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Accueil du site > Actualités > Economie > Airbus : le clash annonçant le crash ?

Airbus : le clash annonçant le crash ?

Christian Streiff a quitté la présidence direction générale d’Airbus en ce début de semaine. Il est remplacé par Louis Gallois, également co-président d’EADS, la maison-mère d’Airbus.

Les commentateurs attribuent cette rapide démission (Streiff avait pris ce « job » il y a environ trois mois !) à des enjeux politiques (relations franco-allemandes, élections présidentielles à venir...) ou de gouvernance (relations entre Airbus et EADS, reporting croisé à la « double présidence »...) : Tout ceci est vrai et sûrement plus vrai que chacun ne le pressent, mais focaliser le débat sur ces enjeux polluants fait un peu trop oublier que la situation de l’avionneur européen est financièrement préoccupante.

L’aventure Airbus au cours des les vingt dernières années est à la fois celle d’une véritable réussite industrielle (le point d’orgue étant 2003, année durant laquelle Airbus a livré plus d’avions à ses clients que Boeing : 301 contre 285) et celle d’une coopération franco-allemande dont j’avais pu connaître les prémices au milieu des années 1980 lors d’une participation au programme Ariane (la combinaison improbable mais efficace de « l’ingéniosité » à la française et de la « qualité » à l’allemande !).

Avec le programme A380, Airbus semble s’être assigné des objectifs trop ambitieux, et est clairement en situation d’échec (temporaire ?) par rapport à son plan de route. L’entreprise s’est-elle endormie sur ses lauriers ? La grenouille a-t-elle voulu se faire aussi grosse que le boeuf ? Plus simplement, une entreprise « jeune », qui a pratiquement tout réussi, est-elle capable de résoudre en temps et en heure des difficultés jamais rencontrées jusqu’alors ?

La réalité est sans doute un mélange de tout cela, et la découverte progressive des difficultés et retards afférents à la livraison du « plus gros gros porteur du monde » est symptomatique du fonctionnement d’une organisation dans laquelle les mauvaises nouvelles sont tabous, dans laquelle chaque niveau hiérarchique ajoute sa dose d’étanchéité, et au sein de laquelle personne ne veut être le responsable de ce qui peut s’avérer une catastrophe industrielle... Le patron du programme a bien sûr été démis de ses fonctions, mais que lui reprocher, si une équipe à Toulouse a délibérément caché une information importante, en attendant qu’une équipe à Hambourg finisse par être la première prise en défaut ?... (NDR : ceci est de la fiction mais sans doute pas très loin de la réalité).

Pour en revenir à Monsieur Streiff, dont je ne connais ni le « track record » ni la personnalité, il a apporté un regard neuf, et a sans doute constaté (ou suspecté) que la situation industrielle et financière d’Airbus (filiale représentant près des 2/3 de l’activité du groupe EADS) était bien plus préoccupante que prévu. Il lui a fallu assez peu de temps pour articuler un plan de restructuration (nom de code : Power8) estimant à près de 5 milliards le manque à gagner sur la période 2006-2010, et prévoyant une baisse annuelle de la base de coût de 2 milliards à partir de 2010 (dont, a priori, environ la moitié correspond aux licenciements de 10 000 collaborateurs, soit 18% de l’effectif). La brutalité du plan fait ici d’évidence écho à l’extrême gravité de la situation.

Quand on sait qu’EADS a dégagé 2,7 milliards d’euros de résultat opérationnel en 2005, on voit que voir passer EADS dans le rouge à un moment donné d’ici 2010 n’est pas de la science-fiction, mais entre dans le champ du tout à fait possible, surtout si le plan Power8 n’est mis en oeuvre que partiellement, le programme A350 est confirmé, et si de nouveaux aléas aggravent la situation du programme A380. Pour faire tout à fait simple, si j’avais des actions EADS, je m’allègerais lourdement et prestement !

Mais pourquoi diable, alors que tout le monde (Louis Gallois, Arnaud Lagardère, Thierry Breton, Manfred Bishop...) indique que ce programme Power8 est à mener à bien, son auteur a-t-il été démissionné ?

Mon petit doigt me dit que Streiff a dû entendre, en français ou en allemand, de la part de Louis Gallois ou de Thomas Enders (le co-président allemand du groupe) des phrases du type : « Mon coco, tu es effectivement PDG d’Airbus, mais ce genre de décision est prise au niveau du groupe, pas à ton niveau. Nous, on a le contact avec les actionnaires... » ou : « L’A350 ? Oui, je sais, on n’a plus les moyens, mais chut... si on le dit, ils vont tous paniquer », ou encore : « C’est bien de vouloir redéployer les sites entre la France et l’Allemagne, mais ça, c’est discuté par Monsieur Chirac, qui doit rencontrer Angela Merkel prochainement... », ou encore : « Les délocalisations dans des pays plus low cost en dehors de la zone euro, c’est bien, on va le faire, mais faut pas en parler avant les présidentielles ! » Autant de bonnes raisons de jeter son tablier !

Le valeureux Gallois, habitué aux travaux d’Hercule après son long passage à la SNCF, a donc pris le relais. Le plus grand ennemi de sa réussite sera un actionnaire nommé Etat français (qui pourtant n’a que 15% du capital, auxquels on peut ajouter les 2% détenus par la Caisse des dépôts et dont la présence a pour conséquence de faire que le gouvernement allemand - L’Etat allemand n’étant pas actionnaire - par méfiance vis-à-vis de Paris, met également son poids dans les discussions, afin d’être sûr de ne pas être floué).

Cet encombrant actionnaire va donc lui demander de faire du politiquement correct, alors que le bateau est, peut-être, en train de couler : un exercice qui s’accommode mal avec la situation de crise que traverse l’entreprise. On verra, d’ailleurs probablement (et c’est souhaitable), les deux autres gros actionnaires (DaimlerChryser avec 22% et Lagardère avec 15%), soucieux de la valeur de leur asset, accorder leurs violons et lutter également contre notre irresponsable Etat. La seule bonne nouvelle sera que cela ne permettra plus à nos médias gaulois d’incriminer des luttes franco-teutonnes comme source unique des difficultés d’un groupe mondial d’origine européenne.

En tout cas, si l’affaire sombre en Titanic aéronautique, vous saurez à qui vous en prendre !

A ceux qui pensent qu’une faillite d’Airbus est impossible : détrompez-vous. Le groupe n’avait au 1er janvier 2006 « que » 4,5 milliards de trésorerie nette (soit à peu près le montant du manque à gagner tel qu’il est (sous-)estimé (?) aujourd’hui pour le programme A380), les querelles Airbus-Boeing sur les subventions publiques rendront très difficile tout renflouement via nos impôts, Lagardère, BAE et DaimlerCrysler sont plutôt des actionnaires sortants (ou s’allégeant) et, quand une société commence à perdre de l’argent, il lui est difficile d’accroître son endettement...

Même sans aller jusqu’à la cessation de paiement, si le cours de l’action EADS se dégradait fortement, le groupe deviendrait une proie opéable par nos amis russes, américains ou indiens... Avec 15%, l’Etat français se sentirait peut-être bien seul...

Je ne souhaite pas du tout que cela arrive, mais la big picture rend l’hypothèse plausible. Le groupe sera en tout cas à coup sûr sur le fil du rasoir dans les 24/36 mois qui viennent... Souhaitons avoir d’ici là un président qui comprenne ce que tout cela veut dire...

Auriculairement vôtre.


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65 réactions à cet article    


  • Panama (---.---.198.59) 12 octobre 2006 11:00

    Cher M. JDCH,

    J’ai deux réflections qui me sont venues, en lisant votre article.

    1. les problèmes de l’A380 sont d’origine industrielle. Or, vous n’abordez que de côté cet aspect. Et pour cause, n’étant pas issu du milieu aéronautique, vous n’avez aucune information fiable sur ce sujet. La presse s’en est un peu fait l’écho, mais il faut savoir décrypter entre les lignes... Voyez du côté de l’Usine Nouvelle (un peu) et surtout d’Air & Cosmos.

    2. vu votre formation d’origine, je trouve que vous crachez grassement dans la soupe. Peut-être votre carrière de capital risqueur fait-elle peu d’ombre à celles des grands commis de l’état que sont MM Gallois et Streiff ?

    L’A380 est passé en quelques mois de symbole de réussite de l’Europe à celui d’exemple industriel à ne pas suivre. Attendons donc le prochain retour d’image médiatique ! Et alors, nous aurons plein d’articles dithyrambiques dans Agoravox.


    • JDCh (---.---.233.234) 13 octobre 2006 00:09

      Cher Panama

      - j’ai fait 14 ans de gestion de projet/programmes dont deux dans le spatial. Je ne connais effectivement pas l’aeronautique mais je pense que les problématiques doivent etre comparables.
      - je ne pense pas avoir dit le moindre mal de MM Gallois et Streiff dans cette note. Ma cible est ailleurs...

      Cordialement


    • Panama (---.---.198.59) 13 octobre 2006 11:39

      @ JDCH : non, je ne pense pas que les problématiques soient identiques entre une entreprise pan-européenne et bicéphale comme Airbus, et des entreprises comme Astrium ou Alcatel Alenia Space, plus orthodoxes dans leur organisation industrielle.

      Les secteurs aéronautiques et espace cousinent, certes. Mais l’un produit en grande série, et l’autre fabrique quasiment à l’unité.

      En fait, il vaudrait mieux vous tourner vers le secteur de la construction navale, un avion se construisant comme un bateau.


    • Panama (---.---.198.59) 12 octobre 2006 11:02

      Et changez un peu la photo illustrant votre article, Airbus a changé ses couleurs il y a plus d’un an.


      • Icare ! (---.---.18.96) 12 octobre 2006 13:45

        Le décrochage (avant le crash) est souvent annoncé par le buffeting ! (aujourd’hui manche vivreur et alarme sonore) Mais bon .... c’est aussi valable en politique, surtout en politique ! smiley


        • aebc (---.---.203.108) 12 octobre 2006 13:49

          vous êtes quend même marrant quand le navire coule on demande à l’état de le renflouer et dès qu’il est à nouveau à flot on se patage les bénéfices entre actionnaires privés, bref l’Etat est la poule aux oeufs d’or qui intervient pour réparer les conneries de ceux qui s’en sont mis plein les poches et à la fin c’est toujours le petit travailleur qui trinque...


          • Antoine Christian LABEL NGONGO LABEL NGONGO 12 octobre 2006 14:29

             smileyLe gouvernement allemand a décidé de racheter un paquet d’actions dans le groupe européen d’aéronautique et de défense EADS, que le groupe automobile DaimlerChrysler veut céder. smiley


            • JDCh (---.---.233.234) 13 octobre 2006 00:12

              Quand un Etat achete des actions c’est en général pour le « supporter » alors qu’il va s’effondrer... De plus, le gouvernement a envie d’avoir voix direct au chapitre... Tout ceci est cohérent.


            • Tel (---.---.25.117) 12 octobre 2006 15:31

              Quel esprit pescimiste...

              heureusement qu’a Airbus nous n’avons pas votre etat d’esprit.

              Nous avons construit l’avion le plus performant du monde et vous, vous pensez que suite à un PB elec de niveau 1 on peut arreter une societe.

              Rappel :

              430 avions livre en 2006 et plus en 2007.

              L’aeronautique a des hauts et des bas, pour l’instant on est en bas mais on sera rebondir.

              Allez...A+


              • Darkfox (---.---.141.125) 12 octobre 2006 15:59

                Bon on va tenir les paris :) Airbus va t il pouvoir finir ses avions à temps avant que l un de ses clients annuels sa commande... mmhhh surtout si on vire du monde.

                Enfin je trouve domage qu il n y est pas de contact entre l équipe commerciale et l’équipe technique car vendre avec 2 ans de retard sur les délais ca prouve au moins un truc y a des problèmes de communications..


                • Mira (---.---.12.148) 12 octobre 2006 16:02

                  Excellent article qui exprime très clairement un point de vue sur l’avenir financier à moyen terme et les enjeux géopolitiques autour d’Airbus.

                  Deux petites remarques :

                  1 - je partage pas votre avis sur la rôle de l’état français en tant qu’actionnaire. En d’autre temps, celui ci a fait ses preuves vis à vis de Air France/Air Inter. Même si ça a coûté la peau d’AOM/Air Lib(erté).

                  2 - Il est amusement de constater qu’à l’époque où nos brillants politicards célébraient la réussite européenne d’Airbus au cours d’un célébre référendum, celui ci venait de terminer son ascension et entamait la descente vers des lendemains plus sombres mais qui ne préjugent en aucune manière d’un futur plus lointain (soyons effectivement optimiste). Etre visionnaire n’est pas la principale qualité de nos politiciens !!!


                  • alberto (---.---.64.59) 12 octobre 2006 17:35

                    Je suis globalement d’accord avec les arguments avancés par l’auteur de cet article, dont la description de l’environnement politico-industriel de la société Airbus me paraît assez réaliste.

                    Pour ce qui est des interventions étatiques dans le monde industriel (ou financier), cela frise souvent la catastrophe.

                    Si Air France est aujourd’hui rentable, c’est après des années de misères qui, ainsi que Renault au temps de la Régie, savait faire appel au bon peuple contribuable pour assurer sa survie.

                    Autre inconvénient de l’intervention de l’Etat : l’infiltration dans les Sociétés dont il est actionnaire de cohortes de « conseillers », voir de « directeurs » (mais en fait des copains) dont les compétences industrielles sont plus que douteuses et dont les interventions dans la marche des entreprises sont plus sources de problèmes que d’efficacité : seuls leurs salaires sont en rapports avec leurs prétentions...


                    • Lui (---.---.178.61) 12 octobre 2006 19:00

                      Dire qu’Air Bus(e) c’était l’argument choc de Chirac cencé montrer la réussite de la coopération économique européenne...

                      Quelle fin de reigne...

                      çà sent la fin du monde tout çà....

                      Allez les riches les pauvres, chacun pour soi et que la fête commence !


                      • /dev/null (---.---.120.68) 12 octobre 2006 19:24

                        J’aimerais bien comprendre comment une entreprise qui « a dégagé 2,7 milliards d’euros de résultat opérationnel en 2005 », dont l’aventure est « celle d’une véritable réussite industrielle » se retrouve dans cette position ?

                        Un « PB elec de niveau 1 » ? Il est marrant, celui de chez Airbus ! Faudrait qu’il cherche un peu dans sa maison des informations réelles au lieu de lire les journaux chez son coiffeur...

                        Alors, c’est quoi ? Une grossière erreur de gestion ? Des ventes passées trop vite avant d’avoir une ligne de production fiable ?

                        Franchement, c’est où l’erreur ?


                        • Panama (---.---.218.37) 12 octobre 2006 19:38

                          Techniquement parlant, la ligne de production à Hambourg rencontre des problèmes dans l’installation des cables électrique dans la carlingue. Je vous rappelle que TOUT est électrique dans cet avion : commandes de vol, frein, etc.

                          Désolé, mais Chirac, les riches et les américains n’y sont pour rien. Un simple problème industriel.


                        • tel (---.---.172.175) 12 octobre 2006 20:04

                          Cher ami,

                          je suis loin de lire les journaux chez mon coiffeur, j’ai meme participe au developpement du Soft mis en cause, et oui nos amis allemands refusaient cet outil sous pretexte qu’il etait Francais.

                          Enfin continue de croire que tu as le savoir....

                          Moi je sais ou j’en suis..


                        • airbusien (---.---.58.131) 12 octobre 2006 20:40

                          C’est aussi une pratique bien française de developper ses outils dans son coin et de vouloir les imposer ensuite à nos amis allemands qui en général ont déjà les leurs (souvent mieux). Et au final il n’y a aucun management pour trancher. Ou des vagues Steering Commitees qui prêchent dans le vide. Bref l’elec ce n’est jamais que l’arbre qui cache la forêt. La très grande majorité des salariés d’Airbus (qui n’a jamais travaillé ailleurs) pense qu’ils sont au top de l’industrie sous pretexte que les produits ne sont pas trop mauvais au sein d’un environnement on ne peut moins concurrentiel. Bref d’un point de vue industriel Airbus c’est l’âge de la pierre. A part ça, l’idée d’accroître la sous-traîtance, ça me fait doucement rigoler dans la mesure où on n’est même pas capable de sous-traîter correctement des tâches à l’interieur d’Airbus. Alors à l’extérieur de la zone Euro !?!


                        • tel (---.---.172.175) 12 octobre 2006 20:59

                          Et vous vous travaillez a quel ministere ?????


                        • tel (---.---.172.175) 12 octobre 2006 20:15

                          Rassurez vous ; Airbus va bien, ....

                          On en a passe et vu des crises aeronautique, un coup Boeing qui delocalise un coup Airbus qui doit se recentrer. C’est ca la vie...

                          Le 380 est le plus rentable avion du monde... les grosses compagnies en ont un reel besoin.

                          Et dans 5 ou 6 ans on ne se souviendra meme plus que Airbus a paase de mauvais moment.

                          Allez on y crois.. smiley


                          • Dominique (---.---.184.109) 12 octobre 2006 20:21

                            je reposte ici puisqu’on a la chance d’avoir quelqu’un de chez Airbus pour nous éclairer...

                            Bon alors voilà, quelque chose me turlupine dans l’affaire A 380. Imaginez que...

                            ...Forgeard vend ses actions non à cause d’un retard du programme et de ses conséquences boursières, mais parce que l’origine même du retard est liée à un défaut de conception de l’oiseau (avec des conséquences boursières bien plus terribles),

                            ... la nouvelle équipe charge la précédente (avec son accord) pour en remettre une couche sur les erreurs de gestion/organisation, tout en sachant que le problème est ailleurs (cf point précédent)

                            ... Streiff fait en sorte de se faire débarquer en tenant des propos qu’il sait impardonnables parce qu’il est dorénavant sûr que la certification n’est pas pour demain, non pour « des problèmes de fil électrique » (indice, déjà...) mais en raison de difficultés techniques beaucoup plus délicates à résoudre.

                            Désolée, ça fait très complot et ce n’est pas mon truc, mais les problèmes de planning ou de gestion me semblent bizarres pour expliquer l’accroissement du retard pris sur le programme. Je ne veux pas insinuer non plus que cet avion souffre d’un défaut de conception rédhibitoire.

                            Qu’en pensent les spécialistes ?

                            P.S. Quelle que soit votre opinion, merci de ne pas appeler les brancardiers à la rescousse, je me soigne


                          • tel (---.---.172.175) 12 octobre 2006 20:29

                            Le probleme est beaucoup plus simple que ca.

                            La certif sera faite a temps.

                            Par contre Mr Forgeard a ete remercie (maintenant il joue aux chevaux).

                            Mr Steiffffffff a voulu mettre un coup dans la fourmilliaire Allemende mais la.... aie aie aie... C’est pas facile, il est arrive, a vu les degats et a dit ce que vous savez on vend 5 usines allemandes et 2francaises et ca repart....

                            Etoui, il fallait peut etre le faire mais la c’est une autre histoire...

                            Alors on a repris Mr Gallois plus politiquement correct et voila.... affaire a suivre.


                          • Dominique (---.---.184.109) 12 octobre 2006 20:38

                            Merci de votre réponse, je vais finir par croire que je me suis fait des idées et tant mieux d’ailleurs smiley mais pour les gens qui sont fiers de travailler chez airbus, dont vous, quel gâchis que l’impéritie des dirigeants précédents...


                          • Edivincison (---.---.4.217) 14 octobre 2006 21:52

                            Je le pense aussi, voici pourquoi :

                            Avec 850 passagers laissés à eux-mêmes sur des vols ne dépassant pas 2 heures, il fera un court-courrier d’une rentabilité sans précédent.

                            A l’opposé, des versions pour 50 passagers feront le bonheur des super-riches qui sont fustrés de ne plus avoir leur Concorde... pas pour aller plus vite, cette fois-ci, mais pour voyager dans un luxe sans précédent, et surtout pour pouvoir à nouveau payer leurs tickets dix fois plus cher que le commun des mortels (bon pour leur égo !).

                            L’A380 risque donc d’être une sorte de cheval de Troie pour l’aviation régionale sur des distances inférieures à 1500 km, car la formule intéressante pour pour remplir ces bétaillères volantes sera de pouvoir disposer d’avions disons de 20 à 50 places à décollage et atterissage vertical, capables de desservir l’énorme bassin de recrutement de passagers en allant chercher ceux-ci jusque dans leur village.

                            Quel concept d’ADAV réunissant les qualités de l’hélico et celles de l’avion à aile fixe sans souffrir de leurs inconvénients respectifs gagnera la course ? Les paris sont ouverts entre le rotor basculant et le rotodyne...


                          • Edivincison (---.---.252.160) 14 octobre 2006 23:46

                            Sorry ! Je croyais pouvoir donner un titre à mon commentaire, et c’est uel (?) qui est sorti.

                            Mon entrée en matière « Je le pense aussi, voici pourquoi : » répondait en fait à : « Le 380 le plus rentable avion au monde... »


                          • tel (---.---.172.175) 12 octobre 2006 20:48

                            Alors la je me marre.

                            Nos amis Allemands auraient des logiciels plus performant que ceux des Francais.... Mais c’est une mascarade. connaissez vous les outils Allemands ??? je doute fort.

                            pour ma part j’ai travaille dans 4 societes privees avant d’entrer a Arbus.

                            Je connais les softs de nos amis Allemands, Anglais et Espagnols et je peux vous garantir que nous avons un declic d’avance.

                            Il est vrai que l’organisation d’A. est lourde, mais avec l’Europe tout ne va pas a la vitesse que l’on aimerait...

                            Mais bon ca c’est l’Europe.

                            Deplus cet outil n’est pas realise par A. mais par des fournisseurs.

                            Quand la politique s’en mele, il faut faire plaisir a tout le monde et ce n’est vraiment pas simple. Mais bon j’y crois, on va s’en sortir.


                            • tel (---.---.172.175) 12 octobre 2006 20:52

                              Oui, des que la politique s’en mele c’est ca...

                              Enfin à Airbus, nous avons vecu bien d’autres tourbillons. En 1993 on devait licensier 2200 personnes, mais nous sommes toujours la avec une societe qui connait aujourd’hui des petits sursauts. smiley

                              Il est vrai que nous devrions plutot prendre du temps, pour ce ^programme il nous aurait fallu plus de temps, mais les chefs ont decide d’aller plus vite...

                              A ces chefs... si ils ecoutaient les gens qui travaillent reellement on n’en serait pas la.

                              M’ENFIN !!!! smiley


                              • tel (---.---.172.175) 12 octobre 2006 20:54

                                Oui d’accord, mais la c’est pas flagrant, la couleur est a la derive et la on ne la voit pas bien..... smiley


                                • www.jean-brice.fr (---.---.172.74) 12 octobre 2006 22:10

                                  Pour une fois que nous avons un énarque à la hauteur, touefois au départ HEC, il est IMPERATIF qu’il soit soutenu sans arrières pensées ... Ce la ne veut pas dire qu’il est indispensable que le prochain PRESIDENT NE SOIT PAS UN ENARQUE !


                                  • jer (---.---.167.224) 12 octobre 2006 22:40

                                    Tout le monde était très inquiet de l’entrée des russes au capital d’EADS. Comme dans toute « transaction financière hostile », faire croire que l’entreprise n’est pas en si bonne santé que cela est aussi peut-être une cause de la « crise »...

                                    information/désinformation, on est pas à cela prêt.


                                    • tchoo (---.---.207.120) 12 octobre 2006 23:03

                                      et tout ceci ne serait-il pas du au staff des dirigeants qui pensait plus à se glisser des peaux de bananes sous les pieds les uns des autres plutôt que de gourverner, jusqu’a la lamentable pseudo affaire Cleastream ( la vrai c’est pas celle-là, cf C DENIS)


                                      • Stef (---.---.97.143) 13 octobre 2006 00:18

                                        « Pour faire tout à fait simple, si j’avais des actions EADS, je m’allègerais lourdement et prestement ! »

                                        Action EADS + 6% sur les 3 derniers jours.

                                        ça c’est un conseil avisé smiley


                                        • (---.---.16.25) 13 octobre 2006 09:07

                                          +6% sur quelques jours, c’est vrai, mais -9% sur 3 semaines, -34% depuis le 1 Janvier, -40% par rapport à avant la première annonce de retard du 380 (fin mars).

                                          3 séances de hausses après un yoyo de quelques jours. La suite au prochain numéro. Risqueriez vous vos économies sur ce titre ?


                                        • Zermikus (---.---.194.245) 13 octobre 2006 09:12

                                          Une action peut gagner ou perdre 10 à 20 % dans la même journée....


                                        • JDCh (---.---.233.234) 13 octobre 2006 11:00

                                          Attendez les résultats 2006 et les perspectives 2007/2008, vous ne serez sans doute pas décus. Une action se juge sur le moyen terme smiley


                                        • Stef (---.---.20.126) 13 octobre 2006 11:02

                                          Tout à fait...

                                          Ceux qui ont acheté il y a trois jours on fait + 6% ( si il y a + 6 , c’est qu’il y a des acheteurs) et ceux qui ont acheté il y a 1 an ont perdu 34 %

                                          Et ceux qui ont acheté hier , jour du conseil de notre auteur expert financier de vendre font à leur ou j’ecris + 0,60 %  smiley


                                        • Stef (---.---.20.126) 13 octobre 2006 11:04

                                          Et mettre ses economies sur un seul titre n’est pas un trés bon conseil quelque soit l’action...

                                           smiley


                                        • Stef (---.---.20.126) 13 octobre 2006 11:06

                                          Oups « à l’heure » et non « à leur » smiley


                                        • (---.---.16.25) 13 octobre 2006 17:34

                                          Certes... A la cloture -0.61%. Ceux qui ont vendu au plus haut et racheté par la suite on fait 2.4% dans la journée.

                                          Reste que c’est un raisonnement de daytrader. Si vous cherchez un investissement plus long terme, EADS semble relativement risqué pour l’instant.

                                          Ceux qui ont acheté il y a 15jours en pensant que la claque était passée (que le cours ne pouvait que remonter) n’ont pas récupéré leur mise.

                                          Je vous repose la question. Choisiriez vous, comme valeur de fond de portefeuille, EADS aujourd’hui ? Ou attendriez vous quelques temps, pour voir si le plan se met en place ? Parce que si vous réfléchissez en day trader, ce ne sont pas les actions qui manquent en ce moment pour « faire mumuse » : Altran, infogrames, soitec, completel, faurecia, y en a surement plein d’autres. Et si vous réfléchissez en daytrader, vous ne réfléchissez pas en investisseur, mais en spéculateur.


                                        • Stef (---.---.107.220) 13 octobre 2006 19:44

                                          Mais le conseil de l’auteur de vendre s’adressait-il à un « day trader » pour reprendre votre formule ? Ce n’est en rien précisé, cela souligne bien que c’est un conseil ou un argument qui n’a aucun interet. Pour un « daytrader » ou du long terme, l’achat peut etre interessant,pour du moyen terme certainement pas. Mais dire simplement vendre ou acheter c’est un argumentaire de comptoire. On associe en general un ordre avec un objectif pour être crédible.  smiley


                                        • Lucien Poilauchien (---.---.22.245) 13 octobre 2006 04:53

                                          Article un peu puant, d’un auteur visiblement frustré, qui a besoin de se définir par ce qu’il est (polytechnicien) et par ce qu’il n’a pas fait (servir l’Etat). Tout cela est typiquement franchouillard et bien peu constructif. A l’évidence, l’auteur est idéologiquement convaincu du rôle négatif de l’action publique dans la sphère économique (position que l’on qualifie de libérale je crois...). Sa démonstration n’est pourtant guère convaincante tant l’auteur pêche par une suffisance de tous les instants. Un peu d’humilité, Monsieur, et vous verrez que la vie n’est pas si noire que cela !

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