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Accueil du site > Actualités > Economie > Airbus : l’annonce d’un « crash » ?

Airbus : l’annonce d’un « crash » ?

Airbus : un "clash" annonçant le "crash" ? (épisode 6)

Suite du feuilleton...

Les dirigeants de EADS/Airbus sont dorénavant coincés entre les demandes expresses et ingérantes de l’Etat actionnaire français et les pressions politiques exercées par l’Allemagne qui, en écho à l’attitude du gouvernement français, se voit obligée de faire monter les enchères pour protéger ses sites industriels...

L’intérêt social -au sens propre- d’Airbus, sa capacité à rattraper le retard sur son grand concurrent Boeing, à assumer les surcoûts encore non chiffrés précisément du programme A380 et à sortir dans les coûts et les délais son nouvel A350 sont assez loin des préoccupations des intervenants. Tout ce petit monde a l’air de penser que l’organisation issue des années 1970 d’Airbus qui instaurait un partage des sites entre les différents pays contributeurs (et notamment entre la France et l’Allemagne) n’était pas si mauvaise même s’il est reconnu qu’elle entraîne des coûts et délais importants en raison de la nécessité de faire "voyager" des bouts d’avion à travers l’Europe et de procéder à un assemblage de type "puzzle" (en espérant qu’il ne manque pas de pièce !) en fin de course.

Monsieur Gallois (co-président d’EADS et président d’Airbus) essaie de convaincre tout le monde que, sans son plan de restructuration POWER8, Airbus file un très mauvais coton qui pourrait l’amener à connaître des pertes importantes et durables. Nos politiciens gaulois et maintenant germains n’en ont rien à faire. La politique industrielle, ils connaissent, c’est leur terrain de jeu...

Comme tout enfant, ils leur arrivent de casser leur "joujou" et, si cela arrive, ils pleureront à chaudes larmes... tout en blâmant on ne sait qui des erreurs gravissimes qu’ils sont en train de faire commettre à l’entreprise !

Tout ceci risque bien de finir dans un bain de pertes, de restructuration bien plus lourde qu’annoncée et de revers commerciaux de plus en plus nombreux... Le cercle vicieux de l’économie "pilotée" par le politique !

cf Épisode 1
cf
Épisode 2
cf
Épisode 3
cf Épisode 4
cf Épisode 5


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41 réactions à cet article    


  • Forest Ent Forest Ent 22 février 2007 12:06

    L’économie était encore plus « pilotée par le politique » quand elle marchait bien. Rappelons que c’est le PS qui a offert Aérospatiale, entreprise nationale, à Lagardère, et Chirac qui a imposé Forgeard comme patron, et demandé à Lagardère de rester 10 ans au capital.

    Je n’ai pas compris un point dans votre article : pensez-vous que le plan de M Gallois est idoine ou pas ?


    • parkway (---.---.18.161) 22 février 2007 14:04

      forest ent,

      je sais pas non plus s’il est idoine ou pas, mais je sais bien qui va payer les pots cassés.

      M. Gallois i doi ne pas s’en faire, de toutes façon...


    • Emmanuel (---.---.135.250) 28 février 2007 00:48

      A propos, est-ce que les sympathisants de DSK peuvent me justifier ce fait ?

      « Le canard enchaîné » du 11/10/2006

      « La création de EADS fut le plus beau hold-up jamais réalisé par une entreprise lors d’une privatisation. Le groupe Lagardère apportait ses actifs d’une valeur comprise entre 5 et 10 milliards de francs et devenait propriétaire d’un ensemble évalué entre 80 et 160 milliards de francs (selon »le monde« du 2/10/1998). La commission de privatisation avala sans hoquet la couleuvre présentée par Dominique Strauss-Kahn, qui connaissait parfaitement le prix du cadeau fait à Lagardère. En moins de deux ans, le groupe Lagardère doubla sa valeur en bourse. Le poids du même groupe Lagardère dans la presse, l’audiovisuel, l’édition et la distribution de journaux, eut vite fait de calmer les esprits insolents. Hier comme aujourd’hui. »


    • Plus Robert que Redford (---.---.170.61) 22 février 2007 12:32

      Encore de quoi piquer une bonne colère !

      Airbus, fleuron de la coopération européenne, (du moins c’est ainsi que les oui-ouistes nous l’avaient présenté) court droit à la déconfiture !

      Un mensonge supplémentaire sur « l’Europe qui gagne » pour flatter l’ego des politiques incompétents !

      Prochaine étape : le crash d’Arianespace...


      • jade (---.---.93.240) 25 février 2007 10:22

        Eh oui, quand on met des politiques à la tête de grands groupes au lieu de mettre des industriels, c’est ce qui arrive. EADS, le CNES, ARIANESPACE ont été pris en main par Chirac et sa chiraquie et ses bonnes méthodes de licenciement. Et après la compétence quitte l’entreprise. Et encore, on n’a rien vu, il faut attendre les élections.


      • ZEN zen 22 février 2007 12:46

        Monsieur JDCh ne manque pas de logique ultralibérale,il défend avec constance le retrait de l’Etat en tous domaines.S’est-il demandé ce que seraient devenues aux USA l’industrie métallurgique, agroalimentaire,etc..si l’Etat ne les subventionait pas ? Il a aussi aidé Boeing à se constituer en groupe monopolistique.


        • Christophe Christophe 22 février 2007 14:35

          Et l’auteur omet, peut-être ne le sait-il pas, que Lagardère s’est fait tiré l’oreille quand il a voulu mettre en place une politique plus financiariste qu’industrielle chez EADS en négligeant les investissements sur fonds propres obligatoires dans ce type d’activité industrielle ; mais ce sont des investissements à long terme, ce que n’apprécient que modérément les financiers.

          Mais notre auteur n’a guère d’éthique, profitant d’une passe difficile pour faire valoir, une fois de plus, ses postures dogmatiques ! Sauf à prouver que les grandes entreprises à fonds exclusivement privés ne rencontrent jamais ce type de problème ! smiley

          Il reste cependant préoccupant que cette situation perdure ; pourtant, ne nous dit-on pas que l’Union est le sacre de l’entente cordiale entre les nations qui la composent ? Encore une belle illustration de la compétition entre Etats de l’Union ! smiley


        • parkway (---.---.18.161) 22 février 2007 14:00

          tiens, jdch qui se gauchise...

          c’est plus vos copains, les financiers ?


          • sweetsmoke (---.---.241.2) 22 février 2007 14:02

            intéréssant,

            Mais racontez nous combien les dirigeants d’Airbus se sont mis dans les fouilles récemment, en revendant leurs actions avant de provoquer la mise à la rue prochaine de 10 000 familles !


            • panama (---.---.73.117) 24 février 2007 17:24

              1. il n’y a pas que les dirigeants : on parle de 500 (OUI CINQ CENTS) cadres qui en ont profitté pour vendre leurs stocks options.

              2. le dossier est politique - euh... médiatique maintenant. La condamnantion de l’AMF sera obligatoire : ça va chiffrer !

              Je vous rappelle que selon son réglement, l’amende ne peut pas être inférieure au profit réalisé.


            • panama (---.---.73.117) 24 février 2007 17:33

              « sa capacité à rattraper le retard sur son grand concurrent Boeing, à assumer les surcoûts encore non chiffrés précisément du programme A380 et à sortir dans les coûts et les délais son nouvel A350 sont assez loin des préoccupations des intervenants »

               !!!!! Retard sur Boeing ???? Mais vous croyez peut-être que le 787 n’a pas de retard ? Quelle foutaise, les américaisn eux aussi ont des problèmes.

              Quand au surcoût de l’A380, il est chiffré : plongez-vous donc un peu dans les comptes d’EADS, c’est marqué dedans.

              Gallois est un technocrate, certes, mais un technocrate de talent : c’est lui qui a sauvé la SNCF. Auparavant, il a dirigé le groupe Aérospatiale. Si quelqu’un est compétent, c’est bien lui.

              C’est plutôt vous qui écrivez une fois de plus n’importe quoi. Il faut se documenter quand on veut écrire un article économique sérieux.

              Et pas cracher sur les copains polytrechniciens qui, eux, ont réussi leur carrière.


            • Rage Rage 22 février 2007 14:33

              Bonjour,

              Je ne vous renverrais pas vers mon article concernant EADS de l’an passé, mais Airbus me file la nausée.

              Airbus, c’est la cristallisation de tout ce que le peuple à marre de voir :
              - Combien de fois Jacques Chirac nous a t’il bassiné avec sa « réussite Européenne » ?
              - Combien de pions M.Chirac et sa bande, UMP ou PS du reste, ont placé à la tête d’entreprises de ce type pour s’en mettre plein les poches et partir sauvagement lorsque le bateau coulait ?
              - Peut-on réellement croire un millionième de seconde que M.Forgeard et toute sa famille n’ait pas été au courant des retards de livraison, et donc, qu’ils n’aient pas commis un outrageux délit d’initié ?
              - Peut-on tolérer 10 000 licenciements, succédants au 12500 d’Alcatel - où tout le monde sait que S.Tchuruk est un incapable- alors que l’entreprise devraient être en mesure de se restructurer sans supprimer des emplois de haute qualification ?
              - Peut-on supporter que ces 5000 licenciés en France, faisant vivre indirectement une ville de 20 000 personnes (si ce n’est plus) puissent être mis au tapis parce qu’une minorité a fait n’importe quoi pendant des années, le tout à 200 000€/mois de salaire ?
              - Peut-on croire, un milliardième de seconde que le politique soit un tantinet capable de redresser la marche d’une entreprise qu’il a torpillé de l’intérieur en montant de toute pièce une gouvernance instable constituée de tous les refoulés du suffrage universelle et autres tocards de Polytechnicien qui ne savent pas répondre aux questions Fr3 d’il y a 2 jours ? (Désolé JCDH, mais les polytechniciens, à part les maths, faut pas trop leur demander d’être rationnel et humble)
              - Peut-on réellement croire qu’une entreprise de ce type puisse fonctionner en 2007 comme elle fonctionnait en 1970 ?

              A toutes ces questions, je pense qu’il n’y a qu’une seule et même réponse : L’organisation de ce système de truands complètement déconnectés des réalités, et surtout imbus de leur personne au point d’être d’un mépris et d’une arrogance sans limite, touche le fond.

              Marre de constater que des incompétents se gavent sur le dos des « non sachant » et leur donnant pour seule compensation des discours moralisatrices qu’ils sont les derniers à s’appliquer à eux mêmes.

              Ces hommes devraient payer à l’Etat les dommages et intérêts qu’ils font subir à la nation : pas de pitié avec les escrocs en col blanc.


              • Forest Ent Forest Ent 22 février 2007 23:22

                Ce n’est pas un pseudo pour rien, ça. smiley

                Commentaire certes brutal, mais non sans fondement. smiley

                « Peut-on tolérer 10 000 licenciements, succédants au 12500 d’Alcatel - où tout le monde sait que S.Tchuruk est un incapable- alors que l’entreprise devraient être en mesure de se restructurer sans supprimer des emplois de haute qualification ? »

                Le cas d’Alcatel est encore pire puisque c’est une boîte qui n’allait pas trop mal qui a racheté Lucent en mauvaise posture et que les réductions d’effectifs sont en bonne partie de la délocalisation de matière grise. Autant pour l’investissement de l’Europe dans « l’économie de la connaissance » ...

                « les polytechniciens, à part les maths, faut pas trop leur demander d’être rationnel et humble »

                Si, j’en connais, mais pas dans la politique. Se méfier des catégories. Le fric peut abîmer tout.


              • panama (---.---.73.117) 24 février 2007 17:34

                Que du crachat. Moi, c’est ce que je lis ici qui me donne la nausée.

                C’est vraiment des propos de comptoir.


              • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 25 février 2007 00:50

                La grosse erreur, de mon point de vue, aura été de mettre en chantier un avion très gros porteur, l’A380, alors que le gros du marché de l’aéronautique commerciale s’oriente vers les longs courriers comme le Boeing 787 Dreamliner dont Boeing se flatte d’avoir vendu 388 exemplaires à avril 2006. Chirac, comme l’a fait De Gaulle avec le Concorde, voulait SON avion européen pour montrer aux américains que l’on était plus forts qu’eux. Mais par sa cupidité et sa bêtise il a fait d’une entreprise leader sur son marché une entreprise en déficit et ce pour de nombreuses années avec à la clef, de nombreux plans de restructurations.

                L’erreur stratégique A380 à en plus lourdement retardé la sortie de l’A350 qui aurait du être le concurrent du Boeing 787 qui aurait permis à Airbus Industrie de rester dans la course, voire de rester devant Boeing.

                Voila comment l’entêtement gaulois et l’aveuglement politicien vont plomber, non seulement, EADS/Airbus, mais la cohésion européenne, voire l’Europe industrielle elle-même, grand rêve de Chirac.

                Quel gâchis !


              • néssoux (---.---.25.117) 22 février 2007 14:54

                Les pièces ne voyagent pas seulement en Europe mais viennent du monde entier... et le comble, c’est le même système pour Boeing et parfois les mêmes fournisseurs.

                C’est un peu dommage d’écrire un article sur un sujet que vous maitrisez bien mal. Votre objectif est-il de perdre votre crédibilité ?


                • parkway (---.---.18.161) 22 février 2007 15:10

                  LES ENTREPRENEURS SONT NOS AMIS... LES ENTREPRENEURS SONT NOS AMIS... LES ENTREPRENEURS SONT NOS AMIS... LES ENTREPRENEURS SONT NOS AMIS... LES ENTREPRENEURS SONT NOS AMIS... LES ENTREPRENEURS SONT NOS AMIS... LES ENTREPRENEURS SONT NOS AMIS... LES ENTREPRENEURS SONT NOS AMIS... LES ENTREPRENEURS SONT NOS AMIS... LES ENTREPRENEURS SONT NOS AMIS... LES ENTREPRENEURS SONT NOS AMIS...

                  mais enfin on vous le répete,, vous êtes crétins ou quoi ?


                  • georges94 22 février 2007 17:18

                    Il y a queqluechose que je ne comprends pas dans cet article et les différents commentaires : Boeing est bien une entreprise capitaliste non ? Je pense que le problème est ailleurs : 1 le cours des monnaies qui ne favorise pas les industries qui exportent hors de l’Europe car outre le dollar, le Huan et le Yen sont très sous-évalués. 2 La politique de « prestige » d’ Airbus qui veut faire le A 380 alors qu’elle n’en a aps vraiment les moyens et qu’en outre il aura du mal à se vendre car ce genre de bétaillère n’est rentable que sur assez peu de lignes et nécessite d’importants travaux sur les aéroports qui voudront le recevoir. 3. La bévue A 350 car c’est cet avion qu’il fallait faire avant tout car correspondant bien aux besoins des compoagnies aériennes. 4. Le côté vitrine européenne qui a obligé disperser les sites de fabrication et donc augmentation des coûts.


                    • SERGIO (---.---.135.71) 22 février 2007 18:03

                      Pour l’A380, c’est vraiment dommage d’avoir...un atterrissage difficile !


                      • Asp Explorer Asp Explorer 22 février 2007 20:14

                        En tout cas on admirera la logique énarchique à l’oeuvre :

                        • Il y a des retards de production catastrophiques (deux ans !)
                        • Ces retards causent des trous dans le chiffre d’affaire
                        • Supprimons des emplois, ça fera des économies !

                        Et qui va les construire, les avions qui manquent ? On va droit dans le mur, mais au lieu de tourner volant, on appuie sur l’accélérateur. Encore, si Airbus était criblé de dettes, ça pourrait se comprendre, mais le pire c’est que la situation financière d’airbus est tout à fait correcte, et que la société pourrait supporter quelques milliards de dettes supplémentaires, histoire d’embaucher, d’investir et de livrer enfin ces putains d’avions.


                        • Lartiste (---.---.146.91) 24 février 2007 15:07

                          Asp Explorer

                          « Et qui va les construire, les avions qui manquent ? »

                          Bé c’est les Chinois, pardi !

                          C’est clair, qu’on ne construit pas des avions en 2006 comme on les construisait en 1970. On s’est servi de la construction de l’A380 pour gonfler nos égaux, comme on avait pu le faire avec Concorde ou avec le TGV.

                          Sur le plan Technique, il n’y a aucun miracle. Le miracle tient en la collaboration des compétences pour arriver au produit fini. Et quand on y regarde de plus près, ce sont les patrons tel qu’ils sont choisi qui mettent en péril toute l’architecture.

                          Il est tant d’atterrir, mais les ouvriers vont trinquer ! et c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase ! smiley


                        • JDCh JDCh 22 février 2007 20:25

                          Juste un commentaire sur vos commentaires :

                          je ne suis pas un spécialiste de l’aéronautique et mon propos n’est pas de proposer tel ou tel plan : mon seul propos est de dire que les politiques Français et maintenant Allemand ne veut pas aider Airbus à se sortir d’affaire, au contraire... et c’est malheureux...


                          • yalalaa (---.---.27.237) 23 février 2007 01:59

                            Le problème chez Airbus ce n’est pas juste l’A380, mais un problème de fond, de soit disant « philosophie » d’entreprise qui avait l’air de fonctionner lorsque de bons produits ont été vendu comme la famille A320.

                            Mais la on s’apercoit que faire des réunions powerpoint ca ne construit pas des gros avions aussi vite qu’on le pensait.


                            • Lartiste (---.---.146.91) 24 février 2007 15:23

                              « Mais la on s’aperçoit que faire des réunions powerpoint ça ne construit pas des gros avions aussi vite qu’on le pensait. »

                              C’est exact et cela traduit toute l’étendu du problème ! Pour réaliser un projet de cette envergure, il faut faire collaborer des ingénieurs avec des logiciels de travail collaboratif : cela demande des efforts de conception, d’abstraction et de calculs.

                              Bref c’est de la conception « temps réel ». Or si vous observez la date de lancement du projet A380 : c’est 1993, ...date à laquelle d’ailleurs sortait en version semi-abouti, Powerpoint.

                              Bref l’A380 n’est pas le résultat d’un travail de collaboration tel que les outils informatique de la fin des années 90 le permettait.

                              Bref les ingénieurs ont dû se mettre au goût du jour progressivement comme ils le font toujours, mais les patrons à part changer leur club de Golf, et les tournées en Hélicoptère préfèrent continuer d’ignorer, encore aujourd’hui la réalité du Monde logiciel et ces impacts à la fois sur le produit mais aussi les exigences de la clientèle.

                              « On ne déplace pas une montagnes avec des brouettes ». Si tous le Monde dans la Hiérarchie ne fait pas les « mises à jour » et les remises en question brutales qui s’imposent en temps voulu, alors c’est tous le Transept qui vacille, bien des années plus tard.


                            • Tibo (---.---.47.37) 23 février 2007 09:57

                              Que de bruit pour Airbus... Mais EADS, ce n est pas que ca :

                              C est aussi une partie de Galileo Industry, qui vient de perdre un proces face a Galileo International. Quelques millions de perdus, alors que c etait previsible.

                              C est aussi une entreprise dont la structure et les responsables changent tellement souvent que les employes « d en bas » s en lassent.

                              C est aussi EADS Astrium, qui fabrique des satellites, toujours en retard, et avec des surcouts, a cause de problemes techniques dus a l incapacite de quelques personnes, qui ne savent pas lire un contrat ou tester du materiel.

                              Mais il faut etre optimiste !  smiley


                              • docdory (---.---.171.51) 23 février 2007 11:27

                                @ l’auteur

                                De toutes façons , dans 10 ou 20 ans maximum , il n’y aura plus de kérosène pour mettre dans les avions , ou bien celui-ci sera devenu tellement cher que prendre l’avion sera aussi coûteux que de prendre le Concorde à l’époque à laquelle celui-ci volait . Le crash d’Airbus , de Boeing et des autres avionneurs est donc totalement inéluctable à moyen terme , ce dont ne se plaindront pas les riverains des aéroports ...

                                La « démocratisation » des transports aériens ne sera bientôt qu’un souvenir , seuls pourront se les payer les personnes ayant un revenu de cadre très supérieur .


                                • Asp Explorer Asp Explorer 24 février 2007 18:12

                                  Commentaire qui serait pertinent si on ne nous avait pas servi le même il y a trente ans.


                                • fkl...... (---.---.114.253) 23 février 2007 15:58

                                  @ L’auteur,

                                  Facile de reprocher à l’état de mal gérer EADS surtout quand c’est vrai.

                                  Maintenant d’autres groupes n’ont pas eu besoin de l’état pour ce cracher, ENRON par exemple.

                                  En effet EADS peut regrouper ses sites de production en chine et pourquoi pas en Coré du Nord, elle y trouvera une main d’œuvre bon marché qu’elle formera.

                                  L’inde est aussi un bon fournisseur de cerveaux pas cher.

                                  Vendons les participations de l’état à des fonds de pension américain, cela renflouera les caisses et en même temps une partie de la fameuse dette. (Je précise américain, si nous créons un fond de pension français, il serai taxé d’état caché)

                                  Tant qu’à faire déplaçons le siège social dans un paradis fiscale (Le chanteur abandonné à de bon tuyau, parait même qu’il pourrait être ministre des finances)

                                  EADS sera donc à terme une entreprise dirigée par un ou plusieurs fond de pension américain, et nourrira nos retraités outre-atlantique.

                                  Super vous avez redressé le fleuron de notre industrie aéronautique.

                                  J’adore Mr l’auteur, votre logique libéral a vraiment du sens.

                                  A oui j’oubliais, vous n’apportez pas de solution mais juste un éclairage sur le fait que l’état n’a décidément pas le sens des affaires.


                                  • konébien (---.---.233.164) 24 février 2007 12:18

                                    il y a une logique qui m’échappe..... ces avions ;il faudra bien leur trouver des clients ??? Des erreurs ont été commises ;il faut bien les rattaper..non ? A la place d’un plan d’économies que proposez vous ,pour trouver des clients ??? la logique économique donc libérale obligerait à demander aux Allemands de fair e+ d’efforts que nous ,car ce sont eux qui ont fauté sur l ’histoire des cablagesde l’A380 ;d’autre part technologiquement pour une fois nous sommes meilleurs que les allemands sur la composition de la structure des avions ; cependant pour des raisons politiques ;on va probablement faire des choix qu’une entreprise privée ne ferait pas. Le libéralisme a bon dos .On ne peut lui reprocher tout et son contraire La démonstration trés claire de cette affaire ce n’est pas la condamnation du libéralisme c’est la condamnation des méccanos colberto nationalistes qui ont présidé à la création d’Airbus et qui chez nous a été illustré par notre ministre communiste qui a exigé que le maximum soit assemblé à Toulouse ,au besoin ,en refaisant faire aux frais des contribuables les infrastructures routières qui ne pouvaient supporter les éléments à assembler Quant aux commentaires anti européens habituels ,apparemment un nombre important de forumeurs semblent croire que la France seule avec ses 60 millions d’habitants,ses déficits publics chroniques et importants :pourrait à elle seule avoir une industrie aéronautique de cette taille /Il sufit de voir Dassault supporté à bout de bras par nos colbertistes pour comprendre le problème c’est tout simplement une non prise de conscience de la réalité ; Quelque soit la réalité politique européenne ,,messieurs les nonistes ;la France devra d’une façon ou d’une autre s’alllier avec d’autres intérêts européens pour faire face au 21eme siécle ,de préférence avec des associations entre sociétés privées qui n’auront pour but certes que de gagner del’argent mais avec des produits vendables et pas avec des interêts Etatiques qui toujours préféreront leurs intérêts électoraux au détriment des intérêts économiques ;Quand les Etats se crashent ;le politiciens sont loins et les contribuables doivent répondre présents.Ainsi une nouvelle charge sur les entreprises d’autres secteurs est créée ,les affaiblissant à leur tour JE SUIS STUPÉFAIT DE VOIR LE LIBÉRALISME MIS EN CAUSE ALORS QUE VOUS DEVRIEZ FAIRE LE PROCÉS DU COLBERTO ETATISME


                                  • Anatello (---.---.113.73) 25 février 2007 22:34

                                    Bon, du calme. Le flooding, on s’en passe. Que de passion pour trois bouts de feraille. On croirait que tout cela vous empêche de dormir et de bien digérer. On croirait, dis-je, car il n’en est rien, bien sûr. Car enfin, à aucun moment de votre long - et indigeste - commentaire, vous ne parlez des gens qui travaillent directement ou indirectement à la fabrication de ces avions, et qui vont se retrouver sur le carreau pour certains, et pour d’autre à travailler en plus pour faire le boulot de ceux qui auront été licenciés (c’est la théorie de la corde : on tire, on tire, toujours plus : un véritable élastique disent les prosélytes de la rentabilité). Vous vous en contre-foutez.

                                    Je vous laisse à vos élucubrations financières qui ne déclenchent les passions que des crétins.


                                  • (---.---.102.244) 24 février 2007 12:39

                                    D’abord EADS est un oiseau à 2 têtes, une Française et une allemande. Difficile dans ce cas de « voler droit » (on avait fait une erreur du même genre avec la fusée « Europa »). Ensuite, les politiques n’ont rien à faire dans l’industrie, il n’y connaissent rien, ils devraient juste maintenir un climat le plus favorable possible c’est tout. Il y a quelques années, Boeing a eu un problème similaire, il a dû licencier, pour se redresser et réembaucher ensuite. On entend un peu partout que des entreprises licencient bien qu’ayant fait des bénéfices. En matière d’entreprise, (même si ça ne plaît pas, je sais ce que c’est j’ai déjà été licencié) il ne faut pas attendre d’être en difficulté pour « restructurer », c’est trop tard, la faillite et la fermeture sont là (sauf si on verse de l’argent public), il faut prévoir quel sera le marché dans les années qui vont suivre et prendre les devants, pour pouvoir réembaucher une fois la crise passée. Une entreprise qui a fermée ne réembauche jamais. Ensuite, si on compare le problème d’ EADS, avec celui de Boeing, pour ce dernier les USA la soutienne grâce à des commandes militaires, il donne aussi de l’argent pour financer des études concernant du militaire qui en fait sont celles d’avions civiles (ça, c’est leurs Habitudes). Chez nous, l’Europe ne fait rien de ce genre, bien au contraire. Lorsque l’on voit qu’avec l’argent européen (donc le notre, puisque c’est nous qui finançons l’Europe) la Pologne a préférer acheter des F16 américains plutôt que des Rafales, ou des Eurofigthers. On voit qu’il ne suffit pas de sauter en l’air comme un cabris en criant « Europe Europe » comme disait De Gaulle, et faire n’importe quoi.


                                    • fkl... (---.---.114.135) 24 février 2007 14:24

                                      Ce qui me gène dans le propos de l’auteur, c’est l’inadéquation entre l’intérêt économique et l’intérêt social d’une politique libéral.

                                      Il est indiscutable que l’économie de marché crée de la richesse, mais en même temps, il y a deux options au capitalisme, une option libérale et une sociale.

                                      L’outil économique n’a de sens que s’il sert l’intérêt des individus et non l’inverse.

                                      A mes yeux, l’option libérale crée des inégalités durables (des générations de pauvres). Ce n’est certainement pas les cotas, la ségrégation positive ou l’immigration choisie qui arrangent les choses, bien au contraire.

                                      Bien sûr qu’EADS doit trouver l’angle d’attaque pour lui permettre de redécoller, et il semble que les industriels sont plus à même de trouver les solutions. Mais en même temps peut-on reprocher aux politiques de vouloir ingérer dans la situation.

                                      Lorsqu’un individu est au chaumage suite à une restructuration liée à des difficultés économiques. Le rôle de l’état semble tout trouver, mais pour cela il lui faut des financements, IS où autres artifices. La formation tout au long de la vie est aussi à financer. Être en permanence capable de s’adapter au marché du travail est une solution moderne qui à un certain coût. Hors aujourd’hui faire de l’argent semble la seule préoccupation des conseils d’administrations des grands groupes, et comme ces groupes n’appartiennent plus à un patron mais de multiples actionnaires, chacun dans son coin pour son intérêt individuel fait la pluie et beau temps.

                                      On sait qu’aujourd’hui ces actionnaires diffus sont de plus en plus représentés par les fonds de pensions. Et oui l’union fait la force, et dans un conseil d’administration il est très utile de peser lourd. Là, on trouve la limite du système libéral. Nous sommes dans une situation burlesque ou l’entreprise est entre les mains d’un groupement d’intérêt financier qui pour valoriser l’action, va opérer à une restructuration qui vous laissera sur le carreau.

                                      Coupez vous un bras, vous pèserais moins lourd.

                                      Je ne crois pas en la main invisible du marché.

                                      L’égalité taxe nos libertés, j’en conviens. Il nous reste peut-être une troisième voie, l’économie solidaire. Mon intérêt n’a de sens, que s’il défend l’intérêt de l’autre. Encore faut-il ne pas tomber dans le communautarisme (qui est l’autre ?).


                                      • Monte-Cristo (---.---.205.21) 24 février 2007 15:45

                                        Ce qui ne va pas chez Airbus, c’est l’interventionnisme de notre président au profit exclusif de ses amis, alors même que l’Etat se désengage progressivement du capital d’EADS.

                                        Le problème n’est pas le partage industriel et la répartition sur différents sites. Ce système a permis à Airbus de rattrapper, puis dépasser Boeing (lequel ne fonctionne pas différemment, puisque ayant aussi plusieurs sites).

                                        Ce qui a provoqué la suite de problèmes que l’on connait, c’est l’intégration à marche forcée, pour des motifs purement idéologiques !

                                        Jusqu’à présent, chaque partenaire conservait la maîtrise totale de sa partie et Airbus coordonnait la politique commerciale et les ventes (SAV...etc).

                                        Forgeard a voulu « intégrer » les différents partenaires en faisant abstraction des différences culturelles et industrielles, un peu comme d’autres technocrates ont voulu intégrer l’Europe, avec le succès que l’on sait.

                                        Forgeard a aussi poussé à l’externalisation de pans entiers d’activités, voire à la délocalisation.

                                        La cerise sur le gâteau étant la création d’une usine en Chine pour fabriquer des A320 (avec transfert de technologie). Il ne faudra pas 10 ans pour que les Chinois deviennent concurrents d’Airbus avec une excellente copie de cet avion ...

                                        il n’est pas surprenant que les Allemands aient refusé tout net un plan sur lequel ils n’ont pas été consulté et qui va à l’encontre de leurs intérêts.

                                        Il existe donc des politiques soucieux de l’emploi et du bien-être de leurs citoyens, mais ne les cherchez pas en France, traversez plutôt le Rhin !


                                        • la baule (---.---.252.249) 25 février 2007 16:21

                                          L’image,toujours l’image.l’A 380 rappelle le concorde,tres bel avion mais pas pratique.Trop couteux dans son operation,il a toujours creer un gouffre financier. Cette question d’image provient de l’education en France qui ne forme pas les etudiants a etre efficaces. Les Americains sont a l’inverse,ce qui explique leur succes.


                                          • faxtronic (---.---.127.45) 26 février 2007 10:31

                                            du n’importe comme commentaire quoi comme d’hab Labaule.


                                          • Internaute (---.---.15.45) 25 février 2007 18:32

                                            En lisant ces commentaires j’ai l’impression qu’ont met sur le dos des uns les erreurs des autres, le jugement étant faussé en cette période électorale par la pression des politiques et de leurs journalistes militants.

                                            Airbus et EADS sont le fruit d’une coopération multilatérale entre des nations européennes, principalement l’Allemagne à hauteur de 30% et la France à hauteur de 30% (15% pour l’Etat français et 15% pour le fils de Jean-Luc Lagardère). L’héritier ayant vendu 7,5%, la participation française se limite maintenant, public et privé confondus, à 22,5%. Par conséquent, l’Etat français n’a pas le pouvoir d’y faire la pluie et le beau temps.

                                            Cette association de nations a été et reste une réussite sur le plan technique, financier et commercial. Dire le contraire est de la mauvaise foi. Faut-il rappeler que parti de rien Airbus à mis en faillite Mac Donell-Douglas (DC-9 et DC-10) et la division civile des avions Lokheed (Tristar L100) puis fait jeu égal avec Boeing. Ce n’est pas parceque la société traverse un trou d’air qu’il faut tout jeter et tirer à boulets rouges sur l’encadrement. Boeing aussi a eu ses périodes creuses. La différence est qu’à Seattle quand Boeing licencie 10.000 personnes, des ingénieurs se retrouvent pompistes ou débardeurs sans rien dire et attendent le prochain gros projet pour retrouver leur bureau d’étude.

                                            Le problème actuel vient de ce que nos hommes politiques ont voulu s’approprier les succès d’Airbus pour nous faire croire que l’organisation politique de Bruxelles était à l’origine de ces succès ce qui est un mensonge. C’est le succès de l’Europe des nations et pas de l’Europe supranationale qu’ils veulent nous obliger à accepter. Il en est de-même pour l’ESA. Ensuite, ils ont encore utilisé Airbus pour justifier la mondialisation et l’invasion de nos pays par les biens et les personnes venus du tiers-monde. D’une entreprise aéronautique, Airbus est devenu un faire-valoir politique. Selon eux, nous ne pourrions pas vendre des avions en Chine si nous n’acceptions pas de perdre l’industrie textile, l’industrie de l’ameublement, du jouet, du cuir, de l’horlogerie, de la chimie et de la sidérurgie. Depuis 1974 plus de 3.000.000 d’emplois industriels ont été détruits en France à cause de cette politique mondialiste. A un moment donné on peut se demander si ce jeu en vaut la chandelle et l’incident actuel nous invite à penser que cette fuite en avant vers la paupérisation de l’Europe proposée par Bruxelles n’est pas une bonne politique.

                                            Il faut faire la part du politique et de l’économique dans cette affaire. Entre les errements de l’internationale socialiste et de l’internationale financière, la seule voie de salut est un nationalisme raisonné qui nous donnera une France forte dans une Europe prospère.


                                            • Anatello (---.---.113.73) 25 février 2007 22:38

                                              Les errements de l’internationale socialiste, le mondialisme funeste.

                                              Vous rigolez ou quoi ? Il est beaucoup trop tard. Allez vous coucher maintenant.


                                            • Imaginus (---.---.68.157) 25 février 2007 19:12

                                              J’admire la geniale logique d’EADS/Airbus (mon dieu tous des cons) dans l’histoire et le j’enfoutisme total de l’opignon publique ...

                                              Oué c’est con ce qui arrive...

                                              C’est Boeing qui doit etre aux anges... Merde pour une fois qu’on pouvait faire la nique au ricain facon « aller pepere il te reste le moyen orient chiale pas »,y’a des trous du cul qui ne peuvent s’empecher de se tirer avec la caisse...

                                              Monde de merde.


                                              • (---.---.159.100) 25 février 2007 19:31

                                                Lol.. pas bien compliqué d’utiliser la mondialisation.. mettre une taxe sur tous les produits, venant des pays pratiquant les bas salaires, à l’entréee dans les pays industrialisés pratiquant les hauts salaires, mettant les prix à égalité ... moins 10%.Et fermer l’OMC.. économie de fonctionnaires internationaux.

                                                Ces taxes iraient en diminuant au fur et à mesure que les salaires dans les pays à bas coûts seraient réévalués.

                                                Quant à faire simple quand on peut faire compliqué.. voir Airbus.. si chaque pays était en effet spécialisé sur un type d’appareil.. fonction de ces moyens techniques bien sûr.. ce qui doit voyager c’est le pognon.. pas les pièces et les morceaux d’Airbus avec la gymnastique des tirants d’air, des marées, de la météo,des virages...etc...etc.


                                                • Lartiste (---.---.222.100) 26 février 2007 04:36

                                                  lol smiley

                                                  Tout le monde se souvient des routes de France, avec les convois spéciaux où il a fallu couper des arbres... les ponts pour lesquels il a fallu modifier le tracé etc

                                                  C’était un effort collectif à l’échelle national : de St Nazaire à Toulouse, en passant par Langon. Je sais j’y étais avec mon grand-père qui fait de l’élevage près de Pauillac.

                                                  Lorsque l’on a apprit qu’un Gros morceau de l’Airbus passerai dans le coin, on a été curieux et on n’a pu s’empêcher de vouloir donner un coup de main, un coup de tronçonneuse en fait !

                                                  Aujourd’hui on vois le résultat, c’est bien Dommage !

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