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Accueil du site > Actualités > Economie > Au secours : le lundi de Pentecôte revient !

Au secours : le lundi de Pentecôte revient !

La raffarinade de l’année 2005 revient... Je veux parler du lundi de Pentecôte, chômé ou pas.

Les années se suivent en effet et se ressemblent, et nous voici maintenant tout près du lundi de Pentecôte - le 5 juin.canalblog1_052 C’est en principe une journée de solidarité travaillée bien que fériée, et dont les bénéfices sont censés aller, via la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, aux personnes âgées et aux handicapés qui ont été rajoutés subrepticement.

Les entreprises, comme l’année dernière, se reposent la question : "Travailler ou ne pas travailler ?" Car la contribution de 0,3% qui rapporte 2 milliards d’euros reste due, cette année comme les autres, et il faut bien la générer quelque part. D’après le sondage ci-contre de l’Association nationale des DRH, 56% des entreprises ont choisi de travailler ce jour-là. Et parmi celles qui ont choisi de ne pas ouvrir, 87% ont décidé de prendre la journée sur le quota de RTT, et les 13% restantes d’en supporter le coût en l’accordant comme jour de congé "entreprise" supplémentaire.

Dans la pratique néanmoins, les entreprises qui ont choisi de travailler s’attendent à ce que les salariés posent des jours de congé car... les écoles seront fermées ! L’activité manufacturière devraient donc tourner au ralenti. Par ailleurs, l’activité du transport routier ne pourra fonctionner, puisque les routes seront interdites aux poids lourds.

Le secteur public sera majoritairement fermé, comme les services du Premier ministre... Comme s’en est plaint la CFTC, cette journée de solidarité "repose quasi exclusivement sur les salariés".

La contribution de l’année dernière n’avait pas trouvé usage pour un montant de 531 millions d’euros sur les 2 milliards récoltés, jusqu’à ce que l’Etat décide en dernier ressort de l’utiliser pour financer un plan d’aide à l’amélioration des établissements pour personnes âgées. Cette année, la montée des dépenses liées à la médicalisation des maisons de retraite et à la mise en place d’une prestation nouvelle de compensation du handicap devrait réduire cet excédent à 188 millions, de sorte qu’en 2007, dépenses et recettes trouvent leur équilibre. A moins que, comme d’habitude dans notre beau pays, nous ne passions dans le rouge...


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9 réactions à cet article    


  • Marsupilami (---.---.48.38) 12 mai 2006 13:03

    Ouaf !

    Aaaaah Raffarin... C’était l’bon temps !

    Houba houba !


    • Dikata Tonga (---.---.29.234) 12 mai 2006 13:23

      « Le secteur public sera majoritairement fermé, comme les services du Premier ministre... »

      Et bien ?

      Il faut bien qu’il y en ait qui bossent pour que les autres puisse se reposer !


      • Angus (---.---.131.193) 12 mai 2006 15:09

        Finalement la France de l’industrie et des services sera en RTT, et la France des loisirs et du Tourisme fera un gros chiffre sur le week-end. Comme avant ...

        Finalement, tout le monde sera content.

        On se demande des fois pourquoi les politiques s’ingénient à se chercher des ennuis.


      • éric (---.---.181.73) 12 mai 2006 17:28

        La météo et le droit : le lundi de Pentecôte ;

        La canicule de l’été 2003 a été particulièrement meurtrière pour les personnes âgées. Cet aléa climatique a mis en évidence l’incapacité de notre société à faire face à un risque sanitaire. La solution proposée pour dégager de nouveaux moyens fut la suppression d’un jour férié. Au-delà de la question du jour se pose la question de la pertinence de la méthode et avant de son utilité. Avec aujourd’hui bientôt trois ans de recul, il apparaît d’après les études menées par l’INED que les personnes âgées décédées lors de la canicule seraient mortes au cours de l’année suivante. Il n’y a donc pas eu des morts « de trop », la moyenne des décès annuels pour cette catégorie restant stable. Donc, pourquoi avoir supprimé un jour férié ? Qui plus est, c’est la valeur ajoutée de ce jour qui sert à alimenter une caisse. Autant il est possible de déterminer la valeur ajoutée des activités marchandes (industrie, commerce…) autant il m’apparaît impossible de mesurer la valeur ajoutée quotidienne moyenne d’un policier, d’un magistrat, d’un enseignant, pour ne citer que ces exemples. L’unité de mesure est donc mal choisie. De plus, elle ne porte que sur le travail, le rentier ne va pas travailler un jour de plus par définition, pourtant il est possible de calculer la valeur ajoutée de ses capitaux placés pour un jour par an. Voilà bien une mesure qui sous couvert de solidarité (partielle) permet une augmentation du temps de travail. 90% du financement repose sur 42% de la population active. Parallèlement, le travail gratuit rapporte 2,4 milliards d’euros aux entreprises. Le 16 mai 2005, fut un jour durant lequel plus de la moitié des français n’a pas travaillé, l’absentéisme scolaire y a atteint des records. Les commentaires qui suivirent ne purent faire l’impasse sur la durée annuelle du travail des français comparée aux citoyens des pays européens notamment. Des durées annuelles du travail effectif, à ne pas confondre avec la durée légale, furent citées. Ce type de chiffre est sans valeur si l’on ne précise pas en même temps la proportion de contrats de travail à temps partiel. En effet, un pays peut faire le choix, grâce à des aides fiscales ou des réductions de charge de favoriser les recrutements à temps partiel. De ce fait, pour un même volume horaire annuel, il y a davantage de salariés. Par voie de conséquence la durée annuelle effective du travail peut être plus faible qu’ailleurs. Est-ce pour autant le choix des salariés ? Prenons un exemple : Si dans un pays il y a 1000 actifs occupés pour 1607000 heures de travail au total, la moyenne sera de 1607 heures par actif (durée légale en France, salarié à temps plein). Si maintenant ce même pays pour la même durée de travail, utilise 200 salariés de plus à mi-temps, 200 sur les 1000 étant passés à mi-temps. Il en résulte que 1200 salariés se partagent 1607000 heures, d’où une durée effective moyenne par salarié de 1339 heures environ. Il sera facile de montrer les salariés de ce pays du doigt, et de rajouter que la durée légale n’y est même pas appliquée. Une façon de montrer l’inutilité de cette durée légale et de la supprimer au nom d’un contractualisme entre salarié et entreprise.

        N’oublions pas que moins de droits ou tout au moins, pour sauvegarder l’illusion du droit, moins d’applicabilité du droit, cela signifie moins de litiges, moins de contraintes, donc plus de liberté, et par voie de conséquence plus de temps et d’argent pour ceux qui vivaient l’existence des ces droits comme une contrainte n’ayant pas à s’en servir personnellement.

        Extrait de mon ouvrage « QUI VEUT DÉTRUIRE LA CLASSE MOYENNE ? »


        • nantor (---.---.131.113) 12 mai 2006 18:45

          The monday needs the pentecote to win the bank against the holidays !


          • Jojo2 (---.---.136.111) 13 mai 2006 00:02

            But at last, we do WHAT ?


          • astérix (---.---.235.140) 12 mai 2006 21:27

            Pour parler d’un milieu dans lequel j’exerce : la factrice que j’ai remplacée, unanimement reconnue pour sa rapidité, travaille dans son nouveau poste 48 heures par semaine (6 j x 8 h) au lieu des 35 auxquelles aucun collègue ne croit (6 X 6 = 36). C’est deux jours par semaine qu’elle - comme beaucoup de fonctionnaires « privilégiés » - donne à l’entreprise La Poste et qui ne servent probablement pas à améliorer les conditions de vie des personnes âgées. La mobilisation pour défendre un jour donné par an, financé par le salarié, est donc faible. Qui ne dit mot, ne consent pas forcément.


            • niko (---.---.141.11) 15 mai 2006 17:28

              Voilà comment j’ai compris le calcul du gouvernement :

              Le gouvernement enlève un jour ferié et ataurise les entreprises à faire travailler ces salariés un jour de plus gratuitement (puisque mensualisé). Puis les bénéfices fait par les entreprises de cette journée de traville gratuite pour elle est reversé à l’Etat.

              Moi ce qui m’ennuie le plus c’est qu’on perd un jour de congés ce qui revient à dire qu’on travaille une journée de plus gratuitement pour l’entreprise. Et que les entreprises ne reversent même pas la totalité de ce qui a été économisé !!! C’est un comble quand même ! ou est la solidarité là ?

              De plus 2M$ d’€ équivalerait à la totalité des bénéfices produits par la totalité des travailleurs français sur une journée ? ça me parait pas beaucoup.

              Y aurait-il un économiste dans la salle qui pourrait m’expliquer ce nouvel impot ?


              • moniroje (---.---.246.62) 23 mai 2006 14:10

                Difficile de rajouter après vous avoir lus ! Quand même si : nous sommes le seul pays chrétien qui fête le Lundi de Pentecôte ; la vraie fête chrétienne est le Dimanche de Pentecôte. Alors, supprimer cette fête est à mon avis très avisé, surtout lorsque nous nous plaignons de tant de gens chez nous sans travail ; et après avoir contasté que nous somme le pays d’Europe qui travaille le moins ! Enfin, puisque nous sommes un état laïc, est-il égal et juste que nous gardions ce jour de fête pour les cathos alors que nous avons la 2° religion de France qui n’a même pas droit à son Aïd el kebir !! sans parler de notre population juive qui a aussi ses grandes fêtes ?

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