesure de se restructurer sans supprimer des emplois de haute qualification ? »

    Le cas d’Alcatel est encore pire puisque c’est une boîte qui n’allait pas trop mal qui a racheté Lucent en mauvaise posture et que les réductions d’effectifs sont en bonne partie de la délocalisation de matière grise. Autant pour l’investissement de l’Europe dans « l’économie de la connaissance » ...

    « les polytechniciens, à part les maths, faut pas trop leur demander d’être rationnel et humble »

    Si, j’en connais, mais pas dans la politique. Se méfier des catégories. Le fric peut abîmer tout.

  • Par Christophe (---.---.---.125) 22 février 2007 14:35
    Christophe

    Et l’auteur omet, peut-être ne le sait-il pas, que Lagardère s’est fait tiré l’oreille quand il a voulu mettre en place une politique plus financiariste qu’industrielle chez EADS en négligeant les investissements sur fonds propres obligatoires dans ce type d’activité industrielle ; mais ce sont des investissements à long terme, ce que n’apprécient que modérément les financiers.

    Mais notre auteur n’a guère d’éthique, profitant d’une passe difficile pour faire valoir, une fois de plus, ses postures dogmatiques ! Sauf à prouver que les grandes entreprises à fonds exclusivement privés ne rencontrent jamais ce type de problème ! smiley

    Il reste cependant préoccupant que cette situation perdure ; pourtant, ne nous dit-on pas que l’Union est le sacre de l’entente cordiale entre les nations qui la composent ? Encore une belle illustration de la compétition entre Etats de l’Union ! smiley

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