Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Après 16 ans de mondialisation et 10 ans d’euro : près de la moitié (...)

Après 16 ans de mondialisation et 10 ans d’euro : près de la moitié des Français s’estiment pauvres ou redoutent de le devenir !

Un sondage TNS Sofres-Logica à paraître jeudi 14 octobre dans l’hebdomadaire chrétien Le Pèlerin vient de jeter une lumière crue sur les évolutions extrêmement inquiétantes de la société française (1).

 

upr-restos_du_coeur

Le nombre de repas servis par les Restos du Coeur connaît une progression fulgurante depuis 15 ans.

 ------------------------------------------------------------------------

LA SITUATION ÉCONOMIQUE ET SOCIALE DES FRANÇAIS N’ARRÊTE PAS DE SE DÉGRADER,

DE MÊME QUE LEUR MORAL ET LEUR FOI EN L’AVENIR

-------------------------------------------------------------------------

A la question "avez-vous le sentiment d’être pauvre ?", 4% des Français interrogés ont répondu "tout à fait" et 14% "plutôt". Près d’un Français sur cinq (18%) s’estime donc déjà pauvre (1% ne se prononçant pas).

Parmi les 81% restants, le pourcentage de ceux qui craignent de "tomber un jour dans la pauvreté" s’élève à plus d’un tiers (37% de ceux qui ne s’estiment pas pauvres, soit 30% de l’ensemble des Français), contre 61% étant d’un avis contraire (2% ne se prononçant pas).

Résultat spectaculaire de ce sondage, ce sont donc près de la moitié des Français (48%) qui s’estiment déjà pauvres (18%) ou qui redoutent de le devenir (30%).

Il faut noter que cette angoisse devant le futur n’épargne plus les classes moyennes et supérieures : 41% des commerçants, artisans, chefs d’entreprise craignent de devenir pauvres, une opinion partagée par les couples avec enfants (43%) et les jeunes adultes (35% des 18-24 ans, 44% des 25-34 ans).

Par ailleurs, près des deux tiers (65%) des sondés pensent que le niveau de vie de la génération des enfants d’aujourd’hui sera moins bon que celui de leur propre génération, seulement 8% imaginant qu’il sera meilleur. Pour 23%, l’avenir ne sera ni meilleur, ni moins bon (4% ne se prononçant pas).

Ce sondage confirme le sentiment que tout un chacun peut retirer de l’observation à l’oeil nu de la situation de notre pays : la société française va mal. Elle souffre à la fois d’un chômage, avoué ou caché, considérable et d’un appauvrissement - qui a bel et bien commencé - d’une part significative de sa population. Elle souffre aussi d’autre chose : d’un malaise général, d’une certaine forme de désespoir et de dégoût de soi, et d’une réelle crainte du futur.

Symptômes alarmants parmi d’autres :

- le nombre de repas servis par les "Restos du Coeur" à travers toute la France est passé de 8,5 millions en 1986 à 100 millions en 2009, en hausse de +12,5% par rapport à 2008,

- la consommation française d’anxiolytiques (médicaments antidépresseurs et autres) connait une progression fulgurante : la quantité de psychotropes consommés par Français a été multipliée par 2 en 15 ans, passant de 0,6 à 1,2 boîte par an et par habitant entre 1992 et 2007.

Ces évolutions dramatiques doivent être mises en regard des grandes décisions stratégiques concernant l’avenir de la France qui ont été prises depuis une quinzaine d’années, et dont les effets sur la vie quotidienne sont majeurs, à la fois pour ce qui concerne l’emploi, le niveau de vie et l’espoir dans une vie meilleure.

Ces 2 grandes décisions stratégiques majeures sont :

1) - la politique de démantèlement général des réglementations aux échanges de capitaux, de marchandises et de services.

Cette politique, présentée aux populations occidentales sous l’intitulé fallacieux de "mondialisation inévitable" n’a pu voir le jour que par l’accord conjoint et délibéré des Etats-Unis d’Amérique et de la Commission européenne au début des années 90 (notamment le compromis de Blair House de 1003). Elle est entrée en vigueur en 1994 avec la création de l’Organisation Mondiale du Commerce.

2)- la politique de l’union économique et monétaire créant l’euro.Sa mise en place s’est étalée sur la décennie 90, à partir du traité de Maastricht ratifié en 1992. L’euro proprement dit est entré en service en 1999 dans les échanges interbancaires, et en 2002 sous forme de pièces et de billets.

Or il est de la plus haute nécessité de rappeler de quelles promesses furent assorties ces deux décisions politiques et macro-économiques décisives.

-------------------------------------------------------------------------------------------

LES PROMESSES DE 1994 ET DE LA "MONDIALISATION HEUREUSE"

-------------------------------------------------------------------------

L’Organisation Mondiale du Commerce, créée pour présider aux démantèlements généralisés des protections aux échanges avait décrit les effets à attendre de ces décisions comme un conte de fées. C’était promis, elles bénéficieraient sans distinction à tous les peuples et à tous les individus. Par provocation - ou impéritie du site-mestre de l’organisation -, ces promesses sont toujours en ligne sur le site de l’OMC et elles méritent que l’internaute curieux les relise avec le recul du temps :

La libéralisation des échanges était censée "réduire le coût de la vie" :

"Le protectionnisme coûte cher : il fait monter les prix. Le système mondial de l’OMC permet d’abaisser les obstacles au commerce par voie de négociation et d’appliquer le principe de la non‑discrimination. Il en résulte une réduction des coûts de production (car les importations utilisées dans la production sont moins chères) ainsi que des prix des produits finis et des services, et, en définitive, un abaissement du coût de la vie.

Les obstacles au commerce dans le monde entier sont plus bas qu’ils ne l’ont jamais été au cours de l’histoire récente des échanges commerciaux. Ils continuent de tomber, et nous en profitons tous."

source : Organisation Mondiale du Commerce : http://www.wto.org/french/thewto_f/whatis_f/10ben_f/10b04_f.htm

La mondialisation était censée "accroître les revenus des particuliers"

"L’abaissement des obstacles au commerce permet aux échanges de progresser, ce qui améliore les revenus — ceux des États et ceux des particuliers. En Europe, la Commission européenne calcule qu’entre 1989 et 1993, la croissance des revenus dans l’UE a été supérieure de 1,1 à 1,5 pour cent à ce qu’elle aurait été sans le Marché unique.Il est donc clair que le commerce est une source d’augmentation des revenus."

source : Organisation Mondiale du Commerce : http://www.wto.org/french/thewto_f/whatis_f/10ben_f/10b06_f.htm

 

upr-omc-logo2

Le logo de l’Organisation Mondiale du Commerce

Ces balivernes avaient été puissamment relayées en France par toujours la même poignée d’experts prétendus et ayant seul accès aux médias (ce qui excluait, nous l’avons rappelé ces derniers jours, le seul Prix Nobel français d’économie Maurice Allais, systématiquement boycotté par les même médias). C’est par exemple cette promesse d’une "mondialisation heureuse" qu’avait assénée aux Français - avec quels renforts médiatiques ! - l’essayiste Alain Minc.

upr-mondialisation-heureuse1

La Mondialisation heureuse, livre d’Alain Minc paru en 1997. Avec 13 ans de recul, la relecture de cet ouvrage révèle à quel point ce tissu d’erreurs n’était qu’un vil ouvrage de propagande.

Dans un essai portant ce titre et paru en 1997, M. Minc présentait la "mondialisation" comme s’il s’était agi d’un phénomène météorologique fatal échappant à toute volonté humaine et à laquelle la France ne pouvait pas se soustraire. Mieux encore, il y prophétisait la possible "fin du chômage" (tout le chapitre 5 est consacré à cette prévision burlesque) et il rassurait son public en ces termes : « La construction européenne offre le meilleur exemple de la pratique de judoka qu’autorise la mondialisation, prendre appui sur ses propres faiblesses, se corriger et se trouver ainsi, de façon presque naturelle en position de force. L’Europe est un bouclier contre les aspects négatifs de la mondialisation, à condition d’en avoir, en revanche, tiré le meilleur profit, et de s’y être de plain-pied intégré ».
 
(La Mondialisation heureuse, A. Minc, Plon, 1997, page 49)
 
 
LES PROMESSES DE 2000 : L’EURO CRÉERA "UN NIVEAU SUPÉRIEUR DE RICHESSE ET DE PROSPÉRITÉ"
 
 
Telle était, parmi des centaines d’autres du même genre, la promesse de M. Yves-Thibault de Silguy lorsqu’il était Commissaire européen (de nationalité française) en charge de l’euro de 1995 à 1999.
Relisons ce qu’il écrivait dans la revue très officielle intitulée Label France (n°40 de juillet 2000) publiée par le ministère français des affaires étrangères :
 
"Les avantages de l’euro sont essentiellement économiques : plus de croissance et plus de compétitivité pour les entreprises.
 
L’euro est facteur de croissance européenne. En éradiquant les variations de change et en permettant une comparaison aisée des prix, l’euro contribue à décloisonner le marché intérieur. Un grand marché sans risque de change améliore la situation des entreprises. Les consommateurs sont, enfin, les principaux bénéficiaires de la monnaie unique.
 
L’euro a été lancé le jour où les États ont acquis la certitude que les finances publiques seraient gérées de manière rigoureuse par tous. A cette fin a été adopté en juin 1997 un ’’Pacte de stabilité et de croissance’’ qui permettra d’assurer le retour à l’équilibre des finances publiques en 2002. Marché intérieur, Europe monétaire, Union économique : l’économie européenne se donne progressivement les moyens de son intégration dans la globalisation mondiale.

Pour le plus grand bien des Européens d’ailleurs, puisque croissance et emploi doivent en résulter et prodiguer un niveau supérieur de richesse et de prospérité."

Yves-Thibault de Silguy (à gauche) présentant l’euro à la presse en compagnie de Jacques Santer, président de la Commission européenne. Avec le recul du temps, les événements ont prouvé que les prophéties de M. de Silguy sur les effets de l’euro étaient fausses à 100%.

---------------------------------------------------------------------------------------
CONCLUSION :
les Français doivent arrêter au plus vite le processus de destruction de la France et demander des comptes aux responsables du désastre
---------------------------------------------------------------------------------------
 
Les évolutions en cours sont d’un tel degré de gravité qu’il est désormais plus que temps de siffler la fin de partie.
 
Comme je le répète dans mes conférences, la suppression des protections douanières a pour effet de placer l’ensemble des salariés français en concurrence frontale avec plus de 3 milliards d’habitants (1,3 milliard de Chinois, 1 milliard d’Indiens, 580 millions d’habitants dans les pays d’Asie du Sud est, etc.) dont les salaires et les conditions sociales sont sans commune mesure inférieurs aux leurs. A ce jeu délirant - que dénonçait aussi Maurice Allais -, les Français vont tout perdre : leurs emplois, leurs industries, leurs services, leur agriculture, leur niveau de vie et le niveau de vie de leurs descendants. Actuellement, la France subit une hémorragie industrielle qui prend des allures de débandade puisque nous perdons entre 800 et 1.000 emplois industriels PAR JOUR OUVRABLE.
 
Comme ci cela ne suffisait pas, la monnaie unique européenne impose un taux d’intérêt unique à 16 économies dont les besoins sont opposés et, faute d’un objectif de change optimal impossible à déterminer, est devenue la variable monétaire d’ajustement mondial des déficits américains.
 
Du coup, l’euro est très largement surévalué (il vient de repasser la barre des 1,4 dollar ces derniers jours) et son effet concret a été décrit sans fard par Louis Gallois, Président d’EADS, dans le Figaro du 27 mars 2008 : « L’euro à son niveau actuel est en train d’asphyxier une bonne partie de l’industrie européenne en laminant ses marges à l’exportation. Si cela continue, l’industrie européenne fuira l’Europe.  » Or cela continue. et l’industrie, en effet, fuit l’Europe et fuit la France.
 
Dès lors, ce n’est plus drôle du tout et il deviendrait criminel - notamment vis-à-vis de nos descendants - de limiter l’indignation légitime qui nous saisit à des conversations de salon désabusées et impuissantes.
 
Il y a une très grande urgence à se mobiliser, à expliquer à tout son entourage que l’ensemble de la classe politique et médiatique est désormais complètement disqualifiée pour avoir conduit la France dans le désastre. Les Français doivent se rassembler pour casser le processus en cours, sortie de l’euro et de l’UE au plus vite, et prendre dans l’urgence les mesures de protection qui s’imposent.
 
Viendra ensuite le moment de demander des comptes aux responsables d’un tel sinistre. Car le plus extraordinaire de l’histoire est que tous ces ultra-libéraux, qui n’ont à la bouche que la "sanction des marchés" et la "culture des résultats" se refusent de s’appliquer à eux-mêmes ce qu’ils recommandent aux autres avec morgue. Après 16 ans, nous devons les forcer à regarder tous ensemble le vrai bilan de leur gestion calamiteuse. Dans une entreprise, des résultats aussi accablants leur auraient valu une révocation par le conseil d’administration au bout de deux ans et des poursuites judiciaires pour soupçon d’abus de biens sociaux. Dans le champ politique, il est plus que temps que les Français les révoquent.
 
François ASSELINEAU
 
---------------------------------------------------------------------------------------------
 
(1) Sondage réalisé les 24 et 27 septembre 2010, auprès d ?un échantillon national de 1.000 personnes représentatif de l ?ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face à leur domicile selon la méthode des quotas.

Moyenne des avis sur cet article :  4.76/5   (100 votes)




Réagissez à l'article

92 réactions à cet article    


  • jako jako 14 octobre 2010 08:06

    Bonjour, j’ai deux chiffres repères en tête, années 1980 gazoil= 15cts d’euro le litre aujourdhui environ 1,15Euros soit 700% à la louche
    Pour la baguette de pain idem voire encore pire et mon salaire , j’ai le même travail depuis 1980 , mon salaire a augmenté d’environ 100% seulement et il est rigoureusement stable depuis au moins 10 ans.
    Ce calcul peux être fait pour tous les bien de consomation nécessaires , loyer, chauffage, nourriture , assurances etc.
    Par contre les biens de consomation superflus eux baissent fortement ( écrans plats, téléphone (pas l’abonnement bien sur))


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 17 octobre 2010 22:36

      Le pire, c’est qu’on veut nous faire ingurgiter la « pensée unique » de quelques prétendues « élites » qui défendent les intérêts des multinationales et des lobbies financiers, et blanchissent les responsables de la crise.

      De surcroît, le rapport Attali propose d’organiser une sorte d’assistance-embrigadement pour bien nous faire avaler les dogmes des « experts » de service.

      Voir notre article d’aujourd’hui :

      Rapport Attali, « élites » et « transversalité »

      ainsi que nos articles récents :

      Loi sur les retraites et rapport Attali : jusqu’où ira la casse sociale ?
      Retraites : un projet de loi « accéléré » (I)
      Retraites : un projet de loi « accéléré » (II)
      Retraites : un projet de loi « accéléré » (III)
      Retraites : un projet de loi « accéléré » (IV)
      Retraites : un projet de loi « accéléré » (V)
      Retraites : un projet de loi « accéléré » (VI)
      Retraites : un projet de loi « accéléré » (VII)
      Retraites : un projet de loi « accéléré » (VIII)
      Retraites : un projet de loi « accéléré » (IX)
      Retraites : un projet de loi « accéléré » (X)

      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/
      http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia


    • patdu49 patdu49 14 octobre 2010 08:08

      un peu facile, quand même de mettre l’europe en avant, pour demontrer, la pauvreté et la trouille d’etre pauvres pour d’autres.

      il y a des choses à faire, au niveau de la politique intérieur, du pays, afin d’erradiquer la pauvreté.
      et ça, pas besoin d’une histoire d’europe pour pouvoir agir.

      un millionnaire (en dollars) pour 30 habitants en france.
      on est le pays ou il y a le + de millionnaires proprotionnellement au nombre d’habitants.

      et 8 millions de pauvres d’un autre coté.

      + de 1400 MILLIARDS d’euros sur les seules assurances vies

      la fraude légalisé, la corruption, les trains de vies de castes, dont désolé de le dire, mais vous faites parti, castes qui s’engraissent comme des porcs, pendant que des gens ont du mal à terminer le mois ... quand c’est pas du mal à le commencer ...

      on ce cesse en France d’engraisser les + riches, sur le dos des plus pauvres ..

      -on donne des allocations familiales à des riches qui en ont absolument pas besoin
      -on rembourse des domestiques aux riches qui en ont absolument pas besoin
      -les impots sont hyper inégalitaires, les + pauvres et modestes, proportionnellement à leurs maigres revenus, payent + d’impots que les + riches, via les impots indirects, la TVA, etc ... les taxes sur les taxes ...
      -tout un tas de niches fiscales, qui bénéficient aux + riches principalement.
      -l’etat paye des salariés via des contrats aidés, à des patrons, qui pour certains, ont tout à fait les moyens d’embaucher en CDI avec un salaire digne de ce nom, aucune légitimité donc, c’est souvant de l’esclagagisme moderne, et encore je ne parle pas des abus de stagaires étudiants etc ..
      -on favorise la multipropriété, pour payer des patrimoines aux riches, sur le dos des APL et des locataires, et ensuite assurer des rentes à ces mêmes riches
      -on defiscalise les héritages et donnations, afin que les + riches puissent se refiler leur patrimoines, en echappant à la répartission des richesses.

      bref je pourrais écrire des pages et des pages et des pages ..

      et evidemment la DROITE, dans son ensemble, est la pire politique d’ordures qui puisse exister ... corruption, rejet de toutes les propositions sans exceptions, qui vont dans un sens d’équité sociale ...

      dailleurs suffit que je regarde le SENAT ou l’assemblée nationale, pour avoir envie de les buter ces grosses crevures de droites ... d’un cynisme EPOUVANTABLE ... de plus ils sont laches et menteurs comme des arracheurs de dents .. 

      je ne sais pas comment ces gens là arrivent à se regarder dans un miroir ... A VOMIR. 


      • sisyphe sisyphe 14 octobre 2010 14:44

        Oui. 

        Le constat de Monsieur Asselineau est juste ; mais les responsabilités sont, de mon avis, mal attribuées. 

        Je le remercie pour rendre hommage à Maurice ALLAIS, qui n’a cessé, pendant les dernières années de sa vie, de précher, pour une REFORME MONETAIRE, qui restitue aux états, et aux banques centrales sous le contrôle de ces états, le pouvoir de création monétaire, et le supprime aux organismes privés (banques, assurances, organismes financiers) qui le détiennent actuellement, avec les ravages que l’on peut constater. 

        Murray Rothbard, élève de Ludwig von Mises et également membre de l’école autrichienne d’économie a dénoncé le système de réserves fractionnaires, en visant particulièrement Milton Friedman, comme dans Milton Friedman unraveled en 19715. Il critique le processus de création de monnaie par le système de réserves fractionnaires pour ses effets inflationnistes et assimile la création de monnaie ainsi faite à de la « magie »6.

        Plus récemment, Maurice Allais considérait en 1999, dans La Crise mondiale aujourd’hui comme « inappropriée » la structure de création monétaire actuelle7. Il considère le système actuel comme instable et risqué, les engagements et les créances n’étant pas nécessairement au même horizon et le risque d’un retrait massif de liquidités par les épargnants étant toujours possible. Ainsi, selon Allais, « L’économie mondiale tout entière repose aujourd’hui sur de gigantesques pyramides de dettes, prenant appui les unes sur les autres dans un équilibre fragile ». Il appelle de ses vœux un système où la création monétaire ne relève que de l’État, dans un cadre de régime de change fixe.

        James Robertson et d’autres auteurs altermondialistes souhaitent ramener le processus de création monétaire sous le contrôle de l’État et jugent que le système actuel n’est pas aligné « sur des principes de justice économique et sur les réalités de l’ère de l’information, à tel point que la confiance dans la démocratie même en est sérieusement ébranlée »8 Et d’ajouter : « Le fait que ces banques commerciales créent toujours ces fonds libellés en devises officielles et que cette création de monnaie génère des bénéfices revenant au privé constitue un anachronisme flagrant ». Il préconise également que les banques centrales soient seules créatrices de monnaie et que la monnaie créée soit affectée aux dépenses publiques. Les banques de second rang n’auraient plus la possibilité de créer de la monnaie par l’emprunt, le tout dans un système contrôlé par une banque centrale mondiale qui « devrait rendre compte aux gouvernements membres ».


        C’est la première, l’urgente, vitale, mesure à prendre, pour arriver à inverser le cours de la catastrophe du capitalisme ultralibéral actuellement à l’oeuvre. 

        Pour ce qui est de l’Europe, je suis beaucoup moins d’accord. 
        Certes, l’Europe, sous sa forme actuelle, est un des bras armés de ce capitalisme ultralibéral prédateur, et l’€uro, dans le jeu actuel des systèmes de change, et de « guerre des monnaies », n’arrange rien. 

        Pourtant, je pense également que la France toute seule ne pourrait entreprendre cette réforme monétaire indispensable, sans s’exposer à une concurrence d’abord européenne, puis mondiale où elle risquerait fort de ne pas « faire le poids ». 

        Alors, que faire ? 
        Retour à un protectionnisme, certes, mais, à mon avis, ce protectionnisme n’aurait de chances de réussir qu’à l’échelle européenne ; pas dans l’Europe actuelle, mais dans une Europe gagnée, elle aussi, à la nécessité de cette réforme monétaire. 
        Et comme il n’y a rien à attendre des gouvernements européens actuels, il faut modifier l’Europe elle-même, par le biais des citoyens ; sous forme, sans doute, entre autres, de référendums (à l’échelle européenne), offrant aux peuples européens, la possibilité d’exprimer clairement leur volonté de ce changement radical de système. 

        L’urgence absolue est là, et pas ailleurs. 
        Que les citoyens, les peuples d’Europe et du monde, imposent à leurs dirigeants cette réforme du système monétaire international ; seule façon d’éviter à la planète cette course inexorable vers l’explosion... 

      • truelle 16 octobre 2010 19:58

        @sisyphe
        Comment s’y prend-on concrètement pour réformer le système monétaire ?
        C’est à chaque peuple de le réformer dans son propre pays.
        En France, cette réforme n’est pas possible, légalement parlant, sans AVANT TOUT SORTIR DE L’UE. Car, comme le dit l’UPR, cette "loi Pompidou Giscard de 1973 a été reprise dans les traités européistes et que l’on ne peut donc pas la dénonc...er (comme le propose l’UPR), si l’on ne dénonce pas D’ABORD le traité de Lisbonne, qui en fixe le principe à l’échelle du continent."
        Commentaire du
        7 octobre, à 19:34 sur la page fcb de F. Asselineau http://fr-fr.facebook.com/pages/Francois-Asselineau-Union-Populaire-Republicaine/367713397611?ref=ts


      • Maldoror Maldoror 17 octobre 2010 12:59


        @ Patdu49 :
        M. Asselineau ne met pas en avant l’Europe pour démontrer la peur d’être pauvre - ce qui d’ailleurs ne veut rien dire - mais met en lumière la cause de la situation calamiteuse actuelle qui est, que vous le voulez ou non, la politique suivie depuis déjà plusieurs dizaines d’année, politique qui a été de s’aligner sur les standards du néolibéralisme par le biais de la construction européenne car on ne peut absolument pas dissocier les choix économiques (libre échange intégral, déréglementation, monnaie trop forte qui conduit à la désindustrialisation...) de la construction européenne qui les met en oeuvre (réglements, directives => l’intégralité du droit de la concurrence nous vient de Bruxelles ; politique de la BCE etc.).

        Quant à la politique fiscale que vous décrivez, elle est pour une bonne partie justifiée par un alignement sur les standards européens en la matière (parfois qu’un prétexte pour tous les abus) ; qui pousse au moins disant fiscal et moins disant social.

        Au demeurant, vous semblez croire que s’opposer à la construction européenne serait dédouaner les élites politiques françaises, ce n’est évidemment pas de ça dont il s’agit puisqu’il se trouve que les institutions européennes servent à notre classe politique de passer outre tout débat démocratique sur les grands sujets politiques économiques en prenant leur décision à l’échelle européenne (Conseil de l’Union européenne, etc.) puis en feignant de les découvrir quand elle sont mises en application. Les exemples ne manquent pas : libéralisation de la poste etc. (Le véritable programme commun à M. Jacques Chirac et à M. Lionel Jospin pour les années à venir figure dans le document intitulé « Conclusions de la présidence, Conseil européen de Barcelone », et qui, en bonne logique démocratique, devrait faire partie des documents adressés à tous les électeurs.)


        Enfin, et sur ce sujet, je note que vous parlez de « la droite » en semblant libérer la gauche (PS) de sa responsabilité, ce faisant vous faite preuve d’une grande naïveté (  la gauche entre 1997 et 2002 ( gouvernement Jospin) a privatisé davantage ( 50 milliards d’€) en cinq ans que les trois gouvernements de droite qui l’avaient précédée en dix ans ( 40 milliards € ) et révélez que vous n’avez pas bien compris de quel système il s’agit, donc il faudrait vous réveiller et vous informer.

        @ Sisyphe : Vous posez la question de savoir s’il vaut mieux sortir de l’Europe ou changer l’Europe.
        Il faut dire à ce sujet que changer l’Europe n’a été pour l’instant qu’une grande illusion entretenue par les dirigeants pour nous pousser à la soutenir. Voyez à ce sujet cet article de l’UPR : lors des élections européennes de 1979, le slogan du PS était “Changer d’Europe”  ; et lors des élections européennes de 2009, le slogan du PS était “Changeons l’Europe”.
        En 30 ans, non seulement l’Europe n’a pas le moins du monde changé dans le sens promis par le PS à ses troupes en 1979, mais son alignement tous azimuts sur les intérêts américains et ultra-libéraux n’a fait que s’affirmer

        Le problème est que l’UE actuellement pousse à tout autre chose que ce vers quoi on souhaite, c’est à dire qu’on assiste à une dictature de la dette publique, et à une concentration toujours accrue des pouvoirs au niveau européen. D’ailleurs les institutions européennes sont fondées sur quelques dogmes libéraux comme la liberté de circulation des capitaux, marchandises, services et sur une vaste réglementation concurrentielle qui démantèle nos services publics et notre industrie.

        Surtout, prendre la voie de changer l’Europe ne dépend pas de nous mais d’un concensus à trouver au niveau européen, et on se demande bien comment le trouver alors qu’on peut décrire les institutions européenne comme une corruption organisée, il ne faut pas se voiler la face, si Bruxelles est la capitale mondiale des lobbys devant Washington (vous vous doutez bien que les commissaires, députés, et l’ensemble des dirigeants européens en bénéficient à plein ; cf. :

        Conflit d’intérêts : le pantouflage massif des anciens commissaires) comment comptez vous en faire la capitale des intérêts des peuples européens ?? Ces lobbys bossent pour les multinationales pas pour les Etats nations, et la politique européenne ne changera pas avec une telle corruption organisée.

        Donc, le plus court chemin pour refaire l’Europe, c’est bien de sortir de l’Europe : rien qu’au niveau du budget européen l’UE explosera en vol, tout simplement à cause du financement.
        Ensuite, à partir de là on pourra prendre les mesures cruciales au niveau de la France, puis à un niveau européen par le biais d’une coopération libre et qui aille réellement dans nos intérêt.

        Quand vous parlez de la création monétaire, vous semblez oublier que ce dictat des banques est gravé dans le marbre du traité de Lisbonne ; donc pour conclure, on butte quoi qu’il arrive dans le système européen.



      • truelle 18 octobre 2010 23:05

        @Maldoror
        Vous me dites « Quand vous parlez de la création monétaire, vous semblez oublier que ce dictat des banques est gravé dans le marbre du traité de Lisbonne ; donc pour conclure, on butte quoi qu’il arrive dans le système européen. », et c’est exactement ce que j’ai dit.


      • frugeky 14 octobre 2010 10:01

        Constat juste et accablant.
        Mais, Mr Asselineau, vous dites que viendra l’heure où il faudra demander des comptes aux responsables, ce en quoi je suis entièrement d’accord avec vous, ne craignez vous pas d’en faire partie ?


        • truelle 16 octobre 2010 20:16

          Précisez frugeky, sinon on va croire que vous vous sentez personnellement visé et que vous craignez pour vous-mêmes.


        • Yvance77 14 octobre 2010 10:01

          Salut,

          Excellent post.

          Quand j’entends encore Alain Minc (pas plus tard que la semaine dernière) ou Jean-Marc Sylvestre aka « Monsieur libéral à vie estanpillé TF1 » ... nous vanter encore et toujours le plus de confiance à accorder aux marchés et aux politiques qui les gouvernent ... je n’ai qu’une envie passer ces salauds par les armes.

          Et pas de procès ... j’ai plus de temps à perdre avec ces clowns criminels vantant les bienfaits des dictatures privatisées libérales du NWO.

          Debout les pauvres on est plus nombreux ... on peut renverser ces couards.

          A peluche


          • Yvance77 14 octobre 2010 10:03

            Au fait, pourquoi on ne le voit pas à la télé chez Pujadas , Pernault et consorts ... Monsieur Asselineau ?


          • Augustule pipo 14 octobre 2010 17:36

            Son discours n’est pas médias compatible...


          • Yohan Yohan 16 octobre 2010 20:17

            Non c’est plutôt qu’à la télé, il faut d’abstenir de verser dans le pessimisme et que dire la vérité aux français, que l’Etat est ruiné ou des choses comme ça, que les caisses de retraites sont vides, ce serait trop pour ces petites choses très fragiles que sont devenus les français.
            Non, il faut plutôt des gens comme Aubry, ou le joufflu qui leur disent que notre pays est très riche et que si on votait pour eux, ils donneraient plein de sous et plein de belles retraites à tous les citoyens...


          • Capone13000 Capone13000 14 octobre 2010 10:12

            Excellent constat !!!

            Ce qu’il faut avoir à l’esprit c’est que l’idée même d’union européenne fait partie de la statégie néo-libérale des USA. C’est pour celà que l’europe ne progresse pas, le fait de favoriser l’élargissement européen par les USA permettait aux USA d’avoir une croissance à 2 chiffres, idem pour l’asie, sauf pour l’europe évidemment.
            Et là je vous rejoint en disant que l’idée même de faire évoluer ensemble un groupe de 27 pays tous différents est un mécanisme auto-bloquant.
            J’ajoute que depuis l’UE tout à augmenté sauf les salaires et ce n’est pas anodin.

            D’autre part une société peut augmente de manière unilatérale ses prix, on peux spéculer sur les matières premières etc,... en revanche le salarié lui ne peut pas augmenter la valeur de son travail  ! Et c’est là toute l’arnaque de notre système


            • Et hop ! Et hop ! 14 octobre 2010 11:19

              Il n’y avait pas besoin d’être économiste pour savoir que quand on supprime les frontières entre
              * une zone où il y a 100 millions de travailleurs et où le smic est à 10 euro
              * et une zône où il y a 1 milliards de travailleurs potentiels et où le smic est à 0,20 euros,
              tous les salaires devront nécessairement diminuer de 90 %.

              Par contre les marges bénéficiaires des firmes internationales a explosé, puisqu’elles continuent à vendre en France au même prix ce qu’elles font produire dans les pays à bas coûts.

              Il y a eu, et il continue à y avoir un transfert gigantesque de revenus depuis les salaires des travailleurs européens vers les revenus des actionnaires internationaux.

              En France, la politique de réforme libre-échangiste a été mise en place à partir de la seconde cohabitation du gouvernement Balladur, en particulier par le ministre des finances Edmond Alphandéry qui a fait les dénationalisations et commencé la grande braderie du patrimoine public : vente de TF1, de l’Imprimerie nationale, des autoroutes,..Il a aussi supprimé les organismes de fixation des prix, l’indexation des loyers, et imposé la libéralisation des professions réglementées (commissaires priseurs, commissaires au compte, notaires,..) permettant afin de permettre à des grosses sociéts anglo-saxonne de prendre le contrôle du marché (Soseby,.).

              M. Sarkozy appartienait déjà à ce groupe de personnes liés à des fonds d’investissement américains comme le groupe Carlyle où son demi frère olivier Sarkozy est devenu un personnage important.

              Cette politique n’a pas été une erreur, mais une trahison.

              http://fr.wikipedia.org/wiki/Edmond_Alphandéry

              http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Carlyle


              • dadou541 14 octobre 2010 11:39

                Bonjour,

                Beaucoup d’inquiétude pour l’avenir car ce que vous exposez ne peut que déboucher sur des malheurs : désignation de boucs émissaires, montée des extrémismes, désordre, conflits, guerre.
                Quelle issue, that is the question ?


                • Daniel Roux Daniel Roux 14 octobre 2010 11:43

                  François Asselineau est l’un des rares hommes politiques a nous donner les clés pour comprendre le monde tel qu’il est.

                  Nous avons tendance à penser que les hommes politiques au pouvoir ou y prétendant, sont des crétins arrogants qui ne pensent qu’à profiter du système et à s’enrichir. C’est probablement vrai pour la grande majorité d’entre eux et leurs manœuvres pour arriver en haut de l’échelle seraient assez comiques si elles n’aboutissaient pas à la destruction de la nation française et de son originalité.

                  http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/de-la-decadence-au-suicide-62882

                  En réalité nous constatons qu’il y a une volonté et un but derrière ces politiques désastreuses mais convergentes menées par la succession de gouvernement sous la direction d’hommes déterminés, depuis les années 1950. Cette obstination à nous dissoudre dans un empire étranger, à nous faire adopter des valeurs qui ne sont pas les nôtres aurait dû nous alerter. Nous étions manipulés par ceux là même à qui nous avions donné notre confiance.

                  Aujourd’hui, nos emplois et nos savoir-faire ont été vendus pour quelques pièces d’argent par des judas cupides et ignorants. La seule solution possible pour mettre un terme à notre décadence économique est présentée sans aucun débat, ni argumentaire, comme impossible, irréaliste, utopiste. 

                  http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/un-protectionnisme-europeen-assume-39817

                  Remarquons le paradoxe entre une mondialisation « seule option possible » et le développement séparé « utopie impossible ».Remarquons aussi la fuite en avant d’une idéologie archaïque massivement rejetée par le peuple décillé, et le coup de collier rageur pour rendre le processus irréversible, donné par un Sarkozy qui se nommait lui-même : l’américain.


                  • Guido Falxius 14 octobre 2010 13:31

                    Vive François Asselineau ! Ses conférences « Les 12 impasses de l’Union Européenne », « Qui gouverne réellement la France » et « L’histoire de France » sont lumineuses.


                    Elles sont intégralement disponibles sur Youtube et Dailymotion. Il révèle les CV des commissaires européens (effarant), et sa vision anti-zemmourienne de l’histoire de France (la France non comme empire mais comme contre-empire, chef des non-alignés, résistance à l’oppression et principe d’émancipation) est particulièrement féconde.

                    Continuez M. Asselineau ! Nous sommes avec vous !

                    • Emile Red Emile Red 14 octobre 2010 13:33

                      Beaucoup ici devraient lire le CV de ce Monsieur qui vient nous dire la France et l’Europe...

                      Comme les autres, sorti d’HEC et de l’ENA, comme toute la crapulocratie Sarkozyste il a travaillé pour le repris de justice Pasqua.

                      Et pas seulement, ne vous laissez pas berner, il a travaillé aussi pour l’ex fascho d’Occident (ex est encore à prouver) Longuet président du groupe UMP au sénat, champion des relaxes judiciaires et ami de Devedjian lui même ministre de la relance économique (c’est dire s’ils sont capables à l’UMP quand on voit le résultat).

                      Un nationaliste mou pour un libéralisme dur...


                      • djanel Le viking- djanel Le viking- 14 octobre 2010 14:40

                        Emile t’es raide comme un coup de trique dans tes jugement. J’aime bien Asselineau que j’ai appris à connaître en consultant ses vidéos sur Youtube. Elles sont mal enregistrées mais l’important est ce qui est dit. Le contenu est plus important que le contenant. Tu juges un bon bordeaux uniquement sur la forme de la bouteille, toi qui est du coin ? Non ! Bien sur ! Alors pourquoi tu juges seulement sur les apparences Monsieur Asselineau qui a été un haut fonctionnaire. Comme les petits, il a dû travailler là où il a été affecté.

                        Rien ne prouve qu’il était d’accord avec un Gérard Longuet qui a été le rédacteur du programme du front national de 1972 ni avec ce Gérard Longuet qui a été condamné à verser des dommages et intérêts pour une ratonnade exécuter contre des militants d’extrême gauche.


                      • Augustule pipo 14 octobre 2010 16:46

                        Je crois que François Asselineau, n’a que des coups à prendre dans cette affaire, il à certes, fait parti de ce système un certain temps, avant de se retrouver au placard (par Thierry Breton à l’époque), pour avoir,il y a quelques années, établit un rapport sur l’inévitabilité d’une crise mondiale et pour avoir des convictions anti-européennes (selon ses dires, lors d’une conférence).

                        Je crois que ce Asselineau est de bonne fois :

                        Je pense que vu son pédigrée, il aurait très bien pu finir à la tête d’une banque ou planqué dans un cabinet ministériel avec un gros cheque à la fin du mois et des petits fours a volonté, à la place de cela, il a choisi de prendre son petit sac à dos et de sillonner les route de France pour aller raconter la vérité aux français ayant bien voulus faire le déplacement.


                      • Augustule pipo 15 octobre 2010 00:39

                        Je viens de retrouver la vidéos ou il dénonce sa mise au placard !

                        http://www.youtube.com/watch?v=bi9dE0BxjF4


                      • Liior 16 octobre 2010 15:31

                        Mais oui, pareil vous avez raison ! CA SUFFIT LES GENS DE l’ENA AU POUVOIR ! ON VEUT DES GENS COMME SARKOZY ! DES GENS QUI ONT PAS FAIT L’ENA ! ON VEUT DES GENS COMME RASHIDA DATI ! QUI ONT PAS FAIT L’HEC !


                        Vous comprenez bien que l’argument des écoles fréquentées est fallacieux et idiot. Puisque votre président actuel correspond aux critères que vous mentionnez .. L’important n’est pas le « flacon » mais le message contenu dans la bouteille.

                        Enfin comme je le disais plus tot, vous avez raison, il a travaillé là où on lui a dit de travailler, tout comme mon meilleur ami (quelque soit son opinion, de gauche, de droite ou de centre) ira travailler là où on lui dira quand il aura réussi son concours d’attaché territorial.

                        Alors oui, il va peut être se retrouver à Vitrolles ou Marignane chez les extrêmes droitiers, ou alors carrément dans une ville communiste, mais il gardera ses opinions (de gauche) malgré tout.

                        Et parler de libéralisme dur, d’une personne qui propose purement et simplement la sortie de l’UE et l’arrêt des dérégulations éffrainées aux échanges, ça fait un peu marrer ..

                        Quant à l’Union Européenne, quand on parle de Libéralisme, il faut l’étudier, et je vous conseille aussi volontiers les Chroniques Transatlantiques que vous pourrez trouver sur le web pour vous convaincre aussi que le marché commun transatlantique sera sur les rails d’ici quelques années.

                        Bien cordialement, 

                      • Juric 16 octobre 2010 20:58

                        Monsieur Emil Red,
                        vous vous trompez !
                        Camarade François Asselinau est invité à l’ambassade de Cuba et de Venezuela.


                      • djanel Le viking- djanel Le viking- 14 octobre 2010 14:22

                        A la question "avez-vous le sentiment d’être pauvre ?


                        J’ai envi de vous faire rigoler un peu. Lao Tseu, un vieux pote à moi, a dit que celui qui se contente de ce qu’il a, est riche. Les milliardaires sont-ils riches quand il ne pensent qu’à s’enrichir. Moins.... que moi qui ne bouffe qu’une journée sur deux.

                        Tout le monde me fait sentir que je suis maigre comme s’ils devaient m’apprendre quelque chose et à chaque fois pour regagner ma fierté, je leur réponds qu’avec le si peu de ce qu’ils me donneraient, je m’engraisserais à peu de frais et qu’en devenant beau et bien gras, les gens qui seraient les plus à plaindre, c’est vous les généreux qui perdriez l’occasion de vous montrer compatissant en paroles quand tout le monde vous regarde.

                        Je sais que mon humour n’est pas terrible mais je voulais seulement vous dire que se sentir pauvre ou riche n’est que relatif. Puisque la mère Boutin a aussi publié un article et qu’elle a reçu quelques éloges de quelques participants bien mal inspirés, j’aimerais que les culs bénis m’acclament si je leur disais qu’il faut vivre comme les oiseaux qui ne s’inquiètent jamais de ce qu’ils mangerons demain.

                        La nature est toujours si généreuse que nous trouvons toujours de quoi nous satisfaire. Les oiseaux ’ont-ils pas des ailles pour aller plus loin chercher leur pitances. Et moi sans bagnole, je reproche à la nature humaine de ne pas m’avoir bien mal doté. Bof, la chute n’est pas terrible.

                        Être pauvre, c’est quoi ? Ne plus avoir le droit d’en rigoler.


                        • Voltaire Voltaire 14 octobre 2010 15:07

                          Il est assez surprenant, et regrettable, de lire un tel article de la part d’une personnalité qui a théoriquement la formation et l’expérience nécessaire pour évaluer les politiques économiques de façon plus objectives. Preuve sans doute que l’antieuropéanisme ambiant (un bouc-émissaire c’est tellement pratique) alimenté par des années de matraquage systématique (c’est pas ma faute, c’est celle de l’Europe) touche bien tout le monde.

                          Le plus surprenant est sans doute la liaison directe que fait l’auteur entre globalisation et euro.
                          Je ne ferai pas l’affront à l’auteur de lui rappeler quelques chiffres sur l’éconoie mondiale depuis une vingtaine d’années, mais il est quand même assez choquant de voir un ancien responsable politique se dédouaner de toute responsabilité et de celle des gouvernements successifs de la France sur des facteurs extérieurs. Il suffit de prendre notre voisin l’Allemagne pour comparaison : malgré le poids de la réunification, malgré le différentiel de parité entre mark, franc et euro lors de la création de l’euro, malgré la crise économique et financière mondiale, nos amis et voisins connaissent une situation économique incomparable. Pourquoi ? Parce que, aussi bien SDP que CDU ont mené au pouvoir des politiques efficaces, réalistes, pendant que la France subissait des années de gestion apocalyptique.

                          La globalisation a t-elle des effets négatifs ? C’est une évidence. L’euro a t-il provoqué une hausse des prix pour les consommateurs. Nul ne peut le nier. Mais l’Allemagne demeure championne des exportations, l’euro stable a évité une crise financière infiniment plus grave dans la zone euro, et la globalisation a permis le décollage de pays en voie de développement qui peuvent constituer des marchés auparavant inexistants.
                          Sauf que nos gouvernement successifs ont été lamentables, incapable de mener les réformes économiques et sociales indispensables. Et que faute d’intégration politique en Europe, nous n’avons pas su prendre les mesures de protections pour les consommateurs et les citoyens européens qu’imposait une mondialisation économique.

                          Il est bien trop facile de rejetter sur des organisation internationale ou sur une monaie unique les fautes qui proviennent en réalité de nos propres carences. Par incurie, par égoïsme, on constate ce fleurissement de discours nationalistes et démagogiques. Quand on a eu vos responsabilités exécutives, cela me semble profondément déplacé.


                          • non666 non666 14 octobre 2010 17:26

                            Sous le pretexte qu’il a servi les gouvernements précédents, monsieur Asselineau ne peiut en faire la critique ?

                            Au contraire, elle prouve qu’il a des billes et des arguments et qu’au sommet tout le monde est conscient des promesses impossibles a tenir et des tenants et aboutissants de ces politiques.

                            « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient » disaient Pasqua ...
                            Et le celèbre : « Les Français sont des veaux » di grand Charles.
                            Au final, si les journalistes politiques avaient un minimum de conscience, il feraient le point sur les attendu des « Projets » europeens, de dereglementation ou autre et des résultats finaux.
                            Ainsi sont géré les entreprises !
                            Mais il est clair que les journalistes sont d’abord et surtout des employés de ceux qui les paient et que ceux ci n’ont surtout pas envis que l’on ait de la mémoire.

                            Les ELITES ONT MENTIS.
                            Chacune des elites de chacun des pays europeens a fait croire a son peuple que c’etaiot les autres PEUPLES qui imposaient ces déréglementations alors qu’elles ne servent qu’une poignée d’interets privés qui veulent faire s’effondrer les Etats pour imposer leur droit feodal financier.

                            Nous avons supprimé TOUS nos droits souverains , sous pretexte de l’Europe pour les confier a des institutions indépendantes des peuples, sous controle d’interets apatrides et sans controle démocratique.

                            La defense ?
                            Sous controle de l’Otan , c’est a dire des etats unis qui entrent de fait dans l’Europe militaire !
                            La Monnaie ?
                            Sous controle d’une banque indépendante des citoyens , sans controle démocratique
                            La diplomatie ?
                            La dernière diplomatie indépendante d’Europe (la NOTRE !) est morte avec le traité de Lisbonne.

                            Ou est l’Europe puissance ?

                            pourquoi serions nous liés , dans le futur par un texte qui nous a pris tous nos droits sans jamais conculter les peuples ?

                            Tous ceux qui ont voté ce texte damné (TCE/Traité de Lisbonne) méritent 12 balles dans la peau apres jugement devant le peuple.
                            Ce sont des traitres !
                            Ce sont des felons car ils ont voté CONTRE la volonté du peuple tres clairement exprimée....

                            Ils croient qu’avec quelques bouts de papiers, redigés entre eux, nous sommes tenus ad vitam eternam !
                            Les chiffons de papiers cela se dechire....
                            Ma vie, MES droits ne sont en aucun cas soumis aux votes de factieux qui croient que leur entente illicite en comité restreint aura valeur definitive pour tous, définitivement.

                            Non , ce ne sera pas le chaos de detruire cette chianlie d’Europe la et l’entente avec les anglo-saxons en particulier.
                            On fera juste autre chose, entre europeens authentiques ensuite.

                            Ni les immuminati, ni les interets d’argent , ni leurs agents ou employés des diverses franc maçonneries et mafias n’ont gagné....sauf le droit a etre vu malgrès leur talent pour se cacher, tels des cafards.

                            Ils seront remis en croix à la Liberation, ou à la prochaine revolte, c’est tout.









                          • Voltaire Voltaire 14 octobre 2010 18:56

                            @kerjean

                            Vous n’êtes pas sérieux ; tous les pays du nord de l’Europe, et pas seulement l’Allemagne que j’ai pris comme exemple parce que c’est notre voisin de taille assez comparable (et qui avait en plus le poids de la réunification à porter), ont réussi leur transition économique et sociale dans de bonnes conditions, grâce à des politiques sérieuses.
                            Il est bien trop facile de se dédouaner en rejetant la faute de notre marasme à des éléments étrangers à la France.

                            @non666
                            Vous vous éloignez du sujet en répétant votre discours anti-européen. Mon propos n’est pas de défendre l’intégralité des éléments liés à a globalisation ou à l’euro, mais une vision objective oblige à constater que la situation actuelle de la France n’est pas due, de façon majeure, à la globalisation ou à l’euro (et ce dernier a fortement protégé l’Europe lors de la dernière crise).
                            Il est évident que les pays européens, dont la France, doivent prendre des mesures de régulation vis-à-vis notamment de la spéculation financière internationale. Mais cette régulation n’a pas été faite non pas en raison de l’euro ou de l’Europe mais par simple manque de volonté politique, et les mentors politiques de l’auteur en sont largement responsables.


                          • nightflight nightflight 15 octobre 2010 10:22

                            Je trouve que tous, vous n’êtes pas sérieux.

                            Vous trouvez des explications là où elles ne sont que des conséquences et vous voyez les choses toujours au travers du même filtre culturel.

                            Notre pays jusque dans les années 70 vivait bien, jusqu’à ce qu’un gouvernement décide que l’état serait catastrophiquement financé par les marchés. Ceci est un cas de haute trahison.

                            L’Europe s’est ensuite construite sur ce modèle, et les calamités que nous visons aujourd’hui sont simplement la conséquence d’un commerce libre avec des pays où le cout de la vie donc de la main d’œuvre (Et pas l’inverse) sont bas, et nous voyons donc nos industries souffrir d’une concurrence intenable.

                            Où est la vraie solution ?

                            Elle serait simplement de dire que l’intégralité de la monnaie est l’image des biens réels existants.

                            Lorsqu’un bien est créé, on doit créer la monnaie qui le matérialise. Lorsqu’il arrive en fin de vie, cette monnaie doit être détruite.

                            De plus, les monnaies devraient être arrimées les unes aux autres sur la base des actifs réels détenus par des pays.

                            Mettre en place un tel mécanisme n’est pas si compliqué : La valeur ajoutée matérialisée par la déclaration de TVA des entreprises, ainsi que le patrimoine principal des citoyens (Maison, Voiture, valeurs ...) devrait être comptabilisés et donner naissance à la monnaie correspondante. L’inverse lorsque les actifs se déprécient.

                            Au lieu de tout cela, on assiste à une création monétaire découplée de la réalité, qui crée de la monnaie indépendamment de l’apparition de richesse réelles.

                            Donc suit ce qui doit suivre : Une inflation par un mécanisme identique à celui qui faisait que les états furent jugés non vertueux par le passé.

                            Viennent ensuite les acteurs du marché, qui on capté tout l’héritage des nations, et qui spéculent sur les devises, bouleversant les cours suivant des critères de tendance indécents au regard de ceux qui investissent et produisent des richesses réelles (Biens ou services).

                            Cette situation est complètement imbécile, mais la manière d’en sortir n’est pas forcément de se fragiliser en s’isolant de l’Europe, car il ne faut pas oublier que sortir de l’Europe c’est quitter l’Euro, et que de toute façon, notre nouvelle devise serait toujours exposée aux marchés et susceptible de subir des attaques, et que donc en cas de baisse par rapport au dollar, nous courrerions toujours, par exemple, le risque de voir le coût de nos approvisionnements en matières premières flamber et de subir les conséquences qui en découlent.

                            En ce qui concerne les différences des coûts de production entre les pays, il n’est pas compliqué de réfléchir au concept d’une taxation des échanges qui soit reversée aux pays qui en ont le plus besoin.

                            Comment ce fait-il que des générations de politiques et d’économistes brillants et diplômés se soient succédés sans voir ces réalités premières en face :

                            1. Si il n’y a pas d’arrimage des monnaies et que la création monétaire ne s’effectue pas sur la base de critères macro économiques objectifs (L’actif des nations) alors la stabilité n’existe pas.

                            2. Il faut réguler les disparités économiques entres les pays et mettre en place des systèmes qui assurent la convergence des niveaux de richesse des pays, les différences existantes produisant les différentiels énormes des coûts de production que l’on connaît. Cette démarche doit être pensée et instaurée, car les règles de fonctionnement du marché n’assureront certainement pas une convergence des niveaux de richesse sans douleur et catastrophes.

                            3. Le système économique doit être au service des gouvernements et de l’ensemble des citoyens et absolument pas l’inverse.


                          • Maldoror Maldoror 17 octobre 2010 13:58

                            Voici les résultats de votre fabuleux modèle allemand champion des exportations, miroir aux alouettes qui révèle les imposteurs :


                            Le problème de la stratégie allemande au sein de l’Union Européenne est aujourd’hui posé. Cette stratégie est  aujourd’hui en train de déséquilibrer durablement les pays du  « cœur historique » de l’Union et correspond à l’application d’une véritable stratégie d’exploitation de ses voisins (appelée en langage économique « stratégie du passager clandestin »). Ce pays a tout misé sur sa capacité à exporter, un choix dangereux qui désormais le met à la merci des fluctuations de l’économie mondiale. Aujourd’hui déficitaire vis-à-vis de la Chine, l’Allemagne est obligée de se concentrer sur l’Union européenne (voir Annexe) car sa balance commerciale avec les pays émergents est en train d’être déficitaire.

                            Ceci reflète l’effet de la politique fiscale allemande qui, en 2002, a décidé de transférer massivement les  charges patronales sur la fiscalité pesant sur les salariés  et la population. À travers l’application de cette « TVA  sociale  », l’Allemagne a réalisé l’équivalent d’une dévaluation de 10% au sein de la zone Euro qui avait été conçue pour éviter en principe ce type de stratégie.
                            Il faut noter que cette politique allemande de compression des coûts unitaires du travail n’a été possible que parce que les autres pays n’appliquaient pas une politique similaire. L’Allemagne n’a pu se permettre une telle politique que dans la mesure où ses voisins faisaient l’opposée. Si tout le monde avait pratiqué la même politique de contraction du coût réel du travail, l’Europe aurait été plongée dès 2003 dans une terrible dépression. Le gouvernement allemand doit donc être mis devant ses responsabilités. C’est lui qui a pratiqué une politique de « Passager Clandestin » et qui a rompu le pacte Européen le premier.


                            les excédents allemands sont régionalement concentrés. Ils sont réalisés pour les trois-quarts sur les pays de l’Union européenne. Enfin, et ce point est aussi important que les deux autres, on s’aperçoit que l’Allemagne est en déficit vis-à-vis de la République Tchèque, de la Slovaquie et de la Hongrie. Pourtant, ces pays sont en retard économiquement, et ne produisent pas de matières premières. Ici, ce que nous voyons, c’est le processus du basculement du Made in  Germany vers le Made by Germany. L’Allemagne délocalise massivement la production des sous-ensembles industriels chez ses voisins  immédiats de l’Europe Centrale et ne conserve que l’assemblage  final, vendant alors aux autres pays des produits qui incorporent  l’effet des productions à forte productivité mais bas coûts des sous-traitants.


                            Ainsi peut-on comprendre pourquoi il n’est pas contradictoire de dire dans la même phrase que l’Allemagne s’affirme comme exportatrice  de biens industriels et qu’elle se désindustrialise. L’évolution des chiffres de l’emploi industriel en Allemagne confirme cette tendance d’une désindustrialisation du pays. Socialement, ceci a pour effet de  faire baisser relativement, mais aussi parfois de manière absolue,  les salaires ouvriers et employés. L’Allemagne va peut-être bien, mais sa population vit de plus en plus mal, à l’exception du 1% le  plus riche


                            Avec plus de 12% du revenu national, ce 1% le plus riche a même dépassé le niveau historique de la fin des années vingt et du début des années trente et se  rapproche dangereusement des niveaux qui avaient été atteints en 1936 et 1937 du temps du nazisme. 


                            Les travailleurs allemands ont été les premières victimes de cette politique. Mais, ils entraînent à leur suite les travailleurs des principaux pays européens.


                            http://horizons.typepad.fr/accueil/2010/10/lallemagne-un-problme-pour-leurope-par-jacques-sapir.html#more


                          • Bug Cafard Bug Cafard 14 octobre 2010 17:05

                            Merci à tous les proctologues de l’opinion, in fine c’est toujours les mêmes qui l’ont dans le ... et c’est nous qui payons la vaseline.

                            Retirez votre fric de la banque et arrêtez de faire des crédits pour payer vos crédits ou pour acheter de plus en plus de conneries dont vous n’avez pas besoin, là vous seriez efficients.

                            Arrêtez de chialer, la mondialisation n’a pas commencer il y 16 ans mais en 1973.

                            Maurice Allais vient de mourir, relisez-le il n’y pas que des conneries dans ses bouquins.

                            Arrêtez de manifester de République à la Bastille, direction la Défense et les sièges sociaux des banques et des assureurs, seigneurs des saigneurs.

                            Bug


                            • Liior 16 octobre 2010 15:24

                              Je suis d’accord avec vous, pourquoi faire confiance à quelqu’un qui a vu les arcanes du pouvoir et qui les dénonce !?


                              Continuons ! Et portons au pouvoir quelqu’un qui n’a pas fait l’ENA ! Comme Sarkozy par exemple ! Ou quelqu’un qui n’a pas fait HEC ! Comme Rashida Dati ! 

                              Les arguments les plus cons que j’ai entendu :p

                              Et oui, comme TOUT les fonctionnaires de ce pays, on peut dire qu’il a participé au désastre, puisqu’il recevait ses ordres directement de l’Etat .. Comme la guichetière de la poste .. Quelle connasse celle là alors ! Maintenant quoiqu’elle dise, je dirai d’elle qu’elle est une vendue au système et qu’elle a participé à la ruine de la France !

                              Ou alors je l’écouterai et jugerai son message sur le contenu et non le contenant.

                              Cordialement,

                            • nightflight nightflight 14 octobre 2010 20:59

                              @L’auteur,

                              On a du mal à remettre en cause votre point de vue, tant votre cursus est éblouissant.

                              Cependant, il existe une autre version des faits que malheureusement peu de gens voient aujourd’hui.

                              Il faudrait redonner aux états la maîtrise de leur monnaie, qu’il s’agisse de l’euro ou de toute autre devise, arrimer sur des critères objectifs les monnaies les unes aux autres, et sortir de ce système imbécile où les états se financent auprès des marchés.

                              Il n’est tout de même pas difficile à comprendre que toute la richesse de nos pays passe par la création monétaire, et que celle-ci est aujourd’hui détenue par les banques.

                              Banques qui d’ailleurs non contentes du rôle qui leur avait été assigné, se goinfrent de manière indécente, en ajoutant aux bénéfices énormes de la création monétaire par le crédit, toutes sortes de péages, afin de rentabiliser leurs agences et de maximiser leurs profits.


                              • stephanie stephanie 15 octobre 2010 09:21

                                C’est prévu !


                              • nightflight nightflight 15 octobre 2010 09:35

                                Stéphanie,

                                Ton commentaire est un peu sybillin.

                                Pourrais tu en dire plus ?


                              • Liior 16 octobre 2010 14:42

                                Lisez le programme de l’Union Populaire Républicaine, le parti fondé par M. Asselineau. Et vous saurez que l’un des tout premiers objectifs de ce parti (une fois sortie de l’UE) est le rétablissement de la banque de France et la réforme des statuts de 1973 (Loi Pompidou-Giscard ... Rothschild ? :D).


                                Cordialement,

                              • zototo 14 octobre 2010 21:02

                                C’est comme toujours un grand plaisir de vous lire ou de vous entendre Monsieur Asselineau.

                                Merci !

                                • HumanVictoryX HumanVictoryX 15 octobre 2010 02:28

                                  STOP BANQUE !

                                  INITIATIVE CITOYENNE !

                                  RÉVOLUTION !

                                  LE 7 DÉCEMBRE ALLONS TOUS RETIRER NOTRE ARGENT DES BANQUES !

                                  (plus d’info et participation :) « http://stopbanque.blogspot.com/ »


                                  • patdu49 patdu49 15 octobre 2010 07:40

                                    j’ai remarqué, que quand c’est des personnes comme ça, qui sont plein de fric, à des posts à responsabilités, ou qui ont accès parfois aux médias + classiques, qui pondent leurs articles, en gros ils viennent faire leur com’, sur des médias participatifs, ou il y a une certaine liberté d’expression, ...
                                    j’ai remarqué donc, surtout si ils sont de droite, qu’ils ne dialoguent quasi JAMAIS, il ne réagissent quasi JAMAIS, bref ils se comportent exactement, comme les députés et sénateurs, etc dont je parle + haut...

                                    style, « parle à mon cul, ma tête est malade » ...

                                    trop facile de venir mettre un logo des restos du coeur, et de dire « c’’est la faute à l’europe » ...

                                    en attendant c’est bien, son pote gerard longuet, qu’on entend à la télé en ce moment, defendre le régime des retraites Sarkozy, ou un mec qui a commencé à bossé à 18 pige devra cotiser 44 piges, pour payer leur retraite à 10000€ et + par mois, à ces gros planqués cravatés ...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès