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Accueil du site > Actualités > Economie > Après les matières premières, le blé flambe...

Après les matières premières, le blé flambe...

Pour remplacer le pétrole ou les combustibles fossiles lorsque ceux-ci deviendront plus rares,on parle beaucoup de faire appel aux ressources agricoles, en particulier aux biocarburants, mais aussi à certaines céréales pour se substituer à la chimie traditionnelle à base pétrolière.

Cette idée part du principe de base que nous aurons suffisamment de terres arables pour continuer à nourrir une population en croissance importante, à satisfaire des besoins alimentaires eux-mêmes en augmentation et de plus en plus diversifiés dans les pays émergents. Les Asiatiques prennent par exemple de plus en plus goût au pain. Les pâtes ont également un succès de plus en plus étendu.

Or, si vous suivez les cours du blé au Chicago Board of Trade, qui en est la mercuriale mondiale, vous vous apercevrez que ces cours sont au plus haut depuis trois ans. La raison : le marché craint d’être bientôt à court de blé. Il n’en reste presque plus de la récolte de l’année dernière en Europe, au point que la meunerie allemande a dû demander à Bruxelles de libérer 100 000 T de blé des stocks d’intervention. La situation en Italie, en Espagne et au Bénelux est également tendue. Et les prévisions pour la récolte européenne de blé tendre (utilisé pour le pain) ont été révisées à la baisse de 1,2%.

En même temps, l’Inde vient de lancer le plus gros appel d’offre jamais lancé pour 3 millions de tonnes de blé, ce qui, dans le contexte actuel de disponibilité limitée, accroît les tendances haussières.

Le blé dur, celui qui est utilisé dans la fabrication des pâtes, connaît par contre une situation équilibrée.

Reste maintenant à attendre la prochaine récolte...


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24 réactions à cet article    


  • aurelien 16 juin 2006 13:15

    STOP à la désinformation et aux dénominations FAUSSES !

    Les biocarburants n’ont rien de biologiques, car ceux-ci sont issus MAJORITAIREMENT de plantes TRANSGENIQUES !

    Le terme « biocarburant » est une anarque destinée au grand public sous couvert de développement durable !


    • Aldoo (---.---.242.3) 17 juin 2006 10:56

      Le problème est de voir ce qu’on entend par « bio ».

      Moi je ne vois aucune désinformation ici. Pour moi, biocarburant veut dire carburant issu directement de processus biologiques, autrement dit du fonctionnement d’êtres vivants.

      Crier à la désinformation ici, revient à dire que l’élaboration d’OGM ne fait pas partie du champs des biotechnologies, et que la science qui sous-tend cette technique n’est pas la biologie.

      Ensuite l’adjectif biologique a pris un sens particulier dans le contexte bien précis des produits alimentaires issus de l’agriculture, mais c’est une autre affaire. Et il s’agit là bien plus d’un label marketing que d’un terme scientifique.


    • Aurélien (---.---.187.99) 17 juin 2006 14:01

      Bonjour,

      Non !

      Les biotechnologies ne sont pas des processus biologiques !

      Ce sont des processus artificiels et ne peuvent avoir la dénomination dont vous parlez.

      Les médias et institutions entretiennent cette confusion, qui est de la désinformation pure et simple !

      Je t’invite à lire mon post un peu plus bas, pour savoir ce qu’est réellement une démarche biologique en agriculture.

      (cf Jean Keilling, membre de l’Académie d’Agriculture)

      Cordialement, Aurélien


    • gem (---.---.117.249) 23 juin 2006 11:17

      mon pauvre Aurélien...

      En France, les bio-carburants ne sont pas produit à partir de plantes transgéniques, tout simplement parce qu’il n’y a quasiment pas de production de plantes OGM.

      Et ce n’est pas parce que vous n’aimez pas les biotechnologie qu’elles cessent pour autant d’être une branche de la biologie. Dolly, la fameuse brebis cloné, et les nombreux animaux transgéniques moins celèbres sont bien vivants !

      Bref, le désinformateur, c’est vous.


    • gem (---.---.117.249) 23 juin 2006 11:34

      abandonnons les dérivations délirante de certains, et revenons à l’article.

      Faut faire gaffe, quand même. Même à Chicago, le marché du blé au mois de juin ne signifie absolument rien : les quantités échangées sont ridicules, tout est déjà vendu depuis plusieurs mois, et, selon les années, ce qui reste est hors de prix ou ... ne vaut rien ! Les opérateurs se positionne pour l’année suivante.

      Mais si ça vous interresse voilà une bonne source : l’ONIC

      http://www.onigc.fr/pages/frliste.asp?affichage=2&codelan=FR&cleuti=&coderub=4&codssrub=134


    • Francis (---.---.63.161) 16 juin 2006 13:20

      info intéressante mais cet article aurait mérité un dévelopement (d’autres produits vont-ils avoir le même problème ? Que va-t on faire ? Quels impacts prévus ?)


      • jcm - Freemen (---.---.0.12) 16 juin 2006 13:35

        N’y aurait-il pas un petit coup de « weather market » ?

        Le blé, hausse ou envolée des cours ?

        Les traders s’amusent en attendant d’en savoir plus ?


        • ruper75 (---.---.122.202) 16 juin 2006 17:00

          Juste une petite remarque à Aurélien qui semble-t-il confond beaucoup de choses et ne semble-t-il ne connait pas grand chose. Les biocarburants, en France (faits a partir de blé, de Betterave et de colza) ne sont en rien issus des plantes transgéniques dont seuls environ 5000 ha de maïs OGM (de variétés autorisés) seront cultivés cette année (ca va faire du boulot pour nos faucheurs volontaires !). C’est aussi le cas au Brésil (canne à sucre) mais pas au Etats-Unis (maïs). D’ailleurs, cultiver des plantes transgéniques pour faire des bio-carburants ne serait-il pas une bonne idée ?? nos moteurs en pâtiraient-ils ?? Demandons donc à M. Bové ce qu’il en pense !.

          Sur l’article en lui même, ces mouvements de fonds ont existé dans le passé récent : qui se souvient du blé a + de 200 $ la tonne en 96/97... on en est encore loin. Reste que la demande en forte croissance pour les utilisations non alimentaire (carburants et autres) risque de produire à moyenne échéance (fin de la décennie ?) des tensions sur les prix des matières premières agricoles, si les Chinois ne font pas exploser le marché avant !


          • (---.---.107.65) 16 juin 2006 18:08

            « nos moteurs en pâtiraient-ils ? »

            Nos moteurs, sans doute pas, mais les champs voisins, destinés, eux, à l’alimentation, peut-être...


          • aurelien 16 juin 2006 19:59

            Bonsoir Ruper et merci de ton intervention éclairante !

            Je t’invite à lire cet article :

            La production d’éthanol de maïs explose aux Etats-Unis

            et celui-ci :

            OGM : pollution génétique et cycle de l’eau

            Je vois que tu glorifies le modèle de développement américain qui finit toujours par gangréner les consciences hors de ses frontières et qui est un exemple d’aberration collective due à l’idéologie patriotique et du capital, présente à des niveaux différents dans toutes les politiques de la planète.


          • moala (---.---.21.120) 16 juin 2006 20:35

            Il me semble avoir lu que le bioéthanol était (d’un point de vue énergétique) beaucoup plus coûteux et polluant à produire que l’huile de tournesol, ne nécessitant pas toute une filière industrielle... est-ce que quelqu’un qui s’y connaît peut apporter de l’eau au moulin ? (pour qu’il puisse moudre le blé)


          • Forest Ent Forest Ent 17 juin 2006 02:54

            Un moteur diesel peut, et il a été inventé pour ça, fonctionner avec n’importe quelle graisse, et huile végétale, même avec de l’huile de friture utilisée simplement filtrée.

            Le gouvernement français a favorisé le diester de colza parce qu’il demande une fabrication industrielle sur laquelle il est possible d’appliquer la TIPP.

            Noter que les compagnies pétrolières ont inventé l’essence au plomb pour la seule raison que ça leur rapportait plus que l’éthanol (cf. « histoire du plomb », éditions Eyrolles).


          • Aldoo (---.---.242.3) 17 juin 2006 11:00

            @Aurelien : citer des articles si controversés ne soutient pas votre argumentation


          • aurelien 17 juin 2006 11:58

            Aldoo,

            La controverse est en toi.


          • (---.---.215.125) 18 juin 2006 19:48

            un commentaire au commentaire...

            Aurelien, je tenais juste a remarquer que ton sillogisme « biocarburants = cultures transgeniques » etait complètement erroné, DU MOINS (et je le souligne) en Europe et au Brésil... Ce n’est effectivement pas le cas aus Etats-Unis, mais c’est le choix de leurs agriculteurs et de leurs politiques. Je ne porte pas ici de jugement dessus. En Europe et au Brésil, à l’heure actuelle, les biocarburants sont exclusivement développés a partir de Colza, de betterave a sucre et de blé, ainsi que de Canne a sucre, qui ne sont en rien OGM. Si, d’ici quelques années, les cultures de Maïs OGM se devellopent tellemennt en France que l’usine ABENGOA en construction à Lacq en utilise pour produire de l’ethanol, alors, on pourr dire qu’une partie des biocarburants est produite a partir de plante transgeniques... de la a dire q’ils sont transgeniques, il y a de tte facon un pas a ne pas franchir car les traces d’ADN dans l’ethanol ou l’EMHV doivent être infinitesimales... c les discussions suite a ton article sur les OGM mentionnés dans ton commentaire.


          • Forest Ent Forest Ent 16 juin 2006 22:19

            On peut aussi, comme les brésiliens, produire des carburants automobiles à partir d’éthanol. Il va falloir choisir : boire ou conduire.


            • 3p (---.---.102.41) 17 juin 2006 07:51

              Il n’y a globalement aucune pénurie de blé dans le monde mais une surproduction. L’offre est artificiellement diminuée pour faire monter les cours, pendant ce temps des stocks moisissent dans les hangars en attendant d’être détruits pour faire place à la nouvelle récolte.

              Si des humains meurent de faim dans le monde, c’est parce que les surproductions ne sont pas acheminées jusqu’à eux, çà n’a rien à voir avec les stocks disponibles.

              Quant à l’éthanol et autres diesters, réveillez-vous !!! Il faudrait une surface cultivée égale à 1,5 fois la France, rien que pour faire rouler nos véhicules. On n’est pas à la veille de se passer de pétrole.


              • Dmx (---.---.5.80) 17 juin 2006 09:22

                D’accord, on a besoin du pétrole pour rouler et aussi pour l’agriculture ... qui serait bien moins productive sans lui (engrais, pesticide, irrigation ...)

                Pourtant, on va devoir s’en passer, ou en tous cas, en consommer beaucoup moins. Le fait qu’il n’y ait pas d’alternative n’y change rien.


              • aurelien 17 juin 2006 12:04

                Bonjour Dmx,

                Le modèle d’agriculture que tu prônes et qui est l’apanage des politiciens actuels est résolument malsain pour la planète et destructeur.

                Je t’invite sincèrement à lire cet article du professeur Jean Keilling, ingénieur agronome, membre de l’Académie d’Agriculture, dont les compétences ont été maintes fois distinguées :

                L’agriculture biologique : objectifs, résultats et techniques

                Bonne journée, Aurélien


              • Dmx (---.---.5.80) 18 juin 2006 09:05

                Désolé mais ma remarque portait sur les conséquences de Peak Oil sur l’agriculture. Et ses conséquences sont que l’agriculture productiviste va souffrir ... et nous avec car nous sommes trop nombreux.

                Ma remarque ne portait pas sur quel type d’agriculture pour demain ...


              • Le vénérable du sommet (---.---.253.79) 20 juin 2006 03:00

                Très bonne remarque de Dmx. La production des champs sans engrais et pesticides sera largement insuffisante. Hors, ces deniers produits sans pétrole n’existe toujours pas en tout cas pour de l’agriculture productiviste. Quant aux céréales pour remplacer le pétrole en tant que matière première, c’est une vaste blague à l’heure actuelle vu la non viabilité des solutions trouvées.

                L’agriculture pour créer de l’alimentation, de l’énergie et aussi de la matière première dans un espace raisonnable ne sera pas possible avant la fin du pétrole, si cela est possible. Certains ont pensé aux algues, mais non même pas !!!


                • aurelien (---.---.130.93) 20 juin 2006 13:28

                  Bonjour,

                  L’agriculture biologique et organique est productive, non gaspilleuse d’énergie, créatrice d’emplois, non polluante, améliore la fertilité des sols, la qualité de l’eau, de l’air et de la biodiversité, permet les fondations d’un redéveloppement social des zones rurales, est générateur de liens autour de projets indispensables pour l’humanité dans son ensemble, préserve les pays en voie de développement de l’acculturation grandissante, en leur permettant de retrouver une autonomie alimentaire et d’instaurer leurs propres quotas en fonction de produits de qualité...

                  Loin de créer une nouvelle société rurale ou agraire, une démarche biologique en agriculture, en voyant la part active des travailleurs agricoles augmenter de façon significative, permettra de retrouver dans de nouveaux réseaux d’activités une créativité et un développement nouveau du petit artisanat, se greffant à de nouveaux comportements des populations à l’égard de l’environnement.


                • toy (---.---.144.116) 21 juin 2006 18:55

                  Aurélien,

                  L’agriculture biologique, qui est souvent rattachée directement ou indirectement à de la polyculture est d’une efficacité technologique indéniable, elle permet de réaliser beaucoup plus de synergies, par exemple, avec les avantages que tu décrit. Le problème est que efficacité technologique n’est pas synonyme d’efficacité économique, c’est pour cela que ce type d’agriculture à été supplanté par l’agriculture « industrielle » que l’on connait.


                  • aurelien 22 juin 2006 20:37

                    Bonjour Toy,

                    Je recopie ici ce que j’ai écrit ailleurs :

                    L’apparition des engrais chimiques et autres produits phytosanitaires ne s’est fait que très récemment dans l’histoire de l’agriculture. L’homme s’est développé depuis des milliers d’années en cultivant « biologiquement » ses produits alimentaires, même si les méthodes traditionnelles et ancestrales n’étaient pas aussi élaborées que de nos jours, où l’écologie comme science des relations entre les êtres vivants dans un écosystème ne s’est développée que très récemment aussi. L’agriculture bio ne date pas d’il y a quelques années et n’est pas un phénomène de mode comme les médias veulent nous le faire croire... Il s’agit tout simplement de la véritable agriculture, naturelle, comme l’homme la pratique depuis des millénaires avec ses évolutions et ses perfectionnements.

                    L’agriculture chimique ou conventionnelle est née de la volonté (après-guerre) de redonner l’autonomie alimentaire aux pays d’Europe, entre autres, en proie au marasme économique, et ce dans un état d’urgence face aux multiples famines apparaissant ici et là sur le continent. Elle est basée sur le constat simple que quelques éléments seulement (N, P, K) suffisent à la croissance d’une plante et sont directement assimilables par celles-ci : alors en enrichissant volontairement les surfaces agricoles d’engrais chimiques N,P,K (tout en étudiant et en limitant les déséquilibres induits par de telles actions sur le sol et les différentes variétés de plantes), l’agriculture peut facilement accroître ses rendements en imposant aux plantes un forçage imposé par l’agriculteur. Cette méthode a formidablement bien marché et a permis à l’Europe de sortir de la famine et à redonner l’autonomie alimentaire à de nombreux pays, et cela au-delà des espérances. Mais la « machine », qui a si bien fonctionnée et étant arrivée au but qu’elle s’était fixée ne s’est pas arrêtée là : en effet, de nombreux investisseurs ont vu dans l’agriculture de l’ « or vert » : un moyen intéressant et comme un autre de spéculer, et ceux sur un besoin fondamental de tout homme : le besoin de se nourrir : les denrées alimentaires. Alors au lieu de diminuer la cadence et de raisonner l’agriculture comme source et patrimoine de la civilisation, l’agriculture s’est transformée en gigantesque business et fut très vite soumise aux lois du marché, jusqu’à ce que la majorité des agriculteurs ne puissent faire marche arrière (endettement, souvent à vie pour rentabiliser les installations...).

                    Les méfaits de l’agriculture conventionnelle sont le développement quasi exclusif des monocultures (diminution de la biodiversité, appauvrissement des sols, dégénérescence des semences), l’esclavagisme des agriculteurs envers les lobbies pétroliers et pharmaceutiques (engrais, phytosanitaires...), pollution de l’environnement (par exemple : chaque année de nombreux produits phytosanitaires sont interdits à la vente en France car jugés comme dangereux... et sont donc vendues aux pays du tiers-monde continuant ainsi à faire marcher le business, malgré la preuve de leur toxicité...), présence de pesticides, fongicides ... dans l’alimentation, dégradation des produits chimiques dans l’environnement (la dégradation de ces produits chimiques font que ceux-ci une fois transformés ne peuvent plus être repérés et les associations entre eux de ses produits sont tout simplement inconnus et le resteront à coup sûr jusqu’à l’apparition de leurs conséquences pour la santé et pour l’environnement)....

                    La liste des aberrations provoquées par l’agriculture conventionnelle est tellement longue qu’un forum entier pourrait y être consacré.

                    Il faut rompre avec l’entièreté de ce système destructeur.

                    Amicalement, Aurélien

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