Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Au secours : l’épargne retraite par capitalisation revient (...)

Au secours : l’épargne retraite par capitalisation revient !

Dans les années 80, alors que j’étais salarié dans une compagnie d’assurance sur la vie, nos formateurs nous expliquaient que le régime des retraites serait en danger dans les années à venir pour plusieurs raisons.

Tout d’abord le vieillissement de la population, puis le départ à la retraite des « baby boomers » et pour finir parce que la France était le seul pays à ne pas posséder un système à « plusieurs piliers », c’est-à-dire un pilier de répartition (système actuel français) un pilier de capitalisation et dans certains pays un pilier Etat (montant versé par la communauté nationale à ceux dont la retraite se situe en dessous du seuil de pauvreté).

De prime abord, on pourrait dire qu’ils avaient raison sur certains points, notamment l’allongement de la durée de vie et le départ à la retraite des générations d’après-guerre. Néanmoins, pour un observateur avisé, le reste du discours est clair : la France ayant fait le choix de la répartition, les assureurs français ne peuvent pas (contrairement à beaucoup de leurs homologues européens) collecter massivement l’épargne retraite.

Cela fait des années que le lobby des assurances fait le siège des gouvernements successifs afin de les pousser à adopter des mesures législatives et fiscales en faveur de la capitalisation retraite. Le boom des contrats d’assurance vie est pour eux le meilleur des arguments puisqu’il est choisit en partie par les particuliers pour se constituer un complément retraite (ainsi que les droits de succession en cas de transmission à des personnes n’appartenant pas à la catégorie des ayants droit). Il semble bien cette fois-ci qu’ils soient à deux doigts de voir leurs vœux exhaussés puisque le Sénat s’est emparé du sujet.

Le sénateur Philippe Marini, rapporteur général d’une commission au doux nom de : « L’épargne retraite en France trois ans après la "loi Fillon" : quel complément aux régimes de retraite par répartition ? »

… / … Dressait le panorama actuel de l’épargne retraite en France.

Il a souligné que la France était dotée d’un dispositif exhaustif d’épargne retraite depuis l’adoption de la loi du 21 août 2003 portant réforme des retraites, dite « loi Fillon ». Il a montré que la création, en 2003, du plan d’épargne pour la retraite populaire (PERP), du plan d’épargne pour la retraite collective (PERCO) et du plan d’épargne pour la retraite d’entreprise (PERE), avait complété les régimes antérieurs : les contrats d’entreprise (définis par les articles 39, 82 et 83 du Code général des impôts), les régimes ciblés sur les fonctionnaires (PREFON), complément de retraite mutualiste ou COREM et complément de retraite des hospitaliers ou CRH), les contrats dits « Madelin » et les ex-contrats pour la retraite volontaire agricole (COREVA), ouverts respectivement aux travailleurs indépendants et aux exploitants agricoles. Il a observé que le champ de son étude sur l’épargne retraite, menée depuis février 2006, avait donc exclu les régimes de base et les régimes complémentaires obligatoires.

Il a ensuite montré que l’épargne retraite occupait déjà une place significative dans l’épargne financière des Français : en 2005, plus de 6,5 millions de personnes avaient réglé des cotisations, le montant des cotisations atteignant 9 milliards d’euros et l’encours total s’élevant à près de 100 milliards d’euros. Il a rappelé en comparaison que les flux de cotisations sur les contrats d’assurance-vie se chiffraient à 120 milliards d’euros en 2005, tandis que l’encours des contrats d’assurance-vie devrait dépasser 1 000 milliards d’euros en 2006 … / …

… / … il s’est félicité de ce que la « loi Fillon » ait instauré les premiers produits d’épargne retraite universels, ouverts à tous les salariés et aux travailleurs indépendants : les inégalités d’accès à l’épargne retraite selon l’appartenance socio-professionnelle étaient donc révolues.

Concernant les éventuels transferts entre régimes d’épargne retraite d’entreprise, il a reconnu que la question était particulièrement pertinente pour le PERCO, mais que ce dispositif avait été mis en place trop récemment pour que l’on dispose de premiers résultats. Il a néanmoins souligné la souplesse des contrats « article 39 », « article 82 » et « article 83 », qu’il s’agisse de leur création par voie d’accord collectif ou par décision unilatérale de l’employeur, ou encore des publics de salariés visés. Par conséquent, il a jugé envisageable que l’essor des PERP soit conjugué avec la poursuite du développement des contrats « article 39  », « article 82  » et « article 83  ».

Enfin, il a estimé indispensable que toute modification de la politique fiscale de l’épargne donne lieu à un débat préalable global avec les professionnels, ce qui n’avait pas été le cas lors de la récente tentative de réforme gouvernementale des conditions d’assujettissement à la contribution sociale généralisée (CSG) et à la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) des plus-values réalisées sur les contrats d’assurance-vie… / …

… / … En conclusion, il a estimé que la montée en puissance des contrats d’épargne retraite s’inscrivait dans une évolution prévisible de la répartition des placements financiers, alors que l’assurance-vie occupait aujourd’hui une place prédominante.

La commission a alors, à l’unanimité, donné acte à M. Philippe Marini, rapporteur général, de sa communication et décidé d’en autoriser la publication sous la forme d’un rapport d’information.

Texte complet et intervention sur le site du Sénat.

En ce qui concerne ce rapport, il est disponible dans son intégralité sur le site du Sénat : rapport d’information n° 308 (2007-2008) de M. Philippe Marini, fait au nom de la commission des finances, déposé le 30 avril 2008.

Vous avouerez qu’un texte d’une telle ampleur en ce qui concerne la totalité des Français ne fait vraiment pas la une des médias. A vrai dire : pas une ligne.

Il faut mettre la main sur des médias professionnels pour avoir une lecture de ce qui se prépare.

« Assurer », la lettre de la Fédération française des sociétés d’assurances dans son numéro du 28 mai 2008 en fait sa première page.

Favoriser le développement de l’épargne retraite.

Dans un rapport d’information remis au Sénat, Philippe Marini formule un certain nombre de propositions visant à compléter l’accès de tous les citoyens à un dispositif d’épargne retraite. Certaines d’entre elles ont fait l’objet d’une proposition de loi déposée au Sénat le 7 mai dernier… / …

Les propositions du rapport.

Dans son rapport, Philippe Marini préconise de nouvelles mesures afin de favoriser le développement des produits d’épargne retraite parmi lesquelles figurent des aménagements fiscaux dont la possibilité pour un employeur d’effectuer des versements sur un Perp, règles actuellement dispersées dans cinq codes distincts (des impôts, des assurances, de la mutualité, de la Sécurité sociale et du travail). Le rapport annuel de l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (Acam) devrait quant à lui comporter un chapitre bénéficier de l’exonération d’ISF afin de ne pas pénaliser les épargnants ayant souscrit tardivement un contrat de ce type (moins de quinze ans avant leur cessation d’activité professionnelle) Intégralité de l’article sur le site de la FFSA

Définition des PERP, PERE et PERCO sur le site de Philippe Crevel.

Soyons clairs : la programmation de l’allongement de la durée de cotisation et la prévisible baisse du montant des pensions va pousser un certain nombre de cotisants à se poser des questions… que les assureurs souhaitent les voir se poser.

En effet, la majorité des experts s’accordent à penser que les « incitations « à maintenir les seniors au travail seront sans effet.

Que va-t-il alors se passer pour un salarié sans emploi de 57 ou 58 ans qui devrait attendre d’avoir 65, 66 ou 67 ans pour faire valoir ses droits ? Eh bien, s’il a eu les moyens ou l’opportunité de constituer une épargne retraite personnelle ou par son entreprise, il pourrait décider de faire l’impasse sur les dernières années de cotisation et compléter sa minoration de pension par l’épargne retraite capitalisée.

Dans la mesure ou le texte du Sénat prendrait forme et que la capitalisation retraite était généralisée (avec avantages fiscaux), ce serait la généralisation de l’injustice qui s’imposerait.

L’économiste Philippe Crevel nous rappelle (à ceux qui l’auraient oublié ou l’ignoreraient) que la France a connu la capitalisation retraite. Il en parle en ces termes : « La faillite de rentiers durant la crise des années 30 et la suspicion à l’encontre du capitalisme à la fin de la Seconde Guerre mondiale créaient un climat favorable à la répartition… / …  » comme c’est pudiquement expliqué !

On pourrait également parler de 1910 : c’est en 1910 que voient le jour, les Retraites ouvrières et paysannes.

Elles seront volontaires et assises sur la capitalisation, épargne personnelle bénéficiant individuellement aux souscripteurs et soumise aux aléas boursiers et autres.

(Les cotisants, mobilisés en 1914, cessant pour cette raison d’assurer leurs versements, les caisses firent faillite et ils perdirent de la sorte le bénéfice de ce système hasardeux et, bien entendu, l’ensemble des sommes versées...)

Car, en 1930, c’est cette année que sont créées les Assurances sociales assises à l’origine sur la capitalisation, puis du fait de l’inflation… transformées en régime par répartition

Plus tard, en 1941, l’« Etat français » créera l’Allocation aux vieux travailleurs salariés, obligatoire et également basée sur la répartition, mais plus proche de l’aumône légale que d’une vraie prestation. Ces différents régimes, volontaires ou obligatoires, par répartition, par capitalisation ou par combinaison des deux, n’étaient pas de portée générale, car ils ne s’appliquaient qu’à des salariés aux bas revenus... / ... - Sources : FNAS FO.

Les fonds de capitalisation retraite nous expliquent leurs thuriféraires seront stables et participeront à l’activité économique du pays.

C’est probablement ce que pensaient entre autres les salariés d’Enron aux Etats-Unis ou ceux qui viennent d’apprendre que leur fonds de pension est englué dans les subprimes. Quant à la participation à l’économie, il est clair que lorsqu’un fonds de capitalisation retraite doit verser des pensions pendant de longues années, sa stratégie est claire : obtenir des rendements élevés (dite des 2 chiffres). Ce qui les oblige à demander aux entreprises dont elles deviennent (provisoirement) actionnaires d’améliorer leur compétitivité. Le tout bien entendu se transformant immanquablement en restructuration et… plans sociaux.

Ironie de l’histoire : ce sont des salariés retraités qui peuvent devenir les pires ennemis des salariés !

Et quelle naïveté ou malhonnêteté dans le fait de nous faire croire qu’il sera possible de gérer l’épargne publique sur des durées de 20, 30 ans ou plus sans risque. Le XXe et le XXIe siècle nous ont prouvé que les krachs financiers et les bulles spéculatives peuvent ruiner tous les épargnants.

Il est encore plus important de rester vigilants face aux projets de mise en place de la généralisation de l’épargne retraite par capitalisation dans la mesure ou les différences de revenus des salariés et leur maintien dans l’emploi risquent de créer des situations dramatiques pour la très grande majorité des salariés payés au Smic ou trop âgés pour retrouver un emploi.

Jacques Genereux de son côté explique que le défi ne se joue pas uniquement en termes financiers, mais repose sur le fait de savoir si nos sociétés veulent se donner les moyens de permettre aux retraités d’avoir une vie décente. Les informations en provenance du Sénat ne semblent en aucun cas pencher de ce côté.

PS : le fait que le ministre en charge du dossier des retraites soit assureur de métier n’est certainement qu’une simple coïncidence... Car, "toutes ressemblances avec des personnes vivantes ou décédées, des sociétés ou des événements réels est une pure coïncidence ou l’effet du hasard" comme on dit au Festival de Cannes

Crédits et copyrights images
Mix & Remix


Moyenne des avis sur cet article :  4.23/5   (31 votes)




Réagissez à l'article

195 réactions à cet article    


  • Cug Cug 29 mai 2008 11:10

     L’oligarchie financière finalise sa domination en France.

     Les derniers secteurs qui lui échappent encore vont tomber dans son escarcelle. La retraite c’est à dire notre vieillesse appartiendront à des sociétés privés.

     Le plus amusant, c’est que les affairistes qui mettent en place cette privatisation générale n’en n’ont pas besoin, étonnant n’est ce pas.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 30 mai 2008 01:31

       Il y a des jours où je suis sans patience avec les élucubrations du discours capitaliste. La verité, c’est :

      1) La richesse réelle est à qui en a la possession effective, tant qu’on ne la lui enlève pas.

      2) Les petits papiers ou simagrées virtuelles qui symbolisent cette richesse sont distribuées comme le pouvoir le veut bien

      3) Toute économie monétarisée à monnaie scripturale ne repose que sur la crédibilité de l’État.

      4) Chacun aura la pension que l"État voudra, dans les limites de la richesse réelle

      5) Introduire une institution privée comme une banque ou une société d’assurance dans cette relation entre le citoyen et l’État n’est qu’un écran de fumée pour divertir vers quelques-uns la richesse de tout le monde. C’est l’arnaque sociétale #1. Le reste est "poursuite du vent" comme dit l’Ecclésiaste.

      L’arnaque sociétale #2... c’est le pétrole...

       

      Pierre JC Allard

       

       

       


    • Philippe D Philippe D 30 mai 2008 02:03

      Seriez pas un peu obtus P J C ALLARD ?


    • Philippe D Philippe D 30 mai 2008 02:04

      Ou de Profil ?


    • Philippe D Philippe D 30 mai 2008 02:07

      J’sais pas moi, mais sur votre photo, on dirait un Gourou !

      Remarque je dis ça mais j’en ai jamais vu !

      Sauf vous, quoi ?


    • Philippe D Philippe D 30 mai 2008 02:08

      Vous prenez combien ?


    • armand armand 29 mai 2008 11:17

      Les fonds de pension ne sont pas en principe inacceptable, à condition qu’un contrôle sérieux s’applique à leurs investissemens. Ce qui ne sera jamais la cas.

      On l’a vu récemment quand les fonds de pension U.S. ont été épinglés parce qu’ils spéculaient sur les matières premières, ce qui leur est interdit en principe. Mais comme on le sait, tout ce qui est interdit peut être contourné par cet outil magique qu’est le ’swap’. Dès lors que tout produit financier peut être échangé, prêté, morcelé, il n’y a plus de contrôle possible.


      • sisyphe sisyphe 29 mai 2008 14:41

        La privatisation des retraites amène à constituer des hedge funds, dont le premier souci est de rentabiliser leurs investissements : d’où, pressions sur les salaires, délocalisations, et, évidemment, spéculation : hier sur l’immobilier et le crédit (subprimes), aujourd’hui sur les matières premières et les aliments (d’où la crise alimentaire dans des dizaines de pays "émergents") et le pétrole (d’où l’augmentation du prix du baril).

        En d’autres termes, la retraite par capitalisation est un élement de plus, via la spéculation, de la mainmise totale du gant de fer du "marché" (une main invisible dans un gant de fer), et de la finance internationale sur l’économie.

        Quand tous les plus de 57 ans viendront s’ajouter à la longue liste des sdf, on dira merci qui ? Merci les banquiers, les assurances, le Sénat, et le gouvernement Sarko-Fillon-Medef.


      • Jimd Jimd 29 mai 2008 15:07

        Permettez moi de vous corriger.

        Les Hedge funds ne gere pas les retraites. Ce sont des fonds a haut risques.

        Les retraites sont gerees par des fonds de pension et selon des schemas d’investissements beaucoup moins risque, principalement des obligations, actions.

        les images d’epinals sur le monde de la finance ont la vie dure.

        On pourrait tres bien envisage d’avoir cela en France avec un encadrement du type de portfeuille possible.

         


      • JPC45 29 mai 2008 15:08

        Je vous conseille de lire le détail des actifs détenus par les sociétés d’assurance vie ou les les fonds de pension et on en reparle.


      • Jimd Jimd 29 mai 2008 15:09

        Vous vous trompez sur le Swap... ils sont eux aussi soumis au controle !!

        Le swap n’est qu’un outil permettant a la base la couverture d’un risque (change ou taux).

        Il peut aussi etre un outil de speculation.

        MAIS....il n’est pas du tout un outil de dissimulation... a moins que vous m’expliqiez comment, je peux bien sur me tromper


      • JPC45 29 mai 2008 15:11

        il y a déjà en France un encadrement très strict de la composition du portefeuille (je ne parle pas de Solvabilité 2 bien sur).


      • Jimd Jimd 29 mai 2008 15:11

        @JC45

        je ne suis pas un specialiste de la reglementation mais travaille avec des fonds de pension et connait un petit peu leurs types d’investissement.

        je serais tres interesse que vous me fournissiez d’autres sources, etant plutot ouvert d’esprit, et conscient que l’on peut se tromper


      • armand armand 29 mai 2008 15:21

        Ben visiblement aux USA les autorités de régulation n’ont pas fait leur travail... Et à l’heure actuelle devant le Congrès on met en cause le recours de certains fonds de pension aux swaps pour contourner les limites qui leur sont imposées.

        Bon, je comprends que c’est votre gagne-pain, mais je crois que le marché - c’est-à-dire l’achat et la vente de biens et de services, au comptant ou selon un échéancier précis - est de plus en plus dévoyé par les produits financiers compliqués.

        Et comme je l’ai écrit sur un autre file, la dématérialisation de la monnaie et de l’économie ne profit qu’à une infime minorité de très-riches qui s’affranchissent des normes comptables s’appliquant au tout un chacun dans les échanges quotidiens.


      • JPC45 29 mai 2008 15:30

        En france on a le principe de congruence qui s’applique (cf le code des assurances par exemple) qui donne indique 2 choses :

        *il donne la part maxi en action, obligation, etc que doit détenir un assureur donc un assureur ne peut avoir un portefeuille investit en majorité en action (mais plutôt en obligation, ce qui n’est pas sans risque vis à vis du risque de taux mais passons)

        *et limite la part en portefeuille qu’un assureur peut avoir sur un émetteur (par exemple il ne peut avoir plus de 5% en France Télécom).

        Se sont des règles de bon sens pour limiter les risques que l’on ne retrouve pas dans les fonds de pension qui eux jouent en fonction de la marge de solvabilité (plus les actifs sont risqués, plus il faut de l’argent de coté en cas de pb)


      • Jimd Jimd 29 mai 2008 15:30

        Merci Armand.

        Oui il est possible que les regulateurs soient depasses. d’un autre cote il se rattrappe parfois (Enron). c’est un equilibre delicat.

        Vous ecrivez

        <la dématérialisation de la monnaie et de l’économie ne profit qu’à une infime minorité de très-riches>

        je ne pense pas. je suis bien content d’avoir une carte bancaire et d’achter sur intrenet.

        Je ne vois pas une alternative credible a la dematerialisation....

        Je ne pense pas que cela soit la cause.

        Il y a toujour des fraudeurs...des tricheurs, falsificateurs. quelque soit le systeme, capitaliste, collectiviste.... ca devient un probleme de controle, de regulation.

         


      • Jimd Jimd 29 mai 2008 15:45

        <Se sont des règles de bon sens pour limiter les risques que l’on ne retrouve pas dans les fonds de pension>

        ah bon....pourquoi ?

        vous parler de marge de solvabilite... ?? ets ce une reference aux effets de levier des produits derives ?

         


      • JPC45 29 mai 2008 15:48

        les systèmes ont 2 approches pour faire face aux risques : l’un joue sur la composition des portefeuilles (en France) et l’autre ne limite pas la composition du portefeuille mais en contrepartie impose aux fonds de pension d’avoir plus d’argent de coté pour faire face à des coups durs (c’est la margede solvabilité)


      • armand armand 29 mai 2008 16:01

        Jimd :

        Je crois que vous confondez ’avantage’ et ’profit’. Comme vous je suis très content d’utiliser ma carte de crédit et d’acheter sur le net. Mais ça ne fait pas doubler ma richesse pour autant.

        Je mets en cause la faculté offerte aux ’players’ financiers de ne jamais acheter ou vendre le produit lui-même, mais des options ; l’important effet de levier qui fait qu’on peut engager des opérations importantes avec une mise très réduite. En fait, il s’agit désormais bien plus de ’paris’ - souvent programmés avec des ordres de vente ou d’achat automatiques - sur l’évolution des cours que d’investissements à proprement parler. Je trouve dangereux aussi ce que la dématérialisation offre en termes de rapidité : on peut investir des millions en quelques clics, revendre dans les minutes qui suivent, et ainsi de suite. Le résultat, et tout le monde le constate, c’est que les marchés deviennent très volatiles.

        On peut, bien sûr, exiger plus d’apport ; dans le cas des commodities, par exemple, veiller à ce que l’on achète véritablement le produit en question.

        Mais il me semble un peu saugrenu que le prix de l’or, par exemple, soit déterminé essentiellement pas les positions des grands fonds d’investissement, acheteurs d’ETC et non d’or véritable (une part non-négligeable est même ’unallocated’), et traquant de près les cours du pétrole !

         


      • JPC45 29 mai 2008 16:09

        Pour mon information : quel est la part des options dans les actifs des fonds de pension ? négligeable à mon avis, non ?


      • xa 29 mai 2008 17:31

        JPC45

        Le principe de congruence implique que les engagements pris dans une monnaie doivent être couvert par des actifs réalisables dans la même monnaie (ie : les engagements des assureurs en France sont couverts par des actifs en euros, les engagements en GB sont couverts par des actifs en £). Il ne doit pas y avoir de risque de change en couverture de ses engagements. Il n’a aucun rapport avec les limitations de détention d’actions.

        Par ailleurs, les limites actions concernent la couverture des engagements. Pour un engagement donné, l’assureur peut mettre en couverture des actions pour un montant maximum de 65% de l’engagement, 40% pour l’immobilier.

        Du coup, je ne comprends pas ce qe vous voulez dire.

         


      • JPC45 29 mai 2008 19:17

        XA : vous avez raison le principe de congruence s’applique aux devises.

        En revanche, aucun assureur dans les faits à 65% investit en action et on en est très loin. Je ne suis pas certain que l’ACAM autoriserait.


      • Forest Ent Forest Ent 29 mai 2008 11:43

        Bon article.

        Il ne reste plus grand chose à privatiser. Hier, les routes et le rail. Aujourd’hui, c’est l’énergie. Demain : assurances retraite, santé et chômage. Après, il ne restera plus que la police, la justice et l’armée.


        • JPC45 29 mai 2008 13:59

          privatisé la retraite ? je pensasis que c’était déja le cas car il me semble que casses régissant les régimes obligatoire et les instituion de prévoyance gérant les régimes complémentaires relevé du droit privé, mais là aussi je peux me tromper...


        • JPC45 29 mai 2008 14:28

          comme je le dis, le système actuel est déjà privatisé donc je ne vois ou est le changement !


        • Forest Ent Forest Ent 29 mai 2008 17:37

          Ce sont des "personnes morales de droit privé" mais "à but non lucratif, remplissant une mission d’intérêt général", disposant d’un monopole.

          http://www.agirc-arrco.fr/index.php?id=federations_caisses_de_retraite

          je vois pas comment la situation pourrait être pire.

          Lol. smiley C’est facile. Il suffit de les rendre "à but lucratif", et ça fera autant de sous en moins pour les retraités.


        • JPC45 30 mai 2008 06:03

          donc c’est privé forest !


        • Nobody knows me Nobody knows me 30 mai 2008 10:01

          Mais qu’est-ce qu’ils vont trouver à privatiser quand ils auront tout privatisé ?? L’air ? L’espace et le moindre centimètre carré que chacun de nous occupe ? Ils vont monnayer le droit à la naissance de manière à ce qu’un nouveau né ait déjà des crédits à payer lors de son arrivée ?

           smiley


        • anomail 29 mai 2008 12:28

          "L’épargne retraite par capitalisation revient"

          Ou comment mettre ses enfants sur la paille pour payer sa retraite.


          • Cug Cug 29 mai 2008 12:31

             La France entière appartenant à des intérèts privés , comme c’est beau.

             Le retour à l’ancien régime ! c’est géant, quel pas en avant.

             


            • aquad69 29 mai 2008 12:44

              Bonjour Cug,

              eh oui ! "Nous étions au bord de l’abîme, mais depuis, nous avons fait un pas en avant..."

              Cordialement Thierry


            • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 29 mai 2008 12:49

              Dans l’ancien régime, la France appartenait à quelques privilégiés (la noblesse) qui était l’État de l’époque.

              Avec la révolution de 1789, la fin des privilèges à été déclarée. L’état devant être au service des citoyens pour défendre sa liberté et sa propriété. (Relisez la déclaration de 1789). Et non les citoyens au service de l’Etat (comme c’est le cas actuellement : plus de 50% de prélèvement sur les revenus ! ).

              Donc, ce ne serait qu’un retour vers les idéaux de la révolution que de limiter l’état aux missions régaliennes. Et donc, une formidable avancée vers la liberté et le respects des citoyens.


            • Cug Cug 29 mai 2008 13:30

               @aquad

               Au bord de l’abime ? Ou et quand ? et nous ne le serions plus ? Si nous le fume ...

               @jesuis

               Que l’Etat soit mal géré et en piteuse situation j’en conviens mais vu les coups de butoir qu’il subit ....

               Ce qui me fait sourire c’est qu’il existe une société quasi totalement privatisée (USA) ... le pays du bonheur à n’en pas douter.


            • Emile Red Emile Red 29 mai 2008 13:40

              Vous êtes illogique :

              Si la propriété privée doit être respectée, les gouvernements n’ont aucun droit de vendre les propriétés de l’état qui est le dépositaire des biens de la nation, le bien publique est bien une propriété privé aux multiples propriétaires que sont les citoyens.

              Vendre les biens publiques c’est donc bien revenir à l’ancien régime et non à l’esprit de la révolution.


            • Cug Cug 29 mai 2008 13:45

               Pour les propriétaires du capital l’idée même que "quelque chose" puisse appartenir aux citoyens et de ce fait leur échapper est une hérésie.


            • Zalka Zalka 29 mai 2008 13:52

              @Homme libre : dans le même temps, ces impôts servent à entretenir et dévellopper la voirie, à l’enseignement, à notre sécurité extérieure et intérieur. Bref, ce n’est pas du vol, c’est du pot commun. Bon on peut penser que le tout n’est pas géré de manière optimum, mais globalement ce n’est pas du vol.

              D’ailleurs, l’état, c’est vous, c’est moi, c’est tout le monde.


            • Jimd Jimd 29 mai 2008 14:05

              @cug

              <<les propriétaires du capital l’idée même que "quelque chose" puisse appartenir aux citoyens et de ce fait leur échapper est une hérésie>>

              mais les entreprises privees sont aussi detenus par les citoyens !

              ce sont elles les entreprises publiques !

              quel modele envisage vous ? collectivisation totale ? qui fixe les prix ? qui decide des innovations a faire ?

              il serait bien que vous developiez tout cela.


            • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 29 mai 2008 14:15

              tres juste .


            • armand armand 29 mai 2008 15:24

              jesuisunhommelibre :

              "Tu n’étais pas un prolétaire, libre artisan des métiers de jadis/ A l’atelier comme à la terre, un Roi seul fort protégeait les petits/ Maintenant l’ouvrier peine/ esclave hier força demain/ Qui donc à a pillé le domaine ?/Il faut savoir, il est grand temps !

              Paroles de ’La Royale’.


            • Cug Cug 29 mai 2008 16:40

              @jmd

              "mais les entreprises privees sont aussi detenus par les citoyens ! ce sont elles les entreprises publiques !"

               Yo elle est excellente celle là ... Les entreprises privées appartiennent à leurs propriétaires, n’est ce pas.

              "quel modele envisage vous ? collectivisation totale ? qui fixe les prix ? qui decide des innovations a faire ?"

               Tu imagines que je suis pour la collectivisation totale mais pas du tout. En fait, je suis pour un service publique exemplaire et dominant qui donnerai le "là" au secteur privé qui ne me gêne pas tant qu’il ne s’oppose pas au public et surtout ne cherche pas à le détruire.

               Au sujet des prix, je suis comme chacun pour l’économie de marché mais pas pour le libre-échange car je ne crois pas à la main invisible ou plutôt je crois aux mains qui se cachent smiley Je suis donc opposé au libéralisme qui n’est à mon sens que le bras armé au niveau planétaire d’un capitalisme débridé et décomplexé animé par la seule cupidité (qui est éternelle) de profits toujours plus grand.

               Quand aux innovations, comme chacun en conviendra, l’être humain étant par nature curieux je ne me fais pas de soucis. Je suis donc pour une recherche publique dominante celle privée. Et bien entendu pour une école publique, des hopitaux publiques, etc etc ... Et tjs pour la même raison que le secteur privé est cupide, égoiste entièrement tourné vers le profit ce qui n’amène rien de bon (ex:Monsanto)

              Bref vous l’aurez compris je suis pour un Etat nation enrichissant.

              @Armand

              La Royale c’est la marine fr ?

               

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès