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Accueil du site > Actualités > Economie > Allemagne / Etats-Unis : Deux visions de l’économie que tout (...)

Allemagne / Etats-Unis : Deux visions de l’économie que tout oppose

L’Allemagne et la Chine, dont les excédents commerciaux ces 12 derniers mois atteignent chacun approximativement 280 milliards de dollars, sont régulièrement accusées de ne pas mettre tout leur poids dans la mise en place de stimuli fiscaux généreux afin de relancer leurs économies. Les nations à forts déficits attendent donc d’un pays comme l’Allemagne - dont l’excédent de la balance des paiements est de 7% du P.I.B. - des mesures dignes de ce nom visant à stimuler demande et consommation intérieures, réajustements indispensables pour soulager les nations déficitaires dans le sens d’un partage plus équitable des déséquilibres mondiaux. En fait, ces pays exigent tout simplement une nouvelle donne, à savoir que les pays à surplus assument également leurs responsabilités pas gros temps : Le régime de l’étalon Or ne s’était-il pas effondré au début des années 30 précisément car les pays à surplus - les Etats-Unis et la France - refusaient de jouer le jeu ?

L’Allemagne et la Chine sont effectivement soupçonnées de mettre en place des mesures de relance molles et peu convaincantes, préférant ainsi voir les pays à forts déficits comme les Etats-Unis ou la Grande Bretagne s’endetter encore davantage afin d’acheter leurs marchandises ! Pour autant, les stimuli Américains et Britanniques, au demeurant forts coûteux, fonctionneraient-ils vraiment mieux si l’Allemagne relançait décisivement son économie ? Les visions Allemandes et Américaines/Britanniques ne sont en réalité radicalement opposées que du fait de problématiques radicalement antagonistes à gérer : Ainsi, alors que l’expansion US est redevable à une consommation intérieure privée réalisée principalement à crédit et au prix de l’aggravation des déficits ( le fameux "deficit spending"), l’Allemagne doit la croissance de son P.I.B. depuis 1990 à ses exportations tandis que sa consommation domestique, elle, est restée stagnante ! 

La gestion Brown a ainsi mis son pays à genoux, le niveau de l’épargne Britannique s’étant effondré car le Chancelier de l’Echiquier de l’époque ne cessait de plaider pour un endettement toujours plus massif : le marché immobilier n’avait-il pas triplé de valeur en quelques années préalablement à son implosion actuelle ? Brown - qui se targuait de pouvoir se passer de discipline budgétaire - prétendait également ne plus avoir besoin de réserves pour les périodes difficiles, car ayant "aboli" le cycle économique...En réalité, l’addiction des consommateurs - et des Gouvernements - US et Britanniques à l’endettement et à l’argent facile terrifie et rebute le bon sens et la rigueur Allemands. De fait, Merkel ne s’était-elle pas fait ridiculiser quand, à l’occasion du G 8 de l’été 2007, elle avait réclamé transparence et contrôle sur les marchés financiers ? Les autorités Allemandes n’épargnent du reste pas leurs blâmes aujourd’hui à leurs collègues Britanniques et Américaines pour n’avoir pas restructuré leur système de taxation, de santé ainsi que leur réglementation financière lorsqu’elles en avaient encore les moyens. Ainsi, pour avoir réussi à restructurer leur commerce et su créer les conditions d’un excédent budgétaire, des nations comme l’Allemagne - mais aussi les Pays-Bas, la Suisse ou l’Autriche – qui sont à présent dans une situation privilégiée se retrouvent, du même coup, sur le banc des accusés taxées de ne pas contribuer suffisamment à l’effort international !

L’Allemagne, qui s’estime punie aujourd’hui pour sa rigueur et pour son austérité d’hier, considère effectivement que les stimuli fiscaux et autres plans de relance ne feront qu’aggraver les déficits déjà gigantesques de ces pays sans apporter de remèdes à long terme au vrai problème, à savoir celui de l’équilibre budgétaire, clé pour elle de toute bonne gouvernance et aux implications forcément bénéfiques sur le système économique et financier. A l’évidence, la crise systémique actuelle combinée à l’ampleur de la récession ne sera pas réglée à la sauvette par une aggravation de l’endettement et, du reste, les multiples plans - adoptés et appliqués à ce jour - et restés sans effet plaident pour une approche et pour une stratégie plus qualitative que quantitative de la part des Etats qui leur permettra, le moment venu, d’utiliser les munitions appropriées afin d’encourager et d’accompagner la reprise...Il est donc impératif de concentrer efforts et réserves afin de remédier et de manière définitive aux causes mêmes des implosions périodiques et destructrices de bulles spéculatives plutôt que de soulager provisoirement un symptôme. 

La crise actuelle ayant été causée par l’éclatement de la bulle du crédit dans le secteur privé, est-ce justifié de la combattre en créant une nouvelle bulle, celle du crédit mais dans le secteur public ? N’est-ce pas ainsi repousser la résolution des problèmes délicats à demain, voire aux générations futures ? Et quand le Ministre Allemand des Finances Steinbruck affirme qu’une baisse de la T.V.A. n’augmentera en rien la consommation de dvd ou même de voitures, il met clairement en doute le bien fondé du Keynésianisme - en tout cas tel qu’il est appliqué par nos politiques d’aujourd’hui - et de ses effets multiplicateurs ! Il est en effet permis de douter qu’en période de déflation - et donc d’affaissement des prix - une baisse supplémentaire de ces prix stimule la consommation, l’approche devant être alors manifestement centrée sur l’investissement plutôt que sur la consommation. En réalité, face à cette masse de stimuli chaotique et souvent incohérente, il est légitime de ne pas céder aux sirènes du populisme et douter réussir à sauver nos économies avec de l’argent que l’on n’a même pas !


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30 réactions à cet article    


  • zelectron zelectron 14 janvier 2009 10:30

    La Fontaine le disait encore mieux...


    • Forest Ent Forest Ent 14 janvier 2009 11:16

      Oui.

      Ca va sembler bizarre, mais la démarche des US est plus logique et cohérente que celles de l’Allemagne et la Chine.

      Les US ont surconsommé en fabriquant des dollars virtuels et en payant avec. Ils peuvent annuler leur dette, ce n’est pas eux que ça genera le plus.

      En Allemagne, le SPD de Schroder a mis en place des mesures d’austérité (les réformes Hartz) qui ont flingué la consommation et sauvé l’industrie et l’exportation ... avec des revenus en dollars placés ... aux US.

      La Chine a accumulé des réserves monétaires ... en dollars. Si elle voulait les dépenser pour relancer la demande intérieure, le dollar s’écroulerait le jour même, et elles ne vaudraient plus rien. Ceci annule la possibilité d’une relance keynésienne en Chine.

      Quand à une relance keynésienne dans l’UE, elle n’a auun sens tant que l’importation est grand ouverte.

      Nous arrivons au bout du jeu de cons qu’ont été le libre-échange et la mondialisation. Place à l’aigreur, aux tensions, et au grand retour du chacun pour soi.


      • Gandalf Tzecoatl 14 janvier 2009 18:14

        Pour une fois Forest Ent, je suis assez d’accord avec vous, à savoir celui qui utilise la planche à billets et fait marner le monde pour son propre compte tire un peu plus les ficelles que les autres, à savoir les US. Le fainéant a le pouvoir, pas le travailleur.

        Par ailleurs, concernant la relance économique en Chine avec des dollars, conclure a la chute du dollar dans un tel cas, je ne comprends pas. Si vous pouviez être plus explicite smiley


      • Forest Ent Forest Ent 14 janvier 2009 19:27

        Je compte sur l’auteur pour rectifier si je dis des bêtises, mais mon opinion est la suivante. Les pays importateurs comme les US vont essayer de relancer l’économie par l’endettement extérieur. Il faudra bien qu’ils trouvent des prêteurs. Jusqu’ici, c’était surtout les pays exportateurs. Si ceux-ci s’avisent de dépenser leurs recettes, qui achètera des T-bonds ?


      • Michel Santi Michel Santi 14 janvier 2009 19:40
        bien-sûr que l’endettement extérieur sera la bouée de sauvetage privilégiée car la plus facile - voir post ci-haut concernant leur "fainéantise"...
        C’est pourquoi le billet vert va monter, plus d’afflux de dollars vers les Etats-Unis ET l’Oncle Sam est obligé de délivrer du rendement à ces pauvres acheteurs de bons et comme il ne peut leur offrir aucun rendement au niveau des taux, il les fait gagner sur le Change...

      • Forest Ent Forest Ent 14 janvier 2009 19:56

        Voui, mais si la Chine décide de dépenser ses 1000 G$ de réserves de change, qui va les acheter et qui va pouvoir acheter ces t-b ? Le cash libre est devenu plus rare...


      • Odal GOLD Odal GOLD 15 janvier 2009 21:10

         Les dirigeants anglo-américains sont les maîtres de la planète et ils vivent sur leurs rentes, ils voient la planète et tout le vivant en termes d’actions boursières, ils sont pour la terre comme des vampires, et ils n’ont pas de complexe c’est sûr.

         

         A tout prendre les allemands et les chinois me semblent surtout moins nihilistes et moins fous que les (dirigeants) anglo-américains.


      • Gandalf Tzecoatl 16 janvier 2009 10:15

        @Oda Gold :

        Je ne crois pas. Les économies excédentaires sont fières de leurs excédents et trouvent bien pratiques de trouver sur l’échiquier international un si bon débiteur que les US. Mais cette fierté et cette sensément bonne tenue des comptes lègue le pouvoir aux US, malgré une crise de pouvoir du débiteur en 2008.

        Par ailleurs, les US peuvent raisonnablement penser limiter sérieusement leurs déficits par l’innovation (ex : algo-carburants rendant indépendants du pétrole, etc).







      • Gandalf Tzecoatl 16 janvier 2009 10:33

        "Je compte sur l’auteur pour rectifier si je dis des bêtises, mais mon opinion est la suivante. Les pays importateurs comme les US vont essayer de relancer l’économie par l’endettement extérieur. Il faudra bien qu’ils trouvent des prêteurs. Jusqu’ici, c’était surtout les pays exportateurs. Si ceux-ci s’avisent de dépenser leurs recettes, qui achètera des T-bonds ?"

        C’est assez exact.
        La morale de l’histoire pour la Chine est qu’il est inutile de transformer un travailleur en esclave afin de palper en T-bonds ou en papier la fierté nationale.

        Le PCC a tout à gagner à assurer le bien-être du chinois, il s’assure par là-même une longévité.


      • JL JL 14 janvier 2009 13:25

        Michel Santi : ""l’approche devant être alors manifestement centrée sur l’investissement plutôt que sur la consommation.""

        Tant que le gouvernement pratiquera sa politique de réduction des effectifs du secteur public et de réduction des dépenses de l’Etat, les politiques dite de l’investissement ou de l’offre ne seront pas crédibles. Sans faire de jeux de mots, l’éducation, la recherche, la santé, les secteurs publics c’est aussi de l’investissement.

        En réalité, le gouvernement pratique des dépenses considérables de l’Etat mais appelle cela des politiques de l’offre ou de l’investissement. La novlangue est un piège redoutable.


        • Paul .ca Paul .ca 14 janvier 2009 13:54

          Je suis d’accord avec l’idée qui inspire la rédaction de ce billet d’opinion mais je partage moins l’expression hâtive de la conclusion qui peut générer des ambigüités et des amalgames parmi le public.

          > ll est légitime de ne pas céder aux sirènes du populisme et douter réussir à sauver nos économies avec de l’argent que l’on n’a même pas !

          Cette phrase m’agace. C’est bien d’éviter les sirènes du populisme mais je vous encourage à les éviter toutes sans aucune exception pour rester exact et nous éviter de perdre notre temps à corriger ce genre d’erreur ou vulgarisation extrême. L’argent est généralement crée avec des garanties de richesse actuelle ou future sinon la monnaie se dévalue. Ces richesses existent et ne vont pas disparaitre même si certaines valeurs ont été considérablement dévalués ou corrigés au choix. Doit on en mobiliser ou hypothéquer autant avec la création monétaire ou l’emprunt, voila la bonne question.

          On peut imaginer qu’il y a des bulles bénéfiques dans un contexte donné.Tout dépend de l’usage que vont en faire les états. Je vais faire une analogie simple. Le scalpel entre les mains d’un bon chirurgien ou d’un mauvais n’aura pas le même effet. De là à dire qu’il faut éviter l’usage du scalpel à cause des mauvais chirurgiens, je préfère regarder le bilan global pour prendre la décision et pas comme les média de masse se focaliser seulement sur les malades décédés après l’opération chirurgicale.

          J’attend au delà de l’opinion personnelle d’un analyste économique, des chiffres et bilans pour juger de la pertinence d’un argument. Sinon on peut écrire tout et son contraire.

          http://espritlogique.wordpress.com/


          • Céphale Céphale 14 janvier 2009 14:15

            La grande question posée par Michel Santi est celle de la bulle des bons du trésor américains. Peut-elle exploser ?


            • Internaute Internaute 14 janvier 2009 14:23

              C’est l’histoire de la cigale et de la fourmi.


              • ronchonaire 14 janvier 2009 16:25

                Espérons que cette crise nous serve de leçon et nous amène à prendre la seule décision qui s’impose au niveau de la zone euro : confier la politique budgétaire aux allemands, de la même manière que nous leur avons confié la politique monétaire quand nous avons créé la BCE ; ce sont les seuls à y comprendre quelque chose et à disposer de gens compétents dans leur Ministère des finances. Tant qu’on y est, confions leur aussi l’ensemble de la politique économique ; du point de vue de la France (et de pas mal d’autres pays), cela ne pourra de toute façon pas être pire qu’avec les incompétents qui peuplent Bercy.


                • Jason Jason 14 janvier 2009 16:26

                  Petite mise au point : l’histoire économique et politique de l’Allemagne et des USA n’est pas la même, chacun en conviendra. Hyper-inflation, chômage, dette de guerre (14),fascisme, chez les uns, et New deal avec reprise économique de la guerre de ’40 chez les autres, saisie des brevets et investissements juteux dans les pays ruinés. A l’histoire récente s’ajoute le fardeau considérable pour l’Allemagne de l’absorption de l’ex-Allemagne de l’Est, intégration économique qui n’est pas terminée aujourd’hui. Et il reste encore d’énormes efforts financiers à faire.

                  Les tenants de la rigueur économique plafonnant pour les pays de l’Union européenne un endettement ne dépassant pas les 3% du PIB (Maastricht) se déjugeraient s’ils laissaient filer les déficits.

                  Il est bien beau de prêcher pour les autres un endettement accru. Mais rappelons que les intérêts des dettes immenses sous forme d’emprunts d’Etat seront remboursées par toute une génération. Pourquoi l’Allemagne se laisserait-elle dicter sa politique économique par les cyniques malfaiteurs d’outre-manche et d’outre-Atlantique ? Car au lieu de veiller à assurer des salaires décents dans ces pays, et donc un pouvoir d’achat réel et non virtuel, leurs dirigeants ont favorisé le laisser-faire économique basé sur le crédit et ses bulles.

                  Pour une fois l’adage arrogant : "ce qui est bon pour l’Amérique est bon pour le monde", n’es plut guère à la mode. Mais, y aura-t-il une leçon de modestie et de bon sens pour les USA ? Qu’ils se dém...


                  • Silence 14 janvier 2009 19:19

                    "La crise actuelle ayant été causée par l’éclatement de la bulle du crédit dans le secteur privé, est-ce justifié de la combattre en créant une nouvelle bulle, celle du crédit mais dans le secteur public ?"

                    A mon avis oui, du moins sur le court terme. L’éclatement de la bulle pourrait provoquer un effondrement économique brutal d’une ampleur comparable à celui du début des années 1930, et dont les conséquences seraient dévastatrices (n’oublions pas que la dernière fois, ça s’était fini par une guerre mondiale...).
                    Le secteur public ayant "les reins plus solides" que le secteur privé, l’ effondrement immédiat sera évité... Mais il faudra le payer par des années d’austérité et de croissance plus faible, le temps de se désendetter. Une fois l’urgence écartée, nous devrons tous nous mettre à la bière blanche et sortir les casques à pointe, les Américains les premiers. smiley


                    • philbrasov 14 janvier 2009 19:41

                      entre l’endettement des menages et des états......

                      l’ETAT US est moins endeté que l’ETAT français OU ALLEMAND.

                      ceci est une première remarque.

                      D’autre part, lorsque nous parlons d’excedants commerciaux de quoi parle t’on et de quel argent parle t’on ?

                      Bien évidément de l’argent des entreprises qui exportent, et non pas des ETATS qui exportent.....

                      Lorsque l’etat Chine veut relancer sa machine économique elle est OBLIGEE d’EMPRUNTER......
                      il n’est pas vrai que l’Etat chinois est riche. Il a certes des réserves importantes, près de 2 000 milliards de dollars, en raison notamment des exportations de ses entreprises, mais ce n’est pas l’argent de l’Etat.

                      C’est celui des sociétés privées, souvent d’ailleurs de groupes étrangers installés en Chine.

                      Si le gouvernement se sert de ces fonds, c’est à crédit. Car si le budget chinois - les véritables ressources de l’Etat - est à l’équilibre, il n’est pas largement excédentaire.

                      La principale mesure du gouvernement va donc être de baisser les impôts sur les entreprises. Car c’est un manque à gagner, pas une dépense."
                      Il en va de même pour l’allemagne.

                      Quand à la bulle des BONDS , il faut être aveugle pour ne pas voir la réalité des marchés.

                      Aujourd’hui les USA trouvent prenneur pour des BONDS à 0% à trois mois...... QUi peut dire mieux...... ;
                      Même pas l’allemagne....
                      Autrement dit , si la bulle éclate c’est d’abord chez les pays ETATS ( ne pas confondre la dette d’ETAT et la dette des particuliers ) fortement débiteurs. L’allemagne n’a plus les coudés franges pour relancer son économie, ayant perdu en entrant dans la zone euro, sa liberté d’agir sur son économie.


                      N’oublions JAMAIS, qu’avant l’Euro, la part de la monnaie $ dans les échanges internationaux était de 59%, elle est aujourd’hui de 62-63%...... L’allemagne a perdu avec son DM, sa marge de manoeuvre qu’elle avait pu avoir en battant sa monnaie....
                      Quand à la Chine, la réévaluation du Yuan, n’en parlons pas.... c’est l’assurance d’une recession Durable en Chine......

                      Dans une guerre économique, celui qui gagne est celui qui perd le moins.... ce qui est mauvais pour les USA, est encore plus mauvais pour les autres nations......
                      On en est là.




                      • Forest Ent Forest Ent 14 janvier 2009 20:04

                        l’ETAT US est moins endeté que l’ETAT français OU ALLEMAND.

                        Non, plus. 2/3 en France, pour maintenant pas loin de 3/3 aux US.

                        il n’est pas vrai que l’Etat chinois est riche. Il a certes des réserves importantes, près de 2 000 milliards de dollars, en raison notamment des exportations de ses entreprises, mais ce n’est pas l’argent de l’Etat.

                        Il y a en Chine encore beaucoup d’entreprises publiques. Les réserves de l’état étaient il y a peu de 1200 GUS$. Ce n’est pas colossal, mais ça suffirait pour un petit plan de relance à condition d’accepter un effet potentiellement important sur le US$. Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette...


                      • philbrasov 14 janvier 2009 20:48

                        votre 2/3 3/3. ????

                        voulez vous dire que l’ETAT US est endette à 100 % de son PIB..... ?



                      • JL JL 14 janvier 2009 23:23

                        ""voulez vous dire que l’ETAT US est endette à 100 % de son PIB.....  ? ""  smiley 

                        Renseignez vous !

                        "Selon les derniers chiffres de la Réserve fédérale, la dette totale américaine2 s’élève à 29.888 milliards de dollars. Elle a augmenté de 2.186 milliards en un an. Elle atteint 227 % du PIB (contre 140 % seulement en 1929).

                        La dette privée (ménages et entreprises) représente 76 % de l’ensemble. Les subprimes ne représentent que 4 % de cette dette.

                        Voilà la réalité du miracle américain : en un an, selon l’OCDE, le PIB devrait augmenter de 1,9 % (soit 250 milliards de PIB en plus) mais la dette aura augmenté de 2.186 milliards. Huit fois plus ! Et si on intègre la dette du secteur financier, on arrive à une dette totale de 44.772 Mds soit 340 % du PIB américain ! Voilà pourquoi Alan Greenspan, l’ancien Président de la Banque centrale américaine, annonce régulièrement que les USA risquent bientôt de tomber en récession."

                        Les Etats-Unis, le pays qui sert de modèle aux libéraux du monde entier, le niveau d’inégalité est tel que seuls les 5 % les plus riches ont vu leur revenu augmenter sur les dernières années. Les autres 95 % ont vu leur revenu stagner ou franchement décliner. Ce n’est pas la LCR qui le dit mais la banque BNP Paribas.

                        Un tel niveau d’inégalité devrait amener à un effondrement de la croissance : les 5 % les plus riches ne peuvent pas faire 18 repas par jour ni avoir tous 10 voitures garées devant leur maison. Quand 5 % seulement des citoyens accaparent l’essentiel des richesses nouvellement créées et qu’une majorité voit ses revenus stagner ou nettement diminuer, la croissance devrait s’arrêter, faute de consommation. C’est uniquement en poussant la majorité des salariés à s’endetter, que le libéralisme peut assurer en même temps des bénéfices colossaux aux 5 % les plus riches et une consommation élevée du plus grand nombre.

                        http://www.nouvellegauche.fr/usa/


                      • Kobayachi Kobayachi 14 janvier 2009 23:46

                        Pour la dette US :
                         
                        http://zfacts.com/p/461.html
                        http://zfacts.com/p/318.html

                        Pour la france :
                        http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Dette_publique_france_%25_du_PIB.png
                        http://cluaran.free.fr/dette.html

                        Je ne m’avancerais pas jusqu’a certifié l’exactitude de ces sources smiley


                        PS : Merci Mr. Santi pour vos articles que je lis tjs avec beaucoup d’interet.


                      • Forest Ent Forest Ent 15 janvier 2009 01:22

                        La définition de référence du PIB US est là  :

                        http://www.bea.gov/newsreleases/national/gdp/2008/xls/gdp308f.xls

                        Il est autour du 14,4 T$. Une horloge assez notoire de la dette de l’état US seul se trouve là :

                        http://www.brillig.com/debt_clock/

                        Elle vaut en théorie aujourd’hui 10,6 T$, ce qui ferait déjà un ratio d’endettement de 74%, soit bien plus que la France (64%), mais c’est sans compter sur toutes les dépenses qui viennent d’être engagées : plans de relance, couverture des GSE, banques, assurances, etc ...


                      • philbrasov 15 janvier 2009 08:38

                        En matières de chiffres , il faut faire simple...
                        en réalité, vous nous dites, le total de la dette public - privé est de 223%....du PIB. C’est innexact....
                        C’est beaucoup plus.... l’année 2007 montrait une dette GLOBALE( publique, privée, banques, entreprises, états institutions etc etc) de 400 % du PIB...soit plus de 40T$.


                        Nous parlons ICI de dette Publique, et non de dette privée...
                        La dette privée, est l’affaire du privé.....
                        A t’on déjà vu un ETAT, rembourser les dettes de ses concitoyens.......
                        La relance par la consommation, a en effet crée, la bulle de la dette privée.... pas de la dette publique US.
                        Aujourd’hui la dette publique est estimée pour 2008 à 72% du PIB....
                        Pour ce qui est de la France et ou de l’Allemagne, l’année 2007, donnait un endettement public de l’odre de 68%...
                        Systématiquement, les gens font la confusion.
                        je n’ai pas les chiffres de la dette GLOBALE ALLEMANDE ou FRANCAISE, mais il y aurait qq surprises, à ce sujet... ( etat, sécurité sociale, particuliers, entrprises, communes, départements, régions etc etc)

                        je vous conseille de lire cet article de Wikipedia en anglais.. ; qui vous montrera ce que représente la dette publique US aujourd’hui ( novembre 2008) .
                        http://en.wikipedia.org/wiki/United_States_public_debt
                        De plus de cette dette, l’état en maîtrise plus de la moitié, par la détention d’obligation des menages US. contre 32 % de la dette française par exemple détenue par les menages, sous forme d’assurance vie par exemple.
                        En ce sens l’ETAT US est bien moins endetté que les européens.
                        mais peu importe.... 72-76-80% de taux d’endettement du GVT fédéral...

                        Mais l’énorme avantage, c’est que l’ETAT fédéral, peut emettre sa monnaie..
                        L’allemagne NON....
                        Que va t’il se passer :

                        une déflation : ce qui veut dire que les actifs des entreprises et des privés, vont baisser.
                        Les taux d’obligation, à long terme vont continuer également à baisser.
                        Taux zero , à 3 mois pour ls Tbonds US....et le monde ENTIER trouve preneur.....
                        Même l’allemagne , n’a pas réussi , à lever la totalité des 6 milliards d’euro, en obligation la semaine dernière.. Alors que le taux est de 3.2% je crois..

                        Ce qui veut dire, que Même en période de crise, la seule valeur refuge, reste ENCORE et TOUJOURS les obligationd d’etat US....
                        celà peut emmerder les gauchistes, MAIS c’est UN FAIT.....
                        Le jour, ou une supposée bulle de la dette de l’ETAT US, éclatera, les Bulles des autres dettes d’etats, Allemagne et France Italie, auront déjà éclaté, depuis longtemps.

                        bonne journée....
                        Eh oui faut bien bosser un peu....





                      • JL JL 15 janvier 2009 10:53

                        ""A t’on déjà vu un ETAT, rembourser les dettes de ses concitoyens....... ""


                        Dit comme cela c’est idiot. L’Etat c’est nous, et nous ne sommes pas ses concitoyens mais ses citoyens, passons. Cela reviendrait à faire payer les citoyens pour les citoyens. Mais si l’on remarque que l’Etat peut rembourser les dettes des uns en faisant payer les autres, ça prend une autre dimension. L’inflation, la dette intergénérationnelle, le financement des banques sont entre autres, des moyens qui permettent d’opérér ces transferts de dettes.

                        L’euro qui devait nous protéger contre ces pratiques, et d’autres, ne le fait pas parce que les rêgles sont, ou conturnées, ou purement et simplement violées.
                         
                        Aujourd’hui on s’aperçoit qu’on a lâché la proie pour l’ombre, la souveraineté monétaire contre du vent. Les experts ont failli ou trahi. En matière de réformes irréversibles, il était urgent de ne rien faire.

                        Quant aux dettes des Etats il faudrait comparer ce qui est comparable.


                      • JL JL 15 janvier 2009 11:48

                        @ Philbrasov, quand aux gauchistes, ceux que, pour vous faire plaisir je définirai par : "ceux qui veulent moins d’inégalité", et par opposition aux libéraux, "ceux qui ont plus que ce que l’équité ne leur donnerait", autrement dit, ceux qui sont en deça de l’équité par rapport à ceux qui sont au delà, laissez moi vous dire une chose :

                        Le monde capitaliste crève littéralement de trop d’inégalités. Ce ne sont donc pas les gauchistes qui pourraient lui faire du mal. En revanche, ce sont bien les libéraux qui sont responsables de cette répartition inique des richesses : le monde capitaliste crève davantage d’apoplexie que de faim pour la bonne raison que ceux qui meurent de faim ne font pas crever le monde capitaliste, au contraire puisqu’il s’engraisse sur leur dos.


                      • millesime 14 janvier 2009 19:48

                        Tant que les fondamentaux macro-économiques seront solides.....
                        alors que les allemands demandaient à chaque réunion du G7 un contrôle plus strict des hedges funds
                        ( voir un de mes articles du 13/04/07 "intitulé tir de barrage contre la régulation"...)
                        les fondamentaux ont changé c’est le moins qu’on puisse dire, pour autant y-t-il eu du changement concernant les hedges funds ? (et les paradis fiscaux ?)
                        il est vrai que ce sont les amis de nos leaders politiques qui ont délocalisé (non pas les entreprises) mais une partie de leur argent cette fois dans les paradis fiscaux...de sorte qu’il est bien difficile de scier la branche sur laquelle ont est assis.
                        D’autre part il est étonnant de voir en France notre "dynamique" président vouloir mettre en oeuvre une politique qui a "fait ses preuves aus Etats-Unis et en Grande Bretagne".... 100 milliards € de déficit budgétaire en 2009....hihi
                        tous ces gens pensent que c’est une crise passagère un peu longue, et ne veulent pas voir qu’il s’agit d’une crise bien plus profonde et qu’il faudra changer les habitudes... !


                        • jjwaDal marcoB12 15 janvier 2009 08:52

                          Pour moi l’allemagne est le bon élève (sans angélisme) de la classe.
                          On ne peut l’accuser de s’en être sortis en sous-évaluant sa monnaie, en
                          séquestrant les richesses produites pour une fraction infime de la population
                          tout en laissant une population de moins en moins bien payée s’endetter à mort
                          jusqu’à l’effondrement de la bulle d’endettements...
                          Bon c’est un peu le cas, quand même, et ils ont des casseroles au pare-chocs...
                          Avec cette crise, les masques tombent et les profiteurs du système (les USA)
                          comme ceux qui les ont suivis doivent subir la morsure de leurs inconséquences.
                          Les allemands ont déjà un programme pour limiter au maximum le poids de leurs
                          dépenses énergétiques (à défaut de vendre plus on dépense moins) et ils seraient
                          fort avisés de pousser dans cette direction sans attendre que "des marchés"
                          s’ouvrent à nouveau dans tous ces pays croulant sous les dettes.
                          Le peak oil arrive juste à la sortie de cette crise majeure et ceux qui n’auront pas
                          "relancé" l’activité en modifiant leurs infrastructures énergétiques et de transport
                          pour parer le coup trébucheront sévèrement à nouveau.
                          Les allemands me semblent les moins fous du lot...


                          • bonsens 17 janvier 2009 00:37

                            les deux ont raison.
                            l’amérique c’est là que les prélevements fiscaux sont les plus faibles.(poids des exclus de l’europe et far west c’est le 1er qui tire qui à raison )
                            le tort c’est de croire que le crédit est infini ,la preuve avoir prété de l’argent à des taux variales et trés bas
                            et ensuite pour les remonter ensuite est de la publicité mensongére.
                            avant la crise peu de chomage.
                            transfert de richesse de la classe laborieuse vers les trés riches et avoir supprimé
                            tout barriére à l’imagination des banquiers c’est une abération économique.
                            néanmoins les usa sortiront de la crise les premiers.

                            les allemands sont trés prudents mais c’est un peuple obeissant et sérieux par tradition ( poids de l’histoire ) d’ou une balance commerciale excédentaire .
                            mais les prélevements sont trop élevés ,50 % du pib est redistribué par des hommes ( corruption, gabagie,tout qui est gratuit est gaspillé )
                            la encore il y à un transfert de richesse des classes laborieuses vers les trés riches ???
                            taux de chomage plus élevé qu’au usa par suite de délocalisation dans les nouveaux pays de l’europe.
                            de l’europe des 7 nous sommes passés à 27 ????

                            dans les 2 cas l’auteur à oublié de citer le transfert de richesse vers les trés riches ????


                            • matelot 6 juillet 2009 16:56

                              L’allemagne devrait se souvenir que leur exédant vient de l’exportation,donc quelque part dépendant des autres pays...
                              et si cela changeait et que les pays (pauvres en exportation)achetaient des véhicules autres que BMW/Mercedes alors cela changerait également la donne...
                              Donc je dirai aux allemands attention a la mauvaise PUB qui se retournerait contre eux.

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